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Accueil du site > Actualités > Environnement > Des dégâts écologiques importants sponsorisés par la Banque (...)

Des dégâts écologiques importants sponsorisés par la Banque mondiale

La réunion du GIEC à Paris, début 2007, avait tiré la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation en matière de réchauffement climatique et ouvert la voie à la conférence sur le climat, tenue à Bali. Les gouvernements présents avaient alors affirmé leur volonté « d’œuvrer activement » à la lutte contre ce phénomène et s’était mis d’accord sur « la nécessité d’aider les pays en développement à lutter », eux aussi, contre le réchauffement climatique. Dans la foulée, la Banque Mondiale annonçait la création de deux fonds d’investissement.

photo by a6u571n CC - by

Le premier, le Fonds pour les technologies propres, aurait pour objectif de financer des projets visant à réduire les émissions de CO2 dans les pays en développement ; qu’il s’agisse de promouvoir les énergies renouvelables, de transformer des usines polluantes en usines plus propres, ou encore de concevoir des bâtiments peu énergivores. Les aides accordées devraient prendre, pour l’essentiel, la forme de prêts à taux avantageux et pourraient être gérées par des banques de développement multilatérales |1|.

Le deuxième fonds, baptisé Fonds stratégique pour le climat, serait destiné à financer des programmes tests sur de nouvelles façons de lutter contre le réchauffement climatique. Mais le détail de ces programmes reste aussi flou qu’hypothétique.

La Banque mondiale estimait alors qu’elle pourra réunir 5 milliards de dollars (3 milliards d’euros) d’ici 3 ans. Les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils souhaitaient verser 2 milliards de dollars, le Japon un peu plus d’un milliard, tout comme le Royaume-Uni ; le milliard restant serait versé par d’autres pays donateurs mais qui ne se sont pas encore fait connaitre publiquement, selon la Banque mondiale. On est en droit de se demander ce qu’un organisme ayant échoué aussi ostensiblement dans la lutte contre la pauvreté |2| va pouvoir apporter comme solutions appropriées dans la lutte contre le dérèglement climatique.

le fossé qui sépare la théorie de la pratique est immense et ne cesse de s’élargir.

Dans son nouveau cadre stratégique pour le climat |3| la BM reconnaît que les principaux facteurs responsables du réchauffement climatique sont d’une part les émissions de gaz à effet de serre et d’autre part la déforestation. Mais les projets financés par la BM participent grandement de l’un et de l’autre.

Robert Goodland, consultant en environnement à la BM pendant 23 ans, est aujourd’hui très critique envers ses anciens employeurs lorsqu’il évoque le financement des plantations d’huile de palme en Indonésie qui détruisent la mangrove, les plantations de soja en Amazonie, ou l’élevage extensif en Argentine : « Un quart de la forêt amazonienne a déjà disparu et ce avec l’aide et les encouragements de la Banque Mondiale »  |4|.

De la même manière, la BM et son bras droit l’IFC |5| , continuent d’augmenter leurs investissements dans le domaine des énergies fossiles. Durant l’année 2008, les fonds alloués aux énergies propres ont été 5 fois inférieurs à ceux destinés aux énergies non-renouvelables dont le montant a augmenté de plus de 165% |6| .

La Banque Mondiale a investi des fonds considérables (à hauteur de 2,3 milliards de dollars) dans des projets d’envergure destinés à la production énergétique. En avril l’IFC a approuvé un prêt de 450 millions de dollars pour la construction d’une usine électrique dans l’ouest de l’Inde, Tata Ultra Méga power, dont le coût total de construction s’élève à 4 milliards de dollars. L’usine terminée, elle fera partie des 50 plus gros émetteurs de gaz à effet de serre de la planète. L’IFC a également soutenu à hauteur de 300 millions de dollars le projet Calaca power aux Philippines, à hauteur de 550 millions de dollars le projet « pétrole et gaz » en Argentine, pour 300 millions de dollars celui du Pérou et le projet pétrolier Caim India II pour 250 millions.

L’IFC a également approuvé en février 2009 un accord de principe sur le versement sur 5 ans de 5 milliards de dollars à Eskom pour aider à son développement. Rappelons que Eskom est aujourd’hui une compagnie détenue par l’Etat sud africain et qui fournit 95% de l’électricité au pays, 90% d’entre elle provenant du charbon. Plusieurs rapports sont accablants |7|.

Le mercredi 20 mai 2009, la BM a annoncer qu’elle venait d’accorder un nouveau prêt de 80 M$ à la Chine pour l’exploitation et l’utilisation du méthane de charbon. Ce produit issu des couches profondes de charbon est 21 fois plus polluant que le CO² et hautement explosif. Pour la lutte contre le dérèglement climatique, la BM est totalement incompétente.

Comble de l’ironie, elle vient de publier une liste des projets allant bénéficier des Fonds de Financement pour les énergies propres : les agrocarburants et les centrales à charbon en font partie |8| .

Ainsi, à eux seuls les projets de la BM sont responsables de 7% des gaz à effet de serre émis par le secteur énergétique dans le monde |9|. En une décennie, la Banque mondiale a financé l’émission de 62 Gigatonnes de CO2, ce qui représente environ 45 fois l’émission annuelle de Co2 du Royaume-Uni |10|.

L’attitude de la Banque Mondiale est schizophrène mais surtout extraordinairement hypocrite.

En effet, la Banque défend ses politiques en affirmant que le besoin d’électricité est une priorité pour le développement des pays du Sud et que avec ou sans l’aide de la BM, l’utilisation du charbon est inéluctable. La BM considère que son rôle est de limiter les dégâts en permettant la construction d’usines plus rentables et moins polluantes. Pourtant, le recours toujours plus massif aux énergies fossiles pour le « développement » n’est pas inéluctable. Un rapport de World Watch Institute affirme qu’il est possible que les pays du Sud enjambent le « tout pétrole/charbon » pour passer directement aux énergies renouvelables, ce qui leur permettrait de limiter leur dépendance aux importations. Mais cela n’est évidemment pas du goût de tous. Vijaya Ramachandran, membre du Centre pour le Développement Global affirme que « La Banque Mondiale est devenue dépendante de ses prêts accordés aux énergies fossiles pour assurer sa propre stabilité financière » |11|.

En créant ces Fonds d’Investissement Climatique la BM s’est positionnée comme le nouveau leader entrant par là même en concurrence avec la Convention Cadre des Nations Unies sur le Réchauffement Climatique (CCNUCC). Les pays du Sud se sont donc vus privés d’une tribune démocratique pour se retrouver une fois de plus dans le giron de la BM. Pour Lidy Nacpil, de Jubilee South : « C’est simplement inadmissible que la Banque, dirigée par les pays riches, propose des prêts aux pays pauvres pour qu’ils s’adaptent aux désastres climatiques actuels et à venir dont les pays riches sont responsables, en risquant d’aggraver leur propre dette. Les fonds climat doivent attribuer de manière stable et prévisible des dizaines de milliards de dollars aux pays du Sud pour qu’ils s’adaptent à la crise climatique et développent des sociétés soutenables et sobres en énergie. Mais la Banque mondiale, dont les projets ont fait souffrir des dizaines de millions de personnes dans le Sud, n’a aucun rôle à jouer en la matière ; elle ferait mieux de supprimer ses propres Fonds climat. » |12|.

En octobre 2008, l’Inde a abondé dans ce sens refusant l’aide de Banque Mondiale arguant qu’il s’agit d’une institution non démocratique, et que les négociations en la matière doivent se placer dans le cadre des Nations Unies, où chaque pays a une voix.

Le 25 février 2009, le Congrès américain a refusé la participation des Etats-Unis au nouveau Fonds pour les technologies propres créé par la Banque, puisque celle-ci a inclus les centrales au charbon dans sa liste des technologies propres.

A un tel niveau de désaveux, il est temps que les gouvernements et les mouvements sociaux s’unissent pour imposer la fin des IFI’s comme nous les connaissons. Ces bras financiers du capitalisme US ont fait leur temps et doivent être relégués aux archives de l’histoire avant qu’il ne soit trop tard.


Notes

|1| Les Banques multilatérales de développement - BMD - sont des institutions supranationales créées par des Etats souverains qui en sont les actionnaires. Leurs missions s’inscrivent dans le cadre des politiques de coopération et d’aide au développement définies par ces Etats.

|2| La BM est historiquement génératrice d’une pauvreté croissante à travers le monde. Voir E.Toussaint « Banque mondiale le coup d’état permanent » coédition Syllepse /CADTM/CETIM, 2004.

|3| Development and Climate Change : A Strategic Framework for the World Bank Group dans « climate Bank or fossil fuel Bank ? World Bank Group increases lending to high carbon projects, Srabani Roy, 29 septembre 2008, in www.brettonwoodsproject.org

|4| “A quarter of the Amazon forest has already been destroyed, aided and encouraged by the bank” dans Robert Goodland, “How aid destruction ? My former employees, the WB, is damaging the planet and punishing the poor”, the Guardian, 23 octobre 2007.

|5| La Société financière internationale (International Finance Corporation ou l’IFC) est l’institution du grope banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé.

|6| « climate Bank or fossil fuel Bank ? World Bank Group increases lending to high carbon projects, Srabani Roy, 29 septembre 2008, in www.brettonwoodsproject.org.

|7| Lire les rapports : "How the World Bank’s Energy Framework sells the Climate and Poor People short - A civil society response to the World Bank’s Investment framework for clean energy and development" publié par Les Amis de la Terre International, Bank Information Center, Bretton Woods Project, Campagna per la Riforma de la Banca Mondiale, CEE Bankwatch Network, Institute for Policy Studies, International Rivers Network, Oil Change International, Urgewald : « Dirty is the new clean : World Bank Climate Initiatives Come Under Fire »

|8| Anne Sophie Simpere, « la Banque mondiale veut sauver le climat avec des centrales à charbon », le 2 février 2009, dans www.amisdelaterre.org

|9| “Worlb Bank still supporting carbon intensive future”, Heike Mainhardt Gibbs, 17 avril 2009, dans www.brettonwoodsproject.org

|10| Rapport du WWF-UK

|11| Déclaration faite à Bloomberg News dans « Climate Bank or fossil fuel Bank », op.cit

|12| Cité par Yann Louvel, « La Banque Mondiale est illégitime », 9 décembre 2008 dans www.amisdelaterre.org


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17 réactions à cet article    


  • omar omar 26 mai 2009 12:07

    Bien que les organisations telles que FMI et BM soient responsables de nombreux dégats dans les pays en développement, la propagation des théories falsifiées du réchauffement climatique et de la responsabilité du CO2 ne fait que donner des arguments supplémentaires à ceux qui veulent arrêter définitivement le développement des pays pauvres.

    Nul besoin d’être devin ou philosophe pour comprendre que certains s’inquiètent de devoir bientôt changer pour un mode de vie plus spartiate et plus proche de considérations écologiques saines et non politisées.

    L’occident doit montrer l’exemple dans tous les domaines qu’il se fait fort de promouvoir en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, a savoir la prolifération nucléaire (occident principalement avec la russie et quelques autres), déforestation pour alimenter les marchés occidentaux, les guerres du pétrole et du gaz pour alimenter l’occident (encore une fois), les exemples sont légions.

    Comment peut-on sérieusement considérer les conseils et les propositions venant d’occidentaux ? Même lorsqu’ils parlent d’écologie et de respect de la nature, cela se transforme invariablement en taxe carbone et embargo sur le nucléaire civil, ce qui revient à une interdiction formelle de développement.

    Non merci, commencez par appliqer vos conseils chez vous et on jugera les résultats sur pièce.


    • bobbygre bobbygre 26 mai 2009 21:14

      Je ne comprends pas ce que vous reprochez à l’auteur. A moins que vous ne lui reprochiez simplement d’etre un occidental...


    • omar omar 27 mai 2009 17:44

      « Je ne comprends pas ce que vous reprochez à l’auteur. A moins que vous ne lui reprochiez simplement d’etre un occidental... »

      Je ne reproche rien à l’auteur car je suis persuadé qu’il part d’une bonne intention, mais comme qui dirait ’le chemin vers l’enfer est pavé de bonnes intentions".

      Il faut avoir vécu dans un village en Afrique (afrique noire, afrique du nord) sans eau ni electricité, avec les décharges d’ordures en plein air pour pouvoir comprendre mon point de vue sur le développement.

      L’occident est certes sur-développé (bien que je persiste à croire que c’est un développement inégalitaire qui ne profite qu’à une frange de la population cf les exclus et les pauvres aux USA et peut-être bientôt en France), mais l’Afrique est sous-développée et une transposition pure et simple dans le tiers monde de ce qui pourrait être bénéfique pour les pays occidentaux serait une véritable catastrophe, un génocide pour les Africains.

      Les flux migratoires prouvent bien que le genre humain ne cherche qu’à améliorer ses conditions de vie, c’est naturel.

      Lier le CO2 et le réchauffement est une pirouette sans base scientifique qui permet aux politiques de nous jouer la partition du chantage au développement quand dans le même temps les ressources naturelles partent de l’Afrique vers l’occident tandis que les déchets font le chemin inverse.

      Vous croyez pas qu’il y a quelque chose qui cloche ?


    • bobbygre bobbygre 29 mai 2009 19:03

      Je suis d’accord avec tout ce que vous dites.

      Sauf « Lier le CO2 et le réchauffement est une pirouette sans base scientifique » Si les deux sont complétement liés et c’est scientifiquement prouvé, compris et démontrable (que l’accumulation de CO2 accelere le rechauffement) ; par contre soutenir qu’il en est la seule cause ou la cause principale est un mensonge.


    • Kalki Kalki 26 mai 2009 13:29

      C’est seulement la faute des banques mais OUI ... et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu ? :d

      Déforestation et reboisement en France

      On estime qu’à l’époque de Vercingétorix, la France était couverte de forêts à plus de 90%, soit environ 400 000 kilomètres carrés. Aujourd’hui seuls 23% sont enforestés. Le taux de boisement augmentent depuis plus d’un siècle, surtout en moyenne montagne et montagne, mais avec des forêts souvent moins naturelles

      http://eminencia.free.fr/wiki/lib/exe/fetch.php?cache=cache&media=wiki:ecologie:deforestation_depart.gif

      http://eminencia.free.fr/wiki/lib/exe/fetch.php?cache=cache&media=wiki:ecologie:deforestation-2100.gif

      MERCI L’HOMME ET SURTOUT LE MODE DE VIE CIVILISATIONNELLE, OCCIDENTAL.
      Qui paye la note ?

      La déforestation est ancienne. Elle a commencé selon Williams[9] dès la fin de la préhistoire, avec une nette corrélation spatio-temporelle entre le recul des forêts et la densité de la population humaine en zone tempérée, même si des populations assez denses ont aussi pu localement vivre dans la forêt sans la détruire, en zone tropicale (ex : amérindiens, populations d’Afrique noire et de l’actuelle Indonésie). Un cas historique étudié et médiatisé a été celui de l’île de Pâques dont la surexploitation par les Pascuans a provoqué la chute de leur culture et de leur population.


      • Kalki Kalki 26 mai 2009 13:32

        Et sarkozy notre sauveur vient à la rescousse de la filière bois :

        http://www.francesoir.fr/politique/2009/05/20/environnement-sarkozy-au-secours-de-la-filiere-bois.html

        Il va s’occuper des ressources arboricoles comme il s’occupe des ressources humaines...
        on coupe les chevilles et on coupe la tête.


      • Kalki Kalki 26 mai 2009 13:33

        Pour une croissance durable vers la chutte !

        Quand le dernier arbre sera abattu, La dernière rivière empoisonnée, Le dernier poisson pêché, Alors vous découvrirez Que l’argent ne se mange pas. Proverbe Cri (Indiens du Canada)


      • Kalki Kalki 26 mai 2009 13:35

        Pour une croissance durable vers la chute !

        Quand le dernier arbre sera abattu, La dernière rivière empoisonnée, Le dernier poisson pêché, Alors vous découvrirez Que l’argent ne se mange pas. Proverbe Cri (Indiens du Canada)


        • patroc 26 mai 2009 13:56

           Très bon article..qui prouve que les banques s’intéressent plus au gain qu’au devenir de notre planète et de ses habitants !.. Profit, hypocrisie, mensonge... Le feuilleton quotidien du banquier..


          • Marianne Marianne 26 mai 2009 15:46

             

            Et puisque nous sommes appelés à nous prononcer prochainement sur les politiques européennes, que fait l’Europe en matière de lutte contre le réchauffement climatique ?

            Voici un exemple de l’application de l’ETS (droits de polluer) censé pénaliser les gros pollueurs :

            Bourse carbone : ArcelorMittal, pollueur très bien payé

            http://eco.rue89.com/2009/05/25/bourse-carbone-arcelormittal-pollueur-tres-bien-paye?page=0

            Extrait :

            C’est le monde à l’envers. Alors que les émissions de dioxyde de carbone d’ArcelorMittal sont en hausse depuis 2005, le système européen d’échange de quotas d’émissions, censé pénaliser les gros pollueurs, aurait rapporté plus de 1,2 milliard d’euros en cash et en titres au numéro un mondial de l’acier ces quatre dernières années.

            A l’origine de ce hold-up environnemental qui carbonise le principe du « pollueur-payeur », il y a le lancement, le 1er janvier 2005, de l’ETS (Emission Trading Scheme), censée être l’« arme fatal » de Bruxelles pour endiguer le réchauffement climatique.

            Avec ce système, les quelque 12 000 sites industriels (électricité, sidérurgie, ciment, papier, verre…) responsables d’environ 40% des émissions totales des Vingt-Sept peuvent acheter et vendre des « droits à polluer », selon qu’ils dépassent ou non leur quota annuel d’émissions attribué par les pouvoirs publics.

            Par ailleurs : 

            Onze ONG lancent une pétition pour exiger des pays industrialisés qu’ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020.

            Elles comptent recueillir un million de signatures avant le sommet sur le climat de Copenhague en décembre de cette année (Faîtes passer)

            http://www.copenhague-2009.com/copenhague-2009

            Et voici un autre lien du Réseau Action Climat France cette fois qui fait le point sur la politique européenne en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et sur le « paquet énergie-climat » :

            Bilan du RAC-F de la Présidence française de l’Union européenne sur les aspects énergie-climat : le diable se cache dans les détails

            http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=1456&var_recherche=giec













            • Kalki Kalki 26 mai 2009 16:15

              Marianne et si on faisait un pari : la maintenant : simple et bête

              Si les parties de gauches gagnent et que dans quelques années rien n’aura changé profondément, tout sera capitaliste, libéral centralisé,

              Tout sera green, mais green technologique et payant, car il faut que le capitalisme soit capitaliste,

              Le deal : Et bien vous vous remettrez en question : et vous atterrez de croire en la politique institutionnelle, non démocratique.

              De mon coté si j’ai tord, je me remet à voter, ayant arretté comme des millions de personnes en France et dans le monde, pour une simple analyse concrete et irrévocable de l’histoire passé et présente de la politique. La tromperie ne trompe qu’une fois.


            • bobbygre bobbygre 26 mai 2009 21:22

              Merci pour votre travail et votre article qui illustre bien l’atmosphère 1984 de notre époque où l’un des plus grands contributeurs à la poursuite de la voie suicidaire des energies fossiles (7% !!!!!!) agit au nom de la lutte contre l’effet de serre.
              Tout comme le FMI a considérablement affaibli toutes les économies des pays auxquelles, officiellement, elles venaient en aide.
              Comme nos dirigeants, censément démocrates, et qui sous couvert de real-politik (comprendre pillage des ressources), ont favorisé tout au long de ce siècle les dictatures et les régimes autoritaires.
              Le mal (et notamment celui au pouvoir) agit toujours au nom du bien (ce qui ne veut pas dire que tous ceux qui agissent au nom du bien sont mauvais, heureusement !). 


              • Kalki Kalki 26 mai 2009 23:15

                ils agissent au nom des biens (das capital) qu’il confondent avec le bien.


              • Annie 27 mai 2009 11:54

                C’est la quadrature du cercle. Comment aider les pays à se développer sans créer la même pollution que les pays aujourd’hui industrialisés ?Au delà de l’argument économique, il y a celui moral de refuser aux pays en développement les bénéfices de l’industrialisation (réels ou perçus).
                Toujours est-il qu’il y a nouvelle donne dans la mesure où les IFI et dans une moindre mesure les pays développés ont perdu aux yeux des pays en développement leur crédibilité et surtout leur légitimité à parler en leur nom. Ils ne sont pas du tout disposés à assumer tous les coûts de l’adaptation aux changements climatiques, dont ils ne portent pas la plus grande responsabilité. Cela promet d’être intéressant.


                • Pierrot Pierrot 31 mai 2009 11:25

                  Beaucoup d’inexactitudes dans cet article.

                  Un seul exemple stupide, sur le projet chinois d’exploitation du méthane profond.
                  Si la Chine exploite ce méthane ce n’est pas pour l’envoyer directement dans l’atmosphère mais comme source d’énergie ou les produits finaux seront le CO et H2O.

                  Donc dire que le méthane a un impact 21 fois plus grand que le CO2 est complètement stupide dans l’exemple donné.

                  Nous savons tous que le gaz naturel est essentiellement du méthane mais qu’il est un contribution à l’effet de serre moins important que le charbon à masse égale (du fait que la molécule est hydrogénée)

                  Il est préférable que la Chine exploite le gaz naturel (méthane) que le charbon (sa principale source d’énergie).
                  Bien sûr il y a encor mieux : le nucléaire, l’éolien et le photovoltaïque.
                  Mais la Chine est plutôt en pointe dans ces 3 sources d’énergie.


                  • Eric De Ruest Eric De Ruest 1er juin 2009 21:39

                    Beaucoup d’agressivité dans ce commentaire. En effet, vous envisager une efficience de 100% du processus de réccupération, moi, j’y vois encore une fois la perpétuation du productivisme et l’aval donné à l’utilistion des ressources non renouvelable. Sachez aussi que l’un des 6 gaz à effet de serre repris dans le protocole de Kyoto est le méthane. 

                    Le protocole prend en compte six gaz à effets de serre (le dioxyde de carbone, les oxydes d’azote, le méthane, les hydrofluorocarbures, les hydrocarbures perfluorés et l’hexafluorure de souffre).

                    De plus le processus d’extraction de ce méthane de houille est extremement gourmand en eau qu’il pollue. Et enfin, cette solution industrielle n’a permi la diminution que de 35% au USA. Vous y trouvez vertu, je n’y vois qu’un timide coup de frein avant le mur.


                  • Pierrot Pierrot 5 juin 2009 16:03

                    à Eric de Ruest,

                    Bien évidemment que le méthane est un gaz qui absorbe dans l’infra-rouge réémis par la terre.

                    Cependant, il faut tenir compte que le CO2 a une contribution de 60 % (PRG à 100 ans) alors que le méthane ne contribue qu’à une hauteur de 17 %.

                    Mais l’exploitation d’une ressource de méthane (ou gaz naturel) a pour objet de le bruler en émettant du CO2 (et de l’H2O), mais pas d’émettre du CH4 dans l’atmosphère (à part une faible part de fuite (Russie pour l’essentiel).

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