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Accueil du site > Actualités > Environnement > L’imposture nucléaire

L’imposture nucléaire

Comme chacun sait, grace au nucléaire, nous allons éviter le réchauffement de la planète, en limitant l’effet de serre, puisque le nucléaire ne produit pas de gaz à effet de serre.

Hélas, il faut mettre quelques bémols à ce tableau angélique.

Car le nucléaire offre l’inconvénient majeur de produire un déchet extrêmement dangereux et quasi indestructible : le plutonium, entre autres. Pour information, la France produit chaque année 16 tonnes de plutonium.

 

Le plutonium était présent à l’origine sur notre planète, et la Terre a mis des millions d’années à s’en débarrasser. Avec l’énergie nucléaire, nous venons de reconstituer ce stock en quelques années.. C’est un peu comme si en voulant guérir d’une grippe, nous héritions d’un cancer !

 

Le surrégénérateur de « super » Phénix a connu les problèmes que l’on sait ! Il était censé produire de l’énergie en se servant de ce plutonium comme combustible, mais ça n’a pas marché...

 

Pour la petite histoire, un agriculteur, Maurice François, situé près de ce « super » Phénix s’était mis en tête de produire de l’énergie avec du lisier de porc. Les résultats ont dépassé toute ses espérances, puisqu’en fin de compte, il a produit plus d’énergie que la centrale nucléaire géante voisine.

 

Aujourd’hui, il n’y a pas de solution et toutes les pistes exploitées mènent à l’impasse : la vitrification est un échec, l’enfouissement ne donne aucune garantie sur la durée. Il ne reste plus que quelque illuminés à imaginer un envoi de nos cochonneries radioactives sur la Lune ou plus loin...

 

Quand au rendement énergétique du nucléaire, contrairement à beaucoup d’idées reçues, il est catastrophique. Que l’on juge plutôt :

 

Selon les lois intangibles de la thermodynamique, la conversion de chaleur en force motrice se fait avec des pertes. Celle de la chaleur tirée de la fission de l’uranium se fait dans le meilleur des cas avec une perte de 67%. Cette perte correspond en grande partie au nécessaire refroidissement du réacteur (réchauffement de l’eau detournée des fleuves, émission de vapeur d’eau). Il faut savoir que le nucléaire a le pire des rendements : 33% contre par exemple 73 % pour le gaz en cogénération.

 

Et ce n’est pas tout, car 12% de ces 33% sont perdus en autoconsommation dans la centrale et dans le transport et la distribution.

 

Il ne parvient donc au mieux au compteur du consommateur que 28,9% de l’énergie de la fission nucléaire.

 

Et pourtant le pire n’est pas là :

 

Ces centrales nucléaires sont conçues pour durer 30 ou 40 ans, et il faudra ensuite les démanteler : les experts pensent que le coût du démantelement sera aussi élevé que le coût de la construction.

 

A l’image de la centrale de Creys Malville, arrêtée en 1981 et toujours pas démantelée, suite aux difficultées rencontrées. Plus de vingt ans après, le danger demeure : le plutonium est toujours là, avec les risques que l’on sait, car la période de ce matériau est de 24 000 ans. Le sodium aussi : pour vidanger les circuits de ce matériau très instable (il s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau), une installation est en cours de finition, avec une efficacité qui reste à prouver.

 

D’apres les techniciens, tout sera terminé au mieux en 2013 en ce qui concerne le sodium.

 

Quand au plutonium, le chantier va se poursuivre jusqu’en 2025. Quatre cents personnes continuent aujourd’hui à travailler sur le site. Et en 2025, il restera encore une immense piscine contenant quatorze tonnes de plutonium.

 

Comme on le voit, le nucléaire n’est pas la panacée, et l’on commence à comprendre un peu mieux l’hésitation de certains leaders politiques à se lancer dans l’EPR.

 


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215 réactions à cet article    


  • aurelien 24 avril 2007 11:48

    Merci pour cet article


    • aurelien 24 avril 2007 13:55

      Assez amusant, je remercie pour l’article et le commentaire est noté négativement... smiley


    • Bovinlibre 24 avril 2007 14:04

      Oui. Car la question est : Est-ce que le commentaire est constructif ?

      Dire merci n’apporte rien au débat smiley


    • aurelien 24 avril 2007 15:39

      Ce n’est pas amusant, c’est attristant en fait. Comme beaucoup de commentaires sur Agora Vox, que de propagande politique partisanes... !

      On est bien loin de débats citoyens...

      C’est à croire que peu de rédacteurs sont capables de discuter sereinement sans exprimer quoi que ce soit d’autres que leurs idéologies maladives, poltiques ou autres... Le vote des commentaires invite à l’impulsivité. Peu de rédacteurs contribuent aux discussions et encore moins au dialogue, beaucoup se contentent d’appuyer sur « oui » ou sur « non », assouvissant leurs pulsions idéologiques sur les forums...

      Concernant l’imposture du nucléaire, le jour où il y aura autant de panneaux solaires sur les toits des habitations que d’antennes tv ou de paraboles. Le territoire aura fait un grand pas en avant dans sa politique énergétique.


    • Cassandre 24 avril 2007 16:09

      Votre dernier § dément les précédents puisque c’est une affirmation gratuite : quelle est la surface de toits équipables, pour quelle puissance en crête et quelle production ? Qu’est-ce qui prend le relais en absence de soleil ? Combien de CO2 émis pour fabriquer le silicium nécessaire ? Combien est-ce que ça coûterait ? Est-ce la manière la plus efficace de réduire les GES avec une telle somme ? Combien de temps cette opération prendrait-elle ?

      Un commentaire constructif n’aurait pas éludé ces questions. Des pistes ici :

      http://www.manicore.com/documentation/solaire.html

      http://www.manicore.com/documentation/renouvelables.html

      http://www.manicore.com/documentation/centrale_serre.html


    • aurelien 24 avril 2007 18:53

      Bonjour Cassandre,

      Ne cherchez pas de prétextes techniques au non développement du solaire, il n’y a que l’absence de volonté pour ne pas développer cette énergie.

      L’énergie solaire est gratuite, et à ce titre, bien sûr, elle fait peur à EDF et autres consoeurs privées.

      S’engager dans le solaire ne se fait pas en un jour (comme sortir du nucléaire), mais cela nécessite une planification structurée et forte : non pas un développement d’appoint, ou des mesures timides, mais une réelle politique de mise en oeuvre de ces technologies dans la société, et accessibles à tous. Il y a bien suffisamment de soleil, quel que soit la région, et les technologies pour « emmagasiner » cette énergie ne manque pas. Les technologies solaires doivent être développées non pas dans un contexte d’industrialisation et de parts de marché énergétiques, mais comme une réponse à donner aux problèmes environnementaux actuels liées aux déchets nucléaires, aux pollutions énergétiques diverses et à l’effet de serre.

      Combien de gigatonnes de vapeurs d’eau sont rejetées dans l’atmosphère chaque année par le biais des centrales nucléaires ?


    • Cassandre 24 avril 2007 23:02

      L’énergie solaire est peut-être gratuite, mais la capter et la convertir en électricité ne l’est pas.

      La vapeur d’eau émise par les centrales thermiques (nucléaires ou à flamme) n’a d’importance climatique que très localement, à proximité de la centrale. La quantité d’eau dans l’atmosphère est régulée par la température : plus il fait chaud, plus il y a d’évaporation et plus l’air peut contenir de vapeur d’eau (une rétroaction qui ne va pas dans le bon sens pour l’effet de serre). D’ailleurs, toute l’eau atmosphérique est renouvelée tous les 10 jours. Le CO2 est malheureusement beaucoup plus tenace...


    • aurelien 24 avril 2007 23:59

      Hum, vous n’allez pas me dire qu’entre faire marcher des centrales nucléaires , avec toute la sécurisation humaine et technique que cela implique, et crééer des récepteurs solaires et des types de batteries performantes, c’est la première solution qui est plus économe !

      D’autre part, vous négligez le rejet de vapeur d’eau des centrales nucléaires dans l’atmosphère.

      Or, en consultant le site que vous indiquez plus haut, la vapeur d’eau semble considérée comme le premier gaz responsable de l’effet de serre, avec le CO2 !

      Regardez les premières lignes de cet article :


    • aurelien 25 avril 2007 00:05

      Il semble donc qu’il y ait une contradiction fondamentale entre d’un côté soutenir le nucléaire, et de l’autre lutter contre l’effet de serre.


    • olivier cabanel olivier cabanel 25 avril 2007 09:22

      je vous invite a relire mon article consacré aux énergies nouvelles,(en france on n’a pas de pétrole, et pas d’idées non plus) et vous verrez que nous n’avons besoin ni du pétrole, ni du nucléaire pour subvenir a nos besoins.


    • olivier cabanel olivier cabanel 25 avril 2007 09:26

      dans un programme équilibré énergétique, le solaire photovoltaique ne rentre que pour une petite part. en tout cas, lui ne pose pas de probleme de déchets ingérables comme le nucléaire, puisque tout est recyclé facilement.


    • Cassandre 25 avril 2007 12:26

      A Aurélien : est-ce que vous comprenez ce que (j’espère) vous lisez ? Vous revenez avec cette histoire de vapeur d’eau des centrales thermiques (pas seulement nucléaires, j’insiste) alors que je vous ai expliqué pourquoi c’est sans effet sur l’effet de serre global !

      Et vous ne savez pas compter non plus : le photovoltaîque est abominablement plus cher que le nucléaire. Pourquoi faudrait-il, sinon, subventionner le kWh photovoltaïque encore plus lourdement que le kWh éolien, sans compter les aides à l’investissement, pour que ceux qui en installent s’y retrouvent avant la fin de vie des panneaux ?

      Citer le site de Jancovici, qui dit exactement le contraire de ce que vous prétendez, témoigne d’une totale mauvaise foi et d’une absence complète d’honnêteté intellectuelle. Je ne vous répondrai plus, il est sans intérêt de dialoguer avec quelqu’un qui part du principe que rien ne pourra le faire changer d’avis et qui déforme ou élude les faits pour sauvegarder ses idées préconçues.

      Je suis ingénieur, pas psy.


    • Sme 25 avril 2007 14:40

      « Pourquoi faudrait-il, sinon, subventionner le kWh photovoltaïque encore plus lourdement que le kWh éolien, sans compter les aides à l’investissement, pour que ceux qui en installent s’y retrouvent avant la fin de vie des panneaux ? »

      Pourquoi faut-il systématiquement que l’on accepte de dépenser des milliards d’euros dans le nucléaire. Pourquoi ces milliards d’euros prit aux contribuables pour financer une industrie TRES DANGEUREUSE et TRES SALE.

      Comment oser ensuite venir prétendre que le solaire et l’éolien sont sursubventionnés quand on ne le subventionne même pas à hauteur de 1% de ce qui est englouti par l’industrie nucléaire ?

      Comment est il possible que l’éolien coûte plus cher que
      - La construction d’une centrale nucleaire
      - l’extraction du carburant
      - le transport du carburant
      - le stockage des déchets
      - l’acheminement de l’energie (combien d’éoliennes construites avec les centaines de km de pilônes nécessaires à l’acheminement de l’électricité produite par les centrales nucléaires ?)
      - la gestion du risque naturel (une bonne partie des centrales françaises sont contruites sur une faille naturelle)
      - la gestion du risque terroriste

      Et celà en prenant l’argument que la France a besoin de plus d’énergie alors que la France produit déjà trop d’énergie électrique et que les 3 milliards d’Euros de l’EPR apporteraient beaucoup d’énergie par économie si on les dépensent dans l’isolement des habitations.

      Pourquoi voulez vous que les français dépensent 3 milliards d’Euro dans une centrale nucléaire pour produire de l’énergie qu’ils vont être obliger d’acheter ensuite pour chauffer leurs habitations mal isolées ? Pourquoi ne dépenseraient il pas ces milliards à isoler leurs foyés afin de ne plus avoir de frais inutiles ?


    • olivier cabanel olivier cabanel 27 avril 2007 16:31

      vous n’etes pas psy, mais vous n’etes pas non plus un bon comptable ! pour comparer le prix du nucléaire, et le prix du photovoltaique, il faut tout prendre en compte. si vous en restez au prix que l’on vous facture aujourd’hui, évidemment vous avez raison. mais si vous prenez tout en compte, vous allez avoir des surprises. quand il faudra payer pour le nucléaire le prix du démantelement des centrales, celui du traitement des dechets, et les cancers qui découlents de la pollution radioactive, vous verrez mieux la différence.


    • ARMINIUS ARMINIUS 28 avril 2007 17:53

      Ce n’est qu’en conjuguant les emplois des différentes solutions basées sur les énergies renouvelables qu’on réussira à remplacer le nucléaire, dont les inconvénients dépassent largement les avantages : Le solaire, bien sûr, mais dont le bilan global écologique doit absolument être amélioré ( c’est le rôle de la recherche, très avancée aux E-U grace à l’action du gouverneur de Californie). L’Eolien, et surtout l’Eolien horizontal( plus facile à intégrer) en voie de développement au Royaume uni. Le gaz de méthane produit par la récupération des lisiers en agriculture . Le bois résiduel de l’industrie forestière et agricole (pellets, paille résiduelle etc...) et surtout une prise de conscience individuelle ( avec incitation ) en favorisant et généralisant l’emploi des appareils les moins gourmands possibles.


    • Gilles Gilles 28 avril 2007 19:35

      C’est dommage Aurelien car de la vapeur d’eau l’atmosphère en est rempli ! Putain tous ces nuages.... toutes ces mers, océans et rivières qui en produisent des giga-méga-tonnes !

      Ce ne sont pas les centrales nucléaires qui en envoyant de la vapeur d’eau contribuent à l’effet de serre...un peu de sérieux, mince !


    • Gilles Gilles 28 avril 2007 19:43

      Je me rapelle d’un article lu dans un journal américain.

      Il disait que de scientifiques travaillent en ce moment même sur le message qu’il faudra transmettre aux générations futures pour les informer des endroits d’enfouissements des déchets nucléaires pour éviter qu’en tombant dessus par mégardent ils ne contaminent l’environnement.

      Les génération futures dont il est question sont nos descendant dans plusieurs MILLIERS d’années, à une époque ou peut être le souvenir même de notre civilisation aura disparu, ainsi que l’uranium du sous-sol.

      Le projet en vogue serait de construire des pyramides indestructibles sur le site avec des messages d’avertissements écrits dans le même style que ceux sur le vaisseau Voyager à destination d’éventuels ET.

      Dingue, non ? Si ce n’est pas une preuve formelle que les autorités sont conscientes d’un danger énorme pour le futur, c’est quoi ?

      A mon avis le nucléaire mourra avec les réserves d’uranium, pas avant ! Il vaux mieux se préocuper que les centrales n’explosent pas et qu’une solution aux déchets soient trouvée, et ce à n’importe quel prix.


    • aurelien 30 avril 2007 10:17

      Monsieur,

      Merci de veiller à supporter vos propos, dignes des régimes les plus sombres de l’histoire. Parce que l’on avance un argument auquel vous n’êtes pas d’accord, vous coupez court à la discussion et vous insinuez que votre intervenant a besoin d’un psy ?

      Nous sommes dans unbe démocratie, monsieur, et ce genre de propos est indigne d’un citoyen tout ingénieur qu’il soit.Comme quoi les diplômes ne sont pas forcément signe de responsabilisation et de conscience morale.

      Le site que vous m’avez idqiué figure clairement que la vapeur d’eau est un gaz responsable de l’effet de serre. Allez-vous contredire ce fait ? Dans ce cas, je ne pourrai plus rien pour vous.

      De plus comparer la vapeur d’eau présente naturellement dans l’atmosphère (cylce de l’eau ) au rejet massif et industriel de vapeur d’eau à des températures telles que celles des cheminées de ces centrales n’est pas très sérieux. (température de 30°C selon certains sites)

      C’est également sans compter les différents traitements chimiques de cette eau des circuits de refroidissements qui est rejetée dans l’atmosphère. Existe-t-il des études faites sur la structure physico-chimique de la vapeur d’eau rejetée par les centrales nucléaires ?


    • aurelien 30 avril 2007 10:19

      « faire attention », pas « supporter »

      Lapsus : je pensais effectivement que vos propos ne sont pas supportables


    • BMD 1er mai 2007 15:28

      Quelques remarques sur votre commentaire : 1 la construction des éoliennes à quantité d’électricité produite égale coûte nettement plus cher que le nucléaire et cela se traduit par la subvention qu’il est nécessaire d’accorder à l’éolien pour la rendre compétitive.Vous pourrez en trouver la démonstration sur le site www.sauvonsleclimat.fr. Je ne doute pas, étant donné votre souci de l’objectivité, que vous irez consulter ce site.L’électricité éolienne est une électricité pour riches, et cela d’autant plus qu’une bulle spéculative est en train de se développer autour du programme actuel. Qui paiera, le contribuable. Qui touchera, pas l’Etat comme c’est le cas pour le nucléaire, mais les spéculateurs et les actionnaires.Ils sont là, les milliards qui seront pris au contribuable, avec un retour très faible en matière énergétique ! Bravo ! D’autre part, un développement important de l’éolien entraînera un accroissement de nos émissions de gaz carbonique car il s’agit d’une énergie intermittente et de puissance extrêmement variable qui doit être assistée par des centrales thermiques ; Vous en trouverez également la démonstration sur le site que je vous indique, ou sur le site www.ventdecolere.org 2-Les éoliennes ne sont pas plus nécessaires que l’EPR si comme vous le dites nous produisons trop d’électricité Soit dit en passant, l’EPR est beaucoup plus destiné à servir de tête de série pour les réacteurs de 3 ème génération que pour développer notre production d’électricité 3-Les réacteurs nucléaires sont construits sur des failles naturelles !Quel sens cela a-t-il ? De quelles failles parlez-vous ? La croûte terrestre est lardée de cicatrices ! A ma connaissance,aucune centrale nucléaire n’est installée sur une faille présentant un quelconque danger.Mais je ne demande pas mieux d’en savoir plus. Citez-moi vos sources ( et par pitié des géologues confirmés prêts à justifier leurs affirmations sur une base scientifique et non pas les habituelles élucubrations !)


    • BMD 1er mai 2007 23:11

      @Aurélien,je me permets avec tout le respect qui vous est dû ainsi qu’aux autres participants d’essayer d’éclairer votre lanterne sur le rôle de la vapeur d’eau dans l’effet de serre : l’effet de serre n’est pas une nouveauté sur terre, comme sur d’autres planètes pourvues d’atmosphères d’ailleurs ; chez nous, il est dû à l’existence dans l’atmosphère de traces de gaz dits à effet de serre( GES) dont la vapeur d’eau est effectivement le plus important, suivi dans cet ordre par le gaz carbonique, le méthane et l’oxyde nitreux.Grâce à lui, la température moyenne au sol est de 15°C alors qu’en son absence elle serait de -18°C.Son importance a varié au cours des temps géologiques en fonction des variations de teneur des GES, mais à une vitesse imperceptible à l’échelle humaine de temps. Le problème que nous avons n’est donc pas l’effet de serre, mais son augmentation de plus en plus rapide depuis le début de la Rvolution industrielle, à cause de l’importance croissante des GES émis par les hommes. La vapeur d’eau que nous rejetons( centrales nucléaires, centrales thermiques mais aussi irrigation en zone aride, le plus important) ne peut pas initier en elle-même cette augmentation de l’effet de serre car son temps de résidence dans l’atmosphère est trop court( elle se condense très rapidement en pluies), quelques jours, pour augmenter la teneur en vapeur d’eau de l’atmosphère.Les coupables sont les GES dont les temps de résidence sont beaucoup plus longs, gaz carbonique( 50 à 200 ans selon les cas), méthane ( 10 à 20 ans), oxyde nitreux( 150 ans). ils s’accumulent donc dans l’atmosphère et cela accroît donc l’effet de serre ;l’augmentation de température fait alors augmenter la teneur en vapeur d’eau de l’atmosphère, donc l’effet de serre. En ce qui concerne le gaz carbonique, une grande partie s’en dissout dans l’océan, ce qui limite les dégâts ; mais la capacité d’absorption de l’océan n’est pas infinie, et la solubilité du gaz carbonique dans l’eau de mer diminue avec la température. Nous risquons donc une accélération du réchauffement et cela semble bien être en train de se produire.Il faudrait pour éviter ce scénario catastrophe agir très très vite et réduire par tous les moyens nos émissions de gaz carbonique ; mais la conscience de ce danger ne progresse que très lentement dans les esprits et il y a beaucoup de combats retardateurs, dont celui des antinucléaires : savez-vous que le remplacement à l’échelle mondiale des centrales à combustibles fossiles par des centrales nucléaires diminuerait de 40 % nos émissions actuelles de CO2 ? Et que le remplacement des centrales nucléaires françaises par des centrales à charbon augmenterait nos émissions de 35 % ?


    • BMD 5 mai 2007 22:27

      @Aurélien, je voudrais réagir ici à l’idée qu’il existe des énergies gratuites et d’autres qui ne le sont pas !Toutes les énergies nous sont fournies « gratuitement » par la nature,l’énergie chimique du pétrole ou du charbon tout autant que l’énergie cinétique du vent ou le rayonnement solaire. Leur extraction ( qu’il s’agisse de mines de charbon ou d’ éoliennes) puis leur transformation en énergies utilisables par l’homme ( énergie mécanique puis énergie électrique dans le cas de l’éolien, chaleur ou électricité photovoltaïque dans le cas du rayonnement solaire, chaleur ou électricité dans le cas du charbon) ne le sont pas selon nos critères économiques car elles nécessitent l’énergie des hommes, le travail, qui lui est payé.Mais nous allons bientôt payer cette « gratuité » des énergies qui nous sont fournies par la nature par une crise économique et par une crise environnementale, ce qui montre qu’au fond elles ne sont pas gratuites : il y aura toujours un prix à payer. Beaucoup parlent effectivement d’énergies gratuites dans le cas des énergies renouvelables, mais cela traduit une insuffisance de logique ou de connaissances, où une démarche inconsciente pour fuir les réalités.Il en est de même de l’idée que les énergies « renouvelables » sont inépuisables et illimitées. En fait nous ne pouvons utiliser de manière durable que les flux naturels, qui sont en général très limités ( la seule exception est le rayonnement solaire) : un exemple est le bois, certes renouvelable, mais qui est actuellement utilisé à l’échelle de la planète au delà de son flux de reconstitution.Il en est de même pour le pétrole, qui est en fait une énergie renouvelable car il s’en forme constamment dans la nature, mais à un rythme 10 000 fois plus faible que le rythme auquel nous l’utilisons !La seule énergie qui ne soit pas renouvelable au sens strict est l’énergie nucléaire, mais les stocks sont ici énormes.


    • BMD 5 mai 2007 23:48

      @Monsieur Cabanel,j’ai cru comprendre de vos écrits que le biogaz permettrait de produire sans difficulté 90 Mtep d’équivalent pétrole en France.Pouvez-vous me confirmer que c’est bien votre sentiment ? J’avais quant à moi en tête au plus 5 Mtep, mais je n’en étais pas très sûr. J’ai donc regardé de plus près la question. J’ai trouvé que les plus fervents partisans du développement du biogaz espéraient que l’on pourrait produire un jour en se retroussant les manches l’équivalent de 10 % notre consommation actuelle de gaz naturel, qui est l’équivalent de 40 Mtep.Cela fait donc 4 Mtep.J’avais donc le bon ordre de grandeur.Ce n’est d’ailleurs pas si mal et il ne faut pas cracher là-dessus. Pouvez-vous expliquer comment vous êtes arrivés à ces 90 Mtep, qui représente le quart de votre bilan d’énergies renouvelables productibles en France ? Continuerez-vous à me refuser ce débat, alors que vous l’avez si complaisamment accepté pour Superphénix.


    • lambda 6 mai 2007 09:19

      les coûts de démantèlement et de traitement des déchets sont inclus dans les comptes ; cela a d’ailleurs fait la fortune de Cogéma

      La raréfaction des énergies, à supposer que cela survienne à l’échéance annoncée (dans les années 60/70, on nous annonçait déjà la fin du pétrole dans les 20 ans), devrait entrainer une diversification des sources énergétiques ; le solaire est prometteur, mais on voit mal qu’à court ou moyen terme il puisse faire fonctionner un haut fourneau, une cimenterie, un moteur d’avion ou de bateau etc.

      Les autres énergies renouvelables ne représentent pas une ressource suffisante et n’auront qu’un rôle marginal.

      Les choix énergétiques dépendent de réalités physiques ; l’idéologie n’apporte pas de solution


    • olivier cabanel olivier cabanel 16 août 2007 10:50

      il doit s’agir d’une erreur !


    • olivier cabanel olivier cabanel 16 août 2007 10:53

      il y a aussi une évidence.

      au japon, en allemagne, en suisse, dans les pays moderne, on n’est pas posé cette question.

      on fait du photovoltaïque, en quantité.

      çà marche.

      en france, on en parle.

      c’est vrai que les français aiment bien parler.

      au fait, quand est que notre ex-président se baignera dans la Seine ? il en avait parlé il me semble il y a longtemps.

      attendons, attendons.


    • olivier cabanel olivier cabanel 16 août 2007 10:58

      on peut appeler çà de la mauvaise foi ?

      pour comparer les prix entre nucléaire et solaire, il ne suffit pas de s’arreter au prix du kilowatt.

      il faut faire un bilan complet : gestion des dechets nucléaires qu’ il faudra bien payer un jour, et çà sera pas donné.

      la santé : quel est le prix d’un cancer ?

      démantelement d’une centrale nucléaire : il faudra aussi en payer le prix : Malville est en démantelement depuis plus de 9 ans, prix annoncé 3 milliards d’euros.

      et il y a d’autres paramètres.

      bientot on s’apercevra que la solution nucléaire est une solution moyen ageuse, dépassée : espérons qu’on ne s’en apercevra pas trop tard.


    • olivier cabanel olivier cabanel 16 août 2007 11:04

      le vrai chiffre de production de méthane possible est de 92,35 millions de tonnes equivalent pétrole.

      dites, je ne voudrais pas que vous vous fassiez mal, le jour ou vous tomberez de votre piedestal, de toute la hauteur de votre arrogance, empétré dans vos certitudes, de donneur de leçon.

      sérieusement, çà me ferait de la peine que vous vous fassiez mal.


    • slide 20 septembre 2007 13:30

      Non. Les cellules photovoltaïques ne sont pas recyclables facilement, cela demande de l’énergie (donc émission de GES). Le photovoltaïque aujourd’hui, en l’état actuel des connaissances, émet à peine moins de GES par KWh produit que le gaz ou le pétrole, et a de plus le défaut de produire de l’électricité à peu près quand on en a le moins besoin.

      La bonne utilisation du solaire n’est pas photovoltaïque, mais thermique (chauffage solaire et surtout chauffe-eau solaire). Mais c’est plus simple à fabriquer donc moins vendeur dans notre pays de croissance à tout prix.


    • olivier cabanel olivier cabanel 20 septembre 2007 13:49

      les deux mon capitaine

      le solaire thermique est bien sur interessant, et je ne le néglige pas.

      mais le photovoltaïque l’est tout autant.

      facile a recycler.

      bien plus en tout cas que le nucléaire qui va nous couter des fortunes.

      et je vous rappele que nous n’avons toujours aucune solution raisonable pour le traitement des dechets.


    • rem 24 avril 2007 12:52

      soit

      Vous parlez d’un rendement de 73% pour le gaz en cogénération ; D’où tenez-vous ces chiffres ?

      Cependant vous parlez de 16 tonnes de plutonium c’est à mettre en parallèle avec le million de tonne de gaz à effets de serre émises chaque jour.


      • olivier cabanel olivier cabanel 25 avril 2007 09:38

        source (principale) de l’article, dans le dernier numéro « contratom » N° 85, avril 2007, et voir aussi la revue Silence.


      • Rdlm 24 avril 2007 12:58

        Pour information, la France produit chaque année 16 tonnes de plutonium

        Pour information aussi, ça représente 0,8 mètres cubes de déchet (masse volumique du plutonium= 19 816 kg/m3, source wikipedia) !!! Qui dit mieux ???

        D’autant plus que dans le charbon qui fourni 40% de l’électricité mondiale il y a plein de saloperies (arsenic, soufre,... et ce très cher carbone 14 radioactif qui se retrouve dans l’atmosphère)...


        • olivier cabanel olivier cabanel 25 avril 2007 09:44

          mais ne pas oublier qu’il suffit de qq milligrammes de plutonium pour tuer qq’un. je crois que c’est jean rostand qui disait « quand on me demande quelle dose de radioactivité est dangereuse, c’est un peu comme si on me demandait combien de milligrammes d’arsenic on peut mettre ds le biberon d’un bébé »


        • Cassandre 25 avril 2007 12:30

          Ce n’est pas que le nucléaire ne soit pas dangereux, mais le travail de désinformation mené par des groupuscules envers les médias et l’opinion depuis plus de 30 ans a complètement distordu la perception des risques.

          J’ai chez moi de quoi envoyer ad patres des milliers de personnes. Dans la commune, il y a de quoi tuer la France entière, et dans le Midi toute la population de la Terre, et ce de façon parfaitement naturelle : 1 à 2 feuilles de laurier-rose par personne suffit.

          On se demande comment la vie peut exister avec la surabondance de poisons végétaux et autres en quantités capables de zigouiller tout ce qui a vécu, vit et vivra ! La réponse est simple : entre la cible et le poison, il faut un vecteur, et c’est là que les choses se compliquent.

          Comment faire prendre à chaque victime potentielle la bonne dose de déchets nucléaires (p. ex.) ?

          Autre distorsion, la focalisation sur certains risques (nucléaire, OGM) en en oubliant de bien plus considérables : après avoir accusé les faibles radioactivités d’être à l’origine d’une augmentation générale des cancers, on commence à s’apercevoir du rôle de la palanquée de produits chimiques balancés un peu partout à tort et à travers.

          Côté déchets, je veux bien qu’on s’inquiète des déchets nucléaires, à condition de donner la priorité aux déchets des énergies fossiles que sont les gaz à effet de serre, 10000 fois plus dangereux à terme. Les uns sont localisés, rassemblés, sous forme solide, de faible volume, archi-surveillés et conservés hors d’état de nuire. Les autres, balancés sans vergogne dans l’atmosphère par milliards de tonnes, ont déjà fait largement plus de victimes de Tchernobyl à coup de catastrophes climatiques, sans qu’on voie beaucoup de défilés anti-carbonocrates.

          Risque éventuel local d’un côté, risque global certain de l’autre. Comme il est prouvé que l’électronucléaire réduit les émissions de CO2 des pays qui l’utilisent, mon choix est vite fait. L’UE veut 20 % d’électricité d’origine renouvelable en 2020 : très bien, mais avec quoi fait-on les 80 autres % ? Avec du charbon, comme le Danemark ?

          Les réacteurs à fission ne constituent évidemment pas une solution durable, bien qu’il y ait bien assez d’uranium pour passer le 21ème siècle (les réserves montent avec les prix), mais c’est une solution-relais indispensable (combinée avec les économies d’énergie et ce qu’on pourra de renouvelables) pour, à la fois, limiter la catastrophe climatique en cours et éviter une crise économique à côté de laquelle celle de 1929 laisserait un souvenir paradisiaque.

          Seules les énergies géothermique (issue de la radioactivité tellurique pour les 2/3) et solaire « fraîche » (pas fossile) sous toutes ses formes (solaire thermique, photovoltaïque, hydroélectricité, éolien, énergies marines, biomasse...) peuvent être qualifiées de durables. Sauf miracle technologique, elles ne pourront remplacer fossiles et nucléaire dans les décennies critiques qui viennent.

          L’incendie est en cours : il faut faire la part du feu pour sauver l’essentiel de la maison. Il n’y a plus de solution parfaite, il est trop tard pour acheter un extincteur qui « respecte la couche d’ozone ».


        • olivier cabanel olivier cabanel 27 avril 2007 16:36

          ne soyez pas si pessimiste, le méthane est produit en abondance, et il représente une quantité considérable d’énergie : rien n’empeche aujourd’hui de l’utiliser au meme titre que le gpl pour faire rouler les véhicules, et sans pollution (ou tres peu). la géothermie ne pose pas de probleme a etre utilisée des demain, il suffit de ne pas se limiter au simple forage qui chauffe la maison de la radio a paris depuis trente ans. et je vous encourage a lire mon article publié ds agoravox cet hiver (en france on a pas de pétrole, et pas d’idées non plus). cordialement


        • BMD 1er mai 2007 13:31

          Je me permets de démentir encore une fois Monsieur Cabanel : ses informations sur le GPL et le méthane sont incorrectes : Le GPL a deux origines : le raffinage du pétrole et les gisements de gaz naturel. Il ne représente que peu de chose et disparaîtra avec le pétrole et le gaz naturel , c’est-à-dire dans peu de temps au rhythme où nous allons actuellement ; Le méthane a deux origines : le gaz naturel et l’activité bactérienne( biogaz) ; dans le premier cas, il disparaîtra avec le gaz naturel, voir ci-dessus et dans le deuxième cas, les possibilités de production sont limitées par les possibilités de production de biomasse. Nous faire miroiter un avenir radieux avec le GPL et le méthane n’est pas correct.


        • BMD 1er mai 2007 15:46

          Je complète mes remarques au sujet du commentaire de Monsieur Cabanel sur le GPL,le méthane et la géothermie. Non la pollution créée par l’utilisation du GPL et du méthane n’est pas très faible comme il l’affirme : en ce qui concerne le GPL, il n’y a guère de différence avec l’essence et le gazole( gaz carbonique mais aussi des polluants dangereux pour la santé : oxydes d’azotes, HAP , COV etc... Avec le méthane,mêmes polluants dangereux pour la santé, mais moins de gaz carbonique. Mais cela est compensé par l’activité beaucoup plus grande du méthane sur l’effet de serre, plus de 20 fois plus que le gaz carbonique. il suffit donc de fuites de méthane, et ces fuites existent tout au long de la filière qui va de la production à l’utilisation. Le méthane est également responsable de très nombreux accidents à tous les stades de la filière,dont beaucoup sont mortels. En ce qui concerne la géothermie, le flux naturel de chaleur est extrêmement faible et on utilise actuellement le stock de chaleur accumulé pendant des millions d’années dans les roches. Cela ne durera pas plus longtemps que le pétrole si l’on en fait une exploitation intensive. Encore faut-il que les conditions géologiques s’y prêtent, ce qui est rarement le cas !


        • BMD 2 mai 2007 15:06

          rectificatif, il n’y a pas de carbone 14 dans le charbon car sa durée de vie est trop courte par rapport à l’âge du charbon( période de 5740 ans à comparer à des dizaines de millions sinon des centaines de millions d’années pour le charbon).Par contre on y trouve de l’arsenic comme vous le dites,mais aussi du mercure et des éléments radioactifs comme l’uranium et ses descendans, radium 226 et surtout radon 222, impossibleà arrêter avec des filtres parce que c’est un gaz et qui se désintègre enb quelques jours entre autres en polonium 210, plus dangereux que le plutonium.Certes il ne s’agit que de traces, mas du fait des quantités brûlées les tonnages annuels produits sont importants.Les éléments radioactifs issus de l’usage du charbon pour faire de l’électricité et disséminés sans aucun contrôle dans la nature sont par kWh produit en quantité plus importante que ceux produits par les centrales nucléaires. Les déchets du charbon sont disséminés dans l’atmosphère, déposés sur les sols et entraînés par les eaux ou utilisés pour faire des matériaux de construction.Les quantités de déchets solides produits sont de l’ordre de 60 000 tonnes par TWh produit.Le charbon est la source d’énergie la plus émettrice de gaz carbonique comme chacun sait, mais aussi celle qui produit le plus de polluants atmosphériques dangereux, dioxyde de soufre, oxydes d’azote, hydrocarbures cancérigènes, suies reponsables de maladies pulmonaires etc.Pour approvisionner une centrale à charbon de taille courante, il faut 10 000 tonnes par jour de charbon. Les pollutions sur les trajets dues aux poussières sont considérables. A cela il faut ajouter les accidents dans les mines et la silicose. Au bas mot, c’est plusieurs centaines de milliers de morts par an dans le monde ( allez voir en Chine par exemple.C’est environ 30 000 morts par an en Allemagne et dans les pays limitrophes rien que du fait de la pollution atmosphérique des centrales.On aimerait que les écologistes français et allemands se préoccupent de cette question,qui semble pour l’instant les laisser totalement indifférents.Je pense qu’ils préfèrent le plus possible désinformer à ce sujet parce qu’ils savent que la sortie du nucléaire entraînerait un retour au charbon. Ne serait ce pas une imposture par hasard ?Mais je ne demande pas mieux que d’être démenti.


        • BMD 4 mai 2007 09:45

          @Cassandre, juste un petit rectificatif à votre exposé, que j’approuve dans ses grandes lignes:dans l’esprit de la plupart des gens, la géothermie, c’est les pompes à chaleur que l’on installe pour le chauffage ;or il s’agit dans ce cas, non pas de la chaleur terrestre, mais de la chaleur solaire accumulée dans les sols. C’est une énergie renouvelable, dont la limite se trouve dans les quantités de chaleur ainsi accumulées chaque année, probablement assez grande pour assurer le chauffage d’une bonne part de nos maisons à condition qu’elles soient bien isolées, mais au prix d’une consommation d’électricité pour faire tourner les PAC représentant environ le quart de l’énergie consommée. La véritable géothermie, c’est l’utilisation de la chaleur terrestre. Ce n’est une énergie renouvelable que dans la mesure où l’on n’exploite que le flux naturel, qui est en France en moyenne de 65 mW/m2, ce qui est extrêmement faible. Pour faire une comparaison vous pouvez produire sur 1000 m2 la chaleur produite dans votre maison par une ampoule électrique à filament de 90 watts( qui produit comme chacun sait beaucoup plus de chaleur que d’énergie lumineuse). Si vous voulez convertir cette chaleur en électricité, il vous faudra environ 15000 m2 pour alimenter votre ampoule après être allé chercher à 7km environ des roches dont la température soit telle que vous puissiez avoir un rendement thermodynamique de conversion acceptable de 15 % et avoir installé une centrale de conversion vous coûtant de l’énergie, aboutissant ainsi à un rendement net de 10%. Dans ces conditions, toutes les installations géothermiques actuelles utilisent le stock de chaleur accumulé et non la quantité renouvelable. Il s’agit donc de l’utilisation d’un stock, au même titre que le pétrole ou le charbon et une exploitation intensive ne peut être durable. D’autre part, les conditions géologiques permettant ce type d’exploitation sont très contraignantes.Je ne peux pas m’étendre là-dessus,parce que c’est assez difficile à comprendre pour un non spécialiste. En résumé, l’énergie géothermique n’est pour l’essentiel ni renouvelable, ni abondante. J’espère que cela vous intéressera, ainsi que monsieur Cabanel pour préciser sa comptabilité.

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