Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Fukushima, un futur sans avenir

Fukushima, un futur sans avenir

Alors que les médias continuent de faire l’impasse sur la situation au Japon, la situation continue inexorablement à se dégrader, et les jours qui viennent pourraient se montrer décisifs.

C’est le 25 mai 2012 que des journalistes japonais de la chaine « TV Asahi » lors de l’émission « Hodo Station » ont révélé l’importance de la dégradation de la situation.

C’est toujours la piscine du réacteur N°4 qui pose le plus de problèmes.

Installée à 20 mètres au dessus du sol, contenant 1535 assemblages neufs, ou usagés, pour un poids total de 264 tonnes, elle a été dégradée par les explosions et les incendies qui ont eu lieu le 15 mars 2011 et elle contient beaucoup plus de combustibles qu’il ne le faudrait.

Or la surcharge d’assemblage a réduit la proximité entre les casiers d’assemblages, ouvrant la possibilité d'une criticité en cas de surchauffe.

Le bâtiment dans lequel se trouve la piscine a manifestement une inclinaison anormale et à la suite des dommages subis, la base de la piscine a été renforcée, ce qui ne rassure pas pour autant Masashi Goto, ingénieur expert en conception de centrales nucléaires résistantes aux séismes :

« Même si les murs existent, il n’y a pas de manière simple d’en connaître la stabilité. A quel point la stabilité a-t-elle été compromise par la haute température de l’incendie ? Il est essentiel d’avoir toutes les données quand vous travaillez sur un calcul structurel. Chaque fois que Tepco publie des données, ils disent toujours : « nous avons calculé ceci, voici le résultat de ce que nous avons fait, donc il n’y a pas de dangers ». Mais il n’ont jamais publié une donnée que quelqu’un de l’extérieur pourrait utiliser pour vérifier leurs conclusions ».

Pourtant Tepco affirme, par la voix de son porte parole, que « le bâtiment ne penche pas  » sur la base de mesures laser, et de niveau d’eau et que « les barres de combustible usagées sont stockées en sécurité  ». curseur à 2’30’

Mais, connaissant la facilité de Tepco (dont l’ex-dirigeant vient d’être mis en examen) à cacher la vérité, et sachant que le toit et des murs du bâtiment ont été soufflés par une explosion d’hydrogène, on peut légitimement douter de ses affirmations, d’autant que visiblement le mur externe est déformé vers l’extérieur. (curseur à 3’57)

Yukiteru Naka, qui a été impliqué dans la construction de la centrale, manifeste lui aussi de l’inquiétude : « je dois dire qu’il y a un risque concernant l’unité 4. (…) les conduits s’étendent sur des dizaines de kilomètres et étant donné que c’est une construction provisoire, ce n’est pas censé résister aux secousses sismiques. (…) il n’y a pas assez de maintenance. (…) j’estime qu’il faudrait peu de temps pour vider la piscine si les tuyaux étaient endommagés et causaient une fuite. (…) si la piscine se vide, aucun travailleur ne pourra s’approcher du bâtiment réacteur 4, ni des bâtiments 1,2 et 3 ».

La difficulté vient du fait, que suite au tsunami, aux explosions, aux incendies, la grue qui permettait le déchargement des combustibles de la piscine est hors service.

Tepco a promis d’en installer une nouvelle, qui en laissant les combustibles dans l’eau, pourrait les sortir de la piscine endommagée, et les mettre en sécurité dans une autre piscine, mais ils ne pensent pas pouvoir réaliser ça avant décembre 2013, voire plus tard.

Tepco a en effet admis qu’il faudrait 3 ans avant d’envisager le retrait des barres de combustible. (curseur à 7’45’’)

Or, si la piscine fuit, ou s’écroule, les assemblages se trouveront exposés à l’air, et se mettront à chauffer à tel point qu’il ne sera plus possible de les refroidir, dégageant une énorme radioactivité qui menacerait bien au-delà du Japon.

Hiroaki Koide, professeur à l’institut de recherche nucléaire universitaire de Kyoto , est conscient du danger : « si la piscine devait s’effondrer à cause d’un nouveau gros séisme, les émissions de matière radioactives seraient énorme : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire d’Hiroshima ».

C’est ce que confirme la JAEA (institut de recherche de l’agence de l’énergie atomique du Japon), estimant que si la température dépasse 700°C, les gaines peuvent se briser et laisser s’échapper les pastilles de carburant composées d’uranium et de plutonium. (ce fameux MOX que nous avons fabriqué en France). lien

C’est l’expérience qu’ils ont réalisée avec des gaines de combustible, vides bien sur, prouvant que la gaine se brisait à partir de 700°C. (curseur à 3’)

Sur cette image, des gaines de combustibles éclatées sous l’effet de la chaleur.

Si certains ingénieurs écartent la possibilité d’une température dépassant les 300°C, d’autres experts décrivent un scénario différent.

Lors d’un séisme, si le bâtiment n° 4 et sa piscine s’effondraient, les assemblages se retrouveraient sur le sol, recouverts par les poutrelles, et les murs en béton du bâtiment, empêchant la circulation d’air, ni bien sur un refroidissement par l’eau, et ils affirment : « nous ne pouvons donc pas écarter le scénario d’une fusion ».

Les experts de l’institut ajoutent : «  sans refroidissement par l’air, la destruction des barres par échauffement et la libération des matières radioactives signeraient probablement le début de la fin pour le Japon, et peut-être pour le monde  ». lien

L’intégralité du reportage de l’émission japonaise sous titrée est en 2 parties  : 1 et 2.

La situation en ce début juin ne s’arrange pas :

En effet, le 6 juin 2012, les techniciens sur place à Fukushima ont remarqué que la température de l’eau de la piscine n°4 a augmenté de 8° C en 45 heures, passant de 34°C à 42°C.

La raison de cette brusque augmentation provient de la panne prolongée du système de refroidissement.

C’est d’abord un problème électrique sur l’un des boitiers de contrôle de l’unité mobile de refroidissement (image) qui a provoqué l’arrêt de circulation d’eau le lundi 4 juin, vers 18h, et la pompe de secours qui devait prendre automatiquement le relais ayant refusé de fonctionner, la température de la piscine a fatalement augmenté.

Tepco estime que la température devrait théoriquement monter de 0,3° par heure, ce qui laisserait environ 11 jours avant que la température n’atteigne 90° C.

Ce n’est pas une nouveauté, et le 12 avril dernier on se souvient que le système de refroidissement avait déjà connu une défaillance (lien) faisant monter la température à plus de 55°C. lien

A la décharge de l’exploitant, si l’on considère l’urgence dans laquelle il a fallu installer des kilomètres de tuyaux, des milliers de raccords, des systèmes de commande fragiles, avec en prime de hauts niveaux de radioactivité, il n’était pas évident de mettre en place des systèmes de secours performants et surs. lien

L’eau contenue dans la piscine a été mesurée à 100 kBq/l et l’évaporation de cette eau augmente chaque jour un peu plus la pollution ambiante de l’air, laquelle continue de s’échapper et faire le tour de la planète depuis le 11 mars 2011.

Tepco, sur le point d’être nationalisé, s’apprêterait à lancer enfin la construction d’un barrage souterrain afin de restreindre les fuites radioactives vers l’océan (lien) mais celles de l’air continue d’augmenter et le professeur Takeda Kunihiko, de l’université de Chubu, constatant l’augmentation régulière et progressive de celle-ci dans son pays, estime que le 31 mars 2015, la dose annuelle atteindra 5mSv, et que plus personne ne pourra vivre au Japon après cette date. lien

En France, depuis le départ de l’ex-président de la République, dont on savait l’attachement qu’il portait à l’industrie nucléaire, certaines vérités commencent à sortir du puits.

On se souvient que ce dernier avait formellement affirmé le 17 avril 2012 n’avoir jamais tenté de vendre une centrale nucléaire au dictateur libyen, déclarant : « c’est un mensonge éhonté, il n’a jamais été question de vendre une centrale à Monsieur Kadhafi  ». lien

Or, « l’observatoire du nucléaire » vient de publier sur son blog le texte de l’accord nucléaire signé entre les deux pays à Tripoli le 25 juillet 2007, document que l’on peut découvrir sur ce lien.

En attendant les citoyens anti-nucléaires ont décidé des actions conjointes le 13 octobre 2012, dont la plus originale est peut-être celle qui va être organisée dans la région lyonnaise.

Il s’agit de « la marche des réfugiés » : imaginant qu’un accident majeur s’est passé à la centrale nucléaire de Bugey, qui a dépassé depuis longtemps la limite d’âge, (lien) et qui a été le témoin en 1971 de la première manif antinucléaire, (vidéo) : des femmes, des enfants, des hommes vont converger vers Lyon, laissant sur leur passage des panneaux indiquant la « zone d’exclusion », pour finalement être accueillis dans des tentes de secours en plein cœur de Lyon.

Comme dit mon vieil ami africain : « si quelqu’un t’as mordu, il t’a rappelé que tu avais des dents  ». 

L’image illustrant l’article (explosion de Tchernobyl) provient de « fukushima.over-blog.fr »

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

Une pétition à signer sur ce lien

Articles anciens

Tchernobyl, drôle d’anniversaire (12 mars 2011)

Fukushima, mon amour

Fukushima, Sarko pète les plombs

Fukushima, et maintenant ?

Fukushima, nuages noirs à l’horizon

Entre fusion et confusion

Fukushima, le monde du silence

Au pays du soleil, le Vent !

Fukushima, le syndrome Japonais

Fukushima, la fuite en avant

Fukushima, plus jamais ça

C’est foutu…shima

L’exode nucléaire

Ça fume à Fukushima

Nucléaire, la cible terroriste

Fukushima, le mensonge organisé

Faire reculer le crabe

Le Japon bientôt inhabitable ?

Le silence des salauds

On a retrouvé le corium de Fukushima

Ce cher nucléaire

La France a peur

Fukushima, tragédie en sous sol

Fukushima, tournée mondiale

Fukushima, un silence inquiétant

Fukushima, le début de la fin

Fukushima, les limites du cynisme

Nucléaire, explosion des prix

Penly du feu et des flammes

Les normes sont-elles normales ?

Fukushima, quand c’est fini, ça recommence

Fukushima, l’en pire Japonais

Alerte à Fukushima

Sites à visiter

Fukushima.over-blog.fr

Fukushima informations 

Fukushima-diary.com

Next-up organisation

Blog de Jean Pierre Petit

Site de la CRIIRAD

Site de l’ACRO

ENENEWS


Moyenne des avis sur cet article :  4/5   (72 votes)




Réagissez à l'article

139 réactions à cet article    


  • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 10:55

    Mascarille

    bof, si on en croit un « expert » japonais, il suffirait de sourire pour échapper au danger.
     smiley

  • amiaplacidus amiaplacidus 11 juin 2012 14:06

    Je crois, Mascarille, que vous êtes un peu comme ce type qui tombe du 30em étage et qui dit, en passant au niveau du premier : « jusqu’ici, tout va bien ».


  • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 19:49

    mascarille

    oui,
    un autre japonais était très optimiste
    c’était l’un des animateurs tv les plus célèbres du pays, et pour prouver l’innocuité des aliments radioactifs, il en a mangé en direct à l’antenne.
    il est aujourd’hui à l’hôpital, en phase terminale d’un cancer.
    peut-être qu’il ne souriait pas suffisamment ?
     smiley 

  • epapel epapel 11 juin 2012 21:16

    La devise de Cabanel : si ça ne va pas mieux il se pourrait que ça aille plus mal.


  • epapel epapel 11 juin 2012 21:22

    Exemple de citation  : « Si la piscine devait s’effondrer à cause d’un nouveau gros séisme, les émissions de matière radioactives seraient énormes : une estimation prudente donne une radioactivité équivalente à 5000 fois la bombe nucléaire d’Hiroshima. »

    Donc deux conditions à réunir :
    - un gros séisme au même endroit un an après le premier ce qui est improbable
    - un effondrement de la piscine suite au séisme

    Avec des si au carré tout peut arriver, y compris de voir Paris en bouteille.


  • epapel epapel 11 juin 2012 21:30

    Il poursuit : « Selon un institut de recherche de l’Agence de l’Energie Atomique du Japon, en cas d’entassement des barres de combustible, celles-ci peuvent s’échauffer car l’air ne peut pas circuler. Si la température dépasse 700 °C, les gaines peuvent se briser et laisser s’échapper les pastilles de carburant composées d’uranium et de plutonium.
     
    Sans refroidissement par l’air, la destruction des barres par échauffement et la libération des matières radioactives signeraient probablement le début de la fin pour le Japon, et peut-être pour le monde. »

    C’est ce qui pourrait éventuellement se passer suite à un effondrement hypothétique causé par un séisme improbable.

    Je suis d’accord qu’avec des si au cube on peut envisager la fin du monde. C’est même une pratique très courante à Hollywood et ça se vend très bien.


  • Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon 11 juin 2012 22:32

    @epapel

    Il n’est pas nécessaire que le séisme se produise au même endroit...

    Compte-tenu de la conductivité du sol aux vibrations, un gros séisme à quelques centaines de kilomètres serait ravageur pour tous les bâtiments endommagés et surtout pour des installations de fortune...

    Ensuite, il existe la Méthode Coué : Tout va bien, il n’y a aucun risque...

    Sisi, ça marche... Demandez à tous ceux qui l’ont essayée, tous leurs problèmes se résolvent comme par enchantement !

    Regardez Tchernobyl : Le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière car il n’avait pas de visa !
    Et une de mes amies n’a pas eu de cancer de la thyroïde non plus... C’est une simple vue de l’esprit.

    On répète tous en cœur : Tout va bien, tout va bien...

    Le nucléaire est géré par un lobby aussi puissant que le lobby pétrolier, particulièrement en France.

    Tant qu’il n’y aura pas une réelle transparence sur le nucléaire (et AUSSI sur toutes les saloperies industrielles qu’on nous force à respirer ou à ingurgiter), nous serons en droit de nous poser certaines questions.

    Il ne s’agit pas de prôner le retour au moyen-âge, il s’agit simplement de savoir EXACTEMENT quels sont les tenants et les aboutissants .

    Essayer de chercher des infos, ne serait-ce que sur les pots catalytiques...

    Ils sont bien plus polluants et toxiques que les gaz qu’ils sont censés supprimer...

    Leur seuls avantages (pour les lobbies) : Ils coûtent cher, ils augmentent la consommation de 15 à 20%, et ils permettent de se faire des c... en or en « recyclage » (en fait on se contente de les couler dans du béton et on laisse aux générations futures - s’il y en a encore - le soin de se démerder avec la « patate chaude ».

    Et les prochaines normes « antipollution » vont imposer d’utiliser de l’URÉE PURE pour désulfurer les gaz d’échappement des diesels. Renseignez-vous sur les bienfaits de l’urée pour les organismes vivants...
    Pourquoi ne pas traiter le problème à la source ?
    Parce que les pétroliers ne veulent pas baisser leurs profits en « dépolluant » le gas-oil...

    C’est la même chose pour TOUS les produits industriels.
    PROFITS MAXIMUM
    , et c’est l’utilisateur qui assume les conséquences.
    Que ce soit l’industrie pétrolière, chimique, métallurgique, électronique, agro-alimentaire, nucléaire, même combat : les profits sont privés et les pertes sont socialisées.

    Et bien sûr on se débrouille pour que la population SOIT OBLIGÉE D’UTILISER CES PRODUITS.


  • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 22:54

    mascarille

    désolé,
    je n’ai pas le coeur a faire de l’humour avec la maladie ou la mort.

  • olivier cabanel olivier cabanel 12 juin 2012 16:33

    Mascarille

    rire de la mort, bien sur, mais pas faire de l’humour sur celle des autres.


  • epapel epapel 12 juin 2012 20:47

    Mon père aussi a eu un cancer de la tyroïde et ce n’est pas à cause Tchernobyl mais plutôt aux produits de traitement agricole.


  • Fourmi Agile Evrard 11 juin 2012 11:13
    C’est curieux, comme tous les scientifiques, les ingénieurs du nucléaire disent exactement le contraire du grand expert Cabanel.
    Mais il va nos répondre qu’on nous cache la vérité.

    Combien de morts à Fukushima depuis un an ? Zéro.
    Combien de morts dans les accidents de voiture ? Des milliers. Mais ça n’intéresse personne. Le meilleur moyen pour vendre, ou pour faire parler de soi, est de faire peur. 

    Bien sûr que la situation au Japon est grave, qu’il y a une forte pollution radioactive. Mais pourquoi vous ne soulignez pas aussi la prouesse des ingénieurs à justement avoir réussi à éviter le pire !




     



    • lsga lsga 11 juin 2012 11:21

      @Dauphin
      ’Mais pourquoi vous ne soulignez pas aussi la prouesse des ingénieurs’

      Bin :

      Les experts de l’institut ajoutent : «  sans refroidissement par l’air, la destruction des barres par échauffement et la libération des matières radioactives signeraient probablement le début de la fin pour le Japon, et peut-être pour le monde  ». 


    • Hermes Hermes 11 juin 2012 11:40

      @EVrard :
      Les gouvernements du monde entier devraient aujourd’hui concentrer leurs effors pour éviter le pire. Concrètement livrer une nouvelle grue à Tepco, on devrait pouvoir y ariver non ?

      Cdt.


    • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 11:54

      Evrard

      vous aurez, j’espère, remarqué que je ne me pose pas en expert, puisque le journaliste, qu’il soit citoyen, ou pas, ne fait jamais autre chose que de donner des informations,
      je donne donc la parole à d’authentiques experts :
      je vous les repropose au cas ou vous ne l’auriez pas remarqué :
      Masashi Goto, ingénieur expert en conception de centrales nucléaires résistantes aux séismes 
      Yukiteru Naka, qui a été impliqué dans la construction de la centrale 
      Hiroaki Koide, professeur à l’institut de recherche nucléaire universitaire de Kyoto 
      et quelques autres...
      vous n’êtes pas obligé de les croire, et peut-être etes vous aussi un expert ?
      alors n’hésitez pas à nous apporter vos lumières, avec des preuves si possible.
      voila, moi je ne fais que proposer des informations, avec les preuves, 
      et vous en faites ce que vous voulez, mais je ne suis pas sur que la politique de l’autruche soit une bonne solution.
      quand a votre information sur « le nombre de morts » pour laquelle vous affirmez qu’elle est de zéro, mes articles précédents ont du vous échapper, puisque ils prouvent le contraire, et je vous remercie d’avance d’avoir un peu de respect pour la famille des disparus,




    • Surya Surya 11 juin 2012 12:31

      Evrard, je voudrais juste faire remarquer que beaucoup de décès liés à des accidents de voiture (pas tous, en effet, mais une bonne part) seraient évités si certains conducteurs arrêtaient une bonne fois pour toutes de se croire sur un circuit de formule 1 ou de boire de l’alcool au volant. C’est pourtant simple, comme attitude à adopter, mais visiblement chez certains la pilule ne passe toujours pas. Non seulement ils mettent leur propre vie en danger, et leur mort est ensuite comptabilisée comme s’il s’agissait d’une fatalité, mais en plus ils mettent également la vie des autres en danger. Par conséquent, comparer les morts au volant et ceux d’une catastrophe nucléaire est totalement inapproprié.

      En plus, vous savez bien que même s’il n’y avait aucun mort suite à une explosion nucléaire, la « forte pollution radioactive », que vous reconnaissez mais qui ne semble pas vous inquiéter outre mesure, provoquera à l’avenir, chez de nombreuses personnes dont des enfants, des maladies graves, et potentiellement mortelles.

      N’oubliez pas non plus que des scientifiques avaient très sérieusement annoncé, lors de la catastrophe de Tchernobyl, que le nuage radioactif ne passerait pas la frontière. Comme pour toute profession, il y a des scientifiques sérieux, et d’autres qui le sont un peu moins...


    • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 17:14

      Surya

      j’ajoute que la comparaison entre le nucléaire et la voiture ne me parait pas appropriée ;
      en effet, lorsque l’on se met au volant d’une voiture, on a décidé de prendre le risque.
      ce qui n’a jamais été le cas pour le nucléaire.
      personne n’a jamais consulté les citoyens pour savoir s’ils étaient prets à prendre le risque nucléaire.
      même pas le moindre référendum.
      étrange démocratie.

    • epapel epapel 11 juin 2012 21:33

      Ce n’empêche pas les citoyens en question de se gaver d’électricité (d’origine nucléaire) et d’en réclamer toujours plus et pour moins cher.

      C’est ce qu’on appelle voter avec ses pieds.


    • kriké 11 juin 2012 11:49

      Pour réparer il faut du fric et beaucoup.

      LE JAPON EST CONFRONTE A UNE CRISE ECONOMIQUE ET FINANCIERE GRAVE ET DURABLE

      L’euro représente une opportunité, mais aussi un défi pour le Japon. Une opportunité, parce qu’un euro stable jouant le rôle de deuxième monnaie de réserve internationale pourrait, moyennant une diversification de portefeuille,contribuer à une plus grande stabilité financière internationale, tout en faisant office de contrepoids au dollar.Un défi, parce que l’euro renforcera le poids de l’Union européenne et de ses Etats membres dans le domaine
       des affaires monétaires et financières internationales et pourrait réduire l’influence du Japon dans ce domaine.

      et si l’euro se casse la gueule ., ?


      • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 11:56

        kriké

        c’est vrai qu’il y a la crise, mais je pense que si les dirigeants du monde entier comprenaient le danger auquel ils sont confrontés, ils trouveraient très vite les moyens d’arreter fukushima avant qu’il ne soit trop tard.
        merci de votre commentaire.

      • Lisa SION 2 Lisa SION 2 11 juin 2012 12:14

        Si je puis me permettre, suite au premier tsunami ayant ravagé les côtes de Sumatra jusqu’en Thaïlande, d sommes considérables ont été collectées pour reconstruire les côtes et indemniser, et cela simplement par le relais médiatique... ? " L’aide internationale a rapidement afflué vers les pays touchés par les séismes et le tsunami et les promesses de dons pour l’urgence, la réhabilitation et la reconstruction ont approché les 7 milliards de dollars US, pour les seules provinces d’Aceh (Nanggroe Aceh Darussalam / NAD) et de Nias (Nias Islands) " http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/transv/Risque/RisqueScient5.htm

        Ben et alors les stars de l’humanitaire, où êtes vous ?


      • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 13:01

        lisa

        c’est vrai qu’au moment ou « les humanitaires » se mobilisent pour tant de causes, c’est étonnant de constater le peu de cas qu’ils font de Fukushima....
         smiley

      • epapel epapel 11 juin 2012 21:36

        Ce qui devrait vous étonner c’est votre étonnement.


      • orion orion 11 juin 2012 11:51

        Salut Olivier,

        Merci des infos, vu la situation potentiellement catastrophique, il est clair que les ingénieurs du monde entier devraient relever le défi de retirer le combustible des piscines des bâtiments réacteurs n° 4, 3 et 1....

        De plus en plus d’ingénieurs élèvent la voix pour prévenir des dangers encourus. Ce que préconise Kenichi Ohmae (Ingénieur nucléaire et doyen de la Business Breakthrough University), Kenichi Ohmae a développé récemment dans les colonnes du Japan Times une analyse très critique sur l’explication officielle donnée par le gouvernement japonais à la catastrophe de Fukushima.
        Ce qu’il préconise est assez simple, mais cela est très coûteux. Si l’on appliquait ses recommandations, il serait vite démontré que cette énergie n’est pas rentable.

        La publication de cet article est intéressante pour comprendre à quel point le mythe nucléaire est en train de se fissurer : http://groupes.sortirdunucleaire.org/Fukushima


        • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 11:59

          merci Orion

          c’est exactement mon sentiment.
          je suis persuadé que si tout le monde s’y mettait (comme ça été le cas tardivement à Tchernobyl)
          ils auraient vite fait d’enlever de la piscine du 4 ces sacrés assemblages !
          et on pourrait enfin respirer un peu.
           smiley

        • epapel epapel 12 juin 2012 12:30

          Peut-être qu’il n’y a pas assez de volontaires pour se sacrifier.


        • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 12:00

          @ tous

          à découvrir les paroles d’un autre expert
          (merci orion de l’avoir proposé)

          • gaijin gaijin 11 juin 2012 12:28

            salut olivier
            « un futur sans avenir »
            bravo c’est surement un de tes meilleurs titres et probablement le plus prophétique.

            tu dit plus bas :« si tout le monde s’y mettait .... » c’est une évidence que personne n’a relevé : il est probable que l’on pourrait éviter que la situation se dégrade ( encore plus ) mais cela reviendrait à admettre qu’il y a un problème.
            en plus ça serait prendre le risque d’être coupable de ne pas l’avoir résolu ( au cas ou .... )

            donc surtout ne rien faire .....


            • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 12:56

              gaijin

              merci de ton approbation,
              comme tu le dis si bien, il est évident que si les grands décideurs de la planète s’y mettaient, nous serions (provisoirement) a l’abri du danger.
              espérons qu’ils en auront enfin conscience.
              à+

            • gaijin gaijin 11 juin 2012 13:09

              « conscience » ???
              tu a raison on peut toujours espérer ......


            • epapel epapel 11 juin 2012 21:40

              En fait vous espérer que ça n’arrive pas car vous n’auriez plus rien à dire.


            • gaijin gaijin 12 juin 2012 09:10

              a votre différence si je n’avais rien a dire ......je la fermerai


            • epapel epapel 12 juin 2012 13:28

              Ce n’est pas l’impression que j’ai eu en vous lisant.


            • gaijin gaijin 12 juin 2012 17:39

              comme dit mon vieil ami africain : « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre »


            • epapel epapel 12 juin 2012 20:38

              Non c’est Chirac : à force de croire n’importe quoi on écrit n’importe quoi.


            • SergeL SergeL 11 juin 2012 12:38

               

              Dr. Hiroaki Koide, le nucléaire est une illusion (23 Mai 2011)

              http://www.youtube.com/watch?v=sqZWD3C72W0&feature=em-uploademail

              « La Science sans humanité »

              A. Gundersen, Fukushima Daiichi la vérité et l’avenir 12.05.2012

              http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=snMvGn16KsA

              La piscine 4 contient plus de Césium que l’ ensemble des essais nucléaires passés.



              • olivier cabanel olivier cabanel 11 juin 2012 12:59

                Serge

                merci de ces liens supplémentaires,
                depuis le début Gundernsen a lancé l’alerte, mais il n’est pas pour l’instant entendu ;
                Mon optimisme me fait croire qu’il le sera bientot, sinon, il y a effectivement de quoi s’inquiéter ;
                @+

              • epapel epapel 11 juin 2012 21:43

                Autrement dit, votre optimisme vous fait croire qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter.

                Mais alors pourquoi vous évertuez-vous à foutre la pétoche à tout le monde ?


              • soimême 11 juin 2012 12:46

                Salut et Merci Olivier, de nous rappelez que si nous ne voulons pas le voir, le monde a changer avec ce drame.

                La superficialité des êtres que nous sonnes, est le dénie dans le temps du danger qui nous guettes.

                (C’est un événement du passé de plus 1 ans, géographiquement c’est loin, comme il y a pas de mort conséquent qui sont répertoriés lier à accident, le danger est surestimé, et le jour où le problème deviendra majeur ont aura le temps de paré cette éventualité.)

                Seulement se raisonnement ne tiens pas, car la sous évaluation des dangers lié à l’exploitation du nucléaire et à ce qui se passe au Japon va bien un jour où l’autre finir à ce que l’en subisse les conséquences.

                Et elles vont êtres d’autant plus graves, que au niveau mondial, il y a une apathie à vraiment prendre le problème à bras le corps.

                Au niveau des Gouvernements et des filières Nucléaires à part faire des symposiums, il y a pas grand monde sur le terrain !

                Rien que l’exemple Français est édifiant, on a préféré faire la guerre à la Libye et ce préparer à la suivante que se dire que nous avons une responsabilité à participé aux efforts pour neutralisé aux plus vite le site de Fukushima.

                C’est fuite en avant de la responsabilité collective, tous où tard nous allons payer le prix fort, quoi en disent les détracteurs qui s’illustre ici, et que si nous arrivons au point de rupture comme cela semble être le cas, il n’existe pas de plant B , il y aura plus de parade pour échapper au désastre planétaire.

                Et ce que nous avons commue avant une certaine insouciance, n’aura plus aucune mesure par rapport à ce qui cela pourra être !

                Merci de nous tenir informer, que rien est régler et que nos responsables tardent à agir !

                Et pour tous les petits futés, qui pensent pouvoir contredire ce qui se passe là bas, sassez que personnes en sortira indemnes de tous cela !

                 

                 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès