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Accueil du site > Actualités > Environnement > La roue de médecine

La roue de médecine

L’écologie ?

Un engagement personnel ?

Une perspective : la roue de médecine...


Dans notre monde industrialisé, verrouillé économiquement et surtout financièrement, évoquer l’écologie, c’est faire un acte de foi, rêver d’un autre monde, contenir en soi une infinie confiance malgré les prédictions alarmistes des médias qui inscrivent le mot fin sur l’écran sombre des nuits tourmentées de l’humanité.

Pour nous changer les idées, je vous propose une petite promenade, une recherche d’inspiration et de conseils auprès d’un peuple, maintenant mythique, les Indiens d’Amérique. En souvenir de ces braves guerriers qui peuplèrent mon enfance d’histoires merveilleuses, j’entre de bon cœur dans un espace de vie qu’ils inventèrent, la roue de médecine... avant de se retirer dans la mémoire collective des peuples.

La roue de médecine, aux interprétations multiples, est apparue sur le continent amérindien. La description, qui en est faite ici, est une synthèse qui alimente les recherches et découvertes de C. G. Jung. Elle donne naissance à une véritable explosion de théories et pratiques, chez les chercheurs américains, qui gagnent la terre entière depuis le début du XXe siècle.

Au temps des origines amérindiennes, la roue de médecine se représente sur le sol. L’observation de la nature permet à l’homme de donner sens à son existence. L’activation du cerveau droit est source d’inspiration, d’intuition, d’inventivité, de créativité, en prise avec le spirituel, le divin. La terre devient un être vivant, la mère de toute créature.

L’observation des rythmes des saisons, des mouvements du soleil, des directions géographiques et des cycles de la vie participent sans doute au choix du chiffre 4 qui devient sacré pour les peuples autochtones d’Amérique du Nord.

Par-delà les rituels ancestraux, les coutumes et usages culturels, chaque homme s’implique dans son dessin. En se racontant sur le sol, il s’incorpore et donne sens à sa vie.

La roue de médecine est un support structuré qui prend vie dans la métaphore. Son contenu est l’illustration du fondement de la psyché.

Les archétypes, figures originelles de notre humanité, y prennent vie, ils y sont désignés, observés, ressentis et vécus de l’intérieur, en un mot incorporés.

Au centre de la roue, l’Endroit de paix, le point focal favorable à la relaxation. Tout état méditatif, de calme et de centrage facilitent la compréhension de ce voyage intérieur.

Cet état assimilable à l’état second, sophrologique ou hypnotique, permet la concentration qui favorise la maîtrise de nos facultés physiques, mentales et spirituelles. Les sportifs, les artistes, toute personne dans l’épreuve peut se connecter avec ce niveau de conscience qui augmente considérablement nos capacités globales.

En ce lieu, nous rencontrons le Guide, représentant synthétique des archétypes, le communicateur, le passeur en mouvement. Sa représentation varie avec la culture et la maturité de chacun. Les techniques de visualisation sont nombreuses.

Il est bien entendu que nous nous trouvons là dans un monde introspectif. Cependant, les sportifs d’un bon niveau, qui par nature sont en prise avec la réalité matérielle, pratiquent naturellement cette technique qui leur confère maîtrise et puissance.

Dans cet environnement, se trouve l’Animal totem ou animal de pouvoir. Il exprime nos instincts originels dans leur nature virginale. Au plan spirituel, c’est l’homonyme amérindien de l’ange judéo-chrétien.

Les Amérindiens vivaient la représentation animalière et s’incorporaient dans l’animal avec lequel ils partageaient des similitudes comportementales, physiques et psychologiques.

Actuellement, la psychologie transpersonnelle développe une démarche similaire pour aider à l’élargissement et au développement de la conscience. Cela offre l’immense avantage de regarder le monde animal avec plus de sensibilité et d’intelligence, ce qui déjà est un bel avantage. La réponse de l’animal est bouleversante. Ainsi des personnes que l’on regarde avec inquiétude ou respect cohabitent avec des animaux redoutables, un lien profond et secret les unit.

Au Nord, le Guerrier, vertical et présent. C’est l’intelligence du corps, l’expression moderne de la fonction sensation, kinesthésique, la perception au monde à travers les cinq sens, l’attention au réel, au présent. C’est le fondement de la personnalité.

Un homme qui pose en lui la présence du guerrier intérieur sécurise son environnement, il dit ce qu’il fait, il fait ce qu’il dit. Il est assimilable à la fonction sensation qui positionne, ancre, affirme, structure, l’épine dorsale de la vie, le bon sens terrien, l’oxygénation des cellules, le mouvement, la santé du corps. « Une âme saine dans un corps sain. » Un sportif de haut niveau est pourvu d’un guerrier intérieur de qualité, mais aussi toute personne bien dans sa tête, animée de puissants projets dans tous les domaines. La vie est affrontée comme un défi, avec un profond respect pour la nature...

Au Sud, le Guérisseur, l’accueil, l’intelligence du cœur, l’expression de la fonction sentiment, celle-ci permet de juger en bon et mauvais, bien ou mal, sympathique ou antipathique sans critère intellectuel.

Bizarrement, aujourd’hui, les médecins s’apparentent plus à des chercheurs qu’à des soignants, c’est mon observation à travers ma modeste expérience professionnelle. Dans l’économie ancienne, le guérisseur est plus dans l’empathie. La fonction sentiment n’est pas assez présente chez le médecin, c’est la fonction pensée qui domine. La fuite des patients vers les soignants improvisés et le manque de fidélité au médecin traitant peuvent expliquer une autre attente, une frustration, un mécontentement.

Au couchant, l’Enseignant, la confiance, l’intelligence globale, l’expression de la fonction pensée. Cette fonction juge en vrai ou faux, juste ou injuste. Capable de logique et d’analyse. C’est un instrument de réflexion.

Là aussi les enseignants semblent de plus en plus dépassés, ce n’est pas uniquement le fait de l’évolution des mœurs chez les jeunes. La formation des enseignants est peut-être à repenser, je constate simplement que ce n’est pas en adéquation avec les valeurs ancestrales préconisées dans la roue de médecine. Bien sûr, on peut sourire, qui sont les Amérindiens ? Qu’ont-ils fait de si exceptionnel ?

Au levant, le Visionnaire. Il incarne la transcendance, la vérité, l’intelligence de l’intuition. Cette fonction est le cordon ombilical qui nous relie au divin. C’est la fonction du devenir, la perception de l’avenir et la mémoire essentielle.

Dans notre monde moderne, c’est le sage éclairé, l’inspiré, il existe, ils existent, mais par vocation échappent au réalisme politique, économique et surtout financier. Ils ne sont pas suffisamment écoutés. La dérive écologique en est l’inquiétante démonstration.

Jadis, les Amérindiens aimaient se nommer « Hommes véritables ».

La roue de médecine était leur œuvre. Ils avaient certainement réalisé l’une des plus intéressantes symbioses homme-nature et même la symbiose homme-homme. Ils se considéraient comme appartenant à la nature, ils n’avaient pas la prétention de la maîtriser. Ils ne possédaient rien et n’avaient de droits sur rien.

Relativement au guerrier, celui-ci se peignait le visage, se coiffait de plumes pour affirmer son statut, mais aussi pour être reconnu, identifié et combattu exclusivement. La guerre était un jeu aristocratique où l’on pouvait rivaliser de courage. Quel ne fut pas leur étonnement de constater que les Occidentaux tuaient tout le monde, y compris les vieux, les femmes et les enfants. C’était pour eux incompréhensible.

Relativement au guérisseur, la vénération et la confiance au chaman étaient si grandes que l’interaction devait avoir un effet positivement bénéfique. Les Indiens connaissaient les propriétés soignantes de l’aspirine, de la quinine, du cacao... La nature était la mère nature, elle portait en elle des réponses, tout au moins le croyaient-ils, cela entretenait une confiance qui favorisait la guérison. Notre effet placebo contemporain, facteur essentiel de guérison.

Relativement à l’enseignant, toute vie humaine, animale et végétale appartenait à un grand ensemble indissociable pour lequel on avait un égal respect. L’individualisme était proscrit et source de honte... Il me semble que l’auto-enseignement s’exprimait naturellement... Il ne restait plus qu’à voir, entendre et sentir, et l’intelligence agissait.

Relativement au visionnaire, le cordon ombilical avec la mère nature était intact, le divin s’inscrivait dans les actes quotidiens. La création et le créateur vivaient en symbiose.

Au début du XXe siècle, des interrogations nombreuses demeurent sur le devenir de notre monde, quand les bonnes intentions humaines sont confrontées à de puissants systèmes qui absorbent sans compter les ressources terrestres et les énergies humaines. A l’instar de chronos dévorant sa progéniture, la culture matérialiste œuvre aveuglément pour mettre un terme à l’espérance de la roue de médecine amérindienne.


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28 réactions à cet article    


  • Columbo Columbo 4 avril 2008 23:02

    Et Agoravox publie ça ? É bé !


    • jack mandon jack mandon 4 avril 2008 23:21

      Oui, en effet, nous avons pensé que cet article serait pour vous une longue interrogation...dans le labyrinthe de vos multiples investigations policières.


    • NikeLaos NikeLaos 5 avril 2008 00:11

      Il n’est pas simple de sortir des codes souvent étriqués de la communication moderne. Les rapports micro / macro ne sont pas évidents pour tout le monde. Quant aux rapports matériel / spirituel... Vaste programme cher Jack, dans lequel je te rejoins. Les très bons articles ont toujours peu de commentaires. Nous voici donc en face d’un très bel exemple, plein de finesse, de justesse et de sensibilité. Tout est si étroitement lié.


      • jack mandon jack mandon 5 avril 2008 07:50

         

        Coder est impératif pour structurer une idée, un sentiment, une sensation, une intuition. Poser des règles permet d’édifier le système, le projet, et d’ancrer l’action pour la réalisation.

        Cependant, la loi humaine la plus juste et la plus constructive, n’est que l’échafaudage adossé à l’ouvrage, qui masque et emprisonne l’oeuvre d’art.

        Les rapports harmonieux entre le matériel et le spirituel s’inscrivent dans le jeu relationnel entre le cerveau gauche et le cerveau droit, le nier, est simplement humainement imbécile,monstrueux et destructeur.

        Les états unis privés du souffle originel amérindien développent un monde inquiétant.

        L’union soviétique débarrassée de sa mystique poétique était devenu un monstre malade. La justice sociale n’est pas essentiellement marxiste, elle est naturelle et spirituelle.

        La Chine industrieuse, industrielle, active et moderne qui s’acharne à détruire l’âme tibétaine se trompe d’ennemi. Ses dirigeants sont des paranoïaques ou des sots.

        La liberté d’expression des religieux tibétains ne saurait exclure l’ouverture au progrès. Le responsable en exil l’affirme...seulement lui, c’est un sage.

        S’il existe des bons articles, ils se doivent d’intégrer au mieux toutes les composantes de la sensibilité et de l’intelligence en se libérant au mieux des idées reçues. Ce qui en soi est un défi auxquels nous sommes tous confrontés en permanence.

        La contradiction, le conflit et la polémique existent naturellement, il n’est pas nécessaire de forcer notre susceptibilité puisque nous sommes tous uniques, donc, tous différents.

        Quand Jean-Marie Pelt et Karl Marx seront amis, le monde sera sauvé. Dans la réalité matérielle ce n’est plus possible, mais dans la réalité spirituelle c’est concevable.

        Quand le religieux en lévitation, et l’athée le plus farouche, comprendront qu’ils expriment l’un l’autre, la moitié de leur personnage, ils sortiront de leur névrose pour le bonheur de l’humanité tout entière.

        Merci Nicolas pour ton écoute amicale, j’ai cru un instant que j’allais crever sur ce site.


        • JL JL 5 avril 2008 08:50

           Bonjour Mr Mandon, votre texte m’inspire quelques déflexions que j’aimerais si vous le permettez, vous communiquer.

          Vous ouvrez par une courte allusion à l’écologie et terminez par cette phrase : ""A l’instar de chronos dévorant sa progéniture, la culture matérialiste œuvre aveuglément pour mettre un terme à l’espérance de la roue de médecine amérindienne"". Ce matin j’écoutais l’émission "Terre à terre" de Mme Ruth Stégassy, avec la participation de Yves Cochet et de Yves Dupont (sociologue auteur du "Dictionnaire des risques" publ. Armand Colin). A partir de l’exemple de la position de ceux qui ont intérêt à ce que l’on ne change rien au développement industriel (disons les néo-conservateurs) illustrée par leur refus d’envisager qu’il pourrait y avoir un pic pétrolier au motif que "ce serait trop gênant", les intervenants évoquaient la "Psychologie du déni", une "Théorie de la dissonance cognitive", la "Pensée magique". L’un d’entre eux a déclaré  : "La techno-science prétend se passer de son passé".

          Dans votre commentaire je lis : ""Quand le religieux en lévitation, et l’athée le plus farouche, comprendront qu’ils expriment l’un l’autre, la moitié de leur personnage, ils sortiront de leur névrose "". L’athéisme le moins farouche n’est-il pas seulement un refus du monothéisme ? Dans nos sociétés industrialisées, le scientisme ne s’est-il pas installé dans la place laissée vide entre la superstition et le monothéisme ? La place précisément de la roue de médecine ?

          Enfin, un peu en marge, je lis : ""Quel ne fut pas leur étonnement de constater que les Occidentaux tuaient tout le monde, y compris les vieux, les femmes et les enfants"". Lorsque James Cook est arrivé à Hawaï en 1779, cela faisait déjà presque trois siècles que Christophe Colomb avait traversé l’Atlantique et que la découverte du monde par les européens se poursuivait. Le vieux chef hawaïen ne pouvait ignorer la cruauté des occidentaux, et c’est probablement pour sauver la vie des femmes et des enfants de son peuple qu’il a fait croire à ses guerriers que Cook était un dieu. Une avarie obligeant Cook à revenir sur l’île a fait comprendre aux guerriers hawaïens que Cook n’était qu’un homme, et c’est alors qu’ils l’ont massacré.


          • jack mandon jack mandon 5 avril 2008 11:04

             

            Bonjour JL, merci pour votre intervention pertinente.

            La techno-science prétend se passer de son passé.

            L’arbre peut il se passer de racine, l’humain de son hérédité. Avant de plonger son regard dans la galaxie, Hubert Reeves le scientifique de l’espace aime à cultiver son jardin. Quand un journaliste lui pose la question, : Croyez-vous en Dieu ?

            Voici de mémoire sa réponse : Quand je commence un roman, à la lecture de la première page, je ne comprend rien, mais je sais que l’auteur du livre est connu par un bon nombre de gens, qu’il est édité, commercialisé et lu par d’autres que moi...je poursuis la lecture.

            Le conteur d’étoiles Délicieux mélange que celui de la science et de la poésie

            Plus loin j’évoquais l’athée le plus farouche, comme en un point de non retour où tous les extrêmes convergent.

            James Cook est sans doute une victime innocente. Depuis trois siècles l’esclavage faisait son oeuvre entre le continent Africain et Amérindien. Trois siècles, la distance qui sépare le règne personnel de Louis XIV, époque de la carriole tirées par des chevaux, à celle de la conquête spatiale, humainement et scientifiquement partagée par tous les pays du monde. Les amérindiens qui n’étaient déjà pas des saints avaient, depuis trois siècles de cohabitation entre les hommes et les dieux, d’excellentes raisons de se méfier de tout ce qui arrivait de la mer.

            Merci pour votre témoignage JL


            • Grasyop 6 avril 2008 19:03

              Cet article n’a rien à faire dans la catégorie Environnement. Il devrait être dans la catégorie Religion.


              • Grasyop 6 avril 2008 19:11

                Quand je lis dans votre notice biographique « Travaux de psychologie des profondeurs et graphologie judiciaire, Institut jungien », ça me fait peur pour la justice et les personnes jugées.


              • Kieser 14 avril 2008 11:21

                From kieser to Grasyop

                Affirmer de manière aussi péremptoire est une chose, la démontrer en serait une autre. Pourriez-vous expliciter votre bref commentaire à moins de vous entendre dire que vous posez un fait de croyance ?

                 


              • jack mandon jack mandon 14 avril 2008 16:28

                 

                Je veux bien répondre, en espérant que cela contribuera à faire avancer l’ interrogation. La justice a quelquefois recours à la graphologie judiciaire. Celle-ci constitue un outil supplémentaire parmi d’autres. Comme nous ne sommes plus à l’époque de l’affaire Dreyfus...c’est dommage j’aurai voulu connaître le courageux journaliste et romancier, auteur du manifeste « J’accuse ! » qui lui coûta la vie. Là n’est pas la question.

                Aujourd’hui, les intervenants et spécialistes en tout genre, évoluent plus sereinement avec mesure et prudence, encadrés dans un environnement plus juste et plus démocratique.

                Les révélations de l’ADN sont de loin les plus fiables, mais...pour un petit plus ...

                Maintenant en ce qui concerne le doute émis, peut être est il un peu léger, il faut apprendre à questionner ses peurs et se poser les bonnes questions.

                Je reste à votre écoute

                 


              • jack mandon jack mandon 7 avril 2008 01:04

                Bonjour Grasyop

                Vous avez raison, cet article n’est pas facilement classable comme ces peuples amérindiens que les Européens ont exterminé en quelques siècles afin de leur voler leur territoire.

                La justice est que par effet de retour,nous nous interrogions maintenant sur leur culture qui alimente de nombreuses théories et pratiques psychologiques.

                Le gouvernement chinois réalise la même entreprise avec le peuple tibétain.

                La vérité, c’est qu’il existe des peuples qui trouve un sens à leur vie dans la nature et d’autre dans la culture.La solution ne réside pas dans un affrontement, un conflit destructeur entre les deux formes culturelles mais dans l’acceptation de leur différence, d’autant qu’ils sont complémentaires et s’enseignent mutuellement.

                Pour votre second article, pouvez vous préciser ce vous voulez dire

                 


                • jack mandon jack mandon 7 avril 2008 02:51

                   

                  Bonjour Grasyop


                   

                  Vous avez raison, ce n’est pas facilement classable, cependant ce n’est pas la religion, comme nous l’entendons en occident. C’est une manière mystique mais très réaliste de vivre dans la nature.

                  Fondamentalement il existe deux manières de se mouvoir sur la surface de la terre : Dans la culture, à la manière occidentale, dans un cadre social définit par des lois humaines, morales, esthétiques etc... et d’une manière naturelle, à l’écoute de l’environnement, des cycles et des rythmes en prise directe avec la vie, Cela concerne les civilisations en voie d’extinction.

                  Vous avez raison d’évoquer la religion, mais dans le sens de relier, c’est le sens véritable.

                  Cette signification n’est pas vraiment populaire mais tout à fait exacte, je redoute un peu les préjugés, d’ailleurs dans votre second article, que voulez vous dire, précisez, je vous répondrez volontiers.

                  Merci de votre intervention.


                    • jack mandon jack mandon 7 avril 2008 11:49

                      Xray, Bonjour,

                      Que voulez vous dire ?

                      Les virus nous manipulent, c’est pour cela que les chercheurs les identifient, les isolent, pour mieux les combattre. Pour cette raison, si vous le désirez, précisez et développez, c’est avec plaisir que j’échangerai avec vous pour tenter de mieux les circonscrire.

                      Merci de votre interventions


                      • Garance-Rafaella Garance-Rafaella 8 avril 2008 20:16

                        Monsieur Mandon,

                        Je retiens de votre article deux élements fondamentaux :

                        -1. Un soucis intelligent de pousser l’individu à une remise en question profonde de ses valeurs,

                        -2. D’enrichir le vaste débat sur l’écologie actuelle.

                        En effet, pour ma part, la roue de médecine est un moyen (parmis d’autres) de reconnecter l’individu à son être profond, d’élargir son champ de conscience et, par là même, de le faire se développer personnellement. Le lien avec l’écologie me paraît alors évident en vous lisant : le respect de notre planète et de notre environnement passe d’abord par le respect de soi. Et le respect de soi coexiste avec le fameux "connais-toi toi même" de Socrate.

                        La roue de médecine s’avère intéressante pour qui veut bien faire l’effort de se poser des questions essentielles, de mieux se connaître et ainsi de collaborer à une démarche holistique et systémique en matière d’écologie.

                        Pourriez-vous nous décrire une de vos expériences concrètes en matière d’évolution personnelle liée à l’outil que vous décrivez ?

                        En vous remerciant,

                        Garance-Rafaella


                        • jack mandon jack mandon 9 avril 2008 00:37

                          Je réponds avec plaisir à Furtif, en me replaçant dans le contexte à l’origine de notre échange.

                          Votre icône cycladique me transportait dans un autre monde qui par sa luminosité, sa grâce, sa pureté, sa mélodie et son appartenance au temps universel me parlait d’ Amadéus Mozart.

                          Cela se situait au delà de toute référence historique, dans un espace traversé par les Dieux.

                          > Mozart à l’heure du requiem
                          par jack mandon (IP:xxx.x76.38.248) le 4 mars 2008 à 19H08

                           

                          Qui se cache derrière Furtif ?

                          Au delà ou en de çà du visage dorien pétrifié et poli...

                          Dans ce regard intérieur énigmatique ?

                          La recherche d’un passé glorieux, le souvenir de la pythonisse de Delphes,

                          le chaos cycladique sur les traces d’Homère au coeur de l’Atlantide ?

                          Choix esthétique, sculpture délicate, dépouillement, quête de l’essentiel ?

                          En attendant, c’est un beau choix.

                          La critique est sobre, élégante, exigeante, intelligente...comme la statuette, elle me

                          parle d’Amadéus et apporte sa contribution à la communication.

                          Par delà toute évocation poétique ou critique constructive, il me plait à espérer à la dimension d’éternité.


                          • jack mandon jack mandon 9 avril 2008 01:34

                             

                            Garance-Rafaëla

                            Garance, les enfants du Paradis, Arletti joyeuse et mélancolique...déchirée.

                            Rafaëla, l’Italie de la lumière et de la couleur, le berceau de la peinture.

                            En synthèse, je pressens une femme que j’aime, derrière ce clin d’oeil esthétique.

                            L’exigence d’ancrage dans le réel, après ces évocations écologiques, mystiques pour certains, métaphoriques, originelles, naturelles et un peu longues pour d’autres, correspond à l’esprit d’une soignante qui connaît déjà la réponse.

                            Je prendrai l’exemple en relation avec le guérisseur Amérindien.

                            La confiance en la terre-mère et la capacité instinctive à entrer en état second, a permis à une patiente d’éliminer un calcul qui s’était logé dans sa glande salivaire et provoquait chez elle des infections répétitives. Elle refusait l’intervention chirurgicale qui l’aurait marquée extérieurement à la base de la mâchoire. Elle était motivée, trois semaines de visualisation en état hypnotique, un matin, elle se réveillait avec un goût de sable dans la bouche, elle avait provoqué une dissolution de son calcul.

                            Merci à la soignante en esprit d’avoir compris tout cela.


                          • jack mandon jack mandon 12 avril 2008 05:05

                             

                            J’accepte toutes les idées, même saugrenues, dés l’instant qu’elles m’ouvrent des perspectives lumineuses.

                            Selon vous Furtif, pourquoi nos amis des cyclades, sauf respect que je leur dois, sculptaient ils des petites figurines, à part la statue d’Armogos qui atteint 1,52 m.

                            Pourquoi cette différence de taille entre les idoles en marbre néolithique ancien de cette période cycladique 3200-1100, et les sculptures colossales des kouros du VI ème siècle avant J.C. ?

                            La période cycladique représente le temps qui sépare la naissance du christ et les voyages inter galactiques, le produit artistique de ces peuples me parle de paix pendant plus de 2000 ans, je comprend votre vénération pour leurs idoles.

                            Nous sommes passés d’une époque intimiste et délicate de bergers, paysans et poètes à l’art conquérant et guerrier des kouros.

                            Que pensez-vous de tout cela ?

                            Bonsoir

                            Jack Mandon


                          • Armelle Barguillet Hauteloire Armelle Barguillet Hauteloire 9 avril 2008 12:45

                            Je réponds tardivement, hélas ! à cet excellent article de Mr Mandon qui éclaire et précise cette roue de la médecine qui sert toujours d’assise à l’étude des 4 fonctions psychiques présentes chez l’homme à divers degrés et selon la position supérieure ou inférieure.
                            Je m’explique : celui qui a la fonction pensée en fonction principale aura le sentiment en fonction inférieure, ce qui influencera fatalement ses attitudes comportementales, surtout s’il n’est pas assez socialisé. Les fonctions allant deux par deux, la pensée avec le sentiment et l’intuition avec la sensation, si l’une domine, l’autre est refoulée en partie dans l’inconscient, où elle peut stagner ou, au contraire, agir a contrario. Ainsi l’intuitif sera -t-il moins en prise avec la réalité immédiate des choses et le ressort instinctif de l’être, que le sensoriel. 

                            On peut également appliquer ces fonctions à notre société, qu’il nous arrive très souvent de considérer comme une personne, que l’on juge volontiers en lui prêtant les qualités et défauts d’un individu, les réussites et les erreurs également. Que pourrions-nous dire de celle dans laquelle nous vivons aujourd’hui ? Qu’elle est placée sous le signe de la pensée, du sentiment, de l’intuition ou de la sensation ? J’écarte tout de suite l’intuition et vous comprendrez immédiatement pourquoi à la lecture très explicite de l’article de Mr Mandon. Même chose pour la pensée. Reste le sentiment et la sensation. Alors personnellement j’opte pour le sentiment. Pourquoi ? Parce que le sentiment peut être facilement dévoyé, manipulé, déguisé, aveuglé... et ouvre, et cela n’est pas rare, sur un sentimentalisme à bon compte et une sensiblerie à la petite semaine. En effet, on peut s’aimer et aimer d’un mauvais amour. Le sentiment étant la fonction qui ouvre le plus largement ses portes à toutes les divagations et débordements possibles. Les grands criminels sont souvent des sentimentaux. Nous voyons que cet article a le mérite de susciter bien des réflexions qu’il faut remercier Jack Mandon d’avoir initiées avec lucidité. ARMELLE


                            • jack mandon jack mandon 12 avril 2008 04:17

                               

                              Merci Armelle pour la clarté de votre développement. Toutes ces précisions apportées à l’observation primitive et à son animation, constituent une passerelle qui nous permet de conjuguer la vie à tous les temps et dans toutes les directions de la rose des vents.

                              J’ai eu le plaisir et le privilège de travailler avec Ania Teillard, qui fut une élève de Jung. Elle eût l’heureuse initiative de dresser la croix des fonctions, elle avait la particularité de surfer sur des crêtes mystiques avec beaucoup de rigueur scientifique, l’expression d’une fonction sentiment et pensée qui pivotaient horizontalement et harmonieusement, entraînées par une fonction intuition fulgurante dans une verticalité tournée vers le ciel. Ce langage métaphorique vous est familier puisque nous avons les mêmes fréquentations psycho-graphologiques. Nous sommes allé à l’école ensemble, j’en suis fier.

                              Merci, avec toute ma sympathie

                              Jack


                               

                               


                              • Diane Diane 27 avril 2008 09:02

                                Bonjour Jack Mandon,

                                Parlez moi des écoles psy issues de la philosophie et pratiques amérindiennes....

                                Merci.


                                • jack mandon jack mandon 28 avril 2008 08:11

                                   

                                  La roue de médecine est née d’une économie humaine qui prenait sens et forme dans la nature. Cet environnement était divinisé, respecté et aimé.

                                  Notre civilisation occidentale nous a appris à utiliser, a prendre, à dominer notre cadre vital avec un esprit de conquête, nous l’avons vidé en partie de sa substance spirituelle, c’est à dire du sens que lui attribuaient nos ancêtres.

                                  Les théories, disciplines et pratiques qui sont nées de ces enseignements recentrent la connaissance et les connaissances dans toutes les composantes du caractère humain.

                                  Les fonctions irrationnelles ne sont plus méprisées, voire même combattues, mais étudiées. L’irrationnel n’est pas un rationnel indifférencié ou masqué, mais c’est un potentiel, une source, un monde à part entière.

                                  Sont nées de la roue de médecine des psy de terrain, par opposition aux psy de laboratoire, psy cliniques qui ont proliféré principalement aux états unis dans un premier temps. Je peux en citer quelques unes :

                                  l’analyse transactionnelle, transpersonnelle, bioénergie, biodynamique, psy existentielle, humaniste, rebirthing, rêve éveillé, eutonie, gestalt thérapie, sophrologie, cri primal....etc.

                                  Toutes ces approches fleurissent, le monde ne fonctionne pas mieux pour autant. Ce qui laisse à penser que l’humanité n’existerait plus sans doute, sans l’expansion de toutes ces thérapies qui sont comme des cris libérateurs.


                                • Diane Diane 30 avril 2008 19:19

                                  Quel est le positionnement central de la roue de Médecine ?

                                   


                                  • jack mandon jack mandon 1er mai 2008 10:37

                                     

                                    @ Shawford


                                     

                                    Peut être, que sans avoir conscience, vous lancez un débat qui pourrait se révéler très intéressant.

                                    La roue est un symbole immémorial.

                                    Elle symbolise les cycles, les renoncements, les renouvellements, c’est la représentation du monde. Le changement et le retour des formes de l’existence.

                                    La roue de la fortune que vous évoquez, peut être avec un sourire en coin, en pensant à celle dont l’usage est communément répandu dans les jeux d’argent, est un symbole archaïque très intéressant.

                                    Vous savez en Italien, la fortune, c’est la felicita ...la félicité, le bonheur au sens large, le bonheur suprême.

                                    Elle n’est pas très éloignée de la roue de médecine, qui, dans mon article prend une dimension pédagogique, éducative et psychologique.

                                    D’une certaine façon, quand au sens profond, elles se rejoignent.

                                    Merci de votre intervention...peut être ambiguë, peut être pas, dans tous les cas merci, vous m’avez permis de préciser ce point.

                                    Jack

                                     

                                     


                                  • jack mandon jack mandon 1er mai 2008 10:56

                                     

                                    @ Diane


                                     

                                    Pour faire simple, l’axe principal de la roue de médecine passe par le guerrier intérieur, la fonction sensation, qui permet à l’être humain de prendre un appui, une assise, un ancrage avant de poursuivre son développement.

                                    Quand les parents, les instits et les profs interviendront après la pose des fondations, ils rencontreront moins de difficultés à la poursuite de leur tâche.

                                    La maison se construit sur un sol dont on connaît la nature.

                                    C’est seulement Hachette qui sème à tout vent...l’évolution du monde, par certain côté témoigne du bien fondé de cette méthode qui n’est pas dépourvue de poésie, si l’on se réfère à l’image, mais qui, quant au fond, ne fait pas dans l’efficacité absolue.

                                    Les amérindiens le savaient, les américains l’ignorent du haut de leur prétention occidentale et européenne.

                                    Merci Diane

                                    Jack


                                  • jack mandon jack mandon 1er mai 2008 11:01

                                     

                                    @ Diane


                                     

                                    Pour faire simple, l’axe principal de la roue de médecine passe par le guerrier intérieur, la fonction sensation, qui permet à l’être humain de prendre un appui, une assise, un ancrage avant de poursuivre son développement.

                                    Quand les parents, les instits et les profs interviendront après la pose des fondations, ils rencontreront moins de difficultés à la poursuite de leur tâche.

                                    La maison se construit sur un sol dont on connaît la nature.

                                    C’est seulement Hachette qui sème à tout vent...l’évolution du monde, par certain côté témoigne du bien fondé de cette méthode qui n’est pas dépourvue de poésie, si l’on se réfère à l’image, mais qui, quant au fond, ne fait pas dans l’efficacité absolue.

                                    Les amérindiens le savaient, les américains l’ignorent du haut de leur prétention occidentale et européenne.

                                    Merci Diane

                                    Jack


                                  • jack mandon jack mandon 1er mai 2008 11:08

                                     

                                    Voyez vous comme tout est simple quand on a le courage d’être soi même avec sincérité.

                                    Je serais très honoré, qu’à l’occasion, si vous le désirez, vous mettiez vos appréciations dans mes articles.

                                    Je vais de ce pas consulter votre site avec intérêt.

                                    Merci encore

                                    Jack


                                  • jack mandon jack mandon 1er mai 2008 11:10

                                     

                                    @ Shawford


                                     


                                     

                                    Voyez vous comme tout est simple quand on a le courage d’être soi même avec sincérité.

                                    Je serais très honoré, qu’à l’occasion, si vous le désirez, vous mettiez vos appréciations dans mes articles.

                                    Je vais de ce pas consulter votre site avec intérêt.

                                    Merci encore

                                    Jack

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