L’état réel des eaux : un dossier et un site citoyen accablants
Dans un contexte de remous présenté par le blog EAUX GLACEES, un site citoyen EAU EVOLUTION a été publié le 22 juillet dernier sur l'état réel des eaux et sur la désinformation officielle. Ce site présente une information citoyenne indépendante, transparente et pédagogique élaborée directement à partir des données brutes publiques dans l'esprit de la convention d'Aarhus. Il a vocation à lutter contre la désinformation environnementale sur l'eau et à faire évoluer les données brutes, les méthodes d’évaluation, la connaissance, la protection, l’information publique et l’état patrimonial réel. Le dossier "Remous" et le contenu du site "Eau Evolution" sont une mine incontournable de constats et de propositions. Je recommande donc fortement ces lectures pour enrichir sur des bases concrètes les débats environnementaux lors de la campagne 2012.
LE CONTEXTE : DES MONDES DE L'EAU ET DE L'INFORMATION TRES TROUBLES
Le contexte intitulé "Remous" est présenté par le journaliste spécialisé Marc Laimé dans son blog Les eaux glacées du calcul égoïste avec trois articles remarquables qui dressent un tableau glaçant du monde de l'eau :
"Un nouveau site internet citoyen, "Eau Evolution", dédié à l’analyse de la qualité de l’eau, révèle une vérité qui dérange. La réglementation et les protocoles de mesure de la qualité de l’eau, profondément modifiés depuis une dizaine d’années, sont entachés de biais innombrables, qui conduisent à minorer très gravement l’ampleur de la pollution des rivières et des nappes phréatiques françaises."
>>> Je retiens entres autres pour alimenter les débats 2012 :
>> "Trois problèmes majeurs sont à l’origine d’une surveillance biaisée des eaux superficielles et souterraines : - La dramatique insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées dans l’eau. -La faiblesse des protocoles de mesure, en particulier pour les micropolluants chimiques. -Des méthodes d’évaluation impropres à décrire l’état réel des eaux superficielles et souterraines."
>> "La France a donc mis en place une surveillance biaisée de la qualité des eaux souterraines et superficielles, dont la qualité est donc beaucoup plus dégradée que ne l’affirment les pouvoirs publics. La pertinence d’une évaluation de la qualité se mesure à sa capacité à refléter la réalité. Or, quand on évacue la prise en compte de la majorité des substances toxiques, en particulier les micropolluants émergents, quand on néglige l’impact des faibles doses de substances dangereuses sur le long terme, quand on évacue la prise en compte des cocktails de substances, quand on se contente de moyennes avec de surcroît trop peu de mesures, quand on mesure avec des limites de détection trop élevées, etc., on biaise donc systématiquement la pertinence des évaluations."
>>> Je retiens entres autres pour alimenter les débats 2012 :
>>A.S. : "J’ai ensuite tenté de valoriser mes acquis scientifiques et techniques dans le domaine de la protection publique de la ressource en eau, puis dans le domaine de l’information publique sur l’état des eaux. Mais ces dernières expériences ont été pour moi extrêmement décevantes, révoltantes et consternantes : je n’ai pu ni valoriser mes compétences ni faire évoluer en quoi que ce soit des mentalités et des pratiques que j’ai trouvées tout à fait archaïques et décalées par rapport aux différents enjeux modernes […] J’ai largement expérimenté ce que je considère comme une véritable féodalité de la fonction publique, avec ses petits seigneurs costume-cravate tout-puissants et ses oubliettes pour ceux qui dérangent. Et je suis sans doute étiquetée comme "rebelle" ou "passionnée" : deux défauts suprêmes dans un système qui m’a paru privilégier le sectarisme, le copinage, le carriérisme, l’obscurantisme, la flagornerie, la lâcheté et l’obéissance zélée, à la créativité, au travail en équipe, à l’ouverture d’esprit, à la compétence, au respect de l’expertise scientifique et surtout au sens du service public et de l’intérêt général. Je ne m’attendais pas à entrer dans ce que je considère être une chienlit inacceptable lorsque j’ai choisi, à la sortie de l’X, d’entrer dans un "grand corps de l’Etat". J’en suis d’ailleurs arrivée à la conclusion que l’état de l’environnement était un très bon indicateur de l’état de l’administration, et vice-versa."
>> "Elle rappelle que le décret portant dissolution de l’Ifen a été signé en novembre 2008 et que cet espèce de premier bébé du Grenelle de l’environnement a été de très mauvais augure."
>>A.S. : "Il faudrait pratiquement tout remettre à plat dans le domaine de l’eau. Et de façon urgente :
-Mettre en place une information environnementale indépendante, pertinente, consistante et réactive. Ce qui implique d’une part qu’elle soit réalisée par des experts reconnus en écologie et en analyse mathématique des données de l’environnement et que ces experts disposent de moyens financiers et humains conséquents ainsi que de toute l’indépendance nécessaire. Et d’autre part que les protocoles de surveillance des eaux soient revus immédiatement et corrigés chaque année pour fournir des données toujours plus patrimoniales au fur et à mesure des progrès scientifiques écologiques et analytiques. Je rappelle qu’une ressource patrimoniale mérite une surveillance et une évaluation patrimoniales.
-Mettre en place une police de l’eau et de l’environnement réellement indépendante, qui soit très présente sur le terrain et qui ait des vrais moyens financiers, en expertise écologique et en contrôle.
-Revoir l’ensemble de nos modèles en profondeur, en toute indépendance et avec les bases scientifiques écologiques sérieuses qu’ils n’avaient pas à l’époque où on les a conçus. Avec aussi une approche intersectorielle et interdisciplinaire qui seule pourra aboutir à des changements structurels à la hauteur des enjeux dont ceux du maintien de la biodiversité et du changement climatique. En particulier nos modèles agricoles, de gestion de l’eau et d’alimentation en eau potable et d’assainissement, ainsi que les autorisations des rejets organiques et chimiques ponctuels ou diffus, tous secteurs confondus. En veillant à prendre systématiquement en compte des cumuls des impacts, les cumuls des rejets et les possibilités d’accumulation dans les sédiments et les biotes".
"A l’orée des années 2000, la Direction de l’eau du ministère de l’Environnement éprouve des difficultés croissantes à effectuer du "reporting" à Bruxelles, et à lui adresser des données consolidées relatives à la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines, qui devient un enjeu majeur, à raison des engagements communautaires que la France ne respecte pas : Directive Nitrates, Directive eaux résiduaires urbaines, Directive-cadre européenne sur l’eau... D’année en année la dégradation massive de la qualité des ressources en eau françaises se confirme et s’accroît de manière inexorable, comme l’établira sans conteste le rapport réalisé pour le compte du Museum d’histoire naturelle en mai 2005 par le professeur Jean-Claude Lefeuvre. Les origines en sont clairement identifiées : un modèle agricole productiviste qui a conduit la France à devenir, notamment, le troisième consommateur mondial de pesticides, dont plus de 80 000 tonnes sont encore utilisés chaque année. Ainsi que le retard apporté par la France, comme les autres Etat-membres, à remettre aux normes ses stations d’épuration, dont les effluents sont à l’origine d’une forte pollution en azote et en phosphore."
>>> Je retiens entres autres pour alimenter les débats 2012 :
Tout… car il faut lire tout le document de A à Z pour comprendre à quel point les mondes de l'eau et de l'information publique sur l'état de l'environnement paraissent "troubles" !
Le seul exemple des turpitudes administratives de l'Ifen illustre cependant bien la situation :
"L’histoire de l’IFEN témoigne d’un véritable échec, qui renvoie à une interrogation de fond sur la gouvernance dans le domaine de l’eau […] L’Institut français de l’environnement (IFEN), qui était le "point focal" des données sur l’environnement en France, notamment vis-à-vis de l’Agence européenne de l’environnement, jouissait depuis sa création d’une indépendance découlant de son statut d’Etablissement public de l’Etat. Il y est brutalement mis fin en 2004. L’Institut devient un service du ministère. A dater de 2006, le personnel expert en charge du traitement des eaux de surface sera éliminé dans des conditions particulièrement brutales, qui seront dénoncées par les syndicats du ministère de l’Ecologie […] Un climat délétère règne en 2009 au siège historique de l’IFEN à Orléans, désormais placé sous la tutelle brutale du nouveau Service de l’observation et des statistiques (SOeS) créé en 2008, lui-même piloté par le nouveau Commissariat Général du Développement Durable de "l’hyper-ministère" de l’Ecologie. La quasi-totalité de son personnel technique a été muté, et les rares rescapés ont changé d’affectation. Les personnels spécialisés dans la connaissance environnementale y sont désormais supplantés par ceux de l’INSEE ou de l’Equipement.Plus "d’environnement", et bientôt plus d’information environnementale, puisque le site de l’ex-IFEN devrait aussi disparaître en tant que tel pour être intégré dans celui du SOeS. Le cabinet de Jean-Louis Borloo confondrait-il volontairement "communication" et "information" ? La direction de la communication du ministère de l’Ecologie est donc désormais en mesure de censurer tous les rapports techniques susceptibles d’évoquer les sujets qui fâchent. Les traditionnels "4 pages" de l’IFEN, devenus "Le point sur" ne sont quasiment plus adressés aux journalistes, histoire d’éviter toute enquête qu’ils pourraient susciter… L’IFEN n’est plus habilité à diffuser des communiqués, comme il le faisait régulièrement dans le passé. Bientôt l’information sera uniquement disponible sur le site du ministère, et se résumera donc aux inaugurations et aux cocoricos post-Grenelle."
LE SITE EAU EVOLUTION : UNE POLYTECHNICIENNE DONNE LA PAROLE AUX DONNEES BRUTES PUBLIQUES
C'est à ma connaissance le premier site d'information environnementale fondé sur l'exploitation directe des données brutes publiques rendue possible par la convention d'Aarhus, tout le monde ne pourra que s'en réjouir et cela méritait d'être signalé !
Des sites identiques seraient nécessaires pour l'état de l'air, de la nature, de l'énergie et des sols…
Cette "vitrine citoyenne à vocation pédagogique" propose un diaporama téléchargeable de présentation dont voici ici des extraits :
·"Des articles sur l’état des eaux réalisés à partir de calculs simples, que chacun peut vérifier et commenter, et en restant toujours au plus prés des données brutes
·Un outil interactif pour fabriquer des cartes de qualité personnalisées des rivières et des nappes
·Un coin calcul pour trouver et comprendre les données brutes avec beaucoup d’exemples de méthodes, de graphiques et de calculs
·Des analyses et des bilans des contenus des publications officielles sur l'état des eaux
·Une réflexion participative pour élaborer un nouveau paradigme eau potable/assainissement"
>>> Je n'ai pas encore tout lu… mais je retiens entres autres pour les débats 2012 :
>> Une synthèse "L'eau, toujours source de vie ? L'état réel des eaux et des données sur l'eau" d'une cinquantaine de pages qui, en s'appuyant sur l'état réel de la ressource en eau présenté en détail dans les différents articles du site, remet en cause beaucoup de choses sur l'eau : ce document "porte un intérêt tout particulier sur la pollution chimique et sur les aspects globaux et cumulés des dégradations. Il montre entre autres que les informations publiques sont déficientes par rapport aux enjeux et aux données existantes elles-mêmes déjà très partielles et insuffisantes" […] Les publications officielles donnent un aperçu de la vraie réalité de l'information technique actuelle sur l'eau. Il y a manifestement des manquements graves. L'insoutenable légèreté de l'information statistique environnementale publique que l'on y découvre est tout simplement criminelle au regard de la protection de l'environnement, de la biodiversité et des citoyens […] Est-ce avec ces ersatz d'informations et de méthodes d'évaluation que les agriculteurs, industriels, collectivités locales et particuliers trouveront une information pertinente sur les résultats de leurs efforts de réduction des dégradations des écosystèmes aquatiques ou un encouragement à les poursuivre ?"
>> L'outil de cartographie interactive, "outil pédagogique et ludique pour mieux comprendre, au travers d'un panel de cartes interactives indépendantes, la qualité des cours d'eau et des eaux souterraines, la façon dont elle est mesurée et la répartition géographique des principaux types de pollution". Je me suis plongé dans cet outil qui propose beaucoup de paramètres à cartographier soi-même dans des cartes téléchargeables. Pour résumer, les couleurs et les tailles des points sont réglables de façon continue, il suffit de régler la barre haute dans laquelle on souhaite les voir varier : c'est tout simplement impressionnant de voir la qualité de l'eau changer de couleur au gré des zones connues pour leur activité polluante plus ou moins élevée !
>>> Je trouve que ces deux sites offrent de la lecture d'été instructive et passionnante. Tous ces documents arrivent à point dans le contexte préélectoral actuel pour préparer des débats motivés dans le domaine de la protection de l'environnement, notamment sur les questions de l'information environnementale et des lanceurs d'alerte et de l'état réel de la ressource en eau !
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
Les réactions les plus appréciées
Par citoyenrené(---.---.---.230)1er août 2011 22:19
@Milan, merci pour cet article éclairant, d’avoir synthétisé ce rapport, puis de le relayer, et de relayer la parole d’ Anne Spiteri...(plus que l’état de l’eau, son regard sur le corps politique ou technocratique est très intéressant)
Il n’y a qu’à voir les 4 grands cours d’eau majeurs de notre pays et la couleur qu’ils ont. Noir sur presque tout leur parcours, y compris certains affluents.
Garonne, Rhône, Seine et Rhin s’ils sont dans cet état ce n’est pas par une opération du Saint-Esprit. Des années, d’une industrie polluante à souhait, ont eu raison de nos fleuves et de nos rivières. Faunes, flores presque tout est touché par les nitrates, PCB et autres dérivés.
Le pire c’est que des agences sanitaires ont validé des tests pour que la pêche puisse se poursuivre. Nombre de gens se sont empoisonnés ainsi à leur insu.
C’est tout simplement un crime légalisé par des crânes d’oeufs de diverses administrations.
Il ne s’agit ici que de l’état des eaux des cours d’eau et des nappes souterraines, en aucun cas des eaux traitées par un quelconque traitement de potabilisation qui sortent du robinet.
Oui, mais justement l’eau des rivières est polluée par des résidus médicamenteux, notamment de pilule contraceptive, responsable de troubles hormonaux chez les poissons... Il apparait donc que les eaux usées ne sont qu’imparfaitement « nettoyées » dans les stations d’épuration... les pesticides ont leur importance, les nitrates aussi, mais et les médicaments ?
Je vous signale au passage que l’épuration c’est AVANT le rejet des eaux usées en rivière...La potabilité c’est plus tard, mais le problème est-il résolu ? Mystère... et franchement je ne vois pas comment,si c’était infaisable en amont...
Impossible d’avoir la moindre info (sauf pour la pilule dont on ne peut dissimuler les effets)... Moi j’aimerais pas consommer de l’eau qui contiendrait même en trace, certains poisons violents, les anti-cancéreux par exemple... c’est un sujet qui embête tout le monde, et les pouvoirs publics et les écolos... qui restent muets sur la question... Il y aurait donc des tabous, de l’autocensure pour ne pas sembler déraisonnable ?
Justement Laratapinhata, le site eau evolution que je signale, et c’est aussi ce qui m’a motivé pour faire cette publication, traite tout particulièrement le problème de la pollution chimique et de sa mesure dans les eaux brutes des rivières et des nappes et aussi dans les sédiments des rivières. et cette contamination chimique ne vient pas que des pesticides, mais aussi des substances qui arrivent par les eaux usées comme vous le signalez et des rejets des industries chimiques, et même par les pluies.... Par rapport aux questions que vous évoquées, j’ai repéré au moins ces 3 articles qui devraient répondre à vos interrogations : Aperçu de la pression sur la ressource en eau (1) : Micropolluants chimiques
Justement Laratapinhata, le site eau evolution
que je signale, et c’est aussi ce qui m’a motivé pour faire cette
publication, traite tout particulièrement le problème de la pollution
chimique et de sa mesure dans les eaux brutes des rivières et des nappes
et aussi dans les sédiments des rivières. et cette contamination
chimique ne vient pas que des pesticides, mais aussi des substances qui
arrivent par les eaux usées comme vous le signalez et des rejets des
industries chimiques, et même par les pluies.... Par rapport aux questions que vous évoquées, j’ai repéré dans ce site au moins ces 3 articles qui devraient répondre à vos interrogations : Aperçu de la pression sur la ressource en eau (1) : Micropolluants chimiques
Par citoyenrené(---.---.---.230)1er août 2011 22:19
@Milan, merci pour cet article éclairant, d’avoir synthétisé ce rapport, puis de le relayer, et de relayer la parole d’ Anne Spiteri...(plus que l’état de l’eau, son regard sur le corps politique ou technocratique est très intéressant)
Par Lisa SION 2(---.---.---.161)1er août 2011 23:08
Bonjour Milan,
" J’en suis d’ailleurs arrivée à la conclusion que l’état de
l’environnement était un très bon indicateur de l’état de
l’administration, et vice-versa.« j’aime beaucoup ce passage, il indique à quel point notre administration qui a pour fonction de préserver notre intérêt général, en dégradant sa propre activité participe à dégrader notre environnement. Malgré tout, il n’est pas très difficile de participer soi même à minimiser notre impact sur la nature. » Je rappelle qu’une ressource patrimoniale mérite une surveillance et une évaluation patrimoniales. " Ce qui est à tout le monde est à moi, et pourtant, ne me moquais-je pas de l’endroit où l’entreprise va enfouir mes déchets urbains ou campagnards.
Question qui impose réponse, existe-t-il un endroit, un site ou un poste administratif qui puisse collecter de échantillons d’eaux ( de puits, fontaines ou sources ) pour les analyser et renvoyer les résultats ? Autre question ; combien l’analyse coûte-t-elle, sachant que cela devrait être payé au moins une fois par le ministère de l’environnement ?
Je pense que le mieux est de s’adresser à la police de l’eau de votre département ou à la Diren de votre région. Surtout si vous suspectez une pollution.
Du beau travail, merci à l’auteur. Je me doutais bien que l’on ne mesurait presque rien pour évaluer le travail de veolia (avant pas plus je pense) les métaux lourds ne sont pas recherché, ajoutez à cela la difficulté presque insurmontable par tout un chacun de faire évaluer par lui même son eau du robinet et tout sera dit.
Merci pour ces infos, et cet outil pour faire des cartes est vraiment très intéressant : on arrive à visualiser très clairement la présence des pesticides et ça ressort vraiment. Jusqu’à présent c’était très compliqué d’avoir accès à ces infos, et surtout avec autant de détail !
NOS ELUS UM...PS ET LES ECOLOS-BARATINEURS SONT OCCUPPES...PAR LA REELECTION OU NON DU PETIT EMPEREUR.
40 SANGLIERS SONT MORTS. ( en fouillant...les tas d’algues en décomposition)..FAUDRA T IL ATTENDRE QU UNE COLONIE DE 40 ENFANTS DECEDE :................................. le prefet est en vacances... notre sous-prefet aux champs d’algiues veut pas se mouiller pour prendre un bain lui et le maire du village défendent les intérets des restaurateurs et agriculteurs UMP.... NOUS LES VERRONS BIENTOT DEVANT UN TRIBUNAL PENAL INTERNATIONAL comme collabos..DE MONSANTO.....
POUR VOTRE GOUVERNE....TAS D ELUS INCOMPETENTS EN DECOMPOSITION.. OU SOUS-PREFETS QUI VEULENT UNE BONNE CARRIERE...sans vagues(on reste dans le maritime...)
LES ALGUES VERTES ONT DEPASSE LA POINTE DU RAZ...SONT CETTE ANNEE A AUDIERNE ET PLOUHINeC .......29...... STATIONS BALNEAIRES.. qui dit vacances..dit fric...hotellerie...restaurateurs..dit électiions...comme l EMPEREUR n ’arrive pas a faire une guerre terrestre...il faut trouver un moyen de fermer leur bec a tous ces chomeurs...precaires...cdd.et petits retratrés ....
QUAND AUX ECOLOS SOCOIALOS..CAVIAR..=ZERO POINTè.........ils sont dans les bois AVEC ROBIN.....
INDIGNEZ VOUS...REVOLTEZ VOUS ...BANDE DE CHOUANS..OU DE BLEUS..
IL FAUT RECREER UN « CONSEIL NATIONAL DE RESISTANCE AUX INCOMPETENTS »OU AUX CORROMPUS..." SOUVENT LES MEMES........°
VITE...UN CNR................APRES LE REVEIL DU PDT DE LA REGION...EVA JOLY A FINI SA SIESTE...
NKM SE TREMOUSSE DANS SON JEAN MOULANT...TROP SERRE...ET TALONS AIGUILLES...LA TENUE CHOC POUR ALLER DANS LES ALGUES...HA.... ;;le terrain c est dur..........
ET ON PASSE DE ST EVETTE COMMUNE D ESQUIBIEN.........A CONCARNEAU........ALORS QUE LA BAIE D AUDIERNE EST SOUILLEE......MERCI L UM....PS
Une petite précision dans mon texte : "C’est à ma connaissance le premier site d’information environnementale
fondé sur l’exploitation directe des données brutes publiques rendue
possible par la convention d’Aarhus, tout le monde ne pourra que s’en réjouir et cela méritait d’être signalé !« Je voulais dire bien entendu : »C’est à ma connaissance le premier site INDEPENDANT d’information environnementale
fondé sur l’exploitation directe des données brutes publiques rendue
possible par la convention d’Aarhus, tout le monde ne pourra que s’en réjouir et cela méritait d’être signalé !
Merci, Milan, Formidable article dont je n’avais pas encore pris connaissance !
Ah ! Quand on s’y connaît dans un domaine, essentiel à tous mais qui permet de faire de l’argent à certains, on est vite mis n touche !
Hier je regardais une vidéo de qqs années où une journaliste qui enquêtait dans des meias américains s’était fait renvoyer parce que son enquête était g^énante pour le pouvoir. Je crois que des Galilée, tous les jours, il doit y en avoir tous les jours !
Il n’y a qu’à voir les 4 grands cours d’eau majeurs de notre pays et la couleur qu’ils ont. Noir sur presque tout leur parcours, y compris certains affluents.
Garonne, Rhône, Seine et Rhin s’ils sont dans cet état ce n’est pas par une opération du Saint-Esprit. Des années, d’une industrie polluante à souhait, ont eu raison de nos fleuves et de nos rivières. Faunes, flores presque tout est touché par les nitrates, PCB et autres dérivés.
Le pire c’est que des agences sanitaires ont validé des tests pour que la pêche puisse se poursuivre. Nombre de gens se sont empoisonnés ainsi à leur insu.
C’est tout simplement un crime légalisé par des crânes d’oeufs de diverses administrations.
ENFIN LE PRESIDENT GAUCHE-CAVIAR-TRUFFES DE LA REGION BRETAGNE REAGIT AU SUJET DES ALGUES VERTES ENVAHISSANT LE LITTORAL....ALGUES ARRIVEES A PLOUHINEC 29 ET DES CENDANT VERS LE SUD.. PHOTO A L APPUI.. LENTEUR OU JEANFOUTISME DE NOS ELUS...ECOLOGIE SARKOZIENNE...BIDON...OU EST HULOT ,,,, ??????CELA A MIS 10 ANS......
Bravo pour cet article. Effectivement quand la réalité et aberrante, on est tenté de trafiquer et de dissimuler les vrais chiffres. Mais la réalité est têtue, et refus de se faire classer. En bretagne le scandales des eaux contaminées par le lobby agricole remonte en surface, si l’on peut dire les choses ainsi. il faut être autiste pour continuer à maintenir un doute sur les causes directes et évidentes de la mort des sangliers morts dans la baie de Saint-Brieuc. Extrait du journal ouest-france : " « Nous ne sommes pas encore en mesure de tirer des conclusions »,
lâche d’emblée le secrétaire général de la préfecture, Philippe de
Gestas. Ce lundi 1er août, en fin d’après-midi, il a rendu publics les
résultats des analyses menées sur six sangliers retrouvés le 24 juillet.
Premier
enseignement : la présence d’hydrogène sulfuré - le fameux H2S, gaz
dégagé par les algues vertes à l’état de décomposition - est avérée. Sur
les six échantillons examinés par le laboratoire ChemTox de Strasbourg,
cinq animaux en présentent des traces.
Malgré ça, ce responsables trouve que les résultats sont contrastés et ne relèvent rien de définitif.... On pourrait être tenté d’en rire,au moins de désespoir, tant cela prouve que les décideurs politiques sont aux moins des lobbys de la filière agricole, et minimisent la gravité de plus en plus récurrente du problème.
A ce stade d’inconséquence, c’est du négationnisme pur et simple.
Un cheval est mort il y a deux ans à Saint-Michel-en-grève, son cavalier a bien failli suivre le même sort, on ne compte pas le nombre d’incidents ou d’accidents bottés en touche.
Que font les élus, me diraient vous ? Et bien ils se bougent : Le président de région s’est personnellement impliqué pour interdire une campagne de sensibilisation par voix d’affiche à Paris, dans laquelle on voyait un enfant assis au milieu d’un marée verte....
Le problème devient expansionnel. Le Morbihan est lui aussi maintenant touché, et n’attend plus que les premiers sangliers viennent y faire innocemment du tourisme....
Bien sûr cela donne une mauvaise image de la région, qui commence à avoir mauvaise haleine. De plus, une loi va permettre bientôt d’accroitre encore le potentiel d’épandage . Le baudet n’en peu plus et va bientôt s’écrouler sous la charge !
Quand à la qualité des eaux n’en parlons pas. La Bretagne est une des régions où l’eau est la plus chère, mais que plus personne ne consomme.....
Mais chut, faut pas que ça se sache. Remettez vos pulls marin, et parlez nous plutôt du vent du large !
que de plaisir à voir un site citoyen sur la qualité des eaux souterraines et de surface de la France métropolitaine, recoupant des données ’publiques’....
Un simple mot pour ajouter qu’étant professionnel de l’environnement depuis des années, je me suis rendu compte de l’état environnemental de ce milieu sur le terrain et en bureau d’études, déplorable !
Je n’ai jamais rencontré la Police de l’environnement sur le terrain, encore moins des représentants de l’état pour y faire des prélèvements ; voulant aller plus loin et regardant d’un peu plus près les postes de technicien de l’environnement offerts dans le secteur public, je me suis rendu compte que depuis plus d’un an, si ce n’est pas deux, le concours pour devenir technicien de l’environnement (fonction publique d’état) reste à programmer ! Là ou il faudrait clairement des moyens humains et techniques (de pointe), eh bien on ne recrute pas ou plus du tout
Les nitrates, les phosphates, les pesticides, les produits chimiques (pyralène, produits pétroliers, et autres, .....), les médicaments (on est malgré soi soigné de toutes les maladies (ou « vacciné » de l’efficacité des médicaments)), les métaux lourds, les résidus radioactifs (encore mesurables suite au nuage de Tchernobyl, qui s’est, commme tout le monde en est « certain », arrêté à la ligne Maginot !) .... le plomb et les sels de cuivre des canalisations, pour arriver au bec entartré de notre robinet .... où l’eau y est officiellement « potable » (dans quelle acception" du terme ? ....)
La conduite d’eau devant mon domicile est enfin changée, indique le
bulletin municipal. Certes, les travaux (et leurs conséquences) ne
m’ont pas échappé. Mais je n’étais pas informé d’un problème : tuyau en
plomb, fuite, ... ?
Je bois de l’eau minérale (ces eaux
ne sont pas irréprochables, par exemple pour la quantité de fluor que
certaines contiennent) en raison du peu
d’informations sur la qualité de l’eau.
Les analyses en milieu rural sont peu nombreuses et leurs résultats non
communiqués (théoriquement, un affichage à l’extérieur de la mairie).
En milieu urbain, elles sont en principe quotidiennes, mais pas plus
fréquentes à proximité du domicile en raison de la
longueur du réseau.Pour l’eau en bouteilles, dite de source, les analyses ne sont pas forcément plus nombreuses.
Il est possible d’obtenir les résultats globaux et un tableau de synthèse sur le site eaufrance, mais en cas de suspicion du type
« eau à surveiller », l’information dépend du bon vouloir du maire.De plus, "Les
échantillons
d’eau doivent être prélevés de manière à être représentatifs
(temporellement tout au long de l’année et géographiquement) de la
qualité des eaux brutes et des eaux distribuées."(arrêté du 11 janvier 2007)
Un rapport annuel sur le prix et la qualité de l’eau est établi dans chaque collectivité responsable
d’un réseau d’eau. Mais il est généralement peu accessible...
Enfin, plan Vigipirate oblige, toutes les stations de
prélèvement sont maintenant fermées à clé, ce qui devrait permettre
d’oublier ce suicide dans la cuve d’un château d’eau,
qui n’avait été découvert que deux mois plus tard...
La gestion de l’eau provoque maintenant des rationnements
estivaux, comme dans le Var ou en Suisse, est ignorée par les
Californiens qui arrosent autant leurs pelouses, et
devient un facteur de conflit prédominant sur la Terre.
Bientôt, les Américains iront sur Mars. Ils apprendront à en
utiliser l’eau puis aménageront cette étape vers une planète où une
fraction de l’humanité recommencera certainement
les mêmes erreurs. Nous les vieux
Merci pour l’article, un constat accablant des retombes directs du productivismes de nos 40 dernières années. Donc le prochains combat est de tous faire pour s’opposer à l’extraction du gaz de schistes qui ne peut que rendre inhabitable le pays.
France - Lundi, la préfecture de la
Saône-et-Loire a annoncé dans un communiqué avoir dû interdire la
vente et la consommation de poissons provenant du Doubs et de
ses affluents, en raison d’une « pollution historique »
aux PCB.
La carte que j’ai représentée ne représente que les pesticides et en 2007. Il faudrait aller voir directement sur le site Eau-Evolution pour ce qui concerne les autres types de dégradations. Mais justement, ce que ce site montre et dénonce, c’est : « -La faiblesse des protocoles de mesure, en particulier pour les micropolluants chimiques. -Des méthodes d’évaluation impropres à décrire l’état réel des eaux superficielles et souterraines. » et que« les donnés sont très partielles et insuffisantes ». L’exemple du Doubs n’est malheureusement qu’un cas de désinformation parmi d’autres (PCB dans le Rhône, algues vertes,...). Il faut attendre que les dégâts soient visibles et parfois irréversibles pour que l’on s’aperçoive qu’il y avait un problème et c’est scandaleux que l’état nous informe si mal.C’est contre cette désinformation coupable qu’il faut se battre.
Vous avez raison quelque part mais n’allez pas croire que le Doubs sert de désinformation... Au vu de ce qui est connu...
Le premier lac qui a été analysé est le lac de Thoune, concernant les médicaments car les truites... La pilule contraceptive est mis en cause et ont dit que les hommes ont moins de spermes (la Suisse a demandé l’aide de volontaire italiens par manque de sperme)...
La Suisse a donc déjà prouvé cela mais reste muette depuis... Concernant d’autres produits médicamenteux, il y en a beaucoup... et des huiles / pommades « protection solaire » en masse en été quand les cous d’eau sont bas...
Bonjour, Je ne peux qu’être d’accord avec le fond de cet article, ayant moi-même tenté vainement, pendant plus de 10 ans, à travers une étude de faisabilité conduite à terme, de sensibiliser la direction de l’Ifen (initialement intéressée) et la direction de l’eau du MEDD (maintenant en défausse sur l’ONEMA) de l’intérêt d’une dune statistique publique des prélèvements d’eau, connus dans le détail des services de la police de l’eau et des agences de l’eau, qui déboucherait à terme sur une statistique publique des usages de l’eau.
Les raisons de cet échec, qui n’est peut être que temporaire, sont à rechercher dans :
1) L’absence de courage politique(toutes tendances politiques confondues) pour affronter, avec la question des données fines sur l’eau, le lobbies opposés de l’irrigation agricole le dos au mur (beaucoup sont entrés à reculons dans le comptage et la plupart ne songent même pas à en exploiter les résultats) et des « écolos » intégristes, ce qui aiderait l’opinion à dépasser cet affrontement stérile qui sert tous les pouvoirs (diviser pour régner)
2) L’absence d’imagination et de suite dans les idées d’une bonne partie des élites du petit monde de l’eau. Chacunse considère comme propriétaire des données qu’il collecte et entendent les exploiter lui même au plan statistique. Elle touche aussi la recherche publique (Cemagref, Inra, Météo France) qui n’explore pas, jusqu’à présent, le renouvellement de ses sources et de ses modèles par des données de mesure quantitative au sol.
3) Le lamento général sur « l’absence (ou l’excès !) de données », et la vision réductrice de l’INSEE (« c’est trop technique ... ils ne sont pas d’accord entre eux »), dont un des rôles serait pourtant de faire de la prospective sur les besoins de statistique agrégée locale en 2020 ou 2030 dans le domaine de l’eau. Il ne suffira pas de trouver des cumuls de données déjà agrégées sur WISE et Eurostat pour maîtriser la situation et informer correctement.
Mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.
je profite de votre commentaire qui réactualise un peu cet excellent article sur l’état des lieux en matière de qualité des eaux et de contrôles de la pollution pour exposer une observation :
Habitant un immeuble dont l’eau chaude sanitaire est produite par une chaudière collective dont je ne suis pas tout près, j’ai pris l’habitude de recueillir l’eau encore froide que délivre le robinet d’eau chaude avant qu’elle ne m’arrive chaude et soit utilisable en tant que telle.
J’utilise ensuite l’eau de la cuvette dans mes toilettes, pour économiser les tirages de chasse d’eau. Il reste toujours un peu d’eau dans la cuvette que je ne rince évidemment pas. Cette eau s’évapore entre deux remplissage consécutifs de cuvette.
A mon grand étonnement, au bout de quelques jours, apparait un dépôt gluant et translucide au fond de la cuvette ! Si je nettoie la cuvette et recommence l’opération, au bout de quelques jours, ce dépôt redevient suffisamment important pour que je puisse le mesurer : environ 1 ou 2 mm !
J’ai essayé en vain la même chose avec l’eau du robinet froid.
Question : est-ce que l’eau chaude reçoit un additif avant d’entrer dans le circuit de la copropriété ? Ou bien, est-ce que c’est le traitement qui fait apparaitre ce dépôt de matières contenues déjà dans l’eau du réseau ?
Merci à ceux qui voudront bien m’apporter un avis.