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Accueil du site > Actualités > Environnement > La tête dans les nuages... Toxiques ?

La tête dans les nuages... Toxiques ?

La tête dans les nuages de l’incinérateur, c’est l’une des perspectives proposée aux futurs habitants du futur éco-quartier Docks de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis.
Une perspective relativement éloignée de l’article « Les Docks de Saint-Ouen voient le futur en vert », découvert ce matin dans 20minutes, de quoi bondir dans mon wagon de Ligne 13, déjà survolté par le surbooking habituel.

L’incinérateur, à la fumée blanche du futur quartier vert, inquiète les actuels autochtones et scientifiques, à l’image de ce reportage diffusé sur la chaîne francilienne Cap24 qui a contacté l’association ACQSO, suite à l’article « Polémique sur le Quartier des Docks », du Parisien93, nos Dernières Nouvelles d’Alsace à nous, les Outrepériphéens.

L’article du Parisien faisait lui-même suite à une soirée débat-infos, organisée par William Delannoy, conseiller municipal à Saint-Ouen, avec la participation du professeur Belpomme, cancérologue au Centre universitaire Necker-Enfants malades et président de l’ARTAC (Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse), spécialiste des la recherche fondamentale concernant l’origine environnementale des cancers.

Lors de la soirée-débat, relayée dans Le Parisien, l’éminent cancérologue a déclaré «  construire des logements à proximité d’un incinérateur est une aberration, une hérésie du point de vue de la santé publique. (...) L’Institut national de veille sanitaire (INVS) a publié deux études qui démontrent l’augmentation du risque de cancers, de leucémies autour de ces installations ».
Ces propos du professeur Belpomme s’ajoutent aux déclarations du CNIID (Centre national d’information indépendante sur les déchets) qui, toujours dans Le Parisien, « a fait part de ses doutes sur l’effet de cette usine d’incinération sur la santé des populations alentours ».

Bref, des déclarations alarmistes à des kilomètres des articles éco-quartier qui poussent ça et là, comme des contes de fée urbains pour l’outre-périphérie, articles prometteurs auxquels, en ma qualité d’indigène-autotchone j’ai bien sur envie de croire.

« Réconcilier la ville et le fleuve, pistes cyclables, espaces verts, bâtiments HauteQualité Environnentale, mixité logements-activités, équipements et espaces publics… », autant de critères qui font du futur quartier Docks de Saint-Ouen l’un des 8 premiers bénéficiaires des contrats-cadres Éco-quartiers franciliens signé le 3 mars 2009 par Daniel Canepa, préfet de la région Ile-de-France avec les villes de Saint-Ouen (93), Bussy Saint Georges (77), Montévrain (77), Meaux (77), Chanteloup (78), Mantes la Jolie-Rosny sur Seine, l’Ile-Saint-Denis (93), Louvres Puiseux (95).

Docks_incinerateurVilleParis.jpg « Ces quartiers ne sont pas des entités virtuelles, ce sont de véritables lieux de vie portés par des élus déterminés et des professionnels innovants, dont il faut saluer le courage de penser hors des cadres habituels », a déclaré le préfet Daniel Canepa sur Localtis.info.

Oups, perso en me baladant dans les Docks et en regardant cette photo (admirer mon sens de l’image… cadréeClin d'oeil), j’observe à droite l’incinérateur, à gauche à l’emplacement de l’actuel immeuble désaffecté de 5 étages, la future vue panoramique, « hors des cadres habituels » offertes aux futurs habitants de l’éco-quartier depuis leurs balcons HQE... Tout un programme... pour voir la vie en vert ;-)

Sur cette parcelle de 10 hectares appartenant à la Ville de Paris, les urbanistes autorisés par les politiques (révision du Plan Local d’urbanisme pour fin 2009) ont en effet prévu de construire une dizaine de tours de 16 étages, dont 1 100 logements sociaux (cf. protocole foncier du 9 juin 2008) pour et gérés par la Ville de Paris (cf. chronique « le maire de Paris exporte ses mètres carrés dans le 9cube »).

Comment garantir la mixité sociale dans cette partie de ville déjà défavorisée (cf. chronique ici) ?
Qui seront les futurs aventuriers de l’éco-quartier moderne, désireux de tenter l’expérience du logement social (40% prévus sur la ZAC des Docks) et même (soyons fous) de l’accession à la propriété dans un tel environnement ? Un environnement malheureusement durable vu que l’incinérateur (euh pardon le centre de valorisation énergétiqueClin d'oeil) est prévu jusque 2020, voire après : aucune autre ville de banlieue ne s’est proposée pour reprendre le flambeau de l’exportation de poubelles.

Habiter au 16e étage face à un incinérateur, n’est-ce pas un peu comme avoir le nez collé au pot d’échappement d’une voiture ? Une position qui n’entraîne pas tout à fait les mêmes risques, que de marcher « simplement » à côté d’une route à fort trafic et émanations de CO2.

D’après des spécialistes, « L’éco-quartier est un projet urbain exemplaire du point de vue du développement durable, en extension urbaine ou en transformation de quartiers existants obsolètes. Réduction des émissions de gaz à effet de serre, préservation de la biodiversité, promotion des déplacements alternatifs et intermodaux, qualité de vie et de construction, économie des ressources naturelles et de l’énergie, prévention et maîtrise des nuisances et des risques, sont autant d’enjeux déterminants pour lesquels le projet apporte un bénéfice collectif. »

Etre précurseur de la révolution verte, me balader à vélo sur les bords de Saint-Ouen-sur-Seine, préserver la biodiversité sociale, surtout dans le quartier des Docks qui fait face au Vieux Saint-Ouen et ses 80% de logements sociaux, améliorer la qualité de vie…. Bien sûr je suis à 93400 pour…
En revanche, à l’heure où de nombreuses communes détruisent leurs tours, où les élus et sociologues de tous bords se cassent la tête avec les plans banlieues et autres politiques de la ville, et en l’absence d’enquête sanitaire sur l’incinérateur, j’aimerais que les candidats à la Saint-Ouen-éco-quartier-Academy soient certains de ne pas être les gagnants déterminés du tube d’un jour, tout sauf durablement vivable.

Tiens mais j’y pense, est-ce que l’un d’entre eux (politique, architecte, paysagiste...) serait prêt à venir s’installer avec enfants dans son futur éco-quartier ?
Quelle ville (euh pardons, urbanité dans la mixité des densites, nous asssènent certains spécialistes dans les réunions d’informations locales) voulons-nous laisser demain aux générations futures ?

@ suivre donc...
© rédactionnel ZoralaRousse 93 pour chroniquesmabanlieue.com

Webographie

  • Préfecture d’IdF : Eco-quartiers, Un label, une exigence de qualité.
  • Localtis.info : Les huit premiers éco-quartiers franciliens sont officiellement lancés.
  • Batiweb.com : Les premiers contrats-cadre Eco-quartiers franciliens connus.
  • Batiactu.com : Huit éco-quartiers vont fleurir en Ile-de-France.

Noms et fiches info-pdf des 8 éco-quartiers franciliens :

  1. écoquartier du Sycomore à Bussy Saint Georges (77)
  2. écoquartier de Montévrain (77)
  3. écoquartier Foch Roosevelt à Meaux (77)
  4. écoquartier de la Boucle de Chanteloup (78)
  5. écoquartier des Hautes Garennes à Mantes la Jolie-Rosny sur seine (78)
  6. écoquartier des Docks de Saint Ouen (93)
  7. écoquartier fluvial de l’Ile-Saint-Denis (93)
  8. écoquartier de Louvres Puiseux (95)
Reconvertir 100 hectares (soit 1/4 de mon coin de 9cube aux portes Paname), en un futur quartier vert, le tout au pied d’un incinérateur et d’une usine de chauffage d’urbain, sur des terrains ultra pollués (88 milions de budget de dépollution provisionnés dans le plan de financement de la ZAC), tel est le pari fou ambitionné par la ville de Saint-Ouen, accompagné de l’Etat qui vient de signer un contrat cadre avec la municipalité

Je ne souhaite pas stopper le projet des Docks : s’il est intelligemment mené, je le considère comme une chance pour Saint-Ouen, le coin de 9cube où nous avons choisi, entre western urbain et conte de fée social, de nous installer en famille depuis 2003.
Mon objectif, aux côtés de l’association ACQSO : faire comprendre à la municipalité PC-PS-Verts de Saint-Ouen, que ce projet ne peut et ne doit pas être élaboré sans prendre en compte les souhaits des habitants dans le cadre d’une véritable concertation, ainsi que leur santé et celles des générations futures.

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14 réactions à cet article    


  • médy... médy... 6 mars 2009 13:16

    Merci pour cette page de journalisme éminement citoyen. Je peux apporter mon témoignage, j’habite dans le 9 cube comme vous dites si bien, le cube étant symbole d’enfermement (présent sur le symbole du conseil de seine stdenis ??!), à coté de ma tour délicieusement nommée bat 9/11 se trouve un complexe industriel moyen d’industries diverses, notamment de recyclage avec Pâprek, ça flambe souvent dans le coin (je parle d’incendie d’usine) mais ça doit être normal. Sinon, au Bourget, c’est un peu comme l’oeil du cyclône, on est loin de la précarité des grands guettos de la Courneuve, Sevran-Beaudottes, ou Montfermeil et en même temps on y ressent toute la détresse de ce département à la fois le plus humain (la mixité occasionnée par le regroupement de populations françaises, africaines, maghrébines, asiatiques, indiennes est plus grande que partout ailleurs) et le plus défavorisé.

    Ce qui paraît également normal, c’est de placer toutes ces familles venues apporter leur dynamisme à notre pays, leurs dizaines de milliers d’enfants dont j’ai fait partie, à côté de ces générateurs de super-polluants que sont les incinérateurs. Où que j’ai voyagé en France, il y avait toujours, dans la banlieue de chaque grande ville, cette association paradoxale entre quartiers hautement démographiques et complexes industrielle hautement polluants. Je pense personellement que la population française favorisée, les Parisens par exemple, fait autant de cas de ce lent massacre que des famines du Tiers Monde (enfin bientôt le Mi-Monde malheureusement).

    Enfin, cette démonination d’Eco-quartiers, qui ne surprend vraiment pas en ces temps de foutage de gueule et de prise pour des cons intempestifs, s’apparente à une appellation foireuse, une marque déposée débilisante apposée comme un label d’élevage pseudo Bio sur des gens en quête désespérée de logement, surtaxé de surcroit. Rien de tout cela ne résoudra le problème essentiel de cette bande Gaza artificielle lentement bombardée par les émanations phosphoriques de l’amiante en décomposition des tours, de la dioxyne et du hashish sans compter la prise en charge harassante de la situation sécuritaire par une police cocaÏno-coloniale .

    Bien à vous, Médy, Seine St denis Style.


    • Zora la Rousse Zora la Rousse 6 mars 2009 13:24

      93400 mercis à vous Médy, pour votre commentaire si vrai et pertinent.
      Bienvenu également sur mon blog chroniquesmabanlieue.com, où vous retrouverez d’autres articles sur le 9cube.


    • médy... médy... 6 mars 2009 14:32

      Sisi, ça fait plaisir. Désolé pour les quelques fautes d’accords du post ci-dessus, j’ai écris sur le vif de la vieille blessure st dyonisienne s’infectant par faute de soins, on a juste les antalgiques qu’ils vendent près du local poubelles, 93 dépotoir où les gosses naîtront bientôt avec le cancer...


    • JL JL 6 mars 2009 14:32

      j’ai entendu à la radio ce midi, qu’en France la norme concernant les antennes de téléphonie était de 40 V/m alors que partout en Europe elle serait de 0.6 V/m. Devant une telle différence (et indifférence !), il est permis de penser que la France sert peut-être de terrain d’expérimentation et que nous Français serions à ce titre des cobayes. Vu que le rayonnement des antennes n’est pas le seul facteur de pollution mettant dangereux, j’en déduis que, tout comme l’UE a partagé les spécialités agricoles par région de production, elle a peut-être aussi distribué des obligations d’expérimentation par pays. Comme nous ne sommes que 27 et que les sources de pollution sont bien plus nombreuses, peut-être que la proximité avec les incinérateurs fait partie d’un lot qui comprend aussi les OGM ? Hum, ça fait beaucoup


      • médy... médy... 6 mars 2009 14:37

        Excellente déduction. Les soumis au système n’apprécieront pas. Finis les tests sur les rats, maintenant les cobayes, c’est nous. J’ai placé une boussole sur mon bureau hier, l’aiguille a tourné de 17 degrés pendant la nuit, ce qui trahit la présence d’une puissante antenne au dessus de ma tête. D’ailleurs, le fou a côté (plus de place à l’asile) fait des crises de plus en plus violentes et fréquentes. J’espère que la mithridatisation fera son oeuvre.


      • JL JL 8 mars 2009 12:22

        A lire sur le sujet : Les incinérateurs, facteurs de risque de cancer

        Par Nolwenn Weiler (7 mars 2009)

         

        http://www.bastamag.net/spip.php?article475


      • krolik krolik 6 mars 2009 19:25

        La référence à Dominique Belpomme me choque un peu. C’est tout de même un rigolo qui a fait la préface du bouquin de Jacquemin-Raffestion "Caché ce nuage que je ne saurais voir.." Lequel Jacquemin-Raffestin, condamné pour diffamation du Pr Pellerin, et condamné en même temps que Crozemarie dans l’affaire de l’ARC, C’est d’ailleurs comme cela que Belpomme et Jacquemin s’étaient connu : grâce à l’ARC..

        Chaque fois que Belpomme fait une conférence les représentants de Philip Morris et Imperial Tobacco se frottent les mains. Il est tellement obnubilé par les pollutions en tous genres qu’il oublie de parler du tabac et de l’alcool comme causes de cancers. Alors qu’il crie "scandale"..

        Maintenant quant à l’origine des cancers en France et leur évolution en France depuis 50 ans, voici une conférence du Pr Tubiana sur le sujet, qui fait une synthèse. Tubiana il ne sucre pas fraises, il a l’oeil vif et la réplique prompte.

        @+


        • médy... médy... 6 mars 2009 20:30

          T’as raison, la dioxyne n’est pas la plus dangereuse des substances découverte par l’homme et n’induit pas de cancer, essaye pour voir...


        • krolik krolik 6 mars 2009 20:56

          Oh à Sévéso, le seul mort qu il y a eu cela a été directeur qui a été tué par les Brigades Rouges..
          Donc il faut tout de même relativiser un peu les choses..

          Maintenant si l’on ne veut pas d’incinérateur : on ne fait pas de déchet.. simple.
          Parce que envoyer les déchets chez les autres...C’est pas bien.. C’est tout.
          Alors il faut assumer... le beurre et l’argent du beurre en se passant de la laitière..
          @+



          • Zora la Rousse Zora la Rousse 6 mars 2009 21:15

            Je ne souhaite pas envoyer "l’incinérateur chez les autres", mais pas de construction au pied et agrandir le parc prévu.
            Le problème avec les incinérateurs de déchets, c’est qu’ils ont tendance à être toujours dans les banlieues défavorisées que dans les ghettos de riches... smiley


          • krolik krolik 6 mars 2009 22:24

            Une question de prix du terrain...
            J’habite à un jet de pierre juste de l’autre côté de la Seine en V.O.
            @+


            • médy... médy... 6 mars 2009 23:31

              Tu sais qu’il ne faut pas la boire l’eau de la seine ça te rend très malade.


            • krolik krolik 7 mars 2009 00:31

              L’eau de la Seine !!
              Chirac avait dit un jour en tant que Maire de Paris qu’il irait se baigner dans la Seine. Il ne l’a pas fait. Il a eu grand tord. Des tas de gens le fond régulièrement. Spécialement ceux qui font du ski nautique du côté de Boulogne. Ils prennent des bouillons régulièrement.
              J’ai des copains qui font cela, ils reconnaissent volontiers boire de l’eau de Seine et ils ne sont pas spécialement malade.
              Pour plus de renseignement sur l’eau de la Seine, il faut aller voir un peu l’Agence de Bassin Seine-Basse Normandie, ça se trouve avenue Salvador Allende à Nanterre. Ils ont fait un boulot remarquable en 20 ans.
              Cette année il a même été péché des saumons du côté de Rouen qui s’essayaient à remonter le cours. Et les saumons c’est comme les truites, un vrai diagnostic de la qualité de l’eau..Les vieux ne se souvenaient pas d’avoir jamais entendu parler de telles prises dans la Seine...
              Alors nous ressasser toujours les mêems histoires :

              - Ah la pollution, ah ce que l’on est malheureux, ah ce que les autorités se foutent de nous...avec de joyeux plaisantins comme Belpomme...Et sur lui je pourrais continuer encore un moment..

              @+


              • Voilier 8 septembre 2009 12:46

                Bonjour,
                Dire que “  l’Institut national de veille sanitaire (INVS) a publié deux études qui démontrent l’augmentation du risque de cancers, de leucémies autour de ces installations [les incinérateurs] (je cite votre citation de Belpomme) est d’une totale malhonnêteté intellectuelle si on s’arrête là, car l’InVS a bien précisé que son étude portait sur les incinérateurs ayant fonctionné dans les années 70 et 80, et qu’elle ne pouvait être extrapolée aux incinérateurs actuels. En effet, les émissions de dioxines et de métaux lourds des incinérateurs ont baissé d’un facteur supérieur à 10 depuis une quinzaine d’années (de 2 kg/an au total à moins de 10 g au total actuellement pour les dioxines, par exempe). Aujourd’hui, les riverains des incinérateurs n’ont pas plus de dioxines et de métaux lourds dans leur corps que les personnes habitant loin de tout incinérateur. Donc s’il n’y a pas de surimprégnation, comment peut-il y avoir excès de risque ?
                A Médy, sur les antennes relais, je conseille la lecture du Canard enchaîné de la semaine dernière (en page 8). Il raconte comment les riverains de deux antennes relais, dans deux régions différentes, s’étaient plaints, après l’installation des antennes, de divers maux (maux de tête, saignement de nez, goût métallique dans la bouche...) et avaient imputé ces maux aux antennes. Seul problème : il a été prouvé que les antennes n’avaient encore émis aucune onde (elles n’étaient pas branchées) !... Ce qui prouve au moins une chose : la simple vue d’une antenne relais peut provoquer des troubles physiologiques divers, même si l’antenne n’émet pas... smiley
                A Krolik, sur le fait de ne pas produire de déchets : essayez ! Vivre, c’est produire des déchets. Même les bactéries en produisent. On peut en produire moins, mais c’est un exercice qui, de mon point de vue, trouvera vite sa limite. Ou alors il faudra rentrer en « décroissance » (ou en récession, comme on voudra). Mais je ne suis pas sûr que beaucoup de monde soit d’accord. Demandons aux Africains, aux Chinois, aux Indiens ou aux Brésiliens s’ils sont prêts à renoncer à la croissance de leur économie et à ce qui va avec (augmentation du « niveau de vie ») ?
                Quand on ne produit plus de déchets, c’est qu’on est mort. Et encore, notre cadavre constitue en lui-même un déchet.

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