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Le bouclier défensif des climatosceptiques...

Les médias relaient depuis Copenhague et le "climatgate", le discours des « climatosceptiques ». Quel est l’essentiel de ce discours ? Il défend avec force l’idée selon laquelle les activités humaines ne seraient pas responsable du réchauffement climatique . C’est me semble-t-il, l’essentiel de leur message. Or, cette réaction virulente des climatosceptiques vient précisément illustrer la thèse que j’ai pu développer dans le cadre d’un Doctorat en Sciences de l’éducation. En effet, mon travail a voulu montrer que la crise environnementale (et volontairement, je ne réduis pas cette crise au seul versant climatique) est d’abord une crise humaine, et plus précisément, une crise de l’identité humaine dans le vis-à-vis avec la nature. Autrement dit, les rapports de l’homme avec son environnement seraient au coeur de la crise écologique, ouvrant la nécessité pour les humains de re-questionner leur place dans le monde, et par voie de conséquence, leur « identité humaine ». Or, il n’est jamais facile d’approcher la question du « qui suis-je ? », que ce soit sur un plan individuel ou collectif. La psychanalyse a montré combien la construction du moi est précaire, et comment, lorsque le moi est « ébranlé », se lèvent des « boucliers défensifs », visant à le renforcer. J’ai voulu montrer dans ma thèse, qu’on peut regarder les représentations collectives de la nature et de l’homme, comme pouvant dépendre de mécanismes défensifs similaires aux mécanismes défensifs du moi individuel. Ceci au sens où ces représentations donnent une définition de l’homme et de la nature à laquelle une culture s’identifie.

De ce point de vue, la crise écologique est un véritable défi pour l’humanité de l’homme. Un défi qui dépasse les discours sur la « gestion des ressources naturelles », ou sur le « changement climatique ». Se pose donc une première série de questions : à quoi sert la réduction de la crise écologique, au seul problème du « réchauffement climatique » ? Et, lorsqu’on reste sur le réchauffement climatique, à quoi sert le discours de « non responsabilité humaine » ?

Dans la perspective énoncée plus haut, nous serions tenter de parler « d’évitement » voire même de « déni ». Il s’agirait avant toute chose, de ne pas « ébranler » les représentations que l’on tient pour définitives de ce que sont l’homme, la nature et leur relation. En réduisant la crise écologique au réchauffement climatique, et en développant l’idée que l’homme n’y est pour rien dans ce réchauffement, (ce qui est peut-être vrai d’ailleurs, mais on s’en fiche car le problème n’est pas là !) on évite la vraie confrontation qui consiste à accepter d’être les auteurs et les acteurs d’une transformation des images de soi et du monde.

D’où une nouvelle série de questions : Quelles ouvertures sont rendues possibles par le fait que l’homme, pour la première fois de son histoire se perçoive « responsable » des effets de son activité sur l’environnement ?1 Cette perception nouvelle d’une responsabilité élargie à tout ce qui vit sur cette petite planète n’est-elle pas la possibilité d’une éthique nouvelle (H. Jonas) ? La véritable nouveauté ne tient-elle pas précisément dans ce sentiment de responsabilité qui serait une chance pour l’humanité ? Mais bien sûr pour cela, il ne faut pas que ce sentiment de responsabilité se confonde avec une culpabilité mortifère. Car c’est elle, la culpabilité mortifère, qui brandit les boucliers défensifs que sont l’évitement et le déni.

Donc, la crise écologique pourrait être une chance à saisir dès lors qu’on accueille le sentiment d’une responsabilité nouvelle, élargie à tous les êtres vivants avec nous sur Terre.

1lC’est le fait de se percevoir responsable qui nous semble essentiel ici, et non pas de savoir si c’est une "réalité" ou non. Ceci étant dit, on peut difficilement nier l’impact humain dans la destruction de la bio diversité. Et même si dans un temps avant l’homme, il y a eu de gigantesques destructions d’espèces vivantes, cela ne permet pas de justifier l’agir humain qui détruit sans limites les autres espèces vivantes.

par monnier mardi 9 mars 2010 - 32 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par Leviathan (xxx.xxx.xxx.49) 9 mars 2010 10:09
    Leviathan

    Article publié sur "Rtbf.be", le 14/02/2010.

    "Climat : pas de réchauffement depuis 1995 admet Phil Jones"
    http://www.rtbf.be/info/societe/cli...

    Article de la BBC, traduit en français par "solidariteetprogres.org", le 15/02/2010.

    "Réchauffement climatique : les rats quittent le navire !"
    http://www.solidariteetprogres.org/...

    Article publié sur "agoravox.fr", le 24/02/2010.

    "ClimateGate : Du Rififi au parlement de Nouvelle Zélande !..."
    http://www.agoravox.fr/actualites/e...

    Article publié sur "agoravox.fr", le 27/02/2010.

    "Rajendra Pachauri et le GIEC visés par une enquête internationale de l’ONU" :

    http://www.agoravox.fr/actualites/e...

    Relisez cet article de Daniel ESTULIN datant de 2005.
    Les projets des mondialistes pour l’établissement d’une taxe carbone, du projet de guerre contre l’Iran. y étaient dévoilés.

    Article de Daniel Estulin, du 24 Mai 2005, qui fut publié dans le journal "Nexus" n°41.

    - "GROUPE BILDERBERG : LE MONDE QU’ILS NOUS PREPARENT"
    http://www.nonalaguerre.com/article...

    Ainsi que les ouvrages ci-dessous :
    - "La véritable histoire des bilderbergers" de Daniel Estulin.
    - "La marche irrésistible du nouvel ordre mondial" de Pierre Hillard.

    Puis visionnez les vidéos d’Eric Granger qui résume assez bien la situation.

    - "Le DÉCODEUR Histoire de la politique climatique"
    http://www.dailymotion.com/video/xcd64j_le-d%C3%A9codeur-histoire-de-la-politiqu_news

    - "LE DÉCODEUR - La propagande climatique"
    http://www.dailymotion.com/video/xc...

    - "LE DÉCODEUR - La gouvernance mondiale"

    http://www.dailymotion.com/video/xc4skn_le-d%C3%A9codeur-la-gouvernance-mondiale_news

    Et pour finir, cette conférence de Pierre Hillard, intitulée "La marche vers l’Etat mondial".
    http://www.archive.org/details/LaMarcheVersLetatMondialParPierreHillard

  • Par JL (xxx.xxx.xxx.74) 9 mars 2010 10:23
    JL1


    C’est quoi cette "culpabilité mortifère" que vous évoquez ?

    Par ailleurs, est-ce que vous ne faites pas de l’anthropomorphisme dans le but de détourner les vraies questions ? ainsi vous écrivez, je cite :

     "à quoi sert la réduction de la crise écologique, au seul problème du « réchauffement climatique » ? Et, lorsqu’on reste sur le réchauffement climatique, à quoi sert le discours de « non responsabilité humaine » ?"

    Les bonnes questions sont : "à QUI sert la réduction de la crise écologique, au seul problème du « réchauffement climatique » ? Et, lorsqu’on reste sur le réchauffement climatique, à QUI sert le discours de « non responsabilité humaine » ?

    Je note en plus, que ces deux questions sont très réductrices, la deuxième surtout : en effet, il existe des intérêts puissants qui réduisent la crise écologique, au seul problème du « réchauffement climatique », et d’autres intérêts aussi puissants nient la responsabilité humaine du réchauffement et évacuent du même coup les questions de pollution hors réchauffement.

    Les deux véritables questions sont donc :

    - à QUI sert la réduction de la crise écologique, au seul problème du « réchauffement climatique » ?

    - à QUI sert le discours de « non responsabilité humaine » vis à vis des pollutions de toutes sortes ?



  • Par amipb (xxx.xxx.xxx.145) 9 mars 2010 11:02
    amipb

    Merci à l’auteur pour cet article, qui soulève effectivement le rapport qu’a l’homme avec son environnement.

    Toutefois, je pense qu’il y a 2 aspects psychologiques :
    1) La destruction de la nature semble répondre à la peur que nous en avons ;
    2) La critique déchaînée des modèles de dérèglement du climat par l’homme semble répondre, quant à elle, à la résistance au changement. L’homme, dans l’histoire, n’a su changer qu’en réponse à événements contre lesquels il ne pouvait apporter de solution immédiate. Seules les catastrophes naturelles qui toucheront les pays occidentaux auront une chance de faire changer les esprits.

    En espérant qu’il ne alors pas trop tard. Nos enfants seront juges de nos actes.

  • Par le naif (xxx.xxx.xxx.61) 9 mars 2010 10:22
    le naif

    @ L’auteur

    Bonjour,

    Curieux article que votre approche psychanalytique du problème écologique, c’est original et cette façon de poser le problème n’est pas inintéressante.

    Vous dites " En réduisant la crise écologique au réchauffement climatique, et en développant l’idée que l’homme n’y est pour rien dans ce réchauffement, (ce qui est peut-être vrai d’ailleurs, mais on s’en fiche car le problème n’est pas là !) on évite la vraie confrontation qui consiste à accepter d’être les auteurs et les acteurs d’une transformation des images de soi et du monde."

    Il ne s’agit pas tant de nier la responsabilité humaine, que de se poser des questions sur le diagnostique posé par le GIEC et surtout sur les solutions préconisées. Si c’est l’homme dans le cadre d’un système économique mondialisé qui engendre destruction et pollution. Vouloir responsabiliser l’homme en tant qu’individu sans remettre en cause le système dans lequel il évolue, n’a pas de sens. Certes, je peux faire des efforts, et je les fais comme le petit colibri, mais si dans le même temps les grands déséquilibres économiques et ses aberrations ne sont pas réglés mes efforts auront peu de sens. Hors de changement de système économique, il n’en est pas question et ce ne sont pas les taxes carbones qui changeront quoi que ce soit au problème.

    "D’où une nouvelle série de questions : Quelles ouvertures sont rendues possibles par le fait que l’homme, pour la première fois de son histoire se perçoive « responsable » des effets de son activité sur l’environnement ? "

    Depuis que nous sommes entré dans l’ère nucléaire, l’homme est conscient de ses capacités de destruction et de l’épée de Damocles au dessus de sa tête. Le problème écologique ne vient qu’ajouter un péril de plus.

    "Cette perception nouvelle d’une responsabilité élargie à tout ce qui vit sur cette petite planète n’est-elle pas la possibilité d’une éthique nouvelle (H. Jonas) ? La véritable nouveauté ne tient-elle pas précisément dans ce sentiment de responsabilité qui serait une chance pour l’humanité ? Mais bien sûr pour cela, il ne faut pas que ce sentiment de responsabilité se confonde avec une culpabilité mortifère. Car c’est elle, la culpabilité mortifère, qui brandit les boucliers défensifs que sont l’évitement et le déni."

    Je pense que ce n’est pas tant un problème de déni qu’un sentiment d’impuissance face à des choix économiques technologiques et politiques qui nous échappent en grande partie et se font malgré nous pour ne pas dire contre nous. Je suis d’accord avec vous pour dire que la culpabilisation n’est pas le meilleur moteur pour changer les comportements et une prise de conscience responsable.

    "Donc, la crise écologique pourrait être une chance à saisir dès lors qu’on accueille le sentiment d’une responsabilité nouvelle, élargie à tous les êtres vivants avec nous sur Terre."

    A condition de changer nos systèmes démocratiques et de redonner aux individus le sentiment qu’il a prise sur son avenir.

    PS : Une vidéo très courte qui donne à réfléchir, est-ce que la taxe carbone et les droits à polluer pourront résoudre cette folie ???

    Slts

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