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Accueil du site > Actualités > Environnement > La construction bioclimatique : quelles perspectives ?

La construction bioclimatique : quelles perspectives ?

La nécessité de nous adapter aux bouleversements climatiques et environnementaux, qui deviennent de plus en plus prégnants et incontestables, ne doit pas se limiter aux seuls "petits gestes", comme on aime les appeler. Ces modifications subites et perceptibles du milieu nous montrent bien que l’humanité entière doit repenser son mode d’organisation et revoir en profondeur son rapport aux ressources naturelles. C’est trivial, mais on ne peut faire l’économie de rappeler que la Terre est un espace clos et limité, alors que nos besoins et notre pression sur les ressources, eux, ne cessent de croître.

Ainsi, il est urgent de s’intéresser également aux "grands gestes" :

  • une meilleure gestion de l’énergie et de l’hyperdépendance aux ressources fossiles
  • une maximisation du recyclage et de la valorisation des déchets
  • la préservation des ressources hydriques
  • la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES)
  • la pollution environnementale
  • la préservation de la biodiversité

Tous ces défis existent parce que l’impact de l’espèce humaine sur son milieu rend les réactions de la planète imprévisibles. Etant donné que l’humanité forme de vastes tissus planétaires en interaction les uns avec les autres, les solutions individuelles deviennent insuffisantes. C’est la civilisation humaine entière qui est en jeu, et pas seulement elle. Les acteurs économiques et institutionnels doivent impérativement intervenir par des mesures législatives, fiscales, voire politiques strictes. A ce niveau, on est en droit de prôner une forme d’ingérence écologique !.

La présente note se focalise sur l’un de ces grands gestes, qui concerne autant les individus que la société dans son ensemble. Il s’agit de la manière de concevoir l’habitat, le logement et, d’une manière générale, la construction.

Ces dernières décennies ont connu un boom colossal de la construction : habitat individuel, collectif, locaux industriels et commerciaux. Ce développement du logement s’est nécessairement accompagné d’un accroissement des besoins énergétiques, depuis la fabrication de multiples matériaux en amont jusqu’au chauffage et à la climatisation des logements en bout de chaîne. Jusqu’à présent, vu l’urgence qu’il y avait à loger rapidement une population en forte croissance, les concepteurs ne cherchaient pas à prendre en compte prioritairement l’optimisation énergétique d’une construction. Avec la raréfaction des ressources d’origines fossiles et la prise de conscience des défis climatiques et environnementaux, les concepteurs se penchent de plus en plus sur des solutions de construction efficaces sur le plan énergétique et respectueuses de l’environnement. Voici quelques pistes, leurs potentialités et les limites.


L’architecture bioclimatique

La démarche bioclimatique repose sur l’idée que l’édifice peut, par le choix de son orientation et par sa conception, tirer le maximum d’énergie des éléments naturels, et en particulier du climat et de la topographie locale. Une maison bioclimatique va chercher à exploiter le rayonnement solaire afin de diminuer autant que possible la nécessité de produire l’énergie nécessaire à un habitat confortable. On voit bien que le confort thermique des habitants est au coeur des attendus d’une maison bioclimatique.

Une construction bioclimatique repose sur quelques principes de conception de base :

- Capter le rayonnement solaire
- Conserver l’énergie captée
- Diffuser et réguler la chaleur dans le logement
- Limiter les déperditions thermiques

Pour atteindre ces objectifs, le logement moderne sera conçu en tenant compte du bon sens des anciens :

  • orienter les pièces principales vers le Sud et le Sud-Est afin de bénéficier du maximum d’ensoleillement l’hiver. Cette partie de la maison sera agrémentée d’une véranda pour créer un "effet de serre" en saison fraîche
  • planter des arbres caducs en façade Sud de l’édifice afin de bénéficier de l’ombre du feuillage l’été et des rayons du soleil en hiver
  • recourir au relief et à la végétation pour se protéger des vents froids (en provenance du Nord et de l’Est dans nos régions)
  • la partie Nord de l’édifice sera partiellement enterrée (ce n’est pas toujours possible)
  • les pièces secondaires (garages, celliers) seront disposées au Nord afin de créer une zone tampon avec les pièces à vivre
  • la façade Nord comportera le moins d’ouvertures possible
  • la maison sera compacte plutôt qu’étalée afin de limiter les déperditions de chaleur et l’exposition aux vents froids
  • l’isolation sera la plus complète possible (fenêtres, portes à double vitrage). Les ponts thermiques seront maîtrisés. On concevra un vide sanitaire et on l’isolera en périphérie
  • l’entrée principale sera protégée par un sas pour limiter l’entrée/sortie de l’air chaud ou froid, selon la saison, par le simple fait d’ouvrir la porte
  • les matériaux de construction utilisés seront denses afin de bénéficier de leur inertie thermique et de leur capacité à accumuler la chaleur/fraîcheur interne
  • les murs exposés au soleil seront plutôt sombres (les couleurs sombres accumulent le rayonnement solaire tandis que les couleurs claires le réfléchissent)...

Selon certains expérimentateurs (voir liens en bas de note), une telle démarche pourrait permettre de réduire jusqu’à 40% de la consommation d’énergie de l’habitat. Une maison bioclimatique ne comportant qu’une simple serre chaude en façade Sud consommerait ainsi deux fois moins de chauffage qu’une maison classique. Ces performances peuvent même être accrues si la conception bioclimatique s’enrichit de moyens de production d’énergie solaire, (panneaux solaires et photovoltaïques), chauffage au bois, pompes à chaleur, puits canadiens, etc.

Vous trouverez en bas de document des liens conduisant vers des ressources décrivant plus en détail le principe de l’architecture bioclimatique.


Les maisons "passives" et "actives"

Les maisons dites "passives" ("Passivhaus" en allemand) reprennent l’idée que l’habitat peut répondre à l’essentiel de ses besoins énergétiques par la captation maximale du rayonnement solaire. Mais pas seulement ! L’habitat passif s’appuie sur quatre piliers :

  • Isolation thermique : on isole de façon drastique la maison pour limiter les déperditions thermiques. Il faut savoir que dans une maison passive on exploite la "chaleur humaine" et celle dégagée par les appareils électriques. Les isolants d’une maison passive peuvent atteindre jusqu’à trente centimètres. C’est l’isolation par l’extérieur qui est privilégiée.
  • Ventilation : l’air doit continuellement circuler à l’intérieur de la maison par l’ajout d’une ventilation spécifique à double flux et à filtres. C’est-à-dire qu’elle insuffle de l’air neuf dans les espaces de vie (chambres, salon, bureau) et évacue l’air vicié des pièces utilitaires (cuisine, salle de bains, toilettes).
  • Fenêtres : habituellement elles laissent s’échapper la chaleur intérieure mais en même temps laissent entrer la chaleur solaire. On corrige son défaut principal en recourant à un triple vitrage. Par ailleurs, on privilégie une grande surface vitrée plutôt que de nombreuses petites fenêtres, pour éviter les déperditions par le châssis.
  • Ponts thermiques et étanchéité : il s’agit de limiter les sensations de parois froides dues au fait que des éléments de la construction conducteurs laissent s’échapper la chaleur de la maison vers l’extérieur plus froid et l’inverse (voir la note "Il faut couper tous les ponts... thermiques").

Les maisons passives se développent surtout en Allemagne (100% de croissance annuelle) où l’on adopte leurs principes pour construire des bâtiments publics, par exemple des écoles, et des logements collectifs. Attention, une maison passive ne s’affranchit pas totalement de solutions de chauffage non solaire. Toutefois, ces sources de chauffage non solaires sont des appoints. Une maison ayant un label maison passive peut voir sa consommation d’énergie divisée par quatre par rapport à une maison classique.

Les maisons peuvent dans certains cas même devenir "actives". Une maison de ce type est une maison qui délivre plus d’énergie qu’elle n’en reçoit. Pour atteindre ce stade, on maximise le rayonnement solaire par l’ajout de panneaux photovoltaïques permettant de produire de l’électricité et par l’ajout de panneaux solaires pour le chauffage central et pour chauffer l’eau. Il est en revanche difficile de généraliser les maisons actives sous nos lattitudes, de tempérées à continentales. Ces principes peuvent probablement s’appliquer de manière optimale à des habitats situés dans certains zones méditerranéennes, voire subtropicales.


Les limitations des architectures de types bioclimatique et passive

L’approche bioclimatique est particulièrement pertinente dans le cas de constructions neuves en individuel et dans certains cas en collectif. En effet, ses grands principes peuvent être intégrés sans trop de difficultés dès la phase de conception de l’habitat.

En habitat collectif et en zone urbaine, vu la densité et la taille des bâtiments, les édifices se font de l’ombre en hiver lorsque le soleil est rasant ; cela limite la possibilité de généraliser la démarche bioclimatique dans ce contexte. Mais cela n’empêche pas de l’appliquer là où c’est possible.

Une réhabilitation bioclimatique de logements existants ou anciens pose de nombreux défis. Est-il toujours possible de réorienter les bâtiments ? Peut-on recouvrir de grandes surfaces de façades avec une véranda ? Comment gérer les grandes tours d’habitations exposées aux quatre vents ? Quels seraient les investissements nécessaires pour réhabiliter climatiquement de grands immeubles ou ensembles (HLM), voire d’anciennes constructions ?

A noter que l’adoption d’une démarche "maison passive" peut induire un surcoût évalué en Allemagne entre 5 et 10%, soit de 5000 à 15 000 euros.


Conclusion

Ces questionnements ne doivent pas devenir des freins à l’introduction d’une démarche bioclimatique. Autant cibler le bioclimatique là où il est le plus facilement applicable en contrepartie de gains rapides, comme c’est
le cas de la construction individuelle neuve. Pour les bâtiments collectifs existants, il y a peut-être d’autres moyens de tendre vers le bioclimatique en particulier en :

  • installant des capteurs solaires sur les toits
  • remplaçant les fenêtres simple vitrage par du double vitrage
  • isolant intérieurement les murs en contact avec l’extérieur
  • isolant les murs extérieurs pour limiter les déperditions de chaleur et accumuler la chaleur du rayonnement solaire diurne (murs "trombe")
  • introduisant des pompes à chaleur horizontales ou verticales lorsque c’est possible
  • végétalisant les façades
  • peignant les murs dans des couleurs sombres ou claires selon les effets souhaités
  • occultant les surfaces vitrées en été pour limiter le rayonnement solaire et en hiver la nuit pour préserver la chaleur intérieure

Il s’agit de cumuler et de généraliser toutes les innovations en termes de matériaux et de procédés. Mais on peut aussi résoudre un certain nombre de problèmes énergétiques en adoptant quelques comportements simples, comme fermer ses volets l’hiver la nuit, opter pour du double vitrage, ne pas surchauffer son logement.

Par ailleurs, les pouvoirs publics doivent non seulement favoriser ces nouveaux types de logements, mais aussi les inciter, voire les encadrer. En Espagne, il est depuis peu obligatoire d’intégrer des panneaux solaires sur les immeubles neufs ou rénovés. La France accuse un retard dans le domaine du solaire thermique. Même le Sénat le déplore. N’oublions pas que le soleil est une source d’énergie gratuite. Alors pourquoi ne pas obliger les programmes immobiliers et de réhabilitation à intégrer les solutions solaires, quand c’est possible, ainsi que les démarches environnementales de type HQE ? Peut-on encore se permettre d’attendre ?

Quelques liens pour approfondir le sujet

Construction bioclimatique


Site Maison bioclimatique
Dossier Construction écologique sur Travaux.com
Site Construire sain
Bilan bioclimatique dans le Pays de Caux
Bilan bioclimatique dans le Tarn
Bilan bioclimatique en Mayenne (Etude Ademe)
Bilan bioclimatique en Lorraine
Bilan bioclimatique Tarn et Garonne
Maison type Minergie, sur le forum Futura-Sciences
Les écoquartiers sur Wikipedia
Un site perso sur la maison solaire

Maisons passives

Maison passive sur Ekopedia

Site perso La Maison Passive

Maison passive sur Novethic

Maison passive sur Actu-Environnement

Critiques sur la maison passive

Remerciements

Din-Diu, pour sa suggestion sur la norme HQE


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40 réactions à cet article    


  • (---.---.246.50) 1er décembre 2006 13:19

    Très bon article, des infos précieuses qui bouleversent un peu les conceptions en vogue... je propose un lien interessant

    http://www.areso.asso.fr

    les idées circulent, on s’en sortira aussi comme ça.


    • Bob (---.---.179.136) 4 décembre 2006 01:17

      Le véritable problème réside dans les STRUCTURES SOCIALES, et pas ailleurs.

      Comment faire en sorte que les gens ne soient pas obligés de parcourir des dizaines de Km tous les jours pour se rendre sur le lieu de travail ? Il faut que l’outil de production et le logement cessent d’être propriété privée.

      Comment éliminer la pollution industrielle ? Il faut que les actionnaires à but lucratif et la concurrence cessent d’exister.

      Et ainsi de suite. Le reste, c’est du baratin.

      Quant aux guerres... à lire certains « écologistes », on dirait qu’elles ne polluent pas ! Même au Kosovo, tout près d’ici.


    • jcm (---.---.86.234) 1er décembre 2006 13:53

      Excellent article !

      A noter qu’une maison passive coûte nettement moins cher en exploitation du fait des économies réalisées sur le chauffage : un gain en pouvoir d’achat qui pourrait devenir substantiel dans bien des cas !

      Présentation de quelques sites de référence dans le domaine de l’énergie, notamment solaire, à voir dans cette rubrique : Energie


      • gerardlionel (---.---.85.10) 1er décembre 2006 14:05

        Merci pour ces participations documentées, et intéressantes, qui sensibilisent les futurs constructeurs !

        Maintenant, un nouvel article sur la façon d’améliorer les constructions anciennes très gourmandes en energie !


        • Le furtif (---.---.151.34) 1er décembre 2006 14:12

          Attention je sais trop bien que tout ce qui est gagné entre Octobre et début Mai nous risquons de nous en plaindre amèrement entre Mai et début octobre...

          Les circulations d’air génèrent des pertes en hiver et sont totalement inopérantes en été caniculaire....

          Les immenses façades même face au Nord...ouille ouille ouille...sauf à faire monter le coût de la construction +++ en multipliant les huisseries.

          Par ailleurs un petite nièce va s’installer à la Réunion en Janvier...pourai-je lui fournir des indications plus précises, ....

          Très cordialement

          Le Furtif

          PS : Ma maison en bois a des côtés positifs ;

          • la facture de Gaz ( chauffage et eau chaude + cuisine ) est sensiblement égale à
          • ma facture de fuel dans un pavillon traditionnel ( en parpaings) d’il y a 25 ans.==> 1000 Euros ....en gros bien sûr

          • Jean-Pascal SCHAEFER (---.---.4.76) 3 décembre 2006 16:26

            Bonjour, Le Furtif,

            La Réunion est très avancées en matière de solaire. Votre petite nièce va pouvoir facilement s’équiper d’un chauffe-eau solaire (il y a des chances qu’il soit déjà en place), et il faudra l’encourager à placer des panneaux photovoltaïques. Sous nos latitudes, les maisons à énergie positives sont très faciles à mettre en oeuvre.


          • ROdge (---.---.1.1) 1er décembre 2006 14:21

            bonjour,

            je suis actuellement en train de terminer mon projet de maison ossature bois ’bioclimatique’, depot du permis de construire la semaine prochaine normalement

            nous avons acheté un terrain tres bien orienté (facade rue de 22m de large coté nord), donc permettant de mettre en oeuvre le maximum des recommandations (la synthèse) de votre article : baies vitrées au sud/sud-est, limiter les ouvertures au nord en autres

            nous avons passé 2h avec le maire de notre commune pour lui expliquer pourquoi on voulait disposer les grandes ouvertures de cette façon et pourquoi il y avait des petites fenètres au nord, pour lui le plus important c’est que les gens qui passent dans la rue aient une vue agréable en voyant les maisons smiley donc il aurait préféré qu’on installe les baies vitrées coté rue et fermer coté jardin ....et ca ne lui plaisait pas du tout !!!!

            au final nous avons augmenté la taille des fenêtres coté nord pour avoir un avis positif. l’architecte du CAUE (cabinet d’architecture, d’urbanisme et d’environnement) a été beaucoup plus compréhensif ... les personnes de la dde sont restés bouche-bée en voyant le projet, en allant du « c’est original » a « j’espere qu’il y a des arbres pour cacher ca » ...

            qques détails :
            - nous recupérons l’eau de pluie pour alimenter un réservoir de 15m3 pour les toilettes, lave linge, arrosage et lavage voiture
            - chauffe-eau solaire
            - lave vaisselle branché en direct sur l’eau chaude (80% d’economies d’electricité)
            - pompe a chaleur par aérothermie et plancher chauffant basse température
            - poële a bois disposé au centre de la maison, avec une mezzanine pour diffuser la chaleur a l’etage (privé de radiateurs)
            - isolation laine de chanvre

            une autre bonne adresse, un peu orientée bois mais tres complète :

            idées maison

            malheureusement tout ceci a un prix, en france, et nettement plus que les 5 a 15000 euros de plus ... (c’est le surcout de la laine de chanvre par rapport a de la laine de verre pour 150m² habitables !)

            de plus les vendeurs et distributeurs de materiel (pompes a chaleurs, panneaux solaires...) intègrent les credits d’impots dans leurs tarifs, ce ne sont pas les particuliers qui renovent ou qui construisent qui en profitent.

            une étude pour un puit canadien coute 1600euros en france, impossible a amortir, c’est plus cher qu’un montage complet effectué par qqu’un qui sait bricoler

            une véranda pas loin de 1000 euros le m²

            les maisons bioclimatiques ne représenteront pas 80% des constructions avant bien longtemps ... il faudra d’ici la que les prix des matériaux baissent (ca c’est quasiment impossible) et que les mentalités changent (ca va venir doucement) ...

            ROdge

            ps il y a un projet de lotissement par jean nouvel a triguières près de troyes, avec des maisons semi-enterrées coté nord et baies vitrées au sud .... j’espere qu’il verra le jour, pas dispo sur cabinet jean nouvel


            • Sanpeur (---.---.253.156) 1er décembre 2006 17:57

              Bon article, bien documenté, sérieusement étayé, et bonnes réponses. MAIS, je suis pessimiste. Ayant fait récemment construire, j’ai été stupéfait de l’ignorance CRASSE des artisans auxquels j’ai eu affaire en matière d’écologie. Malheureusement, il faudra 1 siècle à la Fédération Française du Bâtiment pour réagir efficacement (et pas à l’aide de bénédictions de projets vitrines). Quant aux DTU, n’en parlons pas, à condition qu’elles soient respectées.


            • docdory docdory 1er décembre 2006 14:57

              @ l’auteur

              Très intéressant article . On regrette que les Verts , à l’époque à laquelle ils étaient au gouvernement en la personne de Dominique Voynet , n’aient pas rendu obligatoire les constructions bioclimatiques , tant pour les maisons que pour les grandes surfaces commerciales .

              Sans aller jusqu’à l’obligation , ils auraient pu dans un premier temps proposer une exonération de la taxe d’habitation et de la taxe foncière pendant dix ans pour toute construction neuve bioclimatique .

              Il est également à noter , en ce qui concerne les grandes surfaces commerciales , que leurs parkings sont dénués de tout ombrage , ce qui incite en été les automobilistes qui y sont garés à mettre leur climatisation à fond , avec augmentation consécutive de leur consommation de carburant . Il aurait été simple d’imposer que ces parkings soient agrémentés d’arbres ombreux tels que des platanes , ou bien qu’il y soit installés des sortes de parasols recouverts de photopiles qui permettrait d’assurer une petite partie de la consommation électrique de ces grandes surfaces , tout en mettant les voitures à l’abri du soleil ( ces parkings de grandes surfaces commerciales sont en général immenses ) . Le coût de ce genre de mesures serait dérisoire par rapport à l’énormité du chiffre d’affaire de ces commerces !


              • Gilles Pradeau (---.---.45.7) 5 décembre 2006 13:17

                Ah que c’est facile de taper sur les Verts... Seulement il faut peut-être avoir une meilleure connaissance du sujet.

                Comment se fait-il que les certifications ne soient toujours pas disponibles ? Rendre obligatoire est totalement impossible dans ce domaine ; le problème reste les marges de manoeuvre. A Paris, le PS fait un pas en avant, et 3 pas en arrière pour intégrer les cibles de haute qualité environnementale (et malheureusement les communistes pareilles). Car cela coûte trop cher à court-terme.

                Pour rendre tout ça obligatoire, il faut qu’une majorité le vote, et ce n’est pas du tout à la force du poignet d’un(e) ministre... smiley Sinon ça se saurait !


              • ohlala (---.---.124.230) 1er décembre 2006 16:06

                @ l’auteur, merci de vous attaquer de front à ces sujets qui vont devenir... très chauds.

                Comme vous savez que je me suis plongé dans la lecture de votre site, j’ai été très surpris d’apprendre que les travaux entrepris dans ma maison l’avait faite entrer dans la catégorie passive. Bizarre, ce qualificatif. Pas très engageant. Sur une annonce immobilière, je doute que ça attire les acheteurs.


                • Paul M (---.---.18.215) 1er décembre 2006 16:11

                  @L’auteur

                  Excellent article.

                  Le surcoût est largement compensé par les économies réalisées, le confort et une bonne dose de bonne conscience.


                  • (---.---.95.169) 1er décembre 2006 16:28

                    @ En complément de l’auteur.

                    Un lien très intéressant par un professionnel des énergies renouvelables http://www.ipc-energies.com

                    Bon article mais pas grand chose de nouveau...

                    Les règles de bases sont bonnes mais manque la principale : la qualité de la construction. Faire un mur en parpaing avec un isolant en 10+1 (10cm de polyuréthane et 1 cm de Placoplatre) Ce n’est pas pareil qu’un mur en briques Monomur (ou équivalent) de 37 cm ...Le prix non plus. Pourtant, la brique Monomur apporte un confort bien plus important. Pourquoi ne pas faire du crédit d’impôt sur des matériaux de construction dont le coefficient de déperdition est faible afin de les favoriser comme il est fait pour le solaire ?.

                    Un autre point est manquant : la VMC ! Obligatoire pour ventiler la maison, elle apporte en plein hiver la température extérieure dans la maison (par les ouvertures d’arrivée d’air neuf, sur fenêtres) Cela apporte une déperdition de près de 20%...(directement visible sur la facture de chauffage) Pourquoi ne pas rendre obligatoire les centrales double flux grâce à une aide à l’achat comme le crédit d’impot. Et cerise sur le gâteau, rendre partout ou cela est possible, l’échangeur géothermique obligatoire (puits provençal, canadien...)

                    Bon, vous allez dire que cela coute cher à l’état mais toutes les déperditions d’une habitation représentent de l’énergie qu’il faut compenser. Qui paye ? Tout le monde ! et sur le long terme cela fait beaucoup d’argent.

                    Concernant les maisons actives, appliquons déjà la réglementation française RT2000 et RT2005 et nous aurons fait un pas de géant dans les économies d’énergies.

                    Redéfinissons également les qualifications des gens qui construisent des maisons ou en d’autres termes, il y a beaucoup trop de gens incompétents qui construisent n’importe quoi, n’importe comment.

                    Il faut également imposer aux architectes qu’ils intègrent dans leurs études, la mise en place du solaire (thermique et photovoltaïque) Je rappelle qu’un chauffe eau solaire, c’est entre 60 et 75% de couverture solaire en France ou autrement dit, c’est entre 60 et 75% d’économies sur la facture EDF en comparaison d’un cumulus électrique avec en prime un temps de retour sur investissement inférieur à 5 ans...

                    La production d’énergie photovoltaïque est indispensable pour 2 raisons :

                    1) cela permet de diminuer la production des centrales thermique (peu) et nucléaire (beaucoup)

                    2) cela permet de faire ce qu’EDF ne fait pas beaucoup, stocker l’énergie dans des batteries. Il faut rappeler que l’émission des GES en France ce fait presqu’exclusivement par les centrales thermiques en heure de pointe... Si on baisse la consommation en heure de pointe, cela agit instantanément sur la diminution des GES. Le stockage individuel est beaucoup plus simple à mettre en œuvre (en tout cas dans un premier temps), avec restitution de l’énergie (stockée en heure creuse), pendant les périodes de pointes.

                    Appeler bioclimatique ce que vous voulez !!! L’essentiel est d’appliquer des solutions de bon sens éprouvées... et celles qui coutent cher, il faut que l’état participe. Ce n’est pas de l’argent à fond perdu mais plutôt un investissement sur l’avenir.


                    • Rodge (---.---.102.156) 1er décembre 2006 18:25

                      actuellement le stockage de l’energie avec des batteries est tout sauf ecologique, au bout de 5 ans, il faut tout changer et recycler du plomb et de l’acide sulfurique !

                      les anglais ont testé la production d’hydrogène a partir d’éoliennes, c’est une piste ....

                      la production de piles a combustibles pour la production de chaleur et d’electricité prend egalement de l’ampleur aux usa, qques protos en france .... alimentés en gaz et equipées d’un reformeur (comme renault et ses hybrides qui fonctionnent a l’essence smiley )

                      un autre point important dans le lieu/mode d’habitation est la partie transport, ca ne sert pas a grand chose de vivre dans une maison ’ecolo’ si il faut avoir chacun une voiture et faire 50 ou 80km par jour pour aller travailler, deposer et recuperer les enfants a l’ecole, au judo/foot/musique ... on a payé notre terrain 2 fois plus cher qu’a 15min de voiture de chez nous mais les enfants irons jusqu’a la fin de la primaire a pieds a l’ecole, et ensuite en velo au collège ma femme et moi sommes a env de 10min de velo (plutot 5 pour elle et 15 pour moi) de nos lieux de travail respectif

                      par contre la voiture est encore de sortie le mercredi pour aller a l’ecole de musique avec le violoncelle (10min garé de porte a porte)

                      Rodge


                    • caturia (---.---.5.44) 2 décembre 2006 05:33

                      L’utilisation de l’hydrogène pour des véhicules présente des avantages écologiques très grands dans les villes. Ainsi une flotte éventuelle d’autobus à l’hydrogène. Mais attention il existe un lobby de l’hydrogène qui veut produire l’hydrogène de manière non écologique. Il faut donc que cet hydrogène soit produit avec de l’électricité par exemple produite par des éoliennes. Le système permet donc de fabriquer de l’hydrogène quant l’éolenne tourne et de stocker l’hydrogène. Celui -ci peut aussi par conséquent être brulé dans un moteur qui fait fonctionner un groupe électrogène en cas d’arrêt de l’éolienne pour cause de manque de vent. On a donc par la combinaison du système d’une part une stabilité de production électrique sur le plan local et un surplus d’hydrogène qui lui peut être utilisé pour des véhicules. Rien de ceci n’est de la science fiction, mais le coût de l’opération est élevé ; quant à la technique d’utilisation et de stockage de l’hydrogène à des températures extrèmement basses sont loin d’être un jeu pour amateurs. BMW est par exemple une firme qui est fort avancée dans l’étude du moteur à hydrogène.


                    • caturia (---.---.5.44) 2 décembre 2006 05:46

                      Une maison à panneaux photo-voltaïque a bien entendu un système de batterie qui assure un volant d’énergie. Mais il n’est pas question de stocker de l’énergie en grande quantité, sinon on tomberait dans de très gros problèmes écologiques posés par les batteries qui sont toujours un des rares produits industriels qui n’a pas réussi à faire de grands progrès depuis son invention. Il faut prendre en principe que l’on ne stocke pas l’électricité. La seule chose qui est parfois faisable est de repomper de l’eau la nuit vers le haut dans un barrage pour la laisser s’écouler aux heures de pointes. Il faut donc travailler sur les pointes de consommation et les prix de l’électricité. Et évidemment comme il y a une perte il faut consommer plus d’électricité de nuit pour produire cette électrité pour les pointes de jour.C’est pourquoi l’électricité produite par exemple par le Rhone est si intéressante car elle est continue. Mais de toute manière l’Europe n’a presque plus d’électricité hydraulique potentielle. La quasi totalité des grands sites sont déjà utilisés. Il en reste encore notamment en Suède. En Ukraine tout le fleuve a été utilisé depuis les grands travaux effectués sous Staline.


                    • Nicolas (---.---.246.165) 2 décembre 2006 10:24

                      Bonjour, bien sûr la première réaction est de réclamer une aide financière de l’Etat. Mais, et ce fut mon cas, cela ne marche pas (ou très mal). Dès que cela se sait, l’entrepreneur augmente ses prix, et la prime tombe dans son escarcelle. Donner de l’argent c’est populaire, donc politique/électoral. Simplifier les normes, réduire la fiscalité sur les produits écologiques phares et la TVA sur les charges de main d’oeuvre serait une bonne chose. Payer 19,6% de TVA sur les charges patronales + 19,6% sur des produits écologiques forcément plus chers, n’incite pas à construire « éco ».

                      Les allemands offrent actuellement des produits très intéressants mais qui n’arrivent que très peu sur le marché français. En Europe (et surtout dans le bâtiment) il y a le protectionnisme par les normes. Les réglementations fiscales et techniques sont autant de carcans. Sans parler de problèmes de QUALITE en aval, puisque les professions du bâtiment sont EXTREMEMENT rétrogrades et ne s’autocensurent pas. Si vous avez un problème, voyez les tribunaux français, qui sont les plus mal dotés d’Europe !!!

                      Tant qu’économiser de l’énergie sera une tâche difficile et coûteuse, on fera très peu de progrès dans ce domaine.


                    • Jean-Pascal SCHAEFER (---.---.4.76) 3 décembre 2006 16:32

                      Concernant les batteries, une mise au point. Les installations photovoltaïques connectées au réseau n’ont pas besoin de batteries. Le courant est envoyé directement sur le réseau, et permet d’éviter la mise en route, comme signalé plus haut, d’installations fonctionnant avec des énergies fossiles.


                    • Jean-Pascal SCHAEFER (---.---.4.76) 3 décembre 2006 16:45

                      Un point important, quand on veut construire bioclimatique : la pente de la toiture. Il est maintenant important de prévoir des toitures monopentes bien orientées (orientation Sud-Est en France métropolitaine, 45° Nord à La Réunion ou j’habite), car il faut de la place pour les panneaux solaires thermiques (chauffe-eau), panneaux photovoltaïques et puits de lumière. En Allemagne, le rafraîchissement solaire avance aussi à grands pas, et il faudra prévoir de la place pour les panneaux correspondants, quand les techniques seront au point.

                      Attention aux arbres au Sud, et trop près de la maison, qui peuvent faire de l’ombre sur les panneaux solaires !

                      Le monopente présente un inconvénient de taille : c’est qu’une monopente à 45° (c’est la pente qu’il faut à 45° de latitude), ce n’est pas très esthétique.

                      Mais pour le reste, c’est le plus approprié si on veut pouvoir tirer le meilleur parti du soleil, quitte à faire deux pentes parallèles si on veut une esthétique différente.

                      D’où ma suggestion pour ceux qui veulent construire bioclimatique : pensez aux monopentes !


                    • Onyva (---.---.198.222) 1er décembre 2006 16:59

                      Un autre lien, indépendant et sérieux celui-là, le CSTB : http://webzine.cstb.fr/page/default.asp?main=54

                      et une animation très claire sur ce sujet : http://www.cstb.fr/bepos/presentations/cstb_bepos.swf

                      PS : pour docdory : les Verts n’étaient pas au pouvoir mais au sein d’une coalition, ils représentaient 5%.

                      Pour le photovoltaïque, on ne met pas de batteries si on est raccordé au réseau : http://www.hespul.org/


                      • Yvance77 (---.---.234.111) 1er décembre 2006 17:05

                        Bravo tres bel article, je suis ravi de constater que l’on place de plus en plus de posts liés à l’écologie sous diverses formes ... la conscience s’organise petit à petit.

                        Mais une bonne réponse aussi ne serait telle pas les maison en bois, je ne parle pas de ma cabanne au Canada, mais des nouveaux bois traités ignifugés etc... Cela va de soi dans des zones ou cela est possible, car il est clair que sur la Côte d’azur le blaireau à la ferrari va trouver que cela fait peuple.

                        Aprés il doit y avoir un constat plus ton niveau s’élève, plus tu es pollueur, c’est sur le pauvre sdf, il a pas encore ce type de souci, mais je me doute qu’il aimerait bien.

                        A peluche


                        • (---.---.95.169) 1er décembre 2006 17:26

                          @ onyva « on ne met pas de batteries si on est raccordé au réseau »

                          Si ! et depuis pas mal de temps mais techniquement c’est un peu plus compliqué et financierement plus cher. Je comprends que certaine société soit timide sur le sujet ! Mais c’est la seule façon de stocker l’energie pour un particulier et cela fonctionne très bien.


                          • caturia (---.---.141.73) 2 décembre 2006 05:20

                            Article très intéressant mais sur lequel il ne faut pas trop s’illusionner car il suppose une construction entièrement nouvelle sur un terrain assez grand et bien orienté.

                            Ceci dit le photo-voltaïque est une solution adaptable à toute habitation qui a un toît ou un mur bien orienté. La solution consiste à produire du courrant le jour et à mettre le surplus dans le réseau et à reprendre du réseau la nuit. Le système est maintenant utilisé dans de nouveaux lotissements en Hollande pays moins lumineux que la France. Il est massivement utilisé dans le pays basque espagnol avec la société Iberdrola notamment. Il l’est aussi en Bavière. Des calculs ont été faits en Suisse - la surface des toîts - murs donne une capacité théorique de trois fois la consommation globale actuelle des Suisses. La capacité utilisable dépasse et de loin la capacité potentielle des éoliennes. Tout le problème étant que c’est en hiver que la production est la plus faible et qu’il faut acheter le courrant de nuit du réseau. Le prix baisse mais sans subsides d’environ 70% du prix d’installation ce n’est pas amortissable en dix ans. La durée de vie des plaques photovoltaïque est d’environ 20 ans. Concrètement 25 m2 de panneaux sur chaque maison par exemple serait une contribution intéressante. Dans les régions chaudes le photo-voltaïque est particulièrement intéressant puisque la demande de consommation est forte le jour, frigos, ventilateurs éventuellement conditionnement d’air. En Allemagne et en Suisse par exemple, il est aussi installé du photo-voltaïque sur les panneaux coupe -bruit le long des autoroutes et l’électricité produite va directement dans le réseau.


                            • deltarho (---.---.197.6) 2 décembre 2006 09:20

                              Manifestement les « pros » de l’habitat semblent avoir trouver un nouveau créneau à profits, et la pub commence !

                              Je leur rappelle que TOUTES ces considérations sont prises en compte depuis très longtemps dans bien des pays (à l’exception des panneaux solaires récents) par exemple : Canada , Suède. D’ailleurs certaines expressions lues dans cet article, dont l’origine vient du « bâtiment » ou des écoles d’architecture, montrent que cette orientation de construction n’est pas bien assimilée et encore mal comprise dans l’hexagone.

                              De plus ces méthodes de construction « écologiques » ont prouvé que cela menait à des coûts inférieurs ( cependant grevés par les panneaux solaires) mais bien entendu le lobby profite de son virage à 180° pour augmenter ses marges !

                              Alors je dis que cet article est bien venu, mais il serait tout aussi bien venu d’ éclairer la face cachée de façon à ce que les nouveaux candidats à la construction ne se sentent pas floués plus tard !


                              • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 2 décembre 2006 12:19

                                J’ai habité 14 ans en montagne Bourbonnaise ( 820 m ), à 27 bornes de Roanne 42, le blène à l’époque était le budget pour les trajets ( que nous nous partagions entre mon épouse et moi , elle femme au foyer, moi horaires non compatibles horaires décalés, de nuit, etc ) pour conduire les mômes aux Lycées,( 4 x 27 )

                                Actuellement se blème perdure pour ceux qui demeurent loin des villes, et le poste carburant devient inquiétant,,.. et dire que récemment l’écolo hélico a déclaré à la téloche, qu’il fallait augmenter les prix des carburants !

                                @+ P@py


                                • Kidu (---.---.70.226) 2 décembre 2006 14:34

                                  Qui pollue le plus ? Une personne vivant au sixième étage d’une tour en béton ou une personne faisant construire un pavillon bioclimatique sur 1500 m² d’un terrain en périphérie de ville ?

                                  Pour moi ce modèle d’habitat individuel qu’il soit bioclimatique ou pas n’est pas loin de l’impasse . Les zones pavillonaires ne pourront continuer à s’étendre encore et encore .

                                  Si solution il y a à trouver , elle ne pourra passer que par le collectif .

                                  Au passage , la photo au début de l’article est celle d’une maison qui n’a rien de bioclimatique .


                                  • personne (---.---.218.193) 3 décembre 2006 00:57

                                    Tous ces efforts bioclimatiques se développent à cause du réchauffement climatique. Le réchauffement climatique c’est en gtrande partie le Co2. Outre le fait qu’il faudrait en dégager moins en isolant les bâtiments et en roulant moins (ou éventuellement différemment, quoi que...), on pourrait également en stocker un maximum, l’empêcher de repartir dans l’atmosphère. Actuellement l’un des procédés pour stocker, emprisonner du co2 est un procédé vieux comme le monde, et pour cause, il consiste à faire pousser des arbres et à ne pas les brûler, à utiliser le bois produit. En d’autres termes développer l’usage du bois un peu partout est aussi une manière de lutter contre l’effet de serre. Donc pavillon ou bâtiment collectif, peu importe, du moment, qu’à sa manière, il lutte intelligemment contre les émissions de gaz.


                                  • @ ????? 16 juin 2009 22:26

                                    Bonjour,
                                    Je suis étudiant en architecture et ai décidé d’orienter mon mémoire de fin d’étude sur cette problèmatique... Je trouve ta phrase « Si solution il y a à trouver , elle ne pourra passer que par le collectif » très pertinente...
                                    Je recherche donc actuellement des informations sur ce concept de « politique globale », de « territoire durable »...
                                    Auriez vous des informations, opinions à ce sujet à me fournire ?
                                    Merci d’avance


                                  • caramico (---.---.227.218) 2 décembre 2006 14:34

                                    A ceux que l’esthétique de panneaux solaires peut rebuter, je voudrais leur faire part de mon expérience modeste, à savoir la mise en place d’un chauffage géothermique, pas plus coûteux qu’une installation de chauffage au gaz et bien moins onéreux par la suite, d’un très grand confort avec une absence totale de radiateurs ou convecteurs, le chauffage se diffusant par le sol.

                                    Nous l’utilisons depuis 5 ans maintenant et en sommes toujours très contents.


                                    • Marc P (---.---.81.250) 2 décembre 2006 15:18

                                      Bonjour :

                                      sur la page de l’article, j’ai fait « édition-rechercher », j’ai tapé « h-u-l-o-t », la machine n’a rien trouvé....

                                      Est ce que ce texte est sérieux ?

                                      Bon je ressaie avec a-r-t-u-s...

                                      Trève de plaisanterie ! bel article merci beaucoup !

                                      Marc P


                                      • EDARI (---.---.124.144) 3 décembre 2006 09:13

                                        Dans la Résidence ou l’habite, tous les immeubles sont équipés d’un chauffage géothermique et il faut reconnaître que ce soit au niveau du confort, du coût d’utilisation et de chauffage et bien entendu de la pollution, pour moi qui a eu le chauffage au gaz ou électrique, il n’y a pas photo.

                                        C’est, je trouve, la solution idéale, que je conseille et qui devrait ëtre aplliquée dans tous les cas où cela est possible.

                                        Comme le dit caramico, également très esthétique, pas de radiateur, ni de convecteur et...dernier point que je citerais... pas de poussière « comme dirait ma femme ».


                                        • caramico (---.---.227.218) 3 décembre 2006 11:21

                                          Quand à la remarque plus haut concernant la photo d’une maison illustrant l’article, qui affirme que celle-ci n’est pas bioclimatique, on peut très bien construire avec des matériaux anciens ou de récupération, faire un enduit extérieur à la chaux par exemple, donner donc un caractère ancien à une maison chauffée par la géothermie, alors que son isolation sera des plus modernes.


                                        • Philippe Delcroix (---.---.14.163) 3 décembre 2006 09:57

                                          Bravo pour cet article, très bien documenté. Comment passer à l’action ? J’étais récemment au salon de la maison en bois à Angers : beaucoup de bureaux d’études et de fabricants de matériaux et équipements tendance écolo, mais quasiment pas de fabricants de maisons « prête à l’emploi » Par contre des études comparées intéressantes sur les qualités isolation de différents matériaux( bois, laine de verre, chanvre etc...) En Allemagne, les fabricants de maisons préfabriquées proposent des modèles trés en pointe question protection environnement, utilisation solaire+ géothermique+ chaudières à « pellets » par exemple. Les matériaux utilisés ne sont pas forcémment bois( sauf ossature), ils utilisent aussi des compounds bois/plastique(entre autres) pour les façades(beaucoup moins d’entretien que le bois) et ce dans une vaste gamme de formes et de couleurs.La « Passivhaus » reste la solution d’avenir, mais ses impératifs d’intégration au relief me semblent la destiner à une minorité. Faut-il acheter allemand ou attendre que les fabricants style phénix renaissent de leurs cendres et nous proposent autre chose que des clapiers béton, à charpente allumette,à des années lumières de tout soucis écologique !


                                          • Beuh (---.---.6.122) 3 décembre 2006 12:56

                                            Mais ne pas mettre de bovins dans votre champs,car les bovins sont de très gros produteurs de CO2, un seul bovin annulerait tout les bienfaits de la maison, sauf, a planter autour de votre maison, des herbages OGM, seul outil disponible pour faire baisser la pollution bovine !


                                            • Lartiste (---.---.226.139) 4 décembre 2006 05:50

                                              Salut Hkac, Cet article me fait pleurer. Nous sommes en 2006, et on en est encore à écrire des articles pareils : « C’est lamentable ». Cela me rappel l’Euro, à l’époque j’avais pas 10 ans, que l’on nous promettait l’Euro jusque dans les Cadis de supermarché pour 1992. Il aura fallu attendre 2002 PTDRXXL. Le problème de se genre de reflexion, c’est quel ne peut être mené qu’à titre personnel ou le temps d’une émission. Habitant la ville, je suis devenu un animal d’élevage : Eh oui !, alors qu’en Berry mon cher HKac, malgré l’isolement des longues journées d’hiver et la solitude du monde rural : tu es animal sauvage. De cette observation, nos destins divergent et notre habitat diffère. Je te rassure les gros pollueurs seront bientôt emportés par une pandémie qui aura raison des grandes agglomérations. Charge à vous, glorieux paysans en Berry de reconstruire : plus humain. dixit un ancien St Amandois.


                                              • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 4 décembre 2006 09:12

                                                Une maison qui consomme huit fois moins d’énergie !

                                                http://www.lefigaro.fr/sciences/20061204.FIG000000148_une_maison_qui_consom me_huit_fois_moins_d_energie.html

                                                Dans Google image et site, voir Néopor. ‘ c’est le nom de cet isolant de BASF

                                                @+ P@py


                                                • aurelien (---.---.228.197) 4 décembre 2006 10:47

                                                  bonjour à tous,

                                                  L’article n’est pas trop mal, les liens sont bons, mais tout n’est pas compris... par exemple, un des piliers de la maison passsive est bien la circulation d’air dans la maison, mais cet air est traité de manière bien différente que dans une maison traditionnelle avec VMC... dans une maison passive, il y a une VMC double flux, afin de récupérer les calories contenues dans l’air avant que celui ci ne soit ejecté dehors... cette VMC double flux est reliée à un puit canadien permettant de relever la T d’entrée d’environ 10°C et cet air préchauffé par la terre à 10°C est ensuite réchauffé par échangeur dans la ventilation double flux...

                                                  Enfin juste pour attirer l’attention sur la ventilation double flux, ce systeme permet de conserver la chaleur de l’air, de filtrer l’air entrant ainsi que d’améliorer la qualité de l’air intérieur (meilleure circulation, air renouvellé constamment)...

                                                  Bref, ca fait 40 ans que les francais favorisent le nucléaire grace à leur consommation d’électricité... sachant que l’électricité pour le chauffage est la plus mauvaise solution (rendement d’une centrale 30%) et que les VMC classiques permettent une perte directe de 20 % de la chaleur que nous produisons par les radiateurs, il est temps de changer !!!... toute cette affaire a fait que durant toutes ces années, les francais (grace aux aides de l’état pour l’installation de chauffages electriques et à la VMC obligatoire)ont permis (par leur consommation) le développement du nucleaire...


                                                  • Pascal Billery-Schneider (---.---.150.76) 5 décembre 2006 09:05

                                                    Bonjour,

                                                    Je voudrais simplement donner quelques détails thermiques sur le standard « maison passive » tel que défini par le Passivhaus Institut. Ce standard, en dépit de son vocable, s’applique aussi bien pour les bâtiments collectifs que pour les maisons individuelles.

                                                    C’est un standard défini en Allemagne par le PassivHaus Institut de Darmstadt sous l’impulsion du Dr. Wolfgang Feist. Vu son succès outre-Rhin et sa diffusion dans nombres de pays de l’Union européenne ou son adaptation hors de l’UE (Suisse), ce standard a vocation à devenir un standard européen. L’intérêt principal consiste à se passer de chauffage et de climatisation.

                                                    Seulement, la construction à ce standard nécessite de satisfaire plusieurs critères :

                                                    1.- un besoin de chauffage inférieur à 15 kWh/m².an, soit près de 20 fois moins qu’un logement moyen du parc français. En pratique avec un besoin si faible en chauffage, le seule présence des habitants et l’énergie dissipée par l’éclairage et les appareils domestiques suffisent à chauffer le logement ;

                                                    2.- une étanchéité à l’air soignée (valeur n50 < 0,6 h-1). Cela implique une construction extrêmement rigoureuse. En vue d’obtenir la certification, un test d’étanchéité dit Blower Door test doit être accompli ;

                                                    3.- une demande totale d’énergie inférieure à 42 kWh/m².an. La demande totale d’énergie comporte non seulement les besoins en chauffage, mais aussi ceux en eau chaude sanitaire et l’électricité domestique ;

                                                    4.- un besoin en énergie primaire inférieur à 120 kWh/m².an, ce qui implique nécessairement l’utilisation des énergies alternatives telles que le solaire thermique pour produire l’eau chaude sanitaire sur la majeure partie de l’année.

                                                    Les recommandations pour y parvenir sont :

                                                    - une orientation au sud pour maximiser les apports solaires passifs ;
                                                    - une conception minimisant les ponts thermiques ;
                                                    - une isolation thermique renforcée (U parois extérieures < 0,15 W/m²K) ;
                                                    - des huisseries hautes performances combinées en principe à du triple vitrage (Uw < 0,8 W/m²K) ;
                                                    - une aération centralisée à récupération de chaleur (efficacité > 80 %) dont la consommation électrique ne doit pas être supérieure à 0,4 Wh/m³ d’air transporté.

                                                    Il s’agit d’un copier/coller tiré de notre modeste site : http://maison.passive.free.fr/ qui, outre la description d’un projet à venir, essaie de donner des pistes sur les matériaux existants, les fabricants voire les entreprises engagées dans la démarche de l’efficacité énergétique.

                                                    Cordialement smiley


                                                    • Hkac (---.---.170.51) 5 décembre 2006 13:40

                                                      Chers commentateurs, Merci à vous tous d’avoir pris à coeur cette note. Vos retours d’expérience sont riches d’enseignements et montrent qu’une démarche pionnière peut s’avérer payante à terme pour soi et par l’exemple qu’ils véhicules. Vos liens, suggestions et aussi critiques de l’article sont particulièrement utiles.

                                                      Les principes bioclimatiques doivent absolument être pris en compte pour tout projet immobilier car nous entrons dans l’ère de la rareté (énergétique) et dans celle de l’irrémédiable dégradation de notre environnement.

                                                      Il est clair qu’il est difficle d’appliquer à 100% les principes du bioclimatisme ou de la maison passive. Une grosse partie du parc immobilier est ancienne et/ou mal conçue. Dés lors il est difficile de réhabiliter l’ancien bioclimatiquement parlant. Pour la construction neuve il ne serait pas extrêmement compliqué d’intégrer ces principes pourvu qu’on y soit soit incité, soit contraint ou les deux. On est donc bien d’accord que les pouvoirs publics doivent y mettre du leur aussi (en plus de l’initiative individuelle).

                                                      Le logement ancien et surtout collectif, c’est tout l’enjeu de ma note. Comment faire pour les rendre le plus bioclimatique possible ? Selon les cas on peut envisager des solutions adaptées.

                                                      Maison individuelle ancienne :
                                                      - isolation intérieure et extérieure (bardages), double vitrage partout, choix de matériaux efficaces et écologiques, récupération de l’eau de pluie, géothermie, chauffage au bois quand pertinent cumulés à des panneaux solaires sont quelques unes des pistes non exhaustives à explorer... On peut espérer qu’une vieille bâtisse puisse ainsi tendre vers une maison à « basse » énergie !

                                                      Maisons collectives, résidences, HLM :
                                                      - C’est là que toute l’intelligence humaine doit intervenir pour rendre ces vastes habitats climatiques. Faut-il recouvrir ces tours et ces barres dans un survitrage côté sud et occulter l’été par de vastes rideaux ? La géothermie et les panneaux solaires peuvent-ils couvrir les besoins énergétiques des résidents d’immeubles ? Nous devons continuer à chercher des solutions et encore une fois il faut être incité à prendre ces intitiatives. Il ne s’agit plus d’habitat individuel, c’est nettement plus complexe pour l’habitat collectif.

                                                      Il n’y a pas de petites victoires. Les modifications climatiques et environnementales dépassent la simple sphère privée. Mon point de vue est que certaines normes de construction devraient devenir obligatoires vu l’urgence des bouleversement que nous connaissons aujourd’hui. Merci à vous tous et continuons le débat et surtout l’action !


                                                      • @ ????? 16 juin 2009 22:23

                                                        Bonjour,
                                                        Je suis étudiant en architecture et ai décidé d’orienter mon mémoire de fin d’étude sur cette problèmatique... Je trouve ta phrase « Si solution il y a à trouver , elle ne pourra passer que par le collectif » très pertinente...
                                                        Je recherche donc actuellement des informations sur ce concept de « politique globale », de « territoire durable »...
                                                        Auriez vous des informations, opinions à ce sujet à me fournire ?
                                                        Merci d’avance

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