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Accueil du site > Actualités > Environnement > L’éconologie, rêve ou réalité ?

L’éconologie, rêve ou réalité ?

D’un côté l’écologie, de l’autre l’économie. On a vite fait de créer le néologisme "éconologie" et en plus, cela va de paire mais avec une logique toute particulière. Surtout en pensant à qui cela profite. Alors, réconciliation ?

L'éconologie.jpg Cela devait arriver avec la crise : le conflit d’intérêts entre l’économie et l’écologie. Le 2 décembre, manifestation à Bruxelles pour s’opposer aux mesures du plan européen de lutte contre le réchauffement climatique, accusé de mettre en danger les emplois dans l’industrie sidérurgique. Réactions normales de bonne foi du côté des partisans plus écologiques. Consommer pour vivre à l’intérieur ou chercher à survivre contre les éléments extérieurs. Le dilemme d’aujourd’hui.

 Le serpent du Loch Ness local de notre économie remontre le bout de son nez quand les choses ne sont plus au meilleur de leurs formes. Pas de photo à l’appui pour ceux qui espérait avoir le scoop de la journée.

De scoop, il n’y en a pas eu cette fois, seulement une petite surprise sous forme de réveil.

En même temps, l’industrie de l’automobile était obligée de réduire les émissions de CO2 des voitures neuves. Réactions des constructeurs de voitures immédiates : en temps de crise, comment peut-on être plus irresponsables ? Produire des voitures qui n’émettent en moyenne que 130 grammes de CO2 aux 100kms tout en consommant de 4 à 5 litres, est parfaitement réalisable. Les voitures s’en porteront que mieux et certains constructeurs avouent que cela est possible sans investissements monstrueux. L’envie des clients ne peut se retourner contre eux-mêmes. Les producteurs ne pourront pas continuer à se réfugier derrière leur production de 4X4 très consommatrice, dans un jeu de l’œuf et de la poule.

L'éconologie_Greenpeace.jpgDans le même temps, Greenpeace a dénoncé le compromis européen sur les émissions de CO2 des voitures. "L’Europe cède à la pression énorme exercée par le lobby automobile pour reporter et affaiblir les objectifs de réduction et pour réduire fortement les amendes en cas de non-respect des règles". "L’objectif proposé (et déjà affaibli) de 130g CO2/km est une nouvelle fois reporté de trois ans jusqu’en 2015, et à cause de toute une série d’issues de secours et des amendes peu élevées, cet objectif ne sera probablement même pas réalisé", a déploré l’organisation écologiste. "On peut même affirmer que cette réglementation n’est rien de plus qu’une poursuite de l’accord volontaire inopérant que l’Europe a conclu avec l’industrie automobile en 1998", a-t-elle ajouté. (Source : Le Soir)

"La Bourse européenne du CO2 profite de la crise" titrait le journal l’Echo, le 4 décembre. "Le nombre de "droits à polluer" émis par l’ECX a explosé de 283 % par rapport à l’année précédente. Pour les entreprises, réduire les émissions doit rimer avec l’économie." ajoutait-il.

Les écotaxes réapparaissent souvent après s’être endormies du sommeil du juste. La crise a des tendances très insomniaques.

De taxes, je n’en parle pas beaucoup dans mes billets. A part "La taxe pour s’envoyer en l’air" qu’avait lancé la France sur les voyages en avion. Taxe qui devait sauver des vies humaines de la faim dans les parties du monde. Le Darfour se mourait justement à cause de ce manque de participation. Le manque de causes à effets me semblait complètement irrationnel. Peut-être, ne prenions-nous pas assez l’avion pour remplir les caisses ad hoc ?

Par le passé, les écotaxes avaient déjà vilipendées par l’industrie et par les consommateurs.

Le consommateur considère souvent les taxes écologiques comme des taxes économiques qui permettent de boucler des budgets pour combler des déficits. Ils n’ont pas tout à fait tort.

Même combat, même désorientation dans l’attribution de la monnaie sonnante et trébuchante. Un rapide calcul fait par ceux qui ont l’habitude de manipuler les taxes, nous apprend que cela va coûter de 100 à 150 euros par ans aux ménages belges en moyenne.

Pourtant, si les entreprises ont été prises à la gorge pour rationaliser leur production et les méthodes d’emballage, il n’en demeure pas moins vrai que le consommateur final sera l’otage une nouvelle fois de décision bouche trou.

L’effet de serre est produit à 20% par l’émission des gaz à effets de serre produit par l’élevage et le méthane des déjections du bétail. L’agriculture pollue et est aussi pointée du doigt par les pêcheurs en rivières à cause des engrais utilisés sur les champs. "Planète nature" en parlait à la télévision le 30 novembre.

Le CO2, beaucoup de spécialistes disent que si on n’avait pas autant poussé à la déforestation pour combler les besoins en papier et en bois, nous n’aurions pas les problèmes à son encontre. Donc, reboiser massivement là où le déboisement a été le plus perturbant, pourrait réduire le problème.

L’administrateur de la Fédération Belge de la Distribution pensait ce qui suit.

Une taxe sur les emballages avait été décidée en octobre 2006. Le gouvernement avait été convaincu par les entreprises que cette taxe n’allait en rien aider l’émission de CO2 et allait de plus taxer les produits les moins chers touchant les revenus les plus bas. Les emballages constituent à peine 1% de la totalité des émissions de CO2.

Si on emballe, c’est pour préserver la fraîcheur des aliments et assurer la sécurité alimentaire. Le consommateur a changé son comportement en utilisant les sacs bleus avec un succès. Ceux-ci sont recyclés et réutilisé à 93%, c’est un record mondial. L’écotaxe est payée lors des achats de matériels électriques. Certains produits, comme les piles, sont à récupérer. Est-ce à dire qu’il faille prendre sa voiture et consommer du pétrole pour arriver à parachever son devoir de citoyen responsable ?

L’aluminium, lui, est recyclé à 100%. Une technologie permet d’extraire l’aluminium des poubelles. L’aluminium sera pourtant le plus lourdement taxé. Pourquoi ? Parce que lors de la fabrication d’aluminium, de l’extrait d’aluminium du bauxite et on utilise énormément d’énergie et on a beaucoup d’émission de Co2. Seulement ici, recyclé, le même aluminium produit va être retaxé de multiples fois et en fait, être rendu économiquement non viable par rapport à d’autres formes d’emballage alors qu’il n’y a absolument aucune raison écologique de le faire.

Les consommateurs sont convaincus qu’un changement de comportement vaut la peine d’être fait et on allait tenter de limiter les sacs en plastiques réutilisables, jetables dans les grands magasins.

Ceux qui sont responsables de la promotion de l’environnement avaient annoncé qu’ils allaient aider les entreprises par des campagnes publicitaires deux fois par an. On a commencé en avril 2004. Les Gouvernements régionaux ont fait de la pub dans les journaux et sur les télés et la radio, avec un certain succès. Mais il avait été prévu qu’ils refassent ça en novembre, décembre et puis de nouveau, l’année après. Ils n’ont rien fait, ils ont arrêté, ils n’ont pas dépensé. Réduire de 40% d’ici fin 2006, donc par rapport à début 2004, l’utilisation de sacs en plastique a été réalisée, un doublé par rapport aux objectifs.

Interdire, c’est évidemment ne pas tenir compte des fois où il est nécessaire d’en avoir. Interdire complètement ? Ne viendrait-il pas à l’esprit des plus astucieux de consommer sur place et d’oublier de payer à la caisse ? Dans quoi emballer la viande fraîche chez le boucher pour se la fourguer dans la poche ou le caddy ? Question d’hygiène convenable et le plastique est certainement ce qu’il y a de mieux à ce niveau-là. Une série d’exceptions dans la loi ? Compliqué ? On ne va pas très bien savoir, quand oui et quand non. Une armée d’examinateurs, de vérificateurs ? La logique d’interdictions, d’exceptions, de contrôles alors qu’il y a moyen de convaincre les uns et les autres, le consommateur et le commerçant de tenter de réduire ça au maximum lorsque c’est possible.

Le secteur est porteur en lui-même. Le commerce emploie en Belgique près de 400.000 personnes, un peu moins de 300.000 salariés et un peu plus de 100.000 indépendants. C’est un secteur qui représente plus de 11% du PIB. Mais comparé à l’étranger, malgré que le secteur soit plus important qu’en France ou en Allemagne ou aux Pays-Bas, l’emploi dans le commerce du détail est inférieur à ce qu’il est en Allemagne ou aux Pays-Bas, par exemple en pourcentage de la population employée.

Il y a les coûts salariaux très connus, pas le problème de ce que les gens gagnent mais de ce qu’ils coûtent. Une caissière en France coûte 25% de moins qu’une caissière en Belgique mais elle gagne plus. Et donc c’est un mal qu’on connaît dans d’autres secteurs aussi mais qui fait que par exemple, chacun d’entre nous se dit qu’il doit attendre infiniment trop longtemps aux caisses, pas uniquement le samedi mais même un mardi après-midi. Et la raison, c’est évidemment qu’on tente d’optimiser l’utilisation du personnel et les temps d’attente.

Les charges sociales ciblées, ça semble une très bonne idée. En pratique lorsque on demande aux entreprises, des chiffres sur combien de personnes elles emploient. La réponse est : ça, on ne sait pas, on ne gère pas comme ça, on engage les gens sur base de leurs compétences et puis on leur fait faire leur carrière sur base de leurs compétences et puis, combien ça coûte in fine au niveau des charges, des charges sociales, eh bien, on le voit et c’est le Secrétariat social qui le calcule. En fait, ce que ça amène, c’est une complication importante au niveau des calculs, aussi bien pour le Secrétariat social de l’entreprise que pour la Sécurité sociale elle-même ; des effets d’emplois marginaux parce que c’est tellement compliqué que les gens ne ciblent pas les justes moins de 25 ans, les plus de ceci, que ceux qui ont deux ans d’emploi, comme ceci ou de chômage comme cela, alors qu’une mesure linéaire, c’est-à-dire employer le même argent en disant, au lieu que ce soit 34% de supplément, vous ne payerez que 32% de supplément, par exemple.

Econologie_00.jpg

Régulièrement, l’économie et l’écologie sont antagonistes dans leurs objectifs. Il y a même les « anti-écolo » qui critiquent les « catastrophismes » et refusent toutes remises en question de leur mode de vie. « Travaux inutiles » disent les plus contestataires aux politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Bjorn Lomborg, Claude Allègre en sont les exemples les plus connus. Toujours avoir une vision de l’économie selon laquelle, il faut intensifier le commerce mondial et en accélérer les échanges ne peut se concevoir si tous les paramètres de bien être humain vont dans le même sens en bout de course. La mondialisation a étendu les problèmes de pollution sur une échelle bien plus grande que par le passé. Cela fait la différence avec la fin du 19ème siècle, pendant laquelle apparurent les premiers réseaux industriels dans l’énergie, la téléphonie et le transport. Reagan et Thatcher avaient une confiance sans bornes dans les lois du marché. Pour contredire leurs idées du passé, l’énergie électrique n’est pas devenue moins chère avec l’autorégulation des marchés. La concurrence n’a même pas eu lieu puisque les sociétés devaient fusionner pour exister. Les lois physiques de Kirchhoff expliquent que le courant suit le trajet de moindre résistance, pas celui qu’on veut lui imposer. L’industrialisation se régule en fonction de ses intérêts propres et des moyens disponibles. Tout ceci pour dire que les corrections aux situations sont à évaluer au mieux du but à atteindre. A tester donc.

Le principe de précaution n’est pas à remettre en question. De visu, les changements climatiques sont aussi évidents et que le système libéral débridé a mené à la crise que nous connaissons.

Mais faut-il nécessairement passer par les taxes ? L’instinct de conservation aurait-il vraiment été perdu dans les neurones des humains ? A-t-on envie d’être durable ou passable ?

Chercher les moyens de donner des avantages aux deux bords, voilà ce qui serait évidemment le plus profitable et ça permettrait d’éviter des distorsions entre personnes. Le Nouvel Obs de début décembre titrait "Emplois verts : plus de bruit que de jobs". Espoir politique des Etats qui demande beaucoup d’investissements à longs termes et, donc, du temps pour se mettre en place. Recyclez, qu’ils disaient. Le Grenelle de l’Environnement français ne résoud rien dans les pertes d’emplois à court terme. Les réactions épidermiques de peur que l’on retrouve dans la manifestation de Bruxelles, ne sont donc pas un hasard.

L'éconologie_Energie verte.jpgDans ce sens, on parle d’énergie verte. L’entrée en Bourse de « 4Energy Invest » montre que cela peut intéresser les investisseurs et les consommateurs. La récession, puisque le mot est lancé, peut changer le fusil d’épaule en stimulant d’autres alternatives sans romantisme. Le pétrole qui a chuté au tiers du prix depuis l’été permet de retrouver un peu de temps et de confiance. Utiliser l’environnemental pour améliorer le bilan économique. BeCitizen en proposait les principes : optimiser l’utilisation de l’énergie, le nucléaire irremplaçable à cours terme faisant partie de la diversité des sources énergies, les biocarburants s’ils n’empiètent pas sur l’alimentation humaine à base de plantes très rustiques comme l’atropha comme 2ème génération ou à partir de micro-algues, comme troisième. De toutes manières, on ne fait pas d’omelettes sans casser d’oeufs.

La conférence sur le climat à Poznam et le sommet européen sur l’écologie à Bruxelles une semaine après Saint Nicolas auront-elles des cadeaux durables dans la hotte ? Les droits de polluer sont aux enchères, parfois même soldés.

 

Oublier son « égo », pour s’occuper des « éco », une logique compliquée, mais réalisable ! La preuve.

 

L’enfoiré,

 

Citations :

  • « A la limite, le seul écologiste irréprochable est celui qui met tout en oeuvre pour mourir sans laisser la moindre trace de son passage sur Terre » , Didier Nordon

  • « Pour qu’un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent. », Coluche

  • « Trop savamment utilisé, trop intelligemment cultivé, le réflexe de la peur engendre des réactions d’indifférence, de renoncement, de pessimisme et... de nihilisme ! », Roger Molinier


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24 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 15 décembre 2008 13:10

    Vu la manière dont nos gouvernants planétaires traitent le problème, je parlerais plutôt de "déconologie" !


    • Le péripate Le péripate 15 décembre 2008 13:16

       Je passe sur le libéralisme débridé, cause de tous nos maux, puisqu’il faut un bouc émissaire à nos mutins de Panurge, va pour le libéralisme débridé.

      Mais je vais m’interroger sur ce principe de précaution qui ne serait pas à remettre en question. D’abord, remarquons que personne n’a attendu que l’état nounou s’inquiète pour nous pour prendre des précautions dans l’incertitude. Les bateaux étaient mis en quarantaine avant que l’on connaisse les découvertes de Pasteur.
      Article 5 de la Charte de l’environnement : "Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiquesb veilleront par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d’attribution, à la mise en oeuvre des procédures d’évaluation des risques et à l’adoption des mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage"

      Première remarque : qu’est -ce qu’une réaction proportionnée quand la situation est par essence incertaine ?

      Deuxième remarque : ce qui n’aurait pu être qu’un simple appel à la prudence obligera à prendre des mesures, alors même que la situation est incertaine. C’est la porte ouverte au grand n’importe quoi....

      Troisième remarque : ne pas agir est aussi agir, le principe de précaution se retourne contre lui-même : peut -on prendre le risque de ne pas agir ?

      Quatrième remarque : c’est l’histoire du type qui cherchait ses clés sous un réverbère, car là il y a de la lumière. Formidable progrès.

      Cinquième et dernière remarque : un problème, une taxe. Et, grâce au principe de précaution, ça devient : pas de problème certain, une taxe.

      On vient d’inventer la déconologie, discipline qui transforme les mutins de Panurge en matons de Panurge. 


      • Le péripate Le péripate 16 décembre 2008 00:03

         T’es pas mignon, Leon. Mais, puisque tu m’y fais penser, demain je vais au marché (tu sais le truc que tu détestes) m’offrir une douzaine de ces huîtres d’Arcachon... A ta santé...


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 décembre 2008 13:37

        L’éconologie, c’est mettre un détecteur de CO2 derrière le cul d’une vache qui pète

        L’éconologie, ça ose tout et c’est à ça qu’on la reconnaît


        • LA MACHINE A ECRIRE le bec-troadec ch. 15 décembre 2008 14:43

          L’économie tente d’chapper aux règles établies pour lutter contre les effets pervers de son édevloppement. C’est bien logique, bien "naturel" si j’ose dire !

          L’économie mondiale n’a eu de cesse que de vouloir produire plus et pour toujours moins cher dans l’unique but de garantir des retours sur investissement chaque jour plus faramineux. 
          Et pour cela, elle a licencié ses propres clients ! Et oui, les employés de ces firmes étaient aussi des clients...

          Dans le même temps, cet appétit de croissance sans fin a fini par avoir des conséquences écologiques de plus dramatiques. Raréfaction des ressources, pollutions en tous genres.

          L’économie mondiale n’a pas d’autre chance de survie que de s’adapter, de changer. Car il n’y a ni crise financière d’un côté, crise économique de l’autre et crise écologique encore ailleurs. Il n’y a qu’une seule et même crise, et elle est sociale.

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          • Liberty 15 décembre 2008 17:21

            + 10 @ Le bec traodec !

            Je n’ai jamis vu une immonde bête ayant besoin de bouffer plus sans arrêt, pour ... ... bouffer plus, avoir quoi que ce soit de vertueux .

            Il suffit de regarder dans quelle situation nos "élites" nous ont placé pour comprendre la maladie :

            - Nous en sommes réduits à prêter aux banques de force pour soutenir cette économie de junkies.

            - Nous ne pouvons réformer l’automobile, non pas faute de technique mais, faute d’acceptation de perdre partie des bénéfices immédiats.

            - Le chantage est clair, si ils font moins de profits ils licencient !

            Nous en sommes à prêter des fonds d’état au taux du marché au lieu d’en faire un remboursement de la dette, tout va bien nous continuons à leur payer des intérêts !

            Nous prétons au taux du marché, sauf que, le taux du marché pour un prêt non clairement identifié (maison, voiture, tout ce qui peut être repris si ça merde) porte le nom de crédit à la consommation, là le taux du marché est compris entre 14 et 24% !!!


            L’état providence à l’attention d’intérêts multinationaux privés !
            Nous sommes en phase finale de crétinisation !


          • L'enfoiré L’enfoiré 15 décembre 2008 19:20

            Liberty et bec-Troadec,

            "Le chantage est clair, si ils font moins de profits ils licencient ! "

            >>> Si cela était seulement que cela, ce ne serait pas un problème, mais aujourd’hui, on prévoit les crises et on licencie « au cas où » même quand le profit est bien là. On est prévoyant pour éviter les coups de semonce des juges trimestriels de Wall Street.

            « n’a eu de cesse que de vouloir produire plus et pour toujours moins cher »

            >>> Absolument. Mon tout premier article qui date de 2005 avait un titre très tendance « Nous sommes tous responsables ». Long comme a mon habitude. J’ai eu un succès d’estime à l’époque. Et pourtant je ne fais que le répéter depuis, mais avec d’autres mots..

            Savez-vous qu’il y a une ou deux semaine seulement, à Louvain la Neuve, les étudiants ont fait un test.

            Ils ont créé une banque fictive avec pignon sur rue. Pour attirer les envies, ils donnait des taux d’intérêts faramineux pour les placements, mais, disaient-ils, rien n’est garanti et en plus cela paye des pays qui ne sont pas éthiques.

            Pas de problèmes, les inscriptions se sont poursuivies pendant la journée à un rythme soutenu.

            On n’apprend rien ? Si, mais il faut répéter quelques fois.


          • tanguy 16 décembre 2008 00:16

            "Si cela était seulement que cela, ce ne serait pas un problème, mais aujourd’hui, on prévoit les crises et on licencie « au cas où » même quand le profit est bien là. On est prévoyant pour éviter les coups de semonce des juges trimestriels de Wall Street".

            D’après la "Théorie du Choc" de Naomie Klein (j’en recommande vivement la lecture), il s’agirait plutôt de profiter du "choc" causé par chaque crise afin de "faire passer" des mesures qui seraient refusées sans cela.
            Les licenciements ne seraient pas effectués "au cas où" mais bien uniquement pour augmenter les profits.
            La "crise" actuelle nous donne de nombreux exemples qui semblent valider cette théorie.






          • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2008 09:11

            Bonjour Tanguy,


            La « Théorie du Choc », je l’ai survolé. Véritable brique. Je me l’achèterai peut-être s’il me reste encore de la place dans ma bibliothèque.

            « Virer du personnel pour augmenter les profits »

            >>> Calcul à court terme. Ça, c’est la vérité pure et dure. Doit-on rappeler ce que coute une campagne de ré-engagement en passant par la pub, les chasseurs de têtes ?

            Vous n’êtes pas sans connaître l’affaire Fortis chez nous ?

            Tout est basé sur la Bourse pour établir le prix d’une société. On oublie la valeur intrinsèque de ce qu’est l’immobilier, du potentiel d’expérience de son personnel, de sa clientèle.

            Que cela ait été racheté par BNP Paribas n’est pas le problème, mais le prix était complètement idiot.

            L’action Fortis n’est pas une action belge comme une autre. Cela correspondait en sécurité, au vu de ce que je viens de dire, à une obligation de père de famille. Les actionnaires ont été trompé à l’achat et au rachat. Tout est imbriqué. Les actionnaires sont en même temps, travailleurs.


          • LA MACHINE A ECRIRE le bec-troadec ch. 19 décembre 2008 23:31

            Certes on n’apprend rien, mais le monde va se charger de nous rappeler les contingences de la réalité. Nous allons devoir nous adapter aux prix de terribles querelles, de guerres, d’exodes, de peurs et de bouleversements. 
            Ici ou là les eaux vont monter jetant des centaines de milliers de personnes, des millions sans doute, à la recherche d’une autre terre. Ailleurs la faim fera le boulot. 

            Des catastrophes écologiques majeurs se chargeront de nous obliger à nous adapter à un nouveau monde bien plus dur et instable.

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          • L'enfoiré L’enfoiré 20 décembre 2008 07:52

            Bec-troadec,

            Dans ce monde dont vous donnez la description cataclysmique, est-ce que l’homme existera encore ?

            A suivre le raisonnement, je ne suis pas sûr que ce sera la planète des singes, mais celle des homards.

            Il n’y a qu’eux qui résistent à tout ce que vous décrivez.

            Prédateur, il peut bioaccumuler et biocentrer divers polluant marins sans en être affecté. Il pond jusqu’à 100.000 œufs. Il partage son univers avec les langoustes. Le premier dans les mers froides. L’autre dans le sud.

            A réfléchir, donc. smiley


          • Liberty 15 décembre 2008 17:43

            "je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat.
             Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession,d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"
            Thomas Jefferson 1802


            C’est fait et alors on fais quoi maintenant ?
            De l’éconologie, pensez-vous que ces junkies du pognon nous laisseront faire ?
            Ben non, ils y tiennent à leur rentabilité à deux chiffres tous les trois mois !


            • maxim maxim 15 décembre 2008 18:09

              c’est qu’ils commencent à nous emmerder sérieusement avec leur écologie ....

              et puis alors ,cette fameuse taxe ,quelle foutaise ,si ce n’est qu’un prétexte pour pomper un peu plus de pognon !

              et puis honnêtement ,tant qu’il y aura de l’activité sur terre ,comment faire autrement que " polluer " puisque c’est la formule employée maintenant !

              à trop en vouloir ,que ce soit les gouvernements ou les organismes qui organisent autant cette culpabilisation collective et ce racket ,vont à l’encontre de ce qui aurait pu être une louable intention ,respecter l’environnement !

              là ,la ficelle est devenue trop grosse pour ne pas être vue autrement que de l’escroquerie organisée ....


              • L'enfoiré L’enfoiré 15 décembre 2008 19:06

                Bonsoir à tous,


                Désolé de ne pas avoir pu répondre plus tôt. J’ai été prévenu assez tard et je suis assez étonné de le voir publié après seulement deux jours. (mon précédent article plus de 2 semaines, mais je n’en veux à personne puisque 350 articles étaient alors en liste d’attente)

                Que de choses à dire sur le sujet, que de bons commentaires aussi. Merci.

                Chacun vous le regarder avec votre vécu et tout est vrai.

                Les écolos, je dois dire qu’il me font parfois du biens moral, éthique de respect vis-à-vis de la nature et que parfois ils me font « râler » par leur extrémisme qui ne correspond plus qu’à du rêve sans concret. Il faut se rappeler, la nature est plus notre ennemie que notre amie. Elle aime nous rappeler à l’ordre quand on la suce un peu trop. Mais il y a toujours un rapport prix-performance à observer.

                Je me souviens de la séance « écolo » chez Drucker du dimanche 30 novembre où Maud s’est fait remettre à sa place par Valérie Lemercier. L’histoire des poubelles multicolores ne se fait pas aussi simplement qu’on le voudrait dans des appartements. On n’en a rien à foutre et en plus on va bientôt aller dans nos poubelles pour faire payer le contrevenant du jolie amende qui grimpera en fonction des récidives.

                Les sacs d’emballage qu’on ne donne plus dans les grandes surfaces et ailleurs, je l’ai dit bientôt on va consommer sur place dans le magasin et de préférence avant d’arriver à la caisse. Et un steack cru, un, bien saignant. Le lundi 14 décembre était plus général, plus futuriste dans le discours de Maud. Elle apportait même des idées que je ne connaissais et que je n’ai pas mis dans l’article. Il ne faut pas trop rêver tout de même. La crise, c’est aujourd’hui et pas dans 10-20 ans. Les turbines qui utiliseraient la force motrice des vagues dans les fonds marins. Oui mais, encore faut-il que le ressac arrive suffisamment profondément pour être efficace sans être trop en surface pour être touché par un bateau qui passe.

                Les éoliennes, c’est peut-être bien mais encore faut-il les placer là où il y a le plus de vent pour question d’efficacité mais bien loin du « regard oblique des passants honnêtes » qui trouvent que cela fait un peu artificiel dans le beau vallon naturel ou au large des côtes sauvages.

                Un marché énorme est en route avec l’écologie. On se pose la question « à l’avantage de qui ? »

                On dit en même temps, que les cellules photoélectriques ne sont pas aussi efficaces qu’on l’espère, vu l’investissement. Oui, il y a la protection passive. Calfeutrer et vous serez considérés comme un consommateur avisé. Mais cela ne fait pas moudre le café.

                Monde difficile. Crise de confiance et de vision sur le futur de tous et pour tous à trouver.


                • fred 16 décembre 2008 00:05

                  Hello l’enfoiré ! (dont je suis malgré tout fan)

                  On en a déjà discuté ensemble sans conclusion n’est-ce pas ? smiley

                  Tout nous oppose. Je ne crois pas à la thèse officielle du 911 et je ne crois pas à la thèse du réchauffement.

                  La première, tout le monde sait pourquoi sauf ceux qui ne s’y intéressent pas et la deuxième, je la répète.

                  On parle de réchauffement climatique, pourquoi parler de CO2 ? Je vous rappelle que la thèse du CO2 pour expliquer l’effet de serre n’est qu’une théorie. Mais admettons.

                  Certains disent que l’activité de l’homme sur terre représente une très petite part de la production de CO2 naturelle que la terre a très bien géré "jusque ici apparemment". Supposons que ça fasse 10% du total, quel impact peut avoir une diminution de même 50% ? 5% de moins en total ?

                  2èmement, le CO2 fait partie d’un cycle (souvenez-vous de vos cours de primaires : les arbres pompent le CO2 le jour pour fixer les molécules de carbone et grandir). Si on bousille les arbres, où va ce CO2 ? Si on déforeste chaque jour l’Amazonie de plusieurs hectares depuis 30 ans et plus, faut-il encore s’étonner que le CO2 soit présent en abondance ?

                  Parlons d’un problème d’absorption de chaleur plutôt :

                  1. A cause de nos techniques de culture, les sols meurent (voir l’excellent JC Bourguignon sur le web). Comment un sol sec en profondeur peut-il absorber l’eau dans ses vaisseaux capillaires et donc la chaleur du soleil si justement on a génocidé toutes les bactéries chargées de créer ces galleries d’acheminement de l’eau ? Si on avait plus de forêts, la chaleur serait absorbée (on en revient encore aux arbres) puisque le sol forestier absorbe tout et est très riche en bactéries en tous genres, travaillant inlassablement le sol. Il n’y a pas que l’ombre qui rafraîchit la forêt en été : il y a aussi le sol spongieux qui absorbe la chaleur. Allez y faire un tour et comparez avec une terre de culture, vous verrez.
                  2. Nos routes macadamisées absorbent-elles la chaleur ? Ben non, elles la renvoient évidemment.
                  Quand en plus certains astronomes nous disent que sur Mars et toutes les planètes de la galaxie se réchauffent aussi et qu’en plus les historiens nous racontent comment il faisait chaud chez nous au Moyen-Age... Je doute encore et encore plus !

                  Avec leur cent années d’observation... Sur des millions d’années de présence...

                  Honnêtement, si la cause du danger était celle-la... Croyez-vous que même nos enfoirés de représentants politiques prendraient leur temps à financer du nouveau business ? Quand on voit les mensonges qui se suivent sans se ressembler, tous les jours...

                  E plus la plupart du temps, il reste des inepties à la con genre un bilan énergétique etc...

                  Je n’y crois tout simplement pas.

                  Vous y croyez ? Pourquoi avez-vous encore une bagnle, zetes fous ?

                  Mais ce n’est pas pour autant que je vais adopter une conduite polluante. J’aime pas ça.

                  Et de là nous culpabiliser avec des pets de vaches et de moutons... Je me demande si vous êtes réveillés parfois... smiley déjà que vous avez voté Sarko...


                  • Liberty 16 décembre 2008 02:15

                    @ Fred

                    L’enfoiré est Belge, il ne risque pas de voter Sarko.
                    Je discute souvent avec lui, que nous soyons d’accord ou pas, il reste toujours de la place au dialogue et à la logique smiley

                    Ne pas confondre avec les insultants Armand ou les Philbrasov qui t’insultent sans te répondre lorsque tu deviens trop logique pour eux . (argumentaire 1, réponses -20, insultes +10)
                    Philbrasov est un type de Roumanie mais qui arrive à se faire passer pour habitant un pays musulman .


                    Rien à voir avec notre cher enfoiré, au moins lui c’est du vrai de vrai smiley




                  • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2008 08:58

                    Bonjour Fred,

                    Merci pour cette appréciation qui ne m’échappe aucunement. Merci à toi Liberty aussi.

                    Je l’ai dit souvent ce n’est pas parce qu’on n’a pas les mêmes idées que l’on ne se respecte pas.

                    Mais dans ce cas-ci, je ne suis pas du tout contraire à vos idées. Bien au contraire. Tout ne nous oppose pas. Le 11/9 ce n’est pas ma tasse de thé et pas le sujet.

                    Mon texte le laissait sous-entendre, mes commentaires ont appuyé encore plus dans votre sens.

                    Quand je n’ai pas toutes les cartes en mains, je suis seulement partisan du principe de précaution.

                    Alors, je regarde le côté positif dans la négativité des phénomènes. Pragmatique. Si cela me coûte pas trop de dérangements, qu’il n’y ai pas trop de conneries sous-jacentes, je suis prêt à suivre un raisonnement.

                    Al Gore a été avec son film, le premier qui a soulevé le lapin et pour le faire il est arrivé avec des graphiques qui montraient la progression du réchauffement climatique jumelé avec celui de l’augmentation du CO2. Cela correspondait. Là, avec mon esprit scientifique, je me suis dit qu’il devait y avoir un lien. Oui, absolument, si on re-foresterait massivement, on réduirait drastiquement le CO2.

                    Dernièrement, j’ai vu le « Vu du ciel » au sujet des arbres. C’était clairement dit.

                    Les déforestations ont toujours existé dans l’histoire, mais à part dans certains endroits comme à Madère où j’ai été récemment, cela n’a jamais été dans les proportions que l’on connait aujourd’hui.

                    Que se passe-t-il aujourd’hui dans la réalité ? Où est le réel danger ? La température qui augmente ou le rassemblement des situations extrêmes. Je crois qu’il est clair de visu que le climat nous prend de plus en plus au dépourvu par l’ampleur de ses réactions : des pluies, des neiges anormales, des chaleurs et des sècheresses de plus en plus dures.

                    La population augmente (un peu moins que prévu, ces derniers temps) donc les besoins augmentent. Replanter des arbres, on va se batailler sur la superficie réservée qu’il faudra balancer entre la nourriture et les biocarburants. Manger ou conduire, autre problème.

                    Je suis assez partisan de croire que l’homme s’auto-régule. La crise est là. On consomme moins. Tout bénèf pour la terre. C’est dommageable pour la masse et un peu moins pour d’autres. Absolument. Je ne suis pas cynique. Certains renvoie déjà l’ascenseur en disant qu’il faut recommencer à consommer si on veut retrouver la confiance. Le balancier est bien là.

                    Les politiques suivent avec effet retard, ce que veulent les représentés. Sont pas fous, les politiques. Dans nos pays, dits démocrates du moins, on se trouve toujours entre deux élections.

                    Donc quand je rêve c’est toujours avec un oeil ouvert.  smiley

                     


                  • fred 19 décembre 2008 02:17

                     Vous dites n’importe quoi. Regardez les chiffres du réchauffement et vous verrez que ça s’accélère dans les années 70 et diminue pdt la Seconde Guerre Mondiale. EN revanche ça coincide à fond avec l’accélération de l’agriculture chimique, la création de routes et la bête mentalité née à cette époque.


                    Le terme "scientifique" est vraiment utilisé à toutes les sauces. 100 ans de mesures avec un thermomètre c RIEN du tout. Non mais quelle prétention.

                    J’ajoute que de dire "911 n’est pas ma tasse de thé", ça me laisse pantois. Car alors rien de bien au niveau des valeurs et de la conscience de vous-même dans ce monde n’est votre tasse de thé.

                    Pour finir, Al Gore est une merde rampante qui chie comme un gamin quand il a pas son airco en sortant de son 4x4.

                    Il n’a aucune crédibilité comme tout homme politique au pouvoir "dont 911 n’est pas la tasse de thé".

                    Je ne vous salue pas.


                  • L'enfoiré L’enfoiré 19 décembre 2008 08:55

                    Fred,

                    Je crois qu’il y a mal donne sur la totalité de l’interprétation de mon article et de mes commentaires.

                    Faut dire que vous êtes très instable dans vos propos.

                    Dans un commentaire « Vous êtes fan de l’Enfoiré », dans une autre « vous ne le saluez pas ».

                    Amusant. Je sais qu’on a deux mains, deux pieds. Mais bon, moi je n’ai qu’un cerveau même si on le divise dans une dichotomie des fonctionnalités.

                    Vous ne croyez pas dans les thèses officielles ou officieuses, j’en suis fort aise.

                    Si vous remontez aux sources, vous constaterez que je n’ai pris parti pour rien dans un soucis d’objectivité. Dire tout et son contraire est toujours plus intéressant que de ce greffer de manière entêtée dans une seule.

                    Réchauffement climatique et pas de problème CO2 ? Ok. Pas de problème. Il y a d’autres raisons, absolument et nous en avons donné des sources. La déforestation, ce qui semble être votre dada, j’ai absolument abondé dans ce sens. La Science fait de l’observation dans les domaines qui lui sont réservés et donne des rapports de ses conclusions. C’est son rôle. Point.

                    Je suis très éveillé au contraire et je prends en considération même ce que disent mes adversaires de conviction.

                    Il n’y a pas à culpabiliser, il y a à analyser en comptant les points en + ou en -. Prendre des initiatives pour corriger de commun accord ensuite.

                    Si vous étiez un lecteur assidu de mes écrits, vous en auriez compris un peu plus.

                    Pragmatique, cela aurait pu être mon pseudo. Le principe de précaution est ma règle de base.

                    J’espère que la prochaine fois, vous sortirez de votre lit sur l’autre pied, comme on dit chez nous.

                    Je dis n’importe quoi ? J’en suis aussi fort aise. C’est pour une seule question de garder deux plateaux à la balance.

                    Al Gore, une merde rampante ? C’est, probablement, cela la pollution à la place des vaches.

                    Je suis sûr qu’il aspire avoir dans sa besace de Père Noël, une voiture électrique à l’énergie solaire parce que là-bas aux States, pas de transports en commun efficaces. Je ne sais si vous avez pris le Greyhound, un jour. Sinon, vous comprendrez.

                    Le 911 n’était pas dans mes envies d’en parler. Je crois que cette antenne en a suffisamment parlé. "Ne pas être ma tasse de thé", ne voulait qu’exprimer la phrase précédente.

                    Faudrait apprendre à lire de toute manière sinon passer son chemin.
                     smiley


                  • tanguy 16 décembre 2008 00:39

                    Pour illustrer de quel côté penche la balance (mais des mouvements profonds qui pourraient "changer la donne" semblent émerger), je vous propose ceci :

                    Appel à la mobilisation : l’amiante revient par la petite porte en Europe ! Avec le soutien de la Belgique...

                    Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo, a interrogé la Ministre de la santé, Laurette Onkelinx, en réunion plénière du Parlement fédéral ce jeudi 11 décembre afin de connaître la position du Gouvernement belge sur le prolongement de l’autorisation d’importation d’amiante dans l’UE.

                    En effet, du 17 au 19 décembre 2008, les Etats membres puis la Commission vont devoir se prononcer sur une proposition de la Commission européenne concernant l’actualisation de la liste des substances chimiques toxiques vis-à-vis desquelles des restrictions de mise sur le marché au sein de l’UE sont de rigueur dans le cadre de ce qu’on appelle l’annexe 17 du règlement REACH. Cette annexe remplaçant l’ancienne liste contenue dans la directive de 1976.

                    La réponse de la Ministre est inacceptable puisqu’elle annonce qu’elle va soutenir la Commission européenne et voter en faveur du prolongement d’utilisation d’amiante en Europe.

                    A quoi bon un plan cancer, si c’est pour prendre ce genre de décision !

                    *Nous n’avons que quelques jours pour nous mobiliser et manifester notre colère : envoyez mails, courriers aux membres de ce gouvernement irresponsable avant le 17 décembre.*

                    Si nous ratons cette étape, seul le Parlement européen pourra bloquer cette décision d’ici plus ou moins 3 mois mais là aussi, il nous faudra mobiliser les parlementaires européens.

                    Cette mobilisation là peut aussi déjà commencer aujourd’hui. Il n’est jamais trop tôt !!!!!

                    Il nous reste quelques jours à peine pour faire changer d’avis le gouvernement belge et pour organiser une mobilisation belgo-européenne.

                    *Il faut écrire, mailer, téléphoner auprès des membres du gouvernement pour leur faire part du scandale que représente cette position. *info@laurette-onkelinx.be <mailto:info@laurette-onkelinx.be>


                     Diffusez cet appel et lisez ci-dessous les arguments et
                     explications sur ce dossier

                    En 1999, lorsque l’UE s’est enfin décidée à interdire, définitivement à partir de 2005, l’amiante dans sa production, mise sur le marché et importation dans UE, une exception a été prévue pour « les diaphragmes de cellules d’électrolyse » qui permettent de produire du chlore, jusqu’en 2008.

                    Les arguments utilisés à l’époque furent que ces diaphragmes constitués d’amiante n’avaient pas alors d’alternative techniquement et économiquement équivalente et qu’il fallait donner le temps aux entreprises chimiques qui utilisent ces cellules d’électrolyse de mettre ou faire mettre au point des alternatives.

                    En fait, en 1999, des alternatives existaient déjà mais il fallait atteindre la majorité qualifiée et l’Espagne, le Portugal et la Grèce s’opposaient à l’époque à l’interdiction de l’amiante.

                    L’Allemagne a saisi l’occasion pour conditionner son vote positif à ce qu’on fasse une faveur en prolongeant de trois ans l’adaptation des entreprises de la filière du chlore. Dans le contexte de l’époque, vu l’enjeu de l’interdiction de l’amiante, c’était une concession secondaire. Solvay et Dow Chemical avaient bien intégré que l’échéance prévue était le 1er janvier 2008.

                    Ils savaient que c’était techniquement possible mais cela n’entrait pas dans leur plan d’investissement du moment. Ils ont ainsi gagné le soutien de la DG entreprises et du gouvernement allemand...

                    Aujourd’hui, les alternatives existent partout à quelques exceptions près, elles sont économiquement et techniquement équivalentes, elles présentent les mêmes garanties de sécurité et ne consomment pas plus d’énergie que les cellules avec diaphragme amianté.

                    En UE, seules 3 entreprises utilisent encore ces diaphragmes : Solvay et DOW Chemical en Allemagne et Zachem en Pologne En Belgique, Solvay, a opté pour les cellules alternatives depuis belle lurette et envisage de faire la même chose dans son usine en Allemagne. DOW Chemical a décidé d’abandonner l’amiante aux USA mais pas en Allemagne !!!!

                    Il est donc particulièrement déroutant, au-delà de l’incohérence en termes de santé et de protection des travailleurs, que la commission européenne et les gouvernements nationaux soutiennent le lobby de l’amiante et celui de l’industrie chimique rétrograde en proposant de prolonger la dérogation permettant l’importation d’amiante pour les diaphragmes des cellules d’électrolyse.

                    Cela représente 100 tonnes par an d’amiante importées en UE tandis que les victimes de l’amiante au sein de l’UE sont estimées à 500.000 entre 2010 et 2030 parce que les Etats ont refusé de l’interdire dès qu’ils ont su de manière sûre et officielle que l’amiante tuait, soit 50 ans plus tôt.

                    A moins que l’objectif de ces lobbys ne soient en fait d’ouvrir encore plus les possibilités d’utilisation de l’amiante car les termes de la prolongation de cette dérogation proposée aujourd’hui en 2008 via l’annexe XVII autorisent la mise sur le marché et l’emploi d’articles contenant de l’amiante dans des conditions beaucoup plus larges que celles de la directive de 1999. En effet, ce texte indique " La mise sur le marché ou l’utilisation d’articles contenant des fibres d’amiante visés au paragraphe 1 ci-dessus qui étaient déjà installés et/ou en service avant le 1er janvier 2005 continue d’être autorisée jusqu’à leur élimination finale ou leur fin de vie utile. Cependant les Etats membres peuvent, pour des raisons de protection de la santé humaine, suivant des conditions spécifiques, restreindre ou interdire la mise sur le marché ou l’utilisation de ces articles avant qu’ils soient éliminés ou atteignent leur fin de vie utile". Une telle clause ne figurait pas dans la directive de 1999. On est donc loin d’une simple compilation des textes antérieurs. Il y a une révision de ceux-ci qui va dans le sens d’une possibilité accrue de mise sur le marché d’articles contenant de l’amiante. Cela implique que si la Russie veut exporter vers l’Union Européenne des freins contenant de l’amiante ou des matériaux de construction en amiante-ciment, elle pourrait le faire.

                    Dans sa réponse à la question posée par Muriel Gerkens en séance plénière ce 11 décembre 2008, la ministre utilise les arguments que nous venons de démonter, à savoir :

                    - Il n’y a pas d’alternative économiquement et techniquement équivalente ??? Sur quelle planète vit notre gouvernement ???

                    - Cela représente de faibles quantités : 100 tonnes par ans, c’est 100.000 kilos !!!

                    - Les Etats ne peuvent voter sur des composantes isolées de l’annexe 17 de REACH, ils doivent voter sur l’ensemble : faux, un Etat peut demander le vote par substance. C’est ce que la France va faire.

                    La Belgique fut un des derniers Etats à interdire la production d’amiante, malgré le combat des victimes de l’amiante qu’Ecolo a relayé en proposant en 2003, la création d’un fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante. Ce fonds a enfin vu le jour en avril 2007 !!!

                    Et aujourd’hui, le gouvernement veut prolonger l’importation d’amiante en UE.

                    La santé des travailleurs et des citoyens n’a donc aucun prix face aux lobbys non pas économiques mais assassins.

                    *Pour informations complémentaires :*
                    Muriel Gerkens, Députée fédérale
                    Présidente de la Commission de la Santé publique, de l’Environnement et du Renouveau de la Société de la Chambre


                    - Contacter Muriel Gerkens <http://web4.ecolo.be/spip.php?auteur11>

                    - Le site web de Muriel Gerkens <http://murielgerkens.be>


                    • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2008 09:16

                      Tanguy,

                       Merci, j’ignorais qu’on revienne aux conneries d’antan au sujet de l’amiante.
                       Quand je pense ce qu’à couté le Berlaymont, siège le CE, pour eradiquer l’amiante. smiley


                    • LE CHAT LE CHAT 16 décembre 2008 12:29

                      dur de vouloir financiariser les retombées d’une politique verte ;
                      l’économie est imprévisible malgré les modélisations mathématiques , on l’a vu
                      les prévisions météos restent incertaines malgré le "réchauffement "climatique , certains s’etonnant de voir neiger en décembre , il faudrait mieux parler de changement climatique
                      alors concilier deux choses aléatoires ....


                      • L'enfoiré L’enfoiré 16 décembre 2008 13:14

                        Salut Le Chat,

                         J’ai un autre article concocté, depuis longtemps, plus tourné vers le vocabulaire qui prouve que les antagonismes des mots sont bien présents dans les réalités. Je le ferai peut-être paraître en janvier. Je ne te donne pas le titre, ce serait déflorer le sujet.


                      • LE CHAT LE CHAT 16 décembre 2008 14:29

                        déflorer affole l’orthographe car si on dit un bocal des bocaux , un cheval des chevaux l’exception est avant le mariage un trousseau et après le mariage des trous sales !  smiley

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