Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Le climat se réchauffe-t-il ? L’avis d’un scientifique (...)

Le climat se réchauffe-t-il ? L’avis d’un scientifique naïf

Ayant lu plusieurs articles sur le réchauffement climatique, ici et ailleurs, et parcourus quelques pages wikipedia sur le sujet (notamment sur le graphique en « crosse de hockey »), j’ai rencontrés des graphiques tels que celui-ci :
 
 
 
D’où viennent ces données ? Pourquoi faire une moyenne annuelle ? Pourquoi pas 3 mois, 5 jours ou 15 ans ? Qu’est que ces "Anomalies de température" ? Ou sont les barres d’erreurs ? Le résultat est-il statistiquement significatif ? Le climat se réchauffe-t-il vraiment ?
 
Bref, arrivé à tel point d’incertitude et de désinformation j’ai décidé de répondre à cette question par moi même : d’aller chercher des données sur la température et de les analyser. Il est nécessaire de préciser que je suis biologiste, une science bien plus complexe que celle des thermomètres, et que je ne connais strictement rien en climatologie. 
 
La première étape consiste à récupérer des données sur la température. Après une courte recherche je suis tombé sur ce jeu de données. Il s’agit de la température moyenne journalière, mesurée depuis 1995 jusqu’à aujourd’hui et dans plus de 250 villes (Ankara, Panamá, Tel Aviv, Vancouver, Barcelone, Miami Beach, Niamey, ...). A priori ces données sont plutôt fiables, et ont une résolution temporelle et spatiale suffisamment précise. Voici à quoi ressemble une de ces courbes de température pour la ville de Fairbanks (en Alaska) :
 
 
Qui voit-on ? Et bien que la température varie de manière périodique, en clair qu’il fait froid en hiver et chaud en été et que tout cela varie beaucoup de jour en jour ; jusqu’ici tout va bien. Mais ou est donc le réchauffement climatique ? Ca ne monte pas beaucoup. L’Alaska n’est peut être pas le meilleur endroit on chercher le chaud, essayons Chengdu (chine) :
 
 
Bien que le climat soit plus clément, il est difficile d’y trouver une quelconque tendance réchauffiste. Essayons donc de faire une moyenne mensuelle :
 
 
Sur ce graphique la ligne noir indique la moyenne mensuelle alors que les lignes rouges indiques la variabilité autour de cette moyenne pendant le mois ( plus ou moins un écart type). C’est l’équivalent des barres d’erreurs manquante sur le graphique provenant de wikipedia et qui permettent de permettent de représenter la précision avec laquelle nous sommes capable d’estimer la moyenne mensuelle. Prenons maintenant une moyenne annuelle :
 
 
Tout cela est bien plat. Ceci dit on ne prouve ici pas grand chose, la méthode la moyenne est mauvaise : elle dégrade artificiellement les données en réduisant la résolution temporelle.
 
Pour analyser plus précisément ces données, j’ai utilisé le modèle mathématique suivant :
 
 
La température au temps t est donnée par un terme en cosinus d’amplitude A, de fréquence angulaire omega et de phase phi et qui varie autour d’une température moyenne mu à laquelle s’ajoute une dérive linéaire de la température dans le temps donnée par le coefficient D. Le modèle suppose donc que la température augmente linéairement (D plus grand que zéro), reste stable (D égal à zéro) ou diminue linéairement (D plus petit que zéro). Finalement s’ajoute un terme de bruit normal de moyenne zéro et d’écart type sigma. Les paramètres du modèle sont estimés à partir des données pour chaque ville par minimisation des résidus au carrés. Voici le résultat pour une des villes :
 
 
Le modèle estimé à partir des données (en noir) est dessiné en rouge. Dans l’ensemble le modèle semble bien reproduire les données. En bleu sont dessinés les droites de pente D afin de bien visualiser si le modèle prédit un augmentation ou une diminution de la température moyenne. On croit percevoir une légère augmentation sur ce graphique, cette impression peut être augmentée en changeant la taille de la figure :
 
 
 
Clairement la manière dont on présente des données peut largement influencer la perception que l’on s’en fait. Finalement voici l’histogramme des dérives de la température D inférés grâce aux données :
 
 
 
On voit que si certaines villes se refroidissent, la plupart d’entre elles se réchauffent ; la distribution est clairement décentrée à droite par rapport à zéro. La dérive moyenne est de +0.057 Fahrenheit par année ( +0.027 C° par année). Cette valeur est statistiquement différente de zéro (p-value : 10e-29). C’est valeur est comparable à celle que montre le premier graphique provenant de wikipedia (+0.4C° sur 20 ans).
En conclusion cette modeste analyse montre un réchauffement moyen comparable à celui publié sur wikipedia, et si les graphiques que l’on y trouve présentent les données de manière discutable, ils ne semblent pas mentir sur l’essentielle. On a également vu que répondre à un question simple n’est pas forcément si facile.
 
Pour finir voici la ville ou l’augmentation de température est la plus importante (Helena) :
 
 
Et un exemple de diminution de température (Monterrey) :
 

Documents joints à cet article

Le climat se réchauffe-t-il ? L'avis d'un scientifique naïf

Moyenne des avis sur cet article :  4.41/5   (41 votes)




Réagissez à l'article

62 réactions à cet article    


  • Deneb Deneb 24 décembre 2009 10:52

    Sans pousser le vice jusqu’à l’étude des données de base, j’arrive à la même conclusion que l’auteur. Il y a effectivement une influence humaine sur le climat, vraisemblablement un rechauffement global. Ce qui me derange, c’est la facon dont ils essaient de « vendre » ce rechauffement, en forcant singulièrement le trait. Comme s’ils ne nous estimaient pas suffisament mûrs pour comprendre cette verité ; ils nous prennent pour des enfants incapables de raisonnement logique. La gestion de ressources planetaires aussi se fait hélas de cette manière, en adoptant la démagogie religieuse : je vous mens, je vous fatigue, je vous fais ch..., mais c’est pour votre bien !


    • Bouzeux 24 décembre 2009 11:00

      Je ne parle pas de l’influence humaine ici, simplement du réchauffement. Avant de trouver la cause de ce réchauffement il faut déjà être sûr qu’il y en a effectivement un. Sinon je suis assez d’accord avec vous.


    • Deneb Deneb 24 décembre 2009 11:54

      Vous en parlez pas, mais il me semble assez clair dans le premier graphique, même en prenant compte les écarts et le manque de précision que vous fustigez, que le comportement du climat commence à changer à partir du fin-19ème, ce qui coincide avec l’essor de l’industrie. Vu la vitesse avec laquelle on brule les fossiles, cela n’a rien d’etonnant.


    • Eloi Eloi 24 décembre 2009 13:05

      @ Deneb

      Vu la vitesse avec laquelle on brule les fossiles, cela n’a rien d’etonnant.

      La loi de l’effet de serre en fonction de la concentration en CO2 est une loi logarithmique. Une grande part du débat est sur l’augmentation de température due au doublement de la concentration : est-on proches du début de la courbe en logarithme (ou un doublement augmente terriblement la température) ou est-on plus loin (ou un doublement amène un pouillème : on est à saturation, l’effet ne peut presque plus augmenter).

      Non vraiment le débat sur l’effet de serre réel du au CO2 est loin d’être clos.

      Et je pense que cela c’est une « grande » découverte pour un grand nombre d’entre nous ! Surtout si nous sommes nés avec...


    • QuidNovi QuidNovi 24 décembre 2009 11:09

      Reste à expliquer pourquoi les glaciers reculent depuis 30 ans ? Il est indéniable que localement (montagnes et pôles au moins) les températures ont augmenté ces dernières décennies.
      Mais il est fort possible que les causes soient parfaitement naturelles. Faut-il rappeler qu’au XII siècle, en Europe les températures étaient bien plus élevées qu’aujourd’hui et que l’Angleterre produisait un très bon vin ?
      Pourquoi la thèse du réchauffement climatique du à l’activité solaire est t-elle minorée ?
      En outre, il faut aussi rappeler que le CO2 n’est pas un polluant et que son augmentation dans l’atmosphère suit toujours une augmentation des températures et non l’inverse.
      Il est fort dommageable que ce débat du climat ait quitté la sphère du scientifique pour pénétrer la sphère viciée du politique avec tout ce que cela implique en terme de manipulation, d’intérêt particulier et de désinformation.


      • infomatique 24 décembre 2009 12:22

        Et les danois faisaient les foins et élevaient des vaches au Groenland !!!

        Véridique.


      • Asp Explorer Asp Explorer 24 décembre 2009 12:51

        Ah oui, tiens, pourquoi ils reculent depuis trente ans, les glaciers ? Peut-être parce qu’avant, ils avançaient, non ? Je me souviens qu’à l’époque, certaines routes des Alpes menaçaient d’être coupées par l’avancée des glaciers, et qu’on se lamentait de l’inexorable glaciation qui nous pendait au nez. Avec des arguments scientifiques tout aussi convaincants que ceux avancés aujourd’hui pour démontrer l’inverse. Et les doctes professeurs de climatologie du GIEC sont très exactement les mêmes qui ont fait leurs thèses de doctorat sur le refroidissement global.


      • Firedog Firedog 27 décembre 2009 18:52

        Tout à fait, d’ailleurs, le nom de Groënland veut dire « pays vert »...


      • blaesy67 13 janvier 2010 21:09

        effectivement je me souviens des cartes postales de la mer de glace en 1875 environ qui etait encore plus reculée qu aujourd’hui. hier jai lu aussi que la banquise avait regagné sa surface normale ?? alors al gore ou gore ...


      • Radix Radix 24 décembre 2009 11:11

        Bonjour

        Il me paraît évident que la température dans les villes augmente, c’est une évidence et c’est du à plusieurs facteurs n’ayant rien à voir avec un réchauffement global. Par exemple le macadam absorbe de la chaleur le jour et la restitue la nuit comme le béton.
        Tout le monde peut constater qu’il fait en moyenne 1° de plus dans une ville que dans la campagne environnante.

        Le problème des stations météo où sont relevés ces températures sont situées quasiment toutes dans les banlieues de ces villes, alors que si l’on veut mesurer réellement la température il faut les situer en pleine campagne.

        Je pense que le GIEC était parfaitement au courant de ces anomalies mais comme elles allaient dans leur sens...

        Radix


        • Bouzeux 24 décembre 2009 11:48

          C’est vrai que ce n’est pas l’idéal d’avoir ces stations en villes (je ne sais pas ou elles sont situées exactement d’ailleurs). Cela dit je crois que les villes étaient déjà goudronnées (et polluée) en 1995, ce facteur ne devraient donc pas entre en jeu.


        • Radix Radix 24 décembre 2009 11:56

          Bonjour Bouzeux

          1995-2005 10 ans est une période trop faible pour tirer des conclusions dans le domaine du climat. Je pensais plutôt à une comparaison des températures entre le début du siècle dernier et maintenant où l’augmentation « constatée » est due essentiellement à la chaleur urbaine.

          On chauffe plus, la circulation a augmenté et les stations météo ont été rattrapées par l’urbanisation : le voila le réchauffement !

          Radix


        • Eloi Eloi 24 décembre 2009 12:59

          Ici, quelques chiffres sur l’accroissement de la population urbaine

          Est donné un tableau qui permet de voir que l’augmentation de la population urbaine entre 1975 et 2000 est entre 2% et 4%. Il y a probablement un effet de la superficie de la ville sur la chaleur qu’elle génère et la conservation de sa chaleur propre.

          Cela dit, si l’on n’est pas capable de décorreller le réchauffement global du réchauffement local des villes, cela signifierait que la température des villes seraient la borne supérieure de l’acroissement de température et que celui-ci, globalement serait inférieur.


        • Eloi Eloi 24 décembre 2009 13:01

          Erreur de ma part :

          l’accroissement de la population urbaine sur l’ensemble du monde entre 1975 et 2000 est bien de 9%.

          Il est entre 2% et 4% pour chacune des catégories (villes < 1 million d’hab, entre 1 et 5 millions, >5 millions)


        • Eloi Eloi 24 décembre 2009 13:37

          Cela dit une bonne manière de se donner quelques idées sur le réchauffement local serait de correler l’augmentation de température à la démographique :
          * taille des villes, augmentation de leur population
          * localisation géographique (lattitude, continent)

          * Héléna (augmentation) : aux USA (Montana, si c’est bien elle) : estimée à 295000 hab. en 2008 (augmentation +13% depuis 2000), moyenne environ 5°C (40°F), 800 km de l’océan pacifique
          * Monterrey (baisse) : au Mexique : agglomération 3.8 million d’habitants en 2005 (augmentation estimée de +25% depuis 2000). moyenne environ 20°C (70°F), 200 km de la baie des caraïbes

          la grosse ville, avec une très forte augmentation de population, dans un endroit chaud, se refroidit
          la petite ville, avec une forte augmentation de population, dans un endroit froid, se réchauffe

          les choses ne paraissent pas simple pour corréler température et croissance urbaine smiley


        • Eloi Eloi 24 décembre 2009 13:37

          encore une erreur :

          *Helena : estimée à 29500 hab. en 2008


        • ZEN ZEN 24 décembre 2009 11:55

          ...et à dos d’éléphant à Bruxelles, une fois !


          • Philv 24 décembre 2009 17:26

            Ce n’est plus Zurich... Cote d’or appartient maintenant à Philip Morris via sa filliale Kraft food.


          • AlterEgo AlterEgo 26 décembre 2009 18:44

            citation : Je propose que l’on demande à un collège de scientifiques de faire un rapport sur le réchauffement de la planète et l’augmentation du C02 ...Ensuite nous pourrions envisager un sommet pour envisager les mesures à prendre au niveau mondial pour éviter la catastrophe climatique... ;

            D’accord à 100% : une commission et surtout des sous-commissions, avec des tâches bien précises, qu’on sache enfin où nous en sommes...


          • fafalefou 24 décembre 2009 12:04

            Vous vous présentez comme scientifique. Très bien. Mais alors comportez vous en scientifique, et n’induisez pas les gens en erreur en leur proposant un raisonnement biasé. En effet, la première courbe que vous nous présentez va de 1865 à 2004-2005. On constate sur cette courbe d’ailleurs un tassement dans la moyenne vers la fin.
            Puis gentiment, vous nous présentez des courbes de villes à partir de 1996 jusquà aujourd’hui
            Voici votre raisonnement appliqué à l’exemple suivant.
            Certains prétendent que un être humain grandit entre 0 et 22 ans. Mais voilà, grâce à plusieurs courbes de croissance sur différentes personnes, entre 20 et 24 ans, je démontre que c’est faux, l’être humain ne grandit, ou si peu.


            • Bouzeux 24 décembre 2009 12:15

              Ce n’est pas tout à fait exact, l’hypothèse de départ est que le climat se réchauffe depuis un moment et que ce processus va continuer dans l’avenir, dans votre exemple cela revient à dire qu’un un être humain grandit entre 0 et 22 ans et  continu de grandir par la suite. Donc mesurer entre 0 et 22 ou 20 et 24 revient au même. Plus la durée de la mesure est longue plus la précision est grande cependant. Cela dit il est vrai que l’échelle de temps considérée ici n’est pas exactement la bonne, 10 ans c’est un peu court, cela dit on observe bien un réchauffement.


            • fafalefou 24 décembre 2009 14:02

              Ok, je vois ce que vous voulez dire. Cependant, la période proposée de temps est trop courte, et ne peux être qu’un élément de démonstration. En effet, il est très difficile de distinguer une augmentation significative, d’une part, de savoir si elle est localisée dans le temps, d’autre part, et encore moins d’en connaître les causes.
              Attention, je ne consteste pas un réchauffement d’origine antropique, j’en suis moi-même convaincu, mais il est important d’apporter des raisonnements solides.


            • etonne 24 décembre 2009 12:06

              la création d’un modele mathematique a priori, utile dans de nombreux domaines scientifiques, pose quand meme un gros probleme : l’introduction de ses a prioris ou de ses hypotheses dans le modele. C’est tres souvent pour cela que les modeles donnent raison a leur createur.

              dans votre cas, vous dites « ... s’ajoute une dérive linéaire de la température dans le temps donnée par le coefficient D ». Pourquoi lineaire ? par facilite de calcul ? pour mieux assurer une conclusion ? et si la dérive n’est pas lineaire quid du resultat ?

              Pour finir, voici la maxime d’un « grand » patron de labo :

               Quand les donnees brutes ne te donnes pas raison fais un modèle : tu trouveras toujours un ensemble de coefficients ad hoc scientifiquement valables qui valideront ton hypothese au moins pour le temps d’une publication !

              Joyeux Noel


              • Bouzeux 24 décembre 2009 12:26

                C’est justement l’intérêt de ce genre de modèle : rendre les hypothèses explicites. Tout travail scientifique implique un modèle mental du phénomène étudié, avec des hypothèses parfois implicite (non-dites). Ce genre de formulation mathématique permet justement de mettre le modèle sur papier dans un formalisme rigoureux et de mettre les hypothèses au grand jour (pour éventuellement les critiquer).

                « Pourquoi lineaire ? »

                Parce que je m’intéressait uniquement à répondre à la question « est-ce que ça monte ou ça descend ? » Et pas à la question « A quelle vitesse ça monte/descend ? Linéairement ?, exponentiellement ? » La « vrai » dérive n’est certainement pas linéaire, si elle est exponentielle par exemple le modèle va sous-estimer le réchauffement. Mais le signe (si ça augmente ou diminue) ne devrait pas être affecté par ce genre d’effets. L’échelle de temps assez courte justifie également l’utilisation d’un modèle linéaire. 



              • Eloi Eloi 24 décembre 2009 12:31

                @ etonné

                on utilise un modèle « intuité », on en ajuste les paramètres, et ensuite on vérifie que le modèle colle bien à la réalité.

                Tant qu’il ajuste bien les point, et qu’il utilise le modèle entre ses bornes...

                Là où le travail de l’auteur aurait pu être critiquable, c’est s’il avait extrapolé ces données pour avant 96 ou après les derniers relevés ; en ce cas il aurait dû justifier ses approximations. Mais comme il ne le fait pas...

                @ l’auteur

                merci pour cet article technique, peut-être que petit à petit, tout un chacun pourra récolter ces données, et proposer et débattre de ses interprétation, pour comparer aux conclusions du GIEC.


              • Eloi Eloi 24 décembre 2009 12:39

                « Pourquoi lineaire ? »

                De mémoire, une approximation linéaire, entre deux bornes bien définies, est souvent très performante.

                De plus pour le sujet qui nous préoccupe, j’ai de la peine à imaginer des variations exponentielles de température : le climat est tout de même un système régulé.

                Par ailleurs la plupart du temps, le coût d’un calcul exponentiel, voire pire, la résolution d’équa-diff, ne justifie même pas la précision d’une meilleure approximation.


              • nexus 24 décembre 2009 12:45

                Mouais... je suis d’accord, cet article n’est pas convainquant... Je veux bien croire qu’il y ait un léger réchauffement, mais ce qui m’embête c’est le « GLOBAL »... Les mesures de par le monde sont toutes faites en ville, là ou on a de plus en plus de bagnoles et de pollution industrielle. Ou est l’intégration des mesures ? Parce que moi je suis certain que si il faut prouver ca avec des chiffres, en choisissant bien je vais vous trouver quantité de valeur de températures qui montent... sans prendre le problème dans sa globalité ! En gros, ma question est la suivante : Ou est passé l’intégration des mesures à l’échelle planétaire dans le raisonnement ????) Parce que se contenter de relever les endroits ou ca chauffe ca nous fait une belle jambe si d’autres endroits voient leur température se refroidire en parallèle ! Quid de la température interne de la terre ? de l’air, de l’atmosphère dans son ensemble, des mers ? Ca me ferait bien rire de faire un bilan énergétique pour comparer la puissance émise par le soleil pour réchauffer les mers et celle que pourrait apporter tout le pétrole de la terre s’il brulait tel un chauffage géant !!! hihihi, on se rendrait compte de la bétise complète de ces théories fumeuses...

                On entend toujours les mêmes bêtises sur les glaciers qui se réchauffent... Comme si les géologues n’avaient jamais vu ça au cours des millénaires... des phases de glaciations et de réchauffement... super.
                On nous montre tjrs les mêmes images de banquise qui fond sans rappeler que la banquise se reconstitue CHAQUE hiver ! (ok en ce moment un peu moins mais pour combien de temps ? :)

                L’histoire du modèle bricolé, c’est exactement ce qu’a fait la commission d’enquête du 11/9 pour expliquer l’effondrement des tours jumelles... au début y’avait rien qui s’effondrait, et puis ils ont « créé » des déformations abérentes sur les planchers comme conditions initiales, augmenté les T°, diminué les seuils de résistances de l’acier.. en gros bricolé le tout pour apporter une caution scientifique à l’histoire et faire gober au peuple que c’était normal que 400 000 tonnes d’acier et béton de construction se rétalle comme une crêpe jusqu’au sous-sol en deux fois 10 secondes dans le sens de leur plus grande résistance.


              • emmanuel muller emmanuel muller 24 décembre 2009 12:24

                Pourquoi ça nous plaisait pas les conclusions sur le réchauffement. ?
                C’est qu’il manquait les barres d’erreur !

                C’est kro mignon. :)


                • Jojo 24 décembre 2009 18:52

                  Flagrant délit de vilénie et vous faites quoi de la minimisation des résidus au carré hein ? Mais par-dessus tout, que faites-vous de ça : 

                  A cos (Ω+β) ¥ x sin (£-µ) ± ∑ a²… Est-ce une impression, ou vous faites moins le malin depuis quelques secondes ?

                  Joyeuses fêtes et meilleurs vœux smiley


                • Cugel 24 décembre 2009 12:54

                  La ville d’Helena a disparu du site des données.

                  La ville a apparement un record de froid le 7 avril 2007 dans le cache de google mais a disparu du site des records du NOAA.
                  http://www.ncdc.noaa.gov/extremes/records.php

                  Il faut probablement enlever la serie d’Helena des calculs.

                  Joyeux Noel


                  • alterego 24 décembre 2009 13:27

                    L’article est intéressant. Il donne à réfléchir sur la façon de présenter les observations et sur la prudence avec laquelle nous devons toujours les interpréter.

                    Que l’on constate un réchauffement climatique depuis le début de l’ère industrielle ne semble pas remis en cause dans le milieu scientifique.

                    Que l’activité humaine en soit en partie responsable, c’est tout à fait probable.

                    La controverse existe quand on invoque les effets des émissions de CO2.

                    Personnellement, mes connaissances en ce domaine ne m’autorisent pas à avoir un avis tranché.

                    Par contre, réduire nos émissions de CO2 en réduisant notre consommation d’énergies fossiles semble être un pari gagnant à deux titres.

                    Si le GIEC a raison, nous aurons contribué à réduire les effets du réchauffement climatique.

                    Par ailleurs, cette démarche nous permet d’économiser le capital d’énergies fossiles et nous donne un peu plus de temps pour nous préparer à une société où le pétrole se fera rare et donc très cher.

                    Continuer à nous comporter comme si nous devions indéfiniment disposer du pétrole bon marché serait à coup sûr une erreur.

                    Il suffit de rapprocher quelques courbes incontestées pour en prendre conscience.

                      -  courbe de l’évolution de la population mondiale

                    -  courbe des découvertes de gisements de pétroles de toutes natures

                    -  courbe de la consommation mondiale de pétrole

                    -  courbes des capacités de production (extraction) du pétrole

                    L’observation des deux dernières, met en évidence l’apparition d’un déficit entre l’offre et la demande dès la prochaine décennie.

                    Nous constatons que le problème n’est pas celui de générations futures ; il est déjà le nôtre.

                    Ce qui est inquiétant, c’est la formidable inconscience avec laquelle l’humanité continue à tout miser sur une croissance irraisonnée.

                     

                    Pour ceux qui, par manque d’informations, restent sceptiques, voici quelques adresses utiles pour se faire une opinion valide sur les enjeux auxquels nous sommes confrontés :

                     

                    WIKIPEDIA Pic pétrolier

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier

                     

                    Site de ASPO

                    http://www.aspofrance.org/

                     

                    ASPO Bulletin N°8

                    http://aspofrance.org/news/bulletin-aspo-france-n-8

                     

                    ENCYCLO TOTAL

                    http://www.planete-energies.com/site/fr/homepage.html

                     

                    Entretien avec Jean Laherrère (Texte)

                    http://www.terredebrut.org/article-13713345.html

                     

                    Entretien avec Jean Laherrère (Vidéo)

                    http://video.google.fr/videoplay?docid=5163529220862595404&ei=zUszS-v9F8bC-AbE2p2ZDw&q=Jean+Laherr%C3%A8re&hl=fr&client=firefox-a#

                     

                    Wolf at the Door

                    http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais

                     

                    Peak Oil, Matt Savinar, Life After the Oil Crash

                    http://www.lifeaftertheoilcrash.net/


                    JOYEUSES FETES A TOUS !

                    Profitez en bien !

                     

                     

                     

                     

                     

                     


                    • Eloi Eloi 24 décembre 2009 13:40

                      Par ailleurs, cette démarche nous permet d’économiser le capital d’énergies fossiles et nous donne un peu plus de temps pour nous préparer à une société où le pétrole se fera rare et donc très cher.

                      Vous avez raison, mais je n’aimerai pas que le GIEC ait raison par accident sur un sujet qui le concerne pas. De toute façon, à mon avis, tout ce bruit sur le CO2 est juste une manière de, statégiquement, commencer à se passer de pétrole, et en termes diplomatiques.

                      C’est juste que gouvernement par l’erreur, le mensonge et la peur, ca peut conduire à faire des conneries...


                    • alterego 24 décembre 2009 14:18

                      Pour Eloi

                       

                      De toute façon, à mon avis, tout ce bruit sur le CO2 est juste une manière de, stratégiquement, commencer à se passer de pétrole, et en termes diplomatiques.

                       

                       

                      Votre remarque est sûrement juste.

                      La peur est un levier détestable utilisé par les dirigeants de ce monde pour parvenir à leurs fins.

                      Toutes ces controverses créent un climat extrêmement malsain pour aborder le problème majeur du pétrole en déplétion connu depuis plusieurs dizaines d’années dans ces milieux et celui des compagnies pétrolières qui s’efforcent de le cacher à seule fin de préserver leurs intérêts à très court terme.


                    • Eloi Eloi 24 décembre 2009 14:48

                      De toute façon, il semble quand même admis que la période faste qui consistait à « se baisser » pour ramasser le fantastique source et vecteur d’énergie qu’est le pétrole. Maintenant, l’énergie sera plus chère, et on devra s’y faire...

                      Je pense qu’on est suffisamment adultes pour le comprendre.

                      Reste maintenant à faire le moins mauvais choix, c’est -à-dire le « moins mauvais » cocktail entre économies d’énergies, nucléaire et énergies alternatives.

                      Et tout cela en attendant la prochaine période faste, quand on sera capables de faire de la surgénération et recyclage des déchets nucléaire (enfin quand on en sera à nouveau capables), fusion thermonucléaire, ou de placer des panneaux solaires à 1 millions de kilomètres du soleil.

                      Cela dit, je me demande quel serait le tollé mondial et la catastophe diplomatique d’annoncer à la cantonnade (et surtout aux pays du Golfe, richissimes partenaires commerciaux) qu’on va se passer de pétrole. Le cirque de Copenhague est probablement un moyen de le dire, sans risquer les contreparties économiques...


                    • pissefroid pissefroid 24 décembre 2009 13:33

                      Depuis 2 siècles,
                      la population croît,
                      l’industrialisation croît,
                      l’urbanisation croît,
                      la température croît,

                      conclusion immédiate :
                      l’espèce humaine est responsable de la croissance de la température.

                      Cependant,

                      Les stations météo n’ont pas bougés et personne ne sait quelles températures donneraient ces stations en absence de l’urbanisation de leurs environnements.
                      Depuis une dizaine d’années des satellites mesurent la température du globe.
                      Il me semblerait plus juste d’étudier l’évolution des températures à partir de ces données satellites.


                      • herve33 24 décembre 2009 13:57

                        Essayer de prouver le réchauffement climatique avec des chiffres est évidemment une tache très ardue , car déjà parler de réchauffement global , il faut disposer non seulement des températures des centaines de stations météo sur plusieurs siècles , mais aussi des températures à d’autres endroits , au dessus des oceans qui composent les 4/5 du globe mais aussi à des endroits quasiment désert .

                        . On dispose certes de bouées maritimes mais elles sont très inégalement réparties sur la surface des mers et plutot à proximité des cotes . L’autre moyen de mesure sont les satellites , mais ceux ci ne mesurent les températures que depuis une ou deux décennies .

                        La meilleure manière d’évaluer le réchauffement climatique sans trop de constestation , et d’observer la nature , et là il est difficile de nier que celui ci n’existe pas . Les périodes de maturation de la vigne depuis 100 ans a été largement avancé d’au moins 15 jours en moyenne . l’arrivée du printemps par exemple au canada , est avancé d’au moins 15 jours .
                        Les glaciers des principaux massifs montagneux reculent .... ( le réchauffement du groenland et de l’antartique sont évidemment discutables , car disposant d’une trop grande inertie pour prouver quoique ce soit , sur l’échelle d’un ou deux siècles ) 

                        Le réchauffement est donc indéniable , probablement lié à l’activité humaine mais ce n’est peut-etre pas la seule explication .

                        Que cela soit catastrophique , certainement pas . En revanche , la pollution lié à l’émission des carburants fossiles , ainsi que les autres pollutions chimiques et nucléaires , elles le sont sans équivoque

                        Donc on nous présente un problème sous une fausse apparence , peut-etre pour mieux cacher que notre société capitaliste se voilent la face pour ne pas voir que ce modéle de société est condamné à très court terme .

                        Joyeux noel .


                        • Marc Bruxman 24 décembre 2009 14:00

                          Attention aux mesures de chaleur en ville. En fonction de l’urbanisation autour du point de mesure, la température peut fortement s’échauffer.

                          Exemple : Vous partez de paris intra muros en voiture (relevez bien la température) et foncez vers la banlieue (moins urbanisée). La chute de température est sensible dès que la densité urbaine décroit. Vous pouvez perdre certains jours près de 2 degrès en allant de Paris vers la grande couronne. Et cela n’a rien à voir avec l’effet de serre.

                          Pour plus d’infos, voir ici :
                          http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Elot_de_chaleur_urbain

                          Il suffit donc que l’endroit ou est la station de mesure soit en train de se densifier pour que vos mesures soient fausses.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Bouzeux


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès