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Accueil du site > Actualités > Environnement > L’énergie Grise ?

L’énergie Grise ?

L'énergie Grise ? Késaco et comment la réduire ?

Quand on achète un appareil électrique, une maison, un lit, une voiture ou une maison on a tendance à regarder pour l'appareil ménager l'énergie que l'on va consommer c'est normal car c'est ce qui va agir en premier sur notre porte monnaie. Mais pour que ces appareils et matériaux de construction arrivent chez nous, ils ont consommé de l'énergie , cette énergie c'est ce que l'on appel « l'énergie grise ».

Définition :

L’énergie grise, correspond à la somme de toutes les énergies nécessaires à la production, à la fabrication, à l'utilisation et enfin au recyclage des matériaux ou des produits industriels.

En théorie, un bilan d'énergie grise additionne l'énergie dépensée lors :

  • de la conception du produit ou du service

  • de l'extraction et le transport des matières premières

  • de la transformation des matières premières et la fabrication du produit ou lors de la préparation du service

  • de la commercialisation du produit ou du service

  • de l'usage ou la mise en œuvre du produit ou lors de la fourniture du service

  • de l'entretien, des réparations, des démontages du produit dans son cycle de vie.

Comme vous pouvez le voir l'énergie grise n'est pas à prendre à la légère car elle représente une quantité d'énergie consommée qui n'est pas négligeable. La plupart du temps, nous oublions de considérer cette énergie, pourtant, elle doit vraiment être prise en compte si l’on veut avoir une démarche écologique.

Par exemple pour la construction d'une maison, si l'on veut aller jusqu'au bout de sa démarche environnementale, nous devons prendre en compte la consommation des différents matériaux utilisés.

Les matériaux suivants ont été classés dans l’ordre du moins gourmand au plus gourmand en énergie grise :

  • Matériau bois : 0,1 à 0,6 MWh/m3

  • Béton cellulaire : 0,54 MWh/m3

  • Bloc de béton : 0,7 MWh/m3

  • Polystyrène expansé : 0,850 MWh/m3

  • Brique pleine : 1,2 MWh/m3

  • Béton armé : 1,85 MWh/m3

  • Acier recyclé : 24 MWh/m3

  • Acier primaire : 52 MWh/m3

  • Cuivre 140 MWh/m3

  • Zinc-titane 180 MWh/m3

  • Aluminium 190 MWh/m3

Vous pouvez voir que la consommation d'énergie grise entre le bois et la brique pleine c'est du simple ou double pour une maison de ce fait le choix du matériel à un impact important sur notre consommation d'énergie. Et cela c'est juste sur le bois car si l'on fait les bons choix sur les isolants, les tuiles, les canalisations, etc....la différence de consommation augmente encore plus.

Selon l’Agence Locale de l’Énergie de Lyon, une maison moyenne actuelle a une énergie grise de 700 000 à 1 million de kWh.

Bien évidemment, il faut trouver le juste milieu entre une diminution d'énergie grise et l'aspect de la maison que l'on souhaite, il ne s'agit pas non plus de vivre dans cage en bois !!!

Un autre moyen de diminuer l'énergie grise est d'évité de changer ses appareils ménagers pour un oui ou pour un non. En effet si l'on change un appareil ancien qui fonctionne encore pour un neuf qui consomme moins, on a tendance à se dire que l'on fait un geste pour l'environnement, ce n'est pas faux. Mais il faut tempérer ce raisonnement en intégrant l'énergie grise, ce qui fait que l'économie d'énergie n'est pas aussi grande que l'on ne le pense.

Exemple : Vous souhaiter changer votre vieux frigo qui marche encore pour un neuf, il faudra au moins le garder 6 ans pour que l’économie d’énergie à l’utilisation compense l’énergie grise. 
Un autre exemple flagrant : Vous voulez changer votre vieil aspirateur qui marche encore pour un neuf, là c'est environ 19 ans qu’il faudra le garder pour compenser l’énergie grise... 

Cela amène à la réflexion  ?

Quoi faire :

Le vrai geste pour l'environnement serait : Compte tenu de la durée de vie des appareils ménagers contemporain, d'attendre qu'il lâche vraiment pour le changer.

Avoir une démarche écologique est parfois complexe, et que raisonner sur la consommation instantanée n’est parfois pas suffisant.

Un autre secteur ou l'on ne pense pas à l’énergie grise consommée : c'est l'alimentation

Chaque fois que l'on consomme un produit alimentaire, il a généré de l'énergie grise et bien sur certains produits plus que d'autre :

Nos modes de consommation ont fortement évolué au cour des 60 dernières années, les circuits de production et de distribution des denrées alimentaires se sont allongés et intensifiés. A l'époque de nos grands-parents, on consommait essentiellement des aliments produits localement, en complément de ceux qu’on produisait dans son jardin ou que l’on se procurait directement chez le producteur.

Aujourd’hui, toutes sortes d’aliments exotiques, tels que l’ananas du Ghana, le steak argentin

et le vin australien, sont devenus des choix banaux et quotidiens. On ne se contente plus de consommer les fruits et légumes de saison on veut tout tout le temps, sans réfléchir à l’énergie dépensée pour les faire venir.

Nous avons calculé les rejets de CO2 pour quelques produits :

  • 1 kg d’ananas du Ghana : 5 kg de CO2 rejetés

  • 1 kg de carottes de l’Afrique du Sud : 5.5 kg de CO2 rejetés

  • 1 kg de laitue de Californie : 5 kg de CO2 rejetés.

Alors que faire :

Consommons des fruits et légumes de saison. En effet, cela réduit les consommations de ressources naturelles, essentiellement d’énergie. Rappelons-nous qu’il faut plus de 8 kWh pour produire des tomates en serre alors que moins de 3 kWh sont nécessaires en saison.

Consommer des aliments produits localement. Importer 1 kg d’agneau de Nouvelle-Zélande nécessite trois litres de kérosène... Quelle consommation de carburant pour un seul kilo !

D’ailleurs un concept de « locavore » a été mise en place aux états unis prônant la consommation de nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 kilomètres maximum autour de son domicile et encourageant les « consommateurs » à acheter des produits frais et de saison. En France il existe un équivalent ce sont les « AMAP » (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) qui se développent dans les communes, chaque semaine le producteur fournit aux AMAP des fruits et légumes de saison. Ensuite les association les regroupent en panier qui sont vendus aux adhérents.

Il existe d'autre exemple de consommation d'énergie grise :

  • Pour fabriquer une pile, il faut 50 fois plus d’énergie que ce qu’elle fournira !

  • Pour produire 100g de dentifrice, il faut autant d’énergie que pour faire tourner un ordinateur durant 4 heures !

  • Pour fabriquer une voiture d’une tonne produit 5500 kg de CO2, ce qui correspond, si on prend la moyenne de production de CO2 des voitures vendues en Belgique, à plus de 35.000 km en voiture ?

  • Etc.....

Pourquoi personne ne nous parle de l’énergie grise.. ?
Parler de l'énergie grise serait remettre en cause notre système de consommation, il ne faut pas oublier que nous sommes dans une société de consommation et que ce qui importe c’est de toujours consommer plus . Donc tout est fait pour nous inciter à acheter le dernier modèle de lave vaisselle, quitte à nous culpabiliser en nous disant que notre vieux lave vaisselle pollue plus car il consomme plus.

Alors quoi faire ? :

On pourrait dire que mieux consommer, c’est bien, mais que moins consommer, c’est encore mieux.

Nous souhaitons tous faire des efforts pour être plus soucieux de l'environnement, mais sans trop changer nos modes de fonctionnement actuel qui poussent à consommer toujours plus des produits qui viennent du monde entier. Avec l'augmentation de la démographie mondiale nous ne pourrons plus très longtemps ignorer la notion de décroissance soutenable, de dématérialisation ou, plus simplement, de moindre consommation. Nous ne pourrons pas à ce rythme nourrir toute la planète.

Certains diront que la décroissance et un retour à la vie de nos ancêtres !!! ou un rêve d'écologiste utopique, et bien pas du tout la très sérieuse Institut Allemande Wuppethal a démontré il y a déjà plusieurs années que l’on pouvait produire autant de richesses qu’actuellement en consommant quatre fois moins de matières premières et d’énergie tout en n’utilisant que des techniques déjà existantes. C’est ce que l’on appelle le Facteur 4

En 2003 la France a pris l'engagement devant la communauté internationale de le mettre en place c'est a dire se donner l'objectif par un engagement écologique de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle de temps de 40 ans (2050). ).

Souhaitons que l'on y arrive !!!

Comme toujours ce sont nos choix qui font la différence.

Rémy

www.eco-planete.org


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3 réactions à cet article    


  • Cocasse Cocasse 21 avril 2011 10:48

    Peut on inclure dans « l’energie grise », les déplacements en voiture des gens qui ont travaillé dans les entreprises ayant servi à produire les biens de consommation ?
    Est ce un concept vraiment global de prise en compte de la dépense énergétique ?


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 avril 2011 14:30

      BOnjour,

      « Rappelons-nous qu’il faut plus de 8 kWh pour produire des tomates en serre alors que moins de 3 kWh sont nécessaires en saison. » justement, cela veut dire que les 5 kWh perdus pour synthétiser le produit quand c’est le soleil qui travaille gratuitement, non seulement le produit est bien meilleur mais en plus il devrait être moins cher, non ?

       A ce propos, edf m’envoie ce matin un mail pour évaluer la capacité de ma toiture à produire du courant solaire... ? C’est le m^me problème que les tomates, la perte entre la centrale nucléaire et mes appareils ménagers est considérable. http://www.enercoop.fr/

      c’est d’ailleurs le très contesté Claude Allègre qui a déclaré chez Ruquier que c’était une absurdité de revendre son électricité solaire à edf à perte, et bien plus malin et responsabilisant de produire sa propre énergie pour soi chez soi, exactement comme font les milliardaire qui vivent sur l’eau dans le Pacifique.


      • HELIOS HELIOS 21 avril 2011 17:59

        ... c’est bien pour cela que la prime a la casse est une aberration, comme la valeur economique d’un vehicule calculé par une assurance apres accident etc..

        Il est urgent de revenir a des solutions avec réparabilité pensées dès la conception. (et non l’inverse) d’autant plus que l’economie de l’entretien et de la réparation n’est pratiquement pas délocalisable.


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booster31


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