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Accueil du site > Actualités > Environnement > L’effondrement de la banquise d’Ayles

L’effondrement de la banquise d’Ayles

Ayles Ice Shelf 2.jpg

Dans l’après-midi de 13 août 2005, la banquise d’Ayles, au nord-ouest de l’île d’Ellesmere au Canada, s’est brisée, libérant un iceberg de 15 kilomètres de long sur 5 kilomètres de large que vous pouvez voir au centre de la photo ci-dessus. La glace à cet endroit mesure 37 mètres d’épaisseur. Vous pouvez voir ci-dessous la séquence de l’effondrement prise par satellite qui s’est produit en moins d’une heure.

Ayles Ice Shelf.jpg

Cet effondrement est le plus important qu’on ait constaté dans le Nord du Canada dans les 30 dernières années.

C’est vrai que ça s’est passé en août 2005, il y a un an et demi, mais personne ne s’en était aperçu. En effet, cette zone est très reculée, proche du nord du Groenland. Mais comme cet effondrement avait causé une onde sismique qui a été détectée par des stations se trouvant à 250 kilomètres de là, ils ont pu faire des recherches, et c’est seulement en décembre 2006, 16 mois plus tard, qu’il ont pu reconstituer l’événement en analysant les photos satellites de la région.

Bon, cet iceberg, avec seulement 15 kilomètres de long est assez ridicule comparé, par exemple au B15A qui s’est détaché de la banquise de Ross en Antarctique en mars 2000. Il mesurait, lui, 115 km de long !

Mais si l’effondrement de la banquise d’Ayles a causé autant d’émoi au Canada, c’est que cette banquise était vieille de 3000 à 4500 ans, et que c’était tout ce qui restait de cette banquise qui était 10 fois plus grande quand Robert Peary l’a traversée en 1906. Cette banquise était une des six qui restaient dans le nord du Canada.

Cette zone de banquise est en train de disparaître, avec la faune qui va avec. Elle va bientôt devenir un passage de transit maritime massif entre l’Europe et l’Asie, empruntant le fameux ’Passage du Nord-Ouest’ à la recherche duquel sont mort beaucoup d’explorateurs ...

Pour en savoir plus :
1. Ancient ice shelf breaks free from Canadian Arctic (CNN)
2. Gigantic new ice island cracks away from Canada and drifts off to sea (The Vancouver Sun)
3. Collapse of giant Arctic ice shelf ’incredible’ (National Post)
4. Arctic ice shelf collapse poses risk : expert (CBC News)
5. Ice shelf collapse sends chill (The Gazette)
6. L’iceberg B15A s’est enfin brisé (Gaïa)
7. Passage du Nord-Ouest (Wikipédia)

Crédit photos : AP et University of Ottawa


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26 réactions à cet article    


  • Rdlm (---.---.114.107) 17 janvier 2007 12:27

    Le passage du NO va permettre des éconnomies d’énergies (les navires n’auront plus besoins de passer par le canal de panama/suez ou le cap de bonne espérence)...


    • Cédric (---.---.172.188) 17 janvier 2007 16:01

      Pour ne pas faire avancer le schmilblick... Pourquoi le Canal de Suez dans cette histoire ?

      Sinon, pour le faire avancer un tout petit peu quand même... J’ai entendu dire que l’été dernier était le premier été, de mémoire d’hommes bien entendu, où nous pouvions aller en bateau au Pôle Nord. D’autre part, l’ouverture des routes maritimes à travers les glaces au moment de l’été est un fait avéré et présente de nombreux avantages pour l’acheminement des marchandises, à la fois économiques et temporels (attention : je n’ai pas dit que j’étais pour !), si bien que les ingénieurs maritimes travaillent là dessus.

      Cédric


    • Lui (---.---.178.61) 17 janvier 2007 16:06

      Cette argument c’est un peu comme dire que le réchauffement climatique nous permettra de faire des économies d’energie en hiver...

      J’espère que l’auteur comprendra rapidement son absurdité.


    • Cédric (---.---.172.188) 17 janvier 2007 13:07

      Bonjour Luc,

      C’est un glaçon assez... conséquent, je dirais !

      Connaissez-vous des études scientifiques dignes du nom sur les changements environnementaux engendrés, tels que les courants marins superficiels, les vents, l’érosion, les migrations de populations animales ou autres... Je n’ai vu, à ma connaissance, aucune étude publiée sur le sujet dans les journaux scientifiques spécialisés, et je ne sais si des études existent d’ailleurs véritablement là dessus.

      D’avance, merci. Cédric


      • Deltarho Deltarho 17 janvier 2007 13:56

        —Connaissez-vous des études scientifiques dignes du nom sur les changements environnementaux engendrés—

        Première constatation « scientifique » digne .... : il s’agit d’un effet et non d’une cause ! d’ autre part pour ce genre de phénomène il convient de savoir ce qu’est l’échelle géologique.


      • Cédric (---.---.172.188) 17 janvier 2007 15:36

        Merci pour votre commentaire, cher Ami.

        Je suis chercheur en géologie, je pense que je connais assez bien ce que le temps veut dire dans l’étude du système Terre. Je n’ai pas parlé ici de réchauffement climatique, alors ne sortez pas de pics assérés, ça fait désordre !

        Le détachement d’un iceberg de cette taille est capable de provoquer des changements environnementaux, en particulier dans la circulation des masses océaniques supeficielles et atmosphériques, ainsi que dans l’architecture des fonds marins. Les espèces animales et végétales peuvent aussi se trouver affectées, si ce n’est directement, au moins d’un point de vue comportemental, à la fois du fait de l’isolement de leur habitat et aussi pour les changements de courants océaniques superficiels à l’échelle locale et potentiellement régionale. Ces derniers sont le premier facteur qui maîtrise l’extension des populations aquatiques, un changement de comportement chez une ou plusieurs espèces peut être dramatique... ou pas !

        Voilà ce que j’en dis. Le sujet demeure particulièrement intéressant d’un point de vue scientifique. D’un point de vue géologique, de telles études peuvent permettre un meilleur ajustement des modélisations sur le système atmosphère-océan, ainsi que sur la réponse des courants océaniques à l’échelle géologique (1 millier d’années est aussi une échelle en géologie, certes fine mais largement suffisante pour contribuer de manière significative à la sédimentation au fond des océans ou à l’étude en mer des variations en δO18 enregistrées chez les animaux ou le plancton, par exemple).

        Voilà pourquoi j’ai posé cette question.

        Bien à vous, Cédric

        PS. : vous avez dit un jour sur AgoraVox travailler sur la Mer d’Aral. Bien que le phénomène qui se passe là-bas soit légèrement différent, vous n’êtes pas sans savoir quelle peut être l’importance des variations sur un tas de paramètres, à la fois à l’échelle locale ou à celle d’un bassin océanique.


      • aquad69 (---.---.33.228) 17 janvier 2007 14:05

        Bonjour Luc,

        merci pour l’article, intéressant. J’en profite pour replacer un commentaire que j’avais déja fait sur l’article « Antarctique à la base », de « l’enfoiré ».

        En ce qui concerne le réchauffement de la terre, je voudrais y apporter un bémol :

        Il y a des zones qui se réchauffent, certe - j’ai pu personnellement constater la remontée progressive depuis 8 ans des cigales le long de la vallée du Rhône - et la réduction de la banquise arctique n’est pas niable, mais apparemment l’idée d’un réchauffement global est loin d’être accepté par tous les scientifiques.

        Pour relancer le débat, je voudrais vous mentionner le livre « Etat d’urgence » de Michael Crichton, qui prend, peut-être en forçant un peu la note, le contre-pied de ces nouvelle théories millénaristes.

        M. Crichton est peut-être un auteur à succès, mais ses sujets sont toujours originaux et d’actualité, et surtout dans le cas qui nous occupe il a fourni des sources et des références (relevés de températures et tableaux sur sites web, articles scientifiques) à l’appui de sa théorie : un brûlot qui remet en question l’idée du réchauffement global.

        N’étant pas scientifique moi-même, j’avoue que je ne saurais en vérifier la validité ; ceci est un appel du pied à tout internaute d’Agoravox qui serait qualifié pour ça : le livre est facile à trouver, même en bibliothèque, M. Crichton est connu car c’est lui qui a commis « Jurassic Park » - le livre, pas le film -.

        Cette histoire de modification des climats prend aujourd’hui une telle ampleur et est tellement relayée par les médias qu’elle en devient suspecte, à mon sens, et l’on se demande si ce n’est pas, comme pour les paranoîas sur la sécurité, une manière de plus de terroriser les foules.

        Il serait intéressant de savoir à quoi s’en tenir et cela pourrait fournir matière à un bon article sur Agoravox.

        Cordialement Thierry


        • laivanum (---.---.236.227) 17 janvier 2007 15:33

          J’ai aussi échafaudé sur mon site perso une théorie montrant que le réchauffement que nous subissons est inéluctable mais aussi que les antipodes se refroidissent de même et ce au rythme de la précession de l’axe de rotation terrestre qui en 12500 ans fait passer le groenland de la latitude vraie (par rapport au soleil) de 0° à 60°. C’est le groenland qui commande le climat du monde occidental. Je dirai que s’il y a eu séisme c’est qu’il y a eu choc c’est à dire chute de la glace dans l’eau. Si on regarde les photos cette « banquise » semble plutôt être un glacier qui naturellement sous le poids de la glace a glissé progressivement sur la mer et s’est mis en équilibre entre la flottaison de sa partie immergée et la rigidité relative de la glace mettent la masse du futur iceberg en partie en porte à faux au-dessus de l’eau. Au fil des ans l’paisseur immergée diminue par suite de la fonte de la glace et le poids en porte à faux augmente de par les apports de neige hivernale et quand ça casse le glacier se transforme en iceberg en immergeant la plus grande partie de sa masse qui était en suspension au dessus de l’eau.


        • Cédric (---.---.172.188) 17 janvier 2007 15:45

          Bonjour,

          Je suis un peu perdu avec cette phrase (mais j’irai voir votre lien un peu plus tard !) : « la précession de l’axe de rotation terrestre qui en 12500 ans fait passer le Groënland de la latitude vraie (par rapport au soleil) de 0° à 60° ».

          A quoi est du ce phénomène géodynamique (si toutefois son origine est géodynamique) ?

          Merci d’avance, Cédric


        • Cédric (---.---.172.188) 17 janvier 2007 15:50

          Encore moi, j’ai oublié cela en réponse au commentaire de Aquad69.

          Pour une fois, Luc n’a pas fait allusion au réchauffement climatique, théorie qui lui tient à coeur, à tord ou à raison. Il est évident qu’on y pense en lisant son article, puisque c’est assez d’actualité en ce moment.

          C’est un point que je tenais particulièrement à signaler. Luc, je me félicite de cela, et ça donne une vraie dimension naturaliste à votre article !

          Cordialement, Cédric


        • frma (---.---.7.172) 17 janvier 2007 18:01

          Bien pour ton site, qui constitue un bon début d’étude. Je regrette quand même que la question de savoir si c’est de l’intox nuise à l’objectivité de tes analyses. Je suivrais donc Allègre : ayons le courage de dire qu’on ne sait pas. Ce qui n’empèche pas d’émettre des hypothèses. Perso je ferais 2 remarques :
          - l’augmentation de température c’est la partie visible du changement climatique ; le climat se modifie d’une manière générale (par ex : cyclones plus puissants plus fréquents sur la Floride)
          - la cause extérieure à la Terre est mal documentée : il semble que la temp de Mars augmente aussi => phénomène cosmique ? Si oui, alors il faut vite prendre des mesures pour limiter l’ampleur du phénomène [moins de CO2/ H2O] car on ne le controle pas. Influence du rayonnement solaire ?Tout le monde mesure bien au cours la journée que l’exposition au soleil détermine la température qu’il fait. Je ne connais pas d’études montrant la variation d’énergie reçue selon l’évolution le champ magnétique solaire (cycle thérique de 11 ans)


        • laivamun (---.---.236.227) 17 janvier 2007 18:40

          C’est un phénomène naturel Quand vous regardez une toupie tourner vous la voyez osciller tout en tournant. La terre est en rotation autour de son axe des poles et à l’identique d’une toupie cet axe oscille decrivant un cone de demi angle au sommet d’environ égal à 23° Suivez le lien vous irez là ou j’essaie de l’expliquer


        • candide (---.---.57.240) 19 janvier 2007 14:18

          A laivanum

          La précession des équinoxes fait que le solstice d’hiver se trouve tantôt à l’apogée, tantôt au périgée de l’ellipse décrite par la rotation de la terre autour du soleil.

          Et tant que l’axe de l’inclinaison ne changera pas, cela continuera. Essayez vous de dire que l’hiver et l’été au périgée sont une des causes du changement climatique ?


        • gem gem 17 janvier 2007 15:07

          « Elle va bientôt devenir un passage de transit maritime massif entre l’Europe et l’Asie »

          Alors ça, c’est bien vrai et c’est très secouant !!!

          Ca voudrait dire que les bateaux feront comme les avions, ils passeront à proximité du pôle, ce qui rapproche grandement l’Asie de l’Europe (et specialement leur partie nord).

          Avec toutes les implications géopolitiques encore difficile à cerner.

          A titre anecdotique, on vient de s’engager dans des travaux massifs d’aggrandissement du canal de Panama ... est-ce toujours aussi utile ?

          Enfin, il va falloir revoir nos cartes : la déformation aux hautes latitudes, qui n’était pas grave du tout parce qu’on ne passait jamais par là, va devenir insupportable.


          • pensée-planete (---.---.17.187) 17 janvier 2007 17:24

            Le 1er février 2007, dans toute la France :

            Participez à la plus grande mobilisation

            des citoyens contre le Changement Climatique ! L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

            Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

            Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle !

            Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

            Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 01 48 51 18 95.


            • mathieu (---.---.188.187) 17 janvier 2007 18:46

              Pfffffffff !!!!! il est deja trop tard. Vous agissez que maintenant car vous ressentez la peur, parcontre il y a quelques années vous n’hesitiez pas a traité des gens comme moi de fous ou meme de negatifs, si je ne dit plus rien c’est qu’il est deja trop tard. Mieux encore, c’est pire que je le pensai pour tout vous dire. Vous assumerez vos choix jusqu’au bout, il serai temps n’est ce pas d’assumer ces responsabilité et d’en subir les consequences. Les etats unis ainsi que l’australie sont au bord de l’effrondrement a cause de degats majeur ainsi que de la secheresse, ce qui s’annonce est La Famine à l’echelle Mondiale, aucuns peuples, aucuns pays ne sera epargné, pire que tout, le manque d’eau potable, les evenements climatiques et la degradation de la biosphere ainsi que les diverses pollutions rajouter a cela, un veritable Enfer s’annonce, soyez heureux, sa ne fait que commencer et je vous annonce le pire quelques soient vos gestes fameux citoyens au possible.


              • Luc Luc 17 janvier 2007 19:21

                Merci à tous pour vos commentaires. Pour une fois qu’il sont constructifs et que je ne me fais pas descendre en flammes, c’est plutôt sympa ! smiley

                Bon.

                @ Cédric : Il est certain que les modifications majeures de la calotte glaciaire arctique en été vont avoir une influence sur la circulation thermohaline, dont le Gulf Stream fait partie. Et toute modification de ce système de régulation thermique de notre planète va avoir une incidence immédiate sur le régime des vents, et donc sur le climat. Mais je ne suis pas au courant d’études déjà réalisées qui pourront prédire ce qui se passera suite à la fonte massive de la banquise arctique.

                @ Thierry : J’ai lu « State of Fear » de Michael Crichton dès sa sortie, en janvier 2005. Je dois reconnaître que j’ai été assez perturbé par le côté convaincant de certaines de ses démonstrations. J’ai d’ailleurs à l’époque écrit quelques billets très influencés par Crichton (A propos des gaz à effet de serre et L’effet de l’urbanisation sur la température, entres autres). Mais, depuis je me suis vraiment penché sur la question, et (désolé, Cédric smiley) je suis à présent complètement convaincu qu’il y a bel et bien un réchauffement climatique. Et qu’en plus ça va être très très brutal (voir the Younger Dryas).


                • Cédric (---.---.172.188) 17 janvier 2007 21:42

                  Bonsoir Luc,

                  Merci pour votre réponse. Dès que j’ai un peu plus de temps, je fais une recherche de mon côté sur les études à petites échelles géographiques.

                  Effectivement, la circulation thermohaline peut être un changement environnemental majeur. Ce n’est pas tellement à ce phénomène que je pensais, et dont l’échelle est pour le coup massive. Ce sont plutôt les courants locaux qui peuvent être influencés, en se retrouvant déviés par la dérive d’un iceberg par exemple. Je ne sais donc pas si cela a déjà été démontré, notamment en terme d’influence environnementale.

                  Concernant les changements climatiques abrupts majeurs... Ils restent encore aujourd’hui très débattus. Le fameux Younger Dryas par exemple, a vu sa réponse différer d’un endroit à l’autre, si bien que nous nous interrogeons actuellement en Sciences de la Terre sur le terme de « globalité climatique ». C’est une question majeure à laquelle nous devons nous soumettre, sans prendre pour acquis ce que nous mesurons depuis les 30 dernières années pour faire ce que nous appelons, parfois romantiquement, parfois avec énervement, de la géopoésie. L’échelle temporelle, comme le rappelait un de mes collègues (et dont j’ai oublié le nom, il m’en excusera) aujourd’hui en prenant à partie est extrêmement importante pour étudier tout phénomène géologique, y compris le climat.

                  A ce propos, je me permets de vous rapporter à mes commentaires sur l’article concernant les tâches solaires, paru dernièrement sur ce même site (voir lien ci-dessous - au passage désolé pour les fautes d’orthographe et de syntaxe !). Il me semble très important de prendre avec de vraies pincettes ce qu’il se passe actuellement. Il est certes vrai qu’il existe des indices de réchauffement, la fonte des glaces et la dérive des glaciers en sont des arguments, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il s’agisse d’un fait avéré.

                  C’est avec une recherche viable et des moyens pour la faire avancer que nous comprendrons ce qu’il se passe actuellement. C’est d’ailleurs une affaire de tous. Je ne nie pas un changement climatique, je préfère juste dire que je ne suis pas sûr. Après, il faudra s’interroger sur la place de l’Homme dans l’histoire, dont la pollution a assurément une influence. Cela relève de la politique et non de la science, mais il est évident que je militerai toujours en faveur d’un monde sans pollution aucune, l’Homme ne pouvant se dédouaner de son action tueuse.

                  Continuez à nous informer sur l’Agora. Bien à vous,

                  Cédric


                • parkway (---.---.18.161) 18 janvier 2007 09:22

                  bonjour luc,

                  à propos du Gulf Stream, il y a eu sur l’A2 il y a 2 ans environ, une émission de F. De Closets qui disait grosso-modo que la fonte des glaces du groenland allait refroidir les courants marins dont le gulf steam, ce qui pourrait amener un refroidissement des pays tempérés comme le nôtre !!!

                  Alors, ?


                • (---.---.74.206) 17 janvier 2007 19:21

                  allons !allons !sur place

                  http://www.thecanadianencyclopedia.com/ cherchez Elsmeere


                  • (---.---.74.206) 17 janvier 2007 19:48

                    oups je m’etais trompé !!

                    http://ice-glaces.ec.gc.ca/app/WsvPageDsp.cfm?id=11835&Lang=fre

                    tu as tout a fait raison Luc , mais aussi à la période Viking il y avais des colonies normandes au Groenland avec bétail et volailles , et ils avaient poussés des raids jusqu’a Terre Neuve .

                    preuve qu’il y as eu des périodes plus chaude , aussi, leur pays a l’époque s’appelais le Greenland .


                    • Cédric (---.---.172.188) 17 janvier 2007 21:14

                      Bonsoir l’Inconnu(e),

                      Etes vous très franchement sûr(e) de ce que vous avancez ? Il me semblait qu’il en était autre, mais peut-être que je me trompe.

                      Le Groënland s’appelle Grønland en danois, Greenland en anglais, Kalaalit Nunaat en kalaallisut (la langue locale), ce qui signifie dans chacune de ces langues la Terre Verte. Pourquoi la « Terre Verte » ? Simplement parce qu’un jour de 986, un nommé Erik le Rouge l’a découvert alors qu’il fuyait vers le Nord, chassé de son pays d’origine, l’Islande. A son retour en Europe, il nommera la grande ile « Terre Verte », afin de vendre sa découverte et y attirer les colons.

                      Le Groënland n’a donc été découvert par les Européens qu’au 10ème siècle. Il a été habité les trois millénaires précédents par plusieurs colonies regroupées généralement sous le nom des Peuples de l’Arctique. Il devait cependant être inhabité au moment où les Vikings islandais arrivèrent. Les peuples Inuit ne s’y sont installés qu’au 13ème siècle, et sont devenus les peuplades dominantes jusqu’à la réelle colonisation de l’île au 18ème siècle.

                      Tout au long de cette longue époque, le Groënland ressemblait à celui que nous connaissons aujourd’hui : un inlandsis, des montagnes périphériques, des plaines, des glaciers, de la banquise et tout le reste qui, été comme hivers, reste gelé, à l’exception d’une toundra bien délimitée géographiquement. Seulement le Sud-Ouest de la grande île, là où s’est construite la capitale Nuuk, n’est pas gelé en hivers. Le principal de la population habite sur la bande montagneuse périphérique, là où se trouve également l’ensemble de la faune et de la flore.

                      Aussi, les Peuples de l’Arctique n’ont eu que très peu d’agriculture, apportés essentiellement par les Européens (Norvégiens et Danois) que très très tard après la découverte et la colonisation de la grande île. Ainsi, les Inuits vivèrent très longtemps de la pêche et de la chasse aux oiseaux littoraux, et dans le Grand Nord, de la chasse au phoque, au morse, à la baleine et au caribou. Seules les quelques ressources de la toundra sont utilisées en été et potentiellement conservées au long de l’hivers.

                      A ma connaissance donc, volaille et bétail n’ont été importés que très tard du continent. Sans grand succès d’ailleurs pour une réelle agriculture du fait de l’inadaptation des animaux européens aux conditions extrêmes du Groënland.

                      Cordialement, Cédric


                    • (---.---.142.182) 18 janvier 2007 07:47

                      Ne serait-il pas judicieux de remorquer cet iceberg jusqu’au Sahara ?

                      Nous avons une chance unique de tenter l’expérience, au lieu de laisser dériver inutilement cette île flottante !

                      Cette idée peut vous paraître un peu folle, mais utiliser une telle ressource serait une mine d’or dans un désert !

                      Si Agora, pouvait servir une cause plus intelligente qu’un Paris-Dakar !

                      Qu’en pensez-vous ? Souhaitez-vous approfondir ce sujet ? apporter une contribution sur la faisabilité d’un tel projet ?


                      • cassandre (---.---.112.33) 18 janvier 2007 09:59

                        1 - Sur le bouquin de Crichton, lire la démolition en règle de Jancovici (http://www.manicore.com/documentation/serre/ouvrages/urgence.html).

                        2 - Sur les courants et le reste, lire le n° spécial de « Pour la Science » sur le changement climatique, actuellement en kiosque.

                        Ceci dit, je trouve décourageant de voir sans cesse débarquer de la Lune des commentateurs qui semblent découvrir cette problématique à l’occasion du dernier article. Pourquoi ne prennent-ils pas la peine de lire au moins les articles précédents sur ce sujet ?


                        • boulie (---.---.102.172) 18 janvier 2007 10:12

                          Je m’étonne quelque peu qu’un certain nombre d’intervenants puissent encore mettre en doute la réalité du réchauffement global ou en minimiser ses impacts. Il me semblait plutôt que le consensus était maintenant établi parmi la communauté scientifique mondiale. Mais, à la limite, le sceptiscisme peut être un facteur de progrès des connaissances s’il s’émaille de pragmatisme et pousse à s’écarter des sentiers battus. Cela dit, le réchauffement est à présent mesuré et les outils prédictifs s’affinent chaque année. Que ce réchauffement soit exclusivement lié aux émissions de GES par les activités humaines depuis deux siècles, ou qu’il soit aussi imputable à des cycles naturels (dans des proportions à déterminer) n’entrave en rien la nécessité de tenter de le réduire et/ou de s’y adapter.

                          Nonobstant toutes les études réalisées ou en cours sur cette thématique, nous n’en sommes encore qu’au début de l’approche d’évaluation des impacts du réchauffement sur la biosphère et sur la manière dont l’humanité vit et se répartit sur la planète. Les impacts sociaux, géoéconomiques, stratégiques et politiques d’une élévation globale de température de 2°C à l’horizon 2050/2060, ne serait-ce que dans les régions sous-développées de ce monde, ne sont qu’esquissés par les modèles actuels. Les effets de seuil (ceux qui peuvent brutalement accélérer la progression de la courbe de T°) ne sont pas facilement modélisables. Il convient donc, à tout le moins, de s’inspirer du principe de précaution en agissant fermement et résolument pour que les sociétés humaines sachent s’adapter au réchauffement global. La maîtrise de l’énergie et la recherche d’énergies alternatives constituent l’un des piliers majeurs de cette nécessaire stratégie d’adaptation au réchauffement climatique. C’est ce que prône l’ONERC en France (Observatoire National du Réchauffement Climatique), accompagné par l’ADEME et les instances gouvernementales du Développement Durable et de l’Environnement. Hélas, force est de constater que l’Etat français développe un double discours dans ce domaine.

                          Prenons deux exemples :

                          > les dispositifs permettant d’économiser du carburant d’origine fossile sur nos voitures, utilisant l’injection d’une faible quantité de vapeur d’eau (je simplifie). Il y a en France des dizaines, voire des centaines de véhicules qui roulent avec ça en économisant entre 20 et 50% de carburant. En toute illégalité ! Parce que l’Etat ne souhaite pas homologuer ces transformations, notamment au motif que l’eau ne fait pas partie de la liste des carburants officiels (soumis à TIPP). Pourtant, moins de consommation = moins de GES + moins de pollution métallique et chimique = moins de dépendance de notre pays au regard des produits pétroliers. On touche là à l’intouchable, apparemment.

                          > Les technologies faisant appel à l’énergie du vide : les physiciens savent tous (enfin presque) que le vide est bourré d’énergie depuis la découverte de la mécanique quantique, confirmé par les expériences récentes sur l’effet Casimir. Il existe plusieurs pistes de recherche sur la captation d’une partie de cette énergie et de nombreux expérimentateurs (n’appartenant pas pour la plupart à la recherche institutionnelle) tentent avec très peu de moyens de construire des prototypes efficients. Certains prétendent y être arrivés. Les enjeux planétaires sont tels que le pragmatisme le plus basique commanderait au moins une évaluation objective de ces technologies par la recherche institutionnelle. Essayez donc d’en parler aux pontes de la physique institutionnelle française. Ils vous regarderont certainement avec un sourire de commisération.

                          Ceux qui tentent de promouvoir ce type de recherche sont considérés comme de doux rêveurs, des utopistes forcenés, des gens qui feraient bien de retourner sur les bancs de la terminale S pour s’apercevoir qu’ils font fausse route.

                          Les « vrais » scientifiques français n’ont pas de temps à perdre avec ces illusions. Comme si le pragmatisme ne faisait plus partie des qualités mentales nécessaires à tout bon chercheur. Faudra-t-il attendre le premier mégawatt produit par ITER en 2050 ou 2060 (si cette grosse machine à 15 Mds d’euros marche) pour espérer disposer d’une énergie alternative au pétrole et à la fission ? Ou doit-on explorer l’ensemble des pistes alternatives, en y consacrant les budgets suffisants pour une évaluation préalable - quelques centaines de milliers d’€ (à comparer à d’autres budgets de recherche dépassant le milliard d’euros), quitte à tordre le cou à celles qui se révèleraient infructueuses ? A moins que des intérêts économiques, industriels, stratégiques et politiques ne risquent d’être mis en cause par ces recherches.

                          Boulie


                          • caramico (---.---.227.96) 18 janvier 2007 15:35

                            J’ai vu récemment deux reportages sur la bétise humaine, celle des indiens qui suppriment in utero les filles, avec comme conséquence un manque de 100 millions de femmes, et celle des habitants de Nauru, une ile du pacifique où la population devenue soudainement très riche s’est rendue malade (diabète) et a dilapidé sa richesse en quelques années.

                            Aucune raison de penser que le reste de l’humanité est plus intelligente dans la gestion climatique, nous mettrons la clim a fond de nos 4/4 quand la température avoisinera les 50°.

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