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Le fiasco des énergies renouvelables

Le résultat de l’étude italienne pourrait également être étendue de la même manière au reste des pays qui, pour obéir aux diktats de Bruxelles, ont décidé d’appuyer ce type d’énergie au travers d’aides et de subventions publiques, arguant faussement, comme le démontrent maintenant les chiffres, des avantages de l’énergie verte dans la création artificielle de postes d’emplois dans ce secteur au détriment de l’économie globale du pays.

Après les fraudes aux crédits de carbone en Allemagne (et qui s’élèvent à 5 milliards d’euros pour l’ensemble de l’Union européenne) et après la faillite de l’économie verte en Espagne – où chaque emploi « vert » coûte près de 600.000 euros aux contribuables, selon une étude qui a fait grand bruit, jusqu’au Sénat des États-Unis –, une nouvelle étude confirme le fiasco des énergies renouvelables. Cette fois-ci, c’est l’Instituto Bruno Leoni qui a publié un rapport (« Are Green Jobs Real Jobs ? The Case of Italy ») sur l’impact des subventions publiques au secteur de l’énergie éolienne et solaire en Italie, en prenant comme référence l’étude sur les emplois « verts » réalisé par l’Université Juan Carlos et les analystes de l’Instituto Juan de Mariana en Espagne. Et les résultats sont encore pires que ceux enregistrés dans le cas espagnol.
 
Les chercheurs Carlo Stagnaro et Luciano Lavecchia montrent que chaque emploi « vert » qui se crée en Italie détruit 6,9 postes de travail dans l’industrie et 4,8 pour l’ensemble des secteurs économiques. Un résultat pire qu’en Espagne où chaque emploi « vert » a nécessité en moyenne des subventions pour un montant de 571.138 euros depuis l’année 2000 – de sorte que, pour chaque poste de travail créé dans le secteur des énergies renouvelables, a été détruit en moyenne 2,2 emplois dans le reste de l’économie espagnole.
 
L’étude prend comme référence le volume de subventions « vertes » estimé par le gouvernement italien jusqu’en 2020, dans l’optique de l’agenda imposé par l’Union européen pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elle conclut que l’injection d’aides publiques créera entre 23.700 et 45.100 emplois dans le secteur éolien et entre 26.900 et 45.900 dans le secteur photovoltaïque jusqu’en 2020. Le problème réside dans le fait que le coût de ces subventions publiques sera milliardaire. Concrètement, les experts calculent que les contribuables italiens débourseront de leur poche – via les subventions directes – quelques 30,8 milliards au secteur éolien et 32,7 autres milliards pour le solaire. En conséquence, la création de chaque emploi « vert » dans le secteur éolien coûtera entre 464.000 et 1,3 million d’euros, selon les différents scénarios analysés (poids plus ou moins important des énergies renouvelables dans l’ensemble du secteur). Tandis que dans le cas de l’énergie photovoltaïque, le coût pour les contribuables oscillera entre les 713.000 et les 1,22 million d’euros pour chaque poste de travail généré jusqu’en 2020.
 
 
Actuellement, en tenant compte des subventions déjà versées entre 2005 et 2008, chaque emploi « vert » italien a déjà coûté en moyenne 163.000 euros. Cependant, les nouveaux engagements de l’exécutif italien pour se conformer à la stratégie de l’Union européenne contre le « changement climatique » pour 2020 menace de faire exploser le coûts des emplois « verts », comme c’est déjà le cas en Espagne depuis des années.
 
Ce nouveau rapport de l’Instituto Bruno Leoni confirme ainsi les résultats du rapport espagnol concernant la même matière – qui avait eu une grande répercussion aux États-Unis quand le président Obama montra son intention d’imiter le modèle énergétique vert espagnol. De fait, le fisaco vert espagnol a été désormais ouvertement admis par le gouvernement lui-même et spécialement par le Ministre de l’Industrie, Miguel Sebastián, qui s’est montré fermement décidé à réduire de manière drastique les subventions au secteur des énergies renouvelables. Le résultat de l’étude italienne pourrait également être étendue de la même manière au reste des pays qui, pour obéir aux diktats de Bruxelles, ont décidé d’appuyer ce type d’énergie au travers d’aides et de subventions publiques, arguant faussement, comme le démontrent maintenant les chiffres, des avantages de l’énergie verte dans la création artificielle de postes d’emplois dans ce secteur au détriment de l’économie globale du pays.
 


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Les réactions les plus appréciées

  • Par ZEN (---.---.---.186) 16 juin 2010 18:06
    ZEN

    Les éoliennes ?
    Du vent !... smiley

  • Par sonearlia (---.---.---.45) 16 juin 2010 15:11
    sonearlia

    Et le fiasco de la privatisation du nucléaire, vous avez prévu d’en parler ?

  • Par olivier cabanel (---.---.---.217) 16 juin 2010 21:38
    olivier cabanel

    c’est votre article qui est un fiasco.
    mensonger, manipulateur, il a toutes les qualités.
     smiley

  • Par jjwaDal (---.---.---.123) 16 juin 2010 17:35
    jjwaDal

    Ces études ne sont pas fausses (l’espagnole et l’italienne) mais sont aussi divergentes du monde réel que la comptabilité d’un épicier peut l’être de celle d’un Etat. Bien sûr que la R&D, la mise en place de l’outil industriel, la mise en place des conditions d’un déploiement nécessitent une mise de fond importante.
    Il n’est pas interdit d’en parler. Sauf qu’on développe de nouvelles sources d’énergie (virtuellement inépuisables), avec des technologies et des volumes de production évoluant rapidement, des coûts qui diminuent et qu’il faut comparer aux alternatives.
    Sur Terre, les chinois sont en passe d’être les premiers dans les technologies du secteur et sont en train de les développer à grande échelle, pas à la demande de la commission européenne. Idem pour les USA.
    Toutes les sources conventionnelles sont encore largement subventionnées (un fait avéré depuis des décennies) quand elle ne diminuent que marginalement notre vulnérabilité à la pénurie ou aux prix exhorbitants.
    Le peak-oil pourrait faire les deux à court terme. Vous suggérez un recours massif au nucléaire à l’échelle mondiale ?
    Avec quel minerai, à moins que vous songiez à la génération 4 de réacteurs (pas au point, pas faute d’avoir essayé).
    Donc les italiens peuvent continuer à dépendre essentiellement des énergies fossiles importées et le peak-oil ou le baril à 200 dollars ne changerait pas la conclusion de votre article ni même de ces études...
    Votre dossier à charge mal ficelé ne peut tromper que peu de monde.
    C’est bien plus complexe que ça.

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