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L’impossible transition énergétique

Introduction

La consommation d’énergie a commencé à croitre beaucoup au 19ème siècle avec l’exploitation du charbon, elle s’est considérablement amplifiée au 20ème siècle avec le pétrole et le gaz. Cette manne d’énergie concentrée, stable et facile à utiliser, mise gratuitement à disposition par la nature, est le résultat de millions d’années de stockage du CO2 par la photosynthèse et la décomposition de matière organique. L'abondance énergétique apportée par le charbon, le gaz et le pétrole a permis une véritable métamorphose des pays riches et du mode de vie des habitants. Le développement économique et sociétal, lié à la consommation d'énergie, a fait progresser l’espérance de vie en France de 35 ans au début du 19ème siècle à plus de 80 ans aujourd’hui, et a permis de passer d’une société de paysans à une société d’emplois tertiaires.

Paradoxalement cette consommation d’énergie fossile est synonyme de diverses pollutions néfastes à la santé et d’émissions de CO2 qui amplifient le réchauffement climatique.

Après avoir rappelé quelques données sur le passé et le présent de la consommation d’énergie, plusieurs scénarios de transition énergétique sont comparés. Ils essaient de prévoir un équilibre entre production et consommation en analysant les ressources et économies possibles. Tous ces scénarios envisagent une baisse de la consommation d’énergie. Pour y parvenir le levier de l’efficacité énergétique fait l’unanimité. Nous nous sommes interrogés sur ses limites physiques. Cette réflexion technique ne peut pas ignorer les facteurs humains rendant difficile la sobriété énergétique. Entre manque d’énergie, réchauffement climatique et pollutions diverses dues aux énergies fossiles, ou nucléaire et déchets, il faudra faire les moins mauvais choix.

1.La consommation d’énergie devra baisser

1.1. La situation actuelle

La consommation d’énergie s’est stabilisée en France et en Europe depuis la crise commencée en 2008 mais elle continue d’augmenter au niveau mondial comme le montre la figure 1. Plus de 80% de cette énergie étant d’origine fossile, la question se pose de savoir combien de temps encore ces ressources limitées pourront satisfaire la demande. La production de ces énergies devrait passer dans les années à venir par un pic ou un plateau avant de décroitre. La date du « peak-oïl » fait débat (R. Heinberg, 2005) mais il est clair que le pétrole manquera d’abord au cours du 21ème siècle, suivi par le gaz (J.M. Jancovici). Les réserves de charbon sont plus importantes, le charbon pourrait ne manquer qu’au 22ème siècle. Le charbon, 1ère source d’énergie au monde pour la production d’électricité, devrait, d’après l’Agence Internationale de l’Energie, devenir la 1ère source d’énergie au monde tous usages confondus en 2015. C’est pourtant la plus polluante et la plus émettrice de gaz à effet de serre des sources d’énergie. L'extraction du charbon et la pollution due à sa combustion font des centaines de milliers de morts chaque année.

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Figure 1
Evolution de la consommation d’énergie et de la population mondiale (JM Jancovici)

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique dont les conséquences pourraient être dramatiques, la France, bien que moins émettrice de gaz à effet de serre que ses voisins, s’est engagée à diviser par 4 ses émissions à l’horizon 2050. La raréfaction à venir du pétrole et du gaz, et l’engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre impliquent une forte baisse de la consommation d’énergie fossile. La manière d'y parvenir a largement été étudiée par plusieurs scénarios.

 

1.2. Quelques scénarios de transition énergétique

Plusieurs associations et organismes ont élaboré pour la France des scénarios de transition énergétique. En voici un aperçu :

- Le scénario Négawatt (Négawatt , 2011) est sans doute le plus connu. Il préconise que 90% de nos besoins soient assurés en 2050 par les énergies renouvelables essentiellement grâce à une meilleure exploitation de la biomasse, de l’éolien et du photovoltaïque. Un recours accru au gaz serait temporaire afin de fermer progressivement la totalité des réacteurs nucléaires (personnellement je crains que ce temporaire dure...). En 2050 les énergies fossiles ne représenteraient plus que 10% des besoins. Un tel scénario supposerait des efforts considérables, notamment dans l’éolien qui devrait fournir 209TWh en 2050 contre 15TWh en 2012, les problèmes d’intermittence étant réglés par la production d’hydrogène et de méthane.

Quand on sait que le potentiel éolien français est estimé à 160TWh par l’ADEME, connaissant les difficultés du stockage par hydrogène, on mesure une partie de l’optimisme de ce scénario quand à la production des énergies renouvelables.

En parallèle de ces investissements considérables, il faudrait selon Negawatt réduire la demande en énergie primaire de 66% ( !) alors que la population augmenterait de 15%. Cette réduction devrait venir de l’efficacité et de la sobriété énergétique. L’efficacité consiste à améliorer les techniques pour rendre les mêmes services en consommant moins. La sobriété consiste selon Negawatt à privilégier les usages les plus utiles, « restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles » ; de beaux débats en perspective pour juger ce qui est utile ou nuisible...

La consommation résidentielle et tertiaire diminuerait de 49% grâce à une stabilisation du nombre d’habitants par foyer (faudra-t-il interdire le célibat ?), un développement de l’habitat en petit collectif (faudra-t-il interdire de construire de grandes maisons ?), un ralentissement de la croissance des surfaces tertiaires, l’optimisation des systèmes de chauffage et l’isolation des logements. Il faudrait rénover chaque année 750000 logements pour les amener à une consommation moyenne de 40kWh/m² par an pour les besoins de chauffage. Sachant que la réglementation thermique 2012 exige qu’un logement neuf consomme moins de 60kwh/m² par an, que la consommation moyenne en 2013 des logements anciens est de 191kwh/m², que l’on a rénové en 2013 265000 logements et que le projet de loi sur la transition énergétique dévoilé en juin 2014 en prévoit 500000, on mesure l’ambition de ce scénario.

Dans les transports le nombre de km parcourus par personne chaque année diminuerait de 25%, ce qui irait à l’encontre de l’évolution que nous connaissons depuis toujours. Les transports en commun, la marche à pied, le vélo, des véhicules en auto-partage et des taxis collectifs permettraient d’exclure, à terme, totalement le véhicule automobile tel que nous le connaissons aujourd’hui (pas sur que ça plaise à tout le monde, faudra-t-il interdire de posséder un véhicule ?)

La consommation énergétique de l’industrie diminuerait grâce à un gain en efficacité de 35% sur les moteurs électriques et à une baisse de 10% à 70% des besoins en matériaux (les industriels auraient donc jusqu’ici négligé de considérables économies..).

Le secteur agricole évoluerait considérablement puisqu’on mangerait moitié moins de viande qu’aujourd’hui.

- Greenpeace (Greenpeace, 2013), propose un scénario assez proche dans lequel, en 2050, la demande d’énergie primaire diminuerait de 63% et celle d’énergie finale de 52%. Les énergies renouvelables produiraient alors 92% des besoins, le nucléaire aurait disparu. La réduction de nos besoins proviendrait de transports plus efficaces, d’une baisse des distances parcourues, de l’isolation des logements, d’appareils plus efficaces...

- L’association Virage Energie, dans le même état d’esprit, propose pour diminuer la consommation : des lave-linge collectifs, une baisse des équipements électroménagers (moins de lave-vaisselles, de congélateurs, d’ordinateurs...), une baisse de l’utilisation des cosmétiques, de la consommation de vêtements, du tourisme de longue distance...

On peut se demander si les changements préconisés par les 3 scénarios précédents sont compatibles avec la démocratie, les changements nécessaires impliquent en effet une baisse de niveau de vie si importante qu’il est probable qu’il faille les imposer par la force.

- La troisième révolution industrielle est une théorie de l’économiste américain Jeremy Rifkin (J. Rifkin, 2012). Elle repose sur les énergies renouvelables, les bâtiments producteurs d’énergie, le stockage d’énergie dans les bâtiments, les échanges d’énergie via un réseau intelligent et les véhicules électriques. D’une manière générale, J Rifkin prétend que la société va ainsi pouvoir continuer à dépenser de l’énergie sans compter ; jamais dans son ouvrage il ne quantifie les potentiels des ces techniques pour les comparer à nos besoins, jamais il ne parle de l’efficacité énergétique qui fait pourtant l’unanimité. C’est clairement irréaliste.

Le Master plan de troisième révolution industrielle de la région Nord-Pas de Calais (2013), qui s’inspire (malheureusement) du livre de Rifkin, a sagement introduit l’efficacité énergétique, l’économie de la fonctionnalité et l’économie circulaire. Le thème de la sobriété énergétique n’ayant pas fait l’unanimité parmi les acteurs, il est absent du plan qui prévoit une baisse de 60% de la consommation d’énergie à service rendu égal, c’est à dire en comptant uniquement sur l’efficacité énergétique. Ceci parait plus qu’ambitieux vis à vis des autres scénarios, d’autant plus qu’il est prévu en même temps une forte hausse du Produit Intérieur Brut de 47% donc de l’activité. Ce scénario, qui n’a décidément peur de rien, est également le seul à prétendre qu’on puisse atteindre 100% d’énergie renouvelable en 2050, mais aucun détail technique ne précise par quel miracle.

 

D’autres scénarios plus sérieux existent heureusement :

- L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe, 2013), préconise dans son scénario "médian", pour diviser par 4 les rejets de gaz à effet de serre en 2050, une baisse de 47% de la consommation d’énergie finale. Les énergies renouvelables fourniraient alors 55% des besoins, le reste étant assuré par le pétrole, le gaz et le nucléaire. Ces sources d’énergie auraient donc un rôle non négligeable malgré une baisse importante de la consommation.

- L'Agence Nationale pour la Coordination de la Recherche pour l'Energie (Ancre, 2013) qui coordonne des organismes publics nationaux de recherche, a publié 3 scénarios permettant de diviser par 4 les rejets de CO2 : tout en développant largement les énergies renouvelables et sans sortir du nucléaire, les baisses de consommation d'énergie finale iraient de 27 à 41% grâce à des efforts soutenus d'efficacité énergétique. L'Ancre souligne que le facteur 4 ne pourra être atteint qu'avec des efforts importants et le recours à des technologies de rupture (stockage du CO2, stockage électrique, cogénération nucléaire..).

- Le scénario Negatep (C. Acket, P. Bacher 2014), de l'association "Sauvons Le Climat", prévoit une division par 4 des rejets de CO2 malgré une baisse de seulement 18% de la consommation d'énergie finale. Les énergies fossiles seraient très largement remplacées par les énergies renouvelables (+150%) et nucléaire (+46%) capables de produire de l'électricité décarbonée dont la production augmenterait de 61%. Ce scénario préconise donc d’augmenter le rôle de l’électricité puisqu’elle peut être produite sans émissions de CO2, en particulier avec le nucléaire.

On constate qu'aucun scénario ne prétend qu'il soit possible de remplacer les énergies fossiles et nucléaires par des renouvelables sans diminuer beaucoup la consommation.

Au regard des différents scénarios, il semble que le potentiel de production des énergies renouvelables soit, avec les technologies actuelles, d’environ 40% de la consommation d’énergie française. Tous les scénarios préconisent une baisse non négligeable de la consommation d'énergie malgré une hausse de la population. Ils reposent en grande partie sur l'efficacité énergétique dont l'importance est donc cruciale.

 

2.Baisser la consommation d’énergie sera très compliqué

Les 2 leviers permettant de diminuer la consommation sont l’efficacité et la sobriété énergétique.

2.1. Les limites physiques de l’efficacité

Pour réduire le besoin d’énergie, le levier « efficacité » fait l’unanimité puisqu’il s’agir de consommer moins à service rendu égal grâce à la technologie. Il parait difficile d’évaluer précisément les gains potentiels de l’efficacité tant les technologies et applications énergivores sont nombreuses et variées. Il convient toutefois de rappeler qu’il existe des limites physiques à l’efficacité.

L'énergie sert essentiellement à mettre des masses en mouvement, produire de la chaleur ou du froid, créer de la lumière, modifier la composition chimique, et de plus en plus, à alimenter des appareils électroniques. La nourriture est également une forme d'énergie.

Les lois de la physique impliquent la conservation de l'énergie. Cela signifie que la quantité d'énergie qui sort d'un système est forcément égale à la quantité qui y rentre. On ne peut donc que transformer l'énergie et non en créer. L’énergie libre, qui apparaitrait par miracle, est un mythe. Concrètement l'énergie consommée par un système finit toujours soit directement, soit indirectement, par se transformer en chaleur qui se disperse (par exemple un moteur transforme de l'énergie en mouvement de pièces mécaniques, puis les frottements créent de la chaleur). Une quantité d'énergie correspond donc à une quantité de chaleur potentielle.

Les lois de la physique impliquent que certaines actions ne sont pas possibles sans une certaine quantité d'énergie. Voici quelques exemples :

- Pour élever une masse M (en kg) d'une hauteur h (en mètres), la quantité d'énergie E (en Joules) nécessaire se calcule par la relation E=Mgh (g étant l'accélération due à la pesanteur égale à 9.8ms-2 sur terre). Ainsi un ascenseur qui doit élever de 50m une charge de 1000kg a besoin de 490000Joules, soit 136Wh (Watts-heures) pour un système parfait sans pertes (1Wh=3600J).

- Pour mettre en mouvement une masse M (en kg) à la vitesse v (en mètres par secondes), il faut une énergie E=0.5mv². Ainsi pour amener à la vitesse de 27.77m/s (100km/h) un véhicule de 1000kg, il faut une énergie de 385600Joules, soit 107Wh ce qui correspond approximativement à 0.01 litres d’essence.

- Pour élever une masse M (en kg) de chaleur massique c (constante liée au matériau) d’une température θ (en degrés), il faut une énergie E=Mcθ. Ainsi pour faire bouillir 2 litres d’eau en partant de 20°, l’énergie nécessaire est de 669600Joules (pour l'eau c=4185J/kg/K), soit 186Wh.

En réalité les quantités d’énergie nécessaires sont nettement supérieures car il y a toujours des pertes. Ce sont ces pertes que l’efficacité énergétique tente de minimiser. Par exemple pour faire bouillir de l’eau il est simple de mettre un couvercle sur la casserole de manière à minimiser les échanges de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur. Mais il physiquement est impossible de descendre en dessous des seuils précédents.

L’efficacité énergétique peut aussi consister à essayer de réutiliser l’énergie stockée : par exemple lors de la descente de l’ascenseur il est théoriquement possible que le moteur électrique renvoie de l’électricité au réseau. Lors de la décélération les véhicules hybrides renvoient de l’énergie dans des batteries. Mais il y a forcément, là encore, des pertes impossibles à éviter.

Pour maintenir une masse à vitesse constante dans le vide il n’est pas nécessaire d’apporter de l’énergie. Mais dans le cas d’un véhicule sur terre, les frottements de l’air, des pneus et de la mécanique sont inévitables. L’efficacité énergétique peut dans ce cas consister à minimiser les frottements de l’air grâce à un aérodynamisme optimal. Mais optimal ne signifiera jamais parfait 

Pour maintenir un bâtiment parfaitement isolé à une température constante il ne faut pas d’énergie. Mais un isolant, même très performant, n’est jamais parfait si bien qu’il faut toujours une quantité d’énergie, aussi minimale soit elle, pour compenser les échanges de chaleur entre un bâtiment et l’extérieur. Il est vrai qu’il est assez aisé de gagner beaucoup d’énergie en plaçant, par exemple, de l’isolant dans les combles d’un bâtiment. Mais plus on progresse et plus il est difficile de progresser. Dans tous les cas il reste forcément des pertes qui doivent, par temps froid, être compensées par des apports solaires, la chaleur dégagée par les appareils ou les habitants, ou par un système de chauffage.

Les lampes à incandescence traditionnelles dont l’efficacité ne dépassait pas 15 Lumens par Watt (lm/W) sont maintenant interdites pour être remplacées par des lampes fluo-compactes ou à LED dont l’efficacité peut atteindre 100lm/W. La différence est notable mais le potentiel d'économies n'est pas énorme : l'économie prévue en 2016 d'environ 8Twh (Convention sur le retrait de la vente des ampoules à incandescence, 2008) représente moins de 0.5% de la consommation d'énergie française. Dans l'avenir, les technologies ne pourront pas toujours progresser car il existe une limite physique de 200lm/W au dessus de laquelle on ne peut pas produire de lumière blanche. De plus la moindre consommation de ces lampes est physiquement liée à un moindre dégagement de chaleur, une partie des économies est donc annulée par un besoin supplémentaire de chauffage.

D’importants progrès en efficacité énergétique ont été faits à la suite des chocs pétroliers de 1974 et 1979. Ainsi la consommation moyenne des véhicules a beaucoup baissé depuis 30 ans grâce à des moteurs plus performants. De même l’isolation des bâtiments, bien qu'encore insuffisante, a considérablement évolué depuis les années 70. L’efficacité énergétique n’est pas nouvelle. Par exemple en éclairage extérieur on utilise depuis longtemps, quand c’est possible, des lampes au sodium basse pression dont l’efficacité approche 200lm/W. Un autre exemple est celui d’un moteur électrique industriel de puissance 110kW : son rendement normalisé est d’au moins 93.3%, ce qui signifie que les pertes que l’on peut tenter de minimiser représentent moins de 7% de l’énergie consommée. Les gains les plus faciles ont donc déjà été faits ou sont en voie de l’être et l’amélioration aura ses limites. En témoigne la figure 2 qui représente l’évolution de la consommation moyenne de fuel des nouveaux avions de 1960 à 2008 : la consommation a beaucoup baissée dans les années 60 et 80, elle stagne depuis 2000.

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Figure 2
Figure 2 : Evolution de la consommation moyenne de fuel des nouveaux avions de 1960 à 2008 (D. Rutherford, M. Zeinali, « Efficiency trends for new commercial jet aicraft », International Council on Clean Transportation, 2009)

De plus les gains d’efficacité énergétique sont souvent atténués voire annulés par l’effet rebond. « Les gains énergétiques permis par l’évolution technologique des écrans d’ordinateur et de télévision ont été réduits à néant en raison de l’accroissement concomitant de la taille des écrans » (C. Jouanno, 2008). L’augmentation de la population et de l’activité économique ont contribué ces dernières décennies à une hausse de la consommation de carburants routiers bien que la consommation par véhicule ait considérablement baissé. De même s’il est tout à fait positif que les nouveaux logements soient « basse consommation », il ne faut pas oublier que chaque nouveau logement représente une consommation supplémentaire, au moins lors de sa construction.

Toutes ces considérations amènent à penser que, si l'efficacité énergétique est utile et indispensable, elle ne sera pas suffisante. Pour réellement baisser la consommation d'énergie, il est nécessaire de modifier l'usage que l'on fait des appareils consommateurs.

 

2.2. Sobriété énergétique, problèmes et conséquences

La sobriété énergétique qui consiste à privilégier les usages les plus utiles de l’énergie, « restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles » (Negawatt, 2011), suppose de définir quels sont les usages utiles et les nuisibles. Est-il "utile" d’aller une journée à la mer, de partir en vacances, d'assister à des spectacles culturels ou des rencontres sportives ? Il est clair que tout le monde ne sera pas du même avis.

Si les êtres humains se sont mis à domestiquer le feu, utiliser la force des animaux, construire des bateaux à voile ou des moulins à vent, ce n'était pas pour faire augmenter le PIB, faire plaisir à des actionnaires ou céder à la pression de lobbies, mais parce que cette utilisation d’énergie leur facilitait la vie. Un monde dans lequel l’énergie est rare est plus contraignant qu’un monde dans lequel l’énergie est abondante.

Pour consommer moins il faut souvent investir dans des technologies plus complexes nécessitant plus de matériaux, de mise en œuvre, et même d’énergie. L’isolation d’un logement est un bon exemple : s’il est sans doute possible d’amortir financièrement les travaux d’isolation, il n’empêche qu’ils nécessitent des matériaux supplémentaires à fabriquer et transporter ainsi que de la main d’œuvre. Il est donc plus compliqué (donc, en clair, plus cher) de se loger dans un monde où l’énergie est rare que dans un monde où l’énergie est abondante et où l'on pouvait se permettre une construction simple sans se soucier de la consommation. Bon nombre de gens ont déjà bien des difficultés pour se loger, la raréfaction de l’énergie ne va rien arranger.

Cet exemple simple est transposable à de nombreux secteurs fondamentaux dans la vie humaine : avec moins d'énergie il sera plus complexe de se nourrir (l’agriculture, la conservation et la cuisson des aliments sont très dépendantes de l’énergie), de se déplacer, ou de se soigner (un hôpital est très consommateur d’énergie).

La figure 3, que j’ai tracée à partir des statistiques de la CIA World Factbook et de la banque mondiale, montre l’espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie finale par habitant de 145 pays. On voit qu’au delà d’un certain seuil de consommation l’espérance de vie n’augmente plus et on peut parler de gaspillage. Mais on constate également qu’on ne vit pas longtemps là où on consomme peu. A l'heure actuelle le développement est lié à l’énergie.

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Figure 3
Espérance de vie en fonction de la consommation d’énergie primaire par habitant de différents pays.

Le Produit Intérieur Brut mesure la production de richesses révélatrice du niveau de vie. Même si cet indicateur est contestable, l’immense majorité des politiques recherche sa hausse. D’après les économistes G. Giraud et Z. Kahraman (2014), la contribution de l’énergie primaire à la croissance du PIB par habitant est de 60%, en témoigne la figure 4 qui montre bien la corrélation entre PIB et énergie. Jusqu’ici la croissance économique n’a jamais été conjuguée à une baisse de la consommation d’énergie, et il paraît peu probable que cela arrive au regard de la figure 5 qui montre l’évolution de l’intensité énergétique finale de la France depuis 1970, c’est à dire la consommation d’énergie divisée par le PIB. Il apparait clairement qu’elle a beaucoup diminué mais la diminution est de moins en moins rapide au fils des années. La croissance économique parait donc impossible si la consommation d'énergie décroit.

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Figure 4
Evolution du PIB mondial, de la consommation d’énergie et de pétrole (G. Giraud et Z. Kahraman)
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Figure 5
Evolution de l’intensité énergétique finale de la France de 1970 à 2011 (Direction générale de l’énergie et du climat, Rapport sur l’industrie en 2011).

Un rapport du programme des Nations Unies pour l’Environnement (M. Fischer-Kowalski , M. Swilling, 2011) indique qu’un scénario permettant seulement de stabiliser la consommation mondiale d’énergie et de diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre comporterait tant de restrictions et rebuterait tellement les décideurs politiques qu’il peut difficilement être envisagé comme un objectif stratégique.

 

Conclusion, perspectives

Aucun scénario de transition énergétique ne prétend qu’il soit possible de remplacer les énergies fossiles et nucléaires par les énergies renouvelables. Tous les scénarios font appel à une réduction importante de la consommation d’énergie.

Le levier de l’efficacité énergétique fait l’unanimité puisqu’il s’agit de consommer moins à service rendu égal. Les lois physiques incontournables et l’histoire récente des évolutions technologiques montrent que ce levier nécessaire sera insuffisant.

La sobriété énergétique est beaucoup plus complexe à développer car elle implique des changements considérables de modes de vie et d’organisation de la société. La consommation d’énergie a permis de remplacer les hommes par des machines et de tertiariser l’économie. Moins d’énergie signifie moins de transports, moins de machines et moins de chaleur, donc probablement plus de travail (peut être moins de chomeurs, mais surement des travailleurs plus pauvres), de tâches ingrates, moins de confort, de nourriture, de logements, de soins médicaux, voire de culture, d’éducation et de développement.

Certes des innovations technologiques pourraient voir le jour et modifier la donne. Mais elles ne changeront pas les limites physiques et, à l’heure actuelle, on ne perçoit pas quelle technologie miraculeuse pourrait être prête suffisamment rapidement. Il y a urgence !

Il est clair que l’augmentation de la population amplifiera les problèmes et qu’il faut cesser de penser que la démographie entraîne la croissance et l’amélioration des conditions de vie. L’augmentation de la population oblige au contraire à partager des ressources limitées en un nombre plus grand d’êtres humains (D. Meadows, D. Meadows, J. Randers, 2004).

 

Trois possibilités s’offrent aux politiques :

- manquer d’énergie. Cela nécessite une réorganisation complète de la société qui sera bien difficile à faire accepter à la population. Certains parlent d’une société plus simple, je dirais plutôt une société plus pauvre. Il paraît peu probable que des politiques puissent être élus démocratiquement en préconisant la sobriété. Le risque de famines, de révoltes et de guerres n’est pas à exclure tant les conséquences économiques et sociales peuvent être importantes.

- continuer à exploiter les énergies fossiles, le charbon et les gaz de schiste en particulier puisque les ressources existent, donc amplifier la pollution et le réchauffement climatique avec des conséquences telles que maladies respiratoires, famines, inondations, tempêtes...

- développer le nucléaire. Les inconvénients du nucléaire, en particulier les déchets et le risque de catastrophe, sont très médiatisés et font souvent plus peur que ceux du manque d’énergie ou des énergies fossiles. Pourtant, au regard des inconvénients des deux premières possibilités, le rapport bénéfice/risque lui est clairement favorable. La pollution sous formes de déchets concentrés, emballés, confinés, connus, maitrisés à longue durée de vie est largement préférable à la pollution dispersée incontrôlée et à durée infinie des énergies fossiles. Certes le risque d’une nouvelle catastrophe nucléaire ne peut pas être exclu. Tchernobyl a peut-être fait quelques milliers de morts (Organisation Mondiale de la Santé, 2006) pendant que le charbon tue des centaines de milliers de personnes chaque année. La catastrophe nucléaire de Fukushima n’a tué directement que quelques personnes, et les rejets radioactifs auront un impact plus faible sur la santé que bien des pollutions chimiques, à replacer dans le contexte d’un séisme et d’un tsunami qui ont tué des milliers de personnes et envoyé des tonnes de polluants dans la mer. Ce séisme a d’ailleurs entrainé la rupture du barrage hydraulique de Fujinuma causant plusieurs morts, et personne ne demande l’arrêt de la production d’électricité par barrage. Celui des Trois Gorges en chine a nécessité l’évacuation de plus de 10 fois plus de personnes qu’à Fukushima.

Bref, le nucléaire tuera moins que les énergies fossiles et que le manque d’énergie. La figure 6, qui résulte des travaux des chercheurs Rabl et Spadaro, spécialistes en impacts environnementaux, compare les années de vie que font perdre chaque source d’énergie par rapport à leur production : la conclusion est claire. On peut faire un parallèle avec la comparaison entre les moyens de transport : l’avion fait plus peur que les autres moyens, c’est pourtant le plus sûr.

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Figure 6
nombre d’années de vie perdues par Twh d’électricité produite (Rabl et Spadaro, 2001).

Certes les ressources en uranium ne sont pas illimitées, mais d’autres techniques telles la surgénération peuvent fournir de l’énergie pendant des milliers d’années.

Certes le nucléaire ne pourra pas être développé partout à un rythme suffisant pour fournir dans les décennies à venir toute l’énergie manquante. Les problèmes seront immenses avec ou sans nucléaire et il faut s'y préparer. Mais le nucléaire permettra de limiter les dégâts. Le nucléaire n’est pas une solution miracle aux immenses problèmes évoqués, c’est une possibilité qui présente moins d’inconvénients que les autres, qui permettra de moins manquer d’énergie et de moins recourir aux énergies fossiles

 

Bibliographie

Heinberg R., 2005, « Pétrole la fête est finie, avenir des sociétés industrielles après le pic pétrolier », collection Résistances.

Jancovici J.M., Grandjean A., 2006, « Le plein s'il vous plait », éditions du Seuil.

Commissariat Général au Développement Durable, Ministère de l’Ecologie du Développement Durable et de l’Energie, 2013, « Chiffres Clés de l’Energie ».

Association Negawatt, 2011, « Scenario Negawatt 2011 ».

Greenpeace, 2013, « Scénario de transition énergétique ».

Rifkin J., 2012, « La troisième Révolution Industrielle », Editions Broché.

Conseil Régional Nord-Pas de Calais, 2013, « Master plan de Troisième Révolution Industrielle de la région Nord-Pas de Calais ».

ADEME, 2013, « Contribution de l'ADEME à l'élaboration de visions énergétiques 2030-2050 - Synthèse avec évaluation macro-économique ».

ANCRE, 2013, « Scénarios de l'ANCRE pour la transition énergétique ».

Acket C., Bacher P., 2014, « Diviser par quatre les rejets de CO2 dus à l'énergie : le scénario Negatep ».

Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, 2008, « Convention sur le retrait de la vente des ampoules à incandescence et la promotion des lampes basse consommation ».

Jouanno C., 2008, « L'efficacité énergétique dans l'Union Européenne : panorama des politiques et des bonnes pratiques ». Service Observation, Economie et Evaluation de l'ADEME, pp. 1-52.

Giraud G, Kahraman Z., 2014, « How Dependent is Output Growth from Primary Energy ? », Séminaire de l'école d'économie de Paris organisé avec le concours du Commissariat Général au Développement Durable.

Rutherford D., Zeinali M., 2009, « Efficiency trends for new commercial jet aicraft », International Council on Clean Transportation.

Fischer-Kowalski M., Swilling M., 2011, « Decoupling natural resource use and environmental impacts from economic growth », United Nations Environment Program.

Meadows D., Meadows D., Randers J., 2004, « The limits to Growth, the 30 year update », Editions Broché.

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE, 2006, « Effets sanitaires de l’accident de Tchernobyl », http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs303/fr/.

Rabl A & JV Spadaro, 2001, « Les coûts externes de l’électricité », Revue de l’Energie, No.525, mars-avril 2001, p.151-163.


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70 réactions à cet article    


  • robert 16 mars 2015 10:34

    Résumé de l’article : sauvons areva, trop tard.


    • robert 16 mars 2015 12:58

      @robert
      maitre de conférence en « génie » électrique c’est un nom marketté de lobbyiste ?


    • Layly Victor Layly Victor 16 mars 2015 20:55

      @robert

      Félicitations Monsieur Robert. C’est du très très haut niveau comme argumentation. Vous n’avez réfuté aucun des points de cet article (trop paresseux peut-être ?).
      AREVA a été en partie plombé par l’acharnement des talibans de l’ASN à bloquer le projet EPR (tous ne sont pas comme ça à l’ASN, loin s’en faut, mais dans ce régime de terreur de la pensée, ce sont les plus grandes gueules, les plus médiatisés, et les plus bornés qui l’emportent pour l’instant).
      AREVA n’a pas besoin d’être sauvé. C’est un des rares motifs de fierté de la France et, dès que les deux EPR Chinois vont être couplés au réseau, ses actions vont remonter en flèche. Ce qui explique la haine que les talibans vouent à cette entreprise.

      La nullité abyssale de votre intervention (vous n’avez même pas lu l’article) justifie pleinement qu’elle soit « la plus appréciée »


    • raymond 2 16 mars 2015 10:43

      Encore une promo du lobby nucléaire. Rappel le nucléaire c’est environ 10% de l’électricité avec plus de 400 réacteurs et environ 3 % de l’énergie finale. Question combien de réacteurs faudra-t-il construire pour que le nucléaire ais une part significative dans le mix ? Combien d’accidents potentiel ?
      Bizarrement dans cet article on ne parle pas du solaire thermique et photovoltaïque qui son maintenant concurentiel et pose moins de problème d’acceptation que l’éolien.
      http://lenergeek.com/2014/04/04/texas-prix-de-vente-record-de-5-cents-pour-le-kwh-solaire/
      Moins cher que l’EPR qui sera à plus de 100 euros mwh :
      http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2012/12/10/nkm-optimiste-sur-le-cout-de-lelectricite-produite-par-lepr/


      • Bertrand Cassoret 16 mars 2015 11:46

        @raymond 2
        Rappel :
        le photovoltaïque c’est environ 0.5% de l’électricité mondiale. Combien de m² faudra-t-il installer pour que le photovoltaique ait une part significative dans le mix ? Combien de polluants dus à la fabrication ? Combien de systèmes de stockage immense et dangereux pour les énergies intermittentes ?
        Cet article parle bien du solaire thermique et photovoltaïque, largement pris en compte par les scénarios de transition examinés, y compris bien sur par les scénarios anti-nucléaire. 

        Mais la question de savoir combien telle énergie représente aujourd’hui est moins importante que celle de savoir combien elle pourra représenter demain. Le solaire et le nucléaire peuvent représenter tous les 2 une part importante, il ne s’agit pas de mettre en concurrence énergies renouvelables et nucléaire mais de les faire fonctionner de manière complémentaires.


      • raymond 2 16 mars 2015 12:02

        @Bertrand Cassoret
        Rappeler que le photovoltaïque c’est 0,5% de l’énergie mondiale bonne technique de désinformation bravo ! Mais le nucléaire c’est 3% !
        Quant au m2 nécessaire il suffit de regarder nos toits et nos parkings. Je suis largement autonome pour ma consommation avec 3kwc solaire qui coûte environ 6000 euros en Allemagne et 12000 euros en France vive l’intégration toiture voulu par Sarko.


      • Bertrand Cassoret 16 mars 2015 12:33

        @raymond 2
        non non, le photovoltaïque c’est environ 0,5% de l’électricité mondiale, pas de l’énergie. Mais peu importe je ne met pas ces 2 sources d’énergie en concurrence .
        Avez vous bien lu lu l’article ? Personne ne prétend (à part vous ? ) qu’il soit possible techniquement de remplacer les fossiles et le nucléaire par des renouvelables. En France le potentiel du photovoltaïque est estimé à 70TWh environ (en étant optimiste), celui de l’éolien à 160TWh... Quand on additionne tous les potentiels on n’arrive à 40% de l’énergie consommée (environ 2000Twh en France dont 500 d’électricité ) qui peut être produite par les renouvelables. Il ne s’agit pas d’un problème d’argent mais de physique.

        Non vous n’êtes pas autonome avec vos 3kWc photovoltaïque :
        - sur une année, votre installation doit vous fournir grosso-modo 3000kWh, c’est peu mais il est effectivement possible que cela corresponde à votre consommation
        - à midi l’été vous devez effectivement produire 3kW. Pas sur que vous puissiez faire fonctionner le lave linge en même temps que la cafetière.
        - en l’absence de système de stockage, comment vous éclairez vous le soir quand vos panneaux ne produisent plus rien, ? le problème du stockage est fondamental.


      • raymond 2 16 mars 2015 13:04

        @Bertrand Cassoret
        avec 3kc je produit 4300kwh et je produit également du solaire thermique auto construit pour mon eau chaude a un prix dérisoire.
        Les systèmes de stockage font des progrès tous les jours un exemple parmi d’autres :
        Le géant français GDF-Suez teste actuellement dans son laboratoire «  Laborelec » en Belgique les batteries de la start-up Eos Energy Storage qui va commercialiser dès 2016 une batterie zinc-hybride à seulement 160 $ le kWh de stockage et dont la durée de vie est estimée à plus de 15 ans (objectif de 30 ans). Un niveau compétitif avec le stockage hydraulique (STEP). Eos vise en premier lieu le segment utilities.
        http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/technologies-de-l-energie-thematique_89428/batteries-la-deutsche-bank-prevoit-une-baisse-massive-des-couts-durant-les-5-annees-a-venir-article_292871/


      • Bertrand Cassoret 16 mars 2015 13:54

        @raymond 2

        Le stockage ne pose pas que des problèmes d’argent. Il nécessite des volumes immenses. Si on produisait toute l’électricité française sous forme intermittente, il faudrait sous forme de STEP des centaines de lacs/barrages artificiels. Quand on voit que les problèmes posés par le seul barrage de Sievens (même s’il n’a rien à voir avec l’électricité).
        Et les STEP correspondent actuellement au moyen de stockage le plus envisageable.

        Et je rappelle que, même en ignorant ces problèmes, les énergies renouvelables ne peuvent pas suffire à notre consommation actuelle (et le nucléaire non plus).


      • Layly Victor Layly Victor 16 mars 2015 22:02

        @raymond 2

        Le solaire thermique, c’est une catastrophe totale au plan mondial, techniquement et financièrement.
        L’intérêt du solaire thermique, c’est pour les aciers spéciaux, certainement pas pour la production de masse. Le photovoltaïque, c’est bien pour votre grille-pain et votre douche.
        Sur le nucléaire, vous êtes de très mauvaise foi car, si sa part est faible dans le monde (c’est justement un des points de cet article en relation avec les questions que devrait se poser le mage Hulot), elle est très forte en France, heureusement.

        Le photovoltaïque serait concurrentiel : vous prenez vos rêves pour des réalités. A raison de 100 Watts par mètre carré, il faut en gros 2 hectares de panneaux pour faire un mégawatt, donc 3000 hectares pour l’équivalent d’un seul EPR !


      • Croa Croa 17 mars 2015 07:46

        À raymond 2,

        « Bizarrement dans cet article on ne parle pas du... »
        *
        Ni des prometteuses technologies du futur en développement (houle, etc... )


      • pyjahman pyjahman 16 mars 2015 11:02

        Dans la théorie l’auteur a raison,

        dans la pratique les faits et Areva donnent raison aux commentateurs...


        • raymond 2 16 mars 2015 11:08

          Article intéressant sur le solaire :

          http://www.transition-energetique.org/2015/03/en-2025-le-solaire-pv-pourrait-ne-couter-que-4-1-centimes-kwh-en-france.html
          La majorité des rapports gouvernementaux et des différentes organismes internationaux « sous-estiment fondamentalement le rôle du solaire dans les systèmes énergétiques futurs » insistent les auteurs de l’étude. «  Basées sur des données périmées des estimations de coûts, la plupart des scénarios modélisant les systèmes électriques futurs aux échelles domestiques, régionales et globales ne prévoient qu’une petite fraction de solaire. Les résultats de notre analyse indiquent qu’une révision fondamentale des systèmes électriques futures dans une perspective de coûts optimisés est nécessaire. »


          • PELLEN PELLEN 16 mars 2015 11:51
            Vous n’imaginez peut-être pas à quel point la transition que l’on est en train de nous servir est impossible :

            - l’optimisation de l’efficacité énergétique n’a toujours été que l’un des leviers de commandes d’un système économique bien géré, dans une optique d’amélioration constante des résultats, et rien d’autre. Dans un tel système, on ne conserve pas des rendements énergétiques pénalisant pour la balance financière, pour le seul plaisir de faire travailler les énergéticiens ou dans le seul but d’emmerder l’adversaire politique. On ne devrait donc avoir aucun besoin de cette ronflante stimulation politicienne pour faire du bien à sa structure industrielle, domestique ou publique.

            - L’économie forcée d’énergie n’est qu’un mécanisme à un coup et un coup déjà très cher pour l’économie nationale. C’est ni plus ni moins que procéder, à un moment donné, à une translation linéaire de la courbe ( parallèlement à elle même) de progression naturelle de la consommation d’énergie ; une opération que l’on ne peut pas répéter à l’infini. Ce coup unique très douloureux on peut peut-être (j’en doute beaucoup) le réussir une fois à marche forcée, mais vouloir le répéter de loin en loin et faire de cette répétition un extravagant moyen de pilotage socio environnemento économique est un véritable suicide collectif.

            - Quant à l’argument climatique, il est pour moi carrément sans objet. Outre que je ne partage pas du tout la doxa globale sur le sujet, prétendre influencer le climat à l’aide d’instruments mettant en jeu des puissances de l’ordre de quelques centaines de GW c’est se foutre du monde. Car on parle bien ici des puissance marginales sur lesquelles il est possible de jouer, sans mettre en péril les équilibres économiques.

            En résumé, on redécouvre l’eau chaude : à savoir que, comme c’est le cas depuis la nuit des temps, l’Homme est condamné à une fuite en avant, dans le domaine de l’énergie comme dans tout les autres, et que la progression sans encombre de sa civilisation dans son univers, ne tient, comme par le passé, qu’à son génie à progresser dans l’inconnu. Pour moi, en matière énergétique, le dernier produit de ce progrès, directement exploitable par la collectivité, sur tous les plans, c’est le surgénérateur. Tout politique électro énergétique ne reposant pas sur ce pilier ne relève que de la fumeuse littérature politicienne et est d’avance vouée à l’échec. 

            Cordialement,


            • christophe nicolas christophe nicolas 16 mars 2015 12:34

              Il faut s’informer à l’ICCF19. Remarquez, ce n’est pas de votre faute, vous répétez ce qu’on vous a appris mais ce sera de votre faute si vous ne vous informez pas.


              Si vous avez des collègues en physique des matériaux, génie mécanique et chimie, je vous dis comment faire un réacteur fusion froide du type de celui d’Andréa Rossi et vous verrez que votre transition énergétique est très aisée.

              C’est du nucléaire sans danger ce n’est pas si compliqué mais ça demande une approche théorique qui n’est pas acceptée par les grands pontes de la science.

              Je vous donne la recette en direct pour que tous les expérimentateurs puissent en faire un parce que certains m’empêchent de travailler mais ils ne pourront pas surveiller toute la France.


              • raymond 2 16 mars 2015 12:52

                @christophe nicolas
                Bien sur mais alors si on leur parle de ça il vont encore se foutre de notre gueule... et pourtant elle tourne.


              • christophe nicolas christophe nicolas 16 mars 2015 14:07

                @raymond 2

                Non, ils se protègent, c’est une réaction de peur depuis le dernier rapport (7ème démonstration réussie) de l’institut royal de Suède apparemment confirmé depuis par les Russes (traduction), et puis j’ai mauvaise réputation depuis l’affaire des neutrinos supraluminiques... certains ont chuté comme Icare.

                Il y a désormais des tonnes de preuves empiriques alors qui doit se fiche de qui ? La fusion froide tue la nucléosynthèse de l’univers, tel est le problème. Ceci dit, je les avais prévenu mi 2012 que le big-bang était très mal mais plein de gens le pensent, cf article de Jean Claude Pecker.
                L’explication théorique reste controversée, c’est l’ordre des choses...


              • Layly Victor Layly Victor 16 mars 2015 22:11

                @christophe nicolas

                Rossi est un escroc mondialement repéré.
                La fusion froide, tout le monde aimerait bien : mélanger un peu de poudre de perlimpinpin et en faire sortir de l’énergie gratos, seuls les super pouvoirs de Rossi peuvent réaliser ce miracle.


              • christophe nicolas christophe nicolas 17 mars 2015 06:04

                @Layly Victor
                Rossi a une thèse de doctorat, s’est fait piégé d’une manière ignoble et a été blanchi. Tu fais de la diffamation. Ses travaux ont été réalisé en collaboration avec des professeurs au dessus de tout soupçon et de très bonne réputation dont le Pr Sergio Focardi.


              • raymond 2 17 mars 2015 09:50

                @Layly Victor
                Si vous aviez suivi en détail les derniers développement vous ne feriez pas de telles affirmations. Notamment allez voir le test indépendant de longue durée réalisé a Lugano.
                De plus avec ou sans Rossi la fusion froide est une réalité il y a d’autres personnes qui ont réussi à faire cette expérience. Faite une recherche sérieuse sur Google.


              • wawa wawa 16 mars 2015 13:42

                merci pour cet article fort didactique.


                les progrès en efficacité ne sont pas constant : le plus facile est realisé en premier ensuite on ne fait que « grappiller des pouillèmes », et ensuite on bute sur les limites physique que vous avez fort justement rappeller : c’est le fameuse loi sur les rendements decroissants


                Parmi les choix qui « s’offrent » a nous, la plus probable amha c’est « le manque d’energie »  avec une recession (=decroissaance) subie commencé en 2008 qui se prolongera car

                *m^me le nuke suregenerateur aura du mal a etre déployé suffisament vite.
                * le transport et l’agriculture necessitent de la puissance mécanique concentré, cad pétrolière.

                tout ce que je souhaite, c’est qu’il n’y ai pas de « rupture ».

                Le charbon et le CO² associé n’est pas forcément une catastrophe : çà fait pousser les plantes plus vite et il va falloir produire de la nouriture.

                • christophe nicolas christophe nicolas 16 mars 2015 16:50

                  Voici la recette d’un E-cat, machine à fusion froide qui demande tout de même quelques moyens de laboratoire mais à la portée de toute école d’ingénieur. La commercialisation est bien sure sujette à caution puisque l’inventeur a déposé des brevets et que j’ai protégé les explications mais il n’y a pas de souci pour faire des prototypes à but scientifique..                  


                  Le principe consiste a insérer des atomes d’Hydrogène dans un puissant champ magnétique créé par des électrons.                      

                  Pour ce faire cela, il faut insérer des atomes d’hydrogène H+ dans un matériau ferromagnétique exposé au champ magnétique d’un solénoïde protégé par une céramique. Andréa Rossi utilise une résistance en Inconel, c’est à dire à base de Nickel pour que son rayonnement soit absorbé par la poudre de Nickel, son combustible                   

                  Son combustible est en poudre car sous forme de solide, les zones de Weiss (domaines ferromagnétiques) sont contraints aux joints de grain (parois de Bloch), ces derniers ne pouvant pivoter. Si on prend de la poudre de Nickel nanométrique ou un peu plus grosse, les grains pourront pivoter et le ferromagnétisme sera d’autant renforcé, de plus, la température de transition qui détruit le ferromagnétisme sera augmentée. Notons que le nickel doit subir une désorption qui se fait « sous semi vide en atmosphère dihydrogène » à chaud pour éliminer l’azote et l’oxygène qui sont des polluants chimiques et magnétiques et le charger le combustible en hydrogène (H+), la molécule H² se dissociant sur un catalyseur, du platine ou du palladium en nanoparticules dans le nickel. Ceci est décrit dans la littérature du Pr Focardi.                

                  Il faut une forte puissance électrique au départ pendant un certain temps pour amorcer la réaction. le processus se faisant en atmosphère de dihydrogène sous pression à 20 bars. Le signal électrique doit être adapté au potentiel de dissociation du dihydrogène, il doit donc être dissymétrique mais il faut demander à un chimiste et cela demande des essais.            

                  Voilà, les conditions sont réunies, les moments magnétiques s’alignent et si le phénomène est suffisamment puissant, il se passe ce qu’on appelle une réfrigération magnétique qui expulse, l’énergie cinétique sous forme de rayonnement. Ce phénomène est important car c’est ce qui a bloqué presque tous les gens de la fusion froide, comment évacuer la chaleur qui va casser le dispositif ? La matière est alors dans un état ordonné.                         

                  Comment marche le réacteur ?                    

                  Il y a plusieurs possibilités, la première est d’obtenir des fusions lorsque deux particules se rencontrent avec les moments magnétiques alignés en postulant qu’il n’y a pas d’interaction dans cette direction mais il faut que ce soit extrêmement bien alignés dans un milieux parfaitement ordonné ; la deuxième est de dire que les ions H+, soumis a un champ créé par des électrons, subissent une décélération de rotation qui les transforme en neutron quasi immobiles lesquels seront captés en fusion isotopique. L’analyse de plusieurs travaux montre que ces deux mécanismes existent. En fait, le champ déstabilise les atomes ce qui les fait évoluer faire un état plus stable libérant de l’énergie quelque soit le type de réaction. Si la température monte excessivement, l’alignement magnétique cède et la réaction cesse, c’est donc sécuritaire.
                        
                  A noter que dans l’hot cat, il n’y a pas de dihydrognène sous pression, le catalyseur est du Tétrahydruroaluminate de lithium (Li-Al-H4). 

                  Voilà, il n’y a rien de magique mais que des choses logiques sauf que certaines idées dérangent les lobbys industriels et scientifiques alors qu’un bon gros surgénérateur à 10 milliards avec des réactivités non contrôlées, c’est tellement plus fun...

                  • Bertrand Cassoret 16 mars 2015 18:53

                    @christophe nicolas

                    « faut insérer des atomes d’hydrogène H+ »  : il faut de l’énergie pour produire de l’hydrogène.... embêtant pour un système qui est censé produire de l’énergie. 


                  • christophe nicolas christophe nicolas 16 mars 2015 20:18

                    @Bertrand Cassoret


                    Je ne veux pas vous embêter mais tout phénomène a besoin d’une énergie d’activation sinon il se produirait naturellement sans l’action de l’homme. 

                    Même une centrale nucléaire classique se démarre avec une source de neutron, non ?

                    Une voiture à un démarreur et une batterie...

                  • christophe nicolas christophe nicolas 16 mars 2015 20:22

                    @jarnicoton

                    Désolé de te faire débander... Tiens je t’ai trouvé un stage

                  • christophe nicolas christophe nicolas 17 mars 2015 06:12

                    @jarnicoton
                    Tu te fais moinsser à juste titre par tout scientifique qui juge par lui même. Toute réaction nécessite une énergie d’activation comme l’étincelle de la bougie pour l’essence ou la compression pour le diesel sinon elle se produirait spontanément. 


                    Tu es trop superficiel.

                  • raymond 2 17 mars 2015 09:57

                    @jarnicoton
                    Étonnant vous commencez à comprendre.


                  • soi même 16 mars 2015 17:49

                    Bref, le nucléaire tuera moins que les énergies fossiles, c’est vous qui le dites, je ne suis pas obligé de vous croire,car quand nos 58 réacteurs répartis sur 19 centrales standardiséesl seront à l’arrêt, c’est inévitable, elle seront bien un jour à l’arrêt , quel sera alors votre discourt ? Bref, le nucléaire tuera moins que les énergies fossiles............ !!!!!!!!


                    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 16 mars 2015 17:51

                      C’est avec des dissertations comme celle-là que les gens participent et animent les conférences-couscous autour du « chamboulement climatique » !

                      Il n y aura pas de transition énergétique et la Nature fera son œuvre. La première erreur a été celle du nucléaire, la seconde est celle du photovoltaïque !

                      Le danger permanent de l’industrie nucléaire
                      tant civile que militaire n’est plus à rappeler ; mais il faut dire que la manière la plus dégueulasse de sucer l’énergie solaire pour la transformer en énergie électrique est une erreur monumentale !

                      L’écologie
                      est tout le contraire de ces deux formes d’énergie, la réaction de la Nature est imprévisible.

                      http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-science-et-la-pratique-164339


                      • Layly Victor Layly Victor 16 mars 2015 22:27

                        @Mohammed MADJOUR

                        Je me permets de croire que vous n’avez pas bien lu l’article et que vous n’avez pas compris sa démarche. Les choix exposés sont pourtant clairs.
                        S’il n’y a pas une baisse immédiate et conséquente de la démographie, et une réorganisation sage de la société autour de valeurs essentielles et humanistes, il restera le choix d’un mix énergétique dans lequel le nucléaire aura inévitablement une place importante et le choix d’une terrible régression de la société et de la civilisation au profit des élites dirigeantes, un fascisme vert que les talibans verts sont en train de préparer. Renoncer au nucléaire maintenant, c’est basculer soit vers la société du charbon soit vers la société de privation du fascisme vert.


                      • Doume65 16 mars 2015 18:34

                        Mon dieu que de contre-vérités dans cet article !

                        « Le développement économique et sociétal, lié à la consommation d’énergie, a fait progresser l’espérance de vie en France de 35 ans au début du 19ème siècle à plus de 80 ans aujourd’hui »

                        L’espérance de vie est principalement due aux progrès de la médecine, qui peut très bien se passer de grosse consommation d’énergie, comme on le voit à Cuba. (Un américain consomme deux fois plus qu’un français et a une espérance de vie moindre)

                        « Quand on sait que le potentiel éolien français est estimé à 160TWh par l’ADEME »

                        Tu te trompes juste d’un facteur 100 ! »

                        « La sobriété consiste selon Negawatt à privilégier les usages les plus utiles, « restreindre les plus extravagants et supprimer les plus nuisibles » ; de beaux débats en perspective pour juger ce qui est utile ou nuisible...  »

                        Selon Negawatt peut-être, mais c’est un avis très restrictif ! Il y a d’autres pensées.

                        « La consommation énergétique de l’industrie diminuerait grâce à un gain en efficacité de 35% sur les moteurs électriques »
                        Euh, un moteur a un rendement de près de 90%. Comment veux-tu un gain de 35% ? un rendement de 125%, ça n’existe pas.

                        «  Au regard des différents scénarios, il semble que le potentiel de production des énergies renouvelables soit, avec les technologies actuelles, d’environ 40% de la consommation d’énergie française. »

                        C’est sûr, tel que tu présente les choses ! Et en oubliant le solaire, l’énergie de la mer, la cogénération, etc.

                        « En réalité les quantités d’énergie nécessaires sont nettement supérieures car il y a toujours des pertes. Ce sont ces pertes que l’efficacité énergétique tente de minimiser. »

                        Non,ce dont tu parles c’est le rendement.

                        « Dans tous les cas il reste forcément des pertes qui doivent, par temps froid, être compensées par des apports solaires, la chaleur dégagée par les appareils ou les habitants, ou par un système de chauffage. »

                        Les bâtiments à énergie positive, c’est du pipeau, alors ?


                        • Doume65 16 mars 2015 18:38

                          @Doume65
                          A flûte, chuis allé trop vite !

                          ERRATUM : Le potentiel éolien En France est bien celui indiqué par l’auteur. Le chiffre que j’annonçais est le potentiel mondial.

                          Ben oui, j’ai dit une grosse connerie !


                        • Bertrand Cassoret 16 mars 2015 18:50

                          @Doume65
                          Que de raccourcis dans cette réponse.
                          - espérance de vie : la médecine a indéniablement participé à son augmentation, mais de là à dire qu’il n’y a que ça qui a joué...
                          - potentiel éolien : non je ne me trompe pas !
                          - « La consommation énergétique de l’industrie diminuerait grâce à un gain en efficacité de 35% sur les moteurs électriques »  : c’est écrit dans negawatt (dont je critique justement l’optimisme) , faut leur demander . A mon avis il s’agit de l’installation de variateurs de vitesse pour ne pas tourner plus que nécessaire.
                          - les énergies de la mer, solaire, cogénération.. sont bien prises en compte dans les scénarios que j’ai comparés.
                          - le rendement et les pertes sont liés !
                          - les bâtiments à énergie positive utilisent l’apport solaire, rien de contradictoire avec ma phrase. Encore faut-il qu’ils soient suffisants ; ce qui peut être le cas en moyenne sur l’année mais plus difficilement pendant l’hiver


                        • Layly Victor Layly Victor 16 mars 2015 22:55

                          @Doume65

                          Avant d’être méprisant avec vos interlocuteurs, il faudrait vous remettre à niveau du CM1. Les bâtiments à énergie positive, vous imaginez ça comment ? Ce n’est pas parce que la folle du Poitou ou la Rivasi en ont parlé que ça représente autre chose que de la fantasmagorie. C’est peut-être à énergie positive pendant un laps de temps, parce que ça reçoit de l’énergie solaire, mais sur la durée du jour et de l’année ?
                          Je vois que vous avez appris aussi d’autres belles paroles : l’énergie de la mer, la cogénération.

                          La cogénération, parlons en. Je pense que vous savez ce que ça veut dire, puisque vous en parlez.
                          La cogénération, c’est mettre à profit la production d’électricité pour récupérer de la chaleur, par exemple pour chauffer des ensembles urbains, à partir de la source froide (condenseur).
                          Les écologistes n’en ont jamais voulu, sauf pour les centrales au gaz, au fioul ou au charbon, bien sûr. Ils préfèrent que l’on balance la chaleur extraite des centrales nucléaires dans l’environnement, c’est plus écolo.


                        • Doume65 17 mars 2015 19:40

                          @Layly Victor
                          « Avant d’être méprisant avec vos interlocuteurs »
                          Je reconnais m’être emporté, en en plus lamentablement planté, mais j’ai jugé l’article, pas l’auteur. Je n’ai employé aucun qualificatif à son sujet.

                          «  La cogénération, parlons en. [...] Les écologistes n’en ont jamais voulu... »
                          Qu’est-ce que j’y peux ?
                          Est-ce parce que certains écolos ont des lubies que le système est mauvais ?


                        • Croa Croa 17 mars 2015 22:58

                          À Bertrand Cassoret,
                          *
                          Le mode de vie (confort, hygiène, sécurité du travail, etc... ) participe autant que les progrès de la médecine à l’espérance de vie. D’ailleurs certains prospectivistes pensent qu’elle pourrait diminuer bientôt alors que la médecine continuera toujours à progresser.
                          *
                          Il est probable que ce n’est pas ça qu’à écrit Négawat en effet mais plutôt «  grâce à un gain en efficacité de 35% dans l’usage des moteurs électriques ». En effet ceux-ci sont souvent mal utilisés notamment à faire des efforts inutiles dans de nombreux mécanismes.


                        • Croa Croa 17 mars 2015 23:11

                          À Layly Victor,

                          Affirmer que les écologistes ne veulent pas de la cogénération est totalement faux. Par ailleurs la cogénération c’est plutôt de faire de l’électricité en plus alors qu’on a besoin seulement de chaleur que le contraire. C’est souvent le cas des papeteries : il suffit d’ajouter un étage de surchauffe à la chaudière ce qui ne coûte aucune énergie (on améliore le rendement). La vapeur surchauffée à haute pression détendue ensuite dans un turbo-alternateur reste utilisable dans la machine à faire le papier.


                        • adeline 19 mars 2015 19:52

                          @Layly Victor
                          « Avant d’être méprisant avec vos interlocuteurs, » ya pas plus méprisant que toi camarade....


                        • christophe nicolas christophe nicolas 16 mars 2015 19:19
                          à l’auteur

                          « Les lois de la physique impliquent la conservation de l’énergie. Cela signifie que la quantité d’énergie qui sort d’un système est forcément égale à la quantité qui y rentre. On ne peut donc que transformer l’énergie et non en créer. L’énergie libre, qui apparaîtrait par miracle, est un mythe. »

                          Vous avez à la fois tort et raison, l’énergie est toujours conservée mais on peut améliorer l’efficacité des phénomènes physiques et libérer plus d’énergie que nos expériences de référence .N’oubliez pas que votre conservation de l’énergie est étalonnée sur des expériences de référence dans un contexte donné qui a servi à définir les lois mais qui peut très bien être amélioré si les lois sont incomplètes. Le progrès n’est pas interdit si des observations contredisent ces lois. 

                          U=RI, on prend du cuivre et on a R=17 nano ohm.m, Si on fait baisser la résistivité, on gagne de l’énergie. Mettons que je divise R par 10, j’alimente un solénoide, je récupère de l’énergie dans un circuit normal donc si je sais faire baisser ma résistance électrique, je crée autant d’énergie que je veux, non ? Par rapport à mes références, on est d’accord.

                          Beaucoup l’ont fait, c’est faisable, ce n’était pas expliqué, c’est tout de même un peu complexe en électricité parce que ça demande l’introduction de nouvelles lois car si les lois actuelles sont complètes et justes, ce ne serait pas possible.

                          Le mieux est de le voir sur un système mécanique, c’est plus parlant par exemple sur cette centrale de Roch innovation « surunitaire » mais attention, vous ne créez pas d’énergie, la température de l’eau baisse donc vous retirez du travail de la température, Vous violez le principe de Carnot, rien a voir avec la pompe à chaleur de la maison qui est globalement exothermique comme un frigo.

                          C’est cela l’énergie libre au sens thermodynamique. Du coup, le mouvement perpétuel pour un système isolé macroscopique est possible.

                          Le mieux est d’en faire construire par les étudiants en projet. Je vous rassure cela s’explique, il n’y a pas de mystères mais il faut y croire avant, rien ne se fait sans la foi, le mal des académiciens car le principe de Carnot à tout de même 2 siècles.

                          Le problème, c’est que je les ai vexé, ils me font la gueule. Je leur ai démontré que les voyages spatiaux étaient possibles et facile. En un mois, ils ont saboté les preuves, 30 ans de débat sur la sonde Pioneer, plus de 4 séries d’expériences sur les neutrinos supraluminiques, j’étais pas content, ils m’avaient piqué mes idées et je l’ai fait savoir à la maison blanche et à plein de gens importants.

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