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Accueil du site > Actualités > Environnement > Gaz de Schiste : Quel intérêt financier pour les communes ?

Gaz de Schiste : Quel intérêt financier pour les communes ?

L’extraction de Gaz de Schiste est polluante, mais serait-elle financièrement rentable ?

La redevance pour les communes :

Si nous avons étudié, dans divers blogs ou sites internet, l’exploration et l’exploitation de Gaz de Schiste sous divers aspects, il en est un que nous avons occulté : la rentabilité pour les communes.

Le sous-sol, en France n’appartient pas au propriétaire du sol mais à la collectivité.
Dans le cas d’exploitation de mines (auxquels sont apparentées les exploitations d’hydrocarbures : pétrole ou gaz), le législateur a prévu 2 redevances : une pour l’état et une pour les communes.

Examinons cette dernière. Les communes de France, quand elles sont rurales, ont peu de moyens et ne seront finalement peut-être pas mécontentes de recevoir une manne inattendue : « la redevance Gaz de Schiste ».

Tout d’abord, les textes (Extrait de l’Article 1519 du code des impôts)

I. Il est perçu, au profit des communes, une redevance sur chaque tonne nette du produit concédé extrait par les concessionnaires de mines, les amodiataires et sous-amodiataires des concessions minières, par les titulaires de permis d'exploitation de mines et par les explorateurs de mines de pétrole et de gaz combustibles.

II. 1° A compter du 1er janvier 2002, les tarifs de la redevance communale des mines sont fixés à :

- 556 euros par centaine de tonnes nettes extraites, pour les gisements de pétrole brut mis en exploitation avant le 1er janvier 1992 ;

- 186 euros par 100 000 mètres cubes extraits, pour les gisements de gaz naturel mis en exploitation avant le 1er janvier 1992 ;

1° ter Pour les gisements mis en exploitation à compter du 1er janvier 1992, les tarifs de la redevance communale des mines sont fixés à :

- 59,6 euros par 100 000 mètres cubes extraits pour les gisements de gaz naturel ;

- 206 euros par centaine de tonnes nettes extraites pour les gisements de pétrole brut ;

A priori, nous nous situons dans le cas de gisements mis en exploitation après le 1er janvier 1992.

Les volumes extraits :

 Ils sont encore inconnus, l’exploration n’ayant pas encore eu lieu. Nous nous baserons donc sur des chiffres venus des USA.

 Le Marcellus Shale : grand gisement de Pennsylvanie proche de New-York, dont les réserves pourraient assurer 2 ans de consommation de gaz des Américains.

Surface : 34 millions d’acres, soit 13,759324 millions ha ( 1 acre = 0,404686 ha)

Réserves espérées : 50 TCF, soit 141,4.1010 m3 ( 1 TCF ou 1 Trillion Cubic Feet = 2,83.1010 m3 ou 28,3 milliards de m3 )

La production attendue est donc de 102.766,67 m3/ha

Le Barnett Shale, « bon terroir » pour les Gaz de Schiste au Texas :

Superficie : 13.000 km²

Réserves espérées : 30 TCF

Production attendue : 653.076,92 m3 / ha

Le gisement « Newark East Field », grand cru du terroir du Barnett Shale :

Surface : 1.036 km²

Réserves espérées : 2,7 TCF

Production espérée : 737.544,826 m3/ha

Si nous appliquons à ces rendements attendus (et non prouvés, loin de là), la redevance possible en France pour les communes que celles-ci toucheraient au total sur la durée d’exploitation des puits forés au fur et à mesure du temps (20 ans ?) pourrait être (simulations, d’après les chiffres que nous avons pu trouver) :

Rendement du Marcellus Shale  : 59,6 euros / 100.000 m3 x 1,02766 = 61,25 € / ha

Rendement du Barnett Shale : 59,6 euros / 100.000 m3 x 6,53076 = 389,25 € / ha

Rendement du Newark East Field : 59,6 €uros / 100.000 m3 x 7,37544 = 439,70 € / ha

Le « Permis de Brignoles » avec ses 6785 km² (ou 678.500 ha) pourrait ainsi « rapporter », dans l’hypothèse optimiste d’un rendement équivalent à ceux connus aux USA, entre 41,5 millions d’euros et 298 millions d’euros à l’ensemble des communes touchées (soit une grosse partie du Var, 1er département touristique de France, et des bouts des départements voisins).

Une commune comme Lorgues (Var)avec ses 6.437 ha percevrait entre 394 000 euros et 2.830.000 euros en tout, soit entre 19 700 euros / an et 141 500 euros / an, si l’on parle d’une activité d’extraction sur 20 ans. Entre temps, il y a fort à parier qu’une partie de sa population aurait quitté la commune et que les touristes n’y viendraient plus, ce qui lui coûterait beaucoup plus cher en manque à gagner.

Et que se passerait-il si l’on forait chez un propriétaire privé ? La commune encaisserait la redevance, certes, mais est-ce que le propriétaire du foncier serait encore tenu de payer des taxes foncières alors que son terrain serait « réquisitionné » ? S’il en était exonéré, la commune perdrait alors la part de taxe foncière qui lui revient normalement.

Ne parlons pas non plus des infrastructures mises à mal dans l’intervalle, des masses d’eau, rare chez nous, utilisées, du paysage dégradé etc … et en espérant qu’aucune pollution ne soit à déplorer (peu probable, nous l’avons vu auparavant).

Comparaison avec les fermages agricoles :

La comparaison avec les fermages agricoles est pertinente puisque l’un exclurait l’autre. Si l’on fore dans un champ ou une vigne, le champ ou la vigne ne sont plus exploitables et la coexistence des forages et de l’agriculture dans notre région très morcelée risque d’être délicate avec ce qu’un forage implique de chemins, de stockages d’eau usées, de plates-formes logistiques, de pipelines …

Pour les régions Nord et Centre du Var, touchées par le « permis de Brignoles » en 2008, les fermages moyens étaient ceux-ci :

AOC Coteaux d’Aix ou Coteaux Varois : mini : 125,60 – maxi : 449,50 d’où moyenne de 287,55 € / ha et par an

AOC Côtes de Provence : 179,60 et 606,30, soit moyenne de 392,95 € / ha et par an

Cultures fruitières : 159,10 et 561,80, soit moyenne de 360,45 e / ha et par an

Vin de Table ou de Pays : 140,50 et 581,10, soit moyenne de 360,80 € / ha et par an

Cultures maraîchères : 151,10 et 594,20, soit moyenne de 372,65 € / ha et par an

Cultures générales : 30,66 et 102,31, soit moyenne de 66,48 € / ha et par an

Parcours extensifs : 1,62 et 9,29, soit moyenne de 5,45 € / ha et par an.

On voit déjà que, sauf pour les 2 derniers types de culture, dans notre simulation, le fermage annuel équivaut à la redevance totale que peuvent espérer les communes. En ce qui concerne les « cultures générales », la redevance ne compenserait que 6 ou 7 ans de fermage annuel, en gelant un terrain plus longtemps et en le laissant probablement dans un triste état. Quant au fermage du parcours extensif, souvent non perçu car on préfère faire travailler des moutons au nettoyage des sous-bois, bords de chemin ou garrigue plutôt que d’avoir à y passer épareuse et débroussailleuse, il faudrait faire la balance du coût à long terme entre un terrain naturellement entretenu et un terrain bétonné, tassé et impropre à toute utilisation agricole ou touristique pendant des années !

En résumé, et en dehors de toute autre considération écologique, politique ou « philosophique », il est plus rentable dans une commune disposant de terres disponibles d’y installer des agriculteurs que de les faire forer !

Et pour les propriétaires des terres actuellement cultivées, il leur faudrait, peut-être, être Américains pour que cela vaille le coup. Aux USA, en effet, le propriétaire du sol est également propriétaire du sous-sol et c’est lui qui perçoit les royalties payées par les compagnies pétrolières. D’après ce que nous avons vu sur internet, elles s’établissent ainsi :

Marcellus Shale : 2000 $ / acre, soit 4.942 $ / ha (soit environ 3 660 € / ha, au cours du jour de 1 € pour 1,35 $ environ)

Barnett Shale : actuellement 18 000 $ / acre (après être montées à 30 000), soit 44 478 $ /ha (environ 32 950 € / ha)

Newark East Field : 20 000 $ / acre ou 49 420 $ / ha (environ 36 600 € / ha)

On comprend l’intérêt des entreprises américaines à venir forer en France…

Enfin, nous avons parlé en ha plutôt qu’en km², terminologie très "campagnarde", les forages étant plus attendus en zone rurale qu’en zone urbaine, même si le sous-sol parisien semble très prometteur en huile de schiste. Nous attendrons que l’on fore sous la Tour Eiffel ou dans les jardins de l’Elysée pour changer notre référentiel.

 Brigitte Grivet

 Toutes les données exposées ici le sont sur la base de données disponibles sur internet, donc sujettes à caution mais elles peuvent constituer une première base de réflexion en attendant des chiffres plus sûrs que devront nous fournir les entreprises gazières.


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29 réactions à cet article    


  • yoananda 19 février 2011 02:34

    bravo bravo bravo.
    très bon angle d’approche !


    • cathy30 cathy30 19 février 2011 09:31

      bonjour Brigitte Grivet
      Arguments excellents, on ne se laissera pas faire. Y en a marre de sarko l’américain. Oui le prix du pétrole va exploser, mais il y a d’autres alternatives. Mais que veut-il la destruction totale de la France ?


      • cevennevive cevennevive 19 février 2011 10:41

        Bonjour Brigitte,
        super article bien documenté ! Je milite à mon humble niveau, mais en dehors des considérations écologiques et humaines de ce projet ignoble, je n’avais pas vraiment pensé à cet aspect des choses, que vous développez si bien.
        Tout sent vraiment mauvais dans cette histoire.. Et chaque argument que j’approche et auquel je réfléchis m’apporte encore plus de doutes et d’indignation.
        Et que les « réboussiés » ne viennent pas me dire « vous ne voulez pas que l’on fore chez vous, mais vous vous en foutez que l’on fore dans d’autres pays... » Non !!! FAUX !!!
        C’est nos façons de vivre qu’il faut changer.
        Vous le dites bien, l’agriculture est le cadet des soucis de ces requins (sauf si elle sert à faire du carburant, ce qui va affamer encore plus de monde).
        Qu’est une belle montagne cévenole, lozérienne ou ardéchoise pour ces messieurs de la finance ? Elle ne rapporte rien...
        Bien dit : « nous attendons que l’on fore sous la Tour Eiffel »
        Seulement, avant qu’ils en viennent là, nos montagnes, nos vignes, nos routes, notre eau,
        nos causses seront empuentis...



        • Vent d'est Vent d’est 19 février 2011 10:46

          Voila que l’on va détruire des terrains appartenant aux fameux AOC de Provence et du Var pour leur putain de gaz... (et pourtant ils rapportent bien plus que leur gaz...)

          Et je ne parle pas des autres conséquences...


          • JL JL 19 février 2011 11:09

            Bravo mille fois pour ces précisions impresionnantes.

            Je crois que, dans l’hypothèse où il ne sera plus possible d’exploiter les pays pauvres, c’est nous-mêmes qui allons être exploités, je devrais dire colonisés par les pétrolières.

            Cela m’évoque deux citations :

            « N’ayant plus de nouveaux territoires à coloniser, nous avons colonisé nos propres enfants. » Amérique, notre histoire (Arte 27/11/06)

            « La « rupture », c’est quoi ? Le démantèlement des acquis sociaux, le fait que les riches paient moins d’impôts, qu’on privatise de façon rampante l’université, qu’on donne les coudées franches aux affairistes. Cette façon de déguiser une soumission au capitalisme mondialisé en révolution nationale relève en soi du « pétainisme », au sens formel. » « De quoi Sarkozy est-il le nom ? »,  (Alain Badiou)

            De fait, livrer notre territoire aux multinationales c’est, aussi, du pétainsime au sens formel.



             


            • Brigitte Grivet 19 février 2011 11:19

              C’est ce qu’Hervé Kempf appelle l’oligarchie.
              Nous ne sommes pas en dictature mais nous ne sommes plus vraiment en démocratie.
              Le pouvoir et les richesses collectives ont été ou sont en cours d’être privatisés par quelques uns, sans tenir compte de l’intérêt général


            • Brigitte Grivet 19 février 2011 11:10

              Merci à l’administrateur du site d’avoir ajouté la photo !!!

              Par ailleurs, vous pouvez voir toute une série d’articles sur le même thème des gaz de schiste (et huile de schiste). Celui-ci est le 20 ème en réalité.

              Rendez-vous sur : http://lorgues-veillecitoyenne.over-blog.com/categorie-11770937.html


              • kemilein 19 février 2011 12:05

                crime contre l’humanité : empoisonnement des populations locales (contamination nappe phréatique)
                crime contre la « planete » et les générations futures : l’empoisonnement reste, les produit utiliser ne peuvent être absorbé par la nature (agent de synthèse issu de l’industrie pétrochimique)

                apres les traitres a la nation du sommet de l’état voici venu le temps des traitres ruraux...qu’elle belle humanité nous avons la.


                • Brigitte Grivet 19 février 2011 12:50

                  Attention, nous ne connaissons encore aucun maire ayant donné son accord depuis que l’on parle des gaz de schiste ! Certains ont été mis devant le fait accompli, n’ayant pas été informés. Par contre, nous en connaissons de nombreux ayant fait délibérer leur conseil municipal contre le projet d’exploration dans leur commune (voir la presse régionale Ardèche, Languedoc-Roussillon ou Vaucluse)
                  Ceci aura-t-il force de loi ? A étudier de plus près


                  • kéké02360 19 février 2011 13:26

                    à voirce film documentaire, c’est long mais édifiant !!!

                    c’est ici :

                    http://www.megavideo.com/?v=SJGJG9DN 


                    • Eleonore Bargisant 21 février 2011 16:43

                      Merci pour ce lien extrêmement intéressant même si c’est terrifiant...


                    • g.jacquin g.jacquin 19 février 2011 15:10

                      Bonjour, Brigitte

                      Habitant dans le Lodevois Larzac, je ne peux m’empecher de remettre ce commentaire que je viens de faire pour l’article de Lolozerien du 18/02.

                      Donc, je rappelle certaines évidences qui complètent votre excellent article.

                      1) Gazprom (producteur Russe) produit en grande quantité du gaz naturel. Son prix de vente est de 50$ les 1000 m3. On importe ce gaz dans grace à des gazoducs et l’opérateur est soit GDF, ou d’autres, mais, qui se sont entendus pour nous le revendre à nous particuliers environ 0,0467€ le KWh gaz (voir suivant les types de contrats).

                      Si on compare avec le nucléaire, le KWh est = à 0.039€ le KWh  !

                      On voit tout de suite que même si GDF et consorts s’en mettent plein les poches, il y a une cohérence de prix ! Et que je sache, on n’est pas en guerre avec la Russie et de toute façon, on a le gaz algérien et celui des pays Arabes qui nous arrive par méthaniers, qui n’est pas beaucoup plus cher à l’achat par GDF et consorts !!! Donc, l’indépendance énergétique… Ce n’est pas un argument (un jour on nous sortira que c’est à cause de Ben Laden) !!!!!!!

                      2) Si on regarde ce qui se passe au Canada ou aux états unis pour les gaz de schiste, techniquement, on s’aperçoit que les forages sont proches les uns des autres, qu’ils ont uniquement un évacuateur de condensats (ballon de 6m de haut), qu’ils sont raccordés sur gazoduc, ce qui permet de centraliser les traitements dans des petites unités de raffinage gaz (dessalage, récupération des produits chimiques etc.… mais surtout… de centraliser le stockage !!!!

                      Il faudra m’expliquer comment on peut utiliser cette technique quand on fore dans les Cévennes ou les Causses ????

                      Que se passera-t-il :
                      Total ou les autres seront obligés de créer des plates-formes pour poser les derricks et tous ce qui va avec !!! Ils seront obligés pour chaque forage, de poser un tanker qui servira à la fois, à évacuer les condensats mais surtout à stocker le gaz, car, je ne vois pas comment faire passer des gazoducs dans la montagne !!!!

                      C’est la destruction assurée du paysage puisqu’il s’agira de modeler le sol pour les forages. Cette opération sera DEFINITIVE ! On ne pourra pas revenir en arrière !

                      Je rappelle que le fracking permets de récupérer les gaz tout au plus à quelques dizaines de mètres autour du forage (ce qui explique le très grand nombre de forages utilisé par cette technique, car ce procédé est limité en pression ne serait-ce que pour préserver le tubage de forage, pour éviter des infiltrations du liquide de fracking dans les nappes et plus simplement, plus on monte en pression, plus cela coûte cher et c’est au détriment d’une certaine rentabilité) !

                      Donc, je vous laisse imaginer la quantité de km de pistes qu’il faudra créer pour dépoter les tankers (récupérer le gaz dans les ballons et le transporter par camions au centre de raffinage) !!!

                      Sans oublier que pendant le fracking, il faudra amener entre 4 000 et 30 000 m3 d’eau et cela plusieurs fois puisque les puits sont soumis au fracking 4 ou 5 fois !

                      Là, se pose le vrai problème du coût !!!!! Combien va coûter l’extraction de ce gaz ???? Et compte tenu de ce que j’écris dans le §1, à quoi ça sert ????? Qui va payer ????

                      3) C’est hallucinant ce qui se passe !!!

                      On à chez nous en France le moyen de produire de l’énergie pas chère (nucléaire) doublé par des perspectives importantes d’économies (je veux parler des améliorations de l’habitat concernant l’isolation et le chauffage) et l’on trouve toujours, des requins qui montent des projets complètements idiots en ce disant qu’il suffit de graisser la patte de certain pour que ça fonctionne et que le peuple est tellement con qu’il ne dira rien ! Et là, je parle de ministres, de magistrats, de préfets etc.…

                      C’est absolument lamentable !

                      C’est ainsi qu’on a des éoliennes… de plus en plus !!!! Qui produisent peu, qui coûte la peau des fesses mais surtout qui ne servent à rien puisqu’elles se substituent au mixe énergétique soit 80% de nucléaire et 10% d’hydro qui comme chacun sait, ne produisent pas de CO2, mais surtout coûte bien moins cher par KWh produit que l’éolien ou le photovoltaïque !!!!!

                      Notre pays serait-il corrompu ??????

                      Voilà 2 liens que je laisse à votre jugement !

                      http://reporterre.net/spip.php?arti...
                      http://www.lepost.fr/article/2011/02/03/2393970_le-bassin-parisien-futur-jackpot-pour-julien-balkany.html


                      • JL JL 19 février 2011 15:24

                        Il m’est venu une idée ! Y a pas à dire, avec leurs conneries, on devient parano !

                        Cette affaire de gaz de schistes est si énorme ! J’y crois pas !

                        Et si le but était de donner du grain à moudre au « cher ami » DSK, lequel aurait là un boulevard en promettant de mettre un terme à ce projet ? Et si tout ça n’était qu’une arnaque, un leurre pour la campagne électorale à venir ?

                        On le sait, les techniques de manipulation des masses ne manquent pas.

                        Comme disait un célèbre dialoguiste : les cons ça ose tout !


                      • JL JL 19 février 2011 15:31

                        A moins que ce ne soit Sarkozy lui-même qui décide peu de temps avant le premier tour, de mettre fin à ce ptrojet.

                        En matière de manipulation, il y a d’autres moyens : par exemple, negocier la libération de Florence Cassez. Lisez donc cet article : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/170211/laffaire-cassez-vue-de-mexico 


                      • g.jacquin g.jacquin 19 février 2011 16:04

                        Non ! On est dans la vraie vie... Celle qui consiste pour certains à prendre du fric sur la plus grande masse de nos concitoyens !!!

                        Voir et revoir GASLAND de Josh Fox ! Bien sûr, les états unis ne sont pas la france, mais certain de nos dirigeants sont pris de mimétisme....

                        Je vais faire un article dans peu de temps sur ce sujet ! Sachez qu’en France, on en est à mettre en danger la vie des gens pour faire du fric !!!

                        C’est comme ça !


                      • Brigitte Grivet 19 février 2011 16:49

                        Oui, bien d’accord avec vous. C’est d’ailleurs un grand mystère que cette histoire qui va coûter plus cher que ce que l’on pourra vendre le gaz (qui baisse au niveau mondial du fait de la surproduction actuelle due ... aux gaz de schiste américains)
                        On a l’impression qu’on refrabrique une bulle, non plus internet ou financière, mais gazière.
                        Je me demande aussi si des boîtes comme Toreador ou Schuepbach sont vraiment des outils industriels (combien de camions, combien de tours de forage... ?) ou ne sont que des boîtes vides, simples outils de spéculation ?
                        Et qui payer quand tout ça va dégringoler ???


                      • g.jacquin g.jacquin 19 février 2011 18:00

                        Oui... On est dans une logique étrange ou comme l’éolien ou le photovoltaïque, on fait croire que le gaz de schiste est indispensable pour notre indépendance énergétique...

                        Cela ressemble étrangement aux cassettes de Ben Laden qui apparaissent comme par Hazard à l’approche d’élections pour rappeler aux citoyens que nous sommes, que la sécurité est l’affaire du gouvernement donc, des futurs élus (puisqu’ils se représentent).

                        Mais là, c’est différent, car on sait qui sont les requins avant qu’ils commencent leurs méfaits !!!!!

                        Donc, on résume : Comme on connait les prix sur l’éolien, analysons...

                        L’éolien : est acheté par EDF à 82€ le MWh
                         
                        - Prise en charge par la CSPE (nous au final) :
                         
                        La différence entre 82 € et les prix marchés au jour le jour (environ 60 € en moyenne) soit 22 € financés par la CSPE (partiellement car le nombre de MWh ENR a augmenté de façon conséquente et la cour des comptes nous explique que cette différence n’a pas été reportée sur la CSPE sinon l’augmentation des tarifs de l’électricité aurait fait un bon de près de 20%).

                        - Prise en charge par EDF (nous au final) :
                         
                        La différence entre le prix du marché et le prix moyen du MWH produit en France (environ 31€ en base) soit 29 € (financés par EDF donc nous)

                        - Total pris en charge par les citoyens 29 € (CSPE) + 22€ (EDF) = 51€ du MWh

                        Or il faut savoir que pendant que les éoliennes tournent et nous coûtent si cher, les centrales nucléaires ont la puissance baissée de l’équivalent puissance éolienne et n’est pas réutilisé ! (RTE à trop peur d’un black out).

                        Vous faites le même calcul pour les centrales au sol photovoltaïque et vous obtenez des chiffres délirants !!!!

                        Gaz de schiste : même calcul ....

                        Mais, il faudra attendre (très longtemps) pour connaître les coûts au M3 extrait !!!!!!!

                        Bref : Pourquoi on nous pourris la vie ???? Pour le fric uniquement !

                        Re exemple éolien mais qui s’applique au photovoltaïque et au gaz de schiste !

                        - Les communes pensent avoir touché le jackpot,
                        - les promoteurs éoliens ont touché le jackpot,
                        - les politiques se sentent propres sur eux puisque c’est de l’énergie verte, ça doit faire plaisir aux électeurs donc ils seront réélus et vus ce que gagne un député !!!!,
                        - Les juges sont dans le courant de ce que souhaite le ministre,
                        - Les préfets s’en foutent... de toute façon dans les deux ans, ils sont mutés ! et faire plaisir au ministre en alignant un maximum d’éoliennes, c’est aussi s’assurer d’une prime substantielle.... etc..

                        Le gaz de schiste ??? C’est tout pareil.... sauf que cette fois, ça va bien se voir !!!! Et encore une fois, on connait les bandits qui sont responsable de ce futur massacre !


                      • JL JL 19 février 2011 19:09

                        On va payer plus cher ...

                        Oui !

                        C’est ça l’ultralibéralisme, ou si lon préfère, le post capitalisme qui consiste à investir, non pas dans des entreprises qui créent des biens et des services, mais dans des pompes à fric.

                        Définition d’une pompe à fric : une « usine à gaz » ou bien une simple opération financière, destinée à faire des profits gigantesques au détriment de la collectivité et / ou de l’écologie planétaire en créant au mieux, rien, au pire des saloperies inutiles, encombrantes, polluantes.


                      • g.jacquin g.jacquin 21 février 2011 07:28

                        @Cassino

                        Non !!!! Les TACS servent exclusivement à l’ajustement !!!

                        Donc, il est normal que les coûts soient plus élevés... En n’oubliant pas que l’on parle de tarif au MWh !!!! Si on compare en matière d’investissement de l’outil de production, les TACS restent les équipements les moins chers et les plus simples à mettre en oeuvre !!!!!!

                        J’ajoute que les tarifs de tous les producteurs d’ajustements vont augmenter, car aujourd’hui, la CRE considère que la non-production ne doit pas être gratuite !!!!!!

                        Oseriez-vous faire de l’ajustement avec de l’éolien ????????????

                        Autrement dit, considérer que la veille à 16h, on pourra vendre pour le lendemain, tout l’exedent disponible en export (plus de sécurité en cas de perte ou trop de vent) ????? Autrement dit, on utilise plus l’éolien en base mais en ajustement et l’équivalent puissance éolienne est vendu en export .....

                        Même RTE n’ose le faire... (Le rapport sur la sécurité de RTE nous dit : En heure de pointe, pas plus de 15% des éoliennes ventées couplées pour l’ajustement avec les réserves équivalentes disponibles sur les autres producteurs (nuc et hydro).......

                        Définitivement, essayez de comprendre que l’éolien n’est pas, par conception, fiable !


                      • Clojea Clojea 19 février 2011 15:14

                        Bonjour. Merci de dénoncer cette absurdité de vouloir forer pour extraire du gaz de Schiste. Continuons à dénoncer cette monstruosité.


                        • Yvance77 19 février 2011 15:48

                          Salut,

                          Punaise un truc de cette qualité tu ne risques pas de le trouver dans le Figovski, sur la 2 ou chez l’autre lèche-fion présidentiel et amoureux des terroirs aka Pernault.

                          Avox peut s’enorgeuillir de ce genre de billet, et rivalise sans rougir avec des journalistes qui n’ont que la carte mais pas l’once d’un talent quelconque !

                          Respect total.

                          A peluche


                          • paoum 19 février 2011 20:38

                            l’exploitation de gaz de schiste pollue définitivement, quand la roche est fendue, le gaz et les produits chimiques se répandent dans le sous-sol.

                            la france, ce n’est pas les états-unis mais cette méthode d’extraction, c’est de l’assassinat pur et simple (cf : gazland, le doc...) ;
                            je crois qu’il n’y aucun argument financier à faire valoir pour stopper cette horreur, seule la volonté du peuple peut faire quelque chose, c’est le sujet le plus grave et le péril le plus imminent : l’empoisonnement des terres !!!.....on ne peut pas laisser faire ça...


                            • kéké02360 20 février 2011 10:45

                              Voici encore de l’info ,

                              avec d’autres liens utiles en bas de cette page :

                              http://www.actu-environnement.com/ae/news/extraction-gaz-schiste-demesure-industrielle-11963.php4#xtor=EPR-1 

                              Il y a vraiment du souci à ce faire avec ces irresponsables !!!!!

                              Il va falloir nous tenir prêt à agir : en en faisant débat dans la campagne 2012 ( qu’en pense François Asselineau ?) , et en nous opposant physiquement à ces prospections smiley


                              • JL JL 20 février 2011 11:08

                                « Il y a trente ans, la population de Plogoff et les habitants du Cap Sizun se révoltaient contre l’ouverture d’une enquête d’utilité publique sur la construction d’une centrale atomique de 4 tranches de 1 300 mégawatts à la Pointe du Raz »

                                Ce qu’ont fait il y a 30 ans les courageux habitants de ce « bout de France » contre les matraques et les gaz lacrymogènes pour fairé échouer ce projet, le peuple de France d’aujourd’hui pourrait-il le faire ?

                                Je crois que ces projets d’extraction de gaz de schiste sont pires que des centrales nucléaires : je dirais ce sont l’équivalent de centrales qui ont déjà potentiellement explosé !

                                C’est tellement outré que je me demande si ce n’est pas un leurre !


                                • Job Morro Job Morro 20 février 2011 11:15

                                  Gaz de Schiste :
                                  Voir absolument la vidéo documentaire « GASLAND » sur les conséquences de l’exploitation du gas de schiste par fracturation en profondeur...

                                  Peut-il encore y avoir débat et calculs de rentabilité ?
                                  « Quand nous aurons détruit la dernière plante et le dernier poisson, on s’apercevra que le fric n’est pas un aliment ! »
                                  Job.


                                  • Brigitte Grivet 20 février 2011 11:49

                                    Cher Job,
                                    Je partage votre point de vue ! J’ai simplement voulu montrer un autre aspect du même problème : l’intérêt financier éventuel pour les communes.
                                    Et même celui-ci n’est pas, loin de là, attractif ! De quoi faire encore plus réfléchir les maires de nos petites communes rurales qui ont, parfois, des décisions difficiles à prendre et ne négligeraient pas un apport financier substantiel.
                                    C’est ainsi ; c’est la vie dans nos campagnes !

                                    Pour les autres aspects de la question, voir ce que l’on peut en penser du fin fond de la Provence : http://lorgues-veillecitoyenne.over-blog.com/categorie-11770937.html


                                  • Arthur 123 20 février 2011 14:25

                                    Il va avoir un confit d’intérêt majeur dans le bassin parisienne entre l’exploitation en profondeur de la mappe d’eaux douce de très grande qualité et le gaz et d’huile de schiste.
                                     
                                     Car voyons ce que l’on apprend :
                                    http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/geographie/r/ile-de-france/d/le-bassin-parisien_725/c3/221/p2/

                                    Les aquifères du Crétacé inférieur (documents DRIRE)

                                    Ils constituent une réserve profonde d’eau de très grande qualité. Le Crétacé inférieur regroupe plusieurs étages géologiques datant du secondaire qui contiennent, dans le bassin parisien, deux nappes d’eaux douces d’excellente qualité : l’Albien et le Néocomien.


                                    Zones soumises aux règles de gestion SDAGE

                                    La nappe de l’Albien est exploitée depuis le milieu du XIX° siècle. Une quinzaine de forages a été réalisée jusqu’en 1930. Les volumes annuels prélevés ont alors atteint 34 millions de m3. Dès 1935 les pouvoirs publics instauraient une législation spéciale (décret-loi du 8 août 1935) soumettant à autorisation préalable tous les forages de plus de 80 mètres de profondeur en Ile-de-France.

                                    C’est en 1982 que le premier forage au Néocomien a été mis en exploitation à Bruyères le Châtel (91).


                                    Bassin de Paris, réseau hydrographique

                                    Dans le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) du bassin Seine-Normandie ces nappes sont considérées comme ressources d’importance stratégique.

                                    Une base de données géologiques, hydrogéologiques et hydrochimiques a été constituée à partir des synthèses existantes et des données des quelques 3000 forages du bassin de Paris atteignant le Crétacé inférieur. Ces données aboutissent à l’élaboration de onze cartes d’isohypses et d’isopaques des différentes formations géologiques, deux cartes de transmissivité, deux cartes piézométriques et deux cartes de salinité. Les données hydrodynamiques et hydrochimiques, beaucoup moins nombreuses ont été traitées par un outil géostatistique.

                                    Sur le plan géologique, le Crétacé inférieur comprend plusieurs formations sableuses renfermant des nappes d’eau regroupées sous les dénominations de « nappe de l’Albien » et "nappe du Néocomien".


                                    Niveaux de la mer au Crétacé

                                    La mer a envahi plusieurs fois la région de manières diverses, voici les variations du niveau marin au cours du crétacé, la période qui concerne les aquifères du bassin parisien.

                                    Les principaux résultats de l’étude géologique sont les suivants : les trois bancs de sables de l’Aptien (Sables de Frécambault, Sables des Drillons, Sables Verts) sont imbriqués. Ils sont donc considérés sur le plan hydrogéologique comme un système unique. Les bancs sableux du Néocomien sont plus continus, sont aussi groupés en un grand système unique.

                                    Les nappes aquifères de l’Albien et du Néocomien contiennent des réserves en eau importantes, de l’ordre de 425 milliards de m3 pour l’Albien et 230 milliards de m3 pour le Néocomien. Les axes d’écoulement sont les mêmes que ceux des rivières du bassin de la Seine et convergent vers Paris : exutoire vers la Manche à l’ouest et vers la nappe du Cénomanien au sud et indépendance du bassin de la Somme.

                                    En raison de la surface couverte par ces aquifères, une alimentation de l’Albien par le Néocomien n’est pas à exclure, ce qui signifie que ces deux réservoirs pourraient être liés (problèmes en cas de pollution !).

                                    Le niveau de la nappe de l’Albien en Ile-de-France est largement influencé par les prélèvements ( problèmes d’économie de la ressource !).


                                    Niveaux piézométriques et consommation

                                    Dans la région parisienne, deux nappes captives sont exploitées : celle de l’aquifère du Néocomien (Crétacé inférieur) séparée par un niveau semi-perméable (Aptien) de celle des sables verts sus-jacents de l’Albien. Depuis 1850, les niveaux piézométriques ont fortement chuté et les transferts d’eau se font au travers de l’Aptien, selon la différence des niveaux piézométriques, depuis l’aquifère néocomien jusqu’à celui de l’Albien.

                                    http://www.actu-environnement.com/ae/news/extraction-gaz-schiste-demesure-industrielle-11963.php4#xtor=EPR-1

                                    L’extraction des huiles et gaz de schiste, illustration de la démesure thermo-industrielle.

                                    En plein vote du Grenelle 2, la décision par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’écologie et de l’énergie, d’autoriser la prospection en vue de l’exploitation de gaz et d’huile de schiste sur le territoire français illustre l’addiction de l’économie aux énergies fossiles.

                                    Les inconvénients de l’exploitation des gaz et huiles de schiste ont déjà été expérimentés aux Etats-Unis, nouvelle frontière de ces ressources fossiles. Les shale gas y sont produits depuis les années 1820. Depuis lors, de nouvelles techniques permettent d’en produire plus, grâce aux puits horizontaux et à la fracturation hydraulique. Celle-ci consiste à injecter des quantités considérables d’eau et de produits divers grâce à des norias de camions injecteurs - jusqu’à 40 camions-citernes - se relayant sur les sites. Problème : cette eau mélangée à des produits solvants peut contaminer les aquifères utilisés par l’homme. C’est ce qui s’est produit en Pennsylvanie, qui contient de gigantesques formations de schistes gaziers : puits contaminés en 2008-2009, et une eau devenue impropre à la consommation en deux endroits. Un puits a même explosé en juin 2009, répandant du gaz et de l’eau contaminée pendant 16 heures. Ce qui a conduit l’Etat de New York à déposer une demande de moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste en avril 2010.

                                    Les gaz de schistes sont difficiles à extraire car encore emprisonnés dans leur roche mère (le schiste), contrairement au pétrole conventionnel, qu’un simple forage vertical suffit à faire remonter en surface. Quant aux schistes bitumineux, ou huiles de schiste, leur transformation en pétrole n’a pas été géologiquement achevée en raison des basses températures du réservoir souterrain. Ce pétrole-là est peu mobile, pâteux et difficile d’accès.

                                    Fracturation de l’espace et du temps

                                    Ces conditions géologiques rendent l’extraction très consommatrice d’énergie. Il faut fracturer la roche pour la rendre poreuse. Cette fracturation artificielle dite fracturation hydraulique consiste en l’injection d’eau mélangée à du sable, pour empêcher les fractures de se refermer, sous très haute pression, à 600 bars. Un karcher géant et surpuissant. Les adjuvants chimiques (entre 0,5 et 2%) permettent à l’eau de s’infiltrer plus facilement dans les roches et d’éviter que les fractures ne se cimentent. La composition de ces adjuvants chimiques est rarement connue. L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a demandé en septembre 2010 aux neuf plus grands opérateurs du secteur de lui envoyer des informations sur les additifs qui composent le fluide de fracturation du sous-sol. Une partie du liquide (environ un quart) remonte en surface, où il est récupéré, stocké dans des bassins de rétention à ciel ouvert avant d’être traité, ou bien réinjecté dans des réservoirs géologiques naturels, à plus de trois kilomètres de profondeur, comme c’est le cas au Texas, dans le champ de Barnett, l’un des principaux sites d’exploitation de gaz de schiste aux Etats-Unis.

                                    En France, trois permis d’exploration du gaz de schiste et trois permis d’exploration de l’huile de schiste ont été accordés, d’après la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Le Bassin parisien, la région Rhône-Alpes, la Provence et le Languedoc-Roussillon sont concernés. En Seine-et-Marne, 80% du territoire recèle de ces schistes. Ce département présente une géologie avantageuse d’un point de vue fossile. Dogger (170 millions d’années), Lias (200 millions d’années) et Trias (240 millions d’années) : c’est de ces époques géologiques très lointaines que date la formation des marnes riches en matières organiques, enfouies à plusieurs kilomètres de profondeur. A l’issue de ces millions d’années, les sédiments ont atteint des pressions et des températures propices à leur transformation en huile et en gaz de schiste.

                                    Dans ces strates souterraines profondes se localisent aussi les nappes aquifères. Ces nappes d’eau se sont constituées dans des formations dites secondaires, de l’époque du Jurassique et du Crétacé (150 à 66 millions d’années). Dans le Languedoc, ces réservoirs d’eau souterraine constituent la première ressource en eau potable régionale. Cette ressource est déjà largement exploitée pour l’alimentation de 50% de la population du territoire concerné (dont Montpellier, Nîmes, Millau) et représente un potentiel de premier ordre pour les prochaines décennies, comme l’indiquent les études prospectives de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

                                    Dans une note d’information sur les gaz de schiste, une équipe d’hydrogéologues de l’université de Montpellier affirme que "le mode de recharge de ces aquifères et leur structure interne favorisent les déplacements de polluants éventuels et la quasi absence d’auto-épuration : recharge souvent concentrée, sols peu épais, vitesses de déplacements dans les drains karstiques élevées… Ainsi leur vulnérabilité aux pollutions est reconnue comme élevée et très spécifique". La présence d’éléments chimiques particuliers dans les eaux de certaines sources témoignent de connexions hydrauliques entre des couches profondes et les aquifères superficiels, notent les hydrogéologues. La source Perrier-Vergèze appréciera.

                                    Une entreprise américaine va forer l’or noir enfoui dans le sous-sol d’Ile-de-France
                                    Scr  : 20minutes.fr
                                     Les forages vont démarrer en 2011...
                                      Des derricks qui pompent le pétrole grâce à des puits de plusieurs kilomètres de profondeurs.
                                      Non, la scène ne se déroule pas en Amérique du Nord ou dans le Golfe, mais en Ile-de-France.
                                     
                                     
                                    Le Bassin parisien pourrait bien être percé de plusieurs centaines de puits dès 2012.
                                     
                                    Une entreprise américaine, Toréador, espère en effet y trouver plusieurs centaines de millions de barils de pétrole. Elle fait même son entrée en bourse en Europe ce vendredi. Car dès l’année prochaine, elle va investir 56 millions de dollars pour creuser six puits d’exploration et exploiter du pétrole dit « non conventionnel ». Contrairement au pétrole classique, que quelques puits exploitent déjà en France, le pétrole non conventionnel n’est pas contenu dans des réservoirs naturels.
                                     
                                    Production complexe et coûteuse
                                     
                                    Au contraire, il est emprisonné dans des roches non poreuses et non perméables. Ce qui complique sérieusement son exploitation. « Il faut d’abord construire un forage de 2,5 kilomètres de long. Ensuite, on injecte des milliers de mètres cube d’eau et de gélifiants pour créer des microfissures à la périphérie des puits », détaille Emmanuel Mousset, directeur général de Toréador France.
                                     
                                    Coûteuse, la production serait rentable si le prix international du baril reste au-dessus de 60 dollars. Une perspective très probable compte tenu de la hausse de la demande et la diminution des ressources de pétrole conventionnel. Dans ce cas, et si les puits d’exploration confirment les prévisions de Toréador, l’entreprise pourrait construire plusieurs centaines de puits « dès la fin 2012 ».
                                     
                                    Impacts très importants
                                     
                                    Mais le coût à payer est aussi lourd pour la planète. « Tout d’abord on extrait du pétrole, ce qui aggrave le réchauffement climatique. Mais en plus, on consomme beaucoup d’énergie pour le faire », estime Jean-Marc Jancovici, ingénieur français spécialiste dans le domaine de l’énergie et du climat et auteur d’ouvrages de vulgarisation sur la question. L’ingénieur ajoute que cette technique est « très coûteuse en eau », et que cette eau, mélangée aux hydrocarbures, « est difficilement et plus ou moins bien retraitée » dans les forages déjà existants en Amérique du Nord.
                                     
                                    Toréador assure de son côté que le pétrole extrait sera, dès que la production sera importante, transporté par pipeline et non pas par camion. De quoi réduire un peu l’énergie consommée. Et il assure que l’eau proviendra des forages - en avançant qu’un forage en Ile-de-France qui apporte 10.000 barils de pétrole permet d’extraire 200.000 barils d’eau – et sera totalement retraitée avant d’être réinjectée dans le sous-sol. Enfin, contrairement aux accidents qui ont eu lieu en Amérique du Nord, « les forages seront suffisamment profonds pour ne pas contaminer les nappes phréatiques », s’engage le directeur général.
                                     
                                    L’entreprise s’engage à prendre les mesures nécessaires, donc. Reste toutefois à connaître la réaction des riverains qui verront, si les espoirs de Toréador sont fondés, s’installer des forages autour de leur commune. « Il est vrai que l’activité est source de nuisance, mais nous ne choisissons que des terrains agricoles ou éloignés de plus de 300 mètres des habitations », assure Emmanuel Mousset.

                                    Quand on voit que l’eau enflamme au contact d’une allumette.
                                    Il est impossible, criminelle que se sujet sur l’extraction des huiles et gaz de schiste soit occulté du débat national.
                                    Quand on compare la carte des resource soutéraine d’eau douce et la carte des recherche de gag de schiste mous allons vers une pollution mageur de l’ensemble du bassin Parisien.

                                    Il en va de l’avenir de l’humanité en générale.

                                     la seule chose que je voie comme action, immédiate est dans les moyens que nous disposions c’est le recourt à des pétitions aux niveau Européen, et d’introduire ce débat au niveaux national. Nous devons partir à recherche un pôle d’avocat chevronner pour démoncer sur tous les aspect juridiques les consetions mimiéres qui conserne cette exploitation.
                                     Il faut soutenir une accusation sur le danger de la vie des citoyennes par un état de droit en l’occurrence la France. J’attends que des personne douée dans le domaine scientifique , éthique, juridique soit en mesure de construire une pétition nationale qui à les qualités de pouvoir se défendre aux niveaux internationales.



                                    • oj 20 février 2011 17:54

                                      avant de jeter l’eau du bain et le bébé avec, ouvrons le débat sur cette possibilité.

                                      D’autre part si cette exploitation est interressante il faut un moratoire pour que produit et exploitation appartiennent a la population.

                                       

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