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La fermeture de Fessenheim serait-elle l’objectif final de ces mystérieux drones ?

La semaine dernière a encore offert le triste spectacle, et humiliant pour les forces de sécurité, de centrales nucléaires survolées par un drone, sans qu’aucun télé-pilote ne soit interpellé. Mardi 18, Marcoule, dans le Gard, a reçu pour la seconde fois la visite d’un de ces perfides drones. Jeudi 20 ça se serait passé dans la Seine-Maritime et le Tarn (sans précisions, et subrepticement, désormais ?). Des drones, perfides, car pointant avec une assiduité désinvolte la vulnérabilité des centrales. Mais il pourrait s’agir également de drones explorant dans le moindre détail les points sensibles des installations nucléaires françaises en vue d’une action terroriste ultérieure. 35 intrusions dans l’espace interdit d’un site nucléaire depuis deux mois, et donc toujours pas de « djihadistes verts » interpellés…

La situation n’a plus rien de l’anecdotique survol occasionnel d’une centrale par le drone d'un aéromodéliste imprudent ou d'un écologiste « facétieux ». Elle est devenue tellement ubuesque que les titres de la presse deviennent sans complaisance :

- Drones et nucléaire : "L’Etat français est dans le déni" – L’Obs

- Nucléaire : la drone de blague n’en est plus une

- Drôles de drones dans le ciel nucléaire français : fini de rire

Et c’est pourquoi une audition publique a eu lieu à l’Assemblée nationale, hier, lundi 24 novembre dans l’après-midi, en présence du Chef d’état-major de l’armée de l’air et de tous les responsables des organismes nucléaires. Une audition ayant abouti à quel résultat ? Celui de l’aveu d’une impuissance très inquiétante, et notamment de la part d’un militaire plus pressé d’expliquer que la responsabilité du ministère de la Défense n’était pas en jeu (une réponse à la défausse du ministre de l’Intérieur d’il y a quelques jours ? ) pour orienter les regards vers Matignon. Il avoua notamment que « les radars de l’armée n’étaient pas adaptés à la détection de ces drones  » ! Mais qu’en revanche « la chaine de défense aérienne » - un concept qu’il s’est appliqué à définir dans le détail - elle, était très opérationnelle car « centralisée et fusionnée », et « dans ce domaine-là, la bonne nouvelle finalement c’est que les moyens de détection eux-mêmes ne sont pas grand-chose si on n’avait pas cette organisation centralisée (!) ». La tentative d’enfumage sophistiquée en fin de séance de Francis Rol-Tanguy, l’ex-monsieur Fessenheim, feignant la maitrise de la situation, n’a malheureusement pas permis d’empêcher le sentiment de total effarement de s’installer quand le président de séance annonça la fin de l’audition.

Pas le moindre début de piste sérieuse n’a été dégagé lors de ces deux heures et 45 minutes d’audition. Le débonnaire président s’étant contenté de lister un nombre d’hypothèses bien inférieur à celles que l’on peut découvrir ici.

Seul Yannick Rousselet de Greenpeace, et dans une moindre mesure Denis Baupin, vice-président EELV de l’Assemblée nationale, donnaient l’impression de mesurer la gravité de la situation. Ce qui n’a évidemment rien de bien étonnant.

Lundi 24 novembre 2014 - Vidéos de l’Assemblée nationale -OPECST : Drones et sécurité des installations nucléaires

 

Les pistes

Alors qu’Anne Jouan du Figaro affirmait il y a trois semaines que Matignon n’avait pas donné l’ordre de tirer sur les drones, tandis que les gendarmes affirmaient le contraire, avec le succès de l’application de ce droit que l’on sait, le même jour Erwan Benezet et Jean-Marc Ducos du Parisien laissaient entendre de leur coté avoir le fin mot de l’histoire dans leur article intitulé « Drones : tir permis à l’approche des centrales nucléaires » : « Quant au mobile de ces survols, concluaient-ils, il reste un mystère, même si un « scénario détonnant » aurait été évoqué au cours de la réunion [du vendredi après-midi 31 octobre au ministère de l’Intérieur]… ». Mais ils n’en dirent pas plus...

 

Peu aidés par les journalistes et les élites de l’Etat, nous en sommes réduits à des supputations.

En dehors de Greenpeace ou de services secrets étrangers seuls à priori capables de supporter sur le long terme une pression aussi forte, les hypothèses se réduisent forcément avec le temps.

L’hypothèse d’une non-intervention volontaire du gouvernement évitant d’être confronté à un face à face public extrêmement gênant avec un pays tentant de faire pression sur lui, voire exerçant un chantage (USA, Russie…), reste sérieuse. Elle est peut-être celle retenue par Denis Baupin, lequel affiche, et répète, une suspicion très appuyée à l’égard du gouvernement. Il interpelle en effet successivement la ministre de l’Ecologie ainsi que le ministre de l’Intérieur et le ministre de la Défense avec les mêmes propos sur « l’impunité dont semblent bénéficier les auteurs de ces survols (…) [qui] ne semblent toujours pas connus ». Pour lui, manifestement, le gouvernement connait les auteurs et les laisse agir. Pour quel autre motif que celui évoqué plus haut, le gouvernement pourrait-il, selon lui, se comporter de la sorte ?

Une action concertée d’une nouvelle génération de « geeks » antinucléaires radicaux n’est toujours pas à exclure.

Abandonnant désormais les hypothèses du « terrorisme » publicitaire, qui n’aurait aucun intérêt à se prolonger, et de la manipulation d’Etat visant à s’offrir, trop paradoxalement, les conditions soi-disant favorables pour légiférer de manière plus contraignante dans le domaine des drones (la France serait très souple comparativement à bien d’autres pays), il resterait deux autres possibilités :

-une action concertée des signataires de cet appel auquel devait s’associer Yannick Rousselet de Greenpeace, lequel est invité sur bien des plateaux de télévision et au micro des radios pour commenter l’affaire des drones. Il s’agit en effet d’un appel avec ultimatum, ou dates-butoir, signé par des responsables de plusieurs partis politiques. Ces responsables de tout premier plan ont-ils démenti, comme Greenpeace l’a fait, être concernés par cette affaire ? Pas à ma connaissance. Ont-ils été interrogés par les journalistes, voire même par la Police ? Le premier des signataires, Noël Mamère, dans son dernier billet sur Rue89 est pourtant sans ambiguité : « Désormais, la bataille va se concentrer sur les centrales françaises en fin de vie, dont Fessenheim est le symbole ».

Puisque action concertée apparemment il y a dans ces survols de centrales, pourquoi ne pas incriminer ces responsables dans une opération qui aurait très bien pu avoir été lancée en bonne intelligence avec Greenpeace ? Les sanctions encourues, un an d’emprisonnement et 75000€ d’amende, sont censées être très dissuasives. Visiblement cela ne suffit pas à refroidir les mystérieux télé-pilotes. Les responsables de parti politique ne sont-ils pas justement des personnes susceptibles de pouvoir résister à des pressions redoutables ?

 

-une autre piste, peut-être plus sérieuse, serait à explorer. L’un des auteurs du "WNISR" (The World Nuclear Industry Status Report), ayant déclaré en 2013 : « La France devra s’adapter à la nouvelle donne énergétique et effectuer les transformations qui s’imposent », ses promoteurs auraient-ils pu décider, dans les suites de la catastrophe de Fukushima toujours en cours, d’exercer des pressions sur la France de manière autrement plus radicale que par un simple rapport ?

 

 

Des drones survolent les sites nucléaires français depuis le 5 octobre, 35 intrusions en l’espace de bientôt deux mois ont eu lieu et toujours aucun auteur appréhendé, une moyenne d’un survol tous les deux jours et tout le monde en parle. Mais les responsables politiques n’en disent rien, et les journalistes désormais enclins, et c’est une excellente chose, à systématiquement interroger Ségolène Royal sur l’avenir de Fessenheim, ne songent pas à l’interroger sur l’affaire des drones.

 Lors de sa dernière interview par Le Télégramme, elle a exposé sa position actuelle et désormais bien rodée. A la question : « Est-ce que Fessenheim sera fermé à la date promise et prévue ? », elle a répondu : « Pour l'instant, aucun élément nouveau ne vient changer les données du problème. Cela dit, comme je l'ai toujours répété dans le débat sur la transition énergétique, deux réacteurs nucléaires fermeront quand deux autres réacteurs ouvriront. La loi est claire. Elle pose le principe du plafonnement de la capacité de production d'énergie nucléaire. La nouvelle gouvernance d'EDF aura la responsabilité de bien confirmer si c'est Fessenheim ou si deux autres réacteurs correspondent mieux à l'intérêt général ».

Mais comme EDF vient d’annoncer un nouveau report du démarrage de l’EPR de Flamanville de 2016 à 2017, et qu’il n’y a pas de raison qu’il ne subisse pas le sort de l’EPR de Finlande dont le lancement est retardé d’année en année, la centrale de Fessenheim pourrait-elle donc ne pas être fermée de sitôt, alors qu’elle devait l’être depuis le 7 mai 2012 ?

La ministre de l’écologie fait monter la pression…

 

Patrick Samba

Inclure ici : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6118.2117492.opecst—drones-et-securite-des-installations-nucleaires-24-novembre-2014


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109 réactions à cet article    


  • robert 25 novembre 2014 11:15

    Bonjour Patrick, bon article merci. Je suis très embêté sur ce truc de drones. De toutes évidence c’est assez organisé et aucune piste n’est trouvée par la police (ou alors silence radio c’est surement la dgst ) mais je n’arrive pas à saisir le but , l’objectif de cette organisation et pourquoi ce demi silence. Comment se fait t’il aussi qu’il y ait toujours des témoins capables de voir ce petit engin, de l’identifier immédiatement comme drone, alors que les sites et environ sont plutôt du genre désert de désert ? bref je ne comprends pas , même après vos hypothèses.


    • Patrick Samba Patrick Samba 25 novembre 2014 23:29

      Bonsoir,

      merci robert. Je partage la même perplexité.

      Action de longue durée, donc :

      -soit visant à démontrer la vulnérabilité des centrales qu’il faut fermer dans les plus brefs délais. Et c’est 1) soit Greenpeace mais pas Greenpeace-France, plutôt Belgique ou Allemagne, 2) soit cet appel avec dates-butoirs au 22 novembre puis 31 décembre 3) soit les « déboulonneurs » 4) soit une association plus ou moins totale des trois

      -soit les USA ou la Russie en rapport avec la livraison ou non des Mistral à la Russie. Je rappelle que les chantiers navals auraient en date du 8 octobre envoyé une lettre d’invitation à la Russie pour venir réceptionner le 1er bateau, ce que n’ont pas apprécié les USA. Ensuite c’est la Russie qui n’a pas apprécié le retard. Depuis aujourd’hui Français et Russes se sont mis d’accord pour le statu quo et patienter. On verra si les survols cessent.

      (Cette hypothèse est celle qui explique le mieux « l’inefficacité » des services de surveillance du territoire. Mais en même temps ce n’est jamais bon d’afficher une incompétence de ces services...
      Mais peut-être vaut-il mieux ça que de dévoiler l’auteur. « Je te prend, tu me prends par la barbichette... »)


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 2014 08:11

      Ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’aucun média ne donne une seule photo de ces machins...
      Ils sont beaucoup plus réactif sur Nabila que sur les drones !


    • JMBerniolles 26 novembre 2014 10:12

      Est ce de la naïveté de votre part ?


    • Alice Rupert 27 novembre 2014 20:27

      Par Fifi Brind_acier

      « Ce qui est encore plus étonnant, c’est qu’aucun média ne donne une seule photo de ces machins... Ils sont beaucoup plus réactif sur Nabila que sur les drones ! »

      Evidemment, pas de photos car rien à prendre.

      Il n’y a pas de drones, donc pas d’auteurs d’envois de drones et donc personne pour encourir des amendes

      Grande opération d’intoxication, un canular.

      Par JMBerniolles : « Est ce de la naïveté de votre part ? »

      De la part de Fifi, elle est fausse et il se doute de la vérité.

      Tout le monde a foncé à donf les deux pied joints et les yeux fermés sans même se demander si c’est vrai ; pourtant les lecteurs d’Agoravox ont appris à se méfier des merdias et des déclarations officielles du gouvernement.

      Quant à l’auteur, je ne sais pas s’il y croit vraiment mais cela lui permet de pondre des articles sur rien. Ou de servir de relais au gouvernement.


    • Patrick Samba Patrick Samba 28 novembre 2014 12:52

      Rupert,

      puisque vous êtes si intelligent, vous pourriez au moins nous expliquer quel serait le but de cette soi-disant « Grande opération d’intoxication, un canular » au lieu de balancer des affirmations qui n’ont, elles, pour seul but manifestement que de communiquer aux plus grand nombre la confusion qui règne dans votre esprit.


    • Patrick Samba Patrick Samba 28 novembre 2014 14:33

      Et si cet article était à ce point creux, expliquez-nous la raison pour laquelle depuis hier soir les commentaires apportant une réflexion sont tout d’un coup moinssés et les commentaires pro-nucléaires plussés par une action apparemment concertée.


    • devphil30 devphil30 25 novembre 2014 11:50

      DGSI : Mais que font nos services de la sécurité intérieure ??


      Plusieurs options : 

      Soit ils doivent regarder ailleurs quand un drone décolle par ordre politique
      Soit ils manœuvrent eux mêmes les drones ou ont infiltré des milieux. 
      Soit ils sont mauvais mais ça m’étonne 

      Dans tous les cas ce n’est pas rassurant de savoir que ces petits engins se promènent au dessus de centrale nucléaire ....

      Envoyé un Rafale pour abattre un drone est disproportionné 

      Bientôt des drones tueurs de drones au abord des centrales 

      Philippe 


      • robert 25 novembre 2014 12:03

        Exact Philippe, DGSI, possible teasing aussi d’une entreprise genre Oerlikon Contraves qui veut vendre un système d’armes automatiques sur des centrales mal protégée, pour le moment tout est possible, ce que je trouve bizarre c’est l’inertie des pouvoirs publics, mais il se peut aussi que nous n’ayons plus les moyens en homme/matériel pour résoudre ces incidents tout simplement.
        Mais les propriétaires actuels de drones sur le territoire français doivent être aussi facilement indentifiables que ceux qui ont commandé un sex toys non ? ou alors la fameuse surveillance internet n’existe pas réellement ?


      • Patrick Samba Patrick Samba 25 novembre 2014 23:42

        Oui, c’est bien sûr une hypothèse mais vraiment très risquée pour l’entreprise. Il faut avoir la garantie d’une réussite à 100%. Trop risqué.

        Ces drones peuvent être achetés dans d’autres pays européens...


      • Patrick Samba Patrick Samba 26 novembre 2014 13:04

        Philippe,
        « DGSI :

        Soit ils doivent regarder ailleurs quand un drone décolle par ordre politique
        Soit ils manœuvrent eux mêmes les drones ou ont infiltré des milieux. 
        Soit ils sont mauvais mais ça m’étonne »

        Pas d’autres alternatives, je reprends la série au prochain article !


      • jef88 jef88 25 novembre 2014 11:52

        Quelle est la meilleure forme d’action politique actuelle ?
        Manifester ?                                NON !
        Faire peur, par médias interposés OUI !

        Peur de la crise, peur du nucléaire, peur du réchauffement, peur des attentats, peur des extrémistes ........
        et je pourrais continuer ......
        DONC gardons notre calme et restons rationnels et poussons nos zélus à faire de même !


        • rotule 25 novembre 2014 18:12

          Et invitons les à réfléchir, à ne pas abandonner leurs cerveaux avec leurs manteaux, au vestiaire du parlement.
          Voter maintenant une sortie programmée et rapide du nucléaire serait intelligent, judicieux, rentable, stratégique. Tant pour développer les compétences en démantèlement que pour développer les compétences sur les alternatives.


        • Patrick Samba Patrick Samba 25 novembre 2014 23:53

          Ça serait l’idéal !

          Et si cette affaire de drones avait été programmée bien avant le vote de la loi de transition énergétique le 14 octobre, sûr que les députés auraient été plus réceptifs à des mesures plus ambitieuses.
          Si c’est bien Greenpeace qui est à l’origine de l’affaire, ils auront été pris à contre-pied, car, voilà... Ségolène Royal a mis en place une procédure accélérée et le vote a eu lieu le 14 oct alors qu’il devait avoir lieu en novembre ou décembre....

           


        • Ronny Ronny 25 novembre 2014 12:35

          Je me pose des questions sur cette hirtoire.

          Effectivement, un drone, ou plus probablement dans le cas des centrales, un quadricopter, même à haute performance, restera invisible aux radars militaires (je ne parle même pas des civils qui ne sont que ds radars secondaires) et effectivment, il sera difficle à abattre à partir d’un chasseur de type mirage ou rafale.

          En revanche :
          . les infos ne nous ont pas précisé de quels types de drones il s’agissait. Cela pourrait nous éclairer sur la question
          . ces drones sont radio commandés et ces radio commandes fonctionnent sur des bandes de fréquences limitées. Je serai surpris que l’on n’ai pas essayé de rechercher la source d’émission et ensuite de la localiser par goniométrie
          . Ces drones sont lents par rapport à des chasseurs militaires, mais des hélicoptères sont tout à fait adaptés à leurs poursuites. A l’évidence, cela n’a pas été fait, ou pas rapporté dans les médias.
          . Il est même envisageable de pièger un drone à partir d’un hélico, par exemple en descendant un filin de treuillage dans ses rotors, et à partir du modèle et numéro de série du drone crashé, de remonter à la personne qui l’a vendu et / ou acheté.

          Pourquoi cela ne semble t il pas avoir été fait ?


          • njama njama 25 novembre 2014 12:49

            mais des hélicoptères sont tout à fait adaptés à leurs poursuites.

            là, je ne suis pas convaincu, un hélico n’a pas l’agilité d’un drone

            OFM Seeker 450 V2 SE Quadcopter RTF

            101kmph
            Ability to fly 20+ minutes

            http://www.youtube.com/watch?v=CjgMhO_qZT0

            par contre un hélico pourrait repérer éventuellement le droniste


          • Patrick Samba Patrick Samba 26 novembre 2014 00:20

            Au cours de l’audition, un militaire a affirmé, contrairement à ce qui a été publié dans la Dépêche du Midi,qu’aucun hélicoptère n’a poursuivi de drone. A Golfech, selon lui, un drone a été poursuivi pendant 9 km « à partir du sol »...
            On peut donc en déduire que, près de Golfech, la route suivie pendant 9 km était droite, et qu’elle était parallèle à la trajectoire du drone... un vrai coup de pot !


          • Herby 26 novembre 2014 10:21

            Honnêtement, quoi de plus adapté qu’un drone pour poursuivre un autre drone ?!?
            Je ne suis pas expert mais il me semble que prendre en chasse l’un de ses drones avec un autre drone permettrait au mieux de découvrir qui en est le pilote si ce dernier fait revenir son engin là où il se trouve, au pire de récupérer le drone si le pilote est assez intelligent pour abandonner sa machine se sachant poursuivi.
            Dans tous les cas, ça ferait avancer l’enquête.


          • Patrick Samba Patrick Samba 26 novembre 2014 11:09

            Judicieuse observation, Herby.


          • Patrick Samba Patrick Samba 26 novembre 2014 11:12

            et j’ajoute : pas besoin donc d’être « expert » pour avoir de judicieuses observations...

            N’est-ce pas Mrs les « experts » Berniolles et consorts ?...


          • njama njama 25 novembre 2014 12:40

            survol des centrales, toujours pas la moindre preuve fournie dans la presse
            ça ne vous interpelle pas ?
            faute de les abattre (ce qui serait débile car le droniste est peut-être tranquillement planqué jusqu’à 3 ou 4 kms de distance), personne ne pense à les prendre en photo, ou vidéo !!!
            on ne va pas nous faire croire qu’il n’y aurait personne avec un mobil dans sa poche pour faire le scoop sur ces intrusions
             


            • Patrick Samba Patrick Samba 26 novembre 2014 00:25

              C’est définitivement très troublant...

              Au cours de l’audition Denis Baupin interroge cette bizarrerie.
              Mais Yannick Rousselet rapporte les témoignages directs de salariés de centrale qui affirment avoir observé les drones pendant 3/4 d’heure. Probablement n’avaient-ils pas de téléphone sur eux...


            • ZenZoe ZenZoe 25 novembre 2014 14:53

              Histoire inquiétante.
              Soit les services secrets savent qui c’est, et laisser faire sans rien dire est inquiétant pour notre souveraineté (ou ce qu’il en reste).
              Soit les services secrets ne savent pas qui c’est et une telle incompéténce est inquiétante, pour ne pas dire innadmissible.


              • Patrick Samba Patrick Samba 26 novembre 2014 00:32

                C’est tout à fait ça...


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 novembre 2014 14:54

                Moi, ce que je ne comprend pas c’est qu’on n’abat pas systématiquement ces drones.


                On devrait tout de même être capable d’installer des canons antiaériens sur les centrales et d’abattre ces engins, surtout avec les systèmes actuels de guidage antiaérien.

                A ce niveau là, le gouvernement est fautif.

                • Pyrathome Pyrathome 25 novembre 2014 16:49

                  Moi, ce que je ne comprend pas c’est qu’on n’abat pas systématiquement ces drones.
                  .
                  Ça y est, le papounet veut un nouveau Roswell ?..... smiley


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 novembre 2014 16:58

                  Il me semble pourtant que c’est le minimum à attendre de la part du gouvernement en matière de principe de précaution.


                  Nos « chers dirigeants » sont complètement à côté de la plaque, une fois de plus.

                  C’est un énorme scandale.

                  Cette situation dure depuis au moins un mois et ils n’ont strictement RIEN fait pour l’empêcher.

                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 novembre 2014 17:20

                  La consigne devrait être simple : abattre sans sommation tout ce qui vole dans le périmètre de sécurité d’une centrale nucléaire.


                  A ce niveau là, une bavure est infiniment moins grave qu’une absence de tir justifié.

                  Si le gouvernement ne l’ordonne pas il est coupable de négligence volontaire grave et la responsabilité tant pénale que civile individuelle des ministres pourrait être engagée, de même que celles des parlementaires de la majorité.

                • philoxera philoxera 25 novembre 2014 17:25

                  La consigne devrait être simple : fermer rapidement toutes les centrales nucléaires


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 novembre 2014 17:26

                  Le simple fait que des objets non autorisés survolent des centrales nucléaires devrait être en soi un motif d’alerte grave.


                  Avec une batterie de canons antiaériens par site, on devrait pouvoir pallier à ce genre de menace d’attaque non conventionnelle.

                  Evidemment, ce serait mieux avec des canons anti missiles ou des canons lasers mais dans un premier temps des batteries de canons anti aériens devraient être déployés pour parer à toute menace de frappe asymétrique.

                  Il me semble inimaginable que le gouvernement agisse avec autant de légèreté sur cette question.

                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 novembre 2014 17:27

                  Fermer les centrales nucléaires revient à donner raison à l’agresseur, ce qui est inacceptable.


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 novembre 2014 17:29

                  Ceci étant dit, il existe peut être des complicités internes dans le gouvernement ayant pour objectif de faire fermer les centrales nucléaires, ce qui expliquerait l’apathie des réactions du dit gouvernement.


                • njama njama 25 novembre 2014 18:23

                  hahaha  smiley 
                  ... de l’artillerie lourde, des DCA sur toutes les centrales !
                  .
                  La consigne devrait être simple : abattre sans sommation tout ce qui vole dans le périmètre de sécurité d’une centrale nucléaire.

                  absurde ou inconscient ... ou les deux
                  le CN sont proches de milieux urbains, les balles perdues vous en faites quoi ? parce que ça va très loin des balles de mitrailleuses


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 novembre 2014 18:39

                  Des obus d’artillerie anti aériens ça se programme pour péter en l’air de nos jours.


                  Pour le surplus, il s’agit d’un cas typique de dégâts collatéraux et on peut toujours en revenir à l’usage des sirènes d’alerte qui indiquent à la population qu’il est temps de rejoindre les abris anti aériens ( les caves ) en attendant que l’alerte soit levée comme nos parents et grands parents le firent pendant la dernière guerre.

                  Ce survol des centrales est une agression caractérisée qui peut être le fait d’un Etat ou d’une organisation non gouvernementale potentiellement violente.

                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 25 novembre 2014 18:49

                  Enfin bon, je serais l’opposition, j’en profiterais pour charger le gouvernement qui a une attitude pour le moins léthargique sur la question tout en promettant qu’une fois revenu aux affaires j’ordonnerais une enquête administrative pour déterminer s’il existe des complicités au sein de l’Etat et ce afin de prendre les sanctions qui s’imposent.




                • soi même 25 novembre 2014 21:04

                  Bonjour les dégats, et les déchet , tu vas les offir à longeron ?


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 novembre 2014 08:25

                  Vous disputez pas ! Détruire une centrale nucléaire coûte aussi cher que d’en construire une neuve...
                  Il y a visiblement des dépenses plus urgentes pour notre cher gouvernement...


                  - trouver un poignée de milliards d’euros pour boucler le budget retoqué par Bruxelles...
                  - trouver une autre poignée de milliards pour rembourser la Russie pour les Mistral gagnants....
                  - financer les djihadistes « modérés » et la Coalition avec l’ OTAN...
                  - financer les agriculteurs suite aux dégâts collatéraux des sanctions contre la Russie...
                  - financer l’ Ukraine en faillite et payer la note de gaz pour qu’ils se gèlent pas à Kiev...

                  Vous n’avez aucun sens des priorités, et pi c’est tout !

                • JMBerniolles 26 novembre 2014 10:30

                  Vous oubliez le pacte d’irresponsabilité ... 21 milliards d’euros


                  Le financement du MES encore une vingtaine sans doute... 

                  Le refinancement des liquidités d’Areva que la politique anti nucléaire du gouvernement fait plonger... des milliards d’euros... 

                  Le paiement des intérêts des emprunts de l’Etat sur les marchés financiers plus de 50 milliards d’euros/ an....

                  Plus touts les surcoûts que l’Etat renvoie vers les consommateurs, financement des EnR éolien et photovoltaîque, soit bientôt 10 milliards d’euros par an 

                  Etc ... 


                • Layly Victor Layly Victor 26 novembre 2014 10:38

                  Fifi
                  Ce n’est pas tout à fait vrai, ou du moins demande à être précisé. Selon une expertise de EDF et AREVA et le retour d’expérience, le coût du démantèlement serait de 500 millions d’Euros pour un réacteur moyen du parc (REP 900) et le coût de la construction de 4 milliards d’Euros pour le même type de réacteur (le coût de l’EPR est particulier car c’est pratiquement un prototype et il a subi de lourds sabotages de la part des socialos-écolos de l’ASN).
                  En revanche, arrêter prématurément un réacteur qui pourrait fonctionner encore 20 ou 30 ans est une perte de bénéfice net , un calcul simple le montre, d’au moins 5 milliards d’Euros.

                  La folie des dingues socialos-écolos n’a pas de limites et la lâcheté des autres partis politiques qui ne disent rien n’a pas de limites non plus.


                • Patrick Samba Patrick Samba 26 novembre 2014 11:28

                  "Selon une expertise de EDF et AREVA et le retour d’expérience, le coût du démantèlement serait de 500 millions d’Euros pour un réacteur moyen du parc (REP 900)«  :
                   
                  ah bon ?!
                  Selon le retour d’expérience ? Quel retour d’expérience ? Il y a eu des centrales démantelées en France ? Je croyais que certaines n’en étaient encore qu’en cours de démantèlement... Et cela depuis quelques dizaines d’années (Brennilis, etc...)

                   » le coût de la construction de 4 milliards d’Euros pour le même type de réacteur (le coût de l’EPR est particulier car c’est pratiquement un prototype et il a subi de lourds sabotages de la part des socialos-écolos de l’ASN "

                  Le coût de l’EPR est particulier : c’est le moins que l’on puise dire !.... Celui de Flanville devait être de 3 milliards, il en est actuellement de 9 milliards. Et ne parlons pas de celui de Finlande...

                  Et tout ça à cause des socialos-écolos... des saboteurs, des... social-traitres ! Mais les ingénieurs n’ont rien à voir dans les erreurs de conception, ah ben non...

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