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France – Espagne, tension diplomatique sur fond de pétrole offshore en Méditerranée

La France et l’Espagne connaissent actuellement un profond désaccord territorial depuis la création des Zones Économiques Exclusives (ZEE) en mer Méditerranée. Plusieurs centaines de km² sont ainsi revendiqués par les deux États. Les enjeux sont d’autant plus importants que ces zones pourraient bien receler d’importantes réserves d’hydrocarbures.

Le pétrole, l’argument qui a mis le feu aux poudres

Tout commence en 2003, avec l’instauration par la France d’une Zone dite de Protection Écologique (ZPE). Le rôle de cette ZPE était avant tout de lutter contre les dégazages sauvages ou de toutes autres formes de pollutions volontaires.

Si à cette époque, l’instauration de cette ZPE ne semble poser de problème à personne, la situation commence à s’envenimer dès 2010. En effet, c’est à cette date que l’Espagne commence à délivrer plusieurs permis de prospections pétrolières.

Là où le bât blesse est que ces zones de recherches pétrolières empiètent en partie sur des eaux protégées et revendiquées par la France.

L’année suivante, la France réplique en autorisant la recherche de pétrole au large de Marseille, le permis Rhône-Maritime. Ce fameux permis avait fait couler beaucoup d’encre en son temps car celui-ci avait été délivré au mépris du respect de la ZPE établie et, pire encore, à proximité immédiate du Sanctuaire Pélagos.

La crise diplomatique atteint son paroxysme suite à l’instauration de Zones Économiques Exclusives en octobre 2012 par la France puis en janvier 2013 par l’Espagne.

Un dossier en suspens

En l’état actuel des choses, aucune discussion officielle ne semble engager pour tenter de régler ce différend territorial.

Le Ministère des affaires étrangères, le Ministère de l’écologie ainsi que le Secrétariat général de la Mer (sous l’autorité du Premier Ministre) tentent de déterminer l’ensemble des tenants et des aboutissants en jeu notamment en ce qui concerne la pêche, l’écologie et évidemment les hydrocarbures afin de définir la position du gouvernement français sur ce dossier.

Il reste toutefois difficile d’anticiper les conséquences des futures discussions pour la ZPE et la protection de la mer Méditerranée en général, d’autant que les explications fournies par Mr Laurent Fabius, Ministre des Affaires Étrangères, ne sont guère rassurantes à ce propos : « En matière d’exploration, d’exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles se trouvant dans les eaux, sur le fond de la mer et dans son sous-sol, la création d’une zone économique exclusive s’avérait nécessaire. »

Une seule chose est sûre, qu’importe le pays qui sortira vainqueur de ce bras de fer diplomatique, nous connaissons déjà la grande perdante, l’écologie.


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4 réactions à cet article    


  • Cassiopée R 30 janvier 2014 14:13

    Le problème est que les politiques s’en foutent des problèmes environnementaux et climatiques, ce qui comptent c’est comment faire plus de production pour faire plus d’argent.


    Même en créant une zone de protection à but écologique, les politiques n’hésitent pas à changer de chemise dès lors que l’on parle de gros sous. Le pétrole et le gaz de schiste sont à mettre au même banc, s’il y a des contributions financières importantes alors ils changeront de chemise de nouveau pour parler d’économie.

    La zone écologique n’existe plus dans ce cas, la seule question est, quel est le pays qui va se partager ce magôt ? Au niveau global, c’est le même raisonnement, quels sont mes ressources sur mon sol et à l’étranger, comment les exploiter le plus rapidemment possible pour faire des bénéfices, et pour les problèmes écologiques rien, c’est la faute à personne, c’est normal l’économie prime sur le vie, une honte les dirigeants et les médias qui dirigent cette planète. Les choses changeront de toute façon. 

    • asterix asterix 30 janvier 2014 15:53

      L’Europe, c’est le partage entre tous. Sauf lorsque les intérêts particuliers entrent en jeu. Depuis quand l’écologie citoyenne serait-elle un élément à prendre en compte ? D’ailleurs, il y a t’il des écolos à bord ? Les dirigeants verts sont tellement occupés à autre chose, le maintien de leurs leaders aux places utiles par exemple... On ne conteste pas la main qui vous nourrit, c’est couper la branche sur laquelle on est assis. Le strapontin...


      • soi même 30 janvier 2014 18:49

        Tiens comme l’UE est à géométrie variable.
         Qui d’après vous va sortir le premier de l’UE.
        Les paries sont ouverts !


        • HELIOS HELIOS 31 janvier 2014 03:18

          La France et l’Espagne n’ont qu’a aller devant la cours internationale de La Haye et poser le probleme.

          Celle ci, comme elle vient de le faire s’assoiera une fois de plus sur le droit pour sortir du chapeau une solution dite « equitable » respectant aucun interet particulier sauf les futures contestations des uns ou des autres.

          Lisez par exemple le jugement du 27 janvier dernier sur un probleme similaire entre le Perou et le Chili.

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