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Accueil du site > Actualités > Environnement > La faute à pas de chance

La faute à pas de chance

La probabilité est une science approximative.

Par définition.

La preuve vient de nous en être donnée avec la collision récente entre deux sous-marins nucléaires.

Il y avait une chance sur un million qu’un sous-marin, nucléaire ou pas, heurte un autre sous-marin.

Or, cet évènement vient de se produire.

Outre les conséquences imaginables que l’on puisse envisager d’un tel accident, comment aujourd’hui faire encore confiance aux certitudes des technocrates qui estiment les probabilités d’accident ?

Sur un million, sur dix millions ?

Comment fonder de telles affirmations ?

Laissons tourner notre imagination :

La collision qui vient d’avoir lieu fragilise la structure des deux sous-marins porteurs d’ogives nucléaires.

Outre le fait que cela puisse finir par la disparition au fond des eaux des deux sous-marins et de leurs occupants, que se passe-t-il avec les matériaux radioactifs ?

Mais la pire des questions à poser est celle-ci : pourquoi les autorités ont-elles attendu si longtemps pour prévenir les médias ?

Pourquoi l’information est-elle venue de l’Angleterre ?

Pourquoi la France a-t-elle tenté de freiner, voire de cacher cet accident ?

Ce n’est pas rassurant.

Il y a quelques jours deux satellites se sont percutés, et sont manifestement tombés sur le sol de notre planète.

A l’heure ou cet article est écrit, nous ne savons pas s’ils étaient porteurs de matériaux nucléaires.

Quelles étaient les probabilités d’une telle rencontre ?

A la lumière d’autres accidents nucléaires, nous sommes tentés de nous interroger.

Passons sur Tchernobyl dont on connaît aujourd’hui une grande partie de la vérité.

Prenons d’autres exemples.

La centrale nucléaire de Creys-Malville (paix à son âme) appelée accessoirement « superphénix », ce qui n’a pas manqué de faire sourire dans les chaumières anti-nucléaires, a fonctionné de manière aléatoire pendant quelques années, a connu ce que les autorités nucléaires ont défini gentiment comme « incident ».

La probabilité qu’une fuite de sodium dans cet ex-centrale ait lieu une fois tous les cent mille ans s’est produite au bout de quelques mois.

Pour ceux qui ne maîtrisent pas complètement le sujet, il faut donner quelques explications.

La technologie nucléaire, dont on nous rebat les oreilles à longueur de communiqués lénifiants, est somme toute, assez simple.

Ce n’est rien d’autre qu’un moteur de voiture.

S’il n’est pas refroidi avec de l’eau, il explose, tout comme le moteur de votre voiture, si le radiateur, ou une durite viennent à avoir une fuite.

Or pour Malville, il faut qu’un circuit secondaire d’eau vienne refroidir le circuit primaire de sodium liquide.

Ce produit, le sodium liquide, s’enflamme spontanément au contact de l’air, et explose au contact de l’eau, et à ce jour, personne n’a pu éteindre un feu de sodium de plus d’une tonne.

On imagine sans peine les dégâts que pourraient causer la fuite du circuit de sodium, surtout si le circuit d’eau est défaillant.

Il y avait a Malville 60 tonnes de sodium liquide.

Que s’est-il passé à Malville ?

Sous l’intense chaleur du réacteur, et suite au choix discutable d’un métal de mauvaise qualité pour fabriquer l’intercuve du réacteur, le sodium a fuit.

Les probabilités d’un tel accident étaient, tout comme pour les sous-marins dont il est question, de l’ordre d’une fois tous les cent mille ans.

Pourtant cette fuite a eu lieu.

Pire, les techniciens n’ont pas cru a cette fuite, et ont pensé qu’il s’agissait d’un problème de détecteurs.

Bref, nous ne sommes passé pas très loin d’une catastrophe majeure.

Mais il y a mieux :

Quelques temps après, suite à une mauvaise manipulation, toujours dans le même site, la passerelle installée au-dessus du réacteur est tombée sur celui-ci.

Les probabilités qu’un poids d’un kilo tombe un jour sur le dôme du réacteur étaient d’une fois tous les cent mille ans.

Ce sont treize tonnes qui sont tombées ce jour là sur le dôme du réacteur de Malville.

La probabilité n’est donc pas une science exacte.

Et comme disait un vieil ami africain :

« la route ne donne pas de renseignements au voyageur »


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66 réactions à cet article    


  • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2009 14:30

    Alchimie,

    ce n’était qu’une boutade,
    un peu d’humour en temps de crise,
    mais vous ne l’avez pas perçu...
    tant pis pour moi.

    à mon avis, ce qui devrait vous interroger, c’est ce qui est le corps de l’article.
    non ?


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 17 février 2009 15:28

    La science des probabilités est exacte, mais ses résultats sont imprécis. Ce que vous décrivez est l’utilisation rhétorique des probabilités, ce qui est très différent. Dans ce contexte, "Une chance sur un million", ça ne veut pas du tout dire "une chance sur un million", ça veut dire en fait " ta g..., ça n’arrivera jamais, c’est moi qui te le dis, alors tu obtempères et c’est tout". Appliqué au nucléaire, ça donne les merveilleuses surprises (!) auquelles nous avons été confrontées en France.

    De plus, les probabilités ne sont pas prédictives, ce que tout le monde essaie de leur faire dire cependant.

    Je suis sensible à l’humour de votre article, mais c’est comme si vous ironisiez sur la science économique, en arguant du fait qu’il y a une crise économique mondiale. 

    Euh ah zut, l’économie n’est pas une science...


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2009 17:36

      vilain petit canard,

      oui, je suis d’accord,
      tous ces calculs de probabilité ne seraient donc qu’une manière de nous rassurer...
      pas rassurant donc,


    • Pierrot Pierrot 17 février 2009 16:15

      à @ Olivier Cabanel,

      Le principe de base de la sûreté nucléaire s’appuie à la fois sur les études "probabilistes" et sur les études "déterministes".

      Pour prendre un exemple simple, la pompe de circulation du circuit primaire (celui qui entre dans le coeur pour refroidir les gaines de combustible et "thermaliser" : ralentir les neutrons) :

      Les experts calculent dans un premier temps sa probabilité d’être défaillante.

      Puis dans un second temps estiment les conséquences de la défaillance de la pompe (études déterministes) et si ces conséquences sont importantes pour la sûreté donc inacceptables, il conviendra de doubler, tripler, quatrupler cette pompe reliée à autant de circuits primaires capables, chacun séparément, d’assurer 100 % de la fonction de refroidisseur.

      C’est cela le principe de base.
      Les études probabilistes ne sont pas les seules prises en compte.

      Cela est relativement semblable dans des installations chimiques ou autres présentant une éventualité de risque potentiel.

      Bonne journée.


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2009 17:39

        PIerrot,

        pour rester pragmatique, les probabilités d’un accident nucléaire majeur sont très faibles,
        ce qui voudrait dire qu’il faille comprendre qu’il peut arriver malgré tout, aussi faibles soient ces probabilités,
        c’est bien ce que vous sous entendez dans votre commentaire ?


      • Pierrot Pierrot 18 février 2009 11:29

        à @ Olivier Cabanel,

        Je me suis mal exprimé car ce n’est pas ce que je voulais faire comprendre.

        Mon propos était d’ordre didactique : comment sont réalisées les études de sûreté tant nucléaires que chimistes, biochimiques ou autres.

        Les études dites "probabilistes" bien connues du public, ne sont pas la seule base des études de sûreté.

        Pour installer un équipement, il est conçu selon les meilleurs techniques économiquement disponibles.

        Puis les experts déterminent la probabilité de défaillance (études probabilistes) de cet équipement.

        Ensuite si l’équipement défaillant (étude déterministe) quelle que soit sa probabilité d’occurence, ils examinenet si cette défaillance serait acceptable du point de vue sûreté. C’est ce que l’on appelle un élément important pour la sûreté (noté EIS).

        Si la réponse est non, on l’accepte.

        Si la réponse est oui, cet équipement EIS doit être redondant c’est à dire doublé (par exemple double parois de 1,5 m d’épaisseur de béton ferraillé pour le bâtiment), triplé, voir quatriplé (exemple la pompe assurant le refroidissement du "coeur" qui est un EIS.

        C’est un peu compliqué, mais j’ai essayé de résumer simplement, mais conforme, la démarche sûreté.

        Il ne s’agit pas là d’une opinion mais d’une présentation pour montrer l’enchaînement des études probabilistes et déterministes à but didactique.

        Bonne journée.


      • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 11:44

        Pierrot,

        efectivement, présenté comme çà, c’est plus clair,
        merci,


      • Mahamudra Mahamudra 17 février 2009 16:31

        Mais la pire des questions à poser est celle-ci : pourquoi les autorités ont-elles attendu si longtemps pour prévenir les médias ?

        Pourquoi l’information est-elle venue de l’Angleterre ?

        Pourquoi la France a-t-elle tenté de freiner, voire de cacher cet accident ?

        Ce n’est pas rassurant.


        Pour les amateurs de "conspirations", voir lien ci-dessous...


        • olivier cabanel olivier cabanel 17 février 2009 17:40

          merci de ce lien édifiant,


        • Louisiane 17 février 2009 19:10

          Mais la pire des questions à poser est celle-ci : pourquoi les autorités ont-elles attendu si longtemps pour prévenir les médias ?
          Une petite piste : Notre bon Président est pro-nucléaire. Il n’aime pas la contre-publicité, c’est tout.


          • krolik krolik 17 février 2009 22:46

            "Prévenir les médias" !!
            Prévenus hier ou il y a un mois qu’est-ce que cela change pour nous ?
            Qu’est-ce que l’on pouvait faire il y a un mois en fonction d’une possible information, qu’est-ce que l’on peut faire maintenant ?
            Les gens compétents bossent et après ?
            Connaissez vous cette liste de chocs entre sous-marins notée par un Russe Starschny Nemo :

             entre octobre et décembre 1967 collision du K-52 projet 627a November avec le SNLE USS Madison en plongée en Atlantique ou Méditerranée
             15 novembre 1969 collision entre le tristement célèbre K-19 (surnommé "Hiroshima" par les sous-mariniers soviétiques) projet 658M Hotel II et le SSN-615 GATO des USA en plongée (mer de Barents ?)
             20 juillet 1970 collision entre le K-108 projet 675 Echo II et le SSN US Totog en mer d’Okhotsk. Le K-108 est resté 8 mois en réparation.
             19 juin 1972 collision du K131 projet 675 Echo II avec le K-320 projet 670 Charlie I en mer Blanche (sans autre précision)
             21 août 1977 collision du B-41 projet 641 Foxtrott en plongée avec une plate-forme de forage en Méditerranée
             13 avril 1978 collision entre le K-308 projet 670 Charlie I et le K-490 projet 667BDR Delta III sans autre précision (mer de Barents ? Surface ?)
             10 juillet (juin ?) 1980 collision du B-133 projet 641 Foxtrott avec le B-88 projet 611 Zulu en surface
             20 mars 1981 collision du K184 projet 675MK Echo II avec le K-43 projet 670 Charlie I en surface au large du Kamchatka
             23 mai 1981 collision du K-211 projet 667BDR Delta III en plongée par 50 m de fond avec un sous-marin étranger non identifié. Revêtement externe de la coque arraché (mer de Barents ?)
             21 janvier 1983 collision du K-10 projet 675 Echo II avec un sous marin chinois. En plongée dans le Pacifique. Pas d’autre détail.
             22 octobre 1984 collision du K-373 projet 705 Alfa avec le K-140 projet 667AM Yankee II en surface en mer Blanche
             30 octobre 1986 collision du K-279 Projet 667B Delta I avec le SNA USS Augusta SSN-710, en plongée (mer de Barents ?)
             1er janvier 1987 collision du TK-12 projet 941 Typhoon avec le SNA britannique Splendid en plongée (mer de Barents ?)
             11 février 1992 collision du K-276 projet 945 Sierra I avec le SNA US Bâton Rouge. Le K-276 a eu son kiosque très fortement endommagé.
             20 mars 1993 collision du K-407 projet 667 BDRM Delta IV avec le SNA US SSN-646 Grayling. Plongée, en mer de Barents.
             entre août et novembre 1979 la collision du K-513 projet 671RT Victor 2 avec un iceberg en plongée en mer Arctique. Barre de plongée avant tribord et un tube lance torpilles endommagés.
             13 septembre 1984 collision du K-279 projet 667B Delta 1 par 197m de fond avec la base d’un iceberg. La croyance de l’époque laissait penser, au moins du côté soviétique que la profondeur maximale d’un iceberg était de 160m !
             19 mai 1988 collision du K-475 projet 667B Delta I avec un iceberg par 120m de fond à près de 4 nœuds, dans l’Arctique. L’avant est très profondément endommagé.

            Vous souvenez vous d’avoir été prévenu ? Est-ce que cela vous a manqué ?
            Finalement il n’y a as eu perte de sous-marin, ça c’est bien terminé, il y a des arsenaux pour faire des réparations.

            Je me demande à quoi cela sert-il de faire tout ce cirque autour d’un évènement qui finalement n’a pas de conséquence environnementale, pas de conséquence sur la vie de quiconque, même pas de blessé.
            Un fait assez courant au fil des années si j’en crois la liste. Ce n’était pas arrivé sur une paire franco-britannique. Bon et après, quoi ?

            Un accident sur une centrale nucléaire ? Il est très vraisemblable que d’ici une quarantaine d’années, surtout si comme les prévisions le donne (mais les prévisions en la matière voir l’article de Mycle Schneider en janvier 98 dans le Monde diplomatique annonçant la fin des centrales suédoises pour 2010.)
            un doublement du nombre de centrales nucléaires en Europe ; nous assisterons à la fusion totale / partielle d’un coeur de réacteur.
            Ca c’est déjà produit en France et personne n’a l’air de s’en souvenir , à St Laurent des eaux, sur un UNGG, il a été tenté de mettre un combustible dans un canal, du réacteur mais le canal avait déjà un combustible, l’addition des deux à fait fondre...
            Donc au pire des cas on pourra avoir un TMI, aucune retombée sur l’extérieur, d’autant que des progrès ont été faits depuis en matière de sûreté, de conduite de centrale. Tous les ans on accumule une cinquantaine d’années d’expérience sur le seul type de réacteur en service maintenant. Le moindre problème et tout le monde se retourne sur le "REX" , le "retour d’expérience" qui est finement analysé, tenu à jour, accessible dans les centrales. D’autres ont eu le problème, comment s’en sont-ils sortis, est-ce qu’ils ont eu des problèmes complémentaires, etc...etc..

            La fusion d’un surgénérateur, mais le réacteur Enrico Fermi à Chicago, au sodium a bien fondu les plombs également ce devait être en 62 ou 63. Ce qu’il y a d’intéressant c’est qu’un jeune ingénieur envoyé par EDF était présent. Ca lui a donné des idées lors du développement de SPX sur : que faire pour une détection de contactsodium-eau (parce que cela n’explose pas comme cela contrairement à ce que dit l’auteur, ça produit de la soude et de l’hydrogène, et l’hydrogène si pas d’oxygène ça ne brûle pas, petite erreur fondamentale) il a pondu trois brevets au nom d’EDF ,brevet appliqué et toutes les contacts eau-sodium détectés très rapidement. Là aussi c’était un retour d’expérience.
            D’ailleurs Jospin , lors de la fermeture de SPX, à l’Assemblée nationale n’a pas soufflé mot d’un quelconque problème sodium-eau. Il a seulement déclaré que l’expérimentation avait donné tout ce qu’elle pouvait et qu’il fallait continuer les études sur la filière. Ce qui se fait..

            @+


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 07:19

            Louisiane,

            sarko est pro nucléaire, bien sur,
            ce qui est dans sa nature bling bling,
            tout ce qui est cher l’interesse,
            le problème c’est que c’est nous qui payons.
            ...pour l’instant.


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 07:25

            krolik,
            brrrrrr, votre liste fait froid dans le dos,
            mais ce qui m’inquiète le plus, c’est votre froideur quand vous évoquez l’inévitable accident nucléaire majeur, et en France semble-t-il , puisque notre pays détient le record du nombre de réacteur sur le territoire, en proportion de sa surface.
            vous semblez en ignorer les conséquences :
            des morts dans un rayon de 500 km autour du site,
            50 000 ? ou plus...
            Tchernobyl nous a fait découvrir la terrible vérité, et ses monstrueuses conséquences,
            quel est aujourd’hui le citoyen responsable qui puisse encore défendre l’énergie nucléaire ?


          • Lord_Mahuf Lord_Mahuf 18 février 2009 14:28

            @ l’auteur
            Avez vous réellement lu le commentaire de lrolik jusqu’au bout ?
            Non que je cautionne ce qu’il dit, je n’en ai pas les compétences, mais il me semble qu’il explique que l’accident a toutes les chances d’arriver mais que ça n’aura aucune conséquence du fait des règles de sécurité en place sur les réacteurs en France.
            Enfin, c’est ce qu’il m’a semblé lire en tout cas.


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 14:58
            lord mahuf

            bien sur, j’ai lu jusqu’au bout les commentaires de krolik
            et comme il fait régulièrement dans la provocation, j’en ai rajouté une couche
            mais comme vous semblez n’avoir aucun doutes sur la sécurité dans les centrales nucléaires, voici ci dessous un article qui devrait vous questionner.

            Après la cascade d’accidents nucléaires français de cet été, qu’en est-il de la sécurité de nos centrales ?
            En 2000 à la suite d’un incendie à la centrale nucléaire du Blayais, l’association Tchernoblaye à publié un document qui met en lumière les défaillance du nucléaire face au risque d’incendie.
            DEVOIR DE RÉSERVE OU LOI DU SILENCE !
            Voici le témoignage d’un pompier (14/10/06)
             « EDF prétend qu’il existe des dispositifs qui visent, en toutes circonstances, à assurer la protection des populations, dont le plan particulier d’intervention (PPI) et le plan d’urgence d’intervention (PUI) mis en œuvre par les préfectures.
            Je suis sapeur-pompier professionnel au service d’intervention et de secours du Rhône et j’ai un certificat d’intervention en milieu radiologique, spécialité existant dans le cadre des cellules mobiles d’intervention radiologique (CMIR).
            Si les CMIR sont adaptées pour faire une recherche de source scellée, détecter et enlever une pollution ponctuelle, établir un petit périmètre de protection, elles ne peuvent en aucun cas assurer la protection des populations en cas d’accident dépassant l’enceinte d’une installation nucléaire.
            La seule protection efficace étant la distance, l’unique protection contre une irradiation et (ou) une contamination est le sauve-qui-peut et du bon côté (sens du vent). Pour en avoir débattu avec des collègues, je sais qu’en cas d’accident majeur, les sapeurs-pompiers n’iront pas au casse-pipe comme ceux de Tchernobyl ».
            Le texte ci-dessous est extrait d’un cours de formation d’officiers sapeurs-pompiers à la "gestion des risques" en matière radiologique. Ainsi apprécierons-nous ce qui est prévu sur le papier par nos autorités, en caractères italiques, et ce qui se passerait en réalité en cas d’accident dépassant l’enceinte d’une installation nucléaire."...

            ..."Arrêtons là cette simulation désastreuse. EDF et les autorités laissent croire à la population que des sapeurs-pompiers pourront assurer leur protection en cas d’accident radioactif de niveau 3 : il est pourtant compréhensible que, même s’ils avaient tous les moyens humains et matériels, ils seraient totalement inopérants pour une pollution par des éléments radio toxiques à des doses du millionième de gramme.

            Les sapeurs-pompiers sont des fonctionnaires territoriaux et d’après leur statut, ils doivent observer un devoir de réserve, mais le devoir de réserve n’est pas la loi du silence. Tout fonctionnaire qui a connaissance de dysfonctionnements devrait les dénoncer.
             »
             Roland Ksouri (sapeur-pompier professionnel)
            La rapidité d’intervention qui seule peut éviter le pire, n’est pas au rendez-vous, de plus les restrictions d’accès des sites aux pompiers par EDF et un obstacle majeur.
            À leurs décharges, un manque de matériels efficaces pour circonscrire ce type d’accident, le feu n’en étant pas obligatoirement la cause principale.
            Bien que de temps en temps, les inspecteurs de l’ASN organisent des alarmes surprises pour tester la réactivité des équipes de sûreté des installations nucléaires.
            Assez souvent le résultat est mauvais, voire affligeant.
            Le pompon revient de toute évidence à la centrale nucléaire de Nogent, qui s’est surpassée dans l’incompétence et les défaillances.
            Au cours de l’exercice réalisé sur cette centrale par l’ASN pendant l’inspection inopinée du 2 octobre 2001, il avait été constaté qu’entre le moment du déclenchement de l’alerte incendie par un témoin, et l’arrivée sur place de l’équipe de deuxième intervention, plus de 50 minutes s’étaient écoulées. (Le délai maximum toléré est de 15 minutes).
            Quatre mois après, les inspecteurs ont effectué une inspection dans la nuit du 12 au 13 février 2002.
            Le temps de réaction a été de 45 minutes.
            Le même exercice a été fait sur le site du Tricastin : l’attaque du feu par des moyens efficaces a pris 37 minutes.
            Pour la centrale de Chinon une inspection inopinée le 7 septembre 2004 menée par l’ASN fait apparaître que l’équipe d’intervention est parvenue sur le lieu du sinistre simulé 53 minutes après le déclenchement de l’alarme. Raison invoquée : la porte d’accès matériel ne s’est pas ouverte.
            Allons maintenant à la centrale de St Alban, en Isère : inspection surprise dans la nuit du 25 au 26 avril (jour de la catastrophe de Tchernobyl) : en activant un détecteur incendie, l’alarme ne s’est pas déclenchée, mais seulement une alarme " défaut " en salle de commande.
            Pas mieux à Cadarache : fin 2003, les inspecteurs ont constaté que le bâtiment 769 abritant notamment les piscines d’entreposage des éléments de combustible irradiés ne possèdent pas de détection automatique d’incendie.
            Allons à la centrale de Bugey. Le 3 et 4 mars 2005 lors d’une inspection, le compte rendu de l’ASN dit : "L’exercice réalisé par les inspecteurs le 3 mars 2005 au magasin général du site a été arrêté 45 minutes après le déclenchement de l’alarme alors que l’équipe de 2ème intervention n’était toujours pas opérationnelle suite à une difficulté pour ouvrir le poteau incendie (poteaux récemment remplacés sur le site)."
            Pas d’eau pour éteindre l’incendie, plutôt gênant.
            Et pendant ce temps, les Français dorment tranquillement sur leurs deux oreilles, croyant à la fameuse sûreté nucléaire française qu’on leur vante depuis si longtemps.
            En cas d’accident de type RAD 3, seule une fuite dans la bonne direction en fonction du sens du vent dominant et garant de la santé des populations. Les pompiers ne pourront que soutenir les services de la Protection Civile, pour conseiller et canaliser le flot des civils désemparés.
            Si l’accident est moins grave, le confinement peut-être une solution.
            EN TOUT ETAT DE CAUSES, SUIVEZ LES CONSIGNES QUI VOUS SERONS DONNÉES PAR LES AUTORITÉS, RADIO, TÉLÉVISION ET SERVICES D’INTERVENTIONS SUR PLACE, POMPIERS, SÉCURITÉ CIVILE
             
             

          • krolik krolik 18 février 2009 19:08

            @ Lord
            Vous dîtes "l’accident a toutes les chances d’arriver mais que ça n’aura aucune conséquence du fait des règles de sécurité en place sur les réacteurs en France. "
            Tout à fait, mais non seulement en fonction des règles de sécurité, mais aussi par la conception même de ces réacteurs. On peut revenir sur quelques détails comparatifs avec les RBMK si vous le voulez.
            Mais l’accident max s’est déjà produit à TMI près d’Harrisburg aux USA. Conséquence sur l’environnement : rien.
            Les accidents répétitifs que nous signale à loisir l’auteur sont du même niveau qu’un mécano qui laisse tomber une clé à molettes dans un garage. La montée en épingle dare-dare, faire du papier, vendre de la peur. Tout cela par idéologie..
            Tout ce qui peut aller contre son idéologie, il ne le lit pas, il n’en tient pas compte, il reste sur ses positions.

            @+


          • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 22:07

            krolik,

            votre comparaison ne tient pas la route,
            ce n’est pas la clef de molette qui se perd dans le béton,
            c’est le scalpel que le chirurgien a oublié dans le corps du patient,
            et hélas, c’est déjà arrivé plus d’une fois.

            votre aveuglement fait mal à voir.
            j’ai de la peine pour votre karma.


          • Avallis Avallis 17 février 2009 19:29

            Pour le secret militaire et de defense c’est tout a fait comprehesnible que ce genre d’accident reste sous couvert, surtout quand il en va du peu de credibilite qu’il reste dans l’armee francaise.

            comment aujourd’hui faire encore confiance aux certitudes des technocrates qui estiment les probabilités d’accident ?
            Si on attendait de toujours avoir 100% de certitude on ne ferait jamais rien d’interessant dans la vie (1). Et puis les technocrates n’ont rien a voir ici, il y sont pour rien dans cette affaire pour une fois.
            Comme l’on si bien dit mes predecesseurs, les statistiques sont exactes pour determiner une probabilite. Une probabilite d’accident a toujour un seuil minimal d’occurence de 1. Statisiquement, avoir 0 mort sur les routes en France est un non -ens jusqu’a ce que personne ne quitte son lit. Il y a un seuil minimum de convergence insuppressible sans changer les donnees d’evaluation.

             

            Il y a quelques jours deux satellites se sont percutés, et sont manifestement tombés sur le sol de notre planète.
            Le satellite russe n’etait plus en oeuvre et incontrolable. Certes avec les moyens de detections et surveillance c’est anormale et surement quelqu’un (une personne) est responsable. Pour avoir travaille dans l’industrie spatiale, j’ai de fortes presomptions sur une erreur humaine, style management incompetent.

            Concernant les peripeties des centrales nucleaires et autres barrages, statisiquement c’est fait pour tenir. Voir meme plus lontemps que prevu quand il y a plus de sous pour compenser (2). Mais on ne pourra blamer personne si un tremblement de terre en detruit une ou un barrage dans les alpes, voir un tsunami sur la Rance, la station Mir sur la tour Effel

             

            Note : Monsieur Cabanel, par pitier, apprenez a ecrit des textes autres que des chansons. Une suite de phrases les unes au bout des autres comme vous le faites a son charme pour la poesie mais ca manque de suivit et de rigueur dans le raisonnement. Et puis reflechissez un peu avant de d’ecrire des stupidites :
            "
            La technologie nucléaire, dont on nous rebat les oreilles à longueur de communiqués lénifiants, est somme toute, assez simple.
            Ce n’est rien d’autre qu’un moteur de voiture.
            S’il n’est pas refroidi avec de l’eau, il explose, tout comme le moteur de votre voiture, si le radiateur, ou une durite viennent à avoir une fuite
            .
            "

            En tout cas la fuite mediatique du cote anglais a du etre bien payee pour avoir tenue aussi longtemps.

            (1) : Vous chantez sans asvor si le public ne vas pas vous lyncher
            (2) : Beaucoup de centrales nuclaires actives actuellement ont ete construites pour 30 ans et recement on leur a assigne une rallonge a 50ans ...

             


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 07:37

              avalis,

              donc si je résume votre pensée, il faut accepter de vivre dangereusement ?
              mais ne croyez vous pas qu’il faille mettre toutes les chances de son coté pour ne pas connaitre un accident nucléaire majeur ?
              et la seule manière d’y arriver, c’est d’arreter toute production d’énergie à partir du nucléaire.

              si vous achetez une voiture dangereuse, que le constructeur se rend compte qu’elle représente un risque, il va vous demander de la ramener, et vous la remplacera.
              est-ce que vous préfereriez la garder ?

              quand au lynchage du public dont vous me menacez, je n’ai rien a craindre rassurez vous.
              mon premier producteur s’appelait guy pédersen, (bassiste de claude nougaro, et accompagnateur de très grands artistes),
              il a convaincu cbs de coproduire mon premier simple,
              coluche a aimé mes chansons, et m’a fait passer en première partie de son spectacle au caf conc des champs élysés,
              claude villers, animateur alors sur france inter, m’a invité a plusieurs reprises sur son antenne,
              josé arthur aussi,
              j’ai eu l’honneur de pouvoir chanter au festival de Vevey, devant 25 000 personnes, et mon groupe et moi avons été rappelés de nombreuses fois,
              40 000 personnes au festival de Cazals nous ont quasi porté en triomphe,
              les villages vacances famille m’ont sélectionné au milieu de plusieurs centaines de candidats, et je me suis produit sur quasi toutes les scènes des centres vvf en France,
              j’ai même eté l’acteur d’un long métrage produit par la tv suisse, lequel concourrait pour la rose d’or de montreux,
              alors, voyez vous, je reste un modeste artisan de la chanson, et je crois que j’éviterais le lynchage.
              merci de vos inquiétudes.


            • Avallis Avallis 18 février 2009 13:22

              donc si je résume votre pensée, il faut accepter de vivre dangereusement ?
              mais ne croyez vous pas qu’il faille mettre toutes les chances de son coté pour ne pas connaitre un accident nucléaire majeur ?
              et la seule manière d’y arriver, c’est d’arreter toute production d’énergie à partir du nucléaire.

              Le danger est relatif a un ensemble de facteur dont la maintenance en particulier qui est un point important mais il y a un risque, c’est inevitable. Les barrages ne sont pas immunises a une "faute a pas de chance". Les eoliennes non plus et tout le reste.

              si vous achetez une voiture dangereuse, que le constructeur se rend compte qu’elle représente un risque, il va vous demander de la ramener, et vous la remplacera.
              est-ce que vous préfereriez la garder ?

              Comme pour la centrale nucleaire, tout depend du risque. S’il est acceptable par rapport a mon besoin je prefere garder.

              quand au lynchage du public dont vous me menacez (...)
              Il va falloir definir "menace". Ce n’etait qu’un exemple pour illustrer une probabilite de danger.

               


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 13:48

              Avallis,

              ce n’est pas difficile de s’excuser quand on pense être allé trop loin
              juste une question déontologique, dont vous avez la réponse,
              je dirais que cette réponse ne m’interesse pas,
              elle ne concerne que vous,
              c’est donc vous qui voyez.

              de faire le parrallele entre éolienne et nucléaire me parait un peu démesuré,
              il est vrai qu’une éolienne peut tomber...
              une centrale nucléaire peut exploser,
              le dégât occasionné n’est pas le même,
              vous devriez en être d’accord,

              c’est vous qui voyez.


            • Avallis Avallis 18 février 2009 19:08


              ce n’est pas difficile de s’excuser quand on pense être allé trop loin


               ?? M’excuser de quoi ??


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 22:09

              avallis,

              laissez tomber,
              c’est votre problème,
              pas le mien.


            • Kalki Kalki 17 février 2009 20:36

              On oublie souvent la loi de murphy

              Loi de Murphy 

              « S’il y a plus d’une façon de faire quelque chose, et que l’une d’elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu’un pour le faire de cette façon.[1] »

              Loi de Finagle 

              « Si quelque chose de mal peut se produire, cela arrivera.[2] »
               

              « S’il existe une possibilité pour qu’une expérience échoue, elle échouera. »

               


              http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Murphy

              Avec tout ses corrolaire biensur :)

              http://www.douze.net/murphy.php

              Je peux vous en faire également :

              La probabilité que quelque chose se passe est de 1, tout le temps.

              La probabilité que quelque chose d’imprévue (évenement secondaire) se passe, vaudra 1 à un moment ou à un autre, mettant la probabilité de l’événement risqué à un assez rapidement  :).

              La probabilité que quelque chose casse, ou qu’une catastrophe arrive, ou que l’humanité disparraisse
              suit forcément un courbe exponentiel dans le temps, jusqu’au moment ou ca arrive, et ca valeur vaudra 1.

              La probabilité que sarkozy soit un despote fou ou le devienne, est de 1 même si il se lève pas de bonne heure.

              • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 07:38

                merci Kalki de ce commentaire plein d’humour
                et tellement juste,
                bien vu !


              • Thierry LEITZ 17 février 2009 23:48

                Si deux SNLE sont foutus de se heurter dans un espace marin de 5000 kms de large et 500 m de profondeur (limite basse des SM de guerre), alors oui, tout peut arriver, même le pire !

                Faut-il en conclure que trop des ces cigares léthaux circulent en silence dans les mers ?

                A 1milliard € pièce, (pour ne pas servir de préférence sinon la vie sur terre deviendrait un cauchemar général) est-ce de la bonne gouvernance ?

                Russes et Americains US ont infesté les océans de leurs paramécies atomiques tout en plongeant leur peuples dans une détresse financière gravissime (l’URSS à la fin des 80, les USA aujourd’hui)

                Le militarisme est la plaie majeure du 21è siècle. Et cela n’émeut personne... Allez comprendre !


                • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 07:42

                  Thierry,
                  c’est vrai qu’il y a quelque chose d’indécent a voir ces milliards gaspillés en matériel volant ou naviguant militaire,
                  alors que je crois savoir que nous ne sommes pas en guerre,
                  des milliars par ici,
                  mais pour les millions de francais dans la détresse, il n’y aura pas un seul euro d’augmentation du smig
                  pauvre France


                • Forest Ent Forest Ent 17 février 2009 23:55

                  La probabilité que vous gagniez au loto est de beaucoup moins d’une sur un million. Pourtant, de temps en temps, il y a un couillon qui gagne...

                  C’est mon métier d’étudier des statistiques et d’évaluer des probabilités. On peut leur faire dire n’importe quoi si l’on veut. Ou tenter de les ridiculiser comme ici. Il n’en reste pas moins que c’est un outil très puissant et très pratique, qui peut être utile à beaucoup de choses, quand il est utilisé par des gens compétents, mais où l’on peut faire facilement de grosses erreurs avec de très petites inattentions.

                  De toutes les disciplines scientifiques que j’ai étudiées, les probas sont les seules qui m’ont servi dans tous les métiers que j’ai exercés. Sans doute parce qu’il y a beaucoup d’incertain en ce bas monde, et qu’il faut bien y faire face.

                  Ce qui fonde la notion de probabilité est la "loi des grands nombres", qui montre qu’elle peut se déduire de la répétition d’une expérience un grand nombre de fois. C’est pratique pour les événements assez fréquents. Pour les événements pas très fréquents, ça n’aide pas trop. Les probas sont un moyen d’extrapoler le passé connu, pas de prévoir l’avenir. Il ne faut pas rêver.


                  • homosapiens homosapiens 18 février 2009 00:14

                    peut être que les statisticiens n’avaient pas prévu qu’il y ait autant d"imbéciles
                    aux commandes de sous marins ou au pilotage de centrales nucléaires.
                    Les sattelites retombent tous sur terre, qu’ils se heurtent n’a rien de nouveau

                    des exemples de foirages il y en a tous les jours ; le procés d’AZF démarre bientôt
                    et même aprés 8 ans d’expertise personne n’est foutu de connaitre la cause.
                    Tchernobyl est du domaine du foirage d’un chef de centrale sous noté qui a accepté
                    un test complètement stupide pondu par un abruti de politicien qui ne connaissait rien au nucléaire,
                    c’était d’ailleurs le seul à avoir accepté ce test que tous les autres avaient refusés tant il était dangereux,
                    cet idiot a accepté en pensant être mieux noté...
                    Quant au foirage médiatique avec ce nuage à la con dont tout le monde a dit n’importe quoi, il n’a eu aucune conséquence, les vrais dégats sont liés au proches habitants, principalement au tyroides.
                    L’hopital construit pour accueillir les futurs grands malades de techernobyl, basé à slavutich, représente le
                    quart de la surface de la ville, il est quasi désert, car il n’y a presque aucun malade.

                    mais comme dirait l’autre s’il ne reste qu’une connerie à faire, il y aura toujours un gus pour la faire.

                    Sinon article intéressant ; et commentaires amusants.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 08:19
                      homosapiens,

                       a part votre analyse sur les conséquences de tchernobyl (elles me semblent bien optimistes) j’apprécie votre commentaire, et l’humour toujours présent.


                      Les organisation locales ont évalué le nombre de morts entre 50 000 et 150000,
                      Kofi Annan donne comme chiffre 7 millions de personnes affectées
                      Un scientifique russe , Youri Bandajevsky a critiqué la these officielle, et arrété sans preuves matérielles peu apres la publication de ses travaux.
                      L’association internationale des medecins pour la prévention de la guerre nucléaire prétend que « plus de 10 000 personnes sont atteintes d’un cancer de la thyroïde et 50 000 cas nouveaux sont attendus à l’avenir.
                      En europe il y a eu 10 000 malformations sur des nouveau-nés en raison de Tchernobyl et 5000 deces sur les nourrisons.
                      Plusieurs centaines de milliers de membres des équipes d’intervention sont de nos jours malades des suites des radiations, et plusieurs dizaines de milliers sont morts. »

                      et puis il y ceux qui continuent de mourir,
                      les enfants monstrueux,
                      et le terrain contaminé pour des siècles...

                    • krolik krolik 18 février 2009 08:49

                      Et vous nous remettez la sauce constamment avec Tchernobyl, les monstruosités, etc... !!!!
                      Alors vous n’avez pas du lire ceci :

                       A l’époque de l’URSS, il ne naissait aucun enfant avec malformation génétique, impossible de trouver la moindre trisomie 21 (à titre d’exemple de malformation lus courante)sur toute l’URSS.

                       Pour la simple et bonne raison que du fait du dogme de la priorité à la production il fallait que chacun puisse travailler.

                      Les naissances se passaient dans des maternités fermées, la parturiente était rasée,aseptisée, et aucune visite autorisée, pas même le mari ; fenêtres hermétiquement closes.

                      Le mari pour voir le bébé devait téléphoner à son épouse, elle lui donnait par téléphone le numéro de la chambre affiché à la fenêtre, et lorsque le mari venait il envoyait des gravillons contre la fenêtre pour attirer l’attention de sa femme. A ce moment l’épouse nouvelle mère pouvait lui faire voir le bébé par la fenêtre (sans l’ouvrir bien sûr).

                      Alors comment surveiller ce qui se passait à l’intérieur des maternités !!!!

                      Mais à partir de la chute de l’URSS en 1991 les méthodes ont changé, les toubibs se sont mis à ranimer tous les nouveaux-nés.

                      Et là ils ont commencé à en avoir beaucoup, et plus que chez nous !

                      Pourquoi plus que chez ? Tout simplement parce qu’à l’Ouest au troisième mois il est pratiqué une première échographie, si cette échographie conduit à une doute grave, il est pratiqué une amniocentèse sur le génome du fœtus. Et là les parents sont mise en face de leurs responsabilités.

                      Personnellement j’ai eu à connaître deux cas proches qui se sont terminées par des IVG.

                      Mais en ex-URSS ils n’ont pas le matériel de suivi, échographie, amniocentèse, donc ils on plus de cas « monstrueux » que chez nous.

                      Nous sommes mal équipés pour recevoir ces enfants, mais eux ne l’étaient pas du tout du fait de non antécédents historiques expliqués plus haut.

                      Alors ils ont tout mis sur le dos de Tchernobyl.

                      Et l’on a vu des collections de photos sortir.

                      Les occidentaux se sont laissés attendrir dans un premier temps et puis des recherches ont été entreprises et l’on est arrivé aux conclusions que je viens de vous donner.

                      Même la Criirad a retiré de son site toute référence à ces monstruosités.

                      Alors qu’en plus il y ait des malformations dues à des intoxications aux métaux lourds c’est très possible…

                      Dans le même style on peut se pencher sur le cas de la Roumanie. Là, la politique de Ceausescu était de vouloir multiplier la population par quatre en 20 ans, il avait fait passer une loi qui se devait d’obliger les ménages à avoir cinq enfants !! Les accoucheurs avaient des primes pour toutes les naissances « vivantes ».

                      Et à la chute du « Danube de la pensée » il a été trouvé 100 000 enfants atteints de malformations croupissants dans des orphelinats-mouroirs. L’horreur la plus complète.

                      Et il n’a jamais été dit que le « nuage » ait atteint la Roumanie. Le « nuage » est passé au Nord et à l’Ouest mais pas au Sud sur la Roumanie. qu’en Roumanie aussi la pollution par métaux lourds soit importante c’est évident également.
                      Alors donnez nous une explication sur les monstruosités en Roumanie ??? Moi j’aimeraix bien comprendre la différence entre Ukraine et Roumanie de ce point de vue ! J’ai bien fréquenté les deux pays, mais vous avez peut-être une expérience différene, faites nous partager.

                      Et puis vous pouvez jeter un oeil sur cette vidéo, vous avez du la manquer.

                      Alors est-ce que vous venez à l’Université René Descartes le 18 Mai pour expliquer au Pr Tubiana (qui sera présent) l’origine des cancers en France et en Europe..La rencontre serait très intéressante et attirerait beaucoup de monde. Vous êtes un familier de l’intervention devant un nombreux public n’est-ce pas, donc ça ne devrait pas vous faire peur.

                      Vous ne pouvez pas vous défiler, personne ne comprendrait sur ce fil de discussion.

                      @+


                      • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 09:22

                        Krolik,
                        votre commentaire tient debout,
                        et il est possible qu’il y ait une part de vérité sur le sujet des enfants monstrueux, en tout cas je ne serais pas surpris qu’il y ait eu manipulation de la vérité...et que tous ne soient pas monstrueux à cause de Tchernobyl...mais seulement une partie.
                        combien ? difficile d’estimer çà dans les conditions que vous décrivez.

                        pour les 7 millions de personnes affectées par les conséquences de Tchernobyl, mettrez vous la parole de Koffi Annan en doute, puisque c’est lui qui l’a déclaré ?

                        merci de votre invitation sympathique, mais j’ai bien peur de ne vouloir m’y rendre.
                        d’abord parce que le Professeur Tubiana a perdu à mes yeux toute crédibilité,
                        on ne peut etre juge et partie.
                        il a été membre du conseil d’administration d’EDF, et je doute de son objectivité,
                        et puis le 18 mai, j’organise un colloque sur le Fret Ferroviaire,
                        comme je n’ai pas encore le don d’ubiquité...


                      • krolik krolik 18 février 2009 09:45

                        @L’auteur.
                        Mais rassurez vous il n’y aura pas que Tubiana, il devrait y avoir aussi le Pr Grall et bien d’autres, et puis les spectateurs qui ne demandent qu’à apprendre. Le rôle que vous vous êtes attribué est bien de foutre une frousse constante dans la population, contre l’électronucléaire. (le nucléaire médical vous n’en avez rien à faire, je sais). La vous aurez un auditoire très attentif.

                        Quant à Koffi Annan, il n’est pas "Dieu" à ce que je sache, il n’est pas infaillible surtout en science et technique. Croyez vous que la réputation de Koffi Annan se soit améliorée ce jour là . Vous croyez que cela fait vraiment "sérieux". Après cela, ce que peut raconter Koffi Annan en matière scientifique....

                        Il ne faut pas se tromper, je ne veux pas paraître insensible, mais ce n’est pas en raisonnant avec ses tripes à la façon russe, et en faisant des sauts de cabris constamment en répétant "c’est dramatique, c’est une honte.." que l’on peut analyser sainement les problèmes.
                        On a passé des semaines et des mois , à discuter, analyser, investiguer sur place avec les gars de la DGXII "radioprotection" de Bruxelles. Des Belges, Allemands, Espagnols, des scientifiques venant de pays ayant déclaré vouloir sortir du nucléaire....
                        Vous utilisez la méthode de répétition pour bourrage de crâne à la façon de Goebbels, de ce point de vue Goebbels était génial bien que complètement fou, mais ça va ensemble bien souvent.
                        Mais ça donne dans la figure du canard sans tête qui court encore..Pas d’argument, des interprétations qui se font démentir..Seulement un leitmotiv constant.
                        Médisez, médisez, il en restera toujours quelque chose n’est-ce pas ?!

                        @+


                      • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 10:34

                        Krolik,

                        vous n’etes pas très correct,
                        on ne traite pas quelqu’un de fou, sous prétexte qu’il a le malheur de ne pas penser comme vous,
                        vous dites que je me répète ?
                        regardez vous dans un miroir...
                        qui fait des "copiés collés" à longueur de commentaire ? souvent sortis du contexte de l’article... ?

                        vous devriez méditer ce proverbe :
                        qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son.
                        méditez, méditez...


                      • Neozenith 18 février 2009 09:23

                        Je travaille aussi beaucoup avec les statistiques et probabilités, et celles-ci prouvent non pas qu’on peut se protéger d’accidents nucléaires en multipliant les structures protectrices en cas d’incident, mais bien qu’on n’est aucunement à l’abri. La loi des grands nombres expliquée plus haut par Forest Ent montre que plus l’on répète un évenement plus il a de chances de se produire.
                        Ici en France, où nous avons le plus grand nombre de centrales, on a donc aussi le plus de risque d’accidents nuclaires...
                        Voilà pour les risques mathématiques.

                        Dans la construction desdites centrales, rien ne prémunit contre le risque de catastrophes naturelles (incendies, inondations, tremblements de terre,...), hormis l’emplacement choisi. Hors la vallée du Rhône qui concentre le plus de centrales, est placée à la rencontre de 2 plaques tectoniques... Pas d’incident tectonique dans cette région, on peut donc dire que le risque augmente chaque jour.
                        Voilà pour les risques naturels.

                        Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’expliquer les dangers liés à l’humanité, ce qui se passe partout dans le monde, tous les jours, est suffisant. Un boeing détourné qui serait aller se faire péter non pas sur New-York, mais sur une centrale nucléaire française aurait conduit à un désastre autrement plus important, que ce soit sur le plan humain, écologique et économique. Et n’importe quelle négligeance ou malveillance d’un employé de ces centrales conduirait à la même catastrophe.
                        Voilà pour les risques humains...

                        J’espère via ce post être beaucoup trop alarmiste et pessimiste, mais ça je pense que seul l’avenir le dira !


                        • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 09:32

                          Néozenith,

                          merci de ce tour d’horizon bien complet, que je rejoins complètement,
                          le bruit a couru à l’époque du 11 septembre qu’un avion était destiné a frapper la centrale d’harrysburg,
                          quelqu’un sait-il si cette information, ou rumeur était fondée ?

                          encore merci du commentaire


                        • Pierrot Pierrot 18 février 2009 11:43

                          à @ Olivier Cabanel,

                          J’ai entendu cette rumeur.

                          D’autres font etat de cible sur la Maison Blanche.

                          Les "acteurs" étant tous morts, je doute que l’on connaissance le but des pirates de cet avion.
                          Les passagers se sont, heureusement, rebellés et contribués à sa chute dans la campagne.


                        • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 13:51

                          et j’ajouterais,
                          ce n’est que justice,
                          ou en tout cas conséquence de ce que les témoins ont vécu,
                          et de leur réponse démocratique,
                          çà lui en a "busché" un coin.
                          un gros coin.
                          merci en tout cas de votre commentaire.


                        • jjwaDal marcoB12 18 février 2009 12:09

                          Bonjour olivier,

                          La faute à pas de chance ? Voire...
                          Pour la collision des deux satellites j’ai un doute.
                          Sachant que les orbites n’étaient pas coplanaires, qu’il fallait que
                          leur altitude soit strictement identique au point de rencontre possible
                          (énormité des volumes par rapport à la petite taille des satellites)
                          que leur vitesse orbitale à cette altitude est de plusieurs km/sec ce
                          qui nécessite une coprésence dans le même volume de quelques m3
                          à la fraction de seconde près, il est strictement exclus qu’ils ne se soient
                          pas croisés un grand nombre de fois à quelques centaines de m.
                          Or tous les satellites en orbite sont suivis a minima pour éviter les risques
                          de collision et on n’a rien pu anticiper ?...
                          A ce niveau de défaillance de la surveillance spatiale des objets en orbite
                          on ferait bien de fermer la boutique (l’ISS)...
                          Ah oui... Pour la chute il faudrait annuler complètement la vitesse orbitale.
                          Si cela arrive un jour ce ne sera pas le hasard...


                          • olivier cabanel olivier cabanel 18 février 2009 13:53

                            marcoB12

                            vous ouvrez une piste à laquelle j’ai pensé,
                            merci de ne pas me laisser tout seul à y avoir songé,
                            et si cet accident n’en étais pas un ?

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