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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le glacier d’Upsala

Le glacier d’Upsala


Crédit photo : Archivo Museo Salesiano (1928)/Beltra (2004)

Parmi toutes les photos de glaciers en train de disparaître en raison du réchauffement climatique, la plus frappante est certainement celle que vous voyez ci-dessus. Elle montre le glacier d’Upsala, en Argentine, pris du même endroit en 1928 et en 2004.

Voici une autre vue de ce glacier, prise par un astronaute de l’ISS (International Space Station), le 5 février 2002.


Crédit photo : Astronaut Photography of Earth

Et pour ceux qui veulent mieux situer où se trouve ce glacier, le voici sur Google maps.

Ce glacier est en train de reculer à une vitesse de 200 mètres par an. Là aussi il y a débat. Il y en a qui soutiennent que ce retrait n’a rien à voir avec le réchauffement climatique... Mais, bon. Regardez la photo d’en haut et concluez vous-mêmes.

Pour en savoir plus :
1. In pictures : How the world is changing (BBC news)
2. Glacier Upsala (Astronaut Photography of Earth)
3. Glacier Upsala (Google maps)
4. Le recul du glacier de Riggs (Gaïa)


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24 réactions à cet article    


  • Fifou (---.---.67.44) 5 avril 2006 16:30

    « Il y en a qui soutiennent que ce retrait n’a rien à voir avec le réchauffement climatique... Mais, bon. Regardez la photo d’en haut et concluez vous-mêmes. » On dirait des commentaires comme ma grand-mère sait si bien les faires. De la même manière qu’en sciences l’exemple ne fait pas la généralité, il faudra que tu m’expliques « Luc » comment la seule observation d’une différence sur les photos permet d’en déduire les causes... Ca c’est de l’article scientifique, objectif et sérieux ! lol


    • (---.---.246.211) 5 avril 2006 17:58

      C’est vrai que l’eau a comme propriété physique extraordinaire de se transformer en glace lorsque la tempèrature de son environnement augmente et inversement de se liquéfier lorsque la température diminue.

      PS : Avec comme pression atmosphérique de 1 atmosphère environ et à pression constante.

      PPS : Ce post est ironique.


    • Jojo (---.---.201.136) 6 avril 2006 00:26

      Il suffit de cliquer sur les liens qui sont donnés.

      Excellents.


    • Mars (---.---.52.32) 6 avril 2006 11:41

      Fitou, C’est bien de critiquer mais qu’est-ce que tu dis d’autre ? Qu’il ne faut surout pas se poser de questions et que de toute façon la marché résoudra le problème du réchauffement climatique ?


    • Ced (---.---.172.149) 8 avril 2006 15:28

      Bien que la paléoclimatologie n’est pas franchement mon domaine, je me permets d’intervenir en temps que géologue.

      Peut-être est il bon (aussi) de rappeler que, selon les études paléoclimatiques (comme les cycles de Milankovitch), nous devrions rentrer en période glaciaire. Aujourd’hui, nous sommes dans une période interglaciaire, mais le climat évoluant cycliquement, nous devrions rentrer à nouveau dans une période dite de glaciation. Ceci ne se fait pas d’un seul coup, si bien qu’il peut y avoir des « pics de chaleurs » sur plusieurs dizaines d’années, et des « pics de froid » sur les mêmes échelles temporelles.

      S’il est aussi observé un « dérèglement climatique » à l’échelle des 100 à 200 dernières années, ceci ne veut donc pas dire que ce soit valable sur 300, 400 voire 1000 ans. Un moteur peut en effet être l’industralisation grandissante, et des recherches ont d’ailleurs montré une hausse progressive de la température dans l’hémisphère nord depuis le 19ème siècle.

      Enfin, il est des balances naturelles également, qui, lorsque les glaciers fondent ici, il s’en forme d’autres là bas.

      C’est donc un brin plus complexe que la comparaison de deux photos prises au même endroit à 76 ans d’écart. Je ne comprend pas d’ailleurs ce que fait la troisième photo ici, mis à part montrer qu’un clavier « bouge » (ce qui est valable en toute période climatique).

      Bref, on parle du réchauffement climatique, et on en dit tout et n’importe quoi, car rien n’est encore franchement prouvé à 100%. Cette histoire scientifique ressemble surtout à une vaste recherche du sensationnel de la part de certains scientifiques qui ne font pas leur boulot honnêtement. Votre article, écrit en ces termes, ressemble ainsi aux films catastrophiques américains ; un joli que j’ai vu il n’y a pas longtemps, The Day After Tomorrow, ressemble un peu et je vous le conseille vivement !

      Ceci dit, Luc, je suis d’accord avec le fond de votre article. Il doit y avoir une observation et une recherche concertée et avancée dans ce domaine. Afin de comprendre exactement quelles sont les causes du recul des glaciers et quelles peuvent en être les conséquences, afin de comprendre comment le système terre fonctionne et quel peut être l’action de l’homme là dessus. Le recul des glaciers est un fait avéré, mais encore une fois, non compris.

      Il est aussi évident qu’il faut une volonté politique énorme afin de réduire, si ce n’est interdire, l’utilisation de gaz à effet de serre.

      Il y a donc un aspect climatologie et un aspect politique à prendre en compte.

      Amicalement, Ced


    • Ced (---.---.172.149) 8 avril 2006 15:31

      Vous aurez bien sur lu, « mis à part qu’un GLACIER » bouge !


    • Marco (---.---.44.1) 30 mai 2006 16:24

      Tout à fait d’accord. Attendons d’être à 100 % sûr avant d’agir. On n’a pas d’énergie à dépenser dans le vide. De même pour les dioxines de nos incinérateurs qui provoqueraient le cancer, les OGM qui seraient une pollution irrémédiable de notre environnement, les déchets nucléaires qui seraient nocifs pour des centaines d’années, la disparition de la bio masse de nos océans qui ne nous importe absolument pas, attendons d’être sûr à 100 %. Surtout qu’en temps que scientifique, vous savez bien que le 100 % n’existe pas, il y aura toujours un crétin pour dire que tout va très bien madame L...


    • Gil (---.---.93.79) 6 avril 2006 10:42

      Impressionnant et instructif. Merci !


      • (---.---.43.89) 6 avril 2006 21:59

        - Moi je ne parle pas
        - du glacier d’Upsala
        - Ce glacier est classe plus OU moins apres mon tres ancien Antecedenz_><_Term moleculaire parce que ce sont ete en Argentin des collines glaciales sans nom et donc « terra incognita »[la cartographie des glaciers etait notre plaisir(donner des noms Chiliens comme Higgin’s au glacier et cetera(Higgin’s apres sa Presidence a la Moneda Chilien est parti en Bolivie pour renforcer Simon Bolivar)].Buenos.OK. L’observation de moi en Mars 2006 des hirondelles devant mon fenetre ne font pas deja l’ete 2006 : « sur le glacier de Pío XI, le plus grand en Amérique du sud, a montré une avance nette, gagnant de 4.38 km2 en 11 années. Deux images de RADARSAT prises en janvier et avril 1997 ont montré une avance très rapide »(Variations of Patagonian Glaciers, South America, Using RADARSAT and Landsat Images,par M. Aniya, A.S. Dhakal, S. Park et R. Naruse, pages 501-511).

        Moi, je parle depuis ma famille a choisi de donner glaciers-noms, du Hielo Continentale. Mais pour beaucoup des Chretiens, la question Juive est ici re-ouverte[jeu stupide et ennuiante de la Thora et de la Bible(il faut bruler les deux livres partout !)]:Dieu et Jachwe laissent avancer OU retirer les glaciers. Et cette question(par example sur le nouveau-nomme glacier de Pío XI(bien possible il a ex-ante porte mon nom de famille) est aujourd’hui vendu comme La Science par excellence et est ouverte avec succes commercial aux imbeciles comme presque toutes les Juifs-Chretiens.

        De l’un cote nous avons eu des commentaires des JuifsChretiens.

        De l’autre cote les Juifs et Chretiens demandent et souhaiten de nous que nous les frappons.

        - Il faut remplir les
        - desirs des Juifs et
        - des Chretiens et ca
        - est une question du
        - combat direct & pas d’une linguistique religieuse

        identifier deporter et eliminer

        Las Heras[Patagonie] par example a montre que nous avons gagne ...


          • Imaginus (---.---.68.125) 8 avril 2006 10:36

            Comme je l’ai dit auparavent,l’humain a une conscience ecologique qui s’arrete à la porte de sa baraque.

            L’inconvenient c’est qu’on est dans la merde à cause de ce type de comportement. L’avantage c’est que le connard se noye plus vite quand il construit sa maison pour sa progeniture pres des lits des fleuves.

            LE 20 eme siecle n’a pas fini de faire des morts.


            • Le furtif (---.---.3.211) 9 avril 2006 10:33

              Cette question m’énerve depuis tant d’années.

              S’il y a vait réchauffement global_ concernant la totalité de la planète. Cela voudrait dire que

              - des observations nombreuses auraient été collectées sur une durée suffisante

              - des observations sur toute la planète.

              Sur le temps et l’espace nous manquons de données valides , ou, quand nous les avons nous les associons avec des estimations . Pour faire clair , nous avons des séries de relevés de température complètes pour une petite partie de la planète. Des zones « blanches » sur la carte des relevés persistent jusqu’aux années 80 __ et encore__

              De plus bien souvent en climatologie : les observations ne signifient pas plus que => voilà ce qui se passe , là , où nous observons .

              Sur une barre de métal de 50 cm nous pouvons prendre des échantillons au 5è, 15è, 25, 30è cm, en faire l’analyse, comparer les résultats identiques et conclure : c’est une barre de fer. Merci Bourvil !

              En matière de climat il n’est pas osé de se conduire ainsi, non ! C’est carrément dangereux et faux ! Depuis combien de temps avons-nous des séries de relevés pour la zone sans conséquence allant du nord de la Sibérie au Tibet avec une extension en direction de L’Aral ou du sud de la Mongolie ? Ou sont les relevés complets des immensités océaniques de l’hémisphère sud . Vouloir établir une hypothèse d’évolution des climats avec des données ausi parcellaires ?!

              Il faut pourtant en convenir, la multiplication des observations depuis trente ans, leur « maillage » beaucoup plus serré, leur confrontation avec celles sur les errements du Gulf stream laissent prévoir une issue gravissime. Bien autre chose qu’un réchauffement général mais plutot une glaciation.

              Alors !!

              Que penser de cette « mode » du réchauffement planétaire ? Ne faut-il pas la ranger avec d’autres brillantes trouvailles de journalistes qui l’été dernier étaient encore nombreux à parler de sècheresse planétaire, ça, depuis 4 à 5 ans. Qui n’a pas relevé que pour eux la France a froid quand il gèle à Paris. Heureusement pour le Public les tenants de la sècheresse planétaire sont confrontés à des observations récentes montrant que si certaines zones souffrent d’un manque de précipitations d’autres par ailleurs connaissent une hausse des leurs.

              Mettre l’accent sur les précipitations n’est pas innocent. Nous savons leur rôle modérateur sur le climat => humide et nébuleux = moins chaud et moins froid.Pas de latérite et pas de pergelisol . Brest , pas NovoSibirsk et pas Tombouctou.Alors alors ?

              - Euh là , on s’inquiète !

              Il se pourrait , après tout que les tenants du réchauffement global aient raison...rien ne l’interdit . L’hypothèse , même si elle n’est pas encore suffisamment prouvée pour aboutir au stade de conclusion scientifique, demeure . Si réchauffement ==> Evaporation ==> Nébulosité et prcipitations croissante .

              La Nébulosité et son albedo associée aux effets tempérants des précipitations devraient nous amener un rafraichissement des températures ??? Hein ? N’est-il pas ??

              Devant cette « inextricablerie » on ne peut que demeurer perplexe.Ne serions nous pas , non pas devant un réchauffement global mais devant une évolution zonale ? Autre problème tout aussi grave et tout aussi complexe ?

              Très cordialement


              • mars (---.---.30.51) 9 avril 2006 22:46

                Evidemment le réchauffement climatique est difficile à prouver, est-ce pour autant qu’il ne faut pas en parler ? Une chose ne fait par contre plus beaucoup de doute c’est que l’homme agit de façon significative sur le taux de CO2 dans l’atmosphère et celui-ci a la fâcheuse manie de se diffuser sur toute la surface du globe ! Quels seront les effets dans le futur, on peut se poser la question mais qui est prêt à jouer les apprentis sorciers et à continuer à ne rien faire ?


              • le furtif (---.---.14.34) 10 avril 2006 18:46

                Pour le dégagement de CO² = pas sûr du tout ,

                Il pourrait être lié à des « dégazages » de méthane des fonds océaniques...ces derniers liés à un hypothétique (vous allez rire) réchauffement.

                Pour avancer et enseigner enfin aux beotiens dont je suis .Il serait urgent que le discours même vulgarisateur sur la climatologie soit libéré des effets d’esbrouffe de la vulgate politico-écologiste.

                Je prends le pari qu’un jour ils vont nous assourdir avec le climat équitable ou l’iceberg citoyen.

                Cher Luc j’ai posé des questions précises qui manquent toujours de réponse.

                Cordialement


              • Ced (---.---.172.149) 11 avril 2006 11:34

                Le Furtif,

                Etant du métier (géologue qui travaille avec l’outil de la climatologie), excusez moi, mais je n’ai pas trop compris les questions que vous posiez en fait...

                Si je pense (un peu) comme vous sur les preuves du réchauffement climatique (à savoir que la communauté scientifique ne doit pas « s’embaler » trop vite), je pense néanmoins qu’il s’agit aussi d’un devoir de la société que de s’interroger ainsi sur les dégazages à effet de serre. Je disais plus tôt : « Il est aussi évident qu’il faut une volonté politique énorme afin de réduire, si ce n’est interdire, l’utilisation de gaz à effet de serre. »

                En ces termes, rien ne me choque que Greenpeace, par exemple, et dont beaucoup ont à apprendre en terme d’éthique de recherche scientifique, ne s’interroge sur le sujet également. Cependant, comme vous dites, ce n’est pas une affaire simplement des écologistes, mais de tout le monde.

                Si le sujet est porteur pour la recherche, c’est bien parce que les interrogations sont légitimes. Mais aussi, on ne peut passer sa vie à s’interroger sans même agir : on ne freine pas une fois que la voiture est rentrée dans le mur !

                Le sujet est très complexe : on ne sait pas s’il existe un réel réchauffement climatique au sens scientifique du terme, mais dans tous les cas, il faut arrêter de pourrir la planète.

                Peut-être connaissez ce proverbe des Indiens d’Amérique qui ressemble plus ou moins à cela : « le Terre ne nous appartient pas, mais ce sont nos enfants qui nous la prêtent »... Simple mais honnête surtout !

                Cordialement, Ced


              • Ludo77 12 novembre 2008 17:53

                Dégagement de CO2... Ok. Mais qu’en est-il du méthane, qui a augmenté bien plus que le CO2 depuis l’industrialisation, et qui a un effet de serre 21 fois plus fort que le CO2 ? On a tendance à se braquer sur le CO2 ? Pourquoi ? Volonté politique ? Enjeu économique ? Vulgarisation journalistique ? Il y a un problème, une évolution dans le climat, mais j’ai bien l’impression que l’on ne cerne pas tout. Mais cela ne doit pas nous freiner à moraliser davantage l’industrialisation et la mondialisation... Ce que le protocole de Kyoto tente vainement de réguler (mais les plus gros pollueurs de la planète déclinent toute intervention pour l’instant)... Mais qui nous dit que les plafonds d’émission fixé par Kyoto sont suffisants ? En cette matière, on balance aisément entre un scepticisme rassurant ou un alarmisme paranoïaque...

                De toute façon, l’enjeu n’est pas de sauver cette bonne vieille terre (qui se sauvera et se régulera toute seule), mais de maintenir des conditions favorables à la vie humaine. Sans cela, nous serions la seule espèce vivante capable de nous auto-détruire. L’humain, le prédateur suprême, qui parvient à exterminer les autres espèces et la sienne propre ? Quel progrès !


              • Christophe Ferré (---.---.238.116) 10 avril 2006 00:00

                Photo troublante, effectivement. Mais en d’autres endroits du monde, les glaciers progressent... On ne peut pas prouver une théorie scientifique à partir d’une simple photo, fût-elle spectaculaire. On est à l’époque de l’image, certes...


                • Yasunari (---.---.129.150) 10 avril 2006 10:13

                  Allez lire http://www.realclimate.org/, ce site, en anglais, sorry, a été mis en place par des météorologuesdans l’idée d’en faire un lieu de débats scientifiques. Les études sont accessibles, les sources sont toujours ouverts. Un grand moment de bonheur.

                  Les trolls y sont renvoyés à genous en première année d’epistémologie...


                  • Le furtif (---.---.14.34) 10 avril 2006 19:14

                    Monsieur Yasunari ou madame (au choix)Qui sait c’est peut-être un collectif ?

                    Super le site realclimate mais : pas glop. Il va falloir ressortir le vieux dico.

                    Pour être plus clair , je ne suis pas du tout un tenant de la glaciation imminente ;je regrette simplement le manque de sérieux de la grande majorité des propos médiatisés sur le « réchauffement global ».

                    Le retour de l’age glaciaire ça vous avait pourtant de la gueule dans les années 70....avec la bande dessinée = le train des glaces. Le site realclimate semble montrer que déjà la machine à berner le gogo marchait à cette époque.

                    Cordialement

                    Le furtif


                  • Luc Luc 10 avril 2006 23:32

                    Chers lecteurs, merci pour tous vos commentaires.

                    Je tiens tout de suite à vous dire que je n’entrerai pas dans une analyse scientifique poussée pour savoir si le réchauffement climatique actuel est dû à l’activité humaine, si c’est simplement une convulsion climatiogique dont notre planète a le secret et qui est indépendante de notre activité, etc ... Ce sujet est beaucoup trop complexe pour être débattu dans le cadre des commentaires à cet article.

                    Je pense simplement que ce qui se passe actuellement concernant le réchauffement climatique de notre planète est réel, observable, important et que ça va se passer de plus en plus vite.

                    Dans ce but, je me fais l’écho des observations et études les plus significatives sur ce sujet, de façon à ce qu’il y ait une prise de conscience collective et qu’on en tire les conséquences avant qu’il ne soit trop tard.

                    Apparemment, vu certaines réactions, il y a encore du boulot, et donc je continuerai à publier sur ce sujet.

                    Je sais bien que, si je publiais une photo de la Terre vu d’Apollo 17 en affirmant « la Terre est ronde », il y aurait des esprits forts pour me dire qu’une simple photo, c’est un peu court comme « démonstration scientifique », et que d’ailleurs il y a débat puisque certains soutiennent encore que la Terre est plate. (Tiens, il faudra que je tente le coup un jour, pour voir ...)

                    En tous cas, merci à tous ceux qui prennent le temps d’expliquer et de débattre. Bon courage à tous et à bientôt.


                    • Luc Luc 10 avril 2006 23:42

                      Voici le lien pour la Terre plate (tronqué dans le commentaire précédent) : Flat Earth Society


                      • Ced (---.---.172.149) 11 avril 2006 12:27

                        Y en a même qui assurent qui assurent que la Terre s’est bel et bien formée il y a 6500 ans, de la main de Dieu... Mais pour l’instant, la Science a prouvé le contraire !

                        Bref, Luc... Là n’est pas le sujet. Je comprends très bien la source de vos interrogations (qui sont un peu les mêmes que les miennes en fin de compte). Mais je pense aussi qu’il faut prendre comme il se doit les distances qui s’imposent.

                        En Sciences Naturelles, il y a un gros risque à la surinterprétation puisqu’elles sont essentiellement basées sur PLUSIEURS postulats et sur une ponctualité des données. Les Sciences dites « dures » (Mathématique essentiellement) sont peut-être plus fortes car elles reposent sur l’outil mathématique en lui même plus que sur la pensée de l’homme. Mais vous me direz aussi que les mathématiques sont issues de la pensées de l’homme, et je vous dirais que vous n’avez pas tord ! Ceci dit, on prend ici le concept de la comparaison absolue et non de comparaison relative (comme en Sciences Naturelles)

                        Ainsi, en Sciences Naturelles, les progrès de la pensée scientifique sont soumis à l’interprétation d’un scientifique ou d’une école scientifique. Ceci ne veut pas dire que les conclusions faites soient fausses en elles mêmes, mais elles sont toutefois à « prendre avec des pincettes ».

                        Un exemple très simple qui me touche particulièrement car je suis géologue : la Tectonique des Plaques. En réalité, on parle de Théorie de la Tectonique des Plaques. C’est une THEORIE, car elle repose sur un certain nombre d’observations, et de ces observations plusieurs conclusions ont été tirées. Si on sait que ces observations sont réelles, ceci ne veut dire que la théorie en elle même soit vraie.

                        Attention, je ne remets pas ici en cause la Théorie de la Tectonique des Plaques. Cependant, des études actuelles permettent de remettre en cause certains postulats sur lesquels la théorie est basée (par exemple, la déformation aux frontières de plaques).

                        Cette théorie a suivi en fait une théorie précédente qui était appelée théorie dite du « géosynclinal ». A l’époque (il y a peine 40 ans), la plupart des géologues y croyaient, mais les observations suivantes (plus justes car plus précises) couplées à l’avancement de la Science dans la compréhension du système terre, ont permi d’élaborer une nouvelle théorie, la Théorie de la Tectonique des Plaques. Cette dernière est globale, c’est à dire qu’elle s’applique à l’ensemble de la Terre. Mais son principal défaut est le « faute de mieux ».

                        Je pense que la THEORIE du réchauffement climatique suit un parcours légèrement différent, car ici, (1) les données « ne sont que » ponctuelles (les données sont globales pour la Théorie de la Tectonique des Plaques) et (2) les postulats engagés n’en sont donc que moins garantis.

                        Il existe aujourd’hui des preuves pour le réchauffement climatique, mais l’échelle temporelle est très courte. Il existe donc un contresens absolu concernant le cheminement de la pensée humaine du fait de la ponctualité des données.

                        Cependant, et encore une fois, il faut bien entendu s’engager à développer la recherche sur le domaine afin de comprendre la réalité de la situation et la vérité vraie des données. Autrement dit, moins de subjectivité serait bien venue !

                        Merci en tout cas pour les photos, que je viens de faire suivre au groupe de paléoclimatologie de mon laboratoire.

                        Bien à vous, Ced


                      • toy (---.---.144.116) 11 avril 2006 19:31

                        Mais, quand même c’est dingue de voir encore des personnes réfuter le changement climatique !

                        Si jusqu’en 2000 il y avait encore des débats dans la communauté scientifique, à l’heure actuelle tout le monde, (à part quelques irréductibles comme Lomberg, ou le nouveau conseiller improvisé de Bush, un romancier !! ), est d’accord sur la réalité du changement climatique, et même des personnes comme le conseiller scientifique personnel de Tony Blair, David King ou l’administration Bush, par la voie du Dr James Mahoney, sous-secrétaire d’Etat chargé de la politique de recherche sur le climat en 2004, ou des entreprises comme shell. De même sur le fait que ce sont les GES qui sont en grande partie responsables de ce changement. Là ou les avis divergent, c’est sur l’amplitude de ce phénomène, et les conséquences qui pourraient en découler.

                        En plus, les premiers effets sont visibles :
                        - en Arctique, par exemple à Churchill (canada) on spécule sur une route maritime arctique ouverte toute l’année, permettant un accès direct vers l’Europe. En outre, tous les observateurs scientifiques ou simple explorateurs comme Vannier observent des changements profonds
                        - en Colombie, les évènements exceptionnels (inondations) ont eu une fréquence qui a augmenté ces dernières années, ce qui cause des problèmes sociaux très important puisque l’état colombien n’a pas les moyens de gérer ces évènements,
                        - Aux USA, les cyclones de cet automne et de cet hiver (du jamais vu) et actuellement avec la saison des tornades qui est très active,
                        - en France et en Europe, avec des évènements exceptionnels : tempêtes en 1999, inondations en 2002, canicule en 2003,...
                        - au niveau global, un réchauffement global du globe, malgré la présence de refroidissements locaux

                        En fait, s’il y a toujours eu des évènements exceptionnels, à l’heure actuelle ce sont leur fréquence rapprochées et leur intensité, ainsi que leur période d’apparition qui soulève de nombreuses questions quant à leur relation avec le changement climatique.


                        • laivamun (---.---.236.227) 17 janvier 2007 19:04

                          Bonjour Comme dans l’année il y a une saison bien chaude l’été et une saison bien froide l’hiver, j’aurais aimé avoir la date exacte de ces deux photos

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