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Accueil du site > Actualités > Environnement > La Réunion parie sur les énergies renouvelables

La Réunion parie sur les énergies renouvelables

Faire de La Réunion, une île 100 % énergies renouvelables. Tel est l’objectif de l’Agence Régionale de l’Energie Réunion. Pour palier l’utilisation du charbon et du pétrole, l’île devra miser sur ses atouts naturels et historiques qui permettraient d’atteindre de tels objectifs.

Le soleil, le potentiel énergétique de la Réunion
 
Depuis 2008, c’est sur l’île de La Réunion que se trouve la plus grande centrale photovoltaïque française, totalisant un Mégawatt de puissance. L’installation, de plus de 6 000 panneaux répartis sur une surface de 10 000 m2 et bénéficiant d’un ensoleillement annuel moyen de 1350 heures, produit 1350 MWh par an sur le réseau EDF.

De nombreuses installations innovantes voient le jour. A titre d’exemple, une deuxième centrale comportant 7.930 modules Photowatt sur environ 13.000 m2, située sur les toits de la SITAR à St Pierre a une puissance de 1,310 MW a été inaugurée fin 2008.

Début 2009, une nouvelle installation photovoltaïque d’une capacité de 2 MW a été livrée, sur les toits des bâtiments de la CILAM et de SODICO.

Sur le plan technique, la réalisation de ce champ solaire d’une surface de 14 815 m² soit 135 Wc par m² a été permise grâce à la pose de 9 940 modules photovoltaïques et la mise en place d’environ 80 km de câble pour un investissement total de 11 millions d’euros.

La puissance installée de ces 2 MW permettra à cette centrale de produire 2.571 MWh par an, soit la consommation annuelle de 1.130 foyers réunionnais et d’éviter le rejet de 2 150 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, explique l’Agence Régionale.

Afin de garantir la stabilité du réseau électrique, les systèmes de stockage localisés doivent être incités par une valorisation tarifaire de l’énergie intermittente stockée.


Relancer la culture de la canne
Dans l’espoir de redonner de l’avenir à une filière sucrière en perte de vitesse, la Région souhaite mettre en avant l’énergie issue de la bagasse. Pour l’année 2006, la part de la production électrique à partir de la bagasse dans la production totale d’électricité a été évaluée à 11,6 %. L’évolution des cultures vers des variétés à vocation uniquement énergétique permettent d’espérer, à terme, la substitution de l’énergie actuellement produite de charbon, par l’énergie « bagasse », sans baisse de revenu pour les planteurs.

Exploiter les énergies de la mer
Houle, courant, énergies thermiques… la mer offre également un important potentiel en matière d’énergies alternatives. Encore au stade expérimental cette source d’énergie pourrait être un bien précieux pour atteindre l’objectif de la région. Pour développer ces énergies alternatives nouvelles, un important soutien de l’Etat ainsi que de l’Europe sera nécessaire afin d’implanter à la Réunion des sites pilotes exemplaires au niveau mondial.

Ressources géothermiques
Un acquis que la région souhaite continuer à exploiter : la ressource géothermique. Sur le site même de la Plaine des sables, le coût du projet de construction d’une station géothermique se situerait aux alentours de 11 millions d’euros. Alors que le site doit être classé Patrimoine de l’Unesco, l’avenir de cette centrale est encore compromis.

TechnoPropres

 

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3 réactions à cet article    


  • Bulgroz 17 avril 2009 18:28

    Les chifres montrent que la Réunion a besoin de 40 MW en plus tous les 2 ans, soit 280 MW d’ici 2013 et 340 MW d’ici 2015.

    Tous les projets soi disant renouvelables dont vous parlez font moins de 2 MW chacun avec des dégâts écologiques considérables (coûts et espaces occupés).

    Devinez comment les gens sérieux vont régler le problème ?

    Par de bonnes et vielles centrales thermiques classiques charbon ou fuel et/ou bagasse.

    D’ailleurs, c’est ce que les gens sérieux viennent de décider.

    Ce qui est sur est que la Réunion va importer encore plus d’énergie fossile. C’est la triste réalité.


    • chria chria 20 avril 2009 18:39

      C’est sûr que ce chemin est peut-être intéressant mais c’est une impasse.
      L’argument du CO2 est toujours rigolo :2150 tonnes CO2 évité.
      Pour que cela parle, regardez ce que émet l’usine près de chez vous :
      http://www.pollutionsindustrielles.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php
      Et ce n’est que le secteur de l’industrie...



      • Didier Barthès 19 avril 2010 12:12

        De toute façon, cela sert à quoi d’éviter l’émission de CO2 ?
        Je ne dis pas cela par provocation, mais, ce que nous n’emettons pas aujourd’hui (en brûlant des réserves fossiles) nous l’émettrons demains en brûlant celles que nous aurons ainsi économisées.
        Est-il grave pour la planète que tout le CO2 émissible le soit en 150 ans si l’on est économes ou en 120 ans si l’on est gaspilleurs ? Dans les deux cas dans 150 ou 160 ans l’atmosphère sera dans le même état.
        Le vrai problème n’est pas de trouver des solutions alternatives (car elles sont souvent très polluantes sous d’autres forme) mais de moins consommer et pour cela outre un changement de comportement, la variable principale est la démographie.
         Dans un monde à 7 et bientôt 9 milliards nous n’avons aucune solution valable, nous polluons la nature et massacrons toutes les autres espèces.

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