Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > La baisse du prix du pétrole : une occasion perdue ?

La baisse du prix du pétrole : une occasion perdue ?

Faut-il se réjouir de la baisse de prix du pétrole ?

Après avoir atteint des sommets au niveau de 150 dollars par baril ($/bl), le pétrole se retrouve aux environs de 40 $/bl (190 €/tonne). Cette chute est due à un changement de comportement des consommateurs induit par les très hauts niveaux de prix observés pendant le premier semestre(1), à la crise financière ôtant tout intérêt à la spéculation et à la crise économique qui pèse sur la demande. Nombreuses sont les voix qui s’en réjouissent, avec un zeste de mauvaise conscience il est vrai : cette baisse est un coup de pouce bien utile à l’économie en temps de crise ; peut être permettra-t-elle de ralentir la dégringolade de l’industrie automobile. Et puis ce retour à des prix plus raisonnables du pétrole ne démontre-t-il pas que ceux qui affirmaient que ! sa hausse était due à l’épuisement des réserves (effet du Peak Oil) se trompaient ? En fait, elle était due fondamentalement à un déséquilibre de l’offre et de la demande, la demande augmentant du fait de la croissance de la Chine et de l’Inde, l’offre ne suivant pas faute d’investissement dans les forages et dans les raffineries. La reprise des investissements devrait donc permettre de maintenir les prix du pétrole à des niveaux raisonnables même en cas de fin de la crise. Et nous pourrions ainsi garder nos habitudes de consommation pour une période indéterminée.

Il s’agit là d’une dangereuse illusion :

En effet, dans son rapport de 2008, l’Agence Internationale de l’Energie, contrairement à ses précédentes prévisions beaucoup plus optimistes, estime que la production de pétrole « conventionnel » ne devrait pas dépasser 4,6 milliards de tonnes/an, alors qu’en 2006 elle a déjà atteint 4,1 milliards de tonnes/an. Il est donc très probable que les cours du pétrole reprendront leur hausse après la crise. Autant nous y préparer progressivement dès maintenant.
 
Certes, à partir d’un prix du pétrole proche de 100 $/bl on peut envisager de transformer, de façon rentable, le charbon en combustible liquide, mais au prix d’une augmentation importante (près d’un doublement) des émissions de CO2.
 
Or, pour limiter les conséquences du changement climatique, il est impératif de diminuer nos émissions de CO2. Elles continuent pourtant allègrement à augmenter puisque , en 2006, pour le monde entier, elles atteignaient 28 milliards de tonnes contre 27,1 en 2005, soit une augmentation de 3%.
 
Une taxe Carbone serait dans l’esprit du Grenelle de l’Environnement.

Dans l’esprit du Grenelle de l’Environnement il eut été logique de limiter la chute des prix du pétrole TTC car les mesures de soutien aux économies d’énergies coûteront d’autant plus cher que le prix du pétrole sera faible(2) . Une taxe Carbone(3) portant le prix du pétrole, taxe comprise, à l’équivalent de 480 €/tonne rendrait rentables des mesures telles que l’isolation des logements(4), l’utilisation des pompes à chaleur sol-eau, l’utilisation du bois de chauffe, et le chauffage solaire. Au cours actuel de 190 €/tonne il faudra les subventionner d’une façon ou d’une autre. Les modalités d’établissement de la taxe Carbone devraient être définies rapidement, en tout cas avant la fin de la mise en œuvre législative du Grenelle de l’Environnement. « Sauvons le Climat » suggère de saisir d’urgence la Commission Nationale du Débat Public de ce sujet.
 
L’affichage d’un prix minimum du pétrole de 480 €/tonne, taxe carbone incluse, amènerait tous les acteurs à modifier leurs décisions d’investissement en conséquence. Une partie des sommes produites par la taxe devrait être redistribuée aux catégories professionnelles et sociales lourdement dépendantes de l’usage du pétrole, afin de leur donner du temps pour procéder aux adaptations nécessaires.
La France refuse la taxe Carbone mais elle taxe l’électricité non productrice de CO2 !

Si, jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas retenu le principe d’une taxe Carbone, il soutient toujours le développement de l’électricité renouvelable grâce, entre autres dispositions, à l’obligation d’achat par EDF, partiellement compensée par la Contribution au Service Public de l’Électricité (CSPE), payée par tous les consommateurs d’électricité(5) . Ainsi, l’ADEME a récemment estimé qu’en 2020 la part de la CSPE correspondant au soutien à l’éolien et au solaire photovoltaïque atteindrait 2135 Millions d’€ (6).
 
90% de notre électricité est produite sans émission de CO2 (nucléaire+hydraulique+ renouvelables). Est-il normal et raisonnable qu’elle soit taxée lourdement pour favoriser le développement d’une électricité renouvelable qui n’aura que peu d’influence sur nos émissions, alors que nous ne taxons pas le Carbone ? Nous marchons sur la tête ! Si l’on tient absolument à soutenir financièrement le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque il faut le faire par une taxe carbone et non par une taxe sur l’électricité.

(1) Par exemple, 10% de baisse de la consommation d’essence en France entre juin 2007 et juin 2008 et succès considérable du bonus-malus automobile.
(2)En effet le niveau nécessaire du soutien aux opérations d’économies d’énergie sera d’autant plus élevé que les gains financiers liés à la diminution de la consommation de fioul ou de gaz seront faibles.
(3) Plusieurs modalités de perception de cette taxe sont possibles. A titre d’exemple, on pourrait prélever une taxe à l’importation sur le pétrole, sur le gaz et sur le charbon. Supposons que le pétrole soit importé au prix de 240 €/tonne et qu’on désire que son prix à la consommation soit de 480 €/tonne, la taxe sera donc fixée à 240 €/tonne (soit environ 280 €/tonne de carbone). Si le prix du pétrole monte à 340 €/tonne (71 $/bl), la taxe sera réduite à 140 €/tonne. Enfin si le prix du pétrole en vient à excéder 480 €/tonne, la taxe sera supprimée. Dans le cas d’une taxe sur le pétrole de 240 €/tonne, celle sur le charbon atteindrait 280 €/tonne et celle sur le gaz 210 €/tonne.
(4)Passage de 200 à 100 kWh/m2/an.
(5)Cette contribution avait été créée pour permettre l’établissement d’un tarif social de l’électricité pour les familles en difficulté et pour assurer une péréquation tarifaire géographique. Sa mission initiale a été détournée pour en faire un moyen de subventionner la co-génération d’électricité et la production d’électricité par les énergies renouvelables. « Sauvons le Climat » considère que la différence entre les deux fonctions devrait être clairement soulignée en créant une contribution séparée destinée au soutien des énergies renouvelables.
(6) L’ADEME utilise systématiquement des hypothèses minorant ce coût. Sur la base des tarifs actuels l’obligation d’achat du photovoltaïque conduit à lui seul, à partir de 2020, à un surcoût de 2,45 G€/an, plus de 2 G€/an (mais imputé seulement à hauteur de 59 millions d’euros grâce aux manipulations du tarif de référence) pour l’éolien terrestre, surcoûts que les consommateurs paieront, eux, sous forme d’une augmentation des tarifs de l’électricité.

Les réactions les plus appréciées

  • Sauvonsleclimat (---.---.---.172) 17 décembre 2008 15:40
    Hervé Nifenecker

    Il s’agit de limiter la baisse du prix du baril à 100 $ et non 150 ou 200. Par ailleurs il est tout à fait possible d’allouer des bons de détaxation à ceux pour qui les dépenses de chauffage et de transport en voiture individuelle de type domicile-travail correspondraient à une fraction de leur revenu à discuter. Jancovici propose de redistribuer la totalité du produit de la taxe sous forme d’un chèque attribué à chaque famille. Nifenecker propose de distribuer des bons d’achat hors taxe à chaque français. Il y a donc plusieurs solutions pour éviter ce que vous craignez à juste titre, à savoir qu’une politique écologique soit accompagnée d’une injustice sociale croissante. Mais ne vous y trompez pas, la croissance des prix du pétrole reprendra plus vite qu’on ne croit. Et alors ce sont les compagnies pétrolières et les états pétroliers qui mettront la rente dans leur poche, et nous n’aurons pas pris les mesures qui nous auraient permis de limiter les dégâts.

  • LE CHAT (---.---.---.148) 17 décembre 2008 14:53
    LE CHAT

    au lieu de filer 1000 euros aux personnes qui pourront encore acheter des voitures neuves , c’est à la filière isolation des habitations anciennes qu’il fallait le faire , cela aurait bien plus profité à notre économie , à l’environnement et à l’emploi , les bagnoles sont à 50% importées !

  • michel naud (---.---.---.110) 17 décembre 2008 17:47
    bright nantes

    Bonjour Chantecler,

    La réponse elle est au dessus.

    Un véhicule à motorisation hybride c’est déjà, pour des fonctionnalités comparables un quart de consommation de carburant en moins.

    Ensuite plus on s’orientera vers la motorisation électrique (c’est à dire vers des batteries qui donnent une plus grande économie pour les véhicules hybrides, vers les véhicules hybrides plug-in qui permettent de bénéficier de charges opportunistes sur le réseau, et vers les véhicules électriques pur mais uniquement envisageables en univers urbain), et sous réserve (sinon ça ne sert à rien) que cette électricité provienne d’une production n’émettant pas de gaz à effet serre (et donc d’origine nucléaire, hydraulique et d’autres sources renouvelables), plus la consommation de carburant (et donc les émissions de gaz à effet de serre) diminuera sans que cela soit au dépens des conditions de vie des habitants, en particulier dans les zones rurales qui ne bénéficient pas des efforts qui peuvent être réalisés par ailleurs pour rendre attractifs des transports en commun peu émetteurs de gaz à effet de serre.


Réagissez à l'article

40 réactions à cet article

    • K (---.---.---.240) 17 décembre 2008 15:26
      K

      vous vous trompez de cible, l’auteur doit etre deteste par les ecolos purs et durs

    • Sauvonsleclimat (---.---.---.172) 17 décembre 2008 15:40
      Hervé Nifenecker

      Il s’agit de limiter la baisse du prix du baril à 100 $ et non 150 ou 200. Par ailleurs il est tout à fait possible d’allouer des bons de détaxation à ceux pour qui les dépenses de chauffage et de transport en voiture individuelle de type domicile-travail correspondraient à une fraction de leur revenu à discuter. Jancovici propose de redistribuer la totalité du produit de la taxe sous forme d’un chèque attribué à chaque famille. Nifenecker propose de distribuer des bons d’achat hors taxe à chaque français. Il y a donc plusieurs solutions pour éviter ce que vous craignez à juste titre, à savoir qu’une politique écologique soit accompagnée d’une injustice sociale croissante. Mais ne vous y trompez pas, la croissance des prix du pétrole reprendra plus vite qu’on ne croit. Et alors ce sont les compagnies pétrolières et les états pétroliers qui mettront la rente dans leur poche, et nous n’aurons pas pris les mesures qui nous auraient permis de limiter les dégâts.

    • michel naud (---.---.---.110) 17 décembre 2008 17:28
      bright nantes
      Il faut un minimum de cohérence dans le discours.Si on admet qu’il est plausible qu’il y a un réchauffement climatique.

      Si on porte crédit à l’idée que les conséquences qui pourraient en résulter sur la santé, la végétation et les productions agricoles, le niveau des mers, les espèces vivantes, etc. pour difficiles à cerner qu’elles soient sont néanmoins potentiellement telles que nul ne peut exclure la possibilité d’évolutions irréversibles fortement dommageables pour les êtres humains, et ce en particulier dans les régions les plus sensibles que sont probablement l’Arctique, l’Afrique, les petites îles et les méga-deltas d’Asie à forte densité de population.

      Alors il convient de faire quelque chose et de mettre la transition vers une société à bas carbone à l’ordre du jour.

      Cela nécessite en particulier la promotion de l’efficacité énergétique dans tous les secteurs, l’encouragement à changer les comportements individuels, l’investissement dans les technologies de capture de carbone et séquestration du carbone, et bien sûr dans les ressources énergétiques à bas carbone comme l’énergie nucléaire (et oui, Stéphane Lhomme !), l’hydroélectricité et d’autres sources d’énergies renouvelables.
      Dans ce contexte, si une réaction est abracadabrante ce n’est pas celle d’Hervé Nifenecker et du collectif « Sauvons le Climat » qu’il préside et préconise, entre autres, une « taxation du carbone », mais bien celle de Stéphane Lhomme et de son réseau « Sortir du nucléaire ».
       
      "Donner un prix au carbone" est bien le moyen dans une société où les agents sont libres de choisir entre plusieurs solutions d’inciter à des arbitrages différents dans les choix énergétiques.
       
      C’est le seul objet d’une « taxe carbone » telle qu’envisagée par Hervé Nifenecker même si chacun peut imaginer bien sûr qu’une politique énergétique ne peut pas se contenter que de cela.

      Si on regarde les dispositifs déjà mis en place pour les véhicules automobiles, le principe du bonus/malus pour les particuliers, auquel est additionné une taxe sur les véhicules de société basée désormais exclusivement sur les émissions de CO2 et non plus sur des puissances administratives, ce sont bien des premières mesures qui consistent à donner un prix au carbone.
       
      D’ores et déjà les arbitrages réalisés (notamment par les entreprises et les collectivités) montrent que dans un contexte morose de la construction automobile, les ventes de véhicules hybrides, elles, ne faiblissent pas. Malheureusement, c’est Toyota, qui a fait il y a plus de dix ans le choix du développement de la motorisation hybride, qui en tire les bénéfices et non les constructeurs nationaux.
       
      Pour rester dans le domaine des véhicules, le développement des véhicules hybrides plug-in (rechargeables) comme des véhicules électriques urbains, sont un autre développement qui doit accompagner le renchérissement du coût du carbone mais, n’en déplaise une fois de plus à Stéphane Lhomme, le développement des voitures électriques n’a de sens que quand cela peut s’appuyer sur une production d’électricité sans émission de carbone.
    • michel naud (---.---.---.110) 17 décembre 2008 17:47
      bright nantes

      Bonjour Chantecler,

      La réponse elle est au dessus.

      Un véhicule à motorisation hybride c’est déjà, pour des fonctionnalités comparables un quart de consommation de carburant en moins.

      Ensuite plus on s’orientera vers la motorisation électrique (c’est à dire vers des batteries qui donnent une plus grande économie pour les véhicules hybrides, vers les véhicules hybrides plug-in qui permettent de bénéficier de charges opportunistes sur le réseau, et vers les véhicules électriques pur mais uniquement envisageables en univers urbain), et sous réserve (sinon ça ne sert à rien) que cette électricité provienne d’une production n’émettant pas de gaz à effet serre (et donc d’origine nucléaire, hydraulique et d’autres sources renouvelables), plus la consommation de carburant (et donc les émissions de gaz à effet de serre) diminuera sans que cela soit au dépens des conditions de vie des habitants, en particulier dans les zones rurales qui ne bénéficient pas des efforts qui peuvent être réalisés par ailleurs pour rendre attractifs des transports en commun peu émetteurs de gaz à effet de serre.

    • Croa (---.---.---.246) 21 décembre 2008 23:49
      Croa

      Plaindre « Les gens modestes » est bien pratique ! smiley Quelques mises au point s’imposent,

      Déjà, sachez que l’essence n’est plus le problème des plus pauvres car ils n’ont pas de voiture. Ces gens sont de plus en plus nombreux !

      Pour les autres un bas prix des carburants n’est pas la solution. Assurer de meilleurs revenus est de loin préférable. A la limite une aide financière pour le trajet-travail (uniquement cela) est possible, éventuellement grâce à la taxe carbonne.

      Petit rappel, la TIPP était proportionnellement plus lourde au XXe siècle. Que dire en plus des privilèges accordés à certaines corporations ! Vis à vis de l’environnement cette politique est irresponsable !

    • Sauvonsleclimat (---.---.---.172) 22 décembre 2008 11:59
      Hervé Nifenecker

      Les gens "modestes" se chauffent souvent ou sont chaffés collectivement au fioul, au gaz, où, encore plus cher, au cartam ou autre carburant qu’on achète en grande surface. 
      En réalité je pense de plus en plus qu’il faudrait instituer quelque chose comme un système de bons (de tickets si on veut) qui donne droit à un certain nombre de litres de carburants hors taxe C. Pour le reste la taxe serait évidemment plus élevée. Les bons seraient négociables, par exemple dans les bureaux de poste.

  • Stéphane Lhomme (---.---.---.102) 17 décembre 2008 12:16
    Stéphane Lhomme

    Faut-il le rappeler, l’asso "Sauvons le climat" n’a que faire du climat, elle n’existe que pour promouvoir l’atome.
    Peut leur importe que la "solution" nucléaire aboutisse (en plus des accidents et des déchets radioactifs) à des impasses totales comme :


     les millions de chauffages électriques français, sensés fonctionner "au nucléaire", entraînent des importations massives d’électricité "au charbon" en particulier depuis l’Allemagne (qui sort du nucléaire... mais qui sauve au passage la France nucléaire). Les immenses quantités de co2 ainsi dégagées devraient être comptées à la France et même au nucléaire français


     ces importations nous coutent des sommes astronomiques alors que, le reste de l’année, on vend de l’électricité à bas prix et... à perte !


     le seul réacteur EPR vendu (à la Finlande) est un FLOP total qui va se solder par plusieurs milliards d’euros de pertes... payées par les Français !

    Etc etc etc...

    Merci le nucléaire !

    • Sauvonsleclimat (---.---.---.172) 17 décembre 2008 15:44
      Hervé Nifenecker

      Je suis surpris par votre modération. Pourquoi n’accusez vous pas AREVA d’être responsable de la crise des subprimes et EDF de la crise économique ?

    • Pierrot (---.---.---.48) 18 décembre 2008 13:17
      Pierrot

      à @ stephane Lhomme,

      toujours aussi faussaire dans les informations de ce Stephane ...

      Le retard du chantier de l’EPR d’AREVA en Finlande fera l’objet d’une décision juridique pour trouver le responsable : lenteur et exigence de l’autorité de Sûreté finlandaise ?, lenteur du client électricien finlandais à approuver les documents soumis ? le constructeur AREVA ?

      Même si AREVA devait payer des indemnités, ce ne serait évidemment pas les citoyens Français qui pairaient mais cela se traduirait par une légère baisse du bénéfice considérable de la société de droit privée AREVA, de même pour les déboires de CARREFOUR en Chine etc.

      Les électriciens finlandais sont tellement satisfait qu’ils s’apprêtent à commander un second réacteur de type EPR.

      Vos propos démondent, une fois de plus, votre grande ignorance des affaires économiques.

  • foufouille (---.---.---.183) 17 décembre 2008 12:40
    foufouille

    le nauteur doit un gros riche
    son idee eviterait surtout aux simples citoyens de partir en vacances comme en 1900 ou de pouvoir travailler
    le nauteur fait il ses courses en bus ?
    il devrait essayer

    • foufouille (---.---.---.58) 17 décembre 2008 17:04
      foufouille

      je suis pas parti en vacance depuis 11a........
      fait donc tes courses en bus toutes les semaines......
      tu devrais acheter 15kg de viande et revenir chez toi a pied ou en bus avec une canne.......

  • Lisa SION 2 (---.---.---.250) 17 décembre 2008 13:19
    Lisa SION 2

    Si les millions de français concernés commandaient aujourd’hui dix mètres carrés de photovoltaïque de toiture, le prix tomberait immédiatement à cinquante euros le mètre. L’Etat se chargeant d’encourager cette nouvelle filière par une subvention sur l’installation créerait de l’emploi. L’amortissement assurerait à chacun de devenir responsable de sa consommation et de sa propre production d’énergie, et tous seraient équipés à domicile dans vingt ans, âge de la durée de vie de notre parc nucléaire. Il faut prendre cette décision dès maintenant et donner l’exemple aux nombreux pays en voie de développement qui ne pourront pas se vouer au nucléaire...Gouverner, c’est prévoir dès maintenant la politique qui pourra s’avérer durable à terme. Bien sûr, il doit pour cela renoncer aux abonnements mensuels dont il dépend, mais se soulage d’un très lourd dossier très coûteux...Nous avons déjà payé de nos impôts les infrastructures que l’Etat nous vends encore par abonnements. Non content d’être taxés de toutes parts, il a privatisé nos outils performants qui profitent désormais à la Mafia mondiale, alors qu’elle devraient nous être gratuites, leur entretien payé par l’impôt indirect...

    Je veux bien pédaler si t’arrête de freiner !


    • faxtronic (---.---.---.45) 17 décembre 2008 15:00
      faxtronic

      Et tu les mets ou des 10m2 par personne....

    • faxtronic (---.---.---.45) 17 décembre 2008 15:04
      faxtronic

      Il faut creer des usine de productions photovoltaique, recouvrir des champs non cultives de panneau, creer des fermes d energie renouvelable, a echelle industrielle. Apres, ensuite, les gens recouvriraient leurs toitures. Mais il y a plein de gens qui seraint d accord pour cela. Mais pour l instant c est trop cher. Et ce n est en ponstionnant encore leur porte monnaie avec une taxe carbone qu ils pourront se le payer.

      Il faut une source d energie pas cher, et non pas rencherir.

    • Sauvonsleclimat (---.---.---.172) 17 décembre 2008 16:01
      Hervé Nifenecker

      L’installation de PV est déjà une très bonne affaire grâce aux crédits d’impôts, subventions et vente à EDF à 57 centimes d’euros par kWh. En gros on rentre dans ses frais en 5 ans. Après c’est tout bénéf. Mais cela coûte cher à la collectivité.
      10 m2 de capteurs produisent environ 1 kW crête et 1000 kWh/an. Le coût d’investissement total est de l’ordre de 12000 Euros (soit après déduction de toutes les aides eviron 4000 euros). Le français moyen consomme environ 10000 kWh (y compris l’industrie). Enfin il faut résoudre le problème du stockage de l’électricité. Actuellement les cellules PV ne produisent rien. Elles produisent surtout en été aux environs de midi.

  • LE CHAT (---.---.---.148) 17 décembre 2008 14:53
    LE CHAT

    au lieu de filer 1000 euros aux personnes qui pourront encore acheter des voitures neuves , c’est à la filière isolation des habitations anciennes qu’il fallait le faire , cela aurait bien plus profité à notre économie , à l’environnement et à l’emploi , les bagnoles sont à 50% importées !

  • uchimizu (---.---.---.56) 17 décembre 2008 16:31
    uchimizu

    Cet article pose une vraie question : le seul moyen de réduire les émissions est sans doute de taxer les émissions en carbone, et donc d’avoir une énergie fossile qui coûte de plus en plus chère.

    Seul ces prix élevés obligeront les citoyens à faire les choix de vie nécessaire pour limiter leur consommation : déplacements en transports en commun (et donc habitation bien située par rapport à ces transports en commun, et donc plutôt un appartement qu’un pavillon), isolation des logements (là encore, plutôt un apartement qu’un pavillon), et des loisirs adaptés (plutôt une sortie en ville qu’une virée à la campagne, ou encore pire un virée en low cost à Ibiza), une voiture adaptée (petits moteurs, hybrides), et aussi probablement une alimentation adaptée (pas trop de viande rouge).

    Cela n’est pas toujours agréable, mais c’est sans doute nécessaire.

    • faxtronic (---.---.---.45) 17 décembre 2008 16:53
      faxtronic

      non, une energie chere, c est comme la bouffe chere. Ce sera pas la qualite qui sera privilegie. Il faut une energie propre et pas cher, plutot que rencherir les energies sales.

      Rencherir les energies sales impliquent :

       Une dependance des personnes pauvres. Le deplacement sera un luxe, donc reserve au riches. Impossible alors de trouver du boulot loin de son habitation, ce sera alors encore plus vital de ne perdre sa place a l usine du coin.

       T a pas les thunes pour un truc propre ( c est cher), donc tu pirate, tu bidouille, tu brule un pneu pour te chauffer.

      La seule issue est une energie propre et pas chere.

    • foufouille (---.---.---.58) 17 décembre 2008 17:01
      foufouille

      en gros des camps de concentration pour pauvre
      et les barbeles va falloir y penser

      essaye de faire tes courses en bus pour la semaine........

    • foufouille (---.---.---.58) 17 décembre 2008 19:54
      foufouille

      @ chantecler
      en gros c’est moins cher
      ca te fait juste un ou deux mois
      et pancreatite oblige, je mangeais pas mal de viande ou patate
      par 50kg c’est encore moins cher

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

ECRIVEZ UN ARTICLE !





Les thématiques de l'article


Palmarès