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Couches lavables. Un retour en force des langes de nos grand-mères ou la dernière mode bobo ?

Les couches lavables sont à nouveau populaires. Dans cette période de crise économique mais aussi écologique, chacun est à la recherche de la manière de dépenser moins ou de jeter moins. Les couches lavables de nos grand-mères reviennent à la mode. Mais si ce concept était bien, pourquoi nos ancêtres l’ont abandonné ?

Les couches lavables sont à nouveau populaires. Dans cette période de crise économique mais aussi écologique, chacun est à la recherche de la manière de dépenser moins ou de jeter moins. Les couches lavables de nos grand-mères reviennent à la mode. Mais si ce concept était bien, pourquoi nos ancêtres l’ont abandonné ?

Pour commencer, un petit comparatif de l’impact des deux systèmes de couches sur notre porte monnaie et notre environnement :

  • Un enfant porte des couches environs 3 ans, le budget pour des couches jetables de bonne qualité est ainsi d’environs 2500€ ; celui d’un jeu de couches lavables de toutes les tailles et en nombre suffisant est de maximum 500€.
  • Les couches lavables sont réutilisables, ainsi vous les utiliserez pour tout vos enfants, à condition de bien les entretenir. Et si après vos nombreux enfants, les couches sont toujours en parfait état, vous pouvez toujours les vendre.
  • Les couches jetables, comme le nom l’indique, sont à jeter. Pour cette même période de trois ans, pour un enfant, cela représente plus de 1000kg de déchets. De plus ces déchets sont long à se décomposer et dégagent de nombreux produits chimiques lorsqu’ils sont incinérés.
  • Les couches jetables sont produites avec du pétrole alors que les langes sont en matériaux qui peuvent être 100% bio.
  • Dernier point, dans une couche en tissus, la peau de bébé et sa physiologie sont respectées. Le risque d’érythèmes fessiers diminue, sa peau « respire » et surtout, son organisme n’est plus en contact avec des agents chimiques dont l’innocuité pour bébé n’est pas encore prouvé.

Les couches réutilisables actuelles ne sont pas les même que celles utilisée avant l’ère du tout pétrole. Le principe reste celui d’un lange protégeant les fesses de nos bébés ou de nos personnes âgées. Partageant mon expérience actuelle avec mon fils, je ne m’épancherai pas sur l’incontinence de l’age, mais les couches décrites dans cette articles s’appliquent naturellement à tout types de fuites. Ainsi les couches ont bénéficié du modernisme elles aussi, les défauts du simple lange ont été corrigés et la machine à laver à supprimé les heures passées à laver les langes à la main ou au battoir. Nous avons vu dans ce premier chapitre que les avantage des couches en tissus (ou lavable) sont nombreux pour faire des économies, pour protéger notre planète ainsi que les fesses de nos enfants. Alors pourquoi utilisons nous majoritairement ces couches jetables inutiles ? Parce que le bourrage de crâne effectué par « Pampers » et autres depuis tant d’années à porté ses fruits. Parce que nous croyons que nous allons passer du temps à laver ces couches aux taches difficiles.

Pourtant la vérité est tout autre, pour faire personnellement les lessives (avec la machine bien sûr), je peux écrire sans mentir que laver les couches en tissus ne prend pas plus de temps et que je peux, comme avant, si je le veux, aller regarder tranquillement TF1. Revenons à nos couches, lorsque je change mon fils, je dépose la couche salie dans un seau ; ce n’est pas plus long que de le faire dans la poubelle. Ensuite je vide le seau dans la machine à laver avec les vêtements qui ne sont pas fragiles, et voilà ! Effectivement je fais plus de machine que si je jetais les couches. Par contre je ne descend plus autant la poubelle dans la rue, et je n’ai pas besoin d’aller au magasin dépenser mon argent pour des morceaux de plastique jetables. Ainsi je ne perd pas de temps, à laver les couches de mon fils, au contraire en comparant avec le temps de descendre la poubelle et d’aller faire les courses, je crois que je gagne du temps avec les couches lavables.

Il existe de nombreux modèles de couches lavables, du 3 en 1 jusqu’aux langes de nos grands-mères. Il existe aussi de nombreux matériaux différents, de la polaire aux fibres de bambou ou de chanvre bio en passant par le coton, bio lui aussi évidemment. J’accorde aux septiques qu’il est difficile de faire son choix parmi les nombreux modèles. Selon mon expérience personnelle, je conseille d’en essayer plusieurs puis de choisir le modèle qui vous convient le mieux. Dès les premiers jours nous avons commencé avec des couches offertes par mes parents, un kit « Bambino Mio ». Il se composait de culottes à scratch en fibre tissus et plastique, imperméables accompagnées de 12 langes en coton bio carrés (20×20cm). Pliés en 3, on recouvre le lange d’un papier-tissus doux et on ferme le tout avec la culotte autour des fesses (craquantes) de bébé. L’équipement de l’enfant est facile et rapide. Lorsque celui-ci est obsolète (très rapide les premiers mois), on le dépose dans un seau. Au fond du seau, pour désinfecter les couches et supprimer la « légère » odeur, nous avons préalablement ajouté un peu d’eau et quelques gouttes d’essence d’arbre à thé bio. Nous rinçons la culotte imperméable et elle est mise à sécher pour la prochaine « tournée ». Lorsque la quantité de couches atteint le seuil critique de la pénurie, on lance une machine avec le linge des parents. A 60° c’est suffisant. Pour les puristes (comme nous) qui ne veulent pas augmenter la quantité de produits chimiques rejetés dans notre environnement (OK, légèrement nettoyé), il est bien sûr utile de ne pas utiliser de lessive lambda. Pour les fesses de bébé et pour l’environnement, plusieurs alternatives sont possibles, parmi les lessives bio, la lessive maison et les noix de lavage, nous avons choisis les noix.

Ce système plutôt répandu possède l’avantage d’être très pratique, bon marché et avec des temps de séchage et de lavage rapides. D’autres types de couches lavables peuvent être plus chers et de fonctionnement légèrement différent. Les « tout-en-un », comme leurs noms l’indique ont l’avantage d’être déjà prette à l’utilisation. L’extérieur plus ou moins imperméables, une couche absorbante qui peut être en coton, en bambou, ou même encore en chanvre. Ces derniers sont très absorbants. La lingette est souvent en laine polaire qui donne un effet d’être toujours sèche. Les enveloppes de couches sont souvent colorées avec de jolis motifs. Le bébé, tout nu est craquant avec ses couches rigolotes.

Ainsi, les couches lavables ne sont pas une résurgence des méthodes de nos grands-mère, c’est plutôt une perte d’intérêt pour les couches lavables qui n’en ont plus beaucoup (d’intérêt). Ce n’est pas une mode bobo, c’est une réelle méthode pour faire des économies et pour protéger la planète (et même les fesses du bébé). Les fabricants avides de bénéfices nous avait convaincu de l’utilité de leurs couches utilisables une seule fois. Mais la couche moderne est dorénavant celle du « développement durable » des fesses de nos enfants. Cette couche qui participe à faire de ce monde autre chose qu’une poubelle. Pour terminer socialement les couches lavables aideraient à aller au pot rapidement. En effet, le couche n’est pas jetée avec un air de dégout, elle est lavé et rincée naturellement, de plus bébé sent d’avantage lorsqu’il a besoin d’être changé. Tout cela l’aiderai à ne pas avoir honte de faire caca (donc de demander le pot plus facilement) et à reconnaître les symptômes de l’arrivée imminente du sieur colombin…

source : LGV


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8 réactions à cet article    


  • Radix Radix 24 décembre 2009 13:20

    Bonjour

    Si l’on veut être un écolo radical, c’est à la mode en ce moment, on arrête de faire des bébés car la surpopulation est le véritable problème !

    Autre avantage : plus de problème de couches !

    J’ai bon là ?

    Radix


    • iris 24 décembre 2009 13:31

      nos mères ou grand mères ont connu couches et serviettes à laver et en en ont un mauvais souvenir-mais c’était avant la machine à laver le linges et autres


      • JL JL 24 décembre 2009 13:45

        Effectivement, Iris a raison : voilà un bel exemple des excès de notre système. On vend des couches jetables et en même temps des machines à laver.

        Il en est de même de tout l’outillage vendu (et acheté) dans les magasins de bricolage. Aujourd’hui, n’importe quel maladroit peut disposer d’un matériel qui aurait fait le bonheur des ouvriers d’autrefois.

        D’une part, la machine à produire met sur le marché des produits moins moins cher que les matériaux nécessaire au bricoleur pour les faire lui-même, d’autre part, les bricoleurs d’aujourd’hui n’ont aucune envie de rivaliser avec des créations industrielles, lesquelles du fait des moyens permis par la production de masse, dépassent largement leurs capacités.


        • amipb amipb 24 décembre 2009 14:01

          Il me semble que le propos d’Iris était plutôt de dire que les couches lavables ou langes sont certainement plus intéressants désormais, grâce à la machine à laver, qu’autrefois où tout lavage se faisait à la main.


        • Neris 24 décembre 2009 14:31

          Personnellement, j’y mettrais plutôt une sacrée bonne dose d’eau de Javel.

          Mais je suis pas sûre que bébé apprécie.

          Ce qui m’a fait beaucoup rire, c’est quand l’auteur dit mettre les couches sales dans la machine avec d’autres vêtements !!

          Et puis, je vous dis pas l’odeur qu’il va régner très vite dans la machine à laver.


        • plancherDesVaches 24 décembre 2009 14:20

          Radix, radicalement, c’est pas faux.

          Aloteur : avez-vous (eu) des enfants... ???????????????

          Et si c’est le cas, en avez-vous déjà changer un.. ???

          Pour mon cas perso, j’ai toujours été anéanti par l’odeur que pouvait dégager une couche. Le bonheur, après l’avoir enlevé du bout des bras en se tenant le plus loin possible, est de refermer afin d’essayer de limiter cette puissance dont on ne pourrait croire un petit bout d’humain capable.
          Et maintenant, laver, pourquoi pas. Mais encore faut-il, pardonnez-moi l’expression, enlever le plus gros. Bon appétit.
          Et encore aussi faudrait-il que les langes ne coûtent pas une fortune parce qu’ils ont simplement l’étiquette bio cousue dessus....

          Ceci pour en arriver au fait que je sais plus que quiconque à quel point les couches jetables sont une catastrophe écologique car non recyclable.
          Mais vos solutions ne sont pas franchement mieux.

          Et en parlant de « recyclage »...
          Savez-vous que notre petit pays est celui qui recycle le moins de l’Union Européenne... ???
          (en oubliant pas que notre petit 13% est un chiffre truqué qui s’appuie sur le poids du verre...)


          • boddah boddah 24 décembre 2009 14:58

            Merci pour vos commentaires !
            J’ai un enfant et je le change plusieurs fois par jour. Nous ne nous servons que des couches lavables. Donc soit l’odeur de mon fils est douce, soit je ne suis pas une chochotte et les 30 secondes de nettoyage de caca me paraissent dérisoires comparées à l’économie pour la planète.
            Quand à l’efficacité antiseptique des produits que nous utilisons, vous avez internet, il y a d’autres sites qu’AV. L’agent nettoyant des noix de lavage est le même que dans les lessives : la saponine détergent naturel et antibactérien utilisé déjà par les gaulois pour fabriquer du savon (à base de cendres et de graisses). Quand à la température il n’est jamais nécessaire de faire bouillir pour laver, seulement pour certaines taches comme le gazon c’est plus facile pour retirer la coloration verte...
            En tout cas je vois que le sujet vous intéresse et que malgré le brainwashing des entreprises de couches jetables, vous gardez votre esprit critique et ne cherchez pas de fausses excuses pour ne pas faire le petit effort que réclame notre environnement pour être en bonne santé...


            • Raymond SAMUEL paconform 24 décembre 2009 21:52

              Bonsoir et bonnes fêtes,

              Plancher des vaches me gâte un peu la fête. On dirait qu’il n’a changé que les enfants des autres. Ce sont seulement ceux-là dont les couches sentent mauvais.
              J’ai un très bon souvenir des couches de mes cinq enfants et je voudrais bien recommencer !
              Les enfants aussi sont très sensibles aux ressentis du parent qui s’occupe de lui. Il faut changer les couches avec amour.
              Salut à tous, parents et enfants.

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