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Accueil du site > Actualités > Environnement > Fukushima ou le drame du Titanuke

Fukushima ou le drame du Titanuke

Le parallèle est tentant, presque évident.
Le Titanic, plus grand paquebot jamais construit à son époque, avait la réputation d'être insubmersible. Au point que les moyens de sauvetage comme l'organisation en cas d'urgence ont été baclés. Et jamais on aurait imaginé de tels icebergs en cette région de l'Atlantique, en plein mois d'avril.
Arrogance technologique et déni de phénomènes naturels se retrouvent dans le drame de Fukushima.

Un siècle s'est écoulé pourtant entre ces deux évènements. Et l'on ne saurait trouver chez un Thomas Andrews le seul responsable de cette catastrophe, tant le domaine du nucléaire concerne de monde, implique de responsabilités multiples.

Le nucléaire justement, a essuyé les plâtres de ce qu'on appelle l'Assurance Qualité. C'est d'abord dans ce domaine qu'on a petit à petit contraint les artisans, souvent des Compagnons, en France, à travailler avec du papier, des traces écrites, des procédures, des procédures de procédures...

Et la chasse au défaut, à la panne, à la défaillance a fait dans ce domaine l'objet des plus grandes attentions. Le principe est assez simple : D'une part, répondre systématiquement à un problème constaté par une mesure visant à éviter le problème une nouvelle fois, et d'autre part mettre en face de chaque scénario plus ou moins catastrophique des garanties que le scénario ne se produira pas, en proportion adaptée.

On appelle ça l'analyse de risques, et c'est le pilier de la sureté en général et de la sureté nucléaire en particulier. C'est essentiel de bien comprendre ça car c'est notre seule assurance d'être protégé d'une catastrophe planétaire.

En simplifiant : Face à un scénario "gênant", on met en place une petite parade, une "sécurité" pour éviter que ça se produise ; face à un scénario grave, on mettra en place une ou plusieurs sécurités sérieuses ; et face à un scénario catastrophe, on mettra en place suffisamment de garanties pour que ce scénario soit de probabilité... "presque nulle".

Pour avoir longtemps pratiqué ce genre d'exercice, je sais que la véritable sécurité ne se réduit pas à respecter à la lettre les normes et les procédures en vigueur. Elle est fortement dépendante de qui s'en occupe, bref le facteur humain a malgré tout une place centrale. D'autant plus que l'Analyse de Risques a souvent pour vocation prioritaire (plus ou moins avouée) de constituer une protection juridique en cas de pépin...

Il s'agit dans cet exercice d'être compétent, imaginatif et intellectuellement honnête.

Compétent pour connaître un domaine au delà de ce que le règlement impose, c'est à dire savoir anticiper et avoir une parfaite conscience des limites du savoir, justement, ce qui suppose un sacré niveau d'expertise.

Imaginatif pour prévoir tous les scénarios possibles, ce qui suppose faire intervenir des "esprits" très différents, des profils diversifiés selon les métiers, les niveaux de formation et de responsabilité. Les candides sont alors les bienvenus pour leur capacité de recul et à exercer un regard vierge de tout formatage.

Quant à l'honnêteté intellectuelle, elle est bien sûr très subjective. Mais disons qu'elle nécessite pas mal de ténacité et d'humilité, ce dont on ne fait pas toujours la démonstration dans le cadre concurrentiel d'une carrière professionnelle...

Et c'est justement sur chacun de ses trois points que le nucléaire a de larges, de très larges failles. Des failles liées spécifiquement à la nature "sensible" de ce domaine :

Que peut-on savoir d'un scénario qu'il nous est interdit de tester ?


Il s'agit bien là d'un problème de compétences. Au delà d'un certain seuil calamiteux, il n'est pas possible de produire volontairement un accident nucléaire. Tout repose alors sur des calculs, des conjectures, ce qui en soit ne pose de problème que si l'on ne croit pas en la Science. J'y crois disons un peu, suffisamment pour ne pas voir ici la principale faiblesse du système. Mais cette limitation du champ expérimental nous oblige à voir les choses de manière binaire. Ça marche, ou ça ne marche pas. C'est un univers décidément très... quantique. L'analyse d'une défaillance avérée nous en apprend beaucoup plus sur un phénomène que la simple constatation que le bidule marche. Ça apporte un peu d'analogique, d'intuition et aide à mieux appréhender nos prévisions. Les gros avions de lignes, eux-mêmes le fruit de compétences importantes, font quand-même l'objet de quelques crash-tests. Desquels ne dépendent pourtant "que" quelques centaines de vies.

Privé des infinies possibilités de l'expérience, le monde du nucléaire n'a pas conscience des véritables bornes au delà desquelles tout l'édifice intellectuel s'écroule. Et l'on se retrouve à refroidir avec de l'eau de mer une enceinte dont la principale vocation est d'être... isolante. Et à prier pour que l'enceinte reste close pour éviter une catastrophe, tout en priant pour qu'elle ne reste pas close pour éviter une catastrophe équivalente. On n'a jamais que les canots de sauvetage que l'on jugeait nécessaires en quittant le port.

Comment être imaginatif à huis-clos ?

J'insiste sur ce point pour l'avoir constaté, prévoir avec exhaustivité les scénarios de panne nécessite un brainstorming dont le succès dépend de la diversité du groupe, au point que le novice apporte souvent la pièce manquante.

Or il n'est pas de domaine plus consanguin, plus fermé que le domaine du nucléaire, pour des raisons de sécurité justement. Et on aura beau réunir dix Nobel de physique autour d'une table, un problème de maçonnerie attendra un maçon pour être résolu.

Pendant mes études (fin 80), je me souviens d'une visite dans une centrale nucléaire (le sujet était l'Assurance Qualité...) au cours de laquelle on pouvait voir nos hôtes réagir avec un réflexe pavlovien de ricanement, à chaque fois que l'on tentait une critique de l'énergie nucléaire. Comment peut-on raisonnablement penser qu'une analyse de risque puisse être menée dans de bonnes conditions lorsque dans un groupe, l'atome est passé de la réflexion scientifique à la foi du charbonnier ? Le slogan des années 70 "Énergie nucléaire, énergie totalitaire" semble avoir quelques fondements...

Comment évaluer l'inimaginable ?


Évaluer un risque suppose qu'on puisse le concevoir, en appréhender la dimension. On imagine sans peine le déraillement d'un train, plus difficilement une guerre civile, encore plus difficilement un conflit de plusieurs décennies. On compte les morts, les invalides, les milliards perdus. Mais comment faire preuve d'honnêteté intellectuelle si l'on parle d'un drame s'étendant sur plusieurs siècles ?

A quel moment peut-on dire : "J'ai pesé ce scénario, il affecterait une centaine de générations, mais il suffit de prendre cette liste de précautions pour avoir l'esprit libre et bien dormir la nuit". Là, rationaliste ou pas, j'ai comme un doute, un gros doute. Il semble bien que face à certains scénarios, certaines hypothèses, on soit sorti depuis bien longtemps des limites entre lesquelles le raisonnement de départ est encore valable.

Et il ne s'agit plus de rajouter quelque garantie que ce soit, comme nous allons le voir effectuer dans le parc nucléaire de la planète pour rassurer les populations (et enrichir encore plus les fournisseurs du nucléaire...). Il s'agit de mettre en cause tout l'édifice.

Car contrairement à ce qui se passe lorsqu'il y a un accident, et que l'on apporte une mesure complémentaire pour en éviter un nouvelle occurrence, les trois points que j'ai cité n'ont aucune chance d'évoluer dans le domaine du nucléaire :

  •  notre connaissance sera toujours limitée par les dangers de l'expérimentation,
  •  le nucléaire sera toujours un domaine sensible et donc clos, sans regard neuf,
  •  on ne saura appréhender certains scénarios que lorsqu'il sera trop tard.

Et on est en droit de demander aux "milieux autorisés" de bien vouloir cesser de jouer aux... Maîtres du Monde.

http://liger.amsud.net/


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43 réactions à cet article    


  • JL JL 6 avril 2011 09:33

    Bonjour Liger,

    j’ai lu avec intérêt cet article, et notamment ce que vous dites :

    « Pendant mes études (fin 80), je me souviens d’une visite dans une centrale nucléaire (le sujet était l’Assurance Qualité...) au cours de laquelle on pouvait voir nos hôtes réagir avec un réflexe pavlovien de ricanement, à chaque fois que l’on tentait une critique de l’énergie nucléaire. »

    le meilleur commentaire qui me vienne à l’esprit est cette citation :

    « C’est l’orgueil qui fait le sophiste, la bonne foi fait le savant. » (Joseph Joubert)


    • platon613 11 avril 2011 10:06

      Cette vidéo va vous intéresser...

      Fukushima : Voyage dans la région de la mort

      Deux japonais très courageux, armés d’un compteur Geiger, font un voyage dans la région interdite autour de la centrale nucléaire de Fukushima. Scènes fantomatiques et niveaux élevés de rayonnement sur la route conduisant au réacteur nucléaire.- Le Japon a décidé ce matin d’élargir la zone d’évacuation à 30 km.

      www.news-26.com


    • denisrun 6 avril 2011 10:11

      Bravo pour l’article !
      Il sera maintenant difficile de nier qu’il y a toujours un risque, et quel risque, j’immagine pas ce qui ce passerait si un avion tombait sur les 930 000 tonnes de déchets radioactifs de la Hague.
      J’ai un amis ancien militaire qui m’a confier qu’il y avait de quoi faire péter tout l’hémisphère dans les stocks de l’armée au même endoit...
      On fait quoi maintenant ?


      • gaijin gaijin 6 avril 2011 10:27

        tout a fait d’accord
        l’histoire du Titanic est emblématique d’une attitude héritée du 19éme siècle : 
        de petits hommes orgueilleux qui se prennent pour des dieux au volant de leur grosses machines ensuite il suffit d’aller de plus en plus vite dans l’intérêt des actionnaires.
        on peut voir cette image dans de nombreux domaines par exemple en économie a la rubrique bulle économique et crise financière


        • Antar Ibn Chaddad 10 avril 2011 03:41

          c’est ce que j’appelle tout simplement ; le vouloir péter plus haut que con cul de l’égocentrique !


        • denisrun 6 avril 2011 10:32

          j’en rajoute une couche extraite du site greenpeace suisse :
          ...la fameuse « étude KiKK »...prouve en effet que les enfants résidant dans un rayon de cinq kilomètres autour d’une CN courent un risque deux fois plus élevé de contracter la « leucémie » que les enfants qui habitent plus loin...


          • slipenL’air 6 avril 2011 10:57

            Il faut le voir pour le croire ou plutôt l’entendre (hallucinant)

             Jean PETIT, institut de protection de sécurité nucléaire.(sous directeur)

            Il donne son opinion sur la catastrophe et le nombre de morts officiels

             par rapport au nombre de morts évalués dans les journaux.

            Il rassure l’opinion :"un tel accident en France....que nenni toutes

            les dispositions sont prévues...."

            Lien :29/04/1986 - 06min44s

            on ne sais pas ce que pense son directeur smiley

            Avec le recul ça fait tout drôle et il y en a actuellement
            qui continu a raconter ce genre de choses avec de petites
            variantes ça et là......même sur avox il y en a plein


            • Antar Ibn Chaddad 10 avril 2011 03:47

              il doit avoir les pattes bien graissées le petit sous chef !


            • Alioscia 6 avril 2011 10:59

              Belle approche, cela fait plaisir de voir autre chose qu’un appel aux peurs et aux instincts...

              La conclusion plutot pessimiste (en même temps la parano et le pessimisme sont, ou si ce n est pas le cas, devraient etre la seule approche dans ce domaine) m’embette un peu. Peut etre par idéalisme ou par naiveté je suis amené à penser que si l’on mettait de coter certaines attitudes du « on se fait de la thune et il ne faudrait surtout pas que quelqu’un d’autre en profite » et si le monde acceptait une chose : le nucléaire ne devrait pas avoir de frontières, ca devrait être une industrie « mondiale » dans le sens que tout le monde travaille ensemble et non pas chacun de son coter pour améliorer ce secteur, pour le rendre comme vous dites « intellectuellement honnête ». Enfin en soit si l’on donnait les pleins pouvoir à l’AIEA et si l’on enlevait le droit des états de donner de l’argent si et seulement si on joue selon les règles qui les arrangent ca permettrait peut être d’ouvrir suffisamment le secteur sans en compromettre la sécurité pour en améliorer la sureté. 2000 personnes travaillent à l’AIEA, ils sont de toutes nationalité et de domaines très differents. Ils sont justement capables, si on leur en laisse l’occasion, de mener des brainstroming efficaces et de mettre le doigt sur des failles, assez moches à voir, mais qui en soit une foi identifiées clairement pourraient être réduites.

              J’aimerais aussi préciser que, si l’argent suit, certaines expériences « extrêmes » peuvent être menées, certes on ne s’amuse pas à faire sauter les centrales pour voir ce qu’il se passe.
              Mais par exemple concernant les scenarii de fusion du cœur et d’étalement il me semble que le projet RASPLAV pour ne citer que lui était une expérience taille réelle d’étalement et de refroidissement de corium mélangé a du béton sacrificiel.
              http://www.oecd-nea.org/jointproj/rasplav.html

              Mais il est vrai en tous cas que pour changer cet état des choses il faudra beaucoup d’honnêteté, d’autocritique, de remise en question, d’étude du système dans son ensemble... beaucoup ou peut être trop... Entre ces deux positions (l’une pouvant changer beaucoup de choses si l’on parle de beaucoup d efforts l’autre laissant les choses en l’état si l’on parle de trop d’efforts à faire) ce sont les leçons tirées de Fukushima par le monde et l’industrie nucléaire qui feront la différence.

              En tous cas cela fait vraiment plaisir de lire des articles sur un ton moins polémique et manipulateur que ce qui circule majoritairement sur le net en ce moment.

              (Pour la hague il faudrait mettre des batteries de missiles...mais ca ferait desordre sans doute)


              • alberto alberto 6 avril 2011 11:34

                Bonjour,

                Excellent article qui exprime bien les limites de « l’analyse des risques ».

                Il serait par ailleurs intéressant de démontrer comment fonctionne « l’apaisement »

                Je m’explique : si vous observez les médias, ce dont je ne doute pas, vous aurez constaté qu’une cohorte de journalistes sont désigné pour présenter au bon peuple des « experts » dont le rôle sera « d’apaiser » les inquiétudes légitimes du bon peuple.

                Vous trouverez dans les journaux, à la radio, à la télé, une foultitude de ces interviews bidonnés où la conclusion sera (presque) toujours la même : dormez en paix braves gens, car ce qui se passe là-bas ne peux pas arriver chez nous car ici nos installations sont différentes, et bla bla bla etc...

                Bien sûr, l’expression est moins brutale et mieux formatée que le ci-devant Pr. Pellerin de sinistre mémoire (bonjour les cancers de la thyroïde) mais les conclusions sont les mêmes : circulez, y a rien à voir.

                Voir à ce sujet les interrogation de la CRIIRAD sur les rétentions d’informations qu’exercent les gouvernements et particulièrement le notre sur ces questions !

                Bien à vous.


                • Krokodilo Krokodilo 6 avril 2011 11:58

                  La France, la GB et la Russie ont déjà balancé des produits radioactifs dans l’océan, bidons de déchets, sous-marins nucléaires mis au rebut.


                  • joletaxi 6 avril 2011 12:29

                    Comme toute analyse, elle « braque le projecteur » sur certains aspects de comparaison, que l’on présente comme évidents,mais qui sont un peu moins vrais si l’on fouille un peu.


                    Vous dites
                     :Les gros avions de lignes, eux-mêmes le fruit de compétences importantes, font quand-même l’objet de quelques crash-tests. Desquels ne dépendent pourtant « que » quelques centaines de vies.


                    rien n’est plus faux.
                    Si à une époque, on testait en vraie grandeur, en faisant essuyer les plâtres au pilote d’essai, il n’en est plus de même aujourd’hui .Les nouveaux modèles d’avion bénéficient d’une foule de tests par simulation modèlisée,les composants sont eux-mêmes validés toujours par ordinateur,à tel point que pour un nouvel avion, c’est finalement l’ordinateur qui décide de la configuration de vol optimale.Les nouveaux bombardiers B1 US, seraient incapables de voler sans l’assistance des ordinateurs eux-mêmes programmés en fonction des caractéristiques de l’avion « testées » par simulation.
                    Il en est devenu de même pour tous les domaines.Si les constructeurs automobiles pratiquent encore le crash test,c’est pour avoir une validation légale des performances déjà testées par simulation.
                    On voit donc que dans les domaines les plus pointus, on arrive à avoir une bonne connaissance des éventuels implications d’un accident.
                    Ou je vous rejoins, c’est sur le facteur humain.On constate que dans le domaine de l’aviation par exemple, le facteur humain est prépondérant dans la genèse des accidents.
                    Et Tchernobyl reste l’archétype de la défaillance humaine.
                    Mais si vous analysez les autres accidents nucléaires,ils ont tous été maîtrisés,et ont permis un retour sur expérience.A noter que c’est souvent encore les éléments les plus prosaïques des centrales qui sont à l’origine des accidents devenus nucléaires.
                    Et Tchernobyl prouve au moins une chose:même avec les pires erreurs,avec un matériel le plus dangereux, et avec une gestion de crise lamentable,on en est pas à la disparition de l’espèce humaine.D’ailleurs, avec tout ce que l’on a fait « péter » pendant 2 décennies joyeusement un peu partout, on devrait être morts depuis longtemps.
                    Et ,au risque de faire hurler tous les « bouffeurs » du capitalisme exterminateur jouant avec le devenir de l’humanité en continuant à promouvoir le nucléaire pour toujours plus de profits(il est bien connu que tous les ingénieurs de par le monde,travaillant dans la chimie, le pétrole,les engrais, les pesticides etc, n’ont qu’un but, exterminer leurs semblables), l’accident de Fukujima nous apprend une chose :
                    Une vieille centrale, de technologie dépassée,selon certains mal entretenue,subit un séisme majeur, un tsunami millénaire, des explosions à répétition, et est toujours debout,et du personnel qualifié, avec grande prudence pour leur santé, travaille d’arrache pied dans le chaos que l’on imagine,à maîtriser une dégradation grave.
                    Pas loin de là, une raffinerie a explosé suite au séisme, faisa,t une quarantaine de morts, un barrage a cédé faisant 8 morts,mais cela est normal.Comme l’erreur d’appréciation du tsunami par les autorités qui a fait 27.000 morts est acceptable, ce sont les aléas naturels.

                    Il y a là un tel fossé dans le traitement de ces événements par les gens opposés au nucléaire ,entre l’énormité de la catastrophe naturelle,acceptée comme faisant partie du risque « normal »et tout à fait imprévisible, et le risque technologique mal maîtrisé qui en découle, qui lui serait du au progrès dévoyé par les intérêts mercantiles,que d’une certaine façon, cette exploitation prend un côté opportuniste très désagréable


                    • Mariedes 6 avril 2011 14:16

                      Vous évoquez la pertinence des applications numériques pour décider ce qui est bon de ce qui ne l’est pas ou la fiablité des modéles mathématiques qui nous feraient croire que tout est maitrisé sans l’intervention humaine.
                      Je vous assure que dans l’un ou l’autre domaine, c’est pourtant bien l’homme qui conçoit et développe les applications numérique, les modèles mathématiques , ... et qui finalement décide.
                      Et parfois, il se trompe ... Sacré facteur humain.


                    • joletaxi 6 avril 2011 15:18

                      Si vous avez lu, je crois avoir parlé du facteur humain non ?


                      Pour ce qui est des simulations informatiques,les modèles actuels sont le fruit des validations antérieures,toujours améliorés.Un avion vole ,en simulation, et parce que nous avons beaucoup progressé, il vole également dans la réalité.
                      Quand vous passez sur le pont du Gard, vous ne pensez pas:Oh mon dieu, et si le logiciel qui a validé le profil était faux, vous faites confiance.
                      Le plus curieux,c’est que la plupart ici font la plus grand confiance aux simulations climatiques ,qui nous promettent les pires « poele à frire »,alors que ces modèles ne sont validés par rien, et divergent entre eux .que de plus ils ne reposent sur aucune donnée réelle, mais que quand on propose une étude concernant le nucléaire, on crie au fou.
                      Les gouvernements sont prêts à ruiner nos sociétés sur base de ces « allégations » mais mettent en doute les travaux des concepteurs de nos centrales qui fonctionnent depuis 40 ans.
                      Il y a là un phénomène curieux que je m’explique mal, sinon par une attitude paranoïaque vis-à-vis de l’atome.
                      Les seuls accidents mortels en France de radioactivité avérés(on peut toujours prétendre que les poissons du Rhône ont 2 têtes) le sont en milieu médical.pourtant je n’entends personne demander la fermeture de ces services ?
                      Je sui ulcéré de voir comment sont traités ici les gens qui font fonctionner cette société que vous décriez mais dont vous profitez sans réserve.
                      lors de Deepwater, j’ai lu ici les pires insanités à propos de gens compétents,qui tous les jours prennent des risques calculés, parfois au péril de leur vie(11 morts tout de même) sans lesquels vous comme moi, ne serions pas en train de nous « accrocher »sur internet entre autre

                    • Mariedes 6 avril 2011 15:38


                      Vous mélangez tout ...

                      Je ne fait que mettre en évidence vos contradictions.


                    • joletaxi 6 avril 2011 15:46

                      Je crois surtout qu’il vous est difficile d’admettre des réalités que vous avez sous les yeux.



                    • Liger Liger 6 avril 2011 20:22

                      On a pu éviter les crash-tests à partir du moment où les modèles de simulation ont été suffisamment étalonnés et validés, en effet. Même s’il me semble globalement impossible de prévoir le mouvement d’un siège après rupture de la carlingue en plusieurs morceaux. Disons qu’on a probablement davantage réduit la probabilité d’un crash que limité ses conséquences.
                      Car la simulation des phénomènes non linéaires, voire des chocs, reste très fragile dans la mesure où les conditions initiales sont elles-mêmes hasardeuses.

                      Mais il y a un point qui fait de la catastrophe aérienne un évènement mineur par rapport à un accident nucléaire : C’est le temps que les conséquence se feront sentir.
                      Et là-dessus, il faut être tout à fait honnête : On n’en sait rien.
                      Car même si l’on connait la durée de vie d’un produit radioactif X ou Y, c’est probablement la dilution naturelle, ou l’absorption par la biomasse qui déterminera la véritable constante de temps. Un peu comme pour le CO2...
                      Et face à une telle inconnue, s’opposeront toujours ceux qui sur-estimeront ce temps et ceux qui le sous-estimeront. Le genre d’affrontement qui nous éloigne de la sagesse, et d’un solide et salutaire compromis.

                      Mais revenons à l’article : Ce qui à mon avis est le plus propre à tout remettre en cause, c’est que pour les trois points que j’ai cité, on ne peut espérer de progrès. C’est à dire qu’on reste en dehors des modèles d’apprentissage propres à chaque nouvelle technologie.

                      Dans ces conditions, et dans la mesure ou il y a de plus en plus de réacteurs, pour un temps croissant, on connait parfaitement l’asymptote :
                      L’accident n’est même pas risqué.
                      Il est certain.


                    • Salade75 6 avril 2011 21:14

                      Le nucléaire me fait toujours penser à la blague du type qui se jette du haut du building et qui, en passant à chaque étage, commente à ceux qui le voient tomber : jusque là, ça va !
                      Sauf que là, on tombe tous !


                    • joletaxi 7 avril 2011 11:12

                      Où avez-vous vu que les constructeurs d’avions font des simulations de crash de leurs appareils ?

                      Les simulations ne sont là que pour valider des concepts de vol et de problèmes pour maintenir l’avion en l’air.Aucun avion n’est étudié pour s’écraser par terre, et encore moins pour protéger ses occupants au cas où cela arriverait.
                      Par contre , les constructeurs automobiles prennent en compte cet aléas et étudient les voitures pour tenter d’assurer la meilleure protection possible en cas de choc,et dans ce domaine, les plus grands progrès ont été réalisés grâce aux modèles informatiques.
                      On voit donc bien que ces progrès peuvent apporter une contribution majeure au domaine auquel il sera appliqué.

                      Vous dites, les conséquences ne sont pas les mêmes dans la durée.
                      Encore une fois ,vous prenez Tchernobyl comme (mauvais )exemple.
                      Connaissez-vous beaucoup de régions, à part au pays de la dictature du prolétariat, où l’on a laissé à l’abandon des régions entières ?

                      Et citer le CO2 relève sans doute de la plaisanterie du second degré....

                      Et vous avez raison de dire que l’accident est certain:la preuve Fukujima où se produit l’aléas naturel millénaire.
                      Mais depuis toujours nous sommes confrontés à cette problématique et notre meilleure réponse est de nous y préparer.
                      Dans ce cas-ci, visiblement,bien que l’importance de cet événement naturel majeur a du « sonner » les japonais, ce que l’on constate , c’est une absence de stratégie ,une « torpeur » dans le chef des autorités, qui ont subi, plutôt que mettre en oeuvre tous les moyens possibles, y compris l’armée, dans les premières heures de la catastrophe,ce qui aurait évité d’aggraver le désastre.



                    • Hulk 22 octobre 2011 14:34

                      Ceci est un test.


                    • easy easy 6 avril 2011 12:55

                      Ca fait plaisir de lire quelque chose qui ne relève pas de l’esbrouffe.

                      Vous avez, de manière fort concise, fait le tour de la question sécuritaire.
                      J’ajouterais un point que j’ai constaté.

                      Plus on est dans une machine réputée de haute technologie, plus les considérations de garage à vélo ou de placard à balai sont méprisées.

                      J’ai régulièrement vu des cas où un sous-sous-sous fifre du nettoyage se plaignait à son chef, de la présence de musaraignes, de limaces, de furets...Le sous-sous fifre, se sentant très ridicule de déranger des responsables importants pour si peu, hésite même à glisser l’info en fin de réunion, quand les docteurs sont déjà en partance vers quelque autre importance. Et finalement personne ne voyant le moyen de se faire mousser en parlant de la présence de rats ou de cafards, le problème est zappé.

                      Or la présence de bestioles dans des endroits où elles n’ont pas été prévues provoque toujours d’incroyables pannes.

                      Dans un hôpital parisien, plusieurs mois après la rénovation des combles, il y a eu une série de pannes. On a passé un temps fou à tout recontrôler. Mais on considérait toujours que les câbles passés derrière les cloisons étant entiers, sans jamais de raccord, ils étaient forcément OK. Ce n’est qu’après avoir absolument tout retourné dans tous les sens qu’on s’est décidé à démonter les cloisons. On a alors découvert un problème qu’on n’avait pas du tout imaginé. En montant les cloisons trop rapidement, les plaquistes avaient enfermé des rongeurs qui, affamés, s’étaient jetés sur les gaines des câbles, provoquant toutes sortes de courts-circuits aléatoires ou permanents.


                      • Liger Liger 6 avril 2011 21:19

                        C’est aussi ce que j’ai pu constater, ce témoignage est tellement dans le réel, merci.
                        Les quelques grands esprits que j’ai eu la chance de rencontrer avaient tous tendance à s’amuser davantage avec le « petit personnel » qu’avec d’éminents collègues.
                        Malheureusement, ce genre de profil apparait rarement dans le top50 des stars de la Science, et encore moins dans la caste des décideurs. D’abord parce qu’ils n’en ont rien à cirer...


                      • tchoo 6 avril 2011 13:02

                        A propos du scénario non testé : les scénarios théorique définie par la chimie nucléaire sont tout de même plausible.
                        Chaque scientifique connait les conséquences possibles d’une telle utilisation de l’atome.

                        Le problème vient de l’homme qui se croit toujours plus fort que la nature (alors que la science devrait le conduire à l’humilité) et qui utilise à mauvaise escient les calculs de probabilité.

                        Avoir la malchance de voir un réacteur fusionner, de 1 sur plusieurs millier ou million n’a jamais voulu dire que cela ne pouvait pas arriver, juste de justifier de ne pas d’en prémunir (cf la hauteur des digues de la centrale du blayais avant 1999)


                        • Hadj Ahmed 6 avril 2011 13:52

                          Excellent article et je pèse mes mots merci.

                          Juste une question je pensais que l’analyse de risques se faisait toujours en comparatif de deux situations, deux itinéraires etc. Ce que vous dites notamment sur l’analyse de scénarios évoque plus pour moi, une étude spécifique des dangers.


                          • Giordano Bruno 6 avril 2011 14:03

                            Vous écrivez : « Les candides sont alors les bienvenus pour leur capacité de recul et à exercer un regard vierge de tout formatage. »

                            Je suis candide. Que dois-je faire pour apporter ma contribution ?

                            Merci


                            • Vilain petit canard Vilain petit canard 6 avril 2011 14:45

                              Vous avez tout à fait raison. Comme on ne peut provoquer un crash nucléaire « pour voir », pour le prévenir on est bien obligé de l’imaginer. Et on demande ça pile aux gens qui trouvent justement que c’est... inimaginable  ! Et en plus, ces gens-là sont ceux qui prennent « le peuple » pour des cons. C’est foutu d’avance.


                              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 6 avril 2011 15:10

                                Bonjour, article au ton humain,

                                " J’insiste sur ce point pour l’avoir constaté, prévoir avec exhaustivité les scénarios de panne nécessite un brainstorming dont le succès dépend de la diversité du groupe, au point que le novice apporte souvent la pièce manquante. " La vérité sort souvent de la bouche des enfants qui ne naissent pas hypocrites et menteurs.

                                reconnaissons le, nous sommes souvent novices et même nos hommes politiques mêmes ministres, y compris les experts qui sont novices en matière de mécanique ou de chimie...

                                NUl doute qu’un vrai débat, proposé au citoyen électeur et contribuable de l’époque à la place du cordon de crs ensuite, aurait ouvert d’autres portes bien plus sécurites, bien moins totalitaires, ni tentaculaires, ni centralisatrices que la filière nucléaire civile. Tout l’intérêt du novice dans ce genre de débat, c’est qu’il n’apporte pas que critiques mais aussi solutions issues d’une véritable culture alternative ignorée volontairement de ceux qui sont contre le dialogue parce que soumis au pouvoir totalitaire pour la pensée individuelle.

                                D’autres principes souvent bien plus simples et plus localisables tels le photovoltaïque, inventé en 1879 lié à l’éclairage basse tension, et thermique pour chauffer l’eau et même portable pour équiper la deuxième voiture du couple familial.

                                Recomptez les centaines de milliards, les milliers de milliards d’euros investis dans le nucléaire civil et indirectement militaire et leurs bavures respectives et imaginez l’état de la filière renouvelable à l’échelle planétaire, cela vous apportera une certaine vision de la paix qui pourrait régner sur la planète en ce début de millénaire et d 21ième siècle...


                                • easy easy 6 avril 2011 21:22

                                  Bonsoir LS

                                   ’’’’’’’ reconnaissons le, nous sommes souvent novices et même nos hommes politiques mêmes ministres, y compris les experts qui sont novices en matière de mécanique ou de chimie... «  »«  »« 

                                  Ca me rappelle quelque chose d’étrange.

                                  Chaque fois qu’en bon prométhéen j’inventais un bidule, même quand le produit répondait à une demande qui m’avait été formulée du genre »Easy au secours, insonorisez-moi cette imprimante", j’épouvais une sorte de doute au moment de la livraison de l’objet. J’avais besoin qu’une personne non techniquement compétente, un politique par exemple, valide l’intérêt de mon invention, en dise du bien.

                                  Peut-être que d’autres inventeurs sont plus convaincus ou moins complexés et n’ont pas besoin du visa d’incompétents mais pour moi c’était indispensable.


                                  Quand on est vraiment compétent sur une machine, on en connaît trop bien les limites et faiblesses, on ne peut donc pas en être complètement fier. On a besoin qu’un incompétent nous dise que c’est super pour se convaincre que les imperfections du bidule sont mineures par rapport aux avantages que les consommateurs y trouvent. 

                                  C’est sans doute pour cela que quand il avait été proposé aux inventeurs et industriels d’être présentés par des politiques lors d’inaugurations ou d’expositions universelles, ils avaient trouvé l’idée géniale. 

                                  Combien d’industries doivent leurs démarrage fulgurant à des discours emphatiques de politiciens n’y connaissant rien de rien. 

                                  L’incompétent est l’indispensable idiot d’une industrie, à condition qu’il fasse de beaux discours et sache inventer la transcendance autour d’un objet. Les fils de pub, sont de ces idiots utiles parce qu’ils savent bien parler de ce qu’ils ne connaissent pas, surtout de ce qu’ils ne connaissent pas. 




                                • Kakapo Sam Lowry 6 avril 2011 17:29

                                  Il existe aux États-Unis, l’INL. Dans l’Idaho, dans une zone désertique, les Américains ont construits les prototypes de différents réacteurs : sous-marins, porte-avions, ainsi que différents types de réacteurs « civils » (dont des surgénérateurs). C’est là qu’ils ont testé, contrôlé, poussé aux limites, conçu des procédures. Ils ont dû tout inventer, imaginer (à partir de rien). Eh bien, une fois tout cela fait, Ils se sont « amusés » à en faire « péter », pour voir ce que ça pouvais donner (2 ou 3, je crois). C’était, certes, de « petits » réacteurs d’essais, pas des monstres de plusieurs centaines de mégawatts

                                  Sinon, les concepteurs de centrales se sont rendus compte qu’à force d’intégrer des systèmes de sécurités de plus en plus nombreux, au lieu de renforcer la sécurité, avaient fragilisé l’ensemble. Trop de complexité (en gros, trop de tuyaux partout), trop de risques de défaillances et de pannes. C’est une des justifications de la construction des REP.

                                  Il est sidérant de voir à quel point nous nous trouvons démunis une fois que les problèmes surviennent. Il faut surement y voir là, l’origine de la crise de confiance envers la modernité.


                                  • Kakapo Sam Lowry 6 avril 2011 17:45

                                    J’aurais du dire :

                                    Il est sidérant de voir à quel point nous nous trouvons démunis une fois que les problèmes surviennent. Il faut surement y voir là, l’origine de la crise de confiance envers la notion de progrès.

                                    J’ai oublié l’essentiel : article très intéressant, qui invite à la réflexion.


                                  • Tuscany 6 avril 2011 18:07

                                    Le Titanic a coulé juste, le Japon ne fait pas couler, mais peut détruire des millions de personnes.
                                    By Tuscany


                                    • Zangao Zangao 6 avril 2011 19:24

                                      A ceux qui défendent le nucléaire, une catastrophe nucléaire c’est des zones entières inhabitables pour des décénies et des gens malades sur des générations...........

                                      Celà suffit a bannir cette énergie mortifère.


                                      • denisrun 6 avril 2011 20:19

                                        Cet horrible drame à le mérite de nous posé les questions :
                                         « est-ce bien raisonnable de vivre comme on vie ?
                                        Avons nous besoin d’autant de matériel , de gadgets, de voitures ? »
                                        J’ai personnellement dans mon foyer, 2 voitures,1 moto, 3 ordis, 3 téléphones,7 vélos, une cave a vin, trois perceuses, toute sorte d’ustensiles de cuisine....Et pourtant je n’est pas l’impression d’être un taré de la consommation, je suis juste embarqué dans un système qui me semble impossible a maitrisé.
                                        Je ne peux que constater mon échec et celui du monde à vivre simplement.
                                        Je pense que l’homme n’est pas devenu homme pour tout casser autour de lui.Nous devrions, avoir comme tout être vivant, envie de vivre et nous reproduire en préservent notre environnement.
                                        La terre, on en a qu’une et si on fait gaffe on devrait pouvoir vire longtemps dessus.


                                        • tinga 6 avril 2011 20:20

                                          Merci pour l’article, clair et concis. Le nucléaire repose sur un pari totalement insensé, pour la question de la gestion des déchets, je me souviens très bien au début du nucléaire, nos experts ricanaient en disant qu’il seraient résolu à l’horizon de 10 où 20 ans, on sait ce qu’il en est... laisser des produits radioactifs qui devront être surveillés pendant plusieurs millénaires relève de l’escroquerie pure et simple, on pourrait dire que l’industrie nucléaire est aux mains de crétins, ce qui n’est guerre rassurant. 

                                          Les accidents sont par nature imprévisibles, la sécurisation des centrales nucléaire est simplement incompatible avec nos logiques économiques. On ne sait ce qu’il adviendra pour Fukushima, le nombre des morts ne sera de toutes façons pas mesurable, ils seront « dilués » comme la radioactivité dans l’océan, ce dont on peut cependant être sur, c’est que ce ne sera pas la dernière catastrophe, nos sociétés sont en profond déclin, encore une incompatibilité pour la sécurité de nos centrales vieillissantes que nous pousserons jusqu’au bout, crise énergétique oblige.
                                          Le XXIème siècle sera celui des mutants ou ne sera pas. 

                                          • herbe herbe 6 avril 2011 20:24

                                            Merci beaucoup pour cet article qui alimente la réflexion !

                                            Quand on parle gestion des risques il y a aussi le volet assurance, à ce sujet cette info à un certain poids :

                                            http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/03/21/97002-20110321FILWWW00709-fukushima-site-plus-assure-depuis-2010.php

                                            quand on parle risque on parle aussi de réduction des risques, deux niveaux : réduction de la probabilité d’occurrence et réduction des effets de l’impact du risque si malgré toutes les précautions prises il y a occurrence.

                                            Dans le domaine du nucléaire si il y a occurrence, l’impact potentiel est si énorme, à chaque fois on parle de catastrophe quasi globale (ce n’est pas comme un crash d’avion et un coup de grisou ! qui pourtant sont déjà eux même des traumatismes pour le public), que selon moi rien que pour ça on devrait se désengager du nucléaire tel qu’il se présente à l’heure actuelle ...

                                            Si il y en a qui veulent continuer à jouer sur le sort de l’humanité il n’ont qu’à jouer avec des modèles virtuels.
                                            On a qu’une seule planète sous le coude pour l’instant, on a pas de planète de validation !!!


                                            • ourston 7 avril 2011 00:47

                                              Excellent article.
                                              A chaque accident nucléaire, on s’aperçoit que les « experts » ont oublié de prendre en compte un évènement, une situation qui ne devait pas se produire, mais qui est survenu, malgré les prévisions.


                                              • velosolex velosolex 7 avril 2011 01:15

                                                Entendu atterré l’information au sujet des techniciens d’Areva, semblant s’apercevoir que leurs plans ne prennent pas en compte un arrêt général du système électrique d’alimentation !
                                                Ca fait froid dans le dos.
                                                Un gag des inconnus ?...
                                                Néophyte en la matière, la logique de la centrale nucléaire m’a toujours paru complètement folle : Elle induit que l’homme soit toujours au charbon....Que se passe t’il par exemple si une épidémie neutralise tous les techniciens ? La machine peut-elle s’éteindre toute seule, comme une casserole qu’on laisse sur une cuisinière dont le feu se meurt, ou continue t’elle plutôt comme une locomotive folle lancée à toute allure ?
                                                Et aussi, y a t’il déjà eu une centrale nucléaire démantelée ?
                                                Habitant la Bretagne, je sais que la toute petite centrale expérimentale de Brénilis, dans les monts d’arrée n’est toujours pas démantelée, bien qu’arrêtée depuis belle lurette. L’EDF semble se casser les dents dessus, malgré deux ou trois tentatives, et beaucoup de fric investi.
                                                A combien s’élève donc le cout ; est-il intégré au calcul que l’on fait pour conclure que l’énergie atomique , euh non, nucléaire, est rentable ?


                                                • velosolex velosolex 7 avril 2011 03:23

                                                  Ah oui, autres questions du candide en solex :

                                                  - Peut-on faire confiance à des ingénieurs qui ne semblent même pas avoir de roues de secours dans leur bagnole ?

                                                  -  Ayant oublié mon fer à repasser branché sur ma table de cuisine, j’ai pu observé qu’il avait passé au travers. Une question me torture : Ce foutu réacteur risque t’il de faire la même chose ! Est-ce donc ça que l’on appelle le syndrome chinois ? Mais alors pourquoi avoir délocalisé toute la production des fers à repasser en chine ?

                                                  - Un nouveau joint de cocote minute ne pourrait-il pas repressuriser toute l’affaire ?

                                                  -  Ou demander l’intervention de monsieur Propre. Je sais bien, je n’ai que de pauvres métaphores domestiques à ma disposition, et des incantations publicitaires style "il faut mettre du calgon dans votre machine à laver !" néanmoins je cherche à aider des gens qui ont l’air aussi paumé que moi malgré leur compétence ébréchée. (fissurée est le mot juste)

                                                  - J’espère avoir beaucoup d’avis négatifs, afin de me prouver que je suis bien niais, et mes soucis illégitimes.

                                                  - J’espère que je ne fâche personne avec cette histoire détestable de Brennilis, la centrale maudite des bretons, dont personne ne parle. J’invite les internautes à jeter un coup d’œil sur internet pour se rendre compte par eux mêmes.

                                                  - Le rire étant la politesse du désespoir, et une bonne arme contre la dépression, sature t’il aussi la thyroïde, comme le fait l’iode ?.

                                                  - Enfin Laurent Bagbo, protégé des radiations, au fond de son bunker, sera t’il le dernier survivant de l’humanité ?


                                                  • Atlantis Atlantis 10 avril 2011 04:02

                                                    article verni de culture. il va dans le même sens que mon opinion globale, mais franchement c’est pas sérieux votre truc.
                                                    au delà d’expliquer qu’une AR se base sur proba ET la gravité d’un incident et qu’en face on met des barrières respectivement de prévention et de protection (et que conjuguer tous les systèmes pour pas qu’ils s’emmêlent les pinceaux c’est pas évident), vous ne comprenez mm pas le fondement de l’omerta du silence qu’il y a autour du nucléaire. c’est pas un pb de sécurité, c’est un pb d’esprit militaire. oui, le but premier de l’énergie nucléaire est de fabriquer du plutonium pour les militaires. et si en plus de ça on peut produire de l’électricité à revendre et de l’uranium appauvri pour certains armements, c’est tout bénéf qu’ils se disent. c’est un peu comme les barrages de part le monde : à la base on les fait pour l’irrigation, mais si en plus on peut faire un peu d’élec avec, alors ...
                                                    le nucléaire civile n’existe pas, c’est une opération de bourrage de mou pour faire accepter l’inacceptable, point.


                                                    • Antar Ibn Chaddad 10 avril 2011 04:17

                                                      la logique capitaliste et impérialiste a produit à ce jour plus d’1 milliard d’humains en état de précarité et de famine dans le monde ... elle a produit aussi un nombre important de fachos et de refoulé du cerveau, je rajoute aussi ce truc important que le grand public ignore, du temps de Nikita Khrouchtchev la vie d’un soviétique valait moins qu’un pet de lapin, exemple ; pour tester une des premières bombe atomique de 50 mégatonnes en Sibérie, le Soviet Suprême envoya vers un village goulag de 20 à 30.000 âmes, un contingent de 1000 soldats de bas étages pour X raison officielle et la bombe test leur fut balancé sur la tronche pour voir ce que ça fait, c’est une des raisons officieuses pour la quelle Nikita Khrouchtchev fut destitué, je pourrais aussi parler du pseudo S.I .D.A à qui aucun état n’ose donné son vrai nom et dire d’ou il est sorti et qui fut sois disant découvert en 1983 alors qu’ils sévissait déjà sérieusement depuis 1978 en Afrique noire et aux U.S.A et je vais quand même dire un mot de plus sur nos « amis requins », euh pardon américains qui de dépit détruisirent tout ce qu’il n’ont put remmener chez eux y compris le plus grand aéroport d’Europe de l’époque, je de l’aéroport militaire d’Evreux, cela quand le général C.D.G les vira de France avec quelques lingots d’or pour payer l’aide de guerre de 1944-1945, et, et, et j’en passe car les pages ne serais pas assez grande ...

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