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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le début de la fin ?

Le début de la fin ?

 Le réchauffement climatique risque de s’accélérer à une vitesse bien plus grande que prévu, à cause du méthane qui était piégé au fond de la mer.
S’il faut en croire Orjan Gustafsson, l’un des responsables de l’expédition embarquée dans le navire scientifique russe Smimiskyi Jacob, le méthane contenu dans les gisements sous-marins en Arctique s’échappe par milliers de tonnes, en raison du réchauffement climatique, et va accélérer encore plus celui-ci.
Dans The Independent du 23 septembre dernier, le journaliste Steve Conor a pris connaissance d’une partie des premiers résultats.
 
Les chercheurs ont pu observer le bouillonnement provoqué par le gaz à la surface de la mer.
 
Dans son dernier mail Gustafsson écrit :
 
« Nous avons travaillé fiévreusement pour terminer le programme de prélèvement d’échantillons hier et la nuit dernière. Une vaste zone d’intense libération de méthane a été découverte. Sur les précédents sites, nous avions observé de fortes concentrations de méthane dissous. Hier, pour la première fois, nous avons observé une zone où la libération est si intense que le méthane n’a pas eu le temps de se dissoudre dans l’eau de mer. Il arrive sous forme de bulles de méthane à la surface… A certains endroits, les concentrations de méthane atteignaient 100 fois les niveaux habituels.

Ces anomalies ont été constatées dans la mer de Sibérie orientale et la mer de Laptev.

Elles portent sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés, et totalisent des millions de tonnes de méthane.

Cela pourrait être du même ordre de grandeur que ce que l’on estime actuellement pour l’ensemble des océans.

L’hypothèse habituelle était que le "couvercle" de pergélisol sur les sédiments sous-marins du plateau continental sibérien pouvait retenir ces énormes gisements de méthane.

L’augmentation de libération de méthane dans cette région peut donner à penser que le pergélisol présente maintenant des petits trous, et laisse donc fuir le méthane en grosses quantités ».

Les résultats préliminaires de l’étude du plateau sibérien 2008 vont être publiés par l’American Geophysical Union, et sont supervisés par Igor Semelitov du Département de l’Extrême-Orient de l’Académie russe des sciences.
 
Semelitov a dirigé, depuis 1994, une dizaine d’expéditions dans la mer de Laptev, mais depuis 2003 il a constaté une importante augmentation du nombre de « points chauds » de méthane.
 
L’Arctique a connu une hausse des températures moyennes de 4 degrés centigrades au cours des dernières décennies.
 
Le phénomène est double :
 
D’une part, l’océan absorbe plus la chaleur du soleil que ne le fait la surface réfléchissante de la glace.
D’autre part, la glace de la banquise fond à une vitesse grand V.
Si à cela on ajoute les millions de mètres cubes de méthane relâchés, le réchauffement planétaire va s’accélérer d’autant.
 
D’après l’encyclopédie Britannica, on apprend que la concentration atmosphérique moyenne de méthane est équivalente aujourd’hui à 3,5 milliards de tonnes de carbone.
 
Or, le pergélisol arctique contient près de 3 000 fois plus de méthane (10 trillions de tonnes équivalent de carbone), lequel est en train de se libérer dans l’atmosphère.
On estime en effet que la quantité de méthane piégé sous l’Arctique est supérieure à la quantité totale de carbone contenue dans les réserves mondiales de charbon.
Pendant que les « experts » du Grenelle montrent surtout du doigt le dioxyde de carbone comme responsable du réchauffement planétaire, ils oublient que le méthane est vingt fois puissant que celui-ci.
 
Tout compte fait, l’éco-taxe gouvernementale prévue pour encourager les voitures propres semble un outil bien désuet pour lutter contre le réchauffement planétaire.
Cela va peut-être relancer l’industrie automobile, mais pas grand-chose de plus.

Car comme disait un vieil ami africain :
« Quand l’éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui pâtissent ».

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87 réactions à cet article    


  • srobyl srobyl 17 octobre 2008 14:49

    A lire à ce sujet, bien que comportant d’assez fumeuses extravagances, le roman de Franck Schätzing "l’essaim" (France loisirs). La réalité risque d’être encore plus inquiétante, compte-tenu des priorités en matière d’énergie ! 


    • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 17:06

      Srobyl,

      merci du conseil,
      je vais tacher de trouver ce bouquin,
      pour en revenir au méthane, le pire de toute l’histoire c’est que nous aurions pu récolter ce méthane,
      (il n’est pas à très grande profondeur), le filtrer, le compresser et l’utiliser comme carburant, bien moins polluant que le pétrole, et surtout, çà l’aurait empeché d’accelerer le réchauffement planétaire,
      mais là, il semble que ce soit un peu tard...


    • LE CHAT LE CHAT 17 octobre 2008 16:31

      @olivier

       et dire certains écolos recommandent les topinambours ! ils en sont bourrés ! contractons nos sphincters afin de ne pas agraver la situation !  smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 17:08

        au Chat,

        c’est vrai que les topinanbours sont assez désastreux en matiere de production de méthane,
        et c’est pourtant tellement bon,
        il parait que si on les consomme cru, çà pose moins de problèmes ?
        t’as essayé ?


      • neyotic etsilanruoj 17 octobre 2008 16:33

        Dans les romans d’anticipation vous pouvez aussi lire le livre de John Barnes "la mère des tempêtes",
        on y trouve une très belle description de ce phénomène de libération du méthane du fond des océan.

        Pour les amateurs c’est un excellent bouquin.

         


        • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 17:11

          a neyotic et silanruoj,

          et bien voila déjà deux bouquins de fiction qui avaient envisagé ce scénario,
          dommage que nos dirigeants ne les aient pas lus,
          "la mere des tempetes" john barnes,
          je pense qu’on doit encore pouvoir le trouver ?


        • Traroth Traroth 17 octobre 2008 16:34

          Comme disait un gars sur un forum : On est foutu, il n’y a plus rien à faire d’autre que de profiter du voyage...


          • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 17:16

            Traroth,

            peut etre pas,
            j’ai un ami qui m’a évoqué un scénario possible,

            scénario qui aurait aussi des "effets collatéraux" comme on dit,
            si le changement climatique s’accèlere encore plus brusquement, la quantité d’eau douce (celle de la banquise qui fond) se retrouvera dans l’eau salée des mers, et celà pourrait freiner le Gulf Stream, voire même l’arreter ?

            on aurait a ce moment une nouvelle glaciation, et le méthane serait de nouveau piégé.
            sauf qu’une partie du monde ne profitant plus des éffets bénéfiques du gulf stream changerait completement de climat.
            jusqu’a quel point ?
            c’est la question.
            avec quelles conséquences pour les humains, les animaux, les plantes ?


          • Pierrot Pierrot 17 octobre 2008 17:36

            à @ Olivier,
            c’est une données probable.

            Le courant marin chaud Golfstream s’est déjà arrêté à plusieurs reprises.

            C’est une hypothèse probable mais plutôt à moyen terme (plus de 100 ans), en effet l’eau à proximité de l’Islande-Norvège sera moins dense que l’eau salée et s’enfoncera moins vite au fond de l’océan d’où une diminution de la vigueur de l’énergie du "tapis roulant."

            Il faut aussi signaler que sa remontée, sous forme d’eau froide,au large du Japon sera plus faible, d’où une relative diminution de l’augmentation de la température.

            Par ailleurs on accuse, très souvent, à tort le Golfstream dêtre responsable de la différence de température entre Naples et New York (à peu près sous la même longitude) mais c’est en parti faux car il faudrait aussi comparé New York avec Vladisvostok à l’est de l’Asie.
            En effet du fait du sens de la rotation de la terre, tous les géogrphes savent que l’est des continents (New York, Vladisvostok) est plus froid que l’ouest des continents (Lisbonne).
            Voir géo classe de terminale.

            En conclusion la diminution de Golstream fin 2100 diminuera un peu l’élévation des températures de l’ouest européen mais sans pouvoir contrecarré celle due à l’augmentation de l’effet de serre (par exple +2 °C au lieu de +4°C).

            Bonne journée.


          • Pehachem 17 octobre 2008 18:42

            Certain pensent que cette libération de méthane piégé peut emballer l’augmentation de température à tel point que ce phénomène aurait joué un rôle tout à fait majeur dans la plus grande des extinctions de masses, celle de la fin du Permien où disparurent 95% des espèces.


          • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 19:06

            Pierrotn
            exact,

            D’après Richard Seager, climatologue de l’Université de Columbia, le Gulf Stream pourrait s’arrêter d’ici 20 ou 200 ans, selon les modèles.
            et comme chacun sait, les modèles sont faits pour etre contredits,
            d’autant que comme vous l’avez fait remarquer, le gulf stream se serait arreté quelques semaines, en 2002 (je crois ?)


          • srobyl srobyl 17 octobre 2008 23:47

            Euh...Naples et N-Y : ces deux villes ne seraient-elles pas plutôt à peu près à la même LATITUDE ?


          • Pierrot Pierrot 17 octobre 2008 17:21

            à @ l’auteur,

            Bonjour,
            je doute qu’il y ait une libération de méthane.

            En effet lorsque le permafrost (mot impropre) dégèle, il y a reprise de la vie des microorganismes avec une production prédominente de CO2 (oxygénation aérobie) et très marginalement anaérobie (production de méthane, d’autres hydrocarbures, mercaptans etc.).

            Cela est préjudiciable à l’augmentation de la température de l’atmosphère par effet de serre mais nettement moins (23 fois moins) que s’il s’agissait de CH4 (voir le PRC à 100 ans) mais en fait beaucoup plus si prend en compte un PRC à 20 ans ! quasi jamais évoqué par le GIEC.

            Quant à la décomposition des hydrates de méthane glacés, il faut des conditions bien spécifiques pour sa décomposition (pression-température).

            Bonne journée.


            • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 17:42

              Pierrot,

              hélas, il semble bien qu’il ne soit pas possible de douter.

              l’équipe de scientifiques installée dans le navire cité est formelle.
              il y a bel et bien une libération d’un quantité phénomènale de méthane, comme expliqué dans l’article.
              le dernier numéro du "Point" évoque aussi cette information.
              voici ce qu’il écrit.
              "le dernier jour de l’expédition, au large de l’embuchure de la Lena, Orjan Gustafsonn, un scientifique suédois, rejoint sur le pont son collègue, Igor Semiletov.
              il raconte :
              une lueur brillant dans ses yeux. il me montra la mer. le méthane était apparemment relaché si vite qu’il n’avait plus le temps de se dissoudre dans l’eau et montait en surface, ou des bulles éclataient. un moment scientifiquement excitant, mais teinté d’inquiétude".

              les documents qui me sont parvenus sont encore plus complets, mais naturellement j’ai du résumer pour aller a l’essentiel, et l’information est exacte, et innattaquable scientifiquement.
               dans l’article "le Point" ajoute :
              "une semaine plus tard, une expédition britannique observait 250 cheminées de bulles au nord-ouest de la Norvège".
              même si Brigitte Van Vliet-Lanoë, chercheur au CNRS ne croit pas que le réchauffement de l’océan arctique soit suffisant pour déstabiliser le méthane par 200 mêtres de fond.

              sauf que les appareils de mesure de l’équipe de scientifiques confirment ce phénomène.


            • Pierrot Pierrot 18 octobre 2008 11:08

              à @ Olivier Cabanel,

              donc acte sur ce phénomène.

              Cependant, je pense qu’il s’agit d’un phénomène local peut généralisable à l’ensemble de la fonte des terrains gelés de Sibérie.

              En effet le dégel de la glace produit de l’eau ce qui est favorable aux dévelloppement de microorgnismes en majorité aérobies transformant le méthane et autres hydrocarbures en CO2 et H2O et un peu de SO2 et N2.

              Bonne journée.


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 octobre 2008 21:20

              @ Pierrot,

              comment imaginer une seule seconde qu’un phénomène de réchauffement se limite a un seul "petit" secteur de la planète ?
              il est évident pour la quasi totalité des scientifique qu’il y a réchauffement,
              l’arctique et l’antarctique sont en train de fondre,
              la Mission Tara, rentrée en février dernier confirme la fonte de la banquise affirmant que "tout sera fondu entre juillet 2012 et fin 20121"
              ajoutant que les estimations précédentes qui donnaient des mesures de l’ordre du siècle, ou plus étaient fausses.
              alors ?
              fonte de la banquise, libération du méthane contenu dans le permafrost, tout ce la est une réalité,
              a quoi s’ajoute ce que je décrit dans l’article.


              • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 18:54

                pour avoir d’avantages de renseignements, le mail d’orjan Gustafsson :
                orjan.gustafsson@itm.su.se


              • Yohan Yohan 17 octobre 2008 18:32

                On roulait pas au méthane dans le temps ?


                • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 18:58

                  Yohan,
                  bien sur, c’est tout a fait possible de rouler au méthane,
                  dans les années 70 Jean Pain, devenu célèbre depuis, (deux universités portent son nom) roulait au gaz de broussaille, du méthane donc, qu’il avait mis dans le réservoir annexe de sa deux chevaux,
                  double avantage, ce méthane là est une énergie renouvelable, que l’on sait fabriquer, et donc illimitée,
                  de plus, c’est beaucoup moins polluant que le pétrole,


                • foufouille foufouille 17 octobre 2008 18:43

                  sur arte, j’ai put voir des reportages qui montraient les petroliers pospectant et creusant des routes dans la glace
                  la banquise qui fond, ca les arrangerait bien comme par hasard


                  • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 19:00

                    Foufouille,
                    depuis qu’une bonne partie de la banquise a fondu, de nouveaux passages plus courts qu’auparavant ont été ouverts à la navigation,
                    c’est tout à fait exact.


                  • foufouille foufouille 17 octobre 2008 21:38

                    c’etait juste avant que ca fonde


                  • Adrian Adrian 17 octobre 2008 19:04

                    Pendant ce temps la Norgève a remplacé le CO2 par de la vapeur d’eau alors que ce dernier est à l’origine de 55% des gaz à effet de serre. On est foutu.


                    • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 19:15

                      Adrian,
                      je pense qu’il y a une erreur ?
                      à ma connaissance le méthane est le plus important facteur du réchauffement planétaire,
                      je ne crois pas que la vapeur d’eau ait l’importance que vous dites ?
                      mais les internautes vont surement réagir !

                      sur le fait qu’on soit foutu, c’est l’impression que j’ai aussi !
                      il aurait fallu réagir dans les années 60.
                      rené Dumont, candidat malheureux à la présidentielle, n’avait pas dit autre chose,
                      il avait surtout fait sourire la quasi totalité de la classe politique.
                      hélas.


                    • Annie 17 octobre 2008 20:23

                      Il y a eu plusieurs programmes à la BBC présentés par un géologue Iain Stewart, qui a le talent de vulgariser ce type de sujet et de le rendre totalement fascinant même (surtout ) si on n’est pas un expert de la question. En fait ce type de programmes est absolument essentiel pour aider le commun des mortels à comprendre les enjeux du réchauffement climatique, et à changer ses habitudes si c’est possible. J’ai retiré vraiment deux informations de ces programmes. La première est que s’il se produit un déséquilibre dans la nature, il y a inévitablement un effet de domino. On peut le ralentir, mais personne ne sait s’il est possible de l’arrêter. La deuxième qui m’ a vraiment impressionnée est ce qui concerne le grand tapis roulant océanique ou la grande boucle. (great conveyor belt). 
                      Quant au méthane, exprimé en équivalent de dioxyde de carbone, il est je crois environ 24 fois plus puissant que ce gaz, mais moins préoccupant parce que plus rare, sauf là où on élève le bétail de manière intensive . 
                      A la limite, je me demande s’il n’est pas trop tard et si nous n’avons pas déclenché quelque chose que nous ne serons pas en mesure d’arrêter. Dans cette perspective, je serais d’accord avec le titre "le début de la fin".
                      Mon inaptitude à décrire ou expliquer des phénomènes géologiques ne devrait décourager personne de se renseigner sur ce grand tapis roulant par exemple ou de vouloir comprendre pourquoi on a trouvé des éléphants de petite taille en Sicile (si, si, c’est vraiment intéressant de savoir que la méditérranée a été asséchée). 
                      Autrement, si cela devient trop déprimant, faites comme Sarah Palin. et imaginez un monde où les êtres humains côtoient des dinosaures (roses).


                      • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 23:00

                        @ Annie,

                        j’aime bien cette approche,
                        effectivement, qu’il soit trop tard, ou pas, ne change au fond rien,
                        si ce n’est pas trop tard, j’ai bien peur que nous ne soyons suffisamment influents pour changer quoi que ce soit,
                        si c’est trop tard, il faut faire comme le prof du cercle des poëtes disparus,
                        carpe diem (pour les malheureux qui n’auraient pas encore vu ce film)

                        au sujet des modèles, des projections, tant d’erreurs ont été commises, qu’on ne peut se fier à rien,
                        récemment, j’ai découvert une projection très argumentée qui concluait que la fonte totale de la banquise serait effective dans deux siècles,
                        la mission Tara qui est rentrée en février dernier de 500 jours d’expédition sur le secteur dit que tout le monde s’est trompé, que la banquise arctique serait fondue en totalité entre juillet et décembre 2012...
                        dans quatre ans.
                        quand a la montée des eaux, les "experts" hésitent entre 1mètre et plusieurs centaines de mètres.

                        étrange monde que nous nous sommes construit.


                      • Luciole Luciole 21 octobre 2008 15:32

                        Une question importante accessoire au carpe diem est celle de savoir s’il faut encore faire des enfants ou pas.
                        A priori, si l’avenir est bien le cauchemard que nous apercevons droit devant, il vaut mieux limiter les naissances.


                      • olivier cabanel olivier cabanel 22 octobre 2008 20:37

                        @ Luciole,
                        question difficile,
                        l’enfant qui pourrait naitre serait peut etre un espoir d’un monde différent,
                        ou tout simplement la victime innocente d’un système incohérent.
                         a vous de choisir.


                      • Sinbuck Sinbuck 17 octobre 2008 20:51

                        Le problème climatique est un problème qui aura et qui a déjà de lourdes conséquences sur l’humanité. Bien sûr que nous sommes responsables, mais on le voit ici, l’impact CO2 est accentué par la Terre elle-même. Et il y a également le Soleil qui, par une activité actuelle plus intense (je suppose) participe au réchauffement climatique. Selon certains, l’activité solaire serai responsable du réchauffement climatique à hauteur de 70 %. Il y eu, au cours de l’histoire terrestre, des périodes ayant connu de fortes concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Je ne déculpabilise pas le genre humain, mais les problèmes climatiques sont plus un problème social que liés directement à la pollution de notre biosphère. Par exemple, le CO2 intensifie la croissance du règne végétal, mais c’est vrai que par la montée des eaux, des zones habitées actuellement seront émergées et donc sinistrées. Dans ce cas là, c’est la solidarité humaine qui doit faire face...

                        D’autres problèmes agitent la biosphère, et nous en sommes totalement responsables : l’énergie nucléaire et ses déchets (je ne crois pas trop aux équations de la radioactivité, sachant que l’on cherche encore à découvrir de nouvelles particules !), l’attitude et les comportements atroces que l’on inflige aux animaux, la pollution maritime, des fleuves, des nappes phréatiques à cause de la priorité de l’économie sur la biosphère...

                        Espérons que nous prendrons plus conscience de notre chère nature. Mais je ne crois pas trop à la perspicacité du pouvoir (politico-économique), par contre, je crois fermement au retour de bâton de la nature. Si l’on tend un élastique, une force de rappel l’incite à retrouver sa position d’équilibre.
                         


                        • Sinbuck Sinbuck 17 octobre 2008 20:59

                          Excusez-moi : il faut lire "l’impact méthane" et "concentration du méthane" dans l’histoire terrestre...


                        • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 23:06

                          @ Sinbuck

                          jolie parabole, celle de l’élastique,
                          j’en ai entendu d’autres, tout aussi parlantes.
                          celle par exemple qui considérait que Gaia, notre terre, était un chien
                          que nous en étions ses puces,
                          et quand çà la démangeait trop, elle se secouait.

                          un peu expéditif, effectivement,
                          et caricatural, aussi.

                          mais dans le fond, depuis que nous sommes sur cette terre, qu’avons nous fait a part tenter d’asservir tout ce qui vivait : animaux, plantes, nos semblables.
                          pour qui ?
                          pourquoi ?
                          ne serait-ce pas çà l’écologie : l’art de vivre en harmonie avec tout ce qui nous entoure, en respectant toute forme de vie, afin de ne pas déstabiliser un équilibre ?
                          il semblerait que nous ne soyons pas trop doué en ce domaine.
                          et je suis optimiste.


                        • Lucien B. 17 octobre 2008 22:03

                          Bonsoir M. Cabanel,

                          Sans vouloir nier le problème que vous abordez, votre article me pose un petit problème.

                          Je vous cite :
                          "il me montra la mer. le méthane était apparemment relaché si vite qu’il n’avait plus le temps de se dissoudre dans l’eau et montait en surface, ou des bulles éclataient. un moment scientifiquement excitant, mais teinté d’inquiétude"

                          Ces observateurs devraient se trouver par 200 mètres de fond avec leur bateau. C’est vieux comme Archimède.


                          • Lucien B. 17 octobre 2008 22:41

                            Salut Dom22,

                            Non, je n’ai pas suivi. Arrivé après le séïsme, je n’y comprends rien ! smiley


                          • Lucien B. 17 octobre 2008 22:57

                            Franchement, ça ne me réjouit pas.


                          • Lucien B. 17 octobre 2008 23:11

                            Non Dom, pour moi, morice doit pouvoir s’exprimer même si c’est mauvais, de la propagande ou tout ce que tu veux.
                            A ceux qui ne sont pas d’accord de faire valoir leur point de vue.


                          • olivier cabanel olivier cabanel 17 octobre 2008 23:13

                            @ Lucien BN

                            juste un rectificatif,
                            vous dites : "je vous cite".

                            mais non, je ne cite rien.
                            j’ai seulement repris un témoignage, et c’est pour cette raison qu’il est en italique.
                            je ne revendique pas ce qui est écrit, je suis seulement un témoin.
                            et c’est moi qui cite.
                            tout ce qui est entre-guillemets a été déclaré par les scientifiques présents sur ce navire, dans le cadre de cette mission.
                            je ne fais que rapporter leur propos.

                            libre à chacun de les croire, ou de les contester.
                            pour ma part, je les crois,
                            d’abord parce que je ne vois pas pourquoi ils iraient inventer tout celà ?
                            pour faire parler d’eux ?
                            çà parait un peu limite !

                            et puis, ils ont des instruments de mesure, ils sont plusieurs, et à mon avis, lorsque la mission sera terminée, il y aura publication de tous les éléments mesurés, et prouvés.


                          • Lucien B. 17 octobre 2008 23:20

                            M. Cabanel,

                            Merci de prendre le temps de me répondre. Sur ce point, je suis d’accord :
                            " je ne fais que rapporter leur propos. "

                            Le but ?

                            Obtenir des crédits !


                          • Lucien B. 17 octobre 2008 23:37

                            Dom22,

                            Ce n’est pas parce que tu auras empêcher l’expression d’une idée que tu auras tué cette idée.


                          • Lucien B. 17 octobre 2008 23:41

                            empêché, des fois c’est mieux smiley

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