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Accueil du site > Actualités > Environnement > Home, la nouvelle pensée unique

Home, la nouvelle pensée unique

 
Il est sur toutes les lèvres. Le monde entier l’attend. On plébiscite, félicite, applaudit les auteurs avant même sa sortie. On s’extasie, on s’impatiente, on se gangrène l’esprit un peu plus chaque jour. C’est l’évènement qu’il ne faut pas rater en ce début de mois de juin. Nous fait-on croire. Car Yann Arthus-Bertrand devient d’un coup de baguette magique le nouvel idéal. Plus de places pour les autres. Il a réussi à enflammer le terrain médiatique là où aucun n’y était parvenu avant lui. Al-Gore et ses images de synthèse sont déjà oubliés. Le 5 juin paraitra dans 130 pays le film-documentaire Home, hymne à l’urgence écologique. Des constats justes mais des moyens écologiques archaïques.

Tout le monde est tombé dans le panneau. Le conformisme journalistique acclame Besson le démago. S’opposer au film serait de mauvaise foi. Comment critiquer ce que l’on ne vendra que 5€ en DVD et qui sera diffusé gratuitement dès sa sortie ? Comment critiquer ce que beaucoup voient déjà comme un outil pédagogique d’envergure afin de sensibiliser les enfants ? La morale verte est la nouvelle bonne conscience de notre temps. Le lavage de cerveau alarmiste devient paroles d’évangiles. C’est tendance : pensez écologique, vous atteindrez la place des Justes. Au point d’ôter presque toute liberté de contradiction face à "l’emprise de l’être humain de moins en moins viable".

Mais les bonnes intentions ne sont pas toujours les plus défendables. Arthus-Bertrand a les lieux communs dans le sang. C’est pour ça qu’on l’aime. Il parle de l’effroyable avec des mots choisis, comme pour mieux édulcorer son discours pessimiste. Car entre les lignes, Arthus-Bertrand nous promet des guerres, la fin du tourisme de masse, la fin des grandes surfaces et la disparition de la voiture. Soit le discours angéliste vert qui donne tout sauf l’envie de réguler son quotidien.

Peu importe, une fois la bonne nouvelle prêchée, tout redeviendra normal. Les pays du sud en auront que faire, eux qui voulaient suivre le modèle blanc, qui l’ont vu se développer avant tout le monde ; ils ne s’abaisseront pas devant l’interdiction des occidentaux de privilèges dont les occidentaux eux-mêmes ont joui sans limite. Et les chinois balayeront d’un revers de manche le film, tout comme les USA qui n’ont pas ratifié le protocole de Kyoto. Mais en occident, la nouvelle uniformisation est déjà en marche. Même les plus réticents seront convaincus. Les mouvements politiques récupéreront le film. Désormais, tout le monde devra déclarer que la seule rédemption passe par une promenade en vélo dans Bruxelles lors des journées sans-voiture. La bien-pensance dépassera les clivages politiques. Achetez vert, vous y gagnerez ; soyez libres et vous perdrez.

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43 réactions à cet article    


  • ecophonie ecophonie 4 juin 2009 11:24

    2 jours avant les européennes, un bien beau cadeaux pour les partis écolos.


    • Montagnais Montagnais 5 juin 2009 02:00

      .. Et un bien beau hochet pour les gogo’s.


    • worf worf 4 juin 2009 12:39

      Enfin une vrai religion à mes yeux ! Pas de celles qui met l’homme au dessus de tout, comme la finalité de la création divine. Pas de celles que laisse l’Homme se servir de tout ce qui l’entoure comme bon lui semble, d’exploiter son l’environnement à ses seuls fins ! Pas de celles qui divisent les Hommes, qui considèrent comme infidèles toute personne ne faisant pas partie de ses ouailles !
      Pas ce consumérisme mais là, halte, on va me dire que ce ne pas une religion mais une idéologie qui invitait les gens à acheter, consommer, se laisser tenter par les sirènes de la publicité. Achète, tu n’en a pas besoin, NON, tu n’en as pas encore besoin mais essaye, achète et tu ne sera plus t’en passer. Et pendant ce temps, on produit, défriche, exploite, agresse tous ceux qui ne veulent pas se plier à la marche triomphale du capitalisme porteur de tant de bienfaits. Bienfaits, bien être, oui, mais pour tous, NON. Pour une simple minorité !

      Alors enfin une religion qui prône le respect non seulement de l’Homme mais de la planète sur laquelle il vit. Qui lui rappelle qu’il est le garant pour les générations futures de ce beau vaisseau qu’est la Terre !

      Ah mais des voix s’élèvent ! Au non de sa liberté individuelle sacrée on voudrait leur empêcher de polluer, de gaspiller dans son coin ! « Ah mais ce n’est pas moi qui défriche les forêts ! », « ah mais ce n’est pas moi qui déverse des produits toxiques dans les rivières ! qui surexploite les ressources poissonnières des mers ! » Mais si c’est toi, c’est moi , c’est nous tous qui par notre action ou inaction entretenons cela. Mais certains ne veulent pas qu’on les montre du doigt, ils veulent continuer leur petit mode du vie comme si de rien n’était !

      Ce n’est donc pas un film diffusé une fois sur l’année qui faudra mais bien plus pour que plus de gens entendent raison que c’est tout ensemble que l’on doit œuvrer pour que tous nous puissions bénéficier d’une qualité de vie décente dans le respect de notre planète. Et d’assurer cela pour les générations futures !


      • Nycolas 4 juin 2009 17:02

        Ce que vous dites est vrai... à un premier degré. Mais essentiellement faux à un autre niveau.

        L’écologie, c’est en fait le nouveau travestissement du capitalisme, la société du « tout-gestion », où, au lieu de modifier notre rapport au monde, on continue de rester extérieur à celui-ci et à vouloir le gérer comme on gère un portefeuille d’action, un patrimoine, un « capital-santé »... quelque chose qui nous appartient alors que nous en sommes une partie.

        Il n’y a là aucune révolution spirituelle, juste l’illusion religieuse une fois de plus, juste un sursaut de notre manie de tout gérer et de croire que tout peut continuer tout droit sans jamais rencontrer d’obstacle incontournable, qu’on « n’arrête pas le progrès ». Pire encore, de croire qu’une gestion écologiste totalitaire est peut-être souhaitable, puisqu’on n’aperçoit pas mieux à l’horizon... qu’on nous dissimule avec des panneaux publicitaires géants.

        Mais la vérité nous rattrapera...


      • pasgui 4 juin 2009 13:05

        A quoi sert cet article si ce n’est enfoncer des portes ouvertes ?


        On y lit « Pensée unique », « démago »...Peu importe les motifs, c’est l’impact qui est important.
        Dans une société de pub, il faut aussi distiller longuement le discours écologiste afin qu’il s’inscrive dans la pensée collective.
        Même si Y.A.B. ou Hulot ou Al Gore se baladent en hélico et qu’ils polluent bien plus que la majorité, leur message peut inciter l’ensemble à ne pas vouloir vivre au dessus des moyens de la planète.

        • Nycolas 4 juin 2009 17:05

          Vous avez raison. En d’autre terme, il faut faire un lavage de cerveau à la masse pour qu’elle accepte enfin l’écologisme (et non des comportements écologiques en dehors de totue politique) comme un nouveau diktat.

          Apétissant avenir.


        • Frédéric Degroote Frédéric Degroote 4 juin 2009 13:57

          Les communistes verts nous font la morale, dirait-on.

          @worf :

          « Les riches » « les consuméristes »... toujours les autres ! Toujours de la jalousie ! Mais vous ? Se remettre en question ? Jamais ! ils ont vu la lumière verte, ils sont dans le bon ils sont sauvés,
          Halleluia !

          L’intégrisme vert tue l’écologie, celle que l’on appliquerait sans problème, celle que je ne dénonce pas. Les ayatollahs de votre espèce me pousse à écrire ce genre d’article.


          • Nycolas 4 juin 2009 17:09

            Ces ampoules basse-consommation contiennent du mercure et sont considérées comme des déchets toxiques.

            Ce qui prouve bien qu’on préfère « gérer » des déchets toxiques qu’affronter le nouveau paradigme énergétique. Ce n’est pas de l’écologie, c’est un choix politique entre deux nuisances, et on a peut-être choisi la pire...


          • Jacques Fabry Jacques Fabry 4 juin 2009 14:56

            L’embêtant, le dangereux avec ce film c’est qu’il attire l’attention sur les détails et masque l’essentiel. http://www.eauseccours.com/article-31910064.html
            Et pendant ce temps les avions, pris à leur propre piège, sont détournés à cause du brouillard, reviennent en catastrophe car foudroyés ou rencontrent du givre en haute altitude, là précisément où ils génèrent de l’eau.
            Bientôt les dégâts dus aux orages de grêle anormaux ne seront plus remboursés, les vancacnes de cet été seront en grande partie gâchée par l’humidité, l’ssombrisssement global, le trop chaud de midi,...
            Pour comprendre il faut regarder l’aspect actuel du ciel et de la lumière, dans le fil HOME ou dans les placards publicitaires actuels par exemple ceux de Décathlon ou de Pulco.


            • Nycolas 4 juin 2009 17:17

              Autrement dit la fin justifie les moyens ?

              Moi je trouve que la critique est nécessaire, mais que la marche forcée vers l’écologie qu’on nous impose ne l’admet pas.

              Autour de 2000, j’ai fait une formation dans l’éducation à l’environnement. Autant vous dire que j’étais à fond dans le sujet, et que j’ai toujours aujourd’hui une conscience écologique, et que je me sens proche de la nature.

              Seulement la grande mode était, à l’époque, à la notion toujours bien en cours de développement durable, et c’est cela qu’on nous apprenait en formation. Les gens qui suivaient ces formations n’avaient aucun recul, aucune critique sur cette notion. De bons soldats de l’écologisme politique, mais aucune perception du problème de fond qui est que l’homme occidental, plus que jamais à travers cette notion, se pose en gestionnaire de la nature, comme s’il en avait la capacité, alors que toute son histoire le dément, et continue à le démentir.

              On ne s’en sortira pas en se foutant la tête dans le sable quand il faut analyser LE problème de fond en continuant à faire de la gestion avec le vivant auquel nous appartenons. Un rapport plus sain et moins ... je ne sais pas comment dire... emprunt d’une volonté de pouvoir... sur la nature, serait déjà un début de vraie solution. Mais cela réclame de rompre avec cette mentalité de gestionnaires, et d’aller vers plus d’humilité. C’est autrement plus difficile... d’où le fait que l’on préfère détourner les yeux lorsque la critique est là et la discréditer en tant que telle.


            • Nycolas 4 juin 2009 19:56

              Comme je vous l’a dit au-dessus : la fin de cette manie gestionnaire et le début d’une prise de conscience plus honnête, plus profonde, que le problème n’est pas de mieux gérer la nature et le vivant, mais de commencer à y reprendre notre place.

              L’écologie politicienne n’est qu’une autre bulle, de nature idéologique celle-là, qui éclatera lorsqu’on aura révélé sa nature totalitaire, parce que le totalitarisme gestionnaire ne peut pas être une solution viable à long terme. Le ver est dans le developpement durable, et si j’ai un instant cru à la décroissance, j’ai fini par comprendre qu’elle n’était qu’une excroissance de cette obsession à ne voir des solutions que dans la gestion, qu’elle soit « croissante », « plate », ou « décroissante ». La décroissance est une vérité mathématique indéniable, en même temps qu’une impasse politique, car elle voue allégeance à la sacro-sainte gestion de type capitalistique, même si c’est à l’envers dans un premier temps.


            • norbert gabriel norbert gabriel 4 juin 2009 16:44

              la finalité de cet article est ambigüe... j’ai le vague sentiment que les gens qui se passionnent pour les problèmes écolos sont , soit des « vieux attardés des années 70 » quand ils commençaient à parler de ça dans une indifférence un peu narquoise, soit des très jeunes, enfants ou ados, mais dans la tranche intermédiaire, celle des 30-35, j’ai entendu souvent dire d’un air un peu excédé, « ah oui, on le sait depuis 20 ans » comme si le fait de savoir suffisait à régler le problème. Et il me semble aussi que cette génération-là est assez absente des combats socio-professionnels, j’ai vu plus de vieux et de jeunes dans les manifs que de middle-age. Je comprends que les « intermédiaires » soient coincés dans les soucis métro-boulot-dodo, et qu’ils n’ont pas le temps de regarder ce qui va arriver demain, comme les politiques ne s’intéressent qu’à la prochaine échéance électorale, et après nous le déluge.
              Pourquoi pas après tout ? ça fera plaisir aux poissons...


              • Internaute Internaute 4 juin 2009 17:11

                Comme tous les gogos j’irai voir ce film mais avec les précautions d’usage.

                Je le verrai car du haut de ses altus-cumulus, arthus est un véritable artiste qui fait de jolies photos et c’est bien la seule raison qui me poussera à être parmis ses spectateurs. Si le festival de Cannes pouvait en prendre de la graine au lieu de nous infliger ses scéances sado-porno ce serait une bonne chose.

                Sinon, la pensée uique est à vomir et les grand-messes mondiales m’ont toujours fait penser aux défilés de la Place Rouge ou de Nuremberg.

                Il est curieux que personne ne s’interroge sur le comment. Comment fait Arthus pour sortir simultanément un film dans 130 pays à lui tout seul alors que même les cadors d’Hollywood avec toute leur expérience et leur réseau ont beaucoup de mal ?

                L’article aurait pu préciser que le film est gratuit car financé par Pineau Valencienne, principal propriétaire et PDG du groupe Pineau-Printemps-Redoute. Alors là, les commentaires sur le consumérisme et la religion écolo me font bien rire.

                Merci à la Redoute pour ce travail écologique. Si vous n’avez pas leur catalogue vous pouvez le consulter sur http://www.laredoute.fr/ Il y a des réductions écologiques incroyables qui devraient rassembler pas mal de fidèles dans une grand-messe bis-annuelle.


                • pineauvalencienne 5 juin 2009 16:49

                  Bonjour,

                  Je me permets de rectifier que celui qui finance le film est François Pinault, patron de PINAULT-Printemps La Redoute, et non Didier Pineau-Valencienne, ex PDG du groupe Schneider Electric.

                  A l’heure où les patrons s’en prennent si souvent pour leur grade, autant que chacun récupère sa juste part...

                  Ludovic Pineau-Valencienne


                • Zurgo 4 juin 2009 17:57

                  A titre personnel je me méfie un peu de Yann Arthus-Bertrand.

                  Où était-il pendant les années 70, 80, 90, quand des écologistes et des scientifiques tiraient déjà la sonnette d’alarme et que tout le monde n’en avait que faire ?

                  Non que je le tienne animé de mauvaises intentions, mais je trouve son placement quelque peu opportuniste, il a pris la « cause verte » au moment où elle devenait enfin médiatisée/populaire.

                  Un peu facile.

                  Mais c’est juste un avis personnel.


                  • pissefroid pissefroid 4 juin 2009 18:45

                    Je pense qu’il faut être naïf pour voir cette action comme un combat écologique.
                    Les moyens utilisés, financement par un financier me paraît contradictoire.
                    Un honnête homme ne peut se compromettre avec un financier.
                    De plus je subodore que l’action du financier est une action promotionnelle et non pas une action désintéressée.
                    Ce financement par pinault me semble être une action publicitaire très économique (pour le financier).
                    être écologiste c’est avoir les yeux ouverts et ne pas s’en laisser conter !


                    • Montagnais Montagnais 5 juin 2009 02:04

                      .. Stop, vous soulevez les masques ! Celui de Tartuffe B notamment.


                    • worf worf 4 juin 2009 19:31

                      hé hé, je savais qu’en balançant ce post, j’avais provoquer des remous dans la mare !

                      YAB débarque peut être avec ces gros sabots, il a un laïus qui ne plait pas à tout le monde mais il a pris conscience de la situation et agit comme il peut ! Il n’était peut être pas plus jeune un défenseur de l’écologie mais il a ouvert les yeux. A moins que certains pensent que les écolos naissent avec une marque verte !

                      On s’interroge sur les moyens qu’a pu bénéficier YAB pour réaliser son film et là on voit un pdg d’un groupe. Hé bien sur, c’est de manière promotionnelle, d’une manière déguisée de faire sa pub ! Il n’est venu à l’idée de personne qu’il l’a fait de manière bénévole mais je me trompe peut être.

                      Quand à me remettre en question, je le fais bien souvent, en tout les cas bien plus souvent que d’autres personnes qui gardent la même ligne de vie !

                      Quand à l’intégrisme écologique, laisser moi rire. Et les plus grands opportunistes sont les politiques ! Rappelez vous la charte de Hulot signée par les dirigeants des partis coulant par la même occasion les verts en 2007. Et le Grenelle de l’environnement, beaucoup de bruits pour ...


                      • Nycolas 4 juin 2009 20:21

                        @worf : parce que vous trouvez réellement que votre façon de dire par exemple :

                        "Ah mais des voix s’élèvent ! Au non de sa liberté individuelle sacrée on voudrait leur empêcher de polluer, de gaspiller dans son coin ! « Ah mais ce n’est pas moi qui défriche les forêts ! », « ah mais ce n’est pas moi qui déverse des produits toxiques dans les rivières ! qui surexploite les ressources poissonnières des mers ! » Mais si c’est toi, c’est moi , c’est nous tous qui par notre action ou inaction entretenons cela. Mais certains ne veulent pas qu’on les montre du doigt, ils veulent continuer leur petit mode du vie comme si de rien n’était !« 

                        ... ce n’est pas politiquement correct ? J’ai l’impression de lire un archétype de la bien-pensance unique moderne.

                        Bien sûr que nous participons tous à cela... c’est un truisme.

                        Mais ce paragraphe n’est qu’une forme d’accusation dont la conséquence sera juste de mieux diviser. D’un côté les justes, courageux, qui ne pèseront pas plus qu’une plume sur la balance divine, au moment de leur jugement. De l’autre les nuls, les dégueulasses, les autruches, les lâches, qui devront se réincarner 13 fois avant d’atteindre le nirvana.

                        Bof.

                        Déjà que l’écologie s’est fondue dans une dérive politicarde, alors si en plus elle agglutine au passage quelques éléments religieux, on n’est pas sortis de l’auberge. J’imagine déjà les bigots de cette nouvelle religion...

                        Ce que nous propose l’écologisme, c’est juste de continuer à »gérer« pour pouvoir continuer à consommer, même »mieux« . Alors qu’on en crève...

                        Pour ma part, j’ai espéré longtemps trouver un boulot stable dans le domaine de l’écologie, ou plutot, comme on l’appelle, de »l’environnement« . J’ai constaté que c’était une erreur. Le secteur n’a jamais explosé, jamais. L’industrie a continué, par contre. Et ça, ce n’est pas spécialement du fait de »vous, moi, tout le monde". Ce sont des décisions sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Si on arrête de produire en France, qu’à cela ne tienne, on fera la même usine en Chine, moins chère. L’exploitation de la nature, des gens, ne s’arrête jamais.

                        Et quand bien même, si le secteur de l’environnement avait explosé, on en aurait vécu ? Autrement dit on vivrait de la pollution, comme de nombreux travailleurs sociaux et petites sociétés privées vivent du chômage ? C’est vraiment cela que l’on veut ?

                        Laissez moi rire.

                        Et laissez moi rêver à autre chose que la perpétuation de ce cauchemar gestionnaire où une nouvelle couche de gestion se rajoute chaque année, comme les déchetteries à ciel ouvert s’épaississent chaque année.

                        Qu’on passe vraiment à autre chose, comme vous avez l’air de le souhaiter, mais est-ce vraiment le cas, ou bien voulez-vous en fait une évolution lente et minime des mentalités pour ne pas recevoir dans la gueule un retour de bâton beaucoup plus violent ?

                        La nature se passerait bien de l’écologie. Et elle se passera de nous si nous n’optons pas pour un changement à la mesure du problème.

                        En attendant, en rang, et gérons. L’histoire dira de quelle ampleur était cette erreur.


                      • Eloi Eloi 7 juin 2009 12:14

                        Et laissez moi rêver à autre chose que la perpétuation de ce cauchemar gestionnaire

                        La gestion devient indispensable en période de surpopulation, de manque de ressources relativement aux besoins, et de pression écologique trop forte par rapport aux capacités d’absorption de l’environnement. A partir de ce moment-là, la société doit s’optimiser, les compétences deviennent de plus en plus spécialisées, les effets de seuils des solutions de plus en plus difficiles à passer : il faut donc gérer tout ce beau monde, où la société s’écroule.

                        La gestion et la technique sont des conséquences de la pression démographique. Pour résoudre ce problème il vous faut vous attaquer aux causes.

                        Alors deux solutions :
                        * on décide de faire moins d’enfants, de supprimer tout revenu du capital et de permettre la décroissance,
                        * on va plus loin encore dans la spécialisation, le développement technique, et la gestion, afin d’accompagner sans catastrophe la croissance de la population

                        Mon avis n’a aucune importance, car seul, je ne peux pas faire ce choix global. Il nous faut donc, collectivement, décider de l’orientation de nos sociétés. L’une ou l’autre, mais le contrat doit être clair, et les conséquences de ces choix aussi.

                        Tout cela pour dire que le jour où des YAB prôneront de manière claire et audible :
                        * la limitation à un ou deux enfant par couple maximum (croissance exponentielle démographique)
                        * et l’interdiction du taux d’intérêt (croissance exponentielle économique)
                        Ils ne seront plus alors de simples opportunistes de la « décroissance ». Toutes les autres solution (ampoules basse-consommation, simplicité volontaire) ne sont que des gadgets à effets trop locaux pour résoudre ces problèmes on ne peut plus globaux. Et c’est ainsi que j’interprète cet article...


                      • TSS 4 juin 2009 20:09

                        yann Arthus Bertrand l’ helicologiste !!

                        calculez le monumental paquet de CO2 emis par l’helico pour touner ce film... !!


                        • jcm jcm 4 juin 2009 20:54

                          Oh qu’elle est bien bonne, celle-là !

                          Et combien de CO2 pour un match de foot ou de quelque sport qui draine un peu de foule, ou pour un concert dans quelque zenith etc etc... ?

                          Et combien de CO2 pour n’importe quel film, en fin de compte, car un tournage n’est pas une mince affaire dans la plupart des cas !

                          Et combien de CO2 pour la plupart de nos médiocres activités de chaque jour ?

                          Autant de CO2 sans autre impact que de satisfaire nos petites envies de ceci ou cela, en de minuscules ruisseaux qui font finalement de gigantesques fleuves, et cette fois sans aucune forme de compensation.

                          Je n’ai pas vu le film, j’en ai entendu parler ici et là et j’ai lu quelques articles à son sujet.

                          YAB a payé pour « compenser » ses émissions de CO2, et il se pourrait en fin de compte que le film ait un impact autrement plus positif (à vérifier après quelques jours et semaines) que nos agissements quotidiens, non médiatiques heureusement car d’un ordinaire souvent si... ordinaire (pour être fair play, contentons-nous de ce qualificatif !) ...


                        • Nycolas 4 juin 2009 21:55

                          Autrement dit « YAB » a payé son droit à polluer. Prenons tous exemple sur lui !

                          Si ça c’est pas une contradiction...

                          Et ce alors même qu’on nous apprend que l’origine humaine n’est pas démontrée, j’oserais même dire que son inexistence est quasi démontrée, alors que ce problème fort secondaire occulte tous les problèmes primaires de l’intoxication du milieu vivant aux polluants divers, métaux lourds, toxines, dioxines, bientot la radioactivité de nos déchets... Bref le problème majeur et importantissime de la pression exercée par l’homme sur son milieu qui s’étend désormais sur la presque totalité du globe... par la sur-pêche, la surexploitation, la destruction de l’eau potable.

                          Mais puisque « YAB » nous fournit ses hypnotiques images, ne gâchons pas la fête... J’espère au moins qu’il ne se contentera pas de mentionner le CO2 alors que franchement ce n’est qu’une infinitésimale goutte d’eau dans l’océan infini de nos destructions. A tel point qu’il mérite à peine d’être cité, mais qu’il occupe tout le champ du débat. Absurde.


                        • sisyphe sisyphe 5 juin 2009 04:53

                          La morale verte est la nouvelle bonne conscience de notre temps.

                          Et vas-y ; encore un article d’un des tenants de la nouvelle pensee unique qui n’est pas, contrairement a ce qu’il essaie de nous faire croire, le souci ecologique (celui-ci existe depuis une bonne trentaine d’annees, et legitimement) ; non, la nouvelle bien-pensance, pensee unique, est celle qui se voudrait iconoclaste, et qui est entierement dans le deni de la realite ; scientifique, ecologique, environnementale.

                          Et, de plus, qui se pare des atours de la defense des pays pauvres (alors qu’ils n’en ont strictement rien a secouer), pour justifier de la seule preoccupation qui leur tien lieu de loi ; l’egoisme visceral, fondamental, de celui qui n’en a strictement rien a foutre des autres, des degats qu’il occasionne a la planete, de la terre qu’il va laisser a ses enfants, de l’eradication de la diversite, de la privatisation du vivant, de la pollution de l’air, de l’eau, de l’epuisement des ressources naturelles.

                          Non, pour lui, billevesees que tout ca ; surtout, qu’on ne vienne pas l’empecher de rouler avec son 4x4, de faire ce qu’il veut de sa vie, et merde aux autres.

                          Du coup, tous les empecheurs de s’empiffrer, de consommer en rond, sont decrits comme les « khmers verts », les nouveaux inquisiteurs, les ringards de la « pensee unique » de la « morale verte » ; bref, des emmerdeurs depasses, puisque tout le monde sait bien que tout va bien, qu’il n’y a pas de pollution, pas de rechauffement, pas de disparition d’especes, pas de fonte des poles ; rien ; que des mensonges de passeistes ringards, de gauchos jaloux parce qu’ils n’ont pas les moyens de se payer le dernier hummer...

                          Pauvre imbecile, tenant du chacun-sa-merde, qui vient s’ajouter a la cohorte des decomplexes et des tenants de la nouvelle pensee unique  ; l’ecologie, c’est ringard ; gaspillons des aujourd’hui sans penser a demain.

                          Comme ce genre d’articles denegationniste de tous les constats scientifiques se multiplie ces temps-ci, on se dit que ce n’est pas un hasard ; il ne peut y avoir autant d’imbeciles reunis comme ca par un concours de circonstances ; le lobby pro-Allegre serait-il entierement mobilise, a moins que ce ne soit celui des industriels pollueurs, des agriculteurs industriels, d’Areva, ou tout simplement quelques sarko-conno-decomplexes qui sont charges de faire passer la pilule du pseudo « Grenelle » aux oubliettes....

                          Quoiqu’il en soit , des imbeciles nuisibles a evacuer au plus vite...

                          Article de cretin.


                          • Frédéric Degroote Frédéric Degroote 5 juin 2009 06:39

                            Mais espèce d’imbécile totalitariste. Est ce que je t’ai dit que je niais le problème écologique actuel ? Non c’est la façon dont on l’instrumentalise qui m’agace. Mais je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas changer ma façon de consommer, qui par ailleurs est loin de ta caricature du capitaliste de base sans cervelle.


                          • sisyphe sisyphe 5 juin 2009 10:11

                            Ouais...
                            Je trouve ça particulièrement intelligent, judicieux, et surtout vachement utile de dézinguer, sous couvert de pseudo « pensée unique », tous ceux qui essaient de faire un travail de sensibilisation aux REELS problèmes écologiques ; les Hulot, YAB, Bové, plutôt que de s’attaquer à ceux qui CREENT ces problèmes.

                            Monsanto, Total, tous les industriels pollueurs, tous ceux de l’agriculture industrielle, tous les fabricants et possesseurs de 4x4, tous les producteurs de dechets nucleaires et autres, en tout cas, vous disent un grand merci !


                          • stephanemot stephanemot 5 juin 2009 06:03

                            La seule chose que l’on puisse reprocher a YAB, c’est son ego hypertrophie.
                            Remarquez, vu d’en haut, cet enorme melon ressemble etrangement a la terre.


                              • Halman Halman 5 juin 2009 07:37

                                Trop facile le coup de la bien pensance, d’écrire un article démago et facile au lieu de regarder la nature en face.

                                C’est curieux mais dans la ligne de la bien pensance il était de bon ton de se payer la tête des Cousteau, Hulot, etc.

                                Alors qu’il suffit de regarder un tout petit peu la nature pour voir qu’ils avaient raison bien avant les auto proclamés maitres de la bien pensance qui pensaient l’inverse des bien pensants actuels.

                                Etonnant non la versatilité des bien pensants. Comme ça les arrange bien pour se faire mousser d’importance sur le net.


                                • Halman Halman 5 juin 2009 07:38

                                  L’urgence n’est plus à discutter de la bien pensance ou pas mais de passer à l’action !

                                  Article totalement dépassé d’un autre âge.


                                  • Halman Halman 5 juin 2009 07:45

                                    Ce film avec ses images de la REALITE est salutaire et ne peut que provoquer une prise de conscience, par exemple de ceux qui roulent en 4/4 et qui s’en foutent royalement.

                                    Parce que Degroote on voit d’en l’air ce que les gens comme vous ne voient pas par leur aveuglement.

                                    Déjà dans les années 1970 les zones de bétonement qui s’étalaient autour des villes était plus que flagrantes vues d’en l’air.

                                    Mais ça il eu fallu que vous le vissiez avant de dévisser si bas.


                                    • mike.willis 5 juin 2009 08:53

                                      Encore un article qui sert à rien...


                                      • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 5 juin 2009 09:16

                                        Tout ce que je voit ici c’est la vielle pensée unique,celle de la l’ultra-liberté,liberticide, qui s’oppose à la nouvelle.Par contre les « penseur de l’unique » sont les mêmes,certains ne veulent juste pas changer CQFD


                                        • TSS 5 juin 2009 10:24


                                          pas fou le YAB son assoc (loi 1901) va être transformée en assoc d’utilité publique c’est à dire

                                           qu’un pourcentage de tous les produits dérivés PPR(le producteur),idem pour les dons lui

                                           seront alloués et il pourra en vivre grassement ,


                                          • zvalief 6 juin 2009 00:32

                                            on est pas obligé d’écraser ou d’affamer tout le monde, ni même détruire la planète pour s’enrichir, on peut facilement mettre en place une « écolonomie » sans ce couper complètement de notre mode de vie, il faut l’adapter, quand on écoute les gens aujourd’hui, on a seulement le choix entre le consumérisme obsessionel ou le retour à l’age de pierre... même les pseudo spécialiste médiatique on ce discourt, on les entends nous donner des leçons sur ce qu’il faut manger ou pas, les journées sans voitures ou sans lumière... mais il faut surtout et en premier lieux arreter le gaspillage... combien elle consomme la tour eiffel allumé derrière le journaliste (dans le reportage après le film ce soir), et tout ces grands bureau qui reste allumés le week-end alors qu’il n’y a personne, toute ces courses automobile inutile, même la nourriture, pour avoir travailler pour un hypermarché, quand on voit par exemple que sur un pack de 6 yaourts, si 1seul est abimé, tout est jeté... ou encore tous ces agriculteurs qui arrosent même quand il pleut, ou en pleine chaleur, où la grande majorité de l’eau s’évapore... près de 50% du poisson péché est jeté...
                                            avec simplement une meilleur gestion on pourrais faire d’énorme progrès... mais il faut aussi une volonté politique, quand on voit le président de la république qui a besoin d’un gros airbus pour ce déplacer, tout ce gaspillage de papier ; non recyclé et souvent même plastifié soit-dis en passant ; par tout les partis politique ou encore tout les prospectus publicitaire qu’on nous impose.
                                            sans compter tous ces appareils technologique grand consommateur de matières premières et pas recyclable que l’on préfère jeter que réparer...


                                            • TSS 7 juin 2009 10:07


                                              la decroissance n’est pas le retour à « l’age de pierre »,seuls les lobotomisés croient cela !!

                                              ce n’est pas 50% du poisson qui est jeté mais bien plus-90% pour la fabrication du

                                              surimi-bel exemple d’un besoin créé de toutes pieces.

                                               


                                              • Roland Gérard Roland Gérard 7 juin 2009 10:19

                                                Oui on peut comprendre qu’il ait un effet écrasant ce propos, et qu’il en devienne désagréable ou pire, insupportable, comme tout ce qui nous étouffe.

                                                Et pourtant...

                                                Pour ma part, je retiendrai que YAB nous offre avec « Home » des images de toute beauté, elles nous touchent forcément.

                                                Cette beauté, on voudrait la conserver...pour nos instants les plus fragiles, nos instants de ressourcement, ceux-là, qu’on a à passer entre soi et soi et surtout peut-être, on voudrait la transmettre à nos petits enfants, on irait jusqu’à ne pas supporter l’idée que nos petits enfants en soient privés.

                                                Au moment précis où on la contemple cette beauté, elle nous semble plus forte que nous...en un sens elle nous remet à notre place...n’est ce pas cela qu’il faut au fond ... que nous soyons remis à notre place. Pour cela, nous ne pouvons compter que sur nous mêmes. Les humains ont à se remettre eux-mêmes à leur place. Nous avons à nous remettre à notre place et seule une prise de conscience collective peut nous y aider, d’une façon indéniable, ce film y contribue.

                                                La beauté ...c’est ce qu’on ne veut pas changer disait Simone Weil...Dostoïevski lui, disait que la beauté sauvera le monde...Ce film livre la nature dans sa beauté, il rend beau aussi ces centaines de millions de paysans qui travaillent sans énergie fossile. Il dit quelque part que la place où ils sont est plus juste que celle que nous occupons, nous occidentaux...en particulier quand nous sommes prisonniers d’un embouteillage ou anonyme à pousser le caddy dans ces rayons clinquants d’emballages, ou trop loin de nos enfants... Quand nous sommes dégoulinants de solitude, le coeur pris par rien, n’appartenant à rien.

                                                Nous sommes à un moment crucial de l’Histoire qu’on le veuille ou non et ça c’est pas de la religion. Cette Histoire, elle ne se joue plus seulement entre les hommes et les hommes. Elle se joue aussi avec la nature, c’est à dire nous même appartenant au vivant, un nous-même dont on s’est bien trop éloigné.

                                                RG


                                                • Frédéric Degroote Frédéric Degroote 7 juin 2009 10:28

                                                  http://www.liberation.fr/tribune/0101571237-home-ou-l-opportunisme-vu-du-ciel

                                                  Cet article d’Iegor Gran explique encore bien mieux mon point de vue. Un complément à lire, très fertile.


                                                  • Eloi Eloi 7 juin 2009 12:25

                                                    Bonjour, et merci à l’auteur

                                                    Ce qui est dangereux avec ce genre de films esthétiques, c’est qu’on présente la nature comme belle et qu’elle doit être protégée en tant que telle.

                                                    Ce qui est une immense connerie, en plus d’être une immense hypocrisie :
                                                    * la nature est, elle n’est pas belle en tant que telle.
                                                    * le jugement de beauté est intrinsèque à notre regard, la sauver en tant que telle est pur égoïsme.

                                                    Ensuite :
                                                    * même en cas de cataclysme global, la nature survivra. Les rats, les pigeons et tout le reste s’adapteront aux nouvelles conditions car c’EST la caractéristique principale de la vie. Lors de la formation du Gondwana, 97% des espèces ont disparu, et pourtant, nous sommes là.
                                                    * si la nature s’adapte, nous non. On ne pourra pas manger des poissons survivants mais saturés en mercure. La nature n’inventera plus nos médicaments

                                                    La grande morale de l’écologie (en son sens large et pas uniquement de mode), ce n’est pas un beau film, ni la sauvegarde des beaux ours blancs, c’est sa nécessité pour la sauvegarde de l’homme.


                                                    • Blé 7 juin 2009 13:47

                                                      J’ai pris soin de ne pas regarder ce film car je trouve de plus en plus indécent ces gens qui militent pour l’écologie, l’environnement et tout ce qui est vert de loin ou de près sans mettre en relation la construction Européenne où les peuples n’ont pas eu leur mot à dire pour installer aux manettes des pouvoirs les lobbyes, les banquiers et les actionnaires. Ce film je l’appelle « un foutage de gueule de toute beauté » vis à vis de ceux qui subissent les effets de la surproduction, du gaspillage de tout et à tous à les niveaux dans les pays industrialisés. Rien sur des organisations mondiales : silence sur l’O M C, silence sur la BCE, silence sur le F M I, silence sur l’A G C S.
                                                      Pendant que l’on nous demande, à nous les gens d’en bas, d’économiser l’énergie fossile, Fillon fait tout ce qu’il peut pour construire un nouveau circuit de formules .
                                                      Sauf à mettre les 3 quart de la population dépendante des bonnes oeuvres d’associations caritatives, le R M A pollution économique à très haut risque, enterre définitivement toutes les valeurs Républicaines.
                                                      Un citoyen n’a pas besoin de charité, il a besoin que son travail lui permette de vivre de manière « autonome » et émancipée, nous en sommes loin.
                                                      Le film n’est pas gratuit, il a été payé par un « mécène » qui a tout intérêt que la situation sociale continue à se dégrader.

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