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Accueil du site > Actualités > Environnement > Faim dans le monde : une insurrection morale est-elle encore possible (...)

Faim dans le monde : une insurrection morale est-elle encore possible ?

Les amateurs de films d'horreur sont aux anges. A l'affiche, en ce moment, l'un des fleurons du genre. "Hitcher" ? Mais non... Le meilleur film d'épouvante du moment est un documentaire. "Jesus Camp" ? Non plus, même si la découverte de ces camps évangéliques pour enfants, que l'on prépare à devenir de futurs soldats de Dieu et de George W. Bush peut également faire frémir. La palme du meilleur film "gore" 2007 revient à "We Feed The World" ("Le marché de la faim") de Erwin Wagenhofer. Un film tellement effrayant qu'il n'est diffusé que dans six salles à Paris... Pas d'effets spéciaux. Pas de faux sang. Que du vrai. Avec nous, consommateurs, comme principaux acteurs. Et de vrais gens qui meurent. De la faute du "système" - autre nom de l'antique "destin". Dans l'indifférence générale. La nôtre.

100 000 êtres humains meurent de faim ou de ses conséquences immédiates chaque jour dans le monde. 1 enfant de moins de 10 ans meurt toutes les 5 secondes de cette même cause. Selon le rapport annuel de l'organisation pour l'alimentation et l'agriculture, 842 millions d'hommes et de femmes souffrent de malnutrition chronique aggravée, qui les rend invalides et les prive de toute vie professionnelle, familiale et sexuelle. Un chiffre en constante augmentation. Pourtant, il est avéré que l'agriculture mondiale peut, à l'heure actuelle, nourrir dans de bonnes conditions 12 milliards d'individus, soit près du double de la population mondiale ! Ces quelques chiffres aberrants font dire à Jean Ziegler, rapporteur spécial auprès des Nations unies sur le Droit à l'alimentation, auteur de L'Empire de la honte, et dont les interventions servent de fil conducteur au documentaire, que "chaque enfant qui, aujourd'hui, meurt de faim est, en réalité, assassiné".

La faute à qui ? Au monde tel qu'il va. Et tel qu'il continuera vraisemblablement d'aller. La faute, selon Ziegler, aux "500 multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial", "ne s'intéressent absolument pas au sort des pays dans lesquels elles sont implantées", "mènent une politique de maximalisation des profits et assoient leur pouvoir par la corruption des dirigeants". Et ce, dans un monde où "la normativité, qui était ancrée dans la souveraineté des Etats nationaux, se défait comme un bonhomme de neige au printemps" (toujours selon Ziegler, lors de son passage dans l'émission de France 2, Des mots de minuit).

Petit tour du monde de l'absurde

Quelques illustrations de ce monde qui ne tourne pas rond ? A Vienne, en Autriche, on jette environ 2 millions de kilos de pain par an, pourtant parfaitement comestibles. La quantité de pain ainsi gaspillée chaque jour pourrait nourrir la deuxième ville du pays, Graz.

En Roumanie, deuxième producteur agricole européen derrière la France, le leader mondial des ventes de semences, Pioneer, impose ses OGM, ses semences à utilisation unique, et détruit progressivement les modes de culture traditionnels. Un représentant du groupe nous livre un témoignage étonnant, précise-t-il, en son nom propre : il annonce, en effet, l'inéluctable hégémonie future des OGM, tout en la regrettant, souhaite que l'agriculture ancienne puisse résister, alors même qu'il participe activement à la liquider. Illustration, sans doute, du conflit interne à chaque homme, entre son intérêt et sa conscience...

Cet homme, courgettes en main, fait remarquer que celles qui sont génétiquement modifiées sont, certes, bien plus agréables à regarder, plus grosses, plus séduisantes pour le consommateur... mais n'ont aucun goût ; en tout cas, bien moins que les courgettes classiques, plus petites, plus tordues, et moins affriolantes à la vue. Désabusé, il prédit que, demain, les enfants ne connaîtront plus le goût d'une pomme ou d'une tomate authentiques. Le goût n'est malheureusement pas un critère retenu par les multinationales de l'agroalimentaire. Le critère unique, c'est le profit, et sa maximalisation. Et puis, fait-il finalement remarquer : veut-on de bons produits en faible quantité, ou de mauvais qui pourront nourrir tout le monde ?

Passons, à présent, l'Atlantique. Depuis 1975, les paysans brésiliens ont défriché la forêt vierge et ses arbres gigantesques, qu'on avait coutume de qualifier de "poumons de la Terre", sur une surface équivalant à la France et au Portugal réunis, pour y cultiver du soja, au point que le Brésil en est devenu le premier producteur mondial. Or, le soja appauvrit la terre amazonienne. Un soja qui est ensuite exporté massivement vers l'Europe, où il sert à nourrir... les cheptels, et, en particulier, les poulets. Pendant ce temps-là, les paysans souffrent de malnutrition chronique (comme 25 % des Brésiliens), et vivent dans une telle misère qu'ils doivent puiser leur eau - à boire - dans des mares polluées, à leurs risques et périls.

Situation tout aussi absurde au Sénégal, où les paysans voient affluer sur leurs marchés, au tiers du prix local, les légumes et fruits européens subventionnés, qui les condamnent à ne pas pouvoir vivre de leurs propres productions. Du coup, certains d'entre eux, sans espoir de survie chez eux, malgré leurs journées de travail de 18 heures, émigrent illégalement vers l'Europe, pour s'y faire exploiter (et servir, à l'occasion, de boucs émissaires). A ce drame, Ziegler apporte ce début de réponse : "Pour créer les conditions d'un développement autonome de l'Afrique, l'Europe devrait commencer par supprimer les 349 milliards de dollars de subvention à l'exportation de ses produits agricoles. Le poids de la dette est un garrot qui bloque tous les investissements productifs. L'Europe devrait forcer les grandes banques à accepter sa suppression."

Les poulets et le PDG

Les films d'horreur mettent parfois du temps à faire peur ; ils nous font patienter longuement avant de nous faire sombrer dans la franche épouvante. We Feed The World ne déroge pas à la règle. L'ensemble du film est inquiétant ; les deux dernières séquences, elles, glacent littéralement le sang.

D'abord, nous nous retrouvons dans une usine autrichienne qui fabrique des poulets, comme on fabriquerait des jouets ou des voitures. Une usine à bouffe, où l'animal en tant que tel n'existe plus. Fini l'animal qui a sa vie propre, et qu'un jour on chassera et tuera pour le manger. L'animal est ici nié dans son être, et d'emblée réduit à de la bouffe.

Tout commence dans des poulaillers géants, contenant jusqu'à 70 000 individus. Là, dans ces hangars sordides, poules et coqs se reproduisent. Les oeufs pondus sont placés dans des incubateurs. Puis dans de grandes caisses. Les poussins y éclosent, comprimés les uns contre les autres. Ensuite, comme n'importe quels objets dans une usine à la chaîne, ils suivent, sur des tapis roulants qui vont à toute vitesse, un parcours automatisé, durant lequel ils se font bringuebaler dans tous les sens. Ils atterrissent dans d'impressionnants hangars, où ils vont être gavés. A peine le temps de grandir qu'ils sont transportés à l'abattoir. Sans avoir jamais vu la lumière du jour. Sans avoir jamais gambadé en pleine nature. Sans avoir jamais "vécu". Passons sur l'abattage lui-même, nouveau parcours à la chaîne sur tapis roulant, avec électrocution via passage de la tête dans un bassin liquide, et décapitation, jusqu'à l'arrivée finale du cadavre sous cellophane. Prêt à déguster. Ces images soulèvent le cœur et donneront, à n'en pas douter, quelques scrupules aux futurs consommateurs que nous sommes, lorsque nous nous retrouverons face à face avec un poulet sous cellophane au supermarché.

Là encore, il est surprenant d'entendre un acteur de ce système, qui travaille dans une de ces usines à poulets, tenir des propos très critiques à l'encontre de sa propre activité : "Le consommateur ne sait plus comment le système fonctionne. [...] Les gens deviennent indifférents et brutaux pour arriver à leurs fins. Pourquoi ? Car dans les hautes sphères, il n'y a plus personne qui a commencé en bas de l'échelle. [...] Tous ces gens qui étudient à l'école et quittent l'université avec une licence ou un doctorat n'ont plus aucun lien avec leurs racines. Ils voient l'agriculture comme la plupart des gens, à savoir comme on la présente dans les pubs, idéalisée. Mais ça n'a rien à voir avec la réalité. Le marché ne s'intéresse qu'au prix. Le goût n'est pas un critère." La sale besogne est ainsi laissée à quelques professionnels, seuls en prise avec le réel, qui ont presque honte de ce qu'ils font, tandis que les consommateurs, et peut-être même les maîtres du système, ignorent tout des pratiques de terrain qui permettent la réalisation du profit et sa maximalisation tant recherchée et vénérée.

Ultime scène d'horreur du documentaire de Erwin Wagenhofer : la visite au PDG de Nestlé, Peter Brabeck. Celui qui dirige la plus importante multinationale alimentaire mondiale - et qui n'a pas dû voir le film qui précède son entrée en scène - nous assure que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que le monde n'a jamais été aussi riche, que chacun peut aujourd'hui avoir tout ce qu'il veut... Il nous assure que l'avenir appartient aux OGM, que le bio, ce n'est pas si bien que cela... Il se réjouit de ce que l'homme ait enfin réussi à vaincre la nature hostile, à la maîtriser, à la manipuler à sa guise, et nous promet que tout cela est sans danger ; preuve en est, les OGM n'ont, à ce jour, causé aucune maladie chez nos amis américains. Il s'étonne donc candidement de ce que certains affichent quelques états d'âme vis-à-vis des manières de faire des grandes entreprises transcontinentales qui dirigent le monde.

Mais ce n'est pas tout. Voici venue l'heure du grand frisson... Peter Brabeck s'interroge très sérieusement sur le prétendu droit de tous les hommes à bénéficier de l'eau ! Ce cher monsieur, bronzé aux U.V. (comme le souligne malicieusement Ziegler), qualifie d'extrémistes les ONG qui considèrent que chaque homme de ce monde a droit à l'eau, et se prononce, pour sa part, en faveur de la privatisation de cette dernière, en laquelle il voit une denrée alimentaire comme une autre, qui a donc une valeur marchande, un prix, et que seuls ceux qui pourront se la payer auront le droit de consommer. Pour les autres... Faudra s'adapter, j'imagine, être flexible... moderne...

En résistance contre la privatisation du monde

Jean Ziegler, dans un entretien au quotidien suisse Le Courrier du 24 octobre 2002, avait déjà pointé "la visée historique de cette oligarchie transcontinentale", incarnée par le PDG de Nestlé : il s'agissait de "la privatisation du monde". En effet, nous disait-il, "pour les maîtres du monde, il ne saurait exister de « biens publics ». Cette visée est contenue dans le Consensus de Washington, un ensemble d'accords informels liant les principales sociétés transcontinentales, les banques de Wall Street, la Federal Reserve, la Banque mondiale, le FMI, l'OMC. Le but de cette alliance est l'instauration d'une stateless global governance, d'un marché mondial unifié et totalement autorégulé. Leur méthode : l'élimination de l'Etat et de toute instance régulatrice."

Alors que l'Europe affiche, disait-il en 2002, "une indigne soumission à l'empire états-unien", alors même qu'elle "a les moyens de résister", Ziegler situe le dernier rempart contre la privatisation du monde dans "la Charte des Nations unies et la Déclaration des droits de l`homme". "Les valeurs qu'elles contiennent et véhiculent", poursuit-il, "constituent la norme ultime de toute politique. Les nouvelles formes d`organisation issues de la société civile se meuvent dans cette constellation de valeurs. L'espoir vient de ces réseaux qui associent des individus et des groupes de manière transversale sans hiérarchie, sans dogmatisme, sans programme commun. Ils sont absolument et totalement dans la résistance. Contre la privatisation du monde. Georges Bernanos a écrit : « Dieu n`a d`autres mains que les nôtres. » Nous vivons en démocratie, nous pouvons et devons renverser l'ordre meurtrier du monde."

Réentendre la voix oubliée des sages

En voyant We Feed The World, j'ai pensé, par contraste, à deux êtres extraordinaires, dont les paroles précieuses nous manquent : l'ethnologue Claude Lévi-Strauss et le romancier Jean-Marie Gustave Le Clézio. Ces deux sages ont toujours été fascinés par des peuples (amérindiens entre autres) qui savaient vivre dans une "bonne entente avec la nature" (11e minute de cet entretien entre les deux hommes), en harmonie avec elle - du fait de leurs croyances : "Quand il existe des croyances en un maître des animaux, qui veille jalousement sur les procédés de chasse, et dont on sait qu'il enverra des châtiments surnaturels à celui ou à ceux qui tueraient plus qu'il n'est strictement nécessaire, quand, pour cueillir la moindre plante médicinale, il est nécessaire de faire d'abord des offrandes à l'esprit de cette plante, tout cela oblige à entretenir avec la nature des rapports mesurés. Et certains peuples ont même cette croyance que le capital de vie qui est à la disposition des êtres fait une masse, et que, par conséquent, chaque fois qu'on en prend trop dans une espèce, on doit le payer au dépens de la sienne propre..." (voir ce bel entretien entre Bernard Pivot et Lévi-Strauss à partir de la 27e minute).

Des peuples qui développaient, continue Lévi-Strauss, "une façon sensée pour l'homme de vivre et de se conduire, et de se considérer, non pas, comme nous l'avons fait, [...] comme les seigneurs et les maîtres de la création, mais comme une partie de cette création, que nous devons respecter, puisque ce que nous détruisons ne sera jamais remplacé, et que nous devons transmettre telle que nous l'avons reçue à nos descendants. Ça, c'est une grande leçon, et presque la plus grande leçon que l'ethnologue peut tirer de son métier." Une leçon à inculquer d'urgence à Peter Brabeck.

Le Clézio aussi nous parle de peuples qui ne partagent guère notre civilisation technique du rendement, et qui ont un sentiment de "la très grande fragilité" de la nature, qui savent par exemple que l'excès d'exploitation est néfaste, que si l'on remplace la forêt naturelle par des champs en monoculture, l'on obtient une détérioration du sol (écouter cet entretien vers 30 min 40). Il nous entretient de ces peuples qui vivent dans le respect des plantes, ne les cueillent qu'avec une extrême précaution, et si seulement elles ne sont pas trop jeunes, tout comme ils ne pêchent point de poissons qui n'auraient pas suffisamment vécu, ces peuples qui placent plantes et animaux à égalité avec les hommes. On est loin des poulets d'usine tenus toute la durée de leur courte vie à l'abri de la lumière du soleil, et traités, non comme des êtres vivants, mais comme des objets utilitaires à l'homme. On est loin du massacre de la forêt amazonienne, remplacée par des champs de soja à perte de vue, destinés au gavage des poulets d'usine... On est loin de cette culture mortifère décrite par We Feed The World.

La nostalgie d'un Lévi-Strauss ou d'un Le Clézio pour ces peuples que d'aucuns qualifiaient de "sauvages", de "barbares", ou de "primitifs", peut être salutaire. Car c'est bien de l'esprit écologique (certes laïcisé) qui les animait, que viendra, s'il doit venir, le salut de notre civilisation.


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157 réactions à cet article    


  • ZEN zen 16 mai 2007 12:07

    @ Taiké

    Bonjour,

    Comme en écho :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23995

    Bien sûr d’accord avec vous,et je vois que nous avons les mêmes soucis et les mêmes lectures .Je viens de passer quelques semaines sur ce problème, et je continue, car ce me semble être crucial pour notre avenir...

    Je suis plus réservé sur les positions quelque peu « romantiques » de L.Strauss et de Le Clézio, même s’ils ont raison sur le fond. Les Mayas n’auraient-ils pas provoqué leur propre disparition par une mauvaise gestion de leurs ressources et de leur milieu ?( ce n’est qu’une hypothèse)


    • Marie Pierre 16 mai 2007 13:27

      Bonjour Zen,

      J’allais parler de ton article... et j’ai mis un post sur l’article de Marsupilami.

      C’est toujours regrettable qu’AgoraVox ne regroupe pas ces articles « durables » pour en permettre un accès plus simplifié.


    • Taïké Eilée Taïké Eilée 16 mai 2007 14:47

      @ Zen : en effet, il y a un léger « doublon ». Je n’ai vu le film qu’hier, et je n’ai pas vérifié si un article avait déjà été publié sur lui ici. Au sujet de Lévi-Strauss, il a la nostalgie de peuples qui avaient un profond respect de la nature, et qu’il pouvait encore observer et étudier au Brésil lorsqu’il était jeune. Mais il a clairement dit, notamment dans une vidéo à laquelle je renvoie, qu’il ne croyait pas une seconde que les hommes cesseraient de se considérer comme les « seigneurs » de la nature, et c’est une raison de son pessimisme (tempéré tout de même par sa confiance dans la science, qui, d’après lui, pourra peut-être trouver les moyens de nous sauver du désastre). Invoquer Lévi-Strauss et Le Clézio n’apporte donc pas de solutions à la situation très problématique actuelle. C’est simplement rappeler l’existence d’hommes dont la pensée profondément écologique peut nous inspirer tous. Sans une profonde conversion généralisée des esprits - évidemment utopique -, comment endiguera-t-on le mouvement massif que nous connaissons, de destruction de notre environnement et de nous-mêmes ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 mai 2007 16:59

      A ZEN. Merci de souligner le romantisme des solutions évoquées. J’ai passé des années dans le tiers monde, à y vendre des services et à y acheter des complaisances. J’ai été une partie du problème et je me reproche tous les jours de ne pas faire assez pour une solution. J’y pense TOUS LES JOURS... mais je n’ai pas de solution. J’ai écrit tout un « projet de société » http://www.nouvellesociete.org/414.html en précisant bien que le projet ne s’applique qu’aux pays « développés » et que cette transformation des pays développés est un prérequis à tout effort sérieux pour aborder le problème des pays qu’on prétend en voie de développement.

      l’Occident a ruiné les cultures du tiers monde en y donnant ses surplus agricoles et poursuit dans la même voie en subventionnant encore son agriculture. Nous nous sommes donné bonne conscience en réduisant la mortalité infantile et en doublant la durée de vie en Afrique, sans nous préoccuper des conséquences de l’explosion démographique. Nous avons... Il faudrait des volumes : il ’y a rien que nous n’ayons pas fait pour collaborer activement, par total égoisme, à la ruine des pays du tiers monde.

      La faim n’a absolument pas pour cause notre incapacité à produire des aliments ; elle dépend d’un contrôle monoplolistique des prix, de la rupture de la chaine de distribution, de l’impossibilité qu’émerge une volonté d’agir dans un contexte où la solidarité ne dépasse pas le niveau de la famille élargie et où la corruption et le crime sont les seules avenues significatives de promotion sociale.

      Si vous avez une solution efficace,je m’enrôle demain. En attendant, je cherche...


    • La mouche du coche La mouche du coche 16 mai 2007 18:32

      @ l’auteur,

      Vous dites « Faim dans le monde : La faute à qui ? aux »500 multinationales qui contrôlent 52 % du PIB mondial« , »

      Si je comprends bien : ce n’est pas de ma faute mais à l’autre bien sûr ! Comme c’est curieux ! smiley

      Vous ne trouvez pas que vous vous donner de la bonne conscience un peu trop facilement ? smiley


    • Emmanuel 18 mai 2007 10:44

      @JC Allard « Si vous avez une solution efficace,je m’enrôle demain. En attendant, je cherche... »

      Une piste : le travail remarquable de Pierre Rabhi et de son association « Terre et humanisme », qui entre autre ont formé un nombre important d’agro-écologiste au Burkina-Fasso.

      Permaculture, agro-écologie, forêts jardinées, contrôle des semences, circuits économiques courts, souveraineté alimentaire, sont les pratiques de résistance à développer, dans toutes les parties du monde.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 mai 2007 16:37

      @ Emmanuel. Pierre Rabhi est un grand homme ; je l’ai rencontré en Tunisie il y a une quinzaine d’année. Il est le premier a reconnaître, toutefois, que ses projets n’apportent pas la solution au problème, mais à la désespérance qui s’y ajoute quand on se rend compte de l’immensité de la tâche. En appelant chacun à faire sa part, pour minime qu’elle soit, il pourrait avec le temps jouer un rôle considérable dans la prise de conscience en Occident qui est la condition sine qua non de l’effort concerté - et colossal - qui serait nécessaire. http://www.nouvellesociete.org/414.html

      Pierre JC Allard


    • La Taverne des Poètes 16 mai 2007 12:57

      Boycottez les produits Nestlé : achetez du chocolat du commerce équitable ! Grand choix de goûts et du vrai chocolat...


      • Luciole Luciole 16 mai 2007 13:38

        Vous avez raison, si l’on ne fait pas ce genre de choses maintenant tout de suite, cela veut dire que l’on accepte la situation telle qu’elle est. Un peu de cohérence ne serait pas de trop !!


      • jako jako 16 mai 2007 14:36

        exact je n’achète plus que le chocolat equitable qui est bien meilleur et presque au même prix :-P


      • alberto alberto 16 mai 2007 16:56

        D’accord avec La Taverne : boycottons !

        Sur le site de Greenpeace on peut trouver la liste des firmes qui utilisent les OGM,(signal rouge) celles pour lesquelles il y a doute (signal orange) enfin signal vert pour celles qui à ce jour semblent ok.

        OK aussi pour les produits du commerce équitable, quoique ..., mais c’est mieux que rien !

        Enfin : non aux produits frais issus de régions lointaines ayant consommé du kerosène pour voyager et la plupart du temps produit par des entrprises filiales de groupe financiers internationaux.

        Et encore merci à l’auteur de l’article : on ne dénoncera jamais assez cette course au fric qui nous envoie, nous et notre planète, droit dans le mur !


      • Tristan Valmour 16 mai 2007 18:13

        Il était une fois une multinationale qui incitait les africaines à utiliser du lait en poudre pour nourrir leurs bébés en disant que le lait maternel était moins bon. Résultat : des milliers de morts parce que le lait en poudre nécessite de l’eau... pas toujours pure en Afrique ! Les responsables de cette société sont-ils passés devant le Tribunal Pénal International ? Non !


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 mai 2007 16:52

        @ Tristan Valmour Quand Nestle faisait sa modeste part pour ajouter à la désolation, il n’existait pas encore de Tribunal Penal International permanent. Même aujourd’hui, cette instance permanente est une rassurante fiction. Des Tribunaux a juridiction limitée ont été operationnalisés pour punir les crimes de guerre en Yougoslavie ou le génocide au Rwanda, mais rien de permanent et de sérieux ne peut exister aussi longtemps que l’Amérique impériale n’accepte pas que ses citoyens soient contraignables devant des instances autres qu’américaines. Sinon, les responsables de Guantanamo et d’Abou Ghraib y seraient déja. Il faudra un nouveau Nuremberg pour Bush, Cheney et complices. http://www.nouvelle societe.org/5143.html

        Pierre JC Allard


      • fifilafiloche fifilafiloche 16 mai 2007 13:31

        Etonnante recurrence du theme de la faim dans le monde alors que :

        La population humaine a ete multipliee par 6 en un siecle et ce malgre deux guerres mondiales et des pandemies devastatrices (grippe espagnole)

        Le chiffre de 840 millions de sous alimentes est a comparer au milliard souffrant d obesite, ce qui affecte aussi leur esperance de vie et leur bien etre.

        Il semble que la solution a ces desequilibres ne passe pas par l assistance alimentaire comme l empathie humanitaire le dicterait, mais par l education. Education a la contraception dans les zones dont l activite economique est trop faible pour soutenir une demographie exponentielle, education a l equilibre alimentaire pour l autre partie de l humanite souffrant d abondance.

        L article aurait gagne a s attarder sur les causes de ces desequilibres pour proposer des actions efficaces au lieu de partir dans des speculations intellectuelles sur le declin de l humanite productiviste...flower power, quand tu nous tiens smiley


        • bulu 16 mai 2007 13:58

          C’est vrai ca, vilain hippie va...( en 2007 smiley smiley )

          Mais vous vous relisez smiley ?


        • wired 16 mai 2007 13:59

          Assistance , voilà le mot est laché. Si les pays riches qui sont en parti responsbles de la destruction de l’agriculture des pays pauves par leurs auto financements , balayaient un peu devant leurs portes, mais quelle arrogance et dénis des moins favorisés.


        • Frédéric Guinot Frédéric Guinot 17 mai 2007 04:20

          Je ne comprends pas bien pourquoi tant de moins à Fanfreluche. Je ne peux m’empêcher aussi de mettre en paralelle le documentaire « Super Size Me » qui vient un peu comme un echo. Pourquoi ce déséquilibre honteux ?

          Les multinationale travaillent dans un contexte idéologique porté par nos systèmes politiques (là, Jean Zielgler le montre parfaitement dans ses critiques à l^égard du FMI et de la Banque Mondiale)

          Fanfreluche à raison de parler de démographie. 1,5 milliard d’habitants en 1900, bientôt 7 milliard. Même si on peut nourrir 12 milliard d’habitants, où peut-on cultiver pour le faire ? L’accès à l’eau potable est évidemment crucial. Pendant des centaines de milliers d’années, les quelques milliers d’humains se sont déplacés au gré de leurs besoins en eau et des sources d’approvisionnement disponibles. L’accroissement de la population et la mise en place des frontières intangibles rend ces migrations presque impossibles. Rappelons ici que dans le conflit Israelo-Palestinien le control de l’eau est un point central.

          La situation actuelle porte en elle les conflits majeurs des années à venir (les multinationales ne sont là qu’un des facteurs aggravants). Il faut relire le discours de Kennedy

          « So let us not be blind to our differences, but let us also direct attention to our common interests, and the means by which those differences can be resolved. And if we cannot end now our differences, at least we can help make the world safe for diversity, for in the final analysis our most basic common link is that we all inhabit this small planet, we all breathe the same air, we all cherish our children’s future, and we are all mortal. »

          et écouter les indispensables entretiens de Jeffrey Sachs sur BBC Channel 4 : http://www.bbc.co.uk/radio4/reith2007/lecture1.shtml

          Ca me prendrait trop de temps de mettre toutes ces idées en ordre... Ciao


        • bulu 16 mai 2007 13:51

          Pour repondre au titre de l’article (une insurrection est-elle possible), malheureusement NON, je ne crois pas, on le voit tous les jours. Vous avez-beau montrer par a+b dans le genre we feed the world, disparition des abeilles, changements climatiques, la prise de conscience ne se passe pas.

          La prise de conscience ne se passe pas, car elle implique un changement de vie et de paradigme personnel, mais aussi la confrontation face a un pouvoir sur-puissant (le fameux consensus de Washington cite dans l’article).

          Le resultat des elections en apporte une reponse aussi (alter-mondialistes OUT, neo-cons IN).


          • Chichile Chichile 16 mai 2007 14:14

            La prise de conscience passe très très bien. Seulement, allez expliquer à Mme Michu qu’elle doit payer son poulet 3 fois plus cher, parce qu’élevé « humainement », et que du coup, pan le budget loisir, pan les soirées pizzas, pan les fringues, pan la consommation de loisir de manière général.

            On nous bassine depuis des années avec la vie moins chère, graace à la grande distribution, mais il y a une raison à ces prix bas. Baisse de qualité, industrialisation phénoménale des modes de production, fin de la diversité et nivellement par le banal et l’afadissement(des pommes qui ne sont plus acides, des yaourts qui sont fades,...).

            J’ajouterai cependant que les fruits les plus mauvais que j’ai mangé ces dernières années provenaient TOUS sans exception de petits producteurs locaux, achetés sur les marchés. Allez comprendre...


          • wired 16 mai 2007 13:53

            Tout simplement terrifiant. En ce moment j’essaye de devient végétarien et je vais le devenir...


            • Alajuela Alajuela 16 mai 2007 14:11

              Le problème, je trouve, est que les gens ne se rendent pas compte (ou ne veulent pas se rendre compte) qu’ils ont entre leur main une part de responsabilité dans la façon dont tourne le monde.

              Oui, il appartient à chacun de se remettre en question quant à sa consommation. Le consommateur a oublié qu’il avait un grand pouvoir entre ses mains : en particulier celui du boycott (Cf. commentaire de La Taverne des Poètes).

              Finalement, ce n’est pas très compliqué d’acheter ses fruits et légumes directement auprès du producteur (en faisant le marché une fois par semaine) : on y gagne à tous les niveaux : légumes de saison meilleurs pour la santé et meilleurs au goût, on ne cautionne pas les gros groupes (grandes surfaces et tous les intermédiaires) et on réalise une grande action écologique en achetant des produits du coin (et non importés par bateaux, camions consommateurs de fuel de l’autre bout du monde). Sans compter que l’on ne cautionne pas non plus l’exploitation de personnes vivant à l’autre bout de la planète en produisant des denrées alimentaires pour pays riches au détriment de leur propre nourriture.

              POur ce qui est de la viande, je suis tellement convaincue par l’horreur de notre système, qu’après avoir passé une période à manger de la viande « bio » (respectueuse de l’animal), j’en suis arrivée à devenir végétarienne, c’est aussi bien et très écologique (il me manque de temps pour développer ce propos, je le ferai peut-être dans un article sur Agoravox).

              Il faut que les gens arrêtent de penser qu’ils ne sont pas responsables de la catastrophe écologique annoncée et de la misère humaine en général. On l’est tous et cela ne nous ferait pas de mal de se remettre en question (et je me mets dans le m^me sac, tant il reste à faire pour évoluer toujours)


              • sophie sophie 16 mai 2007 14:27

                comme engagement citoyen, changer de marque de chocolat ou passer du steack au gratin de courgettes ne me parait pas le plus efficient smiley. faut remettre les pieds sur terre les gars, le mode de vie des bobos, babas et autres bubus n’a guère d’importance smiley smiley


                • wired 16 mai 2007 14:46

                  commentaire à deux balles et clichés à deux balles. Devenir végétarien c’est tout simplement prendre en compte un souci éthique énorme qui est la souffrance animale (nous avons le choix au contraire d’un animal carnivore qui lui obéit à ses instincts), prendre en compte aussi l’aspect écologique et économique, 1 kilo de céréales et plus écologique et économique à produire que 1 kilo de viande.


                • Luciole Luciole 16 mai 2007 15:08

                  Entièrement d’accord. Quand on veut changer les choses, il faut commencer par soi-même, sinon c’est de l’hypocrisie.

                  Et pour ceux qui ne le savent pas encore, c’est génial d’être végétarien ! Je viens de m’y mettre et ma vie est transformée. Une forme étonnante !


                • Pinpin 17 mai 2007 17:45

                  Sans être végétarien, éviter de manger de la viande tous les jours est un premier pas. Manger de la viande devrait être une fête spéciale, un événement spécial du fait du don de la vie de l’animal.


                • frédéric lyon 16 mai 2007 14:27

                  Libéralisons le commerce des denrées agricoles, comme le reclament les pays du tiers monde qui veulent avoir accès à nos marchés.

                  Abattons les barrières douanières protectionnistes qui protègent nos agriculteurs, afin que les producteurs d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud puissent librement développer leurs agricultures en accédant à, nos marchés.

                  Abattons les barrières de protections qui affament le tiers monde et maintiennent sous perfusion, à coup de subventions coûteuses et contraires à la justice (comment le contribuable Péruvien pourra-t-il lutter en proposant aux agriculteurs Péruviens des subventions équivalentes ?) nos petits agriculteurs qui ne subsistent que grâce à des protections illicites.

                  Ensemble, aux côtés des agriculteurs du tiers monde, abattons les murs protectionnistes.


                  • Alexandre88 Alexandre Flet 17 mai 2007 22:07

                    «  »Libéralisons le commerce des denrées agricoles, comme le reclament les pays du tiers monde qui veulent avoir accès à nos marchés.«  »

                    N’IMPORTE QUOI !!!!

                    — > Les pays du tiers monde réclament juste de nourrir, et d’équiper, eux-mêmes, leurs pays, de leur propre travail.

                    — > un produit qui à fait 5000 kilometres pour arriver dans votre assiette est une absurdité écologique (gaz à effet de serre émis au transport), et une absurdité énergetique (pétrole consommé au transport).

                    — > il faut surtout (et au contraire de ce qui est sugéré dans le commentaire precedent) protéger les marchés des pays du tiers monde pour qu’ils ne soit pas inondés, comme c’est malheureusement de + en + le cas aujourdhui, par les produits des pays développé à prix bradés... qui arrachent les paysans de leurs terres et les forcent à s’entasser dans les bidonvilles.


                  • jako jako 17 mai 2007 22:18

                    exactement en france buvez du jus de pomme et oubliez les oranges et autres fruits exotiques


                  • Anto 16 mai 2007 14:43

                    les commentaires des végétariens me font penser à un épisode de southpark ou les gamins découvrent que les veaux sont des bébés vaches. pfff... j’imagine que vous faites vous meme vos vetements depuis que vous savez qu’ils sont fait par des enfants en asie, que vous n’utilisez plus la voiture depuis que vous savez que les pétroliers financent des conflits en afrique. ben non ? heh on est pas des mormons ! Quelle mauvaise fois, je vous jure...

                    faites la révolution ou bouclez là


                    • wired 16 mai 2007 14:50

                      Boucle là toi même bouffon ! c’est quoi ta révolution ? Explique un peu. Je n’oblige personne à faire pareil déjà. Aprés je donne mon avis. un peu de respect.


                    • Anto 16 mai 2007 15:55

                      donner un sens politique au fait d etre végétarien c’est ridicule et insignifiant. Fais ton coming out et dit tout betement que t’aimes pas la viande ou que ça te dégoute ! mais dire que tu fais ça pour combattre la faim dans le monde et les inégalités c’est aussi drole que desesperant. C’est comme dire que tu va boycotter la musique electro pour sauver les vendeurs de guitare classique ! Je sais pas t’as quel age ?

                      tu n’oblige personne à faire comme toi et heureusement. J’ai mentionné la revolution pour montrer à quoi aboutit ta logique idiote et inassumée. C’est le raisonnement bobo dans toute sa splendeur.

                      bien à toi.


                    • -noID- 16 mai 2007 22:57

                      @ Anto

                      « mais dire que tu fais ça pour combattre la faim dans le monde et les inégalités c’est aussi drole que desesperant »

                      Wired : « POur ce qui est de la viande, je suis tellement convaincue par l’horreur de notre système, qu’après avoir passé une période à manger de la viande »bio« (respectueuse de l’animal), j’en suis arrivée à devenir végétarienne...Devenir végétarien c’est tout simplement prendre en compte un souci éthique énorme qui est la souffrance animale »

                      Wired est devenue vegetarienne, certes , mais elle n’évoque nulle part les raisons que vous mentionnez. En revanche Wired, je suis ,comme vous, sensible à ce que j’ingère. Et à ce sujet notre industrie agro-alimentaire ne m’inspire qu’une défiance glacée.Ce qui est un comble au vu de ma chance de faire partie du petit milliard de personnes ne souffrant pas de faim...

                      Il y a quelque chose de kafkaien dans notre situation actuelle...

                      PS : Anto seraient ce les hormonnes de votre viande qui entraineraient vos défauts de comprehension ? smiley


                    • tvargentine.com lerma 16 mai 2007 14:45

                      Voila l’exemple type de la manipulation d’information qui ,présentés d’une certaine manière permettent à certaines personnes dans faire un bizness personnel.

                      Al Gore à tracé la voie. Al Gore,qui est tombé très bas (alcolisme) et qui n’avait plus d’idées politiques à su se reconvertir en précheur écologiste et cela rapporte des millions de dollars !!!

                      En France,Nicolas Hulot,suit de loin avec sa fondation Nicolas Hulot SA,mais ici ce sont des euros.

                      Il est donc normal que chacun se lance sur le créneau du bizness du « catastrophisme écologique qui aménerait la faim dans le monde. »

                      Jean Ziegler est dans ce créneau depuis des années sans avoir eu le succes financier d’un Al Gore ou d’un Hulot


                      • Muadib 16 mai 2007 15:11

                        Tiens, on a retrouvé un supporter de Claude Allègre.

                        Même après le dernier rapport de l’ensemble de la communauté scientifique ( sauf Allègre et Enron) sur le réchauffement climatique, on continue à faire planer le doute :

                        "Mais ma bonne dame ! Ca n’a rien à voir les dix dernières années les plus chaudes et le réchauffement ! Voyez, y a même des endroits qui vont refroidir sur Terre ! Et puis franchement, le pole nord, tout le monde s’en fout. Les bateaux pourront passer maintenant !

                        Quoi ? Les sports d’hiver ? Il vous restera l’Everest ou le Canada ! Ca vous permettra de voyager mon bon Mosieur !

                        Ce n’est pas parce qu’on balance une quantité de gaz immense dans l’athmosphère qui a des propriétés d’effet de serre que l’on change quelque chose mmh ?

                        C’est la nature mes amis ! Elle s’est juste mis à notre rythme en accélérant le processus ! Merci Dame Nature de nous offrir un printemps 7° au dessus des normales saisonnières."

                        Allez voir le film, suivez des cours d’énergétiques, de chimie et autres, et puis revenez nous voir.

                        Nous n’avons aucune idée de ce qui pourrait vraiment se passer. Les modèles climatiques mis en place n’ont aucun point de référence historique passé sinon les réchauffements « naturels » que la Terre a subi. Or ceux-ci se sont fait sur des centaines d’années, à l’inverse de celui-ci. Aussi, ce climat si fragile, ce système « Terre » si fragile a une très forte probabilité de partir en vrille à force de lui envoyer une telle dose d’éléments extérieurs.

                        Mieux vaut prévenir que guérir. Et nul besoin de prédire l’apocalypse pour cela. Heureusement que les futurs ingénieurs ont baigné dans ces nouveaux concepts environnementaux...


                      • bulu 16 mai 2007 15:37

                        Voila l’exemple type de commentateur (lerma) qui saute sur tout ce qui bouge, qui a un avis sur tout et une analyse sur rien et qui saoule, mais saoule, mais d’une force...


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 mai 2007 17:50

                        A Muadib. La lutte sérieuse à l’effet de serre ne peut pas passer par une baisse de la consommation d’énergie qui équivaudrait a renoncer au dévelopement et à choisir la pauvreté. Elle exige la substitution aux hydrocarbures de sources propres énergie : solaire, éolienne,nucléaire, avec certaines réserves. Pour en savoir plus : http://www.nouvellesociete.org/415.html

                        Pierre JC Allard


                      • Muadib 17 mai 2007 08:45

                        La lutte sérieuse contre l’effet de serre ne peut se faire que par plusieurs moyens.

                        - Fin des gaspillages d’énergie : Transport routier inutile dus aux délocalisations/Isolation accrue des maisons par des moyens naturels en priorité/...
                        - Réduction de la consommation individuelle par des gestes simples déjà précisés.
                        - Réduction de la consommation des entreprises par une augmentation des rendements déjà entamés depuis plusieurs années.
                        - Et, bien entendu, la mise en place des énergies renouvellables et du nucléaire en attendant mieux.

                        L’un ne va pas sans l’autre...Et faire miroiter à la populace qu’ils n’ont aucun effort à faire et que « nous » nous chargeons de tout est dangereux. Tout comme il a été dangereux de faire croire que la fusion nucléaire, la pile à combustible, le solaire, ect allait régler l’ensemble des problèmes. La recherche est incertaine et il vaut mieux éviter de tout miser sur une avancée majeure dans ce domaine.


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 mai 2007 17:11

                        @ Muadib. Eviter le gaspillage est une bonne idée en tout temps et en tout lieu, mais il ne faut pas confondre une saine recherche de l’efficacité avec le problème de l’équilibre entre offre et demande d’energie. Choisir de réduire la demande d’énergie c’est choisir de stopper le développement et de regresser. Il faut ACCROITRE l’offre d’énergie. Si on pense que les énergies actuelles ont un impact négatif sérieux sur l’environnement - et dans le doute il faut présumer qu’elles en ont un et non le contraire - il faut développer de nouvelles sources d’énergie propre. Parler d’économies d’énergie ne sert qu’a donner bonne conscience et nous distrait de cet objectif qui doit être prioritaire. (Voir l’artice « Pour l’amour de Gaia », sur le site Nouvelle Société)

                        Pierre JC Allard


                      • docdory docdory 16 mai 2007 14:50

                        @ l’auteur

                        Je ne pense pas que l’agriculture puisse nourrir 12 milliards d’hommes , même si l’on remplaçait les champs de tabac , marijuana , opium et autres vignes par des terres à blé et même si l’on renonçait tous au bifteck , à la saucisse , au poisson , au foie gras et au confit de canard !

                        A supposer même que l’agriculture y parvienne , de toute façon il n’yaurait pas assez d’énergie pour le chauffage , la cuisine et les transports de ces 12 milliards hypothétiques . La multiplication exponentielle des « guerres de surpopulation » , en particulier en Afrique , et l’augmentation des épidémies ( sida , nouveaux virus etc ... ) avec la concentration humaine empêcheront ce chiffre d’être atteint .


                        • Tristan Valmour 16 mai 2007 15:16

                          - La densité en Europe est supérieure à la densité en Afrique, même en incluant les zones non habitables, or il n’y a pas de « guerre de surpopulation » en Europe. Les guerres en Afrique ont d’autres origines.
                          - Les ressources alimentaires et énergétiques sont suffisantes, en l’état actuel, pour assurer les besoins de la population mondiale.
                          - L’Afrique a les moyens de nourrir sa population sans aide extérieure.
                          - Le problème est philosophique. Avec l’individualisme galopant, qui se soucie de l’autre ? Les valeurs d’aujourd’hui sont celles du prédateur.
                          - Faire un don à une association humanitaire allège la conscience mais ne résoud pas le problème. Le tonneau des danaïdes est toujours là. Si on utilisait cet argent pour la création d’organismes (entreprises ou associations) qui concurrenceraient les multinationales en portant des valeurs humanistes, le problème serait résolu. Les prédateurs des échanges commerciaux disparaîtraient par manque de clients. Et cela ne coûterait pas plus cher au consommateur-citoyen.

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Taïké Eilée

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