Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > La taxe carbonisée

La taxe carbonisée

Alors qu’on attend avec impatience le « Canard Enchainé » titrer à la une : « la retraite au Flamby », Jean Marc Ayrault, vient, devant la fronde bretonne de déposer les armes, signifiant le gel provisoire de la taxe carbone.

Mais au-delà de ces péripéties du pouvoir, il n’est pas inutile de regarder de plus près cette recette (fiscale) voulue par des écologistes, ou du moins qui s’affirment comme tels. lien

C’était promis, la « Hollandie » n’allait pas être le pays de nouveaux impôts, la taxe en étant le plus injuste puisqu’elle pénalise plus les pauvres que les autres. lien

Or Hollande a validé une taxe voulue par son prédécesseur et censurée en 2009 par le conseil constitutionnel. lien

On essaye de comprendre...

C’est en effet en 2009 que le parlement, suivant les vœux du gouvernement précédent, avait officialisé cette taxe carbone destinée en principe à favoriser le report du trafic de fret de la route vers le rail.

Mais ne s’agit-il pas du type même de la mauvaise « bonne solution », car s’il est vrai que chacun est favorable à voir moins de poids lourds sur les routes, et plus de marchandises sur le rail, il n’en reste pas moins vrai qu’une telle taxe ne peut avoir d’autre effet que de faire monter le cout de la marchandise transportée.

Seuls quelques pseudos écolos ont pu imaginer le contraire.

Quand l’on sait que le fret ferroviaire est en pleine débandade, (lien) qu’il est beaucoup plus cher que la route, que des wagons se perdent, et que les convois de fret ferroviaire se traînent à une vitesse moyenne de 18 km à l’heure, on imagine sans peine que les transporteurs routiers préfèreront 100 fois payer la taxe, que d’utiliser le rail…

Résultat, si la taxe était appliquée, les transporteurs la répercuteraient sur les marchandises, faisant finalement en subir les conséquences aux consommateurs .

C’était compter sans les Bretons, souvent taxés d’irréductibles, puisque c’est en Bretagne, à Plogoff, l’une des rares fois où le pouvoir a reculé devant la vindicte populaire, abandonnant le projet d’une centrale nucléaire.

C’est aussi en Bretagne que des dizaines de milliers de citoyens luttent, contre l’avis de Jean-Marc Ayrault, en demandant l’abandon de l’inutile aéroport de Notre Dame des Landes

Le premier ministre va-t-il multiplier les renoncements ?

L’avenir nous le dira, car dans le même registre que NDDL, il est temps de s’intéresser à celui du Lyon Turin.

Ce projet, contesté par les plus hautes instances de l’Etat, invalidé par le rapport Duron, est toujours voulu par le gouvernement de François Hollande.

Engager près de 30 milliards d’euros, selon la Cour des comptes, et malgré l’avis du rapport Duron, (lien) dans un projet ferroviaire double, qui s’arrête à 30 km de Lyon, est une erreur monumentale et provoquerait un gâchis financier et environnemental durable.

En effet, le projet fret, s’il se réalisait, ne résoudrait en rien le report du fret de la route vers le rail, puisque l’on sait aujourd’hui que pour résoudre ce report désiré, la création d’une ligne nouvelle n’est pas la bonne réponse, la solution étant la mise en place d’une technologie innovante, propre à concurrencer la route, autant sur le plan financier, que sur celui de la rapidité et de la fiabilité.

Or cette technologie existe, elle s’appelle R-shift-R, et a été validée et récompensée au niveau européen. lien

Permettant le franchissement de pentes de plus de 3%, le chargement du fret en moins de 6 minutes, et pouvant rouler à 120 km/h, acceptant le gabarit GB1+, des remorques de 4,20 m, elle utilise la voie actuelle, laquelle doit être modernisée de toutes façons, afin d’éviter de nouveaux « Brétigny ». lien

C’est ce que la SNCF fait, investissant 1 milliards d’euros en Rhône-Alpes, mais elle pourrait aller au-delà d’une simple modernisation, (lien) s’inspirant de ce que nos voisins autrichiens ont fait sur la ligne d’accès au tunnel du Brenner, supprimant la quasi-totalité des nuisances de la ligne historique, grâce à des aménagements performants, qui, s’ils auront un prix, seront largement inférieurs à celui du projet voulu par les promoteurs du Lyon Turin, avec l’avantage de pouvoir être réalisé par des entreprises locales, et non par des entreprises géantes, qui sous traiteront le chantier, faisant travailler de la main d’œuvre étrangère, payée au rabais.

Ce « plan B » a d’ailleurs été étudié par un ingénieur savoyard, Michel Martin, lequel en a démontré l’intérêt et la faisabilité. lien

Cette transformation pourrait aussi être appliquée à la ligne historique utilisée par les voyageurs, raccourcissant ainsi le temps de parcours entre Lyon et Turin, tout en rendant encore plus performant le réseau TER, d’autant que le tunnel ferroviaire de Montcenis a subi une transformation, mis au gabarit GB1+ permettant le passage de nouveaux convois avec des camions de 4m de haut (lien ) grâce à un investissement de 107,8 millions d’euros. lien

Le projet actuel est critiquable à plusieurs niveaux, ses promoteurs ayant laissé dans le flou la question sur la gestion des déblais, lesquels ne pourraient être utilisés qu’à un faible pourcentage pour la construction, (il en restera 9,4 millions de m3) si l’on veut bien se souvenir du « béton pourri » fabriqué avec les déblais des descenderies de Modane, ayant provoqué la destruction de nombreux immeubles. lien

Au-delà des 1500 hectares perdus pour le monde agricole suite à l’emprise du chantier, ce qui a finalement provoqué l’hostilité définitive de la chambre d’agriculture régionale à ce projet, (lien) les déblais seront autant de terres agricoles dévastées. lien

De son coté, la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature), a déposé un recours gracieux à l’encontre du Décret du 23 août 2013 déclarant d’utilité publique les travaux nécessaires à la réalisation de l’itinéraire d’accès au tunnel franco-italien, ainsi qu’une lettre ouverte aux parlementaires, les appelant à ne pas voter la ratification de l’accord intergouvernemental du 30 janvier 2012.

Le 22 octobre, un représentant des opposants a été entendu par les députés, lesquels avaient déjà reçu un dvd et un dossier complet démontrant l’inutilité de ce projet pharaonique…

Chez les opposants, outre le choix de déposer un recours suspensif en Conseil d’Etat, (lien) a été décidé de faire la promotion de la transformation du réseau existant, sur le modèle autrichien réalisé au Brenner, en faisant découvrir aux élus français l’efficacité de celui-ci, afin d’obtenir leur adhésion à ce type d’évolution de l’existant.

Ce choix respectueux de l’environnement, avec le seul souci de garder la vocation touristique des départements traversés, et de sauvegarder les terres agricoles, est l’alternative la plus raisonnable au projet fou et démesuré actuel porté encore par quelques élus en mal de notoriété.

C’est d’ailleurs ce que défend le député européen Jean Jacob Bicep. lien

Le problème aujourd’hui est que LTF (Lyon Turin Ferroviaire) mène depuis 20 ans en région Rhône Alpes, la politique du fait accompli.

Ainsi, avant même la publication au journal officiel « d’utilité publique », LTF, avec la complicité du Conseil Régional Rhône-Alpes, près d’un milliard d’euros ont été engagés pour creuser les « galeries de reconnaissance », en faisant passer ce gigantesque chantier pour « des études »…lien

Puis lorsque la contestation s’est fait jour, le chantage des lobbyistes du projet a été de dire « maintenant que tout cet argent a été dépensé, on ne peut plus reculer ».

Aujourd’hui, s’il est vrai que la commission des affaires étrangères à donné le 23 octobre 2013 un avis favorable à l’adoption du projet de loi de ratification de l’accord franco italien du 30 janvier 2012, (lien) l’assemblée nationale n’a toujours pas donné le sien, et encore moins le sénat, d’autant que les opposants ont déposé un recours

D’ailleurs du coté des députés, Dominique Dord, précédemment défenseur du projet avait récemment déclaré son opposition à ce projet qu’il juge pharaonique, et inutile, lui préférant la modernisation de l’existant, et vient d’être rejoint par Bertrand Pancher, député UDI de la Meuse, qui lui aussi trouve plus sage, par ces temps de crise, de moderniser l’existant, se demandant comment serait pris en charge les 60% restant à être financés, dans le contexte de surendettement du secteur ferroviaire en France, s’étonnant que le gouvernement ayant mandaté la commission Duron, ne tienne pas compte des conclusions de celle-ci.

Il remarque que la ligne historique est largement sous-utilisée, avec 3,7 millions de tonnes de marchandises par an, alors que l’étude commandée par l’Union Européenne estime qu’elle peut atteindre 19 millions de tonnes, soit quasiment 5 fois plus qu’actuellement. lien

Alors que les promoteurs du projet évoquaient une prochaine saturation sur l’autoroute ferroviaire existante, force est de constater qu’on est loin de la promesse des 300 000 camions, puisqu’il se résume aujourd’hui à moins de 27 000 poids lourds annuels. lien

On rêve d'un jour où le bon sens et la raison seront les maître mots d'un gouvernement.

Comme dit mon vieil ami africain : « le grillon tient dans le creux de la main, mais on l’entend dans toute la prairie  ».

Merci aux internautes de leur aide précieuse

L’image illustrant l’article provient de « extrêmecentre.org »

Olivier Cabanel

Article anciens

Le béton pourri du Lyon Turin

L’odyssée des No Tav à Lyon

Lyon Turin, une affaire de gros dessous

L’Ayrault port de la honte

Lyon Turin, un chantier bien occupé

Lyon Turin, un mensonge régional

Chimilin ne veut pas mourir

Le fret ferroviaire sur une voie de garage

Le malheur est dans les prés

Un train peut en cacher un autre

Ils n’arrêteront pas le printemps

Réussir le fret ferroviaire

Le TGV Lyon Turin est un projet ringard, prétentieux et couteux.

100 000 à dire NON !

Un enfer au Paradis

Un débat qui déraille

Vite et bien ne sont pas compatibles

Des trains sans entrain

Fret, la nouvelle bataille du rail

Une autoroute sans camions

Le blog des opposants est sur ce lien

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.74/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

39 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 30 octobre 2013 09:49

    Est-ce que les différents gouvernements ont une capacité de réflexion ou sont ils seulement suiveurs des lobbys ?


    A la lecture de cet article je pencherais pour la deuxième option.

    Philippe 

    • olivier cabanel olivier cabanel 30 octobre 2013 11:12

      devphil

      oui, je pense qu’ils sont très faibles, ou que les lobbys sont très forts
      ce qui revient au même
       smiley

    • LE CHAT LE CHAT 30 octobre 2013 09:55

      Salut Olivier ,
      si après ça les verts restent toujours au gouvernement , le peuple verra qu’il ne s’agit que d’un ramassis de gauchistes bobos carriéristes uniquement préoccupés par le mariage gay et le sort des roms et qui se contrefout de l’écologie .
      E.E.L.V est zombifié pour de bon .......


      • olivier cabanel olivier cabanel 30 octobre 2013 11:13

        au Chat

        oui, ça y ressemble beaucoup !
        je pense qu’il a fallu 15 ans pour les convaincre en rhone alpes que ce projet était néfastes
        alors, plus rien ne me surprend.
         smiley

      • eric 30 octobre 2013 10:10

        Toute taxe est au final payée par les ménages d’une manière ou d’une autre.

        En ce qui concerne celle ci, c’est de l’esbroufe et de la poudre aux yeux.

        Cela occupe le chaland pendant que le gouvernement poursuit la mise en œuvre de sa politique systématique et minutieuse.

        On nous amuse avec les portiques bretons. Pendant ce temps...

        Il y a une semaine, les députés PS ont vote un milliards de cadeaux fiscaux a leur clientèle électorale : déduction des frais de scolarité quand il y de moins en moins d’enfant de pauvres dans le supérieur, actualisation des tranches basses de l’IR, c’est a dire pour la classe moyenne sup ( 50% des français ne payent pas l’impôt), et dans le même temps CSG et TVA pour tous ( qui touchent relativement plus les pauvres)

        Hier, ponction de plusieurs milliards sur les retraites et les soins des travailleurs du prive pour l’essentiel.

        Le cap est maintenu : boucher les trous ( même eux comprennent qu’on ne peut pas faire autrement) en preservant autant que faire se peut le niveau de vie des ses troupes, et en taxant au maximum ceux qui sont le moins capable de se défendre. Un des aspect est du reste la baisse des transferts que ce pouvoir appelle faire des economies.

        Ainsi, on va déduire les frais de scolarité pour la classe moyenne socialiste avec ses 1,3 enfant par ménage, mais baisser le quotient familial pour les familles nombreuses.

        Tous cela est calcule au plus prêt. Il ne peut pas y avoir incompétence. Ce sont tous des fonctionnaires qui connaissent mieux que personne tous les rouages et savent en jouer pour que cela se voit le moins possible.

        Il y a peu, dans le Nouvel Obs, il y a eu un article d’un cadre moyen sup de gauche, qui constatait avec surprise qu’il allait...PAYER MOINS D’IMPOT cette année.... !

        L’eco taxe, c’est trois jour de carence dans la fonction publique ( on se souvient du cadeau) ou deux fois l’augementation du RSA telle que prevue sur les 5 prochaines annees. Cela montre bien a quel point c’est insignifiant en masse, même si la journée de carence par bénéficiaire, c’est autre chose que la hausse du RSA par tête de pauvre......même si concentre sur quelques boites, cela peut faire de gros dégâts.

        Enfin, même cette écotaxe, est au final une taxe sur les pauvres. Parce que le poulet pas cher qui vient de loin, il est pas acheté par les mêmes que le poulet fermier de proximité...


        • Kern Kern 30 octobre 2013 10:25

          @ le Chat


          Le peuple n’avait pas besoin de cela pour savoir qu’E.E.L.V. est un Parti morpion

          Que la reine des morpions est une analphabète notoire

          Que C’gouvernement est composé de morpions accrochés à leurs poils de cul

          Que le roi des morpions va accueillir des otages payés par Aréva

          Que morpion Fabius que le sang contaminé n’à pas assez assouvi ment , comme un bon « socialo » qu’il est , en disant que la France n’a pas payé de rançons (50 millions d’euros) 

          La Marie-Rose seule pourra nous débarrasser de ces Phtirius Inguinalis  smiley

          • oncle archibald 30 octobre 2013 11:05

            Curieux article dont le titre semble accroché à l’actualité Bretonne et dont le texte est tout entier consacré à la ligne ferroviaire Lyon-Turin ... 

            Vive le développement du râble comme disait un lapin de mes amis ...

            • olivier cabanel olivier cabanel 30 octobre 2013 11:15

              cher oncle

              je pense que tout est lié.
              l’histoire de la taxe carbone était destinée en principe a relancer le fret ferroviaire
              et l’argument mis en avant par les lobbyistes du lyon turin est le même
              et les deux se mettent le doigt dans l’oeil
              d’ou le rapprochement que j’ai tenté.
              mes amitiés au lapin.
               smiley

            • jako jako 30 octobre 2013 11:11

              Merci Olivier, quelqu’un pourrait t’il expliquer par quelle curieuse alchimie une tax fera baisser le taux de carbonne ? ce « détail » n’est jamais évoqué.


              • olivier cabanel olivier cabanel 30 octobre 2013 11:17

                jako

                c’est vrai j’aurais pu développer, mais je pense que le lecteur est un peu au courant ?
                faire passer le fret de la route au rail ferait bien sur baisser la pollution en matière de co2 mais aussi de diesel, meme si aujourd’hui, les poids lourds sont équipés de systèmes performants qui rendent l’argument fragile.
                merci de ton commentaire

              • JL JL 30 octobre 2013 13:23

                Ce qui ferait baisser le taux de carbone serait une diminution des transports. Autrement dit, un modèle économique à l’opposé de celui qui nous est imposé par les accrocs à la croissance, ceux qui croient que les arbres montent jusqu’au ciel.


              • jako jako 30 octobre 2013 14:10

                J’avais bien compris cela Olivier et JL, mais si la situation actuelle est ce quelle est c’est bien à cause des delocalisations à outrance , donc une taxe ne pourra changer le comportement que si elle est de l’ordre de 1 ros par Km par exemple, sinon cela fera juste une entrée d’argent en plus ( et une sortie pour ecomouv) et rien d’autre. Il vaudrait mieux taxer les produits en fonction des distances parcourues et amener à marche forcée à une re-provincialisation des productions, hors cela aucun espoir.


              • JL JL 30 octobre 2013 18:33

                A mon avis, le meilleur article publié sur ce sujet est celui-là !

                Les bonnets rouges et les sans-couilles

              • olivier cabanel olivier cabanel 31 octobre 2013 07:31

                jako

                oui, bien sur.
                des incitations a consommer des produits locaux, à abandonner aussi la politique des flux tendus qui font que les camions circulent souvent peu remplis, et bien sur l’abandon des délocalisations (mais comment faire ?), tout ça serait bien plus efficace qu’une taxe...

              • stereo 30 octobre 2013 14:00

                Cette taxe carbone n’amènera pas les camions sur les trains, et pour cause :

                Un jour un copain chauffeur routier m’a dit que son patron ne mettrait jamais des camions sur les trains... « Eh pourquoi donc ? » « Parce qu’un camion, par définition et vu son rôle se doit d’être mobile en permanence, alors si c’est pour le voir bloqué dans un triage pendant trois semaines ou plus... parce que ces messieurs de la SNCF sont en grève, ils ne sont pas prêts de m’avoir comme client ! »

                N’en déplaise à certains (écolos entre autres) et avec toutes mes excuses mais ceci est la réalité du terrain !


                • jako jako 30 octobre 2013 14:27

                  Stereo, on ne met que la remorque sur le train, comme les containeurs sur les bateaux


                • stereo 30 octobre 2013 14:35

                  Exact, mais les marchandises à convoyer sont dans la remorque, donc sur le train ! Et c’est là que le bât blesse !

                   

                   


                • olivier cabanel olivier cabanel 31 octobre 2013 07:35

                  stéréo

                  comme je l’ai expliqué dans l’article, il faut changer la technologie concernant le fret, permettant un chargement et déchargement rapide, ce que permet entre autres r-shift-r
                  ça sousentend des plates formes d’embarquement un peu partout, pas seulement à l’entrée d’un tunnel entre deux pays...
                  c’est pourtant ce qui est prévu aujourd’hui, et si le projet se réalisait, il aurait l’effet contraire, multipliant les poids lourds sur la route, jusqu’à l’entrée du tunnel de base, puis, une fois les alpes traversées, les camions reprendraient bien évidemment la route.

                • stereo 31 octobre 2013 08:11

                  Oui, Olivier, seule une réactivité sans faille de tous les acteurs concernés avec les structures appropriées permettraient enfin de désengorger les routes pour le bien de tous...

                  Faisons un vœu !


                • Cassiopée R 30 octobre 2013 14:14

                  C’est une taxe encore mineure, mais elle incite à ne pas polluer. De toute façon, une taxe sur le carbone augmente le prix, car il est répercuté sur le coût final, et c’est justement ce que ne veulent pas les patrons, voir la fiscalité écologique apparaître et exister.

                  C’est le principe du pollueur payeur à petite échelle, mais qui favorise ceux qui pollue moins car ils n’ont pas cette taxe à payer à plus grand échelle d’investissement.

                  C’est une reculade importante de voir disparaître cette taxe (encore embryonnaire et peu influente), car ça signifie que la fiscalité écologique ne pourra pas à l’avenir devenir plus incitative sur les produits qui circulent, c’est à dire sur le moyen de circulation.

                  Sur les produits (même si elle n’existe pas) c’est la même chose, la taxe écologique ou carbone sera répercuté sur les prix et aura valeur incitative sur l’achat en fonction de son coût écologique.


                  • alinea Alinea 30 octobre 2013 14:21

                    Je pense que le fret ferroviaire sera relancé par décret ; un peu d’autorité merde ! Payer, toujours payer ; je suis vulgaire, pardon, mais j’ai les boules, il y en a marre de cette politique faux-cul !


                    • Bulgroz 30 octobre 2013 14:41

                      Petit rappel : pour 271,5 Mtep (lien) produits en France, un peu moins de 150 Mtep arrivent chez le consommateur (lien) car le transport de l’énergie (lien) provoque un gros gaspillage de celle-ci (lien) et le rendement des centrales nucléaires (lien) n’est que de 30% (lien). Oui, les pertes d’énergie dans le nucléaire sont de 51%, c’est à dire qu’ au bout de la chaine du nuclaire il y a moins d’energie positive qu’à l’entrée.

                      Quand on sait que l’éolien fonctionne plus de 4568 heures par an, une productivité de 120% et une génération de 4500 MWh par heure et par pâle de ventilateur alors que le nucléaire rejette en moyenne 4 Milliards de Becquerels par BTU émis (lien), ya pas photo dans le petit univers écolo.

                      Alors, je souscris à l’idée de Cabanel de transporter l’énergie nucléaire dans des trains à petite vitesse, cela permettrait à chacun de recevoir sa petite dose de becquerels et éviter les phénomènes de concentration de strontium qui est néfaste pour la tyroïde des petits enfants. Comme on l’a vu dans le cas de Tchernobyl où on a déjà constaté 987000 morts.


                      • gaijin gaijin 30 octobre 2013 16:24

                        bravo
                        pour une fois vous avez réussi a être drôle .....


                      • Pyrathome Pyrathome 30 octobre 2013 17:33

                        Son cerveau vient d’être irradié..... smiley


                      • olivier cabanel olivier cabanel 30 octobre 2013 18:07

                        mon pauvre zorglub,

                        vous êtes tombé bien bas.
                        je compatis.
                         smiley

                      • Klisthène 2017 Kxyz 30 octobre 2013 16:55

                        demat olivier

                        les verts n ont été capable de défendre qu’une écologie fiscale ..regardes le bilan des emballages malgré l éco taxe.. le volume n a pas baissé...seul veolia se marre..
                        les bretons sont victime du productivisme..la liste des maux est connue de tous ..
                        la transition écologik ne sera pas contre les travailleurs petits patrons et consommateurs les verts ne l ont pas compris ils verront le 8 juin ce qu il en ait du peuple des écologistes libres..retour à la maison et eelv pourra se poser la question mais à quoi a ton servit dans ce gouvernement à quoi sert on à l assemblée..et au sénat...
                        nous ont le sait à rien ..les combats écolos c est quand j achète ou plus souvent pas d ailleurs je cautionne tel ou tel modèle..
                        et pour ce qui est du combat contre tel ou tel projet c est le recours au juridik..
                        notre monde devient sans intermédiaire agoravox le démontre chaque jour on a pas besoin de porte parole corrompu ..


                        • olivier cabanel olivier cabanel 31 octobre 2013 07:38

                          kxyz

                          pour combattre le suremballage, il ne suffit pas de mettre des containers à la sortie des grandes surfaces, il faut aussi que ces grandes surfaces gèrent le recyclage des emballages auront mis dans ces containers...


                        • eau-du-robinet eau-du-robinet 30 octobre 2013 17:25

                          Bonjour Olivier,

                          J’ai essayé de comprendre le concept du R-SHIFT-R .... et j’ai trouvé une réponse approximative sur la page web suivante :

                          http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/4/20/95/30/Lyon-Turin-articles/verso.pdf

                          R-shift-R était né, sa philosophie repose sur un seul constat : le résultat financier recherché définit la conception du wagon, de la gare, du réseau...

                          OUI, boff , un peu maigre comme réponse .... j’ai donc continué ma recherche ....

                          Voici une autre décrispation du concept R-shift-R

                          Le concept novateur R-shift-R reconfigure complètement le paysage du fret ferroviaire. Il s’organise autour d’un wagon monobloc court sans châssis, pourvu d’un plateau amovible (praticable) sur lequel est déposé le contenant, d’un système de portage et de manutention, automatisé ou non (assurant les déplacements sur terminal entre des travées route et des emplacements rames), d’une propulsion répartie sur chaque wagon, et d’un bogie pourvu d’un mécanisme de variation de hauteur. source


                          Et voici une autre explication du concept R-shift-R

                          Ils reconnaissent à travers cette (nouvelle) approche que s’impose un saut technologique dans la conception des trains, gares et infrastructures. Facteurs qui à leur tour supposent une mutation des comportements.
                          C’est ce que propose le concept R-shift-R

                          a - il permet en 6 minutes le chargement déchargement d’une rame,
                          b - il permet par la répartition de la motorisation de s’affranchir des pentes
                          c - il permet une vitesse des convois dépassant les 130 km/h
                          source


                          • olivier cabanel olivier cabanel 31 octobre 2013 07:39

                            eau du robinet

                            c’est la derniere explication qui me parait la plus claire
                            il suffit de mettre 120 km h au lieu de 130...
                            c’est déjà suffisamment rapide.
                             smiley

                          • Gauche Normale Gauche Normale 31 octobre 2013 14:07

                            Merci pour vos liens, eau-du-robinet.

                            Il y a beaucoup d’enjeux et de possibilités à explorer dont je n’étais pas au courant concernant la ligne Lyon-Turin. Comme quoi les intérêts privés ne sont pas toujours les nôtres et pas toujours en accord avec la démocratie.

                          • bakerstreet bakerstreet 30 octobre 2013 19:07

                            Bon, d’’abord la bretagne n’est pas uniforme !


                            Si je suis à fond contre l’aéroport de N.Dame des Landes, ayant participé à plusieurs marches, je soutiens la politique de taxation du fret. 
                            Et ce, d’ailleurs, pour les mêmes raisons, comme tant d’autres d’ailleurs : Mettre un frein à cet emballament des transports qui pue, pollue, ruine notre santé, l’atmosphère.

                            Qu’est ce que vous raconterez quand votre gamin aura un cancer, quelque chose pour moi qui serait encore plus intolérable qui si ça m’arrivait. 
                            On ne savait pas ?.....Non, on sait avec les chiffres, pourtant trafiqués, que l’explosion des maladies graves est lié à la détérioration de l’environnement. 

                            500% en 20 ans par exemple pour le cancer de la prostate en bretagne, et ce n’est pas une maladie inventée par les écologistes, mais par les pesticides, lié au productivisme dans l’agriculture et l’élevage. 
                            On est au coeur du problème, je ne vous parle pas de la catastrophe lié aux particules diesel, dont l’europe vient de révéler, du moins de confrmer le rôle déterminant dans les cancers des voies aériennes.

                            La crise en bretagne est une conséquence du libéralisme absolu dans laquelle cette région a cru pouvoir lier son avenir. 
                            Seulement voilà, dans cette jungle, le dumping social a trouvé encore des pays capables de sacrifier encore davantage !
                            Comme d’habitude, ce système laissera des gens à poils, désespérés, vivant dans un milieu durablement pollué.

                            L’écotaxe a ceci de positif, qu’il met un frein à l’opportunisme qui permet de sauter des frontières en toute impunité, et encourage au développement local. 
                            La seule alternative de ce pays est de repensé complètement sa filière agricole, de la sortir des mots d’ordre des années 60, pour se concentrer sur la qualité, le durable. 


                            • spartacus spartacus 30 octobre 2013 21:17

                              On doute qu’une industrie subventionnée soit libérale. Le libéralisme s’opposant à l’interventionnisme. 


                              En fait de dumping, les écolos ont engendré une montagne de règles et bureaucratie contre les éleveurs Bretons. Ces derniers ont mis la clé sous la porte ou ont abandonné l’élevage pour travailler à la ville.
                              L’industrie locale a du aller chercher plus loin la marchandise dans des élevages éloignés à l’étranger faute d’en trouver sur place, et c’est retrouvée chère.
                              Pourquoi envoyer maintenant des poulets d’Allemagne en Bretagne alors qu’on peut les transformer en Allemagne ?
                              La destruction des emplois trouve sa source chez les Kmers verts.

                            • eric 31 octobre 2013 20:20

                              Ouai, sauf qu’avec ce machin, la salade qui arrive par avion a Roissy du Kenya, subit moins de taxe que celle qui a fait 300 bornes depuis la Bretagne....


                            • loco 30 octobre 2013 22:41

                              bonsoir, 

                              juste une question pour le fret ferroviaire : comment l’acheminer ? La quasi disparition du fret n’est aucunement un hasard, mais la simple conséquence d’un choix d’investissement dans des lignes nouvelles TGV où le fret n’a pas sa place ( des essais de circulation pendant la période de nuit ont montré qu’ils étaient incompatibles avec la maintenance de l’infrastructure).
                              le réseau « traditionnel » est proprement saturé, et même si la SNCF a tenté de maintenir du fret en augmentant la vitesse des convois de fret, le différentiel entre les 100 km/h du fret et les performances des corails et des nouvelles automotrices (nécessitées par l’augmentation du trafic voyageurs) a rendu la cohabitation quasi impossible.
                              Là encore, rien n’est possible sans un nouveau schéma directeur, de lourds investissements (taxes..), et une volonté politique des élus, certes, mais républicainement, des citoyens avant tout. CF canal à grand gabarit : même impasse... pas de vox populi, pas de vox dei

                              • olivier cabanel olivier cabanel 31 octobre 2013 07:43

                                loco

                                d’abord il est possible d’imaginer une ligne double
                                voyageurs le jour, marchandises la nuit
                                comme, avec la technologie r-shift-r, la vitesse est relativement élevée pour le fret, c’est donc une solution tout a fait réaliste,
                                il est possible aussi de doubler les lignes afin de permettre le passage conjoint du fret et des voyageurs.
                                d’ou l’intérêt d’une modernisation des voies ferrées...

                              • Marco07 3 novembre 2013 11:43

                                Marrant de tomber sur cet article et son illustration.
                                Parce que demain, je dégaze du CO2.
                                Je penserais à vous dans ce moment douloureux. Dure épreuve.

                                Il s’agit de geler des gros tubes pour qu’un plombier puisse intervenir... Et pour ça, le CO2 c’est pas mal. Quels mantras me conseillez-vous avant et après pour expier mes péchés ?

                                Cordialement.


                                • olivier cabanel olivier cabanel 3 novembre 2013 11:46

                                  marco

                                  faute avouée est déjà pardonnée
                                  c’est ce que j’ai lu quelque part
                                  et n’oubliez pas, apres le gel, il y a généralement la dégelée.
                                   smiley
                                  protegez vous.
                                   smiley

                                • Bruce Baron Bruce Baron 3 novembre 2013 11:50

                                  La taxe carbone doit rester. Il ne faut pas capituler.


                                  • Emmanuel Coux Emmanuel Coux 3 novembre 2013 22:17

                                    Merci pour ce texte et de nous montrer l’absurdité de la ligne Lyon Turin

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès