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Accueil du site > Actualités > Environnement > La vraie puissance des énergies renouvelables

La vraie puissance des énergies renouvelables


Quand j’entends parler de l’énergie développée par les énergies renouvelables et en particulier les éoliennes, j’ai l’impression de me retrouver aux tout débuts de la hi-fi, quand les producteurs de matériel essayaient de prouver leur supériorité sur la concurrence à grand renfort de watt crêtes alors que l’unité officielle de puissance d’un amplificateur est le watt efficace. La différence entre les deux est de 30 % environ.

C’est exactement ce qui se passe quand on vous parle de l’énergie générée par un parc d’éoliennes ou de panneaux photovoltaïques. On vous parle de sa puissance maximale à pleine puissance pour les éoliennes, ou exposés au maximum d’ensoleillement pour les panneaux photovoltaïques. Malheureusement, le pourcentage de temps pendant lequel une éolienne est utilisable dans l’année ne dépasse pas 25 % ! Car il faut l’entretenir et elle ne peut fonctionner ni par vent faible ni par vent très fort. Quant aux panneaux photovoltaïques, leur rendement diminue avec la température (si, si !), ils ne "voient le soleil" que quand il est présent, c’est-à-dire le jour seulement, quand il n’est pas masqué par les arbres ou les bâtiments qui l’entourent et quand il n’est pas masqué par les nuages ou un ciel voilé. C’est-à-dire que là aussi ça ne dépasse pas les 25 % de la puissance maximale annoncée !

Autre manière de vous présenter les performances de ces équipements, vous en exprimer la puissance, supposée flatteuse, en termes de nombre de foyers ou de familles que ledit équipement est capable d’alimenter. Comme s’il existait une famille ou un logement standard dont on pourrait mesurer les besoins en énergie, identique au Nord comme au Sud ! Sachez que la production d’énergie prévue être produite par le parc photovoltaïque français en 2020, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, est censé être de l’ordre de 5,4 GW ce qui ne dépasserait pas le 1 % de la consommation française, mais par contre alimenterait de l’ordre de 2,5 millions de foyers français. Ca nous met le foyer français à 2,2 KW, l’équivalent d’un fer à repasser ! On peut également en conclure que le foyer français que l’on prend en référence est en fait un consommateur minuscule puisque 2,5 millions d’entre eux ne consommeraient qu’1 % de notre production électrique.

Tout ceci montre comment l’information dans le domaine énergétique est biaisée par ceux qui veulent imposer ces modes de production et exclusivement ceux-là, avec la complaisance des médias, trop contents de pouvoir être dans l’air du temps sans faire l’effort d’une pensée critique.

Entendons-nous bien, il est absolument nécessaire de développer ces énergies dont nous aurons inévitablement besoin, malheureusement, d’ici une ou deux décennies. Par contre, à court terme, le recours aux seules énergies renouvelables et en particulier l’éolien et le photovoltaïque ne saurait suffire à satisfaire les intenses besoins d’énergie que l’accroissement des populations, le développement économique des pays émergents et les modifications de mode de vie vont susciter.


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26 réactions à cet article    


  • gerardlionel 5 juin 2008 13:15

    Ce qui me dérange avec ce genre d’article c’est qu’on critique des infos peut-être biaisées, mais qu’on peut soupçonner une attaque sous-jacente de technologies qui ne font que s’améliorer.

    Supposons un instant que ces technologies puissent bénéficier de décénies de recherche et développement, des milliards par milliers dont ont bénéficié le nucléaire ; que les laboratoires les plus pointus, et éventuellement les militaires s’y mettent, alors je n’ai pas besoin de préciser que les puissances de crète , le watt efficace et les rendements s’amélioreront au delà de toutes critiques !

    Ces technologies mises en oeuvres de façcon conjointes et compte tenu du fait qu’elles seront abouties permettront à des sociétés hyperdépendantes aux énergies fossiles d’éspèrer survivre, tout siplement, et d’ici un siècle et bien des péripéties qui se rappellera de la vraie puissance des énergies renouvelables en 2008 ?


    • wesson wesson 5 juin 2008 14:35

      Bonjour l’auteur,

      Votre article, en plus de rabacher des informations biaisées sur les énergies renouvelables, comporte un certain nombre d’inexactitudes qui vous permettent de diaboliser les énergies renouvelables comme étant des attrapes gogos.

      Vous amalgamez l’éolien avec le photovoltaique.

      Pour le photovoltaique, je suis assez d’accord pour dire que son intérêt est faible. D’une part, les capteurs sont composés de silicium (amorphe en général) dont la production pollue, le rendement est minable, ne fonctionne qu’en plein soleil et par beau temps. C’est effectivement une production très aléatoire.

       

      En ce qui concerne l’éolien, je crois que vous retardez un peu. Les éoliennes actuelles s’accommondent de toutes les forces et direction de vent (à l’aide de pales orientables et de cabine pivotante). La technologie des éoliennes étant très simple (un mat, une génératrice, des pales et une boite à vitesse), son entretien l’est aussi. Un arrêt de quelques heures par an est amplement suffisant, et pour les pales, elles ont une durée de vie d’une vingtaine d’année. La moindre des centrale électrique - toute énergie confondue - demande des périodes d’arret-entretient bien plus importantes, la palme revenant au nucléaire.

      Votre argumentaire sur la fiabilité de la production par les énergies renouvelable me fait bien rire également, car ce n’est guère mieux dans les centrales classiques ou nucléaires.

       

      Vous pensez l’information biaisée en faveur de l’éolien ou du photovoltaique, je vous l’accorde, elle est biaisée, mais pas dans le sens que vous pensez.

      D’une part, ces énergies renouvelables n’ont jamais eue d’autre prétention que de servir d’énergie d’appoint au parc de centrales existant - je n’ai jamais entendu demander le démantellement des centrales actuelles par les défenseurs des éoliennes.

      D’autre part, il y a par contre une véritable cabale de l’industrie de l’énergie contre les éoliennes - le candidat le plus sérieux - car leur mise en oeuvre et l’entretient est simple et à la portée d’un particulier, ce que l’industrie ressent systématiquement comme une menace. Comment faire du pognon avec l’électricité si tout le monde peut la produire à un tarif concurrentiel ?

      D’ailleurs, les faits confirment cet engouement de l’industrie pour ce qu’elle sera seule à pouvoir maîtriser. Le projet ITER dont bcp de personnes pensent qu’il est une chimère a déjà été budgetté à hauteur de 1,5 milliards. Et pour l’éolien, rien ou quelques miettes.

      Remettre à demain la nécéssité des énergies renouvelables, je crois que c’est une erreur qui, in fine, nous coutera cher.

      En attendant, j’ai plussé votre article, il a le mérite de soulever la question. Merci

       

      PS : Pour l’anecdote,

      le Watt (dit efficace) a une définition physique normative, alors que le Watt crète est juste une appellation parmis les nombreuses que les constructeurs utilisent pour faire croire que leurs appareils sont plus puissants. La différence que vous relevez (30%) est tout simplement fantaisiste, on ne compare pas une unité de mesure avec un concept marketting..

       


      • Lisa SION 2 Lisa SION 5 juin 2008 15:05

        On est d’accord, ITER, c’est comme ça qu’on va nous emboiter de x% des vingt milliards d’euros... !

        Pour que cela marche, il faut raccorder toute l’EUROPE par ligne THT...

        Le pire, c’est pour l’éolien. La, c’est Total qui investit sur un éolien démesuré et prohibitif après s’être enrichi sur le dos du peuple Birman en finançant la Junte odieuse...Combien de temps allons nous supporter... 


      • Pierrot Pierrot 7 juin 2008 16:54

        L’énergie éolienne représente en 2007 0,8 % de la PRODUCTION d’énergie française, le nucléaire environ 78 %.

         C’est exact que pour l’industrie éolienne ne fonctionne en moyenne que 2000 heures par an soit environ 20 % du temps (le nucléaire environ 81 %).

        C’est pourquoi les propagandistes de l’éolien citent toujours la puissance (en MW ou GW) et non la production d’énergie (en TWh) en oubliant le taux d’utilisation. Mais une machine puissante qui ne fonctionne que par intermittence en fonction de la météo ne présente que peu d’intérêt. 

        Des nouvelles éoliennes amélioront ce taux légèrement dans le futur mais à la marge.

        Bonne journée.


      • Plum’ 5 juin 2008 14:37

        Etrange façon de transformer en révélations ce que chacun de nous considère comme des lieux communs. On le sait que le soleil ne brille pas toujours et que le vent n’est pas toujours là... Et qu’alors on ne peut pas en tirer de l’énergie, oeuf corse...


        • jcm jcm 5 juin 2008 14:47

          @ ÇaDérange :

          Auriez-vous décidé de vous spécialiser dans les généralités vaseuses ?

          Ou bien n’écouteriez-vous que des personnes douteuses vous parler des énergies renouvelables ?

          Mais documentez-vous donc, mon cher, et vous ne trouverez pas que des données "biaisées" sur les énergies renouvelables !

          A votre disposition, sur le Net et je suppose ailleurs, un très grand nombre de documents techniques vous donneront des chiffres fiables et digne de foi, dont vous pourrez vérifier la justesse.

          Croyez-vous que ceux qui investissent dans l’énergie éolienne ou photovoltaïque, ils sont nombreux, se seront laissés berner par des puissances crête ne pouvant correspondre à aucune réalité ?

          Votre accusation de tromperie systématique pourrait éventuellement être crédible si vous citiez des sources, pas une seule, et si un minimum de statistiques pouvait la corroborer.

          Des sources, par exemple, sur les chiffres que vous citez à propos du Grenelle de l’environnement.

          Désolé, il ne s’agit plus ici de "journalisme citoyen" mais de l’invention d’un nouveau complot à l’initiative d’une personne mal informée ou de mauvaise foi.

          Cela a-t-il sa place sur Agoravox ?


          • Lisa SION 2 Lisa SION 5 juin 2008 14:51

            Bonjour,

            Ce qui m’interresse dans la hi fi, c’est la bande passante et non la puissance. J’ai un appareil qui fait deux fois cinq watts. En extérieur, il devient tout simplement effarant dès qu’il diffuse les meilleurs enregistrements. Ce que je regrette le plus, c’est que quand je le branche à l’ntérieur, il n’en profite pas pour se charger et m’assurer ainsi six heures de radio et deux de laser le lendemain. Et là, pas besoin de nouvelle technologie ! Juste de bonne volonté.

            Vous me rappelez il y a dix ans, j’évoquais le cas de Toyota qui promettait un prototype électrique, moteur dans les roues proposant deux cent kilomètres d’autonomie, tout le monde me regardait en haussant les épaules ! Vous qui semblez dans les calculs, je suis prèt à faire un pari avec vous. Je prétend qu’en doublant chaque poteau français d’un lampadaires-solaires-eoliens, l’on pourrait la moitié du temps se passer de l’usine nucléaire qu est au bout du réseau. Voulez vous jouer ?

             


            • gecko gecko 5 juin 2008 15:06

              en outre il y a différentes facons d utiliser l’énergie solaire : http://www.outilssolaires.com/pv/prin-centrale.htm

              on trouve aussi des trucs un peu fou fou : http://www.planetecologie.org/ENCYCLOPEDIE/EnvironQuotidien/Sites/csst_f.ht m

              enfin je trouve quand même bien que votre article soulève cette question... (de plus pourrait on imaginer des centrales de production d’électricitée énormes dans le sahara ??? euh non la je rève... enfin peu etre)


              • jcm jcm 5 juin 2008 15:19

                @ Gecko :

                 

                Mais c’est imaginé et ce sera bientôt une réalité : DE L’ELECTRICITE THERMOSOLAIRE EN PROVENANCE DES DESERTS !


              • gecko gecko 5 juin 2008 15:35

                ah je savais bien que quelqu’un rebondirait sur mon com (je ne trouvais plus le site internet !) smiley


              • jcm jcm 5 juin 2008 16:47

                Curieux que cet article, qui ne mériterait pas une "aussi large diffusion" (et je m’en explique ici) soit publié en parallèle sur Agoravox et Naturavox !

                A cet instant il est noté inintéressant sur Agoravox à 60% sur 15 votes, et intéressant à 60% avec 10 votes sur Naturavox.

                Il y aurait donc 2 profils de lecteurs assez différents de l’un à l’autre ?


              • Barbarus Mouche enragée 5 juin 2008 15:47

                Si les énergies renouvelables restent marginales, il est bon de le dire et aussi de démontrer comme vous le faîtes qu’elles ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan.

                Mais attention à ce que ce discours ne soit pas récupéré par le lobby nucléaire par exemple, car on voit encore aujourd’hui à quoi mène l’énergie nucléaire et le manque d’entretien des installations nucléaires. A trop jouer avec le feu...


                • jcm jcm 5 juin 2008 16:09

                  Le constat que l’on peut faire à un moment donné ne préjuge en rien de ce que sera l’avenir.

                  Ainsi quand on roulait en De Dion Bouton chacun pouvait affirmer que l’automibile était un moyen de déplacement vraiment très marginal, on a vu ce qu’il en est advenu.

                  Il n’y a donc pas de valeur prédictive dans un tel constat : quelle peut donc être sa valeur sinon d’admettre une réalité qui pourrait bien évoluer, dans un sens que l’on ignore peut-être ?

                  On peut par contre se faire une idée de l’évolution qui se dessine dans le domaine des énregies renouvelables en suivant le rythme des constructions, des projets, des investissements...

                  On s’aperçoit alors que ces énergie subissent une tendance qui pourrait les rendre de moins en moins marginales, leur faire gagner des parts importantes de production.

                  L’étude des tendances a beaucoup plus de sens que les constats instantanés !


                • jcm jcm 5 juin 2008 18:59

                  Pour se tenir au courant des tendances il pourra être intéressant de consulter certains sites spécialisés.

                  Je viens par exemple de lire cet article : Concentrated solar power has a bright future

                  (L’énergie solaire par concentration a un avenir brillant) qui peut inciter à penser que les constats du jour ne seront peut-être plus valables demain...


                • Pierrot Pierrot 7 juin 2008 17:03

                  Comme je l’ai déjà dit la production d’énergie éolienne ne représente que 0,8 % de la production d’énergie en France en 2007( soit pour les 1916 éoliennes 4,2 TWh).

                  Bien que cette valeur soit en augmentation de plus de 30 % par an cela reste bien faible et le restera)

                  C’est donc marginal et très chère.

                  Les sociétés qui recherchent l’appat du gain facile (TOTAL, SHELL ...) sont essentiellement intéressées par le prix énorme du rachat par EDF (2 à 3 fois le prix de revient et garanti à 15 ans).


                • Pierrot Pierrot 7 juin 2008 17:04

                  Je voulais écrire :

                  l’éolien représente 0,8 % de la production ELECTRIQUE en France en 2007.

                  Donc environ 0,2 % de la production d’énergie en France en 2007.


                • ZEN ZEN 5 juin 2008 17:15

                  L’auteur n’est guère informé

                  C’est un non-article

                  A quoi bon commenter ? il n’intervient jamais dans le débat


                  • Numero 19 Numero 19 5 juin 2008 17:21

                    Ce que vous dites est vrai pour les autres formes d’énergies aussi. Songez à l’immense gâchis énergétique que sont les déperditions des centrales nucléaires. Le rendement d’une machine utilisant un combustible comme le pétrole ou le charbon ne vont pas très loin non plus. Tiens, une voiture avec un rendement de 50% est super optimisée...

                    Personellement, je ne crois pas du tout à ces énergies renouvelables, qui sont à ce que je sais largement insuffisantes vis à vis de notre consommation actuelle. Ma confiance est dans la fusion nucléaire... et elle ne viendra pas de si tôt.

                    Donc entre ceux qui retardent le développement de ces énergies pour se faire leur business quand l’énergie deviendra rare et ceux qui à l’encontre de théories exotiques (fusion froide et théories de Tesla) ont pour seul commentaire « c’est de la merde ca ne marchera jamais », je ne sais pas qui j’accuserai lorsque le chaos sera provoqué par des pénuries de toutes sortes dans notre civilisation basée sur cette « énergie ».


                    • bertrand 5 juin 2008 22:03

                      Je suppose qu’à l’origine de cette article il y a vaguement l’idée de facteur de charge ou de nombre d’heures équivalent à pleine puissance, mais manifestement les neurones ont bloqués sur le concept et se sont raccrochés aux branches les plus basses : la HIFI et l’histoire des watts musicaux ou crêtes. On sent tout de suite la puissance cérébrale derrière tout ça…

                      Je cite :
                      "Malheureusement, le pourcentage de temps pendant lequel une éolienne est utilisable dans l’année ne dépasse pas 25 % !"
                      La on a une grosse confusion, rappelons les notions de base :
                      Le facteur de charge, qui est effectivement de 25 % en moyenne pour l’éolien en France actuellement, est simplement le rapport entre l’énergie produite annuellement par une éolienne et l’énergie qu’elle produirait à pleine puissance sur la même période, car évidemment une éolienne ne produit pas en permanence à pleine puissance.
                      Maintenant assimiler cette notion à la durée "utilisable" d’une éolienne il y a une sacrée marge. En fait le taux de disponibilité d’une éolienne moderne est de l’ordre de 98 %. Les 2 % qui restent sont réservés à la maintenance et les exploitants s’arrangent généralement pour faire cette maintenance pendant les périodes non ventées. Ce taux de disponibilité est garanti par contrat par le constructeur de l’éolienne.
                      Donc l’éolienne est "utilisable" pendant 98% mais elle ne produit pas pendant toute cette période elle produit en fait pendant environ 80 % du temps.
                      Pour un site moyen à 7 m/s (25 km/h) la production d’énergie peut être décomposée en 2 parties : une partie produite par les vents moyens et une seconde par les vents forts. Pour un ratio avec 50% d’un coté et 50 % de l’autre, on aura la répartition suivante :
                      Pendant 18 % du temps l’éolienne ne produit rien
                        65 % produit 50 % de l’énergie annuelle
                       17% produit les 50 % d’énergie restante
                      A cela il faut ajouter que d’une manière tendancielle l’éolien produit plus le jour que la nuit et plus l’hiver que l’été. OK ça tombe très mal pour prendre la relève du nucléaire et alimenter les climatisations l’été mais c’est un autre débat.
                      Sur des sites bien ventés dans le sud de la France moins soumis aux aléas anticycloniques hivernaux on atteint des facteurs de charge dépassant les 50 % l’hiver justement lorsque les besoins sont importants. Certes ce ne sont pas les mirifiques 80 % du nucléaire mais ce taux de charge n’est possible qu’à condition d’exporter en masse l’électricité vers nos voisins pendant la nuit, sans cette possibilité le taux de charge du nucléaire pourrait difficilement dépasser les 60 %.
                      L’intermittence est bien effectivement un problème pour une certaine catégorie d’énergie renouvelable, mais l’auteur oublie, par ignorance ou par dessein, de parler de l’énergie hydraulique qui est bel et bien une énergie renouvelable et qui entre autre permet le fonctionnement de notre réseau électrique de manière satisfaisante en limitant les apports des centrales thermiques à flammes. Il se trouve justement que ces réservoirs hydrauliques, que n’ont pas tous nos voisins européens, présentent une complémentarité intéressante avec l’éolien. Au passage rappelons tout de même que hydraulique produit à peu près autant d’énergie électrique sur cette planète que le nucléaire. Il existe des avantages et des inconvénients des 2 cotés, mais ne divergeons pas…
                      Sans aller plus loin dans le détail, on voit bien que se limiter a de simple analogie (en l’occurrence grotesque) ne fait pas avancer le débat, juste le parasiter.
                       

                      • Pierrot Pierrot 7 juin 2008 17:07

                        Non, une éolienne (en France et à l’étranger) ne fonctionne en moyenne que 2000 heures par an sur un total de 8400 heures possible cela fait bien de l’ordre de 25 %.

                        Pierrot


                      • Pierrot Pierrot 7 juin 2008 17:14

                        A foufouille,

                         

                        la géothermie présente un intérêt local.

                        En effet l’eau chaude ne se transporte pas aussi facilement que l’électricité par exemple.

                        La géothermie profone (plus de 100 mètres avec une source très chaude peut permettre la production d’énergie ELECTRIQUE.

                        Mais les sites favorables restent rares et les coûts de forages élevés, même si c’est une énergie en devenir, mais marginale (Vosges, Bassin parisien, Sud Ouest pour la France, Islande, Mexique, USA et autre sites volcaniques à gradient thermique élevé).

                         


                      • bertrand 11 juin 2008 12:43

                        C’est la confusion la plus souvent entretenue par les anti-éoliens, une éolienne fonctionne bien en moyenne pendant 80 % du temps. Mais c’est la notion de nombre d’heures équivalent à pleine puissance qui est le plus souvent citée, ce nombre est le rapport entre l’énergie totale fournie par l’éolienne sur l’année complète et la puissance de l’éolienne. On divise des MWh par des MW et on obtient des heures, les MW c’est tout simplement la puissance maximale ou nominal de l’éolienne.

                        On utilise cette notion pour caractériser la qualité du site mais ce n’est en aucun cas l’image fidèle de la réalité. Les éoliennes fonctionnent parfois à pleine puissance mais cela ne représente que moins de 20 % du temps.
                        Tout est très bien expliqué ici :
                        et là
                        Suivant la qualité des sites d’implantation ce nombre d’heures équivalent varie dans des proportions importantes. Enfin le tarif d’achat français de l’électricité d’origine éolienne prévoit un nombre équivalent pleine puissance compris entre 2400 et 3600 heures, c’est donc que ce n’est pas non plus une constante immuable :

                        http://www.industrie.gouv.fr/energie/electric/pdf/tarif-achat-eolien.pdf


                      • jcm jcm 6 juin 2008 10:47

                        Evaluer un système de production d’électricité avec le seul rapport du temps de fonctionnement maximum à la puissance installée n’a pas de sens : d’autres facteurs doivent être pris en compte, que l’auteur de l’article passe sous silence.

                        Par exemple on peut examiner la question du coût du kW installé par type de filière, et rapporter l’énergie produite à ce coût : cela introduit une autre approche qui n’est pas sans intérêt.

                        Nous disposons pour ce faire d’un document intéressant : le World energy, technology and climate policy outlook de la Commission Européenne.

                        Nous y trouverons en page 71 la figure 4.2 "Learning curves for power generation technologies up to 2030" qui nous fournit les données nécessaires.

                        Comme une comparaison correcte se fera pour des puissances installées équivalentes nous choisirons une puissance de 100 GW et nous y lirons un investissement en euros par kW pour :

                        - le nucléaire "classique" de 3500 environ

                        - le "New nuclear design" (centrales de nouvelles génération) de 2500 environ

                        - le charbon gazéifié de 1700 environ

                        - le gaz conventionnel de 1700 environ

                        - le solaire thermique par concentration probablement la même valeur (légère prolongation de la courbe)

                        - l’éolien 950 environ

                        - etc...

                        On calculera donc que pour une rentabilité équivalente de l’investissement il suffira que l’éolien produise 950/3500 = 0,271, soit 27% de la puissance installée, ce qui ne sera pas encore un reflet correct de la réalité car un autre paramètre entre en jeu.

                        Un paramètre important en période de forte demande énergétique : le temps nécessaire à la mise en service d’une installation donnée, qui est d’au minimum 7 ans dans le meilleur des cas pour une centrale nucléaire et de 2 à 3 ans pour une ferme éolienne, ou une centrale solaire par concentration.

                        Ce différentiel a son importance : ce sont de 4 à 5 ans de production électrique gagnée par des centrales qui seraient construites plus vite.

                        Et ce différentiel est notablement renforcé par des "frais annexes" qui accroissent fortement l’intérêt des solutions dites "renouvelables" : ce sont les coûts de démantèlement des différentes centrales.

                        Le démantèlement d’un parc éolien ou solaire n’aura rien de comparable à celui d’un parc de centrales nucléaires, nous le savons tous.

                        Et l’on constatera qu’à court terme le nucléaire ne peut pas être considéré comme un concurrent du charbon : on édifie une centrale à charbon en 2 à 3 ans, comme une centrale solaire ou éolienne.

                        Le nucléaire peut être vu par qui le voudra comme une solution à un terme assez incertain, et la fermeture temporaire du chantier de l’EPR de Flamanville comme les retards pris dans la construction de l’exemplaire finlandais illustrent cette incertitude.

                        Si, comme certains commentateurs l’ont indiqué, cet article peut être lu comme une tentative de décrédibilisation des filières renouvelables par rapport au nucléaire, on voit qu’elle est d’une grande légèreté...


                        • foufouille foufouille 6 juin 2008 12:56

                          l’auteur n’a pas chercher beaucoup..........

                          l’eolien est tres porteur et interessant pour nos pays. il y a des projets d’eolienne flottante ou meme volante (ballon). on a pas assez de soleil chez nous pour les panneaux photovoltaiques a 5% de rendement qui datent de 20a.........depuis, il y eut des decouvertes. et meme la ca avance.

                          l’auteur oublie aussi la geothermie. on pourrait creuser des puits, par exemple dans une montagne. ou dans le sol

                          en plus on a pas de petrole ni d’uranium

                          ajoutons que le financement de l’electricite "publique" est loin d’etre clair. et rempli de lobby 


                          • vin100 10 juin 2008 15:44

                            Tout ceci est vrai si l’on reste au mode d’organisation actuel qui date d’un demi siécle ou tout a été organisé autour d’une ressource concentrée et bon marché : le Pétrole et la bagnole avec le fameux moteur à explosion. Une société et une organisation technologique ou la croissance est batie sur le fait qu’une minorité (l’Occident pour faire simple et son mode de consommation) nous bénéficions et épuisons des ressources à notre profits aux dépends des autres qui n’y ont pas accés


                            Seulement voilà, ce modèle dont vous parlez qui vous semble si évident s’impose maintenant sur la planète et si tout le monde veut vivre comme nous (il n’y à pas de raison) il nous faudrait plusieurs terres pour que cela soit possible. (les chinois commencent déjà à faire de même que nous et l’on voit déjà les dégats, on ne parlera pas de l’Inde dont la population est bien supérieure et des autres continents qui pointent déjà eux aussi leurs nez). Nous sommes la première génération de l’humanité a prendre conscience de la "finitude" des limitations de notre planète. Le études dont vous parlez n’en avaient pas du tout conscience. Donc votre modèle, illustré par les études dont vous parlez est donc devenu intenable pour l’avenir, même s’il a fait la preuve que pendant 50 ans cela était possible.

                            Effectivement si l’on veut rentrer en concurrence (avec le solaire et l’éolien) avec le schéma actuel ou l’ énergie que chacun nous consommons est produite dans des centres éloignés qui distribuent en cascade là effectivement le solaire et l’éolien ne sont pas de taille.

                            Mais il ne s’agit pas du tout de cela. Ce mode de production et d’organisation (de masse) est foutu dans l’avenir pour les raisons exposées plus haut.

                            Le batiment consomme aujourd’hui presque la moitié de l’énergie. Mais batiments anciens ou nouveaux, on peut aujourdh’ui faire que non seulement ceux ci ne consomment plus mais qu’ en plus qu’ils soient producteur d’énergie en utilisant les surfaces des toits et des facades et en faisant de l’architecture Passive .Nos maisons actuelles sont des scandales énergétiques.Je ne rentrerais pas dans des explications qui sont largement disponibles sur Internet.

                            Mais aujourd’hui et dans l’avenir, nous pouvons mettre en place d’autres schémas d’organisation. La production de masse est impossible (c’est vrai ) avec le solaire, mais dans un schéma ou chaque centre de consommation devient autonome cette solution devient possible et trés rentable.

                            On libère donc et on diminue de façon exponentielle les besoins de production de masse sans refuser le confort et même en l’améliorant. La cogénération permet a la fois de produire pour chaque maison et la plupart des entreprise à la fois la chaleur et l’électricité. Il n’ y a pas que le moteur à explosion, d’autres moteurs comme le Sterling avec des rendements bien supérieur existent. Pour la voiture les hybrides Sterling / electrique etc...

                            Mais effectivement ces voies n’ont pas eté assez travaillé depuis plus de 30 ans car l’ énergie du Pétrole etait trés peu chère et l’on pensait que toute la terre pouvait vivre comme nous le Rêve Américain des années 50. Du coup seul des marginaux en rupture de société, des bricolos réveurs exploraient ces voies et cela n’a pas contribué à renforcer le coté crédible de leurs affirmations ce qui est dommage mais c’est ainsi.

                            Mais cela est en train de changer.

                            Alors oui, contrairement à beaucoup de propos tenus plus haut et sans être un écolo barbu et libertaire le Solaire l’ Eolien, sont contrairement a ce que vous dites des alternatives non seulement suffisantes mais en plus obligées. Mais il ne faut pas les mettre dans un schéma de production de masse avec une distribution de masse qui elle même est excessivement couteuse vu les énormes pertes de conversion et de transport qui oblige de produire encore plus pour compenser les pertes.

                            Mais il faut quitter ce schéma de production de masse et de dépendance. De toute façon nous n’avons plus le choix et de même qu’aujourd’hui les français on diminué la part des dépenses d’alimentation dans le budget, de la même façon ils refusent aujourd’hui de se faire ruiner pour de l’énergie.


                            • 9 août 2008 23:12

                              Bonjour,

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                              Je salut le premier commentaire de bon sens que je lis sur la question. Je me permet de souligner dans sa suite des points qui me paraissent interessant pour ceux qui sont interesser par un aspect technologico-theorique.

                              Le probleme de l’energie est actuellement son impossibilite de stockage. Le succes du carbone actuel vient de son niveau de maturite technologique mais surtout de cette verite qui diminue pour les investisseurs la probabilite de rendement d’autre forme de production d’energie. D’ailleurs les hydrocarbures ne sont pas une production d’energie mais l’extraction d’une energie stockee par les organisme vivant et condense lors de la sedimentation et du chauffage geothermique. La premiere source de conversion d’energie renouvelable est l’hydrolique et malgre ses impact ecologique lourd (suite a l’inondation des bassins) est extremement developpe puisqu’il est non seulement mature techniquement, est rentable et surtout parce qu’il permet de stocke de l’energie et de controler de maniere quasi instantane la production, ce qui est un atout formidable pour un reseau electrique dans lequel par nature, tout energie produite doit etre instantanement consomee. Passe outre ce probleme de stockage, toute forme de production d’energie (solaire, eolien, oulomotrice, courant marin, geothermie, mais aussi nanotechnologie qui sait ...) deviendra interessante car elle aura la garanti de trouver un consomateur meme a l’autre bout du globe ou dans dix seconde ou vingt ans.

                              Le raisonement de ce commentaire est tres vrai, de toute facon c est une revolution du mode de vie qui est necessaire si l’humanisme prevaut et nous pousse a chercher une egalite des hommes (principe peu repandu ailleurs qu’en europe occidentale). Negliger la piste d’une source d’energie est un manque de vision a moyen terme. Le secteur des hydrocarbure a monopolise un nombre impressionant de cerveau depuis plus d un siecle qui explique sa rentabilite actuelle comme sa superiorite technique.

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                              Le nucleaire pour d’autre raison que les energies renouvelable ne sortira pas du lot tant que son energie produite (avec une inertie des plus grandes) ne pourra etre stockee et ceux rien que pour la consomation du reseau d’electricite. Ensuite pour comparer son efficacite face a des technologie emergente il faut aussi rappeler les pertes en ligne enorme qu’une centralisation implique (RTE deuxieme consamateur francais d energie) et les problemes que leur utilisation porte ailleurs qu’en europe (politique, seismique, securite industrielle : meme en France pays numero 1 du nucleaire des accidents arrivent !). Meme la fusion sera face a ces problemes meme si elle ouvrira a des ressources quasi illimite.

                              Comme le dis le commentaire precedent, de toute facon a porter de main il y a des avancees

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                              considerables a faire dans le batiment, dans les ecomies d’energie (eviter de fumer a la fenetre en hivers, prendre le velo...), dans le vieux parc automobile occidentale que l on retrouve a poluer les routes d’Afrique ou d’Asie... mais a moyen et long terme elles ne suffiront pas. Comme il a fallu se faire a l’idee du petrole cher, il faut se faire a l’idee que developper des energies nouvelles coute cher et que dans l’etat actuel des choses il y a des barireres technologiques qui rendent impossibles les previsions des economistes. D’ailleurs ces derniers en matiere d’energie se sont toujours plante. On a vu nombre d’expert du petrole predire des montagnes qui n’ont jamais pousse parce que le probleme est trop complexe pour leur modele. Rappelons qu’il y a 17 ans Internet semblait etre une pale copie du minitel pour ceux qui connaissaient. Aucun a part les informatitiens imaginatifs n’a pu imaginer ce que quelques revolutions techniques apporteraient. Dans l’energie, l’electronique de puissance fait de grandes avancees et la miniaturisation de l’informatique permet des progres enorme en automatisme. Les applications suivent et prennent du temps et de l’argent. Il faut les encourager mais dans certain secteur comme l’economie d’energie elles portent deja leur fruit (voir les resultat de Schneider). Mais il ne faut pas croire que le petrole est une solution peu cher. Pour y travailler, chaque projet de forage coutent des dixaines de millions d’euro a la pointe des technologies, n’ont pas la garantie d’etre rentable et n’offre qu’un interet a court terme. Si les investissements actuelle etaient aussi important dans les autres energies que dans les hydrocarbones les avancees technologiques verraient le jour comme des champinions... mais les regles du systeme ne poussent pas encore assez au risque dans le domaine de l inovation et les reactions naturelles de tout un chacun est de ne pas risquer ses economies sans garantie. Quand a ceux qui ont le surplus financier necessaire aux developpements de ces inovations (les majores mais surtout les pays producteurs qui detiennent 80 a 90% de la part du gateau de la production) ils rechignent a nourrir la concurence technologique. La encore comme sur l’ethique, la corruption ou l’ecologie les meilleurs, et c’est triste a dire, restent les majores qui essaient d’ameliorer leur comportement ; les producteurs nationaux n’essaient meme pas.

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