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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le gaz naturel, une étape pour accélérer la transition énergétique

Le gaz naturel, une étape pour accélérer la transition énergétique

Se réveiller un matin dans un monde où l’énergie est produite par des panneaux solaires, des éoliennes et des barrages hydrauliques, un beau rêve non ? Sauf que la transition énergétique ne se fera pas de manière aussi radicale, les hydrocarbures disparaitront progressivement et le gaz naturel a encore de beaux jours devant lui.

Le gaz naturel, peut-être l’hydrocarbure la moins médiatisée. Celle qui suscite moins d’intérêt que le pétrole ou le charbon. Cette-dernière est d’ailleurs encore la première source de production d’électricité. Pourtant, le gaz naturel présente de nombreux avantages et permettra d’embrayer sur la prochaine étape de la transition énergétique. Parce qu’il ne faut pas penser que les énergies renouvelables remplaceront subitement les énergies d’hier, nous commencerons d’abord par consommer les énergies moins polluantes.

Le gaz naturel est une source d’énergie qui, pour la même quantité d'énergie délivrée, émet deux fois moins de gaz à effet de serre que le charbon. Facile d’utilisation, il peut jouer un rôle utile d’énergie de transition vers l'objectif lointain d'une économie décarbonée. Si son exploitation est inférieure à celle du pétrole ou du charbon, c’est parce que le développement du GNL (Gaz naturel liquéfié) a nécessité des avancées technologies importantes pour permettre sa liquéfaction. Grâce à cette innovation, sa disponibilité et sa distribution dans le monde ont été facilitées et le gaz peut être transporté aux quatre coins du monde à bord de méthaniers puis regazéifié. Le GNL échappe donc aux contraintes de la distribution par des canalisations fixes, les gazoducs, soumis aux incertitudes géopolitiques et qui impliquent généralement des contrats de long terme du fait des très lourds investissements nécessaires.

Aujourd’hui, le gaz naturel représente plus de 21 % de la demande mondiale d’énergie primaire. La demande mondiale de gaz a augmenté de 2,8 % par an en moyenne ces dix dernières années. C'est une croissance sensiblement plus rapide que celle de l'énergie (2,6 %), et que celle du pétrole en particulier (1,3 %). Mais ce rythme de croissance est largement inférieur à celui du charbon (4,6 %) compte tenu d'un regain d'intérêt pour cette énergie depuis 2003. Ceci s'explique principalement par la meilleure compétitivité du charbon et les besoins croissants en Chine et en Inde.

Si le gaz connaît une telle embellie, c’est parce que la demande est tirée par les pays émergents, généralement peu soucieux de la transition énergétique et des rejets de gaz à effets de serre. Une croissance de la demande qui montre que la véritable transition, celle qui verra la suppression définitive des hydrocarbures, est encore un objectif très lointain. L’autre explication c’est que la croissance de la consommation gazière est liée en grande partie à son développement dans le secteur électrique. La catastrophe de Fukushima qui a ébranlé l'industrie nucléaire a renforcé le potentiel de développement du gaz naturel qui apparait comme une alternative de choix pour répondre aux besoins en électricité.

Energie peu coûteuse et facile à extraire, elle se positionne comme la solution à court et moyen-terme pour répondre à la hausse de la demande en électricité. Avec la croissance des pays émergents et le développement du réseau électrique sur le continent africain, les besoins énergétiques ne feront que croître et il faudra rapidement répondre à la demande. De plus, les réserves de gaz sont suffisantes pour anticiper cette croissance. Environ 2/3 des réserves prouvées mondiales de gaz naturel – dont la durée de vie au rythme de consommation actuel est de 60 ans – sont concentrées en Russie et au Moyen-Orient (Iran, Qatar). Grâce à la découverte de nouveaux champs (notamment dans la zone offshore d'Asie/Océanie) et à la réévaluation de champs existants en dehors de l'Europe, les réserves mondiales ont augmenté de 30 % durant la dernière décennie. Au-delà des réserves, il existe un potentiel important de ressources en gaz conventionnel qui reste à développer et qui représenterait environ 120 années de consommation. A l'avenir, le Moyen Orient et la CEI devraient couvrir une part croissante de la production mondiale de gaz.

A cela, il convient d’ajouter les ressources de gaz non conventionnelles, qui représentaient déjà 16 % de la production mondiale en 2011 et cette part augmente régulièrement au fil des années. Les ressources mondiales récupérables de gaz de schiste permettraient de doubler le niveau des réserves actuelles de gaz naturel. De quoi changer la donne de la géopolitique gazière, si on arrivait à les exploiter de façon durable et économique.

Le gaz naturel offre un bilan environnemental très favorable dans la production d'électricité. De plus contrairement au charbon, il ne contient pas de soufre. Les centrales électriques au gaz nécessitent des investissements et des coûts opératoires plus faibles. En outre, elles ont des rendements qui peuvent être supérieurs à 55 %, ce qui diminue considérablement la consommation énergétique et donc les émissions globales dans l'atmosphère.

Des investissements sont encore nécessaires pour résoudre les derniers problèmes liés à l’approvisionnement et au stockage pour permettre au gaz de réellement concurrencer les autres hydrocarbures. 


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26 réactions à cet article    


  • eau-du-robinet eau-du-robinet 9 janvier 15:26

    Bonjour,
    .
    Il existe aujourd’hui des technologies permettent de stocker le surplus des énergies renouvelables comme par exemple celles des éoliennes, et c’est la ou le gaz intervient pour le stockage.
    .
    Hydrogène et méthane pour stocker l’énergie éolienne
    http://www.youtube.com/watch?v=THt_WVAlbV4
    .
    L’invention d’un chercheur japonais va révolutionner le rendement, facteur 3, des éoliennes !
    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/l-invention-d-un-chercheur-127253
    .
    .


    • Le421 Le421 10 janvier 09:08

      @eau-du-robinet
      Pour les éoliennes, il s’agit d’une application du phénomène « venturi »...

      Pour l’instant, nous en sommes au balbutiement des énergies nouvelles.
      Lesquelles sont bloquées par les lobbies du pétrole qui freinent des 4 fers.
      Ne pas oublier l’aspect géopolitique qui fait que certains pays sont dépendants à 100% des énergies fossiles. Et leurs ressources permettent aussi d’acheter des « rafales » par exemple.
      En conclusion, pour pousser le raisonnement, même Dassault ne veut pas des éoliennes, il n’y a pas d’intérêts, alors que ses ingénieurs, avec leur expérience en aéronautique, feraient un malheur dans le domaine.
      Donc, ce qu’il nous faut en premier, c’est une volonté politique orientée vers ces recherches plutôt que vers la fermeture des frontières...


    • xana 9 janvier 16:03

      Le gaz naturel comme énergie de transition, nous y sonnes déjà...

      Mais le gaz naturel est comme le pétrole une source fossile non renouvelable.
      Donc son utilisation devrait être réservée exclusivement aux investissements nécessaires pour se passer à l’avenir des énergies fossiles. Absolument pas pour continuer à gaspiller stupidement en se disant que quand il n’y en aura plus... nos enfants se démerderont comme ils pourront !

      Définitivement il n’existe qu’une bonne énergie : Celle que nous ne consommons pas. La nature nous fait encore le cadeau d’une réserve, donc d’un délai de grâce. Nous pourrions la mettre à profit pour nous organiser mieux et apprendre à moins gaspiller les ressources dont nous disposons encore. Si notre espèce n’en est pas capable, elle disparaîtra. Les autres espèces, auxquelles nous n’avons pas fait de cadeau durant notre règne, ne nous pleureront certainement pas.


      • Rincevent Rincevent 9 janvier 19:16

        @xana

        Définitivement il n’existe qu’une bonne énergie : Celle que nous ne consommons pas.
        Oh que oui, commençons donc par là ! A chaque article qui parait sur le sujet de l’énergie, je vois des intervenants s’écharper sur le nucléaire, le solaire, les éoliennes, etc, sans jamais mettre sur la table le fond du problème : notre consommation. Comme si on ne pouvait rien faire de ce côté là, alors que des solutions existent. Mais pour ça, il faudrait bouger (un peu) ses habitudes en n’attendant pas des miracles de telle ou telle super-technologie qu’on est toujours prêt à nous fourguer…


      • Le421 Le421 10 janvier 09:15

        @xana
        Un exemple simple, je regardais cela hier soir...
        Pas le moindre carrefour sans son lampadaire à argon !!
        Or, autrefois, quand ce n’étais pas éclairé, un appel de phare permettais aux autres usagers de signaler son arrivée, action inutile maintenant.
        Le mieux conduit parfois au pire.
        Tout ça pour faire travailler des entreprises qui en ont besoin.
        Comme les ronds-points sont installés à gogo tous les 100m sur les axes secondaires pour freiner la circulation et favoriser l’usage des autoroutes. Sarlat - Bordeaux, il faut deux heures par Périgueux (gros détour et autoroute) et trois à quatre heures par la voie directe suivant l’horaire.


      • knail knail 10 janvier 12:58

        @Rincevent

        Bien d’accord et fondamental. Mais il est tellement plus plaisant d’acheter de la technologie que d’isoler sa maison pour ne citer qu’un exemple, et diminuer sa facture de chauffage d’un facteur 3, 4 et même 10 ! Isoler, franchement, c’est pas très sexy.
        J’en parlais à un voisin hier, pourvu comme partout dans le coin ici à la frontière biélorusse, de magnifiques et efficaces poêles de masse, qui rêvait sur youtube et ses pubs de diminuer sa facture d’énergie grâce aux poêles à pellets... J’ai eu beau lui dire que le pellet était par rapport au prix du bois dans sa région, trois ou quatre fois plus cher à la calorie, et que ses poêles de type « finlandais » étaient parmi les plus efficaces qui existent, avec des rendements qui avoisinent les 80 voir 90%, comme un poêle à pellets, rien n’y fit. Ces poêles en faïence traditionnels c’est son enfance, la vie de ses parents, de ses grand parents, c’est donc forcément améliorable par les techniques modernes... Même un discours rationnel, discret et amical n’y change rien. Quant à lui proposer de commencer par isoler sa maison, il n’est pas contre, mais il commencera tout de même par changer de poêles... C’est ce que font ses voisins un peu enrichis... avec des succès amères pour ceux que je connais personnellement et qui sont suffisamment modestes pour admettre la ruine que cela constitue...
        Toute la question du statut social et de l’image de soi, fond de commerce de la publicité est en jeu aussi dans ces questions. Mes voisins, pour donner un autre exemple, sourient au passage ce « riche » belge qui va faire ses courses au village ... à vélo.. comme un ’pauv’polonais’, même par -20°C...
        Même si ce n’est qu’à quelques kilomètres à travers champs et que cela ne me prend pour ainsi dire pas plus de temps qu’en voiture, la bagnole c’est moderne et le vélo vieux jeu. Pourtant en Pologne, comparativement aux revenus, l’essence est quatre fois au prix de « chez nous ».
        La bataille est donc à mener sur bien d’autres fronts que ceux simplement de l’énergie en tant que facteur de développement humain.
        Pourquoi pensez vous que le gouvernement polonais rêve de centrales nucléaires et s’arrange pour torpiller années après années la distribution des primes concédées par l’Union européenne pour le développement des énergies renouvelables au niveau citoyen, au point que les professionnels du secteur n’y comprennent plus rien eux même... et que les citoyens finissent par se contenter...d’en rire... ?
        C’est pas avec des capteurs solaires et des éoliennes que l’on peut faire les gros bras... face aux voisins... en termes géopolitiques s’entend cette fois...On ne fait plus la guerre avec des bicyclettes !


      • Rincevent Rincevent 10 janvier 19:10

        @knail

        … isoler sa maison, il n’est pas contre, mais il commencera tout de même par changer de poêles...
         C’est ce que je me tue à expliquer autour de moi : si vous changez votre chaudière pour la dernière high-tech sortie, compte tenu de vos pertes par mauvaise isolation, vous chaufferez mieux… la rue. Mais ça, ça rentre difficilement dans les caboches…


      • JP94 9 janvier 17:22

        N’oublions pas le nucléaire : .0 émission de gaz à effet de serre.


        Et puis les éoliennes sont toujours doublées par du fossile ( charbon , lignite, en Allemagne) car fonctionnement aléatoire, puissance limitée, sans oublier le problème de l’acheminement...

        Les éoliennes, en réalité, de par leur conception , sont aussi source de pollution et représentent un surcoût énorme.

        • eau-du-robinet eau-du-robinet 9 janvier 20:03

          Bonjour JP94,
          .
          « N’oublions pas le nucléaire : .0 émission de gaz à effet de serre. »
          .
          Et nous ne savons plus que faire avec toutes ses déchets nucléaires qu’il faut gérer sur des dizaines de milliers d’années. Les générations futures nous « remerciant » certainement pour ce cadeau « empoisonnée ».
          .
          Lorsque les déchets sont retraités, ils ne sont pas recyclés, bien au contraire : au lieu de réduire le nombre de déchets, on les sépare juste. Et si une petite partie de l’uranium et du plutonium est valorisée (par exemple dans l’industrie militaire), ce n’est pas le cas de la plupart de ces déchets.
          .
          Certains déchets, comme le plutonium, servent à créer du MOX, utilisé ensuite en réacteur. Après utilisation, le MOX est encore plus dangereux et génère des déchets pires que les précédents.
          .
          Ainsi le retraitement constitue l’un des maillons de la chaîne nucléaire les plus polluant, car il rejette de la radioactivité dans l’environnement. Personne aujourd’hui ne peut, ni en France ni ailleurs, recycler et gérer les déchets nucléaires. En déclarant que les déchets sont retraitables, les grandes firmes comme AREVA ou EDF font croire au consommateur que le nucléaire est une énergie propre.
          http://www.nucleaire-nonmerci.net/recycler-dechets-nucleaires.html
          .
          Les couts exorbitants du stockage des déchets nucléaires
          25 milliards d’euros. Tel est le coût de référence du projet d’enfouissement des déchets hautement radioactifs à Bure, dans la Meuse, que vient de fixer la ministre de l’Écologie dans un arrêté publié le 17 janvier dernier.
          http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=188365&id_forum=4774796
          .
          Puis dans 40 ans tout doit être déterre de nouveau !!!
          Voire ce qui c’est passé à Asse en Allemagne
          .
          La mine d’Asse est une ancienne mine de sel en Basse-Saxe, qui a été exploitée depuis 1965 comme mine de recherches, et entre 1967 et 1978 comme site d’essais techniques en vraie grandeur, et en utilisation finale pour le stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde.
          .
          Alors que le drame de Bure de janvier 2016 rappelle les risques liés à l’enfouissement des déchets nucléaires, les Allemands ont décidé il y a quelques années, sous la contrainte d’un risque de catastrophe majeure, de faire machine arrière et d’évacuer un site où ils avaient entreposé 126.000 barils radioactifs.
          .
          Ce n’est pas encore le Titanic mais les Allemands veulent éviter que cela le devienne. L’ancienne mine de sel d’Asse, en Basse-Saxe, prend l’eau et pourrait bien, à terme, être noyée. Le problème est que depuis 50 ans, on n’y exploite plus le chlorure de sodium, mais on y stocke les déchets radioactifs des plus anciennes centrales nucléaires allemandes. Un engloutissement contaminerait de façon désastreuse les nappes phréatiques alentour et pourrait rendre toute la région inhabitable.
          https://reporterre.net/En-Allemagne-aussi-les-dechets-nucleaires-s-accumulent-sans-solution-fiable
          .
          Les infiltrations d’eau dans les parois de la saline ont atteint un tel point qu’un “désenfouissement” des déchets est devenu indispensable pour éviter la catastrophe. L’opération, extrêmement délicate, a commencé en 2010. Si elle témoigne d’une volonté politique de répondre aux exigences de la sortie du nucléaire allemande, rien n’a pour autant jamais été décidé sur le sort à long terme des déchets remontés. Car si le sel est soluble, la question du stockage des déchets nucléaires, elle, ne l’est toujours pas.
          .
          L’histoire d’Asse avec l’atome commence au début des années 1960. L’Allemagne se lance alors dans le nucléaire civil et découvre les vicissitudes du traitement des déchets d’uranium et de plutonium. La mine de sel, qui arrive en fin d’exploitation, est alors achetée par l’Etat, qui en fait un centre de recherche et d’expérimentation. L’ambition est la même que pour le projet Cigéo de Bure (Meuse), un enfouissement en haute profondeur, au-delà de 500 mètres.
          .
          Alors les français devront tirer les bonnes conclusions d’ASSE !
          .
          Il n’existe pas de solution fiable pour le stockage des déchets radioactives à moyen et encore moins à long terme.
          .
          Il faut sortir du nucléaire et passer aux éoliennes.
          Les frais de gestion des déchets nucléaires vont atteindre des sommes pharaoniques !
          .
          La compagnie danoise Vestas a mis à l’essai en janvier 2014 sa nouvelle turbine V164 de 8 MW, dont le mât de 140 mètres de haut et le rotor de 164 mètres de diamètre atteint une hauteur totale de 220 mètres.
          .
          Il existe des différents types d’éoliennes :
          .
          http://ecologie.blog.lemonde.fr/2015/05/19/bientot-des-eoliennes-sans-pales/
          .
          http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=16657
          .
          http://bricolsec.canalblog.com/archives/2008/07/11/9834639.html
          .
          http://projets-ima.plil.net/mediawiki/index.php?title=%C3%89olienne_%C3%A0_axe_vertical
          .
          http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/l-invention-d-un-chercheur-127253
          .
          http://www.consoglobe.com/invelox-des-eoliennes-souterraines-cg
          .
          http://www.faiteslepleindavenir.com/2015/09/17/sheerwind-le-tunnel-a-vent/
          .
          http://www.lavoixdunord.fr/70142/article/2016-11-06/le-parc-eolien-le-louveng-sortira-de-terre-en-2017
          .
          Éoliennes pour particuliers
          https://www.comptoireolien.fr/eoliennes-verticales/index.html
          .
          .


        • Le421 Le421 10 janvier 09:16

          @eau-du-robinet
          Et surtout, le nucléaire nous rends aussi dépendant de pays que nous pillons et où il faut faire la guerre pour assurer l’approvisionnement en matière première...


        • Rincevent Rincevent 10 janvier 19:28

          @JP94

          Il faudrait arrêter de focaliser sur UN moyen alternatif (quel qu’il soit) et les appréhender tous dans leur complémentarité. L’éolienne, pas plus que le solaire, n’est LA solution (ni l’épouvantail), pour des raisons géo-climatiques évidentes. C’est l’ensemble des moyens alternatifs vent, marées, soleil, biomasse, etc) qui nous permettra de prendre le relai du fossile qui s’épuise. Et je préférerais toujours avoir des éoliennes près de chez moi plutôt qu’une centrale nucléaire…


        • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 17:40

          Le présupposé fourni par les media aux ordres, demeure idiot.


          • JC_Lavau JC_Lavau 9 janvier 21:36

            @JC_Lavau. je parlais de « et donc les émissions globales dans l’atmosphère ».
            Le type du faux problème, entièrement synthétisé par la propagande.

            98 % des espèces végétales terrestres attendent un triplement de la teneur atmosphérique en CO_2 pour atteindre leur rendement optimal en photosynthèse. Et la pédogenèse en dépend étroitement. Seule la proximité de la dernière glaciation maintient encore ces taux en CO_2 si tragiquement bas.

          • Le421 Le421 10 janvier 09:20

            @JC_Lavau
            Et donc, la seule conséquence de l’utilisation des énergies fossiles est la création de CO²...

            Mais bien sûr !!

            N’importe quel imbécile sait que le CO², en soit, n’est pas un gaz toxique sinon nous serions crevés depuis longtemps.

            Ca me rappelle une pub où le type pouvait respirer directement au pot d’échappement de sa Peugeot...


          • JC_Lavau JC_Lavau 10 janvier 13:15

            @Le421. La première conséquence d’exploiter des ressources minières est d’épuiser ces ressources minières, toujours limitées.

            Justement la propagande aux ordres vous intime l’ordre de regarder ailleurs. Vieux truc de prestidigitateur.

          • baldis30 9 janvier 21:05

            Et vous connaissez les dégâts causés par le gaz naturel ... cherchez donc la séismicité anthropique due au gaz naturel et après nous en reparlerons

            MAIS ATTENTION SERIEUSEMENT .... à commencer par Lacq ...... et ensuite tous les gisements exploités dans des zones où la vulnérabilité n’est pas nulle ....

            Vous ne connaissez peut-être pas la signification des termes que l’utilise .... Alors évitez de lancer tout et n’importe quoi sur le gaz naturel POUR LE GRAND PROFIT DES PETROLIERS.

             Evidemment exploiter le gaz en plein désert , et dans les conditions de diffusion de l’information régnant dans certaines monarchies ...

             Si le site de Darlène Cypser n’existe plus semble-t-il, il reste néanmoins la bibliographie ...

             


            • baldis30 9 janvier 21:07

              Cet article est dicté par Total dont pas une seule raffinerie ne résisterait une seule minute à une analyse de risque de type ALARA


              • Jonathan Livingstone 10 janvier 09:23

                Monsieur Pasquier,

                Vous illustrez votre article avec une image comportant le filigrane « 123RF ».

                Vous utilisez donc une image sans en avoir payé la licence qui vous donnerait le droit de le faire légalement (vous avez donc tout simplement volé cette image en somme).

                Je vous rappelle que les illustrations et les photographies que vous pouvez trouver sur les sites de microstock sont le fruit du (dur) travail d’auteurs photographes et illustrateurs (qui souvent investissent en équipement assez coûteux pour produire leur images) et que ces gens là vivent de leur travail ; en fait tant qu’il y aura des gens comme vous qui continueront à voler leurs images ils survivent plutôt qu’ils ne vivent…


                • Croa Croa 10 janvier 09:58

                  Effectivement le gaz peut servir TEMPORAIREMENT à la transition énergétique. Mais,
                  - À condition que la priorité reste aux économies.
                  - À condition de l’utiliser comme combustible (3 fois moins de CO2 que le charbon) mais pas comme carburant (seulement 2 fois moins de CO2 que le charbon et surtout du méthane dans l’atmosphère parce que la combustion dans un moteur non diesel est incomplète.) Car le CH4 doit être intégralement brûlé sinon c’est pire !
                  *
                  Sachant qu’une (petite) partie du gaz disponible est renouvelable (CH4 issues des décompositions anaérobies) le réseau restera disponible pour les petitts usages (cuisine par exemple) même lorsque sera abandonné l’utilisation des gisements fossiles (CH4 du sous-sol dit « gaz naturel »)


                  • JC_Lavau JC_Lavau 10 janvier 13:10

                    @Croa. CO_2 par ci, CO_2 par là, voilà qui ne dépend que de la propagande aux ordres.


                    Très très très volontairement mensongère, conformément aux ordres reçus.

                    Ineptie monumentale : « combustible non carburant ». Personne dans sa malveillance la plus débridée, n’aurait osé imaginer qu’un zécolo était capable de sortir une pareille énormité. Et voilà, elle est là, publiquement étalée.

                  • Croa Croa 10 janvier 16:38

                    À JC_Lavau,
                    Essayes donc de comprendre un peu ce que j’ai écrit (qui n’est pas « combustible non carburant » ce qui en effet ne veut rien dire smiley )
                    *
                    Je reformule en ajoutant les détails utiles aux ânes :
                    - C’est très bien d’utiliser le gaz comme combustible. (Pour la cuisine, le chauffage, etc... )
                    - C’est beaucoup moins bien d’utiliser le gaz comme carburant (pour faire fonctionner des moteurs, surtout des moteurs à essence modifiés pour le gaz.)
                    *
                    Notamment parce que dans un moteur la combustion est incomplète. On rejette donc du CH4 en plus du CO2 dans l’atmosphère.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 10 janvier 17:27

                    @Croa. Et qu’est-ce que ça peut bien foutre, ta supposition que la combustion d’un gaz soit supposée par toi vachement incomplète ? Ça t’est déjà arrivé d’étudier de près la thermodynamique d’un moteur à gaz et sa réalisation pratique ?


                    L’atmosphère ne sait pas lire. Ton Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes peut bien intoxiquer les crédules en leur faisant croire que la molécule CH_4 est vachement inoxydable malgré les UV solaires, cette intox est inefficace à interdire la chimie atmosphérique et surtout la photochimie atmosphérique.


                  • Croa Croa 10 janvier 18:14

                    À JC_Lavau
                    Le CH4 est oxydable et heureusement vu que tant qu’elle est encore présente dans l’atmosphère cette molécule est bien plus active que le CO2 en ce qui concerne l’effet de serre. (Le CO2 de son coté reste quasiment indestructible mais il peut être absorbé par des organismes ou piégé naturellement.)
                    *
                    Pour le reste non je ne sais pas tout bien sûr et j’en resterai donc là. Tu ferais mieux d’en faire autant !  smiley


                  • JC_Lavau JC_Lavau 10 janvier 18:33

                    @Croa. Il n’a toujours pas été prouvé ni que le dit « effet de serre », pilier de la propagande dont est chargé le Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes, soit dommageable en quoi que ce soit, ni encore moins prouvé que la physiologie végétale devienne tout soudain fausse.

                    http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/la-fraude-a-70-des-arbres-menaces-153196


                  • baldis30 10 janvier 20:20

                    Comme si les pétroliers étaient de saints innocents ils s’invitent tranquillement dans la transition énergétique. Rappelons tout de même quelques réussites remarquables des pétroliers qui portent bien des noms : Amoco-Cadiz, Torrey-Canon, Exxon-Valdez, et bien sûr à terre, une entreprise dénommée AZF….

                    Venons au gaz avec un excellent exemple français de mise en danger des populations : Lacq. Aujourd’hui on publie moins mais il faut savoir qu’un ré »seau de sismographes est entièrement dédié aux conséquences de l’exploitation du gaz de Lacq. Et pendant longtemps ce fut annuellement publié par l’Observatoire de Physique du Globe de Strasbourg sous la forme « papier » donc avec dépôt légal. Cela étonna d’ailleurs largement Madame Cypser avec laquelle j’échangeai jadis quelques messages car ces choses-là n’étaient pas publiques aux USA (et cherchez donc dans d’autres pays …). 

                    Il est évident que la mention de Madame Cypser, avocate spécialisée dans les problèmes géologiques ne fait pas plaisir aux pétroliers et qu’ils s’empressent de stigmatiser ce que j’écris.

                    Quelle est le mécanisme de cette séismicité ? Avant l’extraction rien. Mais en abaissant la pression du gaz dans les sols deux phénomènes se produisent :

                    a)  décompression du gisement, donc décompression des roches ! Par simple application de la loi de Hooke on comprend comment des déplacements d’abord faibles puis de plus en plus importants se produisent, d’où fissuration.

                    b)  corrélativement des circulations aqueuses sous pression et chaudes se produiront et agiront sous deux formes : dissolution et lubrification de la fissuration.

                    Le mécanisme de la séismicité anthropique est enclenché. Il y a bien entendu d’autres exemples qui aux USA donnèrent lieu à des informations voire des procès. Par exemple ce qui se passa à Denver lors d’une injection de liquide dans un forage pétrolier sec.

                    Allons plus loin avec le gaz de schiste cher (et pouvant coûter encore plus cher) aux pétroliers ! On a un magnifique exemple permanent, quotidien de la séismicité induite à la frontière du Kansas et de l’Oklahoma par la séismicité avec des mécanismes au foyer à faible profondeur : les causes… assez simples et relevant du point b) évoqué ci-dessus. Et étant donné la faible profondeur des hypocentres des dégâts importants malgré des magnitudes faibles.

                    Mentionnons aussi un autre problème : il y a un peu plus de vingt ans on s’aperçut qu’au large de la Norvège et plus précisément vers Ekofisk le plancher de la mer du Nord  s’enfonçait …. C’est un effet évident des points a) et b). Une banque française (et peut-être d’autres) fut chargée de trouver le financement pour des reprises d’ouvrages.

                    Or compte-tenu de la faible profondeur du plancher océanique et du Gulf Stream l’exploitation pétrolière de la mer du Nord modifie grandement la circulation océanique dans cette zone ! A part cela les pétroliers sont de bons défenseurs de l’environnement.

                    Les risques il n’y en a pas qu’ils disent …. Ô effectivement publier la séismicité dans certains pays relève du pouvoir …. Alors peu publient … et beaucoup oublient de publier …..

                    Je ne doute pas un instant qu’une cohorte de pétroliers viendra contredire ce que j’ai écrit ci-dessus. 


                    • ENZOLIGARK 11 janvier 07:02

                      Se reveiller un matin dans un monde ou tout etre humain a des WC , une ecole proche pour les enfants et un hopital non loin , un beau changement de cap terrien non ? . ... Parce que , ,,, TANT QUE PARLE L ’ ECONOMIE # ( Music / video en VO  by Silmarils ... ) ... # pipee , mOOOdifie , transformee , ( ... ) par les ecoutes yankees .... ! . ... C ’ est effectivement la TOTALE mais pas celle de paris dauphine !!! . ... A FRANCIA FORA ... INDIPENDENZA SOLA SOLUZIONE pe a Corsica * ... . 

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