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Accueil du site > Actualités > Environnement > Eau du robinet : la France repousse sa détox aux nitrates

Eau du robinet : la France repousse sa détox aux nitrates

Plutôt que de régler le problème des nitrates, la France préfère s’exposer à une amende de 20 millions d’euros infligé par Bruxelles, via la Cour de Justice du Luxembourg. 

Comme depuis 10 ans maintenant, l’Etat préfère laisser s’aggraver les contaminations et risquer une amende de 20 millions d’euros, que d’engager sa détox aux nitrates. Les chiffres sont pourtant accablants.

Depuis 2011, on sait que 41% des captages exploités pour l’eau du robinet ont été abandonnés, le plus souvent en raison d’excès de nitrates. Ces captages contiennent en moyenne deux fois plus de nitrates que leur taux naturel. Avec une moyenne de 23 mg/L, cette eau lorsqu’elle arrive au robinet n’est plus adaptée aux nourrissons de moins de 6 mois, population pour laquelle la norme maximale de nitrates dans l’eau est fixée à 10mg/L par l’Anses.

Conséquence : cette pollution de l’eau aux nitrates représente un surcoût de 640 à 1.140 millions d'euros par an pour les usagers. Et pourtant, plusieurs décisions ces derniers mois montrent que l’Etat fait le dos rond plutôt que de mettre en œuvre des solutions durables.

Ainsi en Mars dernier, les autorités ont-elles accordé un délai de 3 ans à l’application d’une disposition de Bruxelles qui imposait aux éleveurs de creuser des fosses de stockage des effluents. La disposition européenne est certes technique, mais la chronologie trahit la puissance d’inertie de l’Etat dans la lutte contre les nitrates : ce règlement que l’Europe tente de faire respecter en France date de 1991 !

Par ailleurs, un décret devait entrer en vigueur au 1er Juillet prochain pour interdire l’épandage et le stockage des effluents dans les zones les plus vulnérables, soit tout de même 18.860 communes. Une mesure de bon sens quand on voit la prolifération d’algues vertes sur les plages bretonnes. Ou quand on a consulté les données sur les teneurs en nitrates de l’eau courante, dans des départements comme la Seine et Marne ou le Pas de Calais. 

Or en Mars dernier, les autorités ont une fois de plus décidé de jouer la montre en accordant un délai de 6 mois aux éleveurs pour mettre en œuvre ce texte. Alors même que la France est sous le coup d’une procédure de la Cour de Justice Européenne… Compte tenu de ce report, il est donc tout à fait probable que la France écope d’une amende de 20 millions d’euros !

Cette condamnation serait d’autant plus logique que même les tribunaux français condamnent l’Etat. Pour exemple, la Cour administrative d’appel de Nantes a contraint l’Etat à verser 12.430 € au village de Tréduder en Côtes d’Armor. Cette indemnité devait compenser les frais de ramassage et de traitement des algues vertes sur les plages de la commune. Saisit par des ONG environnementales, le même tribunal de Nantes avait déjà souligné des carences de l’Etat « constitutives d’une faute de nature à engager sa responsabilité », alors même que les mesures prévues « ne seront pas en mesure d’améliorer la situation avant de nombreuses années ». Avec la procédure européenne lancée en 2009, la France avait déjà frôlé une amende de 120 000 euros par jours pour avoir négligé la lutte contre la pollution aux nitrates.

Après de nombreux avertissements, on ne voit pas bien quelles circonstances atténuantes la Cour de Justice du Luxembourg pourrait trouver à la France, si mêmes les tribunaux français ont condamné l’Etat.

La France risque donc sérieusement, en période de récession économique, de se voir infliger une amende de 20 millions d’euros... Verdict en Août prochain.


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15 réactions à cet article    


  • BA 19 juin 2013 12:02
    Mercredi 19 juin 2013 :

    Climat : la Banque mondiale s’alarme de possibles pénuries alimentaires.

    La Banque mondiale pointe le risque d’une hausse de 2°C de la température du globe d’ici à 2040. Et ses conséquences potentiellement dévastatrices sur les pays pauvres.

    La Banque mondiale (BM) craint qu’une hausse de 2°C de la température du globe ne se produise d’ici à 2040, provoquant alors « pénuries alimentaires » et inondations, selon un rapport publié mercredi. « Des températures extrêmes pourraient affecter les récoltes de riz, de blé de maïs et d’autres cultures importantes, et menacer la sécurité alimentaire » des pays pauvres, prévient l’institution, ajoutant que la part des populations « sous-alimentées » pourrait à terme flamber de 90% dans certains pays africains.

    La communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement du thermomètre mondial à +2°C par rapport aux niveaux pré-industriels, sans fixer d’échéance précise. Mais selon la Banque mondiale, ce scénario pourrait prendre corps « dans l’espace d’une génération » en cas d’inertie politique à l’heure où le réchauffement a déjà atteint +0,8°C.

    Les pays en développement en seront les premières victimes même si leurs habitants « ne sont pas maîtres de la hausse de la température mondiale », souligne le président de la BM, Jim Yong Kim, en préambule du rapport.

    Menace de « crises majeures ».

    Selon ce scénario, l’Afrique sub-saharienne verrait à terme sa production agricole totale reculer de 10%, et 40% de ses terres dédiées au maïs devenir « inutilisables » dans la décennie 2030.

    L’Asie du Sud et du Sud-Est serait, elle, sous la menace de « crises majeures ». Les inondations massives qui ont touché plus de 20 millions de personnes au Pakistan en 2010 pourraient devenir « monnaie courante », selon la BM. De violents épisodes de sécheresse pourraient également frapper l’Inde - dont le Nord subit actuellement une mousson précoce dévastatric e -, tandis que la montée des eaux en Asie du Sud-Est, associée à des cyclones, pourrait se traduire par l’inondation d’une « grande partie » de Bangkok dans les années 2030, selon la Banque mondiale.

    « Un nouvel élan » nécessaire.

    « Un nouvel élan est nécessaire », clame le rapport à l’heure où la mobilisation politique sur le climat marque le pas.

    Déjà auteur d’ un rapport alarmiste sur le sujet en novembre, la Banque mondiale souligne également que le réchauffement climatique fait peser une « menace fondamentale » sur son objectif d’éradiquer l’extrême pauvreté d’ici à 2030.



    • al.terre.natif 19 juin 2013 16:16

      1. La banque mondiale à pour objectif de ... faire des sous et non d’éradiquer la pauvreté ou la faim dans le monde ... La preuve ? Elle prête avec intérêts et est « souvent bénéficiaire », bien que selon elle les bénéfices sont utilisés pour aider les pays les plus pauvres (ceux là même à qui elle a prêté avec intérêt ???)

      2. les pénuries alimentaires existent déjà, de par la spéculation, et l’accaparement des terres agricoles pour des cultures d’exportation ou encore des projets non liés à l’agriculture. L’agriculture vivrière est tuée dans tous les pays !! et après on nous raconte qu’il y a pénurie ... évidement ! Vive les pompiers pyromanes !

      3. les inondations massives, sont bien évidemment la conséquence de fortes pluies, mais surtout la conséquence du bétonnage et de la déforestation. Une forêt assimile beaucoup plus d’eau qu’une route ou bien un champs ...

      Le climat ajoute peut être une menace supplémentaire concernant la pauvreté, mais il ne faudrait pas que cet arbre pointé du doigt cache la forêt de raisons de cette pauvreté.

      La pauvreté, si on voulait, on l’aurait déjà éradiquée depuis longtemps ... mais qui à a y gagner ? Bon les pauvres, c’est sûr ... dommage que ce ne soit pas eux qui décident dans ce monde ...


    • doctorix doctorix 19 juin 2013 19:25

      Toutes les banques, et donc pourquoi pas la banque mondiale, spéculent sur le prix des denrées de base. 

      Cette spéculation a entraîné un triplement du prix du riz et du blé, et des famines artificielles et criminelles. Alors quand cette banque crie à la pénurie, ce ne peut être que pour faire encore monter les cours.
      Si la Banque Mondiale dit que des catastrophes sont à prévoir, on peut être surs qu’il n’y en aura pas.
      Aujourd’hui, le soleil est proche du zénith du tropique, le point le plus chaud de l’année, et j’ai rallumé mon chauffage.
      Qu’est-ce que ce serait sans le réchauffement...
      Concernant les nitrates (qu’il ne faut pas assimiler aux nitrites, qui sont toxiques), il n’est nullement démontré que ces nitrates soient toxiques pour l’homme (qui en synthétise d’ailleurs lui-même). Ils seraient plutôt bons pour la santés, et ce serait un épouvantail pour faire parler les concierges.
      Certes, il est parfaitement dégueulasse de polluer nos nappes phréatiques avec de la merde de porc.
      Mais pour les nitrates, c’est un faux problème, un mensonge écolo pour dénoncer le vrai problème de la pollution, comme le réchauffement climatique anthropique, autre mensonge, sert de prétexte aux écolos dans leur louable lutte contre la pollution.
      Mais on ne défend pas une bonne idée par un mensonge, sauf à passer pour des charlots quand la vérité finit par triompher..
      Vous trouverez des éléments de preuve ici :

    • lulupipistrelle 19 juin 2013 12:37

      Et les molécules médicamenteuses, on s’en soucie ? 


      • lulupipistrelle 19 juin 2013 12:46

        PS Les tenants de l’homéopathie pensent que la dilution multiplie les effets... 


        Alors quels effets attribuer aux saloperies de Bigpharma, pissées et redistristibuée via le réseau d’eau « potable » ?L’origine de toutes ces maladies de civilisation, inconnues dans le Tiers monde sous-médicalisé par exemple ? 


        Longtemps, j’ai ignoré par paresse la médecine homépoathique... jusqu’à ce qu’une de mes chattes gestante ait eu besoin d’antibiotique et d’anti-inflammatoire pour une mammite spectaculaire... Alors j’ai été voir l’aide-pharmacienne , spécialisée en homéopathie, elle m’a donné de l’arnica montana + du pyrogénium... je vous passe les détails pratiques... ma chatte a guérie en 6 jours... effet placebo ? 

        • eau-du-robinet eau-du-robinet 19 juin 2013 16:57

          La France est le champion du monde en ce qui concerne la consommation des pesticides par hectare !

          Comment disent les Bourguignons plus on utilise des engrais chimiques plus on doit compenser par des pesticides. L’agriculture intensive est un cercle vicieux !

          Toutes les sources d’azote sont des sources potentielles de nitrate. Dans l’eau, ces substances peuvent provenir de la décomposition de matières végétales ou animales, d’engrais utilisés en agriculture, du fumier, d’eaux usées domestiques et industrielles, des précipitations ou de formations géologiques renfermant des composés azotés solubles, des engrais chimiques divers, ...

          Les engrais chimiques sont utilisés dans le cadre d’une agriculture intensive afin d’augmenter la croissance et le rendement des cultures.

          Les problèmes commencent lorsque les engrais (chimiques ou naturels) sont épandus en quantité trop importante par rapport aux besoins des plantes. Ou lorsqu’ils sont appliqués sur les champs et les prairies à de mauvaises périodes de l’année : quand le sol est nu, en automne et en hiver principalement.

          Les plantes ne sont alors plus capables d’absorber cette trop grande quantité de nitrate (NO3).

          Comme le nitrate se dissout (fond) dans l’eau, le sol ne peut pas le retenir. Le nitrate va donc ruisseler vers les rivières, les fleuves, les étangs, les lacs,… ou bien s’infiltrer dans le sol et polluer les nappes souterraines.

          Trop de nitrate a d’abord des conséquences sur les plantes elles-mêmes.
          Leurs cellules sont trop grosses, étirées (allongées) ou affaiblies, ce qui les rend plus molles, moins résistantes. Cela peut expliquer, par exemple, qu’une culture soit tout à fait couchée après une forte pluie.

          Les productions agricoles (céréales, fourrages, légumes) sont dépendantes de la quantité de matière azotée présente dans le sol.

          C’est pourquoi les agriculteurs utilisent largement les engrais azotés, dont les nitrates, jusqu’à 500 kg par hectare et par an. Les besoins en nitrates varient suivant le type de plante. Si un agriculteur dépasse les doses optimales en nitrates, ceci entraîne un surplus (la plante ne l’absorbe plus) qui va être entraîné soit par ruissellement, soit par infiltration dans les nappes d’eau souterraine où sont puisées les eaux de consommation humaine.

          Les engrais chimiques permettent d’obtenir un plus grand rendement agricole, mais sont responsables d’une pollution massive des sols et de l’eau. Les nitrates et phosphates notamment, présents dans les engrais chimiques, atteignent les cours d’eau et nappes phréatiques par infiltration.

          Les phosphates provoquent l’eutrophisation de l’eau, c’est-à-dire un excès de nutriment, se traduisant par une croissance excessive des algues et une diminution de l’oxygène, ce qui modifie massivement l’écosystème en place, détruisant la biodiversité et favorisant la croissance d’espèces nuisibles.

          La Bretagne, terre de nitrates depuis 40 ans

          Le taux élevé de nitrates dans les rivières dû à l’élevage intensif et aux engrais- est responsable de la prolifération des algues en Bretagne. Depuis près de quarante ans, les défenseurs de l’environnement font face aux lobbies agricoles et aux hésitations de l’État. La filière agricole bretonne représente 7 % de la surface agricole française, mais 50 % des élevages de porcs, 50 % des élevages de volailles et 30 % des bovins.

          Novembre 2009 : l’État renonce à faire appel de sa condamnation en octobre 2007 pour la prolifération des algues vertes en Bretagne.
          Décembre 2009 : la cour administrative d’appel de Nantes confirme la responsabilité de l’État dans la prolifération des algues. Elle aggrave les peines infligées par le tribunal administratif de Rennes.

          Une nutritionniste américaine, Virginia Worthington, a comparé les résultats de 34 études effectuées au cours des 50 dernières années pour tenter de répondre à la question : les aliments bio sont-ils supérieurs aux aliments produits par les méthodes conventionnelles ?

          Grosso modo, affirme-t-elle, l’ensemble de ces études montre une nette tendance supportant l’idée que les aliments produits par l’agriculture biologique ont une meilleure valeur nutritive. Par exemple, pratiquement toutes les études montrent un plus grand pourcentage de nutriments (matière sèche, sucres, acide ascorbique, calcium, phosphore, etc) dans les aliments biologiques. Ceci pourrait s’expliquer, avance-t-elle, par le fait que les aliments bio contiennent moins d’eau que les aliments conventionnels.

          En ce qui concerne les nitrates et l’ascorbate (vitamine C), il existe cependant suffisamment de données qui démontrent que les aliments bio contiennent plus d’ascorbate et moins de nitrates. Ceci a son importance car, lorsqu’ils sont ingérés, les nitrates contenus dans les plantes peuvent être transformés en nitrosamines carcinogènes (cancérigènes). Le plus grand pourcentage de nitrates dans les aliments produits par l’agriculture conventionnelle est dû autant à l’emploi de fertilisants azotés qu’à l’usage d’herbicides. source


          • diverna diverna 20 juin 2013 10:52

            Des approximations : les pesticides n’ont rien à voir avec la question ; vous pensiez sans doute « engrais ». Vous affirmez que les aliments bio contiennent moins de nitrate et je reste dubitatif. Le nitrate est immédiatement assimilé par les plantes (production d’acides aminés et protéines) et très peu reste, transitoirement à l’état « nitrate » dans une plante.
            Vrai pour l’eutrophisation mais on sort du débat sur la qualité des eaux de captage....


          • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 juin 2013 11:45

            Bonjour diverna,

            Il ne faut pas porter un regard avec des œillères sur le sujet des nitrates ...

            Les nitrates sont massivement employé dans l’agriculture intensive.

            Hors ses nitrates ( le surplus ) ont des effets néfastes pour l’environnement et sur la vie dans le sol et pour compenser ses effets néfastes l’agriculteur se voit obligé d’augmenter ses doses en pesticides. Lorsque les sols présentent des carences, ils sont souvent enrichis grâce à l’utilisation d’engrais. Mais ces produits chimiques peuvent avoir d’importants impacts sur la pollution des cours d’eau et des nappes souterraines quand ils sont utilisés de manière excessive et récurrente et modifier durablement les sols, agissant notamment sur leur biodiversité. Certaines pratiques agricoles - trop intensives ou peu respectueuses de l’environnement - peuvent être responsables de la dégradation du sol et de la perte de sa biodiversité.

            Donc je voulait accentuer le lien qui existe entre l’emploi du surplus des nitrates (des engrais) et le pesticides ...

            L’essentiel de cette pollution est dû à la différence entre les apports en nitrates sous forme d’engrais et ce qui est réellement consommé par les plantes. En France, selon un bilan du ministère de l’Agriculture, cet excédent est passé de 320 000 tonnes en 1995, à 400 000 tonnes en 1997, les régions les plus touchées étant la Bretagne, la Champagne-Ardenne, le Centre et le Poitou-Charentes et l’Île-de-France.
            source

            Bien qu’encore minoritaire dans nos campagnes, l’agriculture biologique ne cesse de s’étendre (le Grenelle de l’environnement a fixé l’objectif de 20% de la surface agricole utile (SAU) en agriculture biologique en 2020 contre 6% à l’heure actuelle). Je signale au passage que l’agriculture biologique parvient à être rentable tout en respectant la biodiversité du sol.

            Donc l’impact des engrais chimiques na pas seulement une influence sur l’eau mais également sur la biodiversité dans les sols ... ceci engendre l’emploi d’un surplus en pesticides ...


          • paul 19 juin 2013 17:40

            La directive européenne sur les nitrates existe depuis 1991 : 22 ans !
            L’agrobusiness et le clientélisme électoral sont les freins puissants à toute réforme .

             La Confédération Paysanne dénonce une politique mise en place par l’État et la FNSEA, au nom de la compétitivité , visant à augmenter les volumes et casser les prix pour accéder aux marchés mondiaux . Priorité aux rendements : baisser les coûts, tant pis pour la qualité de la production et la santé .

            Pour stopper le désastre environnemental que nous payons doublement - dépollution, élimination des algues vertes et condamnations européennes - il faudrait des aides de l’État ET de l’Europe - autres que les PACs - pour changer les pratiques agricoles . On peut rêver .


            • eau-du-robinet eau-du-robinet 20 juin 2013 10:20

              Bonjour Paul,

              « Priorité aux rendements » ....

              Cette expression est assez ambigu pour moi car volontairement employé par les grandes structures agricoles pour justifier l’emploi des OGM et les produits chimiques nocives ! On veut nous faire croire qu’il n’est pas possible de pouvoir nourrir le monde sans l’agriculture intensive ... hors c’est « archi faux ».

              C’est quand même étrange que le prix de la pollution de l’environnement, notamment celui de l’eau et des nappes phréatiques, n’est pas prix en compte dans leurs calcul de rendement ! Cette facture pour la dépollution de l’eau est présente à part, tout détaché, du business modèle de l’agriculture intensive ! En France c’est plus 1 milliards d’Euro / ans ... seulement pour la dépollution de l’eau !

              C’est vrai le rendement « en hommes » est plus grand dans l’agriculture intensive. Il faut beaucoup moins d’hommes pour cultiver des grandes surfaces ... Donc c’est avant tout un rendement qu’on retrouve dans le portemonnaie des grands fermiers et leurs fournisseurs en engrais chimiques voire en semences.

              Par contre le rendement, fruits ou légumes produites par m2 est bien plus élevé en BIO dans la durée.

              1- le rendement des sols diminue au fil des ans avec l’agriculture « pétrochimique ». Et le « gap » peut être assez important (perte pouvant aller jusqu’à 33% de rendement à l’hectare pour du blé, par exemple !)

              2- le rendement des sols augmente avec l’utilisation de l’agriculture bio (les courbes vont donc jusqu’à se croiser)

              3- le bio assure une meilleure production pendant les années de sécheresse (+ 31% pour le maïs, par exemple)

              4- ces mêmes années, le bio reste plus productif que les OGM (qui n’assure un delta que de 6 à 14% par rapport à l’intensif non OGM)

              5- le bio est, selon une étude comparative longue de 30 ans menée aux USA, presque 3 fois plus rentable financièrement que l’agriculture intensive (pour les OGM et selon une étude de l’Université du Minnesota, le résultat est clair : au bout de 14 ans, ceux qui ont utilisé des OGM ont moins bien gagné leur vie que les cultivateurs non OGM).

              .. Bref, l’intensif semble convaincant à court terme, et le bio l’emporte sur le long terme... source

              Je conclus :
              Dans la durée le BIO n’est pas seulement rentable sur le plan environnemental mais aussi rentable sur plan économique et financier. Je ne sais pas si vous l’avez remarque : l’écart des prix entre le BIO et le Non BIO est en train de fondre. Récemment j’ai vue le prix des oignons rouge affiche avec 3,99€ chez Carefour pour 1 kg et à 2,60 dans un magasin BIO (prix normal - pas de promotion) !

              Pour rappel : Des nombreuses terres des fermiers qui sont passé par l’agriculture intensive sont aujourd’hui mortes, sans vie organique, et inutilisables !

              En plus en BIO on à besoin de plus de main-d’oeuvre et cela est bon pour créer des emplois !

              Quand va t-on déclencher la révolution verte pour lancer le chantier de la transition énergétique et la transition agricole vers le tout BIO ?  L’industrie chimique dans l’agriculture ne représente pas le progrès comme on veut nous faire croire mais la décadence et la destruction environnementale.


            • Pelletier Jean Pelletier Jean 19 juin 2013 20:54

              Tout cela ne va pas le remonter le moral.....


              • Corinne Colas Corinne Colas 20 juin 2013 09:26

                Je plusse, plusse... !


                • chmoll chmoll 20 juin 2013 09:35

                  faudrait aussi s’occuper (nous mêmes ) des 34 nitrates qui polluent notre vie pro et sociale


                  • diverna diverna 20 juin 2013 10:58

                    Les français se sont mis à l’eau minérale en bouteille ; c’est un fait. On peut le déplorer mais je ne crois pas à un retour en arrière et un cercle (vicieux) s’installe : les pouvoirs publiques ne sont pas très motivés pour dépenser les sommes très importantes pour diminuer les nitrates alors que si peu de monde utilise cette eau comme boisson. Reste que la crise aidant il y a les cas de personnes dans le besoin qui n’ont plus les moyens de payer de l’eau minérale, même pour les nourrissons ; et c’est là qu’on se retrouve devant la (grosse) note des nitrates....


                    • non666 non666 20 juin 2013 12:13

                      1) La Banque Mondiale est , comme son nom ne l’indique pas ...un fonds contrairement au FMI qui est lui, une banque....

                      Comme les deux institutions sont très imbriquées, toutes deux présentes à New York, sous contrôle des Yankees et avec un personnel qui bascule fréquemment d’une institution à l’autre, l’erreur est excusable.

                      2) Au nom de quoi, la commission europeenne se permet elle d’imposer des amendes a des Etats souverains dont les peuples ont tres clairement dits NON au TCE ?

                      Au nom de 900 Traitres de l’UMP et du PS reunis en congrès a Versailles en 2007 pour briser les garanties qu’ils nous avaient « accordé » en 2004, dans un congrès similaire et accessoirement pour voter contre la volonté du peuple un TCE que nous avions refusé ...

                      3) Detox aux Nitrates...

                      Ouah, un vocabulaire de lutte contre la toxicomanie pour justifier la destruction de la compétitivité de l’agriculture européenne et particulièrement française contre celle des états unis...

                      Je rappelle que la France ne manque ni d’eau potable ; ni de terres labourables

                      Les objectifs du nouvel ordre mondial de controle de la population par separation des zones a population des zones a production de nourriture ne sont en aucun cas les notres....

                      4) Objectif de limiter les hausses de temperatures a 2 degrés....(message ci dessus)

                      Grace aux epanchement de chemtrails qui provoque des orages massifs, comme en ce moment ?

                      Parce que ci vous croyez en l’argument de la reduction des gaz carboniques comme cause du rechauffement, commencez par calculer votre propre production de CO2 par respiration.

                      calculez celle de vos chiens et chats et celle de votre voiture...

                      Vous verrez que la voiture n’est pas celle qui consomme le plus.

                      5) La pollution aux nitrates est une conséquence de la SPECIALISATION et de la culture intensive imposé a l’agriculture après guerre, sous peine de refus de prêt (crédit agricole, nous voila...)

                      C’est aussi la conséquence de la volonté de l’époque de créer de toute pièce des géants nationaux de la chimie en leur réservant un marché captifs : les agriculteurs.

                      Chimiques grande paroisse a Toulouse, vous connaissez ?

                      Rhone Poulenc à LYon ?

                      6) Pourquoi le nouvel ordre mondial s’investit dans la lutte contre les azotes et pas dans les depots de ...matières plastiques et de nylon, par exemple ?

                      Parce que le nouvel ordre mondial est là pour justifier l’utilisation d’une monnaie , le dollar et que ce dollar pour etre imposé a tous doit etre le vecteur de marchés sous controle des etats unis : comme le pétrole.

                      C’est pour cela que la famille royale Hollandaise fait parti de Bilderberg depuis sa creation : controle de Shell fondé aux indes neanerlandaises riches en pétrole...

                      C’est pour cela que le chanvre a été interdit en France pendant des decennies : concurrent du nylon (pétrole) et du coton (made in USA)

                      Pourquoi continuer a interviewer des politiques français qui occupent 90% de la bande passante au journal de 20h alors qu’ils ne decident plus de 10% des decisions nous concernant ?

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