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Accueil du site > Actualités > Environnement > Fukushima sur France

Fukushima sur France

De rares médias restent encore attentifs à la situation, pourtant tragique, qui se joue en ce moment au Japon, mais en France, nous sommes loin d’être à l’abri d'une catastrophe s’il faut en croire la multiplicité des « incidents » qui s’y sont déroulés ces derniers jours.

Pas rassurant.

Le 30 octobre 2012 l’ASN (autorité de sureté nucléaire), a signé, sous la plume de Marie-Pierre Comets, Jean-Jacques Dumont, et Philippe Jamet, une série d’articles enjoignant fermement la FBFC (société franco-belge de Romans-sur-Isère de fabrication de combustibles nucléaires) de fournir avant le 30 novembre toutes les garanties afin que les « incidents » des 18, 26, et 27 septembre 2012 ne se reproduisent pas.

Incidents dont la presse ne s’est pas fait un large écho, le moins qu’on puisse dire.

Le rapport déclare pourtant : « considérant que les évènements significatifs déclarés et leurs conséquences potentielles représentent une menace grave pour les intérêts mentionnés à l’article L 593-1 du code de l’environnement… ».

Cet incident classé d’abord 1 sur l’échelle INES a finalement était reclassé au niveau 2 par l’ASN laquelle a considéré que vu le nombre de « bouteillons » concernés par l’évènement, il y avait un risque de criticité. lien

Ces bouteillons permettent de transférer les matières fissiles d’un atelier à un autre et celles-ci peuvent se présenter sous forme sèches ou humides, et il semble qu’il y ait eu des «  disfonctionnements  »…

Quelques jours avant, dans la centrale nucléaire du Tricastin, une vanne d’isolement de l’enceinte du réacteur n°1, essentielle pour éviter la dissémination de la contamination radioactive, s’était mal fermée. lien

Quittons le Sud pour FlamanvilleEDF à signalé le 24 octobre 2012 à 23h00 un « incident » : un organe de contrôle de type indicateur visuel de circulation du fluide se rompt, entrainant une fuite, obligeant l’exploitant à procéder à « l’arrêt à froid du réacteur afin de permettre une baisse en pression et température de l’eau du circuit primaire ».

La fuite n’a été arrêtée que le lendemain à 5 heures du matin. lien

5 jours après, c’est la centrale nucléaire de Cruas Meysse qui a connu quelques problèmes suite à « une gestion inappropriée de 2 vannes permettant le refroidissement du réacteur N°2 ». lien

Cet « incident  » faisait suite à une série de « 7 évènements significatifs  » qui se sont produits au mois de mai et juin 2012.

Le 6 novembre 2012, cette centrale connaissait un nouvel « incident ».

En effet, ce jour là, à 8h10, un dégagement impromptu de vapeur potentiellement radioactive, a provoqué l’évacuation de toute urgence de 27 personnes travaillant sur le site, et si la direction assure qu’il n’y a pas eu « de blessés ou de rejets dans l’environnement », il vaut mieux attendre l’expertise prévue pour déterminer la cause de ce nouvel incident et ses conséquences éventuelles. lien

Rendons nous maintenant à La Hague où, outre les 230 millions de litres d’effluents radioactifs (entre autres du tritium) rejetés annuellement dans la Manche, (lien) des centaines de milliers de tonnes de déchets radioactifs sont entreposés en attente d’hypothétiques solutions. lien

Le 11 octobre 2012, 2 vannes ne s’étant pas complètement fermées ont provoqué un rejet en mer d’effluents radioactifs illégal et encadré juridiquement par l’article n°23.

Le 19 octobre 2012, allons dans l’Ain, à la centrale nucléaire de Bugey, où le système de ventilation a connu quelques problèmes.

Un système de filtration permet de limiter les rejets radioactifs dans l’environnement, or le 17 octobre, le transformateur du réacteur n°5 est tombé en panne, provocant l’arrêt des ventilateurs, un dépassement des rejets dans l’environnement, lesquels devaient respecter les 180 000 m3/h, et ce n’est qu’au bout de près de 2 heures que la situation a pu être enfin normalisée, alors que le délai légal ne doit pas dépasser les 60 minutes. lien

10 jours auparavant, la même centrale avait connu un problème de baisse de température sur le circuit primaire du réacteur n°4, incident classé 1 sur l’échelle INES.

Tout près de là, dans la centrale de St Alban, la salle de commande du réacteur N°2 a connu aussi, le 7 octobre 2012, un souci de ventilation.

Un graissage excessif a rendu inopérants le système de ventilation et de filtration d’iode qui permet de protéger le personnel du bâtiment en cas d’accident, mais ce n’est qu’au bout de 7 jours que l’exploitant a découvert la panne. lien

Restons dans cette centrale où le 10 octobre, l’exploitant a signalé à l’ASN une panne concernant le système destiné à mesurer d’éventuelles fuites entre la partie primaire et secondaire des générateurs de vapeur.

Entre le 22 et le 26 septembre 2012, plusieurs alarmes signalant des fuites se sont déclenchées, et ce n’est qu’au bout de plusieurs jours que l’exploitant a réalisé qu’il s’agissait en fait de panne des appareils de détection, mais qu’il n’y avait pas de fuite. lien

Voila qui nous rappelle de bien mauvais souvenirs, à Malville, le mal nommé « Superphénix », puisque c’est exactement le contraire qui s’était passé : pendant 1 mois, ne croyant pas à la réalité d’une fuite de sodium pourtant signalée par les appareils de détection, les techniciens ont cherché en vain une explication ailleurs, croyant à une défaillance du système électrique pour réaliser enfin, au bout de 30 jours que 500 litres de sodium liquide fuyaient chaque jour dans l’espace intercuve.

Lorsque l’on sait que ce sodium liquide s’enflamme spontanément au contact de l’air, explose au contact de l’eau, et que l’on ne sait quasi pas éteindre un feu de plus d’une tonne de sodium, (lien) il y avait de quoi rétrospectivement s’inquiéter….d’autant qu’il y avait dans les circuits de refroidissement de Superphénix près de 5500 tonnes de sodium liquide.

L’addition fut lourde : 10 milliards d’euros. lien

Mais revenons à nos « incidents » qui comme chacun le sait, n’ont pas eu de « conséquences sur le personnel des centrales mentionnées, ou sur l’environnement  » aux dires de l’ASN, pour nous rendre de nouveau à Bugey.

On vient d’y faire une découverte étrange.

La nappe phréatique analysée révèle des taux de tritium 25 fois plus élevée que la norme.

Habituellement, le taux de tritium analysé dans l’un des puits situé entre les réacteurs N°2 et N°3 et le Rhône avoisine 8 Bq au litre et les prélèvements faits dans le courant du mois d’octobre ont révélé un taux atteignant 200 Bq/l.

Logiquement, au-delà de 100 Bq/litre, l’exploitant doit rechercher s’il n’y a pas d’autres radionucléides, mais pour l’instant on est sans nouvelles d’éventuelles investigations supplémentaires.

Le communiqué officiel émanant « d’énergie.edf.com » a naturellement publié l’habituel commentaire : « cette présence de tritium (…) ne présente pas d’impact significatif pour l’environnement  ».

L’ASN a demandé à l’exploitant de « déterminer l’origine de ce niveau de tritium et de prendre les mesures nécessaires ». lien

Mais que sont ces « mesures nécessaires  » ?

L’exploitant va-t-il tenter la mission impossible de vider la nappe phréatique, afin de filtrer la radioactivité avec les techniques qui ont montré « leur efficacité » à Fukushima….avant de remettre l’eau « nettoyée » dans la nappe ?

On se souvient en effet que l’installation qu’Areva avait proposée à Tepco a été largement défaillante, et on sait maintenant que toute cette eau polluée est stockée dans des milliers de containers en attente de solution, quand elle ne part pas directement dans l’Océan. lien

En France, le débat sur l’énergie semble avoir du plomb dans l’aile, puisque Greenpeace, par la voix de Jean-François Julliard, ne souhaite pas y participer expliquant : « nous n’avons plus confiance dans ce débat et dans la réelle volonté du gouvernement de réussir la transition énergétique ». lien

Il vient d’être suivi par « les amis de la terre » (lien) lesquels n’apprécie que modérément que dans les 5 membres du comité de pilotage, figurent 2 des principaux promoteurs du nucléaire en France et dans le Monde dont Anne Lauvergeon, ex patronne d’Areva, qui vient de se voir attribué le prix Pinocchio. lien

Pascal Colombani, ancien administrateur du CEA (commissariat à l’énergie atomique) fait aussi parti de ce comité.

Du coup, le gouvernement envisage de revoir sa copie. lien

Et puis, après la déclaration fracassante de Montebourg sur « l’avenir nucléaire  », on ne sent plus une réelle volonté de sortie du nucléaire en France, et François Hollande lors de sa conférence de presse tenue par le 13 novembre 2012 n’a pas marqué de changement notable sur la question comme l’a remarqué Martine Billard, la coprésidente du Parti de Gauche. lien

Personne ne semble avoir encore retenu les leçons de Tchernobyl ou de Fukushima

En tout cas, du coté de Bugey, des militants occupent régulièrement depuis des mois des rond points à Ambérieu en Bugey puisqu’avec le nucléaire on tourne en rond : pour se joindre à l’action, il suffit d’aller sur ce lien 

Comme dit souvent mon vieil ami africain : « quant la tête est là, le genou ne porte pas le chapeau ».

L’image illustrant l’article provient de « éclaircie.canalblog.com »

Merci aux internautes de leur précieuse aide

Olivier Cabanel

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113 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 20 novembre 2012 09:11

    Bonjour Olivier,

    Il ne faut pas se leurrer, les intérêts financiers sont énormes et le lobby du nucléaire arrose à tour de bras nos élus pour que la filière non seulement soit protégée mais de plus prospère et peu importe les dangers à venir. Les corrompus et leurs mécènes sont tellement abrutis par l’argent qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils jouent avec le diable. Le jour ou une catastrophe du style Tchernobyl ou Fukushima arrivera chez nous, leurs enfants en prendront plein la gueule et leurs comptes en banque si mal acquit seront inopérant face aux radiations qui le boufferont la rate (J’ai pas mis le cœur car je doute qu’ils en possèdent un). Les énergies alternatives existent et elles sont créatrices de milliers d’emplois seulement voilà, l’intérêt de quelque uns est incompatible avec l’intérêt général. Il faut une cinquantaine d’années pour stopper le nucléaire et nous n’avons toujours pas pris la décision ! Espérons que les citoyens de ce pays seront de plus en plus nombreux à sortir de la léthargie dans laquelle les médias et les hommes politiques les plongent.


    • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 09:33

      bonjour Gabriel

      perso, je garde l’espoir, car je constate que l’opinion a changé, non pas peut-être grace aux lanceurs d’alerte anti nucléaires, mais surtout à la suite des deux accidents majeurs que nous venons de connaitre en un quart de siècle...
      merci de ton commentaire que je partage.

    • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 09:36

      @ tous...

      et ça continue : lien
      merci de prévenir si vous le trouvez !

      • gaijin gaijin 20 novembre 2012 10:10

        après tchernobyl on s’est beaucoup gaussé de l’amateurisme d’une union soviétique en plein effondrement
        ou en sommes nous 25 plus tard ?
        en plein amateurisme ?
        en plein effondrement ?
         


      • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 10:46

        gaijin

        pas mieux !
        je partage et remercie...

      • lionel 20 novembre 2012 21:58

        Bonjour à tous, 


        merci encore pour cet article.

         Il me semble que la situation actuelle est pire que Tchernobyl. En URSS, le pouvoir centrale a pu organiser une logistique considérable en mobilisant l’armée et une société civile organisée tant pour éloigner les populations que pour couler le cerceuil en béton. Au Japon, la privatisation consommée de la nation a démontrée qu’aucune mesure de grande ampleur ne peut être menée, trop coûteuse et très difficile à coordonner entre les différents acteurs privés dont la raison d’existence est la rentabilité. En cas d’accident, la France verrait une gestion de la crise aussi irresponsable qu’au japon. 

      • oncle archibald 20 novembre 2012 09:51

        « Personne ne semble avoir encore retenu les leçons de Tchernobyl ou de Fukushima »

        Mais si, au contraire, chaque dysfonctionnement est analysé, exploité et sert à formuler de nouvelles normes, à prendre d’autres précautions ... Les incidents que vous analysez en les montant en épingle, sont des incidents de fonctionnement comme il s’en produit dans tous les établissements industriels. La perfection n’est pas de ce monde. Dès qu’il y a activité il y a risque et la vie est un choix perpétuel. 

        Nous avons besoin d’électricité en grande quantité pour faire tourner nos industries, éclairer nos villes, faire du froid dans nos frigos et du chaud dans nos maisons .. Des choix ont été faits, à ce jour la France s’en sort plutôt bien. Il faudra sans doute faire d’autres choix à l’avenir, c’est la règle du jeu, c’est la vie qui va. 

        • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 09:59

          cher oncle

          comment pouvez vous écrire que « je monte en épingle des incidents » ?
          justement je me suis appliqué à citer les autorités de surveillance, les communiqués officiels, laissant ensuite le lecteur en tirer les conclusions.
          quand un incident (comme l’histoire des bouteillons, dont manifestement vous n’avez pas compris le risque qui a été couru) est déclassé et passe de 1 à 2, ce n’est pas anodin.
          il y a eu un risque de criticité, et vu la quantité de matériaux radioactifs concernés, on n’est pas passé loin d’un grave dysfonctionnement.
          alors, si, comme vous l’écrivez, la perfection n’est pas de ce monde, l’accumulation récente de tous ces incidents me laisse à penser que bien au contraire, ç’est loin de s’améliorer, bien au contraire.
          à mon humble avis, c’est l’age de ces vieilles centrales qui pose problème, et plus on va avancer, plus ces « incidents » vont se multiplier, jusqu’au jour ou probablement, nous aurons a notre tour un fukushima dans notre pays.
          mais ce jour là, ce sera trop tard pour verser des larmes de crocodiles.
           smiley

        • gaijin gaijin 20 novembre 2012 10:03

          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          à ce jour la France s’en sort plutôt bien.
          ..........................................
          oups smiley
          paf ( ou plutôt boum )
           smiley


        • oncle archibald 20 novembre 2012 10:50

          «  jusqu’au jour ou probablement, nous aurons a notre tour un fukushima dans notre pays »

          Que je sache il y a longtemps que nous n’avons pas eu en France un raz de marée de l’importance de celui qui a ravagé les cotes du japon ... 
          C’est bien ce phénomène climatique tout à fait exceptionnel qui a été la cause des malheurs survenus sur les centrales implantées trop près du niveau de la mer ou bien je me trompe ? Et qui a été la cause également de combien de morts par noyade ? ... contre combien de morts par irradiation ? 

          Le risque de mourir il est là dès notre naissance, fukushima ou pas ... Beaucoup l’oublient et puis paf ! Paralyser notre activité industrielle déjà pas très en forme en fermant les centrales ferait courir un risque « d’explosion sociale » ... Ne pas les fermer fait courir le risque d’avoir un accident important un jour ... Oui .. tout cela est vrai .. Il faut choisir, encore et encore ....

        • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 11:21

          cher oncle

          faux !
          la catastrophe de fukushima n’est pas due principalement au tsunami, ou au tremblement de terre, ça a été expliqué en long, e, large et en travers dans différents articles scientifiques : c’est une erreur humaine qui en est la cause !
          tout comme pour tchernobyl d’ailleurs
          quand aux morts par irradiation....on sait que Tchernobyl a tué 1 million de personnes, mais le décompte ne se fait qu’au moins un quart de siècle après. 
          pour ma part, sachant que nous pouvons dès aujourd’hui tourner la page nucléaire dans notre pays, je ne vois pas l’intérêt a prendre encore des risques avec nos vieilles centrales...

        • oncle archibald 20 novembre 2012 13:33

          .. ;je ne vois pas l’intérêt a prendre encore des risques avec nos vieilles centrales...

          Allez vas-y Cabanel ! Tu veux regarder la télé des fois qu’une autre centrale aurait fondu les plombs ? Monte sur ton vélo d’appartement et pédale ça fait tourner la dynamo, ça fait du courant, ça te fais du bien pour les artères, pour le tour de taille, tout ça tout ça ...

          Moi j’ai pas de vélo d’appartement, alors je vois tout de suite l’intérêt d’avoir du courant au bout de ma prise ....

        • L'enfoiré L’enfoiré 20 novembre 2012 17:10

          Flamanville, Paluel, Penly, des noms plus de chez nous et moins exotique que Fukushima ?


        • Cloclo 20 novembre 2012 10:04

          Alors on a retrouvé ce colis radioactif ?

          Avec 1.83 h de période, doit plus rester grand chose comme activité à l’heure actuelle.
          Comme le dit Archibald, un incident parmi d’autres...sur 20 à 30 000 colis de ce type par an !

          • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 10:45

            cloclo

            j’avais signalé la perte de ce colis, par contre je vous trouve particulièrement peu responsable en minimisant comme vous le faites la perte de ce colis.
            citation de l’article que vous proposez :
             le produit contenu, le fluor radioactif, est considéré comme dangereux pour la santé « s’il est manipulé hors protocole médical ».
            alors votre affirmation : « il ne doit plus rester grand chose... » a de quoi faire sourire, si elle n’était tout simplement irresponsable.
            par contre d’affirmer que 20 000 à 30 000 colis de ce type (donc radioactifs) perdus par an me parait une info que vous devriez confirmer par une source...
            si c’est le cas, c’est particulièrement inquiétant.

          • Cloclo 20 novembre 2012 11:12

            Vous m’avez mal compris :

            - Je ne minimise rien.
            - Le fluor (radioactif ou non) n’est pas quelque chose de très bon pour la santé, pas plus que je ne plongerais le doigt dans de la soude caustique. Mais le fluor est un traceur radioactif que l’on utilise en imagerie médicale, donc injecté à un patient.
            - Il existe 20 à 30 000 colis radioactifs de ce type qui circulent en France, essentiellement pour le médical (voir le site de l’ASN pour cela) et non pas 20 à 30 000 incident de colis.
            - la période radioactive est de 2h (c’est pour cela qu’il y a autant de colis qui circule, parceque cela décroit trés rapidement, et les hôpitaux sont constamment alimentés pour avoir les bonnes activités au moment de leurs examens).


          • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 11:23

            cloclo

            merci de ce complément d’information, mais avouez que comme vous l’aviez formulé, on pouvait imaginer que 20 000 colis se perdaient tous les ans...
            merci de nous avoir rassurés...

          • Cloclo 20 novembre 2012 11:47

            Il fallait comprendre :

            un incident de transport de colis...sur 20 à 30 000 transport de colis de ce type par an.

          • Cloclo 20 novembre 2012 11:50

            De plus il serait bon de savoir combien il y a d’incident de transport de colis par an, histoire d’avoir un ratiio probant

            Quelqu’un a cette info ?

          • sirocco sirocco 20 novembre 2012 10:22

            Merci Olivier d’être notre vigie sur ce genre de sujet extrêmement préoccupant et de nous alerter dès que la gravité de la situation le justifie (car s’il fallait compter sur nos médias, on n’apprendrait rien avant qu’il ne soit trop tard...)


            • slave1802 slave1802 20 novembre 2012 15:28

              Il suffit de se connecter au site de l’ASN ou mieux, de s’abonner gratuitement à leur revue mensuelle pour être tenu au courant de tous les incidents se passant dans les centrales nucléaires, dans les usines du cycle et même dans les transports de matière.


            • reivax 20 novembre 2012 10:56

              Ce qui est positif c’est que les incidents sont publics.
              Ce qui serait inquiétant, c’est qu’aucun incident ne soit signalé.


              • Cloclo 20 novembre 2012 11:13

                Question pertinente que l’on pourrait poser dans le domaine de l’industrie chimique.


              • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 11:24

                reivax

                je suis plus inquiet par la tendance des autorités de surveillance à minimiser ces incidents, mais bien sur on ne peut que se féliciter que ces incidents soit signalés...
                tchernobyl est passé par là...
                 smiley

              • Laurent C. 20 novembre 2012 11:47

                @Cloclo
                De même qu’il y a l’ASN pour le nucléaire
                Il y a ARIA pour l’industrie.

                Perso, il vaut mieux ne pas trop regarder. Une recherche les critères suivants :
                toute la FRANCE + rejets chimiques + installation SEVESO + depuis le début de l’année
                = 214 accidents !!!!!!


              • Cloclo 20 novembre 2012 12:39

                @Laurent C :

                Je ne connaissais pas.
                Merci du lien.

              • Clojea Clojea 20 novembre 2012 11:25

                Salut Olivier : Merci de nous rappeler le « grand oeuvre » des bidouilleurs scientifiques. En plus, méfiance, car Hollande est en train d’autoriser la recherche pour exploiter le gaz de schiste. La fracturation hydraulique est pour l’instant interdite en France, mais la porte est grande ouverte pour effectuer des forages et extractions « sans douleurs ». Tu parles.... Ils nous prennent pour des glands.... Du forage propre, c’est comme le nucléaire propre, cela n’existe pas...


                • JL JL 20 novembre 2012 11:48

                  Clojea,

                  il faut dire et redire qu’en droit minier, « Autorisation de prospecter vaut permis d’exploiter ».

                  On peut dire que la fracturation hydraulique est interdite aussi longtemps qu’une compagnie n’a pas trouvé de gisements : « ça mange pas de pain ».

                  Mais le jour où l’une d’entre elle, munie en bonne et due forme d’une autorisation de prospecter en trouvera, elle l’exploitera, et la France qui n’a plus sa souveraineté face aux lois qui s’imposent en la matière, ne pourra pas s’y opposer : la caravane passe, les chiens que nous sommes aboient.

                  Tâchons d’aboyer intelligemment : il faut que le gouvernement dise si oui ou non, il y a des autorisations de prospecter les gaz de schiste en cours.


                • Clojea Clojea 20 novembre 2012 12:13

                  @ JL : Oui, il y a des permis d’exploitations en cours en France

                  Entre autre un lien, car ce n’est pas le seul : 

                • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 13:13

                  Clojea

                  décidément hollande commence bien mal son septennat
                  au revoir le vote des étrangers...
                  (mot impropre d’ailleurs puisqu’il s’agit de citoyens qui vivent en France depuis longtemps et y payent leurs impôts)
                  exit aussi la fermeture immédiate de Fessenheim... remise aux calendes
                  ne parlons pas des taxes sur les revenus financiers, la chasse aux exilés fiscaux...
                  et maintenant les gaz de schiste !
                  il va falloir lui rappeler les règles de la démocratie, si les citoyens veulent bien réagir ?
                  cdt et à +
                   smiley

                • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 13:14

                  oups !

                  son quinquenat !
                  5 ans devraient largement nous suffire...

                • Ensor 20 novembre 2012 18:55

                  Bonsoir,

                  En ce qui concerne le gaz de schiste, il y a ds le Canard Enchaîné du 14/11, un excellent article en page 4, qui remet les pendules à l’heure sur le mirage de son exploitation.


                • lionel 20 novembre 2012 22:09

                  Souhaitons de tout notre coeur que lui même et les traîtres qui l’entourent ne reste même pas jusque là et qu’ils soient jugés pour haute trahison aux intérêts de la nation. 


                • BisonHeureux BisonHeureux 20 novembre 2012 11:39

                  Merci Olivier pour ton travail inlassable d’information concernant cette situation hallucinante où nos centrales vieillissantes deviennent de plus en plus dangereuses ;à force nous allons finir par avoir une catastrophe.Cet aveuglement de la part de nos dirigeants est tout simplement criminel !
                  Mais tout comme toi je garde espoir que les choses puissent changer !
                  Hasta la libertad
                  Salut et fraternité


                  • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 13:15

                    Bison

                    partage total et remerciements.
                     smiley

                  • Yvance77 20 novembre 2012 12:32

                    Salut,

                    Bon billet c’est sûr. Travail salutaire !

                    Même si je pense qu’un Fukushima est peu probable (pas la même configuration géo-sysmique) il n’en reste pas moins qu’un jour, un accident de nature comparable à la centrale de Three Miles Island aura lieu tôt ou tard.

                    Et là cela rigolera moins... mais vu la toute puissance d’Areva, on en sortira encore cocu !


                    • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 13:17

                      Yvance

                      Fukushima est possible en France, bien évidemment...
                      de nombreuses de nos centrales sont sur des failles sismiques
                      de plus, je rappelle que la catastrophe de fuku est plus due à une erreur humaine
                      et j’ai bien peur que nous ne soyons pas à l’abri du pire tant que ces fichues centrales resteront actives.
                      merci de ton commentaire.


                    • Laurent C. 20 novembre 2012 13:54

                      @Yvance77

                      Je ne veux pas jouer sur les mots, mais Fukushima n’a pas été endommagée par le séisme mais par le tsunami.
                      Pour triste mémoire on a vécu un épisode similaire en 1999 en Gironde. Incident de niveau 2 qui aurait pu se terminer beaucoup plus mal.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 20 novembre 2012 19:34

                      laurent

                      personne ne conteste qu’il y ait eu un seisme, puis un tsunami, mais la catastrophe de fukushima est un désastre crée par l’homme.
                      c’est le rapport final de la commission d’enquête du parlement japonais qui l’affirme.
                      c’est sur ce lien

                    • ecolittoral ecolittoral 20 novembre 2012 13:46

                      Oui, c’est vrai. Pas la même configuration géo sismique.

                      En Ecosse non plus d’ailleurs ! Quel rapport ? 
                      Le rapport, c’est que la centrale nucléaire écossaise à été mise, en arrêt d’urgence...à cause de bancs de méduses à l’entrée du système de refroidissement ! Donc, pas de séisme. Mais, « on est pas passé loin ».

                      Une centrale nucléaire doit pomper beaucoup d’eau 24/24... pas 21h ou 22h/24...Même pas une fois. Même pas en rêve !
                      A votre avis, combien de dérogations, chaque été, pour « pomper » de l’eau et continuer à alimenter coûte que coûte nos cinquante quatre réacteurs ?...24/24 !

                      Et, du tritium à 200Bq/L dans une nappe phréatique, ça donne quoi dans un verre d’eau pour le gamin qui va la boire ? Et pour les autres aussi !

                      Personne n’est mort directement du nucléaire. Je confirme. C’est vrai.
                      Les gamins de Tchernobyl, promotion 1986 sont (presque) tous vivants. Stériles, impotents. Ils ont environ trente ans. Leurs gamins vivent dans des centres « pour handicapés ». Ceux qui sont vivants, pas ceux qui sont morts nés.

                      Avant avril 1986 à Tchernobyl et mars 2011 pour le Japon(Fukushima compris) toute la population célébrait les miracles de la technologie. Toute la population disait d’une même voix « on ne peut pas se passer du nucléaire, c’est la condition du développement économique et de la modernité ». Jusqu’en avril 1986 et en mars 2011.

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