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Accueil du site > Actualités > Environnement > Je fais partie des 13%

Je fais partie des 13%

Si l’on en croit l’IFOP, 87% des Français ont une bonne ou une très bonne opinion de Nicolas Hulot. Ce chiffre constitue un record dans l’histoire de ce baromètre, l’animateur de télévision surclasse donc Bernard Kouchner, Ségolène Royal ou encore Simone Veil. Et d’aucuns de célébrer cette belle unanimité, pour une fois nous sommes tous d’accord sur un sujet, l’écologie, et sur les solutions à y apporter. Pour une fois un homme a su imposer aux candidats à la présidentielle les mesures qui permettront de lutter contre le réchauffement climatique. Sauf que...

Sauf que si tout le monde s’accorde sur la réalité du réchauffement climatique, il y a débat sur son impact réel et sur les moyens à mettre en oeuvre pour agir. J’aimerais tout d’abord faire remarquer à quel point la position de certains écologistes est conservatrice : le monde actuel nous est décrit comme idyllique et chaque changement est vécu comme un cataclysme potentiel. En somme, il ne faut surtout toucher à rien, et respecter le bel équilibre de la nature. Cette affirmation me semble relever d’une double erreur : d’une part le monde actuel est loin d’être parfait et nos lunettes de riches occidentaux troublent notre vision de la réalité, et d’autre part la Terre, la nature et le climat n’ont cessé d’évoluer au fil du temps sans que cela se traduise par une détérioration générale de la qualité de vie. Ce à quoi je m’oppose, finalement, c’est à une vision religieuse de la nature, qui prétend que chaque action humaine est une perturbation dangereuse d’un merveilleux équilibre. C’est notamment sous cet angle qu’est abordée la question des OGM.

Cette religion a ses prêtres médiatiques, chargés d’annoncer l’apocalypse et de dénoncer la vanité des hommes : "La nature va se venger", annoncent-ils de conserve. Nous sommes mis au banc des accusés pour notre prométhéisme. Cet élément devrait nous alerter car il est dangereux d’aborder des problèmes scientifiques en des termes uniquement moraux. Quelles sont les solutions avancées par ces prêtres de l’écologie : la modération, qui n’est qu’une manière sympathique de dire le rationnement, c’est-à-dire la gestion de la pénurie. L’innovation technologique est perçue comme ne pouvant qu’agir à la marge. Concrètement, c’est à un certain retour de l’économie dirigée et planifiée que nous sommes invités. Pour preuve  : les mesures proposées par Nicolas Hulot dans son Pacte écologique relèvent essentiellement de l’action de l’Etat.

Je pense que s’il est bon d’aborder de manière approfondie ce thème, la façon dont le débat prend tournure est extrêmement dommageable : à cette éloge de la modération, je préfère la confiance dans le progrès technique. L’humanité doit s’adapter à la nouvelle donne par son génie propre, et dire cela, ce n’est pas faire preuve de vanité. L’Etat peut bien entendu jouer un rôle grâce à la fiscalité, en rendant rentables des investissements et des technologies propres qui ne le sont pas encore, mais d’autres pistes doivent être explorées. Citons entre autres l’investissement socialement et environnementalement responsable, appliqué par exemple par le fonds norvégien qui gère l’argent du pétrole et qui obtient, malgré les contraintes qu’il se fixe, des taux de rentabilité sensiblement supérieurs à ceux du marché ; il y a là le début d’un cercle vertueux.

Contrairement à ce que l’on croit en Europe occidentale, l’énergie du futur dans le monde sera le charbon. On peut s’en offusquer, mais les faits sont là : cette source d’énergie fossile est la plus abondante, et les pays en voie de développement, notamment la Chine, construisent à un rythme très soutenu des usines à charbon pour produire de l’électricité (de même que les Etats-Unis, qui disposent d’immenses réserves). Il faut donc massivement investir dans des usines à charbon propre et développer les technologies de captage et de stockage de CO2 pour pouvoir renouveler le parc de centrales et le rendre plus propre. Cet exemple montre bien que le défi environnemental peut être demain ce que les nouvelles technologies sont aujourd’hui en matière de croissance, il y a là des opportunités fabuleuses.

Investissons donc massivement dans ce domaine, faisons de l’Europe le leader mondial, plutôt que de nous replier sur nous-mêmes et d’abandonner l’idée de croissance, donc de progrès, donc de civilisation.


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143 réactions à cet article    


  • (---.---.146.106) 22 décembre 2006 11:34

    http://www.dailymotion.com/video/xmymz_une-verite-qui-derange

    Je laisse le soin à l’auteur, si le sujet du réchaufement climatique l’interesse vraiment, de regarder ce documentaire....en intégralité....et avant qu’il ne disparaisse. Al gore est un peu prétentieux, certes, mais le fond est instructif.....abominablement instructif.


    • T.B. T.B. 22 décembre 2006 12:52

      Merci pour ce lien qui permet de visionner gratos « La vérité qui dérange ». Fim remarquable dans la dénonciation, chiffre à l’appui, d’une planète que les hommes détruisent, sciant la branche sur laquelle ils sont assis. Un gros bémol cependant : les solutions - qui existent (voir Pennsylvanie juste évoquée) - sont à peine moins molles, en fin de film, que celles de notre héro national.

      Nicolas Hulot s‘est d’abord fait connaître comme animateur sur France Inter avec une émission consacrée à la moto : La poignée dans le coin (Wikipédia) . La Starac avant l’heure pour bruits et pollutions en veux-tu en voilà. Un gars qui sait vendre, sait « couvrir » le Paris-Dakar et sait se vendre aux plus offrants. Bingo ! dès 1987 c‘est TF1 qui l‘embauche, il présente l’émission télévisée Ushuaïa, le magazine de l’extrême, et sponsorisé par Rhône-Poulenc ( aujourd’hui AVENTIS). Il devient grâce à cette émission un familier des téléspectateurs et un des grands vraix-faux porte-paroles français de la sauvegarde de la nature de ces 20 dernières années. Sauf que cette « sauvegarde » est la chasse gardée, entre autres, d’EDF, de l’ADEME (établissement public à caractère industriel et ... commercial sous la tutelle du ministère de l’écologie) et de l’Oréal qui produit les déodorants USHUIA, les trois au moins étant les partenaires financiers de la Fondation Nicolas Hulot.

      Face à un représentant de Greenpeace International, les « bons sentiments » et les mesurettes écologiques qu’il préconise ne feraient pas long feu. Sachant cela, les groupes et lobby qui le soutiennent en coulisse, pour en faire une vitrine-gadget qui cachent leurs crimes environnementaux, se gardent bien de le faire débattre face à un vrai écolo. Hulot n’est qu’un usurpateur.

      Avec son Pacte écologique, Hulot est en train de détourner les vrais et radicales solutions par des mesurettes exactement comme les syndicats étudiants (UNEF principalement avec son Julliard maman maire PS) et le syndicat Cgt principalement se sont appropriés, début 2006, avec la même complicité des médias, la révolte de quelques-uns qui exigeaient bien plus que le retrait du seul CPE. Situation parallèle.


    • Al Carbone (---.---.136.80) 22 décembre 2006 16:28

      A chaque époque son film d’épouvante. Nous, nous n’avions pas le film d’Al gore, mais « Dr Folamour », à cette époque, russes, et américains (et aussi un peu la France avec le Professeur Rocard, père de Michel) faisaient exploser des bombes « A » de plus en plus grosses, puis des « H » en pleine atmosphère s’il vous plaît. A coté de ce que nous avons respirer, Tchernobyl n’est qu’un petit brouillard matinal. Et ces fameuses bombes, on nous promettaient de nous les balancer directement sur la « margoulette ». Mais l’expérience a montrer que l’humanité aimait se faire peur jusqu’à s’approcher tout au bord du gouffre avant de faire brusquement demi-tour. Moi aussi je fais confiance à la technologie, elle seule nous tirera d’affaire, mais progressivement. Et d’ici là, si vous voulez passer votre vie à stresser, sachez que l’infarctus vous guette plus rapidement que ne le fera le réchauffement de la terre. Quant à l’utilisation du charbon dans des centrales, le pire n’est pas le CO2, il y a plus grave, ce sont les dérivés de l’azote. Heureusement, c’est déjà résolu, « L’air Liquide » (entre autre) possède parfaitement la technique, en brûlant ce charbon non pas avec de l’air mais avec de l’oxygène pur ( personne n’en parle). Reste tout de même le « célèbre » CO2, mais là aussi la technique y pourvoira (des pistes existent déjà). Le danger principal serait plutôt la surpopulation, nous sommes passé de 1 milliard d’habitants à 7 milliards en seulement cent ans, et là, dans cent autres années (si on prolonge la courbe) avoir chacun sa petite auto, va devenir difficile. Il faudra bien tôt ou tard « fermer un peu notre robinet » (ne voyez ici aucune allusion à Pascal Sevran).


    • robin (---.---.215.176) 23 décembre 2006 01:55

      LE CHARBON !!!!! au secours ,le charbon une énergie d’avenir ?...........lol.......et après le charbon on remonte à cheval ! smiley


    • dégueuloir (---.---.215.176) 23 décembre 2006 01:59

      ah qu’il est chouette ce Hulot quand il boue,il a l’air d’un grand duc.........


    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 25 décembre 2006 21:40

      Salut Al carbone,

      Quand j’ai fait ma réponse ( le lundi 25 à 18 h 39 ) je n’avais pas lu la tienne, ( je venais de découvrir l’article ) Je pense comme toi, que pour les prochains siècles, que c’est bien la surpopulation qui deviendra le blème le plus important !

      Alors Sevran visionnaire, ouf, il y en a qui ne font pas aimer , mais alors pas aimer !

      @+ P@py


    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 25 décembre 2006 21:53

      Et l’avenir d’ITER ?????????????????

      http://fr.wikipedia.org/wiki/ITER

      @+ P@py


    • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 25 décembre 2006 22:03

      Parfois il ne gonfle l’écolo hélico, surtout quand il propose comme solution d’augmenter le prix des carburants, lui ça doit pas beaucoup le concerner, mais les ceuses qui sont domiciliés à de dizaines de bornes ( parfois une centaines ) doivent apprécier ses déclarations !

      Nicolas Hulot, ce n’est pas René Dumont, lui était un vrai écolo , enfin j’crois. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Dumont

      @+ P@py


    • le mave 22 décembre 2006 11:46

      « je pense qu’il est bon d’aborder de manière approfondie ce thème » ,heureusement qu’il y a cette phrase dans votre texte sinon j’aurais cru que vous étiez sérieux . Bravo pour votre humour (au secon dregré)


      • Frodon Frodon 22 décembre 2006 11:47

        Nicolas hulot, j’ai toujours été impressioné par sa capacité de repondre à des questions dans un scaphandre au fond de l’eau..

        Je serais mitigé.

        D’un coté je pense que vous avez raison, je pense qu’il y a un courant post-hippie qui revient dans l’idée on a fait mal,frappons nous et retournous à la nature. Alors , on établit des scenarios catastrophes, on donne à France-info des dépeches courtes sur des chiffres que personne ne comprend veritablement et on dit que tout va aller mal, tout est pourri , c’est fini SAUF si on arrete tout. Vision excessive je l’accorde mais révelatrice d’un militantisme réel.

        De l’autre , au fur et à mesure d’une instruction sur le sujet, je prends conscience qu’il y a veritablement un problème. Alors oui, la climat de la terre a veritablement changé de nombreuses fois ( Paris a été une banquise , une foret tropicale...) mais ce qu’on sait vraiment aujourd’hui c’est la vitesse de tout ces changements ( des centaines au vu de l’age de notre planete) Vous avez surement vu de ces reportages ou l’on voyait les chercheurs faire des carottes dans les glaces articques ou antarticques. Ces carottes ont parlé de manière claire, les changements sont lents, quand il y a phase de réchauffement celà se fait à l’echelle de 0.0x degré à l’année ou à la decennie...

        Pour donner une echelle simple, ce qui a été fait en terme de rechauffement de la planete en 5000 ans naturellement, a été fait en l’espace de 300 ans d’ge industriel. Alors oui , l’influence de l’homme aujourd’hui ne peut plus être nié.

        Mais celà ne dit pas qu’on va droit à la catastrophe...Il faut en prendre conscience et reellement ralentir certaines utilisations de matieres fossiles ( petrole) parce qu’autant la terre a toujours reussit à s’adapter sur 10000 ans d’un climat, autant des milliers d’ecosystemes disparaitront ( cela sans catastrophisme) si le changement est si rapide , exemple mignon de pernault : les ours polaires)

        C’est certes, un film catastrophe et très hollywoodien, très acceleré et scénarisé mais le principe selon lequel notre rechauffement impliquerait une glaciation est bien possible. Le seul danger à fermer les yeux sur tout ce que l’on fait est de ne pas voir venir des changements climatiques qui seraient bien plus graves que la perte des ours blancs.

        Je pense que les gens qui parlent le mieux de cette evolution n’ont pas reussi a se faire entendre et aujourd’hui qu’ils sont obligés d’arriver à des méthodes militantes pour faire bouger les choses. Alors je ne serais ni dans les 87 %, ni dans les 13%. Nicolas Hulot est un moyen de defendre une cause, choses qui sont peut etre moins noires qu’il le predit mais qui doivent etre tout de même sous controle...


        • Romain (---.---.10.200) 22 décembre 2006 11:57

          « Contrairement à ce que l’on croît en Europe Occidentale, l’énergie du futur dans le monde sera le charbon »

          L’humanité (j’ai pas dit la planête) ne survivra pas à 50 ans d’exploitation massive du charbon à moins de faire disparaitre le CO2 comme par magie (chose qu’on sais pas faire). Je suis pas medium c’est de la logique. L’homme doit pouvoir respirer, quand il peux plus respirer il meurt. C’est pas faire du catastrophisme c’est de la logique, si vous me croyais pas vous pouvez essayer de respirer la tête plongé dans votre baignoire ca marche pas...

          Faire confiance à la technique pour régler nos problèmes c’est une facon de voir les choses que je trouve totalement irresponsable. ( les gens qui pensent comme ca doivent pas avoir de gosses ou vraiment pas les aimer...)

          Il vaut mieux se serrer la ceinture pour rien plutot que de tenter le diable.


          • Vive la République Vive la République 22 décembre 2006 18:13

            Quelques petits commentaires :

            L’augmentation de la concentration de CO2 dans l’air ne le rendra en rien irrespirable, quand bien même on consommerait tout le charbon disponible. En revanche cela pertubera le climat et augmentera la température moyenne sur Terre.

            Une petite anecdote pour vous montrer que la technique peut nous donner confiance : à la fin du XIXème siècle, dans le centre de Londres, il y avait tellement de crottin de cheval que l’atmosphère devenait irrespirable, pour les gens de l’époque, il était inéluctable de réduire la circulation et de revenir en arrière. Puis a été inventée l’automobile qui a permis de multiplier les transports en diminuant la quantité de crottin. Ne tenons donc pas de propos définitifs sur les progrès de la science, elle nous surprend toujours. A nous d’encourager ces progrès.


          • (---.---.162.15) 22 décembre 2006 12:01
              ...croissance donc progrès, donc civilisation...

            Hé bien, un discours digne de 1960 ! Comment peut-on être aussi obtus au XXIème siècle ?

            Am.


            • Vive la République Vive la République 22 décembre 2006 18:15

              Si vous ne croyez plus au progrès et à la civilisation, je pense que nous n’aurons pas grand chose à nous dire... Qu’est-ce que la civilisation : c’est l’amélioration conjointe de la technique et de la culture (ou de la douceur comme dirait Alain Finkielkraut), existe t-il un plus bel objectif ?


            • (---.---.162.15) 23 décembre 2006 00:34

              A votre civilisation et à votre culte du progrès comme il y a 50 ans, non je n’y crois pas.

              Am.


            • (---.---.225.122) 2 janvier 2007 10:31

              ...croissance donc progrès, donc civilisation... Hé bien, un discours digne de 1960 ! Comment peut-on être aussi obtus au XXIème siècle ?

              C’est vrai il faut bien voir par exemple le gaspillage d’énergie dans la chaine de préparation des repas : préparation cuisson conservation.

              Pour économiser l’énergie et réduire la production de CO2 il FAUT manger CRU.

              D’autre part si nous réalisons une analyse environnementale incluant la fabrication des aliments (Engrais, carburant tracteurs etc) il faut rétablir, pour commencer, un jour de jeune, ce qui réduira mécaniquement la production de CO2.

              J’aurais bien proposé la remise en place des tickets de rationnement, mais bien que leur efficacité est été démontré par l’experience sur l’obésité des français, il ne semble pas avoir été approuvé massivement par les français.


            • Voltaire Voltaire 22 décembre 2006 12:05

              J’ai voté oui à article intéressant, car le sujet mérite débat, même si je suis resté sur ma faim.

              Mr Hulot suscite très logiquement des interrogations en tant que représentant de l’écologie, mais il a son rôle, qui est de sensibiliser dans une société très médiatisée.

              Le thème plus profond de l’article qui aurait mérité d’être plus approfondie est celui de catastrophisme et de la réalité environnementale, car il y a en effet pas mal à dire.

              Mais la fin, sur le charbon, casse un peu l’ambiance. Certes, vous avez raison d’indiquer qu’il s’agit de la source de carburant fossile la plus abondante. Mais il existe un certain nombre d’alternatives plus efficaces. La combustion du charbon est problématique ; le retraitement de la pollution engendrée est couteuse, et compliquée, sans compter que le CO2 produit ne disparait pas comme cela : soit on le sequestre (compliqué et couteux), soit on passe à une autre source d’énergie qui ne produit pas de CO2... Si l’on peut envisager l’utilisation du charbon pour produire un carburant pour les véhicules (car le véhicule sans source d’énergie carbonnée est encore lointain), il n’en va pas de même pour la production d’électricité. Là, le solaire, curieusement, semble le plus prometteur (en tout cas pour les usages domestiques), et le nucléaire incontournable pendant quelques dizaines d’années. Si l’on souhaite réduire nos rejets de CO2...


              • Vive la République Vive la République 22 décembre 2006 18:26

                1) Je ne critique pas tant la démarche de N. Hulot (qui me semble être quelqu’un de responsable) que les solutions qu’il propose.

                2) D’accord avec vous, le captage et le stockage de CO2 sont coûteux d’où l’intérêt d’une fiscalité écologique (ou d’investissements environnementalement responsables) pour rendre cette technique rentable.

                3) Effectivement le charbon peut se substituer au pétrole pour faire des carburants (technique coal to liquid utilisée par les Allemands pendant la guerre et aujourd’hui en Afrique du Sud).

                4) Soyons sérieux en ce qui concerne la production d’électricité : aujourd’hui, 40% de l’électricité mondiale est produite à partir du charbon, et ce chiffre atteint 70% en Chine, 97% en Pologne et plus de 50% aux USA et en Allemagne ! Sur les 246 Mtep de hausse de demande d’énergie en 2005, 131 (soit plus de la moitié) vient d’une augmentation de demande en charbon. Ouvrons les yeux sur le monde dans sa globalité.

                5) Le solaire ne pèse absolument rien dans l’énergie mondiale et si on voulait en faire un acteur incontournable, on polluerait énormément pour produire les capteurs photovoltaïques et on n’aurait certainement pas assez de silicium.


              • jcm (---.---.169.202) 25 décembre 2006 10:32

                Sur l’état de nos réserves en silicium (qui n’existe pas sous forme de corps simple à l’état naturel) on verra qu’il est un des éléments parmi les plus abondants sur Terre : Wikipédia Silicium.

                En outre il semble que bien des progrès aient été faits et soient envisageables dans la production d’éléments photovoltaïques, soit par l’utilisation du silicium en couches minces soit par de nouveaux types de cellules à base biologique.

                Enfin il ne faudrait pas négliger le solaire thermique !


              • Regis (---.---.124.129) 22 décembre 2006 12:17

                «  : à cette éloge de la modération, je préfère la confiance dans le progrès technique. »

                ==>Encore faudrait-il que l’investissement, la recherche scientifique soient réellement tournée vers la résolution de ce problème. Or il ne me semble pas que ce soit le cas... On nous parle de progrès technique, mais qu’en est-il de ces recherches ? Elles en sont où ? Et quand bien même on trouverait un moyen d’arrêter les emissions de CO2, comment faire pour le surplus déjà existant ?


                • Vive la République Vive la République 22 décembre 2006 18:28

                  On ne peut rien faire pour le CO2 déjà dans l’atmosphère, qui y restera une centaine d’années.

                  Plus le carbone sera taxé, plus il y aura de recherche. Mais rassurez-vous, il y en a beaucoup de faite, notamment en Norvège (pour le captage et stockage de CO2), aux USA ou en Chine.


                • (---.---.146.106) 22 décembre 2006 13:16

                  Bon, je crois que certaines personnes ne comprennent pas la mesure du problême. Petit cour de rattrapage : La courbe des températures suit celle du CO2 dans l’atmosphère. Ce sont deux courbes jumelles, mais vraiment jumelles, des monozygotes en parfaite et due forme (je disais en « parfait uniforme » qd j’étais petit). On peut voir ces deux courbes se chevaucher sur une étude portant sur une durée de 650 000 ans. Et là, durant ces dernieres 60 année la courbe (qui n’a plus de courbe que le nom puisque c’est une droie), grimpe à deux fois le niveau le plus haut connu en 650 000 ans................................................................... ..........................................pause réflexion............................................................... ................................... Et la courbe des température la suit inéxorablement. La terre va se réchauffer gravement....sans compter les synergies probables (je vous renvoie au film). Alors on fait quoi ? Je ne vous parle même pas des prévision. Parceque durant ce prochain siècle, on prévoit un taux de CO2 supérieur à 5 fois, je crois, le plus haut jamais observé en 650 000 ans. De quoi faire des barbecue en hiver.....au pôle nord......en tongues......avec le ventilo...

                  Voila, je disais ça pour rassurer tout le monde


                  • Vive la République Vive la République 22 décembre 2006 18:37

                    Pour commencer, évitons toute polémique : je crois que l’augmentation de CO2 provoque une augmentation de la température. Reste à discuter des ordres de grandeur et là je pense que seuls les climatologues peuvent s’exprimer avec suffisament d’autorité.

                    Mais faisons un peu de logique ensemble : 1) On voir qu’il y a corrélation entre la courbe de CO2 et la température, mais cela ne signifie pas causalité. Exemple : supposons que l’augmentation de la température entraîne une augmentation de CO2. Tant que l’homme ne produit pas beaucoup de CO2, les courbes sont donc corrélées puisqu’il n’y a qu’une source de CO2 : l’augmentation de la température. Dès lors que l’homme devient un acteur majeur de la production de CO2, il se peut très bien que les deux courbes deviennent décorrélées sans que cela implique une augmentation de la température.

                    2) Le principal gaz à effet de serre en valeur absolu est la vapeur d’eau (car il y en a beaucoup) et le gaz qui, à quantité égale provoque le plus d’effet de serre est le méthane (20 fois plus que le CO2). Ainsi, si une augmentation de 100% de CO2 entraîne une augmentation de 2° (chiffres au hasard), on ne peut rien prédire sur une augmentation de 200% de CO2. La climatologie est pleine d’effets non-linéaires, il n’existe aucun raisonnement simple qui puisse démontrer le réchauffement climatique. Seuls des modèles complexes de simulation du climat peuvent nous permettre de comprendre ce qui se passe et ce qui va se passer.


                  • Stef (---.---.229.129) 22 décembre 2006 13:37

                    Hulot, un ecolo, elle coute combien son emission en dépense energétique !!! Allez au bout de la planète (avion cargo)avec X hélicoptères pour la caméra, et maintenant, c’est lui qui veut nous faire croire qu’il faut limiter la pollution !!!

                    C’est bien l’hopital qui se fout de la charité !!! en plus avec ses conneries de pacte ecolo, les politiques vous nous faire encore mieux digérer la pilule de la mondialisation....

                    L’ecolgie passera par la maitrise des peuples de leur avenir et donc des états nations et non de cette fumisterie mondiale, qui nous enlève au fil de temps nos origines et culture locale....

                    A bon entendeur....


                    • baikal (---.---.25.114) 22 décembre 2006 13:48

                      Selon vous, la mise en oeuvre à grande échelle des progrès technologiques constituera le salut de l’humanité, face aux crises environnementales qui sont annoncées. Nulle question de modération, la poursuite du progrès technique nous permettra, quoiqu’il arrive, de franchir le cap. Cette croyance vous aveugle, et conditionne toute la faiblesse du raisonnement.

                      Je ne vais citer qu’un contre-exemple, celui de l’énergie. Nos réfrigérateurs, nos télévisions, nos voitures, nos procédés industriels n’ont jamais consommé aussi peu d’énergie qu’aujourd’hui, pris individuellement, certes. Mais cela n’a absolument pas empêché la consommation de carburant de doubler, et la consommation électrique dans les bâtiments de quadrupler, en France en l’espace de 30 ans seulement ! En dépit du fameux « progrès », y a-t-il eu la moindre réduction globale de consommation, et donc un moindre impact de notre activité sur l’environnement et les ressources ? Non, absolument pas. Vous vous satisfaisez là d’un raisonnement de type « ingénieur » (et je suis bien placé pour le savoir, j’en suis un), sans appréhender la dimension sociétale du problème. L’Histoire nous enseigne donc que, sans être accompagnée par les mesures de modération justement prônées par M. Hulot, la technique ne nous sera d’aucune utilité pour réduire notre boulimie, et nous éviter une crise énergético-environnementale de grande ampleur, dans quelques décennies. Dans le système actuel laxiste où l’energie est inconsidérément bradée (à 60$ le baril, le pétrole est moins cher que certaines eaux minérales), le progrès ne fait qu’aggraver la situation, en nous rendant chaque jour un peu plus dépendant de notre consommation énergétique grandissante.

                      Dans le même registre, une bonne partie des progrès en termes de télécommunication est utilisée pour faciliter les échanges, améliorer la productivité, et rendre en gros plus abordable l’ensemble des produits manufacturés. Dois-je vous rappeler que les habitants de cette planète n’ont jamais consommé autant de charbon, de pétrole, de gaz et d’uranium qu’aujourd’hui ? Aucune de ces sources d’énergie n’a jamais vu sa consommation diminuer, tout au contraire. Aucune ne s’est substituée à l’autre. Chacune est venue se rajouter aux autres. La société ne va pas profiter des moyens de communiquer toujours plus perfectionnés mis à sa disposition pour réduire sa mobilité planétaire. C’est tout le contraire, il me semble, qui est en train d’advenir : croissance du transport aérien de 5% par an depuis 30 ans et d’ici 2020, multiplication des infrastructures aéroportuaires, développement du tourisme lointain, plans de développement des autoroutes (en France ou en Chine), etc. Encore une fois, où voyez-vous que le progrès technique réduit notre consommation d’énergie et réduit nos émeissions de gaz à effet de serre ?

                      Quand vous accusez à demi-mot Hulot de jouer les Cassandre, en sous-entendant que l’humanité a toujours su trouver des remèdes à ses maux par le passé, vous commettez à mon avis deux erreurs fondamentales. La première, c’est qu’il existe des exemples avérés où des civilisations entières ont périclité parce qu’elles n’avaient pas su prendre en compte les limites de leurs ressources naturelles (les Sumériens, les Mayas, les Pascuans, cf « La Fin du Progrès », de ). Sommes-nous certains d’être plus clairvoyants que ces peuples du passé ? Ne serait-ce pas une preuve d’arrogance ? Le deuxième point que j’oppose à votre vision prométhéenne du monde, c’est qu’il n’est plus possible de transposer les succès du passé à notre époque. Tout a changé d’échelle : la population mondiale a été multipliée par 10 en à peine plus de 2 siècles, sa consommation d’énergie par plus de 100 dans le même laps de temps. Désormais, chaque Terrien dispose en permanence de 10 esclaves par le biais de l’énergie qu’il consomme. Autrement dit, la situation contemporaine est parfaitement inédite, et les exemples « rassurants » du passé ne peuvent plus servir d’alibi pour placer une confiance sans bornes dans la capacité de l’homme à s’adapter au changement, par le truchement d’innovations techniques.

                      L’appel à la modération formulé par Nicolas Hulot et son Comité de Veille Ecologique n’est absolument pas une énième prophétie millénariste. Vous sombrez là dans la caricature. Il n’est pas davantage une ode à la société de rationnement (le but recherché est au contraire de l’éviter, car cela signifierait la perte de nos acquis démocratiques et de nos libertés individuelles), mais une base de travail salutaire et clairvoyante, à laquelle vous devez contribuer par vos capacités de réflexion, pas par un déni déguisé qui s’appuie sur le progrès technique.

                      Enfin, quand vous utilisez le vocable « croissance », vous semblez faire un amalgame dangereux, que Hulot et son Comité de Veille évitent justement. Il faut bien comprendre que nous n’avons d’autre choix que de réduire rapidement notre consommation d’énergie fossile (à cause du changement climatique maus aussi de la raréfaction inévitable des hydrocarbures dont nous sommes trop dépendants, au premier rang duquel le pétrole), ce qui va sans doute poser des difficultés à certains secteurs pour poursuivre leur croissance. Mais cela n’implique nullement que la croissance dans d’autres domaines sera impossible, et que la « civilisation » va péricliter. Est-ce plus dommageable pour le PIB de produire un chauffe-eau solaire à 15000€ qu’une voiture au même prix ? Le but de la modernité est-il de permettre à tout un chacun d’avoir son iPod, sa piscine privée, des fraises en hiver, 2 automobiles et un écran plasma ? C’est ça pour vous le bonheur ?


                      • Helios (---.---.130.16) 22 décembre 2006 16:24

                        Humour (je precise au cas où...) Vous nous dites, en clair, que le gâteau à partager est trop petit... ou que nous sommes trop de candidats au partage ? c’est bien ça ?

                        Je nous vois mal abandonner notre machine à laver le linge, horrible instrument de notre consumerisme, consommateur d’energie fossile nécessaire a notre propreté d’occidentaux. Comme je nous vois mal soit développer des vetements jetables dont le bilan energetique serait meilleurs, ou accepter de vivre sales il ne reste qu’une solution : ne plus partager.

                        Comme il est inacceptable de ne pas partager, voire même impossible, il ne nous reste plus qu’a reduire cette plaie qu’est la multitude : Je propose, soit d’eliminer tous les pauvres qui accedent au developpement et accelerent la dégradantion de la planête, soit de creer deux grandes classes d’humains, ceux par exemple et blancs et catho de preference, qui auraient tout et ceux, plutôt bronzés et eventuellement musulmans, boudhistes, animistes etc qui vivraient « naturellement » pour leur bien et qui seraient un excellent terreau fertile en main d’oeuvre pour nos industries, nos loisirs et l’entretien de notre jardin planétaire.

                        ... reste la bombe atomique (un peu sale), la maladie (difficile à contenir... quoi que, avec la génétique... etc ! Il est où, là, le Hulot ?


                      • Vive la République Vive la République 22 décembre 2006 18:46

                        Merci beaucoup pour ce commentaire très intéressant. J’ai cru en reconnaître l’auteur (JM Jancovici ?) car j’ai assisté à l’une de ses conférences.

                        J’ai volontairement été provocateur dans mon « attaque » sur Nicolas Hulot. Je répète que je le trouve éminément responsable dans sa démarche et respectable. Mais quand j’entends des phrases comme « nous avons été trop vaniteux et la nature va se venger », mon poil se hérisse.

                        D’accord avec vous sur beaucoup de points mais la grande différence entre nous c’est que je pense que la société de l’information et de la communication n’est pas arrivée à son terme ! Nous sommes encore dans un mix entre économie matérielle et immatérielle et donc la croissance économique entraîne une croissance énergétique. Je pense que l’immatériel va très vite prendre le dessus (je rejoins en cela Jacques Attali dont je sais que vous ne paratgez pas les thèses) et que cela va se traduire par une diminution de la consommation d’énergie.

                        C’est certes un pari sur l’avenir, mais il me semble très réaliste.


                      • (---.---.146.106) 24 décembre 2006 08:59

                        Et on mangera des pommes de terres immatérielles dans des assiettes immaterielles. On rajouterra un peu de cremme fraiche immaterielle (0% bien sur) qu’on sortira du réfrigirateur immatériel. Jaques attali est un mauvais penseur. Mauvais car mauvais analyste qui repompe des thèses à des gens qui l’on mieux expliquée que lui. Et mauvais car c’est un homme mauvais qui hait profondemment les hommes. Berk


                      • (---.---.225.122) 2 janvier 2007 17:28

                        Cher monsieur j’espère que votre discours (un rien ch...t à lire, soit dit en passant)convaincra les 87% d’afficionados du patron des produits d’USHUAIA, et que ceux ci réduiront de façon drastique leur consommation d’énergie et de matières premières.

                        Ceci permettra aux 13% de non accro de se défoncer à coup de 4*4, quad et autres scooters des mers.

                        Ce plaisir sera encore amplifié en vous voyant marcher à pied en retenant votre respiration pour éviter de rejeter trop de CO2.


                      • clairette (---.---.179.223) 22 décembre 2006 14:10

                        Je vais prendre cet article au premier degré : je fais partie des 13 % !

                        @ Stef : vous le dites bien spontanément, et beaucoup estiment que vous avez bien raison : l’image télévisuelle véhiculée les années précédentes par M. Hulot n’avait rien d’un écolo ! Mais on peut nous rétorquer que justement, après avoir autant pêché, il est touché par la rédemption ! A moins que ce soit toujours la poursuite d’un ego démesurément médiatique et opportuniste ? L’avenir nous le dira !


                        • (---.---.146.106) 22 décembre 2006 14:18

                          Oui mais à la rigueure, nicolas hulot c’est pas le probleme, c’est le message qui est important. Vous savez ce qu’on dit sur l’homme qui montre la lune et l’imbécile qui regarde le doigt ? Là, en l’occurence, la lune est autrement plus importante que le doigt (et ne me dites pas que l’un dans l’autre, il vaudrait mieux s’interesser aux deux... :)


                        • Personne (---.---.42.18) 22 décembre 2006 15:12

                          Si son ego était si démesuré, aurait-il refusé par deux fois de faire partie d’un gouvernement comme cela lui a été demandé ? Je ne sais pas ce qu’il a au fond du crâne mais au moins, il a le mérite de mettre la question écolo au centre du débat public, ce qu’aucun politique écolo n’était parvenu à faire avant lui. Le changement viendra du changement profond des mentalités, à mon sens, et son action participe à cette évolution.


                        • CAMBRONNE CAMBRONNE 22 décembre 2006 14:22

                          Heureusement la france s’est dotée d’un parc remarquable de centrales nucléaires .

                          C’est ce qui polue le moins . Remercions nos dirigeants qui pour une fois ont su voir plus loin que le bout de leur nez .

                          Vive la république quand même .


                          • Personne (---.---.42.18) 22 décembre 2006 15:13

                            Il n’est pas évident que ce soit ce qui pollue le moins si on prend en compte les externalités (extraction du minerai, acheminement, retraitement etc etc...)


                          • CAMBRONNE CAMBRONNE 22 décembre 2006 15:32

                            Vous avez raison PERSONNE !

                            Je n’ai pas pu m’empècher de faire de la provoc .

                            Cela dit toute production d’énergie a ses inconvénients et l’énergie nucléaire présente l’inconvénient majeur de ses déchets . Il doit être possible de trouver le moyen de régler ce problême . Ce serait peut être plus utile que de parsemer la campagne d’éoliennes qui sont surement affreuses et peut être utiles ( Cela reste encore à prouver )

                            Vive la république quand même .


                          • Vive la République Vive la République 22 décembre 2006 18:51

                            Non, non, non ! Même en approche « cycle de vie » et en prenant tout en compte (extraction, construction...) le nucléaire est l’énergie qui pollue le moins en termes de CO2 ! Moins que les éoliennes, moins que l’hydroéléctrique, beaucoup moins que le solaire. De grâce, pas de contre-vérités !

                            En ce qui concerne les déchets nucléaires, je pense que ça n’est pas un si gros problèmes. En 40 ans d’exploitation en France, les déchets hautement radioactif tiennent tous sur un terrain de foot sur 50 cm de hauteur : donc évitons les fantasmes !

                            Le vrai problème du nucléaire c’est la prolifération et le manque de sécurité dans certains pays. Dans une démocratie comme la notre, ce n’est pas un réel problème.


                          • T.B. T.B. 23 décembre 2006 02:01

                            Vive la Ré « En 40 ans d’exploitation en France, les déchets hautement radioactif tiennent tous sur un terrain de foot sur 50 cm de hauteur ». Sachant qu’un terrain de foot couvre environ 1 hectare, cela donne 5 000 m3.

                            A partir des critères internationalement reconnus, différents types de déchets ont été défini par l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), chacun nécessitant une gestion différente :
                            - les déchets de haute activité et à vie longue (HAVL) : ce sont principalement les déchets issus du cœur du réacteur, hautement radioactifs pendant des centaines de milliers, voire millions d’années.
                            - les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) : ce sont principalement les déchets technologiques (gants, combinaisons, outils, etc.) qui ont été contaminés pendant leur utilisation en centrale ou dans une installation du cycle. Leur nocivité ne dépasse pas 300 ans.
                            - les déchets de très faible activité (TFA) : ce sont principalement des matériaux activés provenant du démantèlement de sites nucléaires : ferraille, gravats, béton... Ils sont peu radioactifs mais les volumes sont importants.
                            - les déchets de faible activité à vie longue (FA-VL) : ce sont principalement des déchets radifères et les déchets graphites. Les déchets radifères sont issus de l’industrie du radium et de ses dérivés, mais aussi de l’extraction des terres rares. Les déchets graphites sont essentiellement des déchets non produits en 2006 qui proviendront du démantèlement des premières centrales CEA et EDF (filière graphite gaz). Ces déchets sont peu actifs mais ont une durée de vie longue. Par ailleurs, les déchets radifères sont émetteurs de radon, ce qui implique des contraintes d’exploitation (ventilation notamment) d’un centre de stockage.

                            En France, selon l’industrie nucléaire, la production de déchets radioactifs française est d’environ 1 kg par an et par habitant. Soit sur les 20 dernières années seulement (la 1ère centrale nucléaire fut celle de Marcoule en Provence le 7 janvier 1956) : 1,2 million de tonnes... !!! Selon le Réseau Sortir du Nucléaire, il faudrait multiplier par 50, 100 ou plus la quantité annoncée pour approcher de l’ordre de grandeur réel... !!! Cette estimation s’appuie sur une autre définition du déchet radioactif, incluant des matières qui ne sont pas classées comme déchet au regard de la loi française : combustible usé (plutonium et uranium), uranium appauvri et résidus miniers.

                            Déchets radioactifs en Belgique. Selon les estimations basées sur les données disponibles au 1er janvier 2001 (rien pour la France ... !!!), la quantité de déchets conditionnés que l’ONDRAF (Organisme national belge des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies) aura à gérer d’ici 2070 est estimée aux volumes suivants :
                            - 70.500 m³ de déchets à faible activité et courte durée de vie ;
                            - 8.900 m³ de déchets d’activité moyenne ;
                            - de 2.100 à 4.700 m³ de déchets de haute et très haute activité.

                            Total 81 500 m3 minimum.

                            La production nucléaire belge étant minimum 6 fois inférieure à celle de la France, celle-ci compte minimum 489 000 m3 de déchets radioactifs, 12 600 à 28 200 m3 de déchets de haute et très haute activité. Soit 2,5 à 5 fois plus, minimum, que le volume que tu donnes, selon l’ANDRA (la police) et 250 à 500 fois plus minimum selon Réseau Sortir du Nucléaire (les manifestants) ... !!! Par ailleurs, La Suisse et ses 5 centrales envoie son combustible irradié dans les usines de retraitement de Sellafield en Angleterre mais aussi à la Hague en France...

                            Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9chets_nucl%C3%A9aire

                            Eolien et solaire n’émettent ni CO2 ni déchets radioactifs ...


                          • Vive la République Vive la République 23 décembre 2006 11:19

                            Tout d’abord, il est faut d’affirmer que l’éolien et le solaire ne produisent pas de CO2, je répète qu’en approche cycle de vie elles en produisent plus que le nucléaire. De plus elles coûtent très cher. Je suis pour le développement de l’éolien en France mais il faut être réaliste, ce ne sera jamais qu’une énergie d’appoint.

                            A ce sujet, je vous recommande de méditer ce « théorème » : « l’efficacité et la place d’une source d’énergie et inversement proportionnel au temps qu’on y consacre dans les médias ». Par exemple, les éoliennes ne représentent pas grand chose par rapport à l’hydroélectricité.

                            En ce qui concerne les déchets nucléaires, je ne remets pas en cause vos chiffres qui ont l’air sérieux, en revanche je me méfierais à votre place de « Sortir du nucléaire » puisqu’ils racontent n’importe quoi à longueur de journée. Il faut tout de même savoir que les déchets hautement radiactifs (plutonium et actimides mineurs) pourraient être utilisés comme combustible dans les centrales nucléaires de 4ème génération (de type Superphenix), ce qui serait la fin de nos problèmes. En attendant, on les stocke sans que cela no pose le MOINDRE problème à la population : cela ne libère pas de radioactivité dans la nature ! La situation est complètement under control.

                            Ce qui est drôle avec le nucléaire, c’est qu’on lui demande d’être sûr sur des échelles de temps complètement surréaliste (plusieurs millions d’années) alors que ces mêmes personnes nous annoncent la fin de l’humanité pour quelques siècles à cause du réchauffement climatique par exemple. Personne ne sait à quoi ressemblera le monde dans 100 ans alors cessons d’agiter les peurs en disant que nous allons gâcher la vie de nos descendants pendant des millions d’années !

                            Enfin, last but not least, sachez que vous recevrait davantage de radioactivité en vous balladant en Bretagne (car il y a du granit) qu’en faisant le tour de la centrale de la Hague. Autre exemple, il y a plus de radioactivité au pied de la tour Eiffel qu’à Mururoa.


                          • T.B. T.B. 23 décembre 2006 13:13

                            Vive la Ré, ton « théorème » est caduque vu que, concernant le nucléaire, le secret est bien gardé ...

                            Ensuite :
                            - 1° Éolien (la France, ne l’oublions pas, se classant dernière vis à vis des autres pays européens) une énergie d’appoint,
                            - 2° Solaire, (dernière aussi) une autre énergie d’appoint,
                            - 3° Géothermie, une autre énergie d’appoint,
                            - 4° Méthane issue de la décomposition de nos déchets domestiques (sources d’ énergie qu’on « préfère » remplacer en France par des incinérateurs responsables de milliers de cancers par la dioxine et de nombreux élus impliqués) une autre énergie d’appoint,
                            - 5° Usines ou mini-turbines marée-motrices, une autre énergie d’appoint,
                            - 6° Barrages ou mini-turbines hydroélectriques, une autre énergie d’appoint,
                            - 7° Bois de chauffage et copeaux, une autre énergie d’appoint,
                            - 8° J’en oublie sûrement.
                            - 9° Tous les brevets enfermés dans les placards de l’IMPI et appartiennent désormais à l’Etat, faute d’avoir pu être commercialisé à temps
                            - 10° Tout ce qui reste à inventer et à développer alors que 10 milliards d’euros prélevés sur nos impôts vont aller à la construction 2007 de l’ITER de Cadarache dénoncé d’une extrême dangerosité et d’une ineptie totale par le prix Nobel de Physique Gilles de Gênes.

                            Toutes ces « énergies d’appoints », une fois réunies (plus un meilleur isolement thermique, plus une politique de diminution raisonnable des besoins) peuvent, sans l’ombre d’un doute, remplacer totalement le nucléaire, qui est d’abord militaire avant d’être civil, définitivement. Restera, hélas, le traitement et la gestion des déchets, à cause de fous dangereux (rétribués ?) de ton espèce.

                            ...........................................................

                            Par Alexandre Fache, Le 22 février 2006

                            Une attitude de dénégation et d’obstruction continues qui, quarante ans après les faits, s’est à peine fissurée aujourd’hui. En effet, malgré les demandes répétées de la commission, le ministère de la Défense s’est toujours refusé à communiquer les documents que celle-ci lui réclamait, notamment les mesures des retombées radioactives effectuées à l’époque. Rendu possible par la défaite de l’UMP Gaston Flosse et l’arrivée au pouvoir de l’opposant Oskar Temaru (il y aura bientôt 2 ans) le travail de cette commission d’enquête a pourtant été salué pour son objectivité et sa rigueur. « Dans ce dossier, il n’y a pas besoin d’une nouvelle mission d’information ; nous l’avons ! » a ainsi indiqué la sénatrice Hélène Luc, signataire, comme Christiane Taubira (PRG, Guyane), organisatrice de la réunion du 21 février 2006, d’une des six propositions de loi déposées depuis 2002 afin de faire la lumière dans cette affaire.

                            « Minimiser les chiffres »

                            Quant aux conclusions de ce rapport, elles confirment les soupçons et les craintes des deux associations nées en 2001 pour faire valoir les droits des victimes de ces essais : l’Aven, pour les militaires français, et Mururoa e Tatu (Mururoa et nous), pour les travailleurs polynésiens des sites nucléaires. « Alors que les autorités affirment que les essais étaient propres et que les retombées radioactives n’affectaient pas les populations, ce rapport montre, au contraire, que chacun des essais de 1966 et 1967 a provoqué des retombées sur tous les archipels habités de la Polynésie française. » À l’appui de cette affirmation, la commission publie plusieurs documents classés secret défense qui lui ont été remis officieusement pendant ses travaux. L’un d’eux est le rapport du Dr Philippe Millon, médecin de bord de la Coquille, le navire chargé d’étudier la situation après l’essai du 2 juillet 1966 : « Il sera peut-être nécessaire, suggère-t-il pour la suite des événements, de minimiser les chiffres réels (des retombées radioactives) de façon à ne pas perdre la confiance de la population, qui se rendrait compte que quelque chose lui a été caché dès le premier tir. »

                            Selon le rapport de la commission d’enquête, même Tahiti aurait été touché, le 17 juillet 1974, « après le tir dans l’atmosphère baptisé Centaure », les taux de radioactivité mesurés alors étant six à sept fois supérieurs à la normale. Le texte souligne aussi combien il était illusoire, à l’époque, de pouvoir prétendre « apprécier de façon exacte l’ampleur des retombées » alors même que seules quatorze stations de contrôle météorologique fonctionnaient sur « un territoire de 5 millions de kilomètre carrés », soit à peu près la taille du continent européen. Se gardant de conclure définitivement, la commission exprime donc « sa forte conviction que les essais nucléaires ont eu des conséquences graves sur la santé, non seulement des personnels qui ont travaillé sur les sites d’essai, mais sur l’ensemble de la population polynésienne. Le très fort taux de cancer de la thyroïde chez les femmes polynésiennes et le développement inquiétant des leucémies aiguës myéloïdes montrent que les retombées radioactives n’y sont pas étrangères ».

                            Au-delà des suivis médicaux des populations touchées et de la réhabilitation des sites pollués, les élus polynésiens réclament surtout la fin du « grand mensonge » de l’État français.

                            ..........................................................

                            Pour la Hague même mensonge. Va lire à ce propos, par exemple, Wikipédia.

                            Vive la Ré, tes commentaires sont un tissu de mensonges. Vive l’arrêt ... du nucléaire.


                          • Vive la République Vive la République 23 décembre 2006 13:52

                            1) Je ne vois pas en quoi mon « théorème » est démenti. Précisément : on parle peu du nucléaire comme énergie d’avenir or ce sera la source principale dans les années à venir, don cmon théorème est confirmé par votre remarque.

                            2) Qu’on ne se méprenne pas : je ne justifie pas les essais nucléaires à Mururoa, et je suis prêt à toutes les discussions à ce sujet. La seule chose que je dis c’est qu’aujourd’hui la radioactivité est faible car elle s’est largement diluée.

                            3) Oui à l’éolien et à la géothermie, réservé sur l’éolien et non aux usines maréemotrices car elles marchent très mal, coûtent très cher. Mais il faut garder les ordres de grandeur en tête : il faut cesser de dire « les petits ruisseaux font les grandes rivières ». Vous pourriez trouver dix autres énergies d’appoint que cela ne suffirait pas à remplacer le nucléaire. Il faudrait planter la France entière d’éoliennes (ce qui n’est pas possible du simple point de vue industriel). Continuons à faire des efforts dans ce domaine mais ne nous leurrons pas : jamais les énergies renouvelables ne suffiront à couvrir nos besoins énergétiques.

                            4) Sur ITER la discussion est possible mais je pense qu’il serait dommage de ne pas poursuivre cet effort de recherche fondamental. Avec des raisonnements comme les votres on couperait les crédits des physiciens des particules ou de certains mathématiciens au motif que cela ne « rapporte rien ». La connaissance n’a pas besoin de justification extérieure. De plus, ce projet est tout de même très prometteur, si cela marche (mais ça ne marchera sans doute pas avant un siècle), tous nos problèmes énergétiques pourront être résolus. En plus cette technique ne produit pas de déchets radioactifs.

                            5) Enfin, en ce qui concerne la Hague, je suis d’autant plus affirmatif que j’y habite. C’est d’ailleurs une région magnifique et j’invite tous les internautes à venir la visiter.

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