L'« écologie » est la science qui étudie les milieux et les conditions d'existence des êtres vivants et les rapports qui s'établissent entre eux et leur environnement. Le praticien de cette science est donc un scientifique spécialiste des équilibres biologiques de la nature, son principal objectif étant de détecter, d'analyser et de comprendre leurs fonctionnements. Ce scientifique est dénommé « écologue ».
Par suite d’une extension de langage regrettable, le terme écologiste, apparu vers la fin du 20ème siècle, cumule aujourd’hui de multiples significations, à savoir aussi bien celle de militant - ou sympathisant - de parti politique utilisant des arguments environnementaux pour se faire élire, que celle d’adepte-pratiquant d’un mode de vie campagnard à tendance autarcique, que celle de zélateur purement verbal de ce même mode de vie roulant en SUV, que celle de bobo résolument urbain s’alimentant dans les magasins bio, que celle de nostalgique illuminé la civilisation préindustrielle, que celle d’amoureux transi des espaces verts, que celle de respectueux acharné du tri sélectif, et bien entendu que celle de spécialiste scientifique de l’écologie, sans qu’il soit objectivement établi que ces diverses catégories partagent la même vision fondamentale des rapports entre l’espèce humaine et sa mère nourricière.
Tous ces « écologistes » (les écologues exceptés !) ainsi dissemblables ont néanmoins un point en commun : celui de protester contre l’une, l’autre, ou plusieurs incidences supposées néfastes de la civilisation industrielle sur l’environnement en partant d’un postulat pour le moins contestable, à savoir : toute modification de l’écosystème constatée après 1970 est dénommée « dysfonctionnement créé par l’homme ».
Ce postulat stupide ignore tout simplement les 4,5 milliards d’années qui se sont écoulées sur la terre avant l’an 1970 et son application intrinsèque à l’ère secondaire pourrait conduire à tenir l’homme pour responsable de l’extinction des dinosaures, ou, si nous admettons que l’homme n’était pas encore présent durant les 160 millions d’années pendant lesquelles évoluèrent gaiement ces gentils ovipares, à nommer "dysfonctionnement" leur disparition. Cet exemple, certes caricatural, illustre pourtant parfaitement la maladie infantile de l’écologie politique et le lecteur aura compris que notre propos a pour objet de bien distinguer l’écologie en tant que science objective et l’écologie en tant que doctrine politique, comme on sépare le bon grain de l’ivraie.
Les premiers écolos historiques furent les "retours à la terre" et hippies post soixantehuitards. Ils n’était pas politisés, leur démarche étant avant tout individuelle, inspirée par un rejet de la société de consommation et du style de vie mega-urbain, et par une recherche de vie autarcique basée sur la pratique de l’agriculture biologique. En l’absence de mouvement centralisateur, ces écolos historiques se regroupèrent localement en cercles informels pour échanger leurs expériences. Parallèlement des cahiers des charges furent élaborés pour formaliser les règles pratiques de l’agriculture et de l’élevage biologique. Ainsi apparurent les premiers labels bio tels Nature & Progrès et Lemaire-Boucher, qui, déjà en gestation depuis 1965, furent formalisés dès 1969. En 1970, l’agriculture biologique sortait définitivement de la clandestinité en étant présente au salon de l’agriculture de la Porte de Versailles.
Dès 1971, les revues de Nature & Progrès et Lemaire-Boucher, bien que centrées sur des sujets purement agricoles, commencèrent à aborder les thèmes de l’anti-nucléaire, tandis que des organisations plus généralistes comme « Les Amis de la Terre » élargissaient le discours agrobio à une approche sociétale et environnementale. Enfin des journaux comme Hara-kiri Hebdo (devenu Charlie-Hebdo suite au « Bal tragique à Colombey »), et de façon plus spécialisée « La Gueule Ouverte » ouvraient une tribune médiatique aux idées « écologistes ».
En 1972, une évolution s’amorça avec la participation des écologistes aux actions et rassemblements contre l’extension du camp militaire du Larzac, et avec la présence du regretté Aguigui Mouna premier écologiste et antinucléaire français, justement nommé chevalier des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture Jack Lang en 1995.
L’écologie entra officiellement dans l’arène politique en 1974 avec la candidature de René Dumont, agronome proche des trotskistes, aux élections présidentielles. L’« écologie politique » était née et posait ses fondements doctrinaires en reliant officiellement l’action pour une agriculture non productiviste à des thèmes élargis tels l’anti-nucléaire, l’anti-mondialisation, l’anti-militarisme et, globalement l’anti-capitalisme. Historiquement René Dumont a été le premier à avoir employé le terme de « développement durable », mais cette formule ne fut pas reprise sur le moment par le mouvement écologiste, priorité étant donnée aux luttes ciblées sur des objectifs précis.
Mais en se politisant, l’écologie créa ses propres forces de division et d’incohérence internes, amorçant ainsi son processus de « crétinisation » qui trouve son apogée aujourd’hui avec la candidature de l’ex-juge anticorruption Eva Joly à l’élection présidentielle. Déjà en 1974, la candidature de René Dumont jeta le trouble dans les esprits des écolos pratiquants, dans la mesure où elle transformait une démarche individuelle et librement choisie en une action collective impliquant des règles à suivre, des lois à voter, et, en filigrane, l’allégeance à un parti politique.
De plus, l’écologie politique est aujourd’hui incurablement tombée à pieds joints dans le panneau archi-convenu du « sauvetage de la planète ».… Les écologistes vont-ils enfin comprendre un jour que l’homme n’a pas la puissance nécessaire pour mettre sérieusement en danger la mère nourricière, et que ce ne sont pas ses maigres petits pets nauséabonds et ses misérables suintements industriels depuis quelques dizaines d’années qui vont affecter la santé d’un astre vieux de 4,5 milliards d’années ? Ces usurpateurs sémantiques ne paraissent pas partis pour cela et, bien au contraire leur vision simpliste emprunte le pire de la suffisance insupportable de ces pseudo-scientifiques qui s’imaginent pouvoir influer sensiblement sur le cosmos, alors qu’ils ne sont que d’infinitésimaux grains de poussière.
Témoin de ce délire, le fameux « réchauffement climatique » qui occupe tant les esprits et se trouve peut être, en partie, provoqué par l’activité humaine (et encore ce n‘est pas sûr !), mais qui ne met en danger que le fragile équilibre de la civilisation hyper-industrielle des hommes, et certainement pas la survie de l’espèce entière (qui a déjà connu des températures équivalentes à celles putativement annoncées par le GIEC organisme onusien référant mondial mais noyauté par la clique green business d‘Al Gore), et encore moins la planète elle-même, qui doit bien s‘amuser à observer ces petits microbes imbus d’orgueil s‘attribuer une compétence qui leur manifestement leur échappe.
En effet, si les glaces du pôle se mettaient à fondre, la terre serait quasiment recouverte par les eaux et elle s’en porterait très bien (elle a vécu ainsi pendant une cinquantaine de millions d’années), de même dans l’hypothèse d’une guerre thermonucléaire généralisée, nul doute que notre planète (ainsi que nombre d’espèces vivantes) survivraient aisément. Quant à la misérable pollution par les bouteilles plastiques et autres papiers gras, c’est ne que l’homme que cela gène, pas la Terre… D’ailleurs tout étant biodégradable avec le temps, même les écolos n’ont pas à s’inquiéter pour le futur ! Enfin, la Terre pourrait bien mettre tout le monde d’accord sur l’ensemble de ces affaires en nous concoctant une petite glaciation de derrière les fagots pour 3 ou quatre millions d’années, ce qui règlerait d’un coup tous les problèmes de pollution, de GES, d’« El Nino », de surpopulation, etc…..
Disons le tout net, la Terre n’a pas besoin qu’on s’occupe d’elle et les humains seraient bien inspirés de concentrer leur énergie sur leurs propres problèmes de survie énergétique et alimentaire pour les décennies à venir, afin de garantir leurs deux besoins fondamentaux, à savoir : se nourrir et se chauffer. Et ceci est loin d’être gagné d’avance ! La planète, elle, ne craint rien ni personne et surtout pas les hommes, et si tels les dinosaures ou quelque autre espèce nous venions à disparaître pour une cause interne ou externe, notre chère planète continuerait son chemin dans l’univers, un petit sourire au coin des lèvres en pensant à cette espèce disparue qui avait cru un jour pouvoir faire, puis défaire et enfin refaire l’équilibre naturel.

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