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Accueil du site > Actualités > Environnement > La micro-hycroélectricité pour les zones rurales

La micro-hycroélectricité pour les zones rurales

Plutôt que de relier, de manière coûteuse, les zones isolées en énergie (montagne, îles, zones peu habitées), le Japon mise sur la micro-hydroélectricité. Propre, renouvelable et accessible.


Connecter les endroits isolés au réseau électrique, c’est coûteux tant à l’installation qu’à l’entretien. Du coup, dans certains pays, ce sont les communautés locales (mairies, communautés de communes) qui doivent supporter un coût très lourd pour être simplement raccordé au réseau national. Au Japon, dans la préfecture de Kochi, une autre solution est mise en place, celle de la micro-hydroélectricité (TreeHugger).



Le concept est simple : plutôt que d’investir dans un raccord coûteux au réseau national, l’argent est utilisé pour construire de petits générateurs électriques alimentés par l’énergie des rivières, torrents et cours d’eau locaux, nombreux au Japon, pays montagneux. L’objectif d’auto-suffisance en énergie a su séduire la population après plusieurs présentations autour du projet. L’hydro-électricité est à la fois renouvelable (la rivière ne s’épuise pas en fournissant de l’énergie) et propre (non émettrice de gaz à effet de serre). Le Japon aurait un potentiel de cette énergie de l’ordre de 46 millions de kW, dont 6,7 millions pour la micro-hydroélectricité, encore peu exploitée.

Toshiba, dans sa branche énergie, propose un générateur micro-hydroélectrique, l’Hydro e-KIDS, de faible coût (qui est aussi utilisé par une commune écossaise, où l’on retrouve la même combinaison d’éloignement et d’accès à des cours d’eau). L’impact environnemental est donc très faible (comparé à l’installation d’une centrale électrique classique), de plus il permet de sauvegarder les forêts et les terres agricoles. C’est en tout cas un concept intéressant de micro-sources d’énergies capables d’alimenter de petits ensembles de populations, loin des très grosses centrales.

+ : voir notre couverture du 5e Forum mondial de l’eau pour les dernière innovations dans ce domaine crucial pour le XXIe siècle ! (mars 2009, Istanbul)

TechnoPropres
 

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5 réactions à cet article    


  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 août 2009 10:20

    Bonjour,

    J’ai visionné l’émission de m6 hier soir sur les îles paradisiaques fiscalement, et leurs hôtels à trois mille euros la nuit. Rien n’est dit sur la fourniture de courant alimentant les usine de dessalage et tous les équipements divers. Là bas, il n’y a pas de rivières et pourtant ils ont bien une solution qui fonctionne. Il serait intéressant de savoir comment afin de la légaliser vite fait, parce que des moulins et des petites éoliennes, il y en avait plein au début du siècle dernier. Ils ont en partie disparus par centralisation étatique. Pensez vous que nos gouvernants sont prêts à renoncer à tous ces abonnements pour donner leur accord en nos multiples manières de produire chez nous ?


    • joletaxi 3 août 2009 13:05

      Je remercie l’auteur qui nous permet de redécouvrir « le fil à couper le beurre »
      Non seulement ce genre d’installation est pertinente dans des zones éloignées du réseau, mais elle trouverait sa justification au coeur même du réseau, pour écrêter les pointes de consommation.
      Il y a de ca longtemps,dans une charmante petite vallée,où j ai vécu enfant, il y avait plusieurs installations de ce type.Des étangs servaient de réservoir de charge.Le propriétaire de la mini-centrale, qui branchait son générateur sur ordre du gestionnaire de réseau,profitait par la même occasion d’un revenu supplémentaire pour autant que je m en souvienne, plutôt appréciable.
      Ce procédé n’avait que des avantages:un réserve de puissance disponible à tout moment,prévisible,un courant généré parfaitement synchrone,un coût dérisoire, un aménagement de la vallée évitant des crues dévastatrices,et un boni environnemental .
      De plus ,la vallée ainsi aménagée était renommée pour son pittoresque.
      Ce genre de mini-centrales dispersées sur tout le territoire répondrait aussi parfaitement au souhait d’édifier un réseau « smartgrid »
      Il y a en France un potentiel énorme pour ce genre d’installations.Avec un partie infime des sommes dantesques consacrées à l’éolien et photovoltaïque, solution dont on commence à mesurer les impasses,on pourrait apporter une solution à un problème d’énergie auquel nous n’échapperons pas.


      • Hesprides Hesprides 3 août 2009 17:55

        Les gouvernements concernés voient dans ce genre d’installations autant d’habitants non soumis a la contrainte de l’abonnement ainsi qu’une propension d’independanc vis avis de la livraison centralisé de l’energie quipermet de garder le joug sur la population.


        • finael finael 3 août 2009 20:20

          Le principe du barrage « au fil de l’eau » est connu depuis la nuit des temps.

          Il permet entre autres de produire de l’électricité. En France, pays qui a la chance d’être arrosé de nombreux cours d’eau, cela permettrait de fournir une énergie d’appoint non négligeable, et insensible aux pannes du réseau.

          Il y a deux obstacles principaux :

          - Le coût, très variable, dépend de la topologie de l’endroit.

          - Mais surtout, l’imbroglio des droits de propriété qui décourage la plupart de ceux qui ont pensé le faire. Cela nous renvoie à un autre article paru dans Agoravox sur - justement - le droit « fondamental » à la propriété.


          • Stalker 4 août 2009 00:13

            Un petit article sans prétentions, bien fait et très sympathique.

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