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Accueil du site > Actualités > Environnement > Fraudes climatiques : leçons à tirer

Fraudes climatiques : leçons à tirer

Les leçons à tirer des fraudes climatiques de toutes sortes, des plus grossières aux plus élaborées, sont de renforcer le contrôle épistémologique et déontologique du travail des climatologues. Ceci permettrait de faire fonctionner un marché climatique des prévisions météorologiques de façon profitable aux progrés des méthodes prédictives et de la science du climat. 

 UN SCANDALE A LA BOURSE CARBONIQUE

Commençons par un fait divers. La police a découvert une gigantesque fraude sur les droits de polluer au CO2.

Son principe : ne pas payer la TVA à l’achat et l’encaisser à la revente.

Cet article en explique fort bien le mécanisme.

http://www.developpementdurable.com/economie/2009/12/A3728/marche-europeen-du-carbone-fraude-incroyable-de-5-milliards-deuros.html

La tonne de CO2 est un curieux produit, un produit de type anti-économique. Ce n’est pas un bien, c’est assimilé à un toxique. Alors que la production d’un bien rapporte de l’argent, la production d’un anti-bien doit en coûter : il faut acheter le droit de le produire.

Ce droit, acheté dans des pays sans TVA peut être revendu dans des pays avec TVA, en empochant la TVA. C’est ce qui s’est passé. Quand l’Etat est volé, il pousse des clameurs.

Mais a t-il à pousser des clameurs, ou à réclamer la TVA non payée à ceux qui l’auraient payée aux escrocs ? Les « victimes » peuvent très bien avoir été des complices. Allez savoir. Il s’agit de 5 milliards d’euros, quand même.

Il est étrange que le premier réflexe soit de faire endosser le manque à gagner fiscal aux citoyens. Depuis quand les gens qui se font voler par un faux percepteur ont ils droit à des réductions d’impôts ? Je sais que la thèse est discutable, mais tout bon gestionnaire des fonds d’autrui (nos impôts) doit l’avancer avant de nous annoncer que nous sommes victimes d’un escroc.

A QUOI SERVAIT LA BOURSE CARBONIQUE ?

Mais la chose intéressante est que les transactions ont chuté de 90% après l’évaporation des voleurs dans la nature, 5 milliards d’euros en poche. La vertueuse bourse carbonique servait à 90% à fabriquer de l’argent sale. 

Voilà donc notre Science climatique et notre Science financière (vous connaissez sa fiabilité : elle finit par siphoner dans votre poche les pertes du secteur bancaire), alliées pour créer un Marché des Droits de Polluer QUI A DIMINUE DE 90% QUAND LES ESCROCS FURENT DEMASQUES.

Il y a 90% de chances, peut-êtr,e que le climat se réchauffe, mais surement que la Science climatique et financière abrite de vastes arnaques. Et quand une grosse bulle éclatera, devinez dans la poche de qui on ira chercher les sous qui manquent ? Sûrement pas dans celle des ONG climatiques, ni du GIEC ! Mais dans la vôtre, citoyen !

LE TRAITEMENT DU CLIMATEGATE

Le climategate est un scandale qui aurait dû mettre la puce à l’oreille. A la question « Les emails révélés par FOI2009 nous montrent-ils des gens honnètes ? » la réponse, malheureusement, ne peut être que non. Un marché carbonique animé à 90% par des escrocs, un GIEC peuplé de scientifiques déontologiquement malhonnètes, cela fait beaucoup de casseroles pour la vertueuse cause de la gouvernance écologique mondiale.

Les choses qui ne sont pas faites proprement pourraient l’être. Copenhague pourrait mettre en place quelque chose qui tienne debout.

VOILA DE QUOI ON AURAIT DU PARLER A COPENHAGUE

Un marché propre n’est pas seulement celui qui empêche de frauder l’Etat. Il est une exigence fondamentale de l’efficience économique. La propreté des questions financières est essentielle pour un bon fonctionnement de quoi que ce soit. Sinon, c’est fabriquer des machines à scandales. Car seule une honnêteté scrupuleuse, assurée par des moyens inflexibles, permet un fonctionnement simplement correct du marché.

Pour éviter le délit d’initiés, il devrait être interdit aux climatologues professionnels de spéculer sur le marché climatique. A fortiori, de spéculer en truquant les thermomètres. Un comité de déontologie scientifique devrait être créé, présidé par un sceptique. Une police spéciale devrait être créée pour les surveiller et rendre compte au comité. L’affaire ne peut être confiée à une lointaine Autorité des Marchés Financiers, car ce marché est celui d’un toxique et non d’un bien désiré, toxique proxy de la température. La saisie des températures doit être confiée à une organisation différente de celle du traitement et correction, elle même différente de l’analyse des séries chronologiques, qui font des prévisions en s’appuyant sur des reconstitutions du passé. Toute une organisation doit être pensée pour assurer que le marché climatique soit un marché propre.

Je verrais même bien l’UNESCO superviser le processus scientifique. C’est une agence de l’ONU, consacrée à la Science.

Qu’ont ils fait de FOI2009 à Copenhague ? Enterrer le scandale, et non prévenir de plus gros, quand ceux ci feront crever de gigantesques bulles financières dont profiteront les initiés. Ce ne sont pas des gens sérieux, mais qui vivent et profitent du sérieux, en évoquant avec gravité des drames catastrophiques. Ils l’avouent eux mêmes : ils parlent de vertu. Ces moralistes n’ont absolument rien de scientifiques. Ni de vertueux, d’ailleurs. Il faudrait plutôt parler de Tartuffes. Leur premier réflexe, à l’annonce du climategate, fut de sauver leurs fesses en se serrant les coudes. « La science proclame notre vertu, nous proclamons la sienne. »

LA VRAIE METHODE SCIENTIFIQUE QUAND IL N’Y A QUE DES CONJECTURES

C’est le système des paris. En Angleterre existe le système des bookmakers. Si je suis sur de ma prévision, je peux trouver un bookmaker qui accepte de parier contre moi. C’est une méthode qui donne l’esprit scientifique. Si les prophètes devaient mettre la main à leur poche quand ils se sont trompés, on entendrait moins de prévisions alarmistes. C’est pourquoi je suis en faveur de la création de produits dérivés sur les marchés climatiques, et je formule l’exigence fort raisonnable que ce soient des marchés propres. Les gens qui jouent au Casino ne m’ont jamais dérangé. C’est leur affaire. Ce qui est dérangeant, c’est quand ils font appel à ma solidarité citoyenne pour éponger leurs pertes. Ou quand le jeu de la prévision est truqué.

Mais si le marché récompense une prévision exacte, utile à beaucoup de gens, je ne vois pas le mal qu’il peut y avoir de s’en servir. Au contraire. Je serais peut être même le premier à y jouer, si je sais qu’il n’est pas truqué. Mais suivre les conseils de Gore, qui peut revendre en vous conseillant d’acheter, c’est de la folie. 

UNE SAINE COMPETITION ENTRE PROPHETES

Si toutes les précautions déontologiques sont réunies, alors peut commencer quelque chose de scientifiquement intéressant, c’est faisable, et même facile, mais Copenhague ne s’en occupe pas : la vente de pronostics climatiques permettant de spéculer sur le marché climatique mettant loyalement en concurrence les divers pronostiqueurs. Chaque pronostiqueur possède son modèle et il est possible de comparer l’efficience prédictive des modèles.

Les sommes en jeu constituent une puissante incitation à l’exactitude de la méthode de prévision, sans s’occuper le moins du monde de l’acceptation des thèses par des comités de lecture.

Le GIEC est alors un compétiteur comme les autres. Qu’il soit publié par Nature, lui permet de vendre plus cher ses pronostics, c’est tout. FOIA publiant FOI2009 les lui fait vendre moins cher.

Jusqu’au jour où les rapports du GIEC seront utilisés comme papier-cul, après explosion de la bulle climatique.

Le marché climatique disparaîtra sans doute de lui-même. Mais il en restera quand même de belles études scientifiques sur le climat. Tout comme la bulle de la tulipe fit d’Amsterdam le plus grand marché aux fleurs d’Europe. Une bulle propre explose d’elle même et laisse des résultats propres.

Vivent les Marchés Propres !


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7 réactions à cet article    


  • etonne 22 décembre 2009 15:33

    1)Le debut d’article est loin d’etre clair
    2) le CO2 n’est pas un toxique


    • tvargentine.com lerma 22 décembre 2009 23:02

      un tres bon article et heureusement que les chefsd’Etat se sont mis d’accord pour faire exploser en ligne cette idéologie sectaire de l’idéologie de l’écologisme imprégnait d’une culture de la décroissance source de sous-développement économique

      http://www.tvargentine.com


      • DoT. 23 décembre 2009 10:01

        Merci de mettre les points sur les i.
        Je voulais ajouter que la NASA, qui mène également des recherches sur le climat, a trouvé des résultats à quelques centièmes de degrés près de ceux du Labo cible du hacking (le CRU).


      • werther_original werther_original 23 décembre 2009 12:10

        Agora-intox ,

        je vous remet mon message , de circonstance , auquel vous n’avez pas daigné répondre sur un fil précédent :


        Pour vous , je vais faire simple et percutant.

        Imaginons que vous rentriez chez vous et que vous retrouviez toute votre famille massacrée et que les assassins ait filmé la scene.

        Imaginons aussi que , plus tard , un hacker recupere sur l’ordinateur d’un des assassins la vidéo et aussi le détail de la chose (lieu , date , nom) et par dirons nous , empathie , vous l’envoient pour que vous puissiez faire les démarches qui méneront à la vérité.

        Allez vous vraiment renier tous ces éléments sous prétexte qu’ils ont été récupéré de manière frauduleuse ???

        hein , allez sérieux, dites nous , on est curieux sur agoravox.


      • xa 23 décembre 2009 13:54


        Vincent Courtillot, géophysicien, rappelle quelques petits détails qui ennuient la version GIEC :
        - la science n’est pas démocratique, la majorité n’a pas forcément raison. Si on ne suivait que la majorité des scientifiques, les travaux de Pasteur auraient été abandonné, comme ceux des Curie, de Planck, d’Einstein, etc... Donc la démocratique version du GIEC ne tire pas sa force de son côté « la majorité dit que ».
        - en tant que spécialiste des glaces du pôle, il a posé une question : les carottes glaciaires montrent sur les temps géologiques (plusieurs milliers d’années) que le réchauffement précède la hausse du CO2 dans les couches de glaces. C’est l’inverse de ce que le GIEC annonce. Or le Giec ne répond pas à la question : cette donnée géologique est-elle prise en compte dans l’étude de la corrélation entre hausse du CO2 et hausse de la température ?
        - toujours en spécialiste des glaces, il rappelle que l’activité humaine n’a jamais atteint le niveau du siècle dernier en production de CO2. Pourtant la Terre Verte, qui fut nommée ainsi au 10eme ou 11 eme siècle en raison de sa verdoyance, est toujours couverte de glace actuellement. La température à l’époque était plus élevée que maintenant, donc que nous sortons de 6 à 8 siècles de refroidissement. Le réchauffement du 10ème siècle peut il être attribué à l’activité humaine ? Si non, les causes valables pour le 10ème siècle ont-elles été prise en compte par le GIEC ?

        Comme le GIEC ne répond pas à ces questions, vous allez surement le faire à sa place.


      • aquad69 23 décembre 2009 13:10

        Bonjour Mr Mistwood,

        un remarque qui pourrait s’avérer utile :

        le principe d’une taxe carbone parait acquis auprès des masses, et personne ne se pose la question de réfléchir à ce qu’elle signifie réellement.

        Eh bien ! C’est la première tentative historique de réaliser un vieux rêve du libéralisme :
        pouvoir enfin nous facturer l’air que nous respirons.

        Car si l’on ne parle pas -encore- de nous facturer l’oxygène dont nous avons besoin, la taxe carbone est déjà le paiement d’une sorte de retraitement de l’air, comparable aux frais de retraitement de l’eau qui représentent les deux tiers des factures d’eaux que nous payons.

        Je laisse celà à votre réflexion ...

        Cordialement Thierry


        • pingouin84k 21 janvier 2010 22:11

          @ xa

          Je vais répondre à tes questions :

          # Non la science n’est pas une démocratie... Bons nombres de scientifiques célèbres ont eu leurs travaux largement critiqués avant qu’ils soient communément admis. Tout comme eux, Roger Randall Dougan Revelle a du être (à confirmer) pris pour un phénomène de foire ! Mais qui est cet homme ? Tout simplement le père de la thèse du réchauffement climatique anthropique. Aujourd’hui très largement admise. A l’heure actuelle, la théorie d’Einstein est encore débattu par certains...

          # C’est vrai dans les temps précédent notre ère industrielle, l’augmentation du taux de CO2 suivait l’augmentation des températures de 800 ans je crois. En aucun cas il faut prendre ce fait pour un effet de cause et conséquence unidirectionnel ! Si l’augmentation de la température est corrélée avec l’augmentation du CO2 dans l’air, ça veut pas dire que l’augmentation du CO2 dans l’air n’est corrélé avec l’augmentation des température.

          # En effet au 10ème siècle il apparait que la température en Europe et Atlantique Nord était plus élevé qu’aujourd’hui. Ce qui ne surprend pas le fait que le Groenland était boisé. Ce n’est pas l’activité humaine de l’époque qui a causé ces températures. Ce serait d’après ce que j’ai pu lire l’oscillation nord atlantique (mais j’y connais rien sur le sujet, donc je n’irai pas plus loin). Ta question reste légitime, est ce que le GIEC prend ce phénomène en compte dans leur modèle ? J’ai pas la réponse désolé...

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