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Accueil du site > Actualités > Environnement > Grenelle de l’environnement : farce ou business ?

Grenelle de l’environnement : farce ou business ?

Par les temps qui courent il est fréquent, chez les écologistes français, de s’extasier sur la prestation de Nicolas Hulot au cours de la dernière campagne présidentielle, et sur l’ouverture remarquable que constituerait la proposition d’un « Grenelle de l’environnement ». C’est comme si un nouveau vent d’espoir soufflait enfin...

Les questions d’environnement n’étant pas limitées au territoire français, il serait cependant utile de resituer ces initiatives dans le cadre des accords internationaux et des décisions communautaires, qui déterminent, plus que le contexte national, les décisions relatives à l’environnement. Peut-être ainsi comprendrait-on mieux quels sont les enjeux, et le sens, de cet intérêt soudain des autorités françaises pour l’environnement.

1°) Le Grenelle de l’environnement n’est que la déclinaison, au niveau français, d’une évolution générale vers la prise en mains par le business international des questions écologiques.

La mode est au business vert. Depuis que Kofi Annan a lancé en 2000 le « Millenium Ecosystem Assessment », dont l’étude s’est étendue sur la période 2001-2005, et a fait intervenir 1 360 experts mondiaux, les initiatives du business international dans le développement durable n’ont cessé de se multiplier.

L’idée générale qui sous-tend ces initiatives est que :

  • d’une part des écosystèmes dégradés pourraient nuire à la liberté d’entreprendre et à la réputation des multinationales ;
  • et que, d’autre part, le développement durable constitue une source de croissance et de profits pour ces mêmes entreprises. Comme le dit tout crûment le Medef : « Le développement durable constitue un moteur de croissance » !!...

Il est donc devenu important, aux yeux des « business leaders » de se préoccuper de ces questions. Et pas seulement de s’en préoccuper, mais d’en prendre le leadership. Comme le dit le WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) il faut « travailler sur des solutions dirigées par le business » (business-led solutions). C’est ainsi que tout récemment, à Genève, le 6 juillet dernier, les « business leaders » de 153 des plus grandes multinationales ont proposé des mesures pour s’attaquer aux questions climatiques, dans le cadre du programme « Global Compact » des Nations unies.

Il faut bien voir qu’il s’agit-là d’un mouvement mondial très puissant, et que ce mouvement, initié par le business, structure actuellement l’ensemble des initiatives et réflexions nationales en matière de développement durable. La commission européenne s’est elle-même alignée : dans sa « stratégie en faveur du développement durable » qu’elle a élaborée à la suite du Conseil européen de Göteborg en 2001, elle précise bien qu’elle ne fait que reprendre les objectifs du « Millenium Assessment »...

Et ce qu’elle nous prépare actuellement, à la suite du Conseil européen du 8 mars 2007, dans le cadre des « lignes directrices pour les aides d’Etat dans le domaine de l’environnement », est la porte grande ouverte à des initiatives nationales visant à subventionner les entreprises dans ce domaine (document CEE du 10 mai 2007).

La France, logiquement, s’aligne : il s’agit de s’attaquer aux questions environnementales avec le business, en partenariat avec lui, avec des solutions proposées par lui, et en le subventionnant pour ce faire.

D’où la montée en puissance de personnages qui incarnent cette tendance, comme Nicolas Hulot et sa fondation.

D’où le soudain intérêt du gouvernement actuel pour le développement durable, et l’initiative subséquente du Grenelle de l’environnement.

On notera au passage le « timing » remarquable de cette opération : publication du document CEE ci dessus le 10 mai, annonce du Grenelle de l’environnement le 19 mai, convocation des associations à l’Elysée le 21 mai. Simple coïncidence ? On peut en douter ...

2°) De ce fait, le Grenelle de l’environnement risque de n’être qu’un marché de dupes, malgré la bonne volonté apparente des uns et des autres.

Compte tenu du contexte décrit ci-dessus, on peut penser en effet :

  • que tout ce montage ne sert en réalité qu’à accréditer et préparer des mesures de subventionnement du business ;
  • que de ce fait aucun débat réel ne pourra avoir lieu sur des questions qui pourraient fâcher le business et entraver sa sacro-sainte « liberté d’entreprendre » : nucléaire, téléphonie mobile, OGM, agression publicitaire, décroissance, nanotechnologies, toxiques chimiques, etc. Par contre, on parlera volontiers de compétitivité et d’emploi, de production et de consommation.... sujets qui, eux, ne fâchent pas. Et bien sûr le vilain mot de « pollution » sera soigneusement évité... ;
  • qu’aucune décision effective ne sera prise, qui remettrait en cause des « opportunités de croissance » pour le business, et que par contre les seules décisions qui seront prises seront celles qui auront trait à de nouveaux débouchés pour les entreprises.

Dès lors on comprend mal l’enthousiasme des associations écologistes : est-ce pure naïveté du corbeau manipulé par le renard, ou plus prosaïquement arrières-pensées concernant de futures subventions éventuelles ?

3°) Mais alors qu’aurait-il fallu faire pour que cette « ouverture » ne soit pas une immense déception ?

Pour nous le rôle de l’Etat - en l’occurrence - devrait être de faciliter le débat et l’arbitrage entre des « parties prenantes » aux intérêts contradictoires, comme c’est le cas en matière d’environnement, où les intérêts des industriels et ceux des écologistes ne sont manifestement pas convergents, quoique l’on essaye de nous faire croire le contraire.

Pour cela organiser un débat est un bon début. Encore faudrait-il :

  • que ce débat se fasse de façon équilibrée entre parties réellement représentatives des intérêts en présence, ce qui est loin d’être le cas ;
  • et que ce débat débouche sur des décisions et des arbitrages effectifs, pris de façon démocratiques.

a) La représentativité des participants au Grenelle de l’environnement devrait être plus équilibrée.

La majorité des participants à ces réunions ne sont pas représentatifs du mouvement écologiste :

  1. les syndicats : Alain Lipietz sur son blog s’est déjà légitimement demandé ce que le collège des salariés venait faire dans ces réunions, alors que l’on sait bien que « la plupart des syndicats se sont tournés, au cours du XXe siècle, vers une ligne consumériste et productiviste », et de rappeler la position pro-nucléaire de la CGT... Serait-ce une manœuvre de plus pour affaiblir la position écologiste ? ;
  2. les « personnalités associées » : on se demande parfois ce que viennent faire dans ces réunions certaines personnalités nommées par l’Etat, dont il semble que la compétence environnementale soit bien faible, et dont la légitimité repose principalement sur leurs titres de « président » ou de « directeur » de différentes institutions, ou sur leur surface médiatique. A moins que le but de ces nominations soit de rendre encore un peu plus minoritaire la voix des écologistes dans les groupes de travail ? ;
  3. Les écologistes eux-mêmes : ceux qui ont été choisis ne sont guère représentatifs de l’ensemble du mouvement de défense de l’environnement :
  • certes il y a les « incontournables » qu’il aurait été vraiment trop voyant de ne pas inviter ( FNE, WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre...) ;
  • mais que dire de l’omniprésence de la Fondation Nicolas Hulot  ? Quelle légitimité écologiste peut on accorder à une organisation dont le logo d’EDF figure sur la page d’accueil de son site, et dont les références (liens web) sont ONYX et SITA en matière de déchets (à l’exclusion du CNIID), ou le GNIS et l’INRA en matière de biodiversité (à l’exclusion de Kokopelli ou du Réseau semences paysannes) ? ;
  • et que dire de la représentativité de l’Alliance pour la Planète elle-même ? Ce regroupement de 79 associations écologistes, très actif dans la préparation du Grenelle de l’environnement, a certes des positions intéressantes, notamment ses demandes de moratoire sur les OGM, les incinérateurs, les autoroutes et le nucléaire. Mais elle ne représente absolument pas la palette des idées écologistes. Ainsi n’en font pas partie, et ne sont pas représentés à la table des négociations :
      • les plus actives associations de défense des animaux comme l’ASPAS, la PMAF, One Voice, le RAC, l’AFIPA, la SPA, etc. ;
      • les plus actives associations anti-nucléaires comme le Réseau Sortir du nucléaire, Bure Zone Libre, le CRIIRAD, etc. ;
      • les plus actives associations dénonçant les dangers de la téléphonie mobile, comme Robin des Toits, Priartem, le CRIIREM, Next-Up, etc. ;
      • la seule association française qui se préoccupe des nanotechnologies  : Pièces et Main-d’Oeuvre ;
      • les principaux représentants du courant de pensée de la décroissance, comme Casseurs de Pub, l’IEESDS, Recherche et Décroissance, etc. ;
      • certaines des associations les plus actives en matière d’OGM comme Inf’Ogm, Ogm Dangers, les collectifs de faucheurs, etc.

Pour assurer la - nécessaire - représentativité des parties prenantes d’un tel débat il aurait fallu :

  • couvrir dans les groupes de travail l’ensemble des champs de l’écologie, et non en éliminer les sujets les plus sensibles ;
  • inviter à participer aux débats toutes les associations importantes concernées : comment peut-on débattre de nucléaire hors la présence du Réseau Sortir du nucléaire, ou de biodiversité hors la présence du Réseau Semences paysannes, pour ne prendre que ces deux exemples ?

Sans doute faudrait-il aussi mener une réflexion (car il n’y a pas de réponse évidente à cette question) sur la notion de représentativité des associations écologistes : contrairement aux syndicats ouvriers, ou aux syndicats agricoles, dont on peut mesurer la représentativité lors des élections professionnelles, il n’y a pas de notion électorale dans le domaine des associations écologistes. Dès lors comment affirmer que FNE est plus (ou moins) représentative que Greenpeace ou que l’Alliance pour la Planète : par la présence médiatique ? Par le nombre d’adhérents ? Quel critère objectif utiliser ? Si des débats comme le Grenelle de l’environnement devaient se renouveler, il est certain qu’une réflexion sur ce point serait utile...

b) Il serait nécessaire également que des décisions effectives soient prises en aval des réunions, d’une façon démocratique.

Quels sont les enjeux du Grenelle de l’environnement ? Quelles décisions seront prises, ou annulées, ou remises en question, à l’issue de ces débats ? Comment ces décisions seront-elles prises et par qui ? Nul ne le sait, et l’on peut craindre, pour les raisons évoquées plus haut, qu’en réalité aucune décision ne soit prise, qui remettrait en question des intérêts industriels.

Si le Grenelle de l’environnement est conduit de telle sorte qu’il ne débouche que sur des déclarations de principe consensuelles, ou sur des décisions de subventionnement du business, c’est sûr qu’il n’y aura pas lieu à arbitrages. Il semble bien malheureusement que ce soit l’orientation prise, et ceci avec l’accord tacite des écologistes eux-mêmes...

Mais s’il était conduit - comme ce serait souhaitable - d’une façon qui amène à formuler clairement les points d’opposition entre les parties prenantes, alors il y aurait matière à arbitrages. Et c’est sans doute ce que souhaite éviter le gouvernement : se retrouver dans la situation où il devrait faire des choix, par exemple entre partisans et opposants aux OGM...

Ce serait pourtant cela une vraie démocratie, et un Etat qui joue son rôle.

Pour notre part nous proposerions volontiers - pour éviter à ce pauvre gouvernement d’avoir à faire des choix trop difficiles pour lui- qu’à l’issue du Grenelle de l’environnement les points d’opposition apparus fassent l’objet d’un référendum. Pourquoi pas, par exemple, lors d’une telle consultation, poser les questions suivantes aux Français :

Êtes-vous pour ou contre :

  • Un moratoire de 5 ans sur les OGM ?
  • Un moratoire de 5 ans sur les autoroutes ?
  • Un moratoire de 5 ans sur les incinérateurs ?
  • Un moratoire de 5 ans sur le nucléaire ?

Ce référendum pourrait être précédé d’une vraie information du public, à l’occasion d’un vrai débat largement relayé par les médias entre partisans et opposants des technologies ci-dessus.

Cela montrerait que l’on est encore en démocratie, et non dans une ploutocratie où le vrai pouvoir est aux mains du business, et où l’Etat est à son service.

Mais ce serait sans doute bien trop dangereux...


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47 réactions à cet article    


  • Luciole Luciole 13 septembre 2007 14:14

    Bien sûr que l’ère sarkozienne est l’avènement de la ploutocratie que Chirac avait déjà mise sur les rails.

    Et les ploutocrates ne veulent pas de citoyens conscients, informés et démocrates, mais de veaux de batterie, gavés de sport, de macdo et de télé, tout justes bon à arpenter comme des zombies les couloirs des supermarchés.

    La résistance civile seule a de la valeur aujourd’hui. Si on est contre le nucléaire, on éteint le chauffage et les lumières. Si on est contre les incinérateurs, on réduit sa consommation et on n’achète que des produits avec très peu d’emballages. Si on est contre les OGM, on mange bio. Si on est contre les autoroutes, on prend le train ou on reste chez soi.

    Voilà ce que j’appelle un réveil citoyen. Cela ne sert à rien d’attendre des miracles de la part de gens qui sont incapables de comprendre à quel point la biosphère se trouve aujourd’hui dans une situation apocalyptique et qui ont l’oeil rivé sur le Cac 40.


    • LE CHAT LE CHAT 13 septembre 2007 14:59

      @luciole

      comme tes remarques sont lumineuses ! je n’attends pas grand chose non plus des politiciens professionels . il faudra compter surtout sur les efforts individuels , si ici à Fos sur mer tous ceux qui arborent sur leurs bagnoles polluantes un autocollant anti incinérateur pratiquaient le tri slectif , quel progrès ! ( on en est loin , 15% seulement ! )


    • Abstention 2007 13 septembre 2007 21:22

      Les actuels partis politiques sont là depuis longtemps, et on ne les a rien vu faire en matière d’écologie. Il y a eu surtout beaucoup de démagogie.

      Ségolène Royal était chargée de mission de Mitterrand au moment de l’attentat contre le Rainbow Warrior, et cette année elle jouait la « grande écologiste ». Les « Démocrates » US aussi, font leur cirque en ce moment. Sarkozy n’agit pas différemment. Mais quel est leur jeu réel ?

      C’est également assez curieux qu’on vienne, par exemple, nous parler de « décroissance » sans évaluer les dépenses militaires actuelles et leurs retombées écologiques.

      On se sert de plus en plus souvent du mot « écologie » pour appeler à des formes diverses d’union sacrée, expliquant que la lutte des classes serait dépassée et qu’il faut tous se mettre ensemble pour « sauver la planète ». Dans le concret, il s’agit de faire payer les pauvres pendant que les riches s’en mettent plein les poches. Mais à présent, on pense à une « écologie musclée » pour nous imposer une véritable dictature mondiale.

      Il est intéressant de lire cette « analyse de blog » sur rapport récent présenté à la Commission Trilatérale par un ancien haut fonctionnaire de la présidence US de Bill Clinton :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

      Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (2)

      (...)

      La Commission Trilatérale a tenu sa réunion annuelle à Bruxelles du 16 au 19 mars. Avec un peu moins de discrétion que d’habitude, car Reuters a même diffusé une photo de Henri Kissinger et Jean-Claude Trichet prise à cette occasion. Javier Solana, Haut Représentant de la « Politique étrangère et de sécurité commune » (PESC), Secrétaire Général à la fois du Conseil de l’Union européenne et de l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), et ancien Secrétaire Général de l’OTAN, fait état de sa participation sur son agenda officiel (allocution du 17 mars à 14h30). C’est peut être que la Commission « a un message à faire passer ». Celui de la prétendue nécessité urgente d’un « ordre mondial » en bonne et due forme.

      Un important rapport présenté à cette réunion circule déjà dans sa version « pré-publication » : celui de John Deutch, diffusé sur un site d’information et recherche juridiques hébergé par l’Université de Pittsburgh. Mis en ligne en annexe à un article de Joe Shaulis du 20 mars, ledit rapport, intitulé : « Priority Energy Security Issues », porte un cachet du Massachusetts Institute of Technology où enseigne Deutch. Ce dernier apparaît dans la liste des membres de la Trilatérale comme : « John M. Deutch, Institute Professor, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA ; former Director of Central Intelligence ; former U.S. Deputy Secretary of Defense ». Il fut, en effet, directeur de la CIA et de la « National Intelligence » en tant que « Director of Central Intelligence » en 1995-96, après avoir été Sous-Secrétaire de Défense US en 1994-95. La thématique abordée dans le rapport est l’un des principaux domaines de compétence de John Deutch, comme on peut le constater sur son site universitaire.

      Le rapport de John Deutch se termine avec cette conclusion :

      « I have discussed four energy security issues. Here are summary conclusions about what should be done about each. (1) To mitigate the effects of oil and gas important dependence we must begin the process of a transition away from a petroleum based economy and recognize the inevitable dependence on petroleum until that transition is accomplished ; (2) To reduce the growing vulnerability of the energy infrastructure calls for greater cooperation for Trilateral countries and others involved in international energy markets ; (3) Both developed and developing economies need to curb CO2 and other greenhouse gas emissions to avoid the adverse consequences of climate change or face the prospect of active engineering of the globe’s climate ; (3) the need for encouraging expanded use of nuclear power means that new measures must be adopted to reduce the increase in proliferation risk that would result from the spread of dangerous fuel cycle services : enrichment and reprocessing.

      We justifiably should be concerned that the world is not making sufficient progress on these issues. One possibility is that the world will continue to muddle and make the inevitable adjustments. Another possibility is that a severe crisis will change the attitude of the public and its leaders about what needs to be done. I am uncomfortable with either of these possibilities because I believe each will involve much higher economic and social cost than is necessary. A much better option is to manage the significant social, technical, and economic aspects of the energy transitions the world will undergo. I hope that the Trilateral Commission, both as an organization and as individuals, will strive to make progress on these energy issues in the years ahead, appreciating that energy and security issues are not divisible, and I look forward to promising assessment at future meetings. »

      (fin de citation)

      Tel que je comprends le texte, la répétition d’un index (3) n’est pas forcément une coquille. L’auteur a pu vouloir montrer le caractère inséparable, dans son optique, des points qui y sont évoqués. La question essentielle résidant sans doute dans l’existence, vu par Deutch, d’un certain consensus sur une nécessité objective de recourir à l’énergie nucléaire à l’échelle planétaire pour supprimer au maximum les émissions des gaz d’effet de serre. En même temps, une telle politique posera, d’après cet auteur, de très sérieux problèmes de « sécurité ». Comme l’article de Joe Shaulis du 20 mars, celui de l’International Herald Tribune du 19 mars évoque clairement le premier de ces deux points du rapport, mais reste moins explicite sur celui concernant la « sécurité nucléaire ». Il fait également état d’un rapport de la présidente du directoire d’Areva, la française Anne Lauvergeon, à la même réunion. Ce deuxième rapport semble être allé encore plus résolument dans le sens du nucléaire.

      Si, soi-disant pour éviter une catastrophe climatique, les milieux d’affaires choisissent de favoriser l’énergie nucléaire à l’échelle planétaire, qui « veillera à la sécurité mondiale » ? On comprend aisément que, dans leur esprit, une telle opération doit s’accompagner de la mise sous tutelle de la planète entière par une « super-gendarmerie »...

      (...)


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 17 septembre 2007 20:04

      Ave citoyens ! Je propose que le JOUR de l’OPINION de l’an 216 soit commémoré sur Agoravox, par la publication sans modération, autre que celle imposée par la langue et les bonne mœurs, de tous les articles soumis ce mercredi 20 septembre 2007 de l’Ére vulgaire.

      Pierre JC Allard smiley

      http://nouvellesociete.org


    • tvargentine.com lerma 13 septembre 2007 14:51

      Vous vous citez comme Membre du conseil de direction du journal Politis.

      Libre aux citoyens de lire ou de ne pas lire votre revue d’extrème gauche,mais vous avez forcement une vision politique de l’écologie,alors que nous avons besoin d’une écologie dépolitisée.

      Tous les gauchistes défroqués se sont retrouvés dans ce mouvements des verts car il y avait a boire et à manger et l’idéologie marxiste a été remplacé par un discours sectaire sur l’écologie à l’image du maxisme appliqué à la lettre (ex-pays de l’est communistes)

      Ensuite,vous n’avez pas à nous imposer votre idéologie écologistes politicienne car :

      Oui aux OGM ,car c’est un progres de la science

      Oui aux autoroutes car c’est le développement sociaux-économique d’un pays

      Oui aux incinérateurs,car on a pas trouver mieux a ce jour

      Oui au nucléaire français,car c’est une filiaire maitrisée et exportatrice

      Une fois de plus,votre passe temps favori est de détruire un pays,car votre conception n’est pas républicaine,elle est marxiste derrière une instrumentalisation sur l’ecologie


      • Luciole Luciole 13 septembre 2007 15:08

        @ Lerma

        Hitler aussi était pour le développement de la science, le développement économique de son pays, les incinérateurs et les autoroutes. C’était un copain à vous ?


      • faxtronic faxtronic 13 septembre 2007 14:55

        j’ai voté interessant a votre article car c’est article de reference referençant tous les cretins que j’abhorre. Je l’ai d’ailleurs imprimé.


        • Servais-Jean 13 septembre 2007 17:02

          Règle Numéro 1 Les insultes sont déplacées elles n’apportent rien au débat ! Une chose sérieuse:Une étude ancienne (30 ans) a fait ressortir que la dégradation des routes par un poid lourd était égale au passage de plus de 10.000 voitures.Or l’entretien des routes est payé par tout le monde et ce que le transport routier rapporte est encaissé par quelques grosses entreprises. Les voies ferrées sont entretenues aux frais de ceux qui s’en servent,et bien qu’ayant ouvert un voie traversant la France du Luxembourg à l’Espagne pour le transit des poids lourds,la SNCF veut se désengager du transport de fret sur tout le territoire au profit des transporteurs routiers.Et cela avec la bénédiction du gouvernement. Le transport des camions par chemin de fer est moins cher de 10% que le transport par la route et il ne coùte rien aux contribuables car dans le prix est inclus l’entretient des voies.Et je ne parle pas de la pollution. Alors grenelle de l’environnement,mon oeil !


        • perlin 16 septembre 2007 02:25

          @ faxtronic

          On voit bien que vous méconnaissez profondément la réglementation concernant la responsabilité des transporteurs routiers dans l’entretien des routes.

          cliquez sur « taxe à l’essieu » ou passez un péage d’autoroute avec un quarante tonnes, vous verrez, c’est très instructif

           smiley


        • Luciole Luciole 17 septembre 2007 09:32

          @ Perlin

          Et quelle est la participation des transporteurs routiers à la survie des africains dont l’effet de serre transforme la terre en désert ?


        • Le chien qui danse 13 septembre 2007 14:56

          Les deux premiers commentaires reflètent tout à fait le grand écart à vous de deviner de quel coté penche le gouvernement et vous aurez la réponse à votre étonnement.


          • Le chien qui danse 13 septembre 2007 15:00

            A ce tarif là il y a des crétins partout et c’est peut-être là le problème, à quels cretins se fier...


          • Thoriolis 13 septembre 2007 15:11

            A voir le feuilleton sur Jacques qui est passé sur Arte cet été, on ne peut que constater que Nicolas est bel est bien son fils. Leur principal point commun : le large ratissage démagogique et la communication xyloïde.


            • Christophe Christophe 13 septembre 2007 15:24

              Votre article est intéressant, mais je reste surpris que nous puissions encore nous étonner de ce type de pratique.

              Bien sûr que le but d’une telle réunion consiste à enterriner la politique insufflée par les organes internationaux, de l’ONU à l’OMC jusqu’à la Commission Européenne. Le but n’est pas d’ouvrir un débat sur l’ensemble de la problématique mais bien de voir comment procéder pour calmer un tant soit peu les défenseurs modérés de certaines causes ; il sera toujours temps de classer rapidement, par le biais d’une information aux ordres, les absents dans une catégorie extrèmes afin qu’ils perdent toute crédibilité (à l’image de l’intervention d’un Lerma qui a, semble-t-il, une haute estime de la science et de la technique et classe vite dans une catégorie extrême ceux qui n’ont pas sa façon de voir les choses ; je ne parle pas d’idées, il n’en n’a pas puisqu’il lui semble trop difficile de faire usage de son cerveau).

              Depuis longtemps, il existe ce type de réunion entre partenaires afin de résoudre des problématiques posées. Mais le but est toujours d’enterriner une option déjà prise ; elle prend d’ailleurs une certaine légitimité par la participation des différents invités dont le gouvernement a, au préalable, limité le champs d’intervention. Il faut faire croire que les peuples peuvent encore faire infléchir les directions que prend la société ; mais faire croire ne signifie pas de leur laisser la moindre alternative. Cela me rappelle l’approche aristotélicienne de la République ; nous sommes donc toujours en République, tout dépend de la définition que nous lui donnons !


              • ZEN ZEN 13 septembre 2007 18:15

                Article intéressant. Je m’aligne sur le pertinent commentaire de Christophe.


              • Prêtresse Prêtresse 13 septembre 2007 18:29

                Christophe FLEURET

                ___


              • Polemikvictor Polemikvictor 13 septembre 2007 15:53

                Heureusement que des gens sérieux compétents et responsables vont participer au grenelle de l’environnement et que les ONG qui ne sont que des activistes sans assise populaire (faire des scores à l’audimat ne donne aucune légitimité) seront minoritaires. Je rappelle leurs derniers exploits :

                Depuis 1976, ils ont largement participé à la mise en place d’incinérateurs en Europe aggravant ainsi le dégagement de CO2, de Dioxines et détruisant la matière organique au lieu de la recycler. Maintenant ils voudraient se refaire une virginité en la matière mais c’est un peu tard.

                Ils veulent encourager la production de biocarburants alors que cela ne présente aucun intérêt en bilan carbone (voir le récent rapport de l’OCDE sur le sujet). Ces produits ne servent qu’à augmenter le cout des matières alimentaires ce dont souffrent les populations les plus pauvres et à accélérer la déforestation.

                Le label FSC pour les forets certifiées à servi de prétexte à la privatisation de la foret amazonienne, c’est-à-dire à la vente à des fonds de pension, c’est beau l’alliance objective !!!

                Ce n’est que les points les plus importants

                Et ils osent encore donner des leçons, on devrait plutôt attendre des excuses publiques !!


                • Polemikvictor Polemikvictor 13 septembre 2007 16:03

                  Ce que j’attends du Grenelle de l’environnement :

                  Définir des priorités en matière de protection de l’environnement, préservation de l’eau douce et émission de GES par exemple.

                  La mise en place d’indicateurs clairs et établis de façon consensuelle sur la consommation d’eau et la génération de GES pour les principaux produits que nous consommons.

                  Des objectifs chiffrés et datés avec une méthodologie crédible : Pareto, Ishikawa, 5 pourquoi etc....


                  • olivier cabanel olivier cabanel 13 septembre 2007 16:55

                    les deux mon capitaine.

                    farce ET bussiness

                    avec nicolas Culot aux commandes.

                    sponsorisé par TF1 et EDF (entre autres)

                    les deux plus gros pollueur du pays.

                    en attendant mieux.


                    • cza93 cza93 13 septembre 2007 17:27

                      bonjour, ce texte vous l’avez publié ailleurs ? ... je crois l’avoir lu il y a 1 jour ou 2 sur Liberterre ou un site du même genre ... Reste que c’est un très bon article, je l’avais relevé sur mon autre ordi pour pouvoir m’inspirer de certains éléments très pertinents pour mon propre travail de recherche et d’écriture ...


                      • Demesure 13 septembre 2007 17:38

                        Un moratoire sur le nucléaire, alors que ça fournit 80% de notre électricité ? smiley Dites, si vous ne comprenez pas pourquoi on ne vous écoute pas, ne cherchez plus.

                        Moi, je propose un moratoire sur vos moratoires.


                        • TSS 13 septembre 2007 17:43

                          mr faxtronic

                          les cretins des associations que vous abhorrez sont des ingénieurs ou des scientifiques non infeodés aux puissances d’argent !! là est toute la difference.

                          il ya eu une reunion preliminaire du « grenelle » le 30/08/07 quel est le media qui en a rendu compte ? Aucun !


                          • Gilles Gilles 14 septembre 2007 06:59

                            à TSS

                            « des ingénieurs ou des scientifiques non infeodés aux puissances d’argent !! là est toute la difference. »

                            heu et de quel pouvoirs décisionnaires sont-ils investis ? Aucun, c’est là toute la différence. Aussi désintéressés soit-ils, les décisions se prendront entre les « grands » qui copinent entre eux.


                          • perlin 16 septembre 2007 02:34

                            @TSS

                            Si, si France Culture, le 15/09 de 11h00 à 12h00


                          • LBB 13 septembre 2007 18:40

                            l’auteur ne manque pas d’inspiration. Arriver à un tel degré d’anticipation des conclusions du Grenelle de l’environnement par la simple constatation de la présence des uns et des autres ... là bravo ! Et puis les commentaires s’emballent trop ... on a le droit de ne pas être d’accord sur l’ensemble des propositions écologistes sans devoir être accusé d’inconscient. Je suis personnellement favorable au moratoire de 5 ans sur les OGM, à la diminution des pesticides (nous sommes les 1er consommateur de pesticides au monde), à investir de manière efficace sur les causes de mortalité des abeilles (c’est urgent) mais je suis en désaccord avec l’arrêt immédiat du nucléaire. Un moratoire de 5 ans sur le nucléaire ! c’est incroyable de lire ca ! Vous voulez arrêter le nucléaire mais que proposez vous à la place ? Des éoliennes ? Remarquez si vous fermez toutes les autoroutes, nous pourrions en installer quelques centaines de milliers. Par contre pourquoi pas un remplacement progressif car actuellement nous dépendons trop de l’uranium !


                            • bernard29 candidat 007 14 septembre 2007 00:54

                              le grenelle de l’environnement est bien évidemment une opération de communication. Et tous les pouvoirs font la même chose quand un thème apparaît comme sensible dans la société. Ca s’appelle de « la démocratie participative » et, comme chacun sait, pour que ça réussisse il faut savoir choisir ou retenir les bons participants dits « constructifs » par principe et permettre à quelques « exaltés » de faire monter « la mayonnaise médiatique ». Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Pourquoi cherchez vous des solutions pour que ce débat soit plus efficace à vos yeux. ? Vous n’y croyez pas une seconde !

                              En revanche, Oui ce Grenelle est un défi pour les partis écologistes, parce que le gouvernement les assèchent complétement. Mais malheureusement ils sont incapables de relever ce défi. On risque d’attendre longtemps une sorte de contre-sommet écologiste à ce Grenelle gouvernemental, sorte d’Etats Généraux de l’Ecologie Politique.


                              • moebius 14 septembre 2007 01:13

                                ..« farce ou business » vous avez le choix !..tellement orienté, le titre qu’on ne prend meme pas la peine de le lire et d’aller à sa conclusion. Tout ça c’est la foutaise alors...choisir !...passons...Mais..restons... Entre farce et bussiness on a quand meme un a priori pour le farce car nous aimons tous la gaudriole. Gaudriolons donc, ah ! ah !... pluie de confettis ici... mais comme apres nous culpabilisons et déprimons un peu, car tous les animaux que nous sommes respectent cet adage ; omnes animals are glad post fucking) nous penchons en citoyen repu, responsable et libre de ses choix vers ce « business » plutot que vers la « farce »... damned ! et nous n’avons lu que le titre....« le titre non de dieu c’est pas rien »


                                • moebius 14 septembre 2007 01:14

                                  ..pardon « de lire l’article »


                                • moebius 14 septembre 2007 01:20

                                  ..ce titre c’est comme, des patates ou des pommes de terre ? qui valent bien le « la peste et le choléra ? » Il n’y a que des depressifs profonds qui peuvent avoir le courage de lire la suite. On leur souhaite un prompt rétablissement


                                • tinga 14 septembre 2007 01:35

                                  L’écologie, c’est dépassé, la géoingénierie, c’est beaucoup mieux et ça rapporte plus ! Atmosphère à vendre... adieu ciel bleu. Entendu à la radio ce matin entre rugby et foot, 70% des espèces végétales sont menacées, vive les OGM.


                                  • moebius 14 septembre 2007 02:24

                                    ...eh oui le capitalisme s’empare de l’écologie et on va bientot pouvoir s’équiper en capteurs solaires


                                    • Gilles Gilles 14 septembre 2007 06:51

                                      Tient c’est vrai il y a ce Grenelle de l’environnement. on l’avait oublié. C’est pas sensé être en septembre ?

                                      Mais je crois que les réformes des régimes spéciaux sont bien plus important pour la France. Et la coupe du Monde de Rugby ? On échangerait bien une victoire française contre 1 gigamilliard de tonnes de co2 ans l’air, pas vous ?

                                      EN BREF ? C’est pas commencé que c’est déjà oublié ! Se sera une belle farce avec des belles envolées, mais des avancées réelles à la marge, que personnes parmi nos chers business ne respecteront s’ls n’ont pas le couteau sous la gorge, et la légitimisation de pratique cyniques.

                                      Franchement, prenez Bouygues. Entre augmenter sa fortune de 100 millions d’euros en anéantissant quelques espèces rares sous son béton (voir des enfants de miséreux..) et abandonner son pognon pour préserver un peu de vie, que choisirait-il ? Le Flouz !

                                      Associer le biz aux problèmes écologique est en effet une trés bonne approche, mais pour que ça marche il faut un arsenal de mesures coercitives, et ce n’est pas le larbin actuel de l’Elysée qui les imposera !


                                      • Fares 14 septembre 2007 13:28

                                        Les régimes spéciaux plus importants que l’environnement ?????? Mama mia !!!! Moi qui croyais que la France ferait de l’écologie « son premier combat » :

                                        http://souk.zeblog.com/201965-ecologie-la-france-fera-de-ce-combat-son-premier-combat-ou-pas/

                                        On m’aurait menti ?


                                      • Gilles Gilles 14 septembre 2007 18:23

                                        Fares, fait un sondage autour de toi.

                                        Entre éviter de payer (un peu) pour des sales privilégiés branleurs et fainéants et être obligé de payer plus ou de te priver (un peu) pour sauver l’avenir de tes gosses, il n’y a pas photos. C’est du 90/10

                                        C’est pour ça que toute politique responsable engageant l’avenir à long terme ne peut être qu’imposée. Si on attend que chaque pékin soit d’accord(et d’abord qu’il comprenne le problème), autant creuser nos tombes de suite


                                      • Gilles Gilles 14 septembre 2007 07:11

                                        Lu dans le Monde

                                        http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3234,55-954667@51-869296,0.html

                                        « Moncef Kaabi : La demande mondiale de pétrole croît chaque année, en moyenne, de 1,5 million de barils par jour depuis au moins cinq-six ans. Le maximum a été observé en 2004, à 2 millions de barils/jour, après une croissance dans toutes les régions du monde. »

                                        Et bien je en vois pas comment le Grenelle fera en sorte que l’on augmente pas chaque jour l’effet de Serre. Autant se préparer au pire....


                                        • T.REX T.REX 14 septembre 2007 11:47

                                          Cet article est avant tout un procès d’intention ! Ne jugeons pas l’affaire avant de voir ce qu’elle va donner. Pour ce qui est des Entreprises, elles ne sont pas toutes prêtes pour la mode « verte ». Les constructeurs d’automobiles, notamment PORSCHE, estiment que l’Europe demande trop de réduction de CO2, trop vite et ils tentent de freiner le processus.


                                          • swifturtle 14 septembre 2007 12:41

                                            Je ne suis absolument pas d’accord avec le rédacteur de l’article qui se lance dans un grand débat sur les associations écologistes qui sont présentes ou pas dans le Grenelle de l’environnement. C’est du boboïsme bon teint et je voudrais lui renvoyer la question différemment : quelle est la légitimité de ces associations ? quel est leur nombre d’adhérents ? qui représentent-elles ? Les organisations syndicales ont bien plus leur place au Grenelle : elles, au moins, représentent les agriculteurs ou les salariés ; des personnes ont voté pour elle, d’autres adhèrent...


                                            • slide 14 septembre 2007 19:43

                                              Pourquoi systématiquement écrire la propagande extrémiste « écolo = anti-nucléaire » et ignorer doctrinement, sans considération de leur point de vue, l’AEPN (association écologique pro-nucléaire, www.ecolo.org), sur le seul argument qu’un écolo pro-nucléaire c’est politiquement incorrect ? Ils n’ont droit de cité ni à ce fameux Grenelle, ce qui renforce son caractère de farce, ni auprès des militants des autres associations écologistes. Disons le tout net : ils font moins de bruit, polluent moins que les bateaux mazout de Greenpeace, mais ont des idées qui, si elles ne sont pas à prendre comme argent comptant comme toute idée reçue par une personne intelligente, mérite au moins d’être lue !!!

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