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Accueil du site > Actualités > Environnement > La Servitude Climatique : un livre qui tombe à pic

La Servitude Climatique : un livre qui tombe à pic

En plein meeting de Copenhague, le livre événement de Jean-Michel Bélouve tombe à pic.

C’est en quelque sorte le chaînon qui manquait, en France, pour la compréhension du débat actuel sur le réchauffement climatique.

Jean-Michel Bélouve vient de publier son livre :

 La servitude climatique

 Changement Climatique, Business et Politique

L’ouvrage de Jean-Michel Bélouve est en effet la fois un livre d’histoire, un ouvrage scientifique, un exposé politique, et une prise de position citoyenne.

Un livre d’histoire,

Car il traverse, avec un luxe de détails, plus de 100 ans d’histoire, depuis la découverte en 1896, par le savant Suédois Svante Arrhenius, des propriétés "réchauffantes" du CO2 ; jusqu’aux soubresauts qui ont marqué les grandes manoeuvres préparatoires à la grand-messe qui se déroule actuellement à Copenhague.

Aucun élément essentiel n’est oublié

  • Ni la théorie Gaïa de Lovelock - pour qui la Terre était un organisme vivant - qui a laissé tant de traces dans tous les mouvements écolo-extrémistes,
  • Ni le Club de Rome, et sa fable de l’épuisement des ressources à court terme, encore si vivace aujourd’hui qu’on nous la ressort tous les trois mois sous une forme ou une autre.
  • Ni la naissance des grandes organisations environnementalistes, les ONG.
  • Ni les dessous des grandes réunions planétaires inaugurées par le Sommet de la Terre de Rio en 1992, et dont le dernier avatar est la réunion en cours à Copenhague.
  • Ni, bien sûr les premiers pas du GIEC et la genèse de ses différents rapports.

Il n’y manque que le ClimateGate, mais le livre était certainement déjà sous-presse au moment de l’éclatement de l’affaire. De plus, l’ouvrage donne une grande partie des clefs qui permettent de décoder l’événement

Un ouvrage scientifique

Jean-Michel Bélouve décrit, d’une façon extrêmement claire et abordable par tous les publics - il n’est nul besoin d’avoir un Doctorat Scientifique pour comprendre - les différentes controverses scientifiques qui ont émaillé le développement de la Science Climatique. On y trouvera, notamment :

  • Les différents avatars de la crosse de hockey de Mann/Brifa
  • Le débat sur la portée et les limites des modèles climatiques
  • Le mystère du point chaud (hot-spot) - signature théorique du réchauffement anthropique - qu’on ne retrouve pas dans les observations.
  • L’exposé des théories alternatives solaires.
  • L’effet d’iris de Richard Lindzen et ses développements les plus récents.

L’économie du carbone est l’objet d’un chapitre entier. J’y ai particulièrement apprécié le démontage du rapport Stern.

Un exposé politique et économique

Jean-Michel Bélouve décrit très bien de quelle façon le prosélytisme de la frange la plus active des défenseurs de l’environnement a été relayé par les média, et comment une stratégie de la terreur a été mise en place, pour déboucher vers un asservissement des citoyens, dépouillés de leur sens critique.

C’est le chapitre qui m’a, moi, le plus appris, en particulier sur les détails des petites manipulations et grandes compromissions qu’il a bien fallu mettre en place pour faire coller les théories catastrophiques et les réalités qui le sont bien moins.

Deux chapitres sont consacrés à l’histoire de deux personnages clef :

  • Le premier, bien connu puisqu’en pleine lumière : Albert Gore.
  • Le deuxième, moins connu du grand public, bien qu’il ait joué un rôle encore plus déterminant : Maurice Strong. La lecture du chapitre sur celui que l’auteur appelle "gourou de l’ombre" - ombre bien ténébreuse - fournit bien des clés pour la compréhension des événements de ces 20 dernières années.

Une prise de position citoyenne

Dans le dernier chapitre, intitulé "Quel monde pour demain", l’auteur nous livre en guise de conclusion sa position sur ce que devrait-être, à son avis, une écologie non seulement respectueuse de l’environnement, mais aussi de l’homme.

C’est peut-être le chapitre qui aurait mérité plus de développements, car il m’a laissé un peu sur ma faim. Un autre livre, peut-être ?

En guise de conclusion

A ce jour, aucun ouvrage Français, ou même traduit en Français, n’avait brossé un tableau aussi complet du sujet. Même dans le monde anglo-saxon, qui est pourtant bien plus fourni, on ne trouve aucun ouvrage qui couvre le sujet "réchauffement climatique " de façon aussi complète.

Achetez ce livre, empruntez le, volez le à un ami si nécessaire ... débrouillez vous, mais lisez le.

Merci Monsieur Bélouve

Post-scriptum

Un commentaire, bien plus complet que cette simple mise en bouche, a été écrit par Vincent Bénard. Je vous en conseille très vivement la lecture.


Moyenne des avis sur cet article :  3.49/5   (37 votes)




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96 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 16 décembre 2009 11:29

    Article publicitaire
    Un auteur déjà connu participant à l’offensive des libéraux pendant la « grand messe » (sic)

    Par mmarvin (xxx.xxx.xxx.225) 13 décembre 12:18 

    « Jean Michel Bélouve, qui vient de publier son livre »la Servitude Climatique : Changement climatique, Business et Politique", présente, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique de Copenhague, la situation actuelle du dossier politique « changement climatique », et notamment... tout ce que la presse ne vous dira pas !."

    Le tout en en-tête d’un article signé Jean Michel Belouve.

    Je croyais que le racolage était interdit.


    • Cangivas 16 décembre 2009 22:05

      Réchauffement climatique ou pas, article pubblicitaire ou pas...

      .... ce que j’aimerais est que des spécialistes (d’Agoravox) se prononcent sur la voiture à air comprimé (innovation, si j’ai bien compris, que l’on doit à un Niçois) :

      http://www.mdi.lu/

      Est-ce une supercherie ou non ? Une fausse bonne innovation ?

      Cela dévore-t-il (pour obtenir l’air comprimé) de l’énergie (gaz, pétrole, charbon, nucléaire, ...) beaucoup ou pas beaucoup ?


    • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 22:27

      @Cangivas
      « .... ce que j’aimerais est que des spécialistes (d’Agoravox) se prononcent sur la voiture à air comprimé ... »

      Merci pour le lien ...

      Voiture à air comprimé ? pourquoi pas. Le site indiqué est plutôt joliment fait, et les performances annoncées sur le papier sont plutôt intéressantes. Certainement moins polluant à la fabrication qu’une voiture électrique.

      Ceci dit il n’est pas nécessaire d’être « spécialiste » pour comprendre que l’air comprimé ne peut-être, comme les batteries, qu’un moyen de « mettre en conserve » l’énergie. Pour obtenir de l’air comprimé, il faudra un compresseur. Celui-ci sera électrique - à moins d’être à pédales ?

      En final, la voiture « à air comprimé », comme la voiture « électrique » seront des voitures nucléaires, puisque la grand majorité de l’électricité produite en France est Nucléaire.


    • Eloi Eloi 16 décembre 2009 22:54

      Pour ce qui est de la voiture à air comprimée quelques réflexions :
      * la réserve d’énergie est de l’air comprimé, ce qui fait que l’intégralité de l’énergie est sous forme de pression dans le réservoir ; pour éviter d’avoir un immense réservoir, il faut une très haute pression.
      * en termes de sécurité, un réservoir d’air comprimé sous haute pression, ce n’est rien d’autre qu’une bombe potentielle (bien plus puissant que l’explosion d’un réservoir d’essence, puisqu’il n’est pas fait pour monter haut en pression)
      * l’entretien des clapets anti-retour quand on fait le plein, où des tuyaux permettant d’alimenter le réservoir (depuis le compresseur : station service, ou compresseur embarqué alimenté à la prise) devra être probablement draconien pour éviter les explosions. Quelle législation pour vérifier que tout un chacun fait son devoir ?
      * un réservoir sous haute pression implique une forte épaisseur d’acier (à priori) pour le réservoir. L’acier est extrêmement coûteux énergétiquement à fabriquer et à transformer : le bilan est-il positif ?
      * quelle est la durée d’un réservoir en cycles charge/décharge ?
      * quelle serait la variabilité sur les performances des variations saisonnières ? de (exagérons) -10°C à +40°C, on a une différence de pression réservoir d’un peu moins de 20% (loi des gaz parfaits) : le véhicule aurait moins d’autonomie en été ????

      Des remarques en blind test smiley si ca peut faire avancer le débat...


    • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 23:11

      @Eloi
      Merci pour ces précisions très intéressantes. C’est vrai que de la théorie à la pratique industrielle, il y a tout le monde des dures réalités.

      La voiture à air comprimé : pourquoi pas, si ça marche ...


    • Eloi Eloi 16 décembre 2009 23:22

      @Eloi
      Merci pour ces précisions très intéressantes. C’est vrai que de la théorie à la pratique industrielle, il y a tout le monde des dures réalités.

      Oulah, je n’oserai pas appeler mes remarques des « précisions » : ce sont juste des remarques que je me fait en essayant d’imaginer une voiture à air comprimé, et issu de quelques discussions avec des collègues.

      C’est vraiment là pour être démonté smiley


    • Cangivas 17 décembre 2009 01:01

      JT de France 2 et France 3 du 3 janvier 2008 : http://www.dailymotion.com/video/x3zktm_voiture-propulsee-par-air-comprime_tech

      Ce qui est étonnant est que cela à l’air tout simple.

      Voiture peu chère à l’achat, puis 1 euro aux 100 km (si c’est réellement 1 euro, ça sous-entend que ça consomme peu d’électricité), etc.

      Même pas besoin de grosses usines. Les voitures étant assemblées chez les concessionnaires.

      Autre chose qui m’étonne... les véhicules présentés - c’est à dire que des véhicules qui ne rapportent rien en TIPP à l’Etat - sont immatriculés.





    • rackam rackam 17 décembre 2009 11:35

      @ cangivas 

      @ papyjako

      non le moteur à air comprimé ne consomme pas l’intégralité de l’air dont il a besoin en air comprimé. Il aspire l’air extérieur ambiant et n’a besoin que d’une petite quantité d’air comprimé injectée au moment ou le piston remonte pour fonctionner. C’est un peu comme un moteur diésel, sauf que aulieu d’injecter du gasole on injecte de l’air comprimé. Allez voir ces sites ils l’explique mieux que moi.

    • rackam rackam 17 décembre 2009 11:38

      mon message vaut aussi pour Eloi


    • Eloi Eloi 17 décembre 2009 20:53

      non le moteur à air comprimé ne consomme pas l’intégralité de l’air dont il a besoin en air comprimé.

      Certes. Mais l’énergie motrice sera sous forme de pression dans le réservoir.


    • foufouille foufouille 16 décembre 2009 11:33

      article de pub
      et lien vers un site lili-bobo du fils de l’auteur du livre


      • ZEN ZEN 16 décembre 2009 11:45

        Les conditions ci-dessous résument les raisons conduisant à un refus de publication d’un article :

        * Article avec un problème de droit d’auteurs
        * Article exprimant une opinion personnelle pas suffisamment documentée
        * Article pas récent / pas en rapport avec l’actualité
        * Article n’ayant pas un caractère inédit
        * Article décrivant des faits faux ou non vérifiables
        * Article trop court
        * Article trop long
        * Article confus / pas clair / imprécis
        * Article à caractère diffamatoire
        * Article à caractère pornographique
        * Article à caractère commercial
        * Article à caractère promotionnel
        * Article incitant à la haine, au racisme, au sexisme, à l’homophobie
        * Article déjà soumis

        • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 11:56

          @ZEN
          Ne pas être de l’avis de ZEN suppose, bien sûr, que l’on soit payé pour cela.

          Parmi les règles qui devraient entraîner, logiquement, la suppression de ce commentaire, il y a :

          « Allégations à caractère diffamatoire »


        • ZEN ZEN 16 décembre 2009 12:16

          Papy
          Les règles s’appliquent aux articles... smiley smiley


        • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 12:45

          @ZEN qui dit

          « ... Papy ... les règles s’appliquent aux articles...  »

          Est-ce à dire que n’importe quel crétin peut venir insulter les auteurs sans rien risquer ?

          Tu crois vraiment ?


        • Surcouf 16 décembre 2009 12:05

          un ouvrage scientifique ? pas géné le mec...


          • Emmanuel Martin 16 décembre 2009 14:05

            Pourquoi tant de commentaires acerbes ? On veut du débat démocratique ou pas ?
            Au contraire, ce livre de Bélouve est une bénédiction pour le débat critique, qu’on soit d’accord avec l’auteur ou pas. Il y a des tas de livres de scientifiques ou de journalistes scientifiques qui ne traitent que de l’aspect scientifique du débat. Ce livre est différent : il vous permet de comprendre la face cachée des débats au niveau politique et économique. Il recelle des tas d’infos : ça serait bête de s’en passer non ? On peut ne pas partager les opinions politiques de l’auteur (que je partage, et pour lesquelles je me suis fait aussi critiquer sur ce forum, et je j’assume pleinement), ça ne veut pas dire qu’il n’a que des âneries à dire. Loin de là. Lisez, et puis critiquez ensuite si le livre ne vous convainc pas.


            • ZEN ZEN 16 décembre 2009 14:51

              L’offensive libertarienne contre le Giec n’est pas dénuée d’arrière-pensées et d’appuis financiers

              "... l’Institut de physique du globe et membre de l’Académie des sciences, proche de Claude Allègre( Il)vient de publier un livre, Nouveau Voyage au centre de la terre, où il veut tisser des liens entre géologie et climat. A l’occasion du sommet de Copenhague, France Culture (l’émission « Science publique ») l’invite pour exposer son point de vue : ce n’est pas le CO2 mais le soleil qui joue un rôle majeur dans le changement climatique. Selon lui, comme il s’en explique dans une vidéo promotionnelle (voir ci-dessous) tournée par son éditeur, Odile Jacob : « Au lieu que le gaz carbonique soit le premier effet sur le climat, et le soleil un petit effet, c’est peut-être le contraire. C’est l’hypothèse que nous faisons. » Il croit savoir que « le réchauffement climatique ne se poursuit pas, il s’est interrompu depuis dix ans » et que « pour l’instant les prévisions qui associaient à la température, non pas le soleil, mais le gaz carbonique, se trompent beaucoup. » Une analyse très contestée par ses pairs, sur le fond et sur la forme (la parution d’un article dans une revue scientifique tronquant des données, voir ici les articles de Sylvestre Huet dans son blog Science 2 et ceux du site realclimate, ici et là, sur cette ténébreuse affaire)
              Sur quels travaux de recherche s’appuie Vincent Courtillot pour relativiser à ce point le rôle du carbone dans la crise climatique ? Dans cette vidéo, il cite deux sources : Richard Lindzen, « climatologue très célèbre du MIT (Massachusetts Institute of Technology) », et Nicola Scafetta, « physicien du soleil reconnu ». Qui sont ces deux chercheurs américains ? En les pistant sur internet, on retrouve leurs traces dans les publications du Heartland Institute, un think tank dédié à « la découverte, le développement et la promotion des solutions du libre marché aux problèmes économiques et sociaux ». Par exemple, en matière d’éducation, d’assurance-santé, de protection de l’environnement et de privatisation des services publics.
              Richard Lindzen a participé au printemps dernier à une conférence « internationale » du Heartland Institute à New York sur le changement climatique (voir ici comment le Heartland Institute organise ses « conférences internationales »). C’est un scientifique reconnu, quoique « de plus en plus idéologique »
              C’est au nom de l’éthique scientifique du doute et de la vérification empirique des faits que les climato-sceptiques aiment justifier leur démarche : ne pas prendre les conclusions du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) pour acquises, toujours les remettre en cause et douter du rôle du CO2 dans le réchauffement de la planète. Ils oublient le plus souvent de se livrer au même exercice d’autocritique. C’est dommage car il y a beaucoup à apprendre en fouillant les données qu’ils citent pour étayer leurs hypothèses....

               Nicola Scafetta est statisticien à Duke University, et l’un des auteurs du rapport que le think tank a publié pour contrer le Giec et se moquer du panel de chercheurs de l’ONU : « Climate change reconsidered », signé par le NIPCC (« non governemental international panel on climate change »), acronyme en forme de jeu de mots car en anglais le Giec se dit « IPCC ». Epais document de plus de 700 pages, ce texte s’attache à réfuter les méthodes de calcul et les conclusions du Giec. C’est une bible pour les climato-sceptiques, parue en juin dernier, en plein débat parlementaire américain sur la loi sur le climat. Les liens de ces deux scientifiques américains avec le think tank sont donc récents, et précèdent la parution du livre de Vincent Courtillot – sorti en septembre 2009. Sur sa page personnelle, Nicola Scafetta cite le « non-rapport du GIEC » en première ligne de ses publications.
              Pour être complet, il faut ajouter que les articles de Nicola Scafetta font l’objet de vigoureuses critiques et même de réfutations de la part de ses pairs. Les auteurs du modèle permettant de mesurer l’éclairement solaire que le statisticien utilise dans un récent article ont rejeté ses conclusions. Et contesté l’usage qu’il fait de leurs calculs. Il continue pourtant de publier dans les revues scientifiques, et pas les plus mauvaises.
               *Amiante, plomb, PCB... : des dangers « exagérés »
               En fouillant le site du Heartland Institute, on trouve des choses encore plus intéressantes. La relativisation, par exemple, des effets nocifs sur la santé de l’amiante, du plomb, du mercure, des pesticides, du PCB, des perturbateurs endocriniens... « Dans chaque cas, de nouvelles recherches ont prouvé que les menaces avaient été beaucoup exagérées. » Résultat, fort regretté par les lobbyistes : « Le coût des politiques publiques adoptées a de loin dépassé leur intérêt. » En pleine bataille juridique des victimes de l’amiante ou des pesticides de par le monde pour défendre leurs droits, le think tank choisit le camp des pollueurs.
               Nombreux sont les domaines couverts par le think tank : l’éducation, l’environnement, l’assurance-santé... et le tabac. Chercher l’erreur. Avec un axe majeur de travail sur ce dernier sujet : dénoncer « l’exagération des groupes anti-tabac ». Joseph Bast, président du Heartland Institute, a publié un livre sur le sujet élégamment intitulé : Please don’t poop in my salad (« S’il vous plaît, ne chiez pas dans ma salade »), pour dénoncer l’excès de taxe sur les cigarettes. L’ouvrage est préfacé par Joel Sherman, président de Nat Sherman International, fabricant de cigares et de cigarettes de luxe. Des centaines d’exemplaires en ont été distribués aux marchands de tabac de la région de Chicago, nous apprend encore le site. Un livre anti-taxation du tabac préfacé par un fabricant de cigarettes... on n’est pas loin du dossier de presse savamment enrobé.
               La vitrine web du centre ne nous dit rien sur les financements du Heartland Institute. C’est ailleurs qu’il faut aller voir : sur sourcewatch.org, site consacré au décryptage des groupes de pression américains. Les enquêteurs de Sourcewatch ont eu la bonne idée de jeter un œil à un rapport budgétaire interne de Philip Morris. On y découvre qu’en 1995, le fabricant de tabac finançait Heartland Institute pour les aider à toucher l’opinion publique. Résultat : 25.000 dollars de subventions en 1993, 65.000 en 1995, 50.000 en 1996, idem en 1997 et 1998. Un ancien membre du conseil d’administration du think tank, Roy E. Marden, dirigeait les affaires industrielles de Philip Morris jusqu’en mai 2003, où il s’occupait notamment de lobbying.

                Autre contributeur de choc aux activités du Heartland Institute : ExxonMobil. Selon des données de Greenpeace, le think tank a reçu 676.500 dollars du groupe pétrolier entre 1998 et 2006. Précision de la multinationale : Exxon ne les finance plus depuis 2006. Ce qui confirme bien qu’il les finançait avant. Difficile ensuite de croire à l’autonomie scientifique et à l’intégrité intellectuelle du centre. 
               Enrôlé comme agent promoteur de ses sponsors, à l’origine d’un discours anti-protection sociale et environnementale, le Heartland Institute a tous les attributs d’un lobby industriel déguisé sous un vernis pseudo-scientifique. Cela ne suffit pas en soi à discréditer scientifiquement ce que ses auteurs et contributeurs produisent. Mais il y a de quoi jeter la suspicion sur le sérieux des publications du Heartland. Le think tank n’a rien d’un centre de recherche soumis aux règles académiques de la bonne foi et de la vérification des faits. C’est une structure politique avide d’agit-prop libertarienne. Or à l’évidence, Vincent Courtillot puise dans cette littérature pour appuyer sa contestation du rôle du CO2 dans le changement climatique. Sans expliquer la nature idéologique et biaisée de ses sources, il induit en erreur son public. Et offre, indirectement, au Heartland Institute un écho et une influence inédits dans l’Hexagone.
               L’affaire dite du climategate met aujourd’hui en cause les méthodes de calcul du Giec. A quand une véritable contre-expertise des climato-sceptiques ? (Mediapart)


              • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 15:04

                @ZEN
                Quand on manque d’arguments pour combatre des idées, on s’attaque à ceux qui les portent.

                C’est vieux comme le débat ... c’est le degré zéro de l’argumentation ...

                Continuez, vous êtes mon meilleur allié.


              • dom y loulou dom 16 décembre 2009 22:07



                Zen, pourquoi s’accrocher à penser que le traité de Copenhague s’occupe vraiment d’écologie ? 

                quand les banques ont endetté tout le monde pour grassement renflouer leur incurie, mais pour « sauver le monde » on veut taxer chaque animal sur terre ?

                et puis la GRANDE proposition, la solution finale de l’empire des banksters, la dépopulation vous émerveille à ce point ?

                http://www.solidariteetprogres.org/article6119.html

                et la tenue de Copenhagen dans l’INTERDICTION FORMELLE DE TOUTE OPPOSITION... vous semblent-elles scientifiques, démocratiques, dignes d’un état de droit ? Et le Common Wealth prétend gouverner toute la planète ???

                http://www.solidariteetprogres.org/article6111.html


              • Demesure 16 décembre 2009 14:59

                @Surcouf,
                J’ai presque fini la Servitude Climatique (c’est un gros bouquin de 345 pages hyper denses + une vingtaines de pages de références écrites en petit), il y a bien 2 chapitres consacrés à la science du réchauffement climatique (surtout le 2e). Les autres chapitres concernent les aspects politique et économique du réchauffement anthropique, ce qui va de soi,

                En tout cas, c’est un livre passionnant, instructif et pour ne rien gâcher qui se lit comme un roman. C’est bien mieux que le livre de Legendre (qui laisse le lecteur un peu sur sa faim) et bien sûr celui d’Allègre (trop vague). Ceux qui le dénigrent ne l’ont pas lu et c’est bien dommage car le débat gagnerait de la hauteur.

                Quant à vouloir supprimer l’article sous prétexte que PapyJacko en ferait la pub, c’est bien sûr un argument irrecevable : je n’ai pas le souvenir d’avoir vu les quelques gardiens auto-proclamés de l’éthique d’Arogavox s’insurger lors des nombreuses autres promotions de livres sur ce site même. J’espère que ce n’est pas par sectarisme déguisé en fausse indignation car ce serait non seulement irrecevable mais également inexcusable.


                • Demesure 16 décembre 2009 15:13

                  Zen : « L’offensive libertarienne contre le Giec n’est pas dénuée d’arrière-pensées et d’appuis financiers »
                  ------------------------------------
                  Pour ce qui est « d’arrières-pensées et d’appuis financier », outre que vous vous fiez à l’avis de Mediapart, un site qui est loin d’être objectif, vous êtes dans le mauvais camp en défendant le GIEC. Il n’y a qu’à voir ce que fait son président, Pachauri, soit-disant un éminent climatologue mais qui est en fait un économiste-ingénieur de chemin de fer reconverti en businessman multi-casquettes dans l’industrie du carbone et des aides Nord-Sud (mais peut-on en attendre mieux d’un haut fonctionnaire de l’ONU, dont la commission des droits de l’homme est présidée par la Lybie et celle du développement durable par le Zimbawé ?).

                  On peut parler aussi du fait que >90% des auteurs français du GIEC travaillent dans des instituts étroitement lié au CEA (IPSL, LSCE, même Météo France est dirigé par M. Jacq, un ancien de l’ANDRA !), donc sous la coupe du lobby nucléaire : Jean Jouzel par exemple est vice président du GIEC et officiellement « ingénieur CEA ».

                  A ce jeu de l’ad hominem, vous risquez de perdre, et très lourdement.


                  • Ropi 17 décembre 2009 05:55

                    "On peut parler aussi du fait que >90% des auteurs français du GIEC travaillent dans des instituts étroitement lié au CEA (IPSL, LSCE, même Météo France est dirigé par M. Jacq, un ancien de l’ANDRA !), donc sous la coupe du lobby nucléaire : Jean Jouzel par exemple est vice président du GIEC et officiellement « ingénieur CEA ».

                    Vous avez parfaitement raison !
                    Mais... quand on voit que l’autre camp - académie des sciences et autres avatars - est lié aux lobby des énergies carbonées, on est bien mal lotie avec tout ça !
                    Impossible de faire confiance à l’un ou l’autre.

                    Une chose est sur, les deux sont bien loin de véritables préocupations écologiques.


                  • ZEN ZEN 16 décembre 2009 15:24

                    PapyJako n’a pas lu l’article ...et esquive
                    @ Demesure
                    Mediapart n’est pas moins « objectif » que le Monde ou le Figaro.. ;
                    Je ne fais pas confiance aveuglément au Giec
                    J’ai même dit dans un autre article que Courtillot n’avait peut-être pas tout à fait tort
                    Et celui-ci a reconnu dans une récente émission télévisée qu’il ne s’opposait pas par principe aux thèses du Giec, mais qu’il attendait de bons instruments de mesure
                    Ce que j’ai livré plus haut est tout de même un document troublant
                    En tous cas, ce ne serait pas un scoop de dire qu’un certains nombre de lobbyies sont très intéressés par ce débat
                    A vous de vérifier son contenu, en remontant les sources...


                    • Eloi Eloi 16 décembre 2009 22:35

                      En tous cas, ce ne serait pas un scoop de dire qu’un certains nombre de lobbyies sont très intéressés par ce débat

                      Etre intéressé n’enlève pas le droit d’argumenter et n’invalide pas les arguments. Triste de voir que vos posts ne contiennent pas d’autres arguments.

                      Pure politique politicienne, on n’avance pas d’un pouce !


                    • ZEN ZEN 16 décembre 2009 15:30

                      S.Connor ,de Independant , confirme l’analyse de Mediapart


                      • Mohammed MADJOUR Mohammed 16 décembre 2009 16:40

                        « Achetez ce livre, empruntez le, volez le à un ami si nécessaire ... débrouillez vous, mais lisez le. »

                        Cet article est une réclame et même plus que cela ! Il a néanmoins échappé (au veto où peut-être) à la vigilance des modérateurs !

                        « Même dans le monde anglo-saxon, qui est pourtant bien plus fourni, on ne trouve aucun ouvrage qui couvre le sujet »réchauffement climatique « de façon aussi complète. »

                        Tiens donc, et qui peut certifier cela ?

                        En attendant on pourrait bien bavarder et commenter les articles que l’on propose bénévolement aux gens de l’Agora :

                        Il faudrait faire l’effort de publier équitablement les articles proposés...en faisant semblant de ne pas voir le nom ou le pseudo de l’auteur au cas où il donnerait l’allergie aux architectes d’une Identitité nationale purifiée !

                        Mohammed.


                        • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 17:01

                          Mais, mon pauvre Mohammed, si on devait faire « certifier » les jugements que l’on souhaite exprimer (par quelle autorité ?, un ministère de la vérité ?) ... comment feriez-vous pour vous exprimer ?


                          • Jean Lasson 17 décembre 2009 00:50

                            @ Zen,

                            Vous êtes à contre-temps. Vous prenez parti pour le RCA (réchauffement climatique anthropique) au moment où cette hypothèse s’effondre, scientifiquement d’abord, dans l’opinion ensuite et maintenant même dans les médias officiels.

                            A ce titre, voir l’attitude d’Yves Calvi dans ce « C dans l’air » intitulé « Climat : a-t-on réchauffé les chiffres ? ». Calvi se place du côté des sceptiques et semble découvrir les multiples falsifications des tenants du RCA. Quand on connaît Yves Calvi, on doit en conclure qu’il a reçu, au minimum, un feu vert implicite pour attaquer le dogme.

                            Encore à ce titre, voir cet article d’opinion publié dans le Monde et intitulé « Prosternons-nous tous devant l’autel de Copenhague ». Jusqu’ici, le Monde s’était illustré par une défense systématique du GIEC et du RCA, sous la plume de son journaliste Stéphane Foucart.

                            Zen, permettez-moi de vous alerter sur le fait que vos références montrent que vous êtes plus désinformé qu’informé sur le RCA. Je lis contrinfo.net régulièrement, mais sur le RCA, le parti-pris de ce site est lamentable. Comme l’est celui de Sylvestre Huet, le journaliste de Libération, porte-parole militant des scientifiques impliqués dans le Climategate (lire à ce propos l’édifiante lettre ouverte de Charles Muller). On ne peut être correctement informé sur le sujet si on ne lit que (a) la presse officielle, (b) des sites comme realclimate, futura-sciences, contreinfo.net et (c) last but not least, Wikipedia.

                            Contreinfo.net se lance aujourd’hui dans un grand dossier d’attaques ad hominem contre les sceptiques. Comme si c’était le problème (la question est avant tout scientifique) et comme si les tenants du RCA étaient de blanches et innocentes colombes. Le cas de Maurice Strong, affairiste louche impliqué dans le scandale « pétrole contre nourriture à l’Irak », réfugié en Chine, est autrement plus grave. Mais contreinfo n’en parlera jamais.

                            J’ai étudié le RCA assez soigneusement, parce que je voulais proposer un projet sur les « puits de carbone » dont la théorie prédisait l’existence. La conclusion de mon étude (bibliographique) est que rien ne tient dans cette théorie. De plus, les mensonges communiqués, avec la complicité des scientifiques du GIEC, sont écœurants. Le rapport AR4 du GIEC comporte plusieurs manipulations flagrantes des observations. J’en ai étudié deux : (1) la « durée de vie » du CO2 dans l’atmosphère et (2) l’omission du rôle de la vapeur d’eau. La théorie du RCA est complètement fausse et ces manipulations sont nécessaires pour masquer ce fait.

                            Connaissant maintenant bien le sujet, je peux dire que des auteurs comme Vincent Bénard et Jean-Michel Bélouve l’ont creusé sérieusement. Ils ont vraiment bossé. Je précise que je ne suis pas libéral, me sentant proche du parti de Mélenchon.

                            Dans le registre des manipulations, il faut savoir qu’en soutenant le RCA, on ne prépare pas du tout la disparition du capitalisme, mais, bien au contraire, on roule pour le pire représentant de ce capitalisme véreux et criminel : Goldman Sachs (lire « bulle n° 6 »).

                            @Papy Jako,

                            Il est vrai que votre article est écrit d’une manière très - trop - publicitaire.


                          • ZEN ZEN 17 décembre 2009 08:56

                            @ Jean Lasson
                            Bonjour
                            j’apprécie le plus souvent ce que vous exprimez sur AV
                            Si vous m’avez bien lu plus haut, je suis en recherche sur ce problème d’une grande complexité et ne suis pas(ou plus) un croyant naïf ;je disais :
                            Je ne fais pas confiance aveuglément au Giec
                            J’ai même dit dans un autre article que Courtillot n’avait peut-être pas tout à fait tort
                            Et celui-ci a reconnu dans une récente émission télévisée qu’il ne s’opposait pas par principe aux thèses du Giec, mais qu’il attendait de bons instruments de mesure
                            Ce que j’ai livré plus haut (article de Mediapart)est tout de même un document troublant
                            En tous cas, ce ne serait pas un scoop de dire qu’un certains nombre de lobbyies sont très intéressés par ce débat
                            Que Yves Calvi change de discours ne m’étonne pas , car ses positions sont à géométrie variable et le Monde n’est plus pour moi « un journal de référence »
                            Ce que d’aucuns appellent attaques ad hominem consiste seulement à montrer le fil des influences et des relations existant entre une certaine recherche et des intérêts industriels. Ce phénomène est tellement courant...


                          • Jean Lasson 17 décembre 2009 10:26

                            @ Zen,

                            Bien sûr, les lobbies sont très intéressés par le RCA. D’un côté comme de l’autre. Mais, sur cette question, cela n’a aucune importance car on peut trancher par la recherche de la vérité scientifique. Le RCA n’est pas - d’abord - un sujet politique. Il le devient - ensuite - par ses implications. Je vois que je me retrouve avec beaucoup de libéraux. Ça n’est pas un problème pour moi. Je sais que, sur d’autres questions, je m’opposerai à eux. On me renvoie aussi à Claude Allègre, personnage que je n’aime pas.

                            L’Histoire nous a appris que le réflexe binaire gauche/droite, bien/mal, ne peut servir de grille d’interprétation du présent. Voir Katyn. Même les nazis pouvaient parfois dire la vérité. Et notre allié russe et communiste mentir. Voir aussi Lyssenko.

                            En l’occurrence, le RCA est abondamment réfuté, sur le terrain scientifique. Les libéraux le disent haut et fort parce que ça les arrange idéologiquement ? Tant mieux. Richard Lindzen est un grand scientifique et ses éventuelles relations avec le Heartland Institute n’y changent rien. Vincent Courtillot est en train de retrouver ce que disait notre meilleur climatologue, Marcel Leroux, à savoir que parler de climat et de température moyenne de la Planète n’a pas de sens. Marcel Leroux était-il lui aussi à la solde du lobby pétrolier ? La vérité est simple : le gang du Climategate a tout verrouillé, à commencer par les crédits de recherche. Il faut bien que les autres chercheurs financent leur recherche.

                            Le lobbying, c’est comme la SNCF : un lobby peut en cacher un autre. Ici, le TGV de Goldman Sachs et du gouvernement mondial tente de se cacher derrière le petit train à vapeur des pétroliers. Les deux ne sont pas à la même échelle et ne représentent pas le même danger. Le RCA a été lancé par Thatcher pour fermer les mines de charbon et promouvoir le nucléaire...


                          • Mohammed MADJOUR Mohammed 16 décembre 2009 17:45

                            @PapyJako (xxx.xxx.xxx.157) 16 décembre 17:01

                            Je voulais dire qu’on doit toujours privilégier l’étalement des faits aisément vérifiables ou du moins discutables par tous : ce que vous dites ne peut se faire qu’en épluchant en un temps record toutes les publications du Monde, ce qui n’est pas possible vous en conviendrez !

                            En l’occurrence, on préfère lire les articles susceptibles de soulever les plus coriaces critiques et c’est à celui qui donnera les meilleurs arguments...Laissons de côté les éloges et les félicitations publicitaires pour des auteurs qui s’en passeraient peut-être volontiers !

                            Le ministère de la Vérité existe et nous y sommes, encore faut-il soit seulement juste et équitable envers tous les gens de l’Agora ! Mes articles attendent la publication ...

                            Mohammed.


                            • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 18:02

                              @Mohammed 16 décembre 17:45

                              Voila qui est plus clair.

                              1) Vous en voulez à la rédaction d’Agoravox parce qu’elle ne publie pas vos articles. Je vous comprend, mais n’y peux rien, et ce n’est peut-être pas le lieu idoine pour exprimer votre rancœur.

                              2) Je dis que j’ai apprécié ce livre, et je dis pourquoi. C’est mon jugement, il est donc contestable.

                              Vous auriez le droit, vous, de dire que vous ne l’avez pas apprécié, et de dire pourquoi, mais vous ne le faites pas.

                              Vous avez choisi de m’attaquer sur le seul angle de l’expression de mon point de vue, que vous préféreriez que je garde pour moi. 

                              C’est étrange.
                               


                            • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 20:12

                              @Léon qui dit

                              « ... La »proximité« est pourtant évidente : vous êtes tous les deux des sceptiques sur.. sur quoi d’ailleurs ? le réchauffement ou son origine anthropique ?... »

                              => Il se peut qu’il y ait quelques nuances entre ma position et ce que j’ai pu discerner de celle de JM Bélouve. Pour ce qui me concerne, je crois que la cause du réchauffement n’a pas grand chose à faire avec l’homme, que le réchauffement lui-même a été exagéré et que ses conséquences apocalyptiques ont été créées de toute pièce pour créer et entretenir une terreur climatique propice à l’asservissement des consciences.
                               
                              Vous poursuivez :
                              « ... je constate que les »réchauffistes« sont très largement majoritaires parmi les climatologues ... »

                              => Vous savez « identifier » qui est « climatologue » et qui ne l’est pas ?... Vous savez compter les « climatologues » ? Vous savez combien il y a de « climatologues » au GIEC ?... même au GIEC ils ne le savent pas !

                              Et encore :
                              « ... Et compte tenu des méthodes de validation qu’utilisent les scientifiques entre eux, une opinion (très) majoritaire dans ce milieu a, pour moi, du sens ... »

                              => On a vu, au travers du ClimateGate - et on ne sait pas tout - ce qu’il en est des méthodes mafieuses par lesquels une petite clique de personnages peu reluisants établissait et maintenait son pouvoir. Attendons d’en savoir plus, et que la justice fourre son nez dans le paquet malodorant.


                            • Eloi Eloi 16 décembre 2009 22:38

                              " ... Et compte tenu des méthodes de validation qu’utilisent les scientifiques entre eux, une opinion (très) majoritaire dans ce milieu a, pour moi, du sens ..."

                              Historiquement...


                            • Eloi Eloi 16 décembre 2009 23:26

                              Boah, vous savez Arrhénius était très contesté quand il a fait la théorie de l’effet de serre, les journaux existaient déjà. Einstein a eu ses « 100 auteurs contre Einstein », et pourtant...

                              En sciences, la majorité ne fait pas loi : juste la validité expérimentale. Jusqu’à ce qu’on prouve qu’un autre modèle est meilleur, où que le modèle n’est pas valable dans certains cas particuliers, auquel cas on multiplie les modèles, qu’on incorporera dans une théorie plus vaste...

                              Et de ce que je comprends, la théroie du réchauffement anthropique, pour les cycles où il n’y avait pas d’humains, ne fonctionne pas vraiment : la température n’était pas si importante quand le CO2 était 20 fois plus concentré dans l’air (du temps des dinosaures)...


                            • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 23:42

                              @Léon
                              vous dites
                              « ... Je suppose que vous, par contre vous savez identifier les climatologues ... »

                              Non, je ne sais pas exactement ce qu’est un climatologue. J’espérais l’apprendre de vous.

                              Ce que j’ai compris c’est qu’il y a beaucoup de scientifiques qui s’attribuent ou se laissent attribuer la dénomination de climatologues que de gens qui le sont.

                              Je me sens moins seul depuis que j’ai constaté que même le GIEC ne sait pas combien il comporte de climatologues, ni même combien de personnes ont « quelque chose à voir avec la climatologie ». Ecoutez donc ce que dit William H Schlesinger, climatologue (? en fait Professor Emeritus of Biogeochemistry) et réchauffiste bon teint du GIEC :

                              Lors d’un débat avec le sceptique John Christy, climatologue (Distinguished Professor« de Sciences de l’atmosphère) sceptique. A la question 

                               » ... Parmi les 2500 membres de l’IPCC, combien sont des climatologues, et non des scientifiques politiques, économistes, sociologues ?...« 

                              Schlesinger a répondu d’un air gêné :

                               » ... il y a un vaste éventail de disciplines représentées. Je vais vous répondre au jugé, je pense qu’environ 20% ont quelque chose à voir avec le climat ...« 

                              Oui, vous avez bien lu : »... QUELQUE CHOSE A VOIR AVEC..."

                              Vous pouvez voir la vidéo de cet échange, qui est reprise dans un de mes posts de février dernier. Il y a d’autres passages assez croustillants.


                            • Parrison Parrison 16 décembre 2009 17:47

                              « A ce jour, aucun ouvrage Français, ou même traduit en Français, n’avait brossé un tableau aussi complet du sujet. Même dans le monde anglo-saxon, qui est pourtant bien plus fourni, on ne trouve aucun ouvrage qui couvre le sujet »réchauffement climatique « de façon aussi complète »

                              Je veux bien vous croire, mais franchement là le doute s’installe... déjà que dès le début j’ai pensé à une promotion de livre... là, votre conclusion le confirme...

                              Est-il possible que vous ayez lu TOUTE la littérature sur le sujet de par le monde pour le gratifier d’autant d’éloges... ?
                              Un bon bouquin certainement, et selon vos critères d’appréciation, mais le meilleur de tous... ! c’est un peu exagéré non... ?



                              Salutations....


                              • PapyJako PapyJako 16 décembre 2009 18:22

                                @Parrison

                                Vous insinuez donc mon jugement serait donc motivé par d’autres raisons que celle de donner mon avis. Pourriez-vous préciser lesquelles ?

                                Vous aurez beau chercher, vous ne trouverez entre l’auteur et moi, aucune lien ni proximité : ni familiale, ni amicale, ni professionnelle, ni géographique, ni même politique. Je n’avais jamais entendu parler de Jean-Michel Bélouve avant ce livre. 

                                J’ai une bibliothèque pleine de livres sur le sujet. La liste des ouvrages en Français tient sur les doigts des deux mains.

                                Le plus gros de la bibliothèque est constitué de livres en Anglais. Je ne peux pas prétendre avoir tout lu de ce qui s’est écrit, mais je n’en suis pas loin depuis les nombreuses années où la plus grande partie de mon temps est consacrée au sujet.

                                Vous avez le droit de ne pas me croire, et je serais enchanté de découvrir une perle que je ne connaissais pas. Jusque là, je persiste et signe.

                                Il y a quelque temps que cela me démangeait d’écrire un livre. Ce n’est plus la peine, je ne suis pas certain que je l’aurais fait aussi bien que Jean-Michel Bélouve.

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