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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le mythe de la surpopulation

Le mythe de la surpopulation

L’environnement s’avère être la dernière bouée de sauvetage du socialisme et, à l’échelle internationale, l’argument majeur autour duquel on prétend articuler la construction d’un État mondial. Quelle que soit la problématique, le même message est véhiculé : l’État et les institutions internationales doivent intervenir et planifier la gestion de l’environnement.

« Notre population est si énorme que la Terre peut difficilement nous soutenir. »

« Nous sommes gravement à découvert sur le plan écologique : nous consommons les ressources plus vite que la Terre ne les régénère. »

À votre avis, quelle est le point qui différencie ces deux affirmations péremptoires ? À première vue, aucune, direz-vous. Très juste. Si ce n’est la date : la première citation a été formulée à Carthage par Tertullien au 2e siècle de notre ère, la seconde, 18 siècles plus tard par le directeur général du WWFJames Leape. Tertullien ajoutait également : « La faim, la guerre et les tremblements de terre représentent le remède qu’elle possède pour éliminer l’excès de population. » Or, à l’époque de Tertullien, la population mondiale n’atteignait pas les 200 millions d’habitants. Mais, déjà avant lui, Platon, Aristote ou Confucius avaient exprimé les mêmes terreurs. Aujourd’hui, le WWF nous assure que l’Humanité consommerait en 2050 l’équivalent des ressources annuelles de deux planètes comme la Terre et que la destruction de l’environnement atteindrait un rythme jamais vu auparavant.

David Osterfeld, professeur de science politique, démontait déjà, il y a presque vingt ans, le mythe de la surpopulation destructrice de la Terre en rappelant que les catastrophistes prédisent la fin de la Terre depuis des siècles. Leur arrogance intellectuelle est telle que, puisqu’ils n’ont pas trouvé le remède, personne ne pourra trouver de solution à la « surpopulation ». La population humaine a été multipliée par 6 les 200 dernières années. Une véritable explosion. Mais on a également observé une explosion de la productivité, des ressources, des aliments, de l’information, des communications, de la science, de la médecine, etc. La surpopulation est un terme relatif, nullement absolu. En effet, celle-ci doit être mesurée en relation avec les facteurs comme les aliments, les ressources ou l’espace physique. Or la production des aliments a augmenté plus que la population et nombre d’experts estiment que nous avons la capacité de nourrir une population 8 à 10 fois plus nombreuse. Cela sans compter les progrès technologiques. Par ailleurs, les ressources sont chaque fois meilleur marché en comparaison avec les salaires. Mais surtout, les ressources résident dans l’esprit humain. Certes, l’espace est fini, mais moins d’1% de la surface terrestre est utilisée pour les établissements humains. De plus, les taux de fécondité ont baissé de 4,5 en 1970 à 3,3 en 1990. Face aux antiennes catastrophiques que les éco-alarmistes nous serinent depuis l’Empire romain, il est bon de se rappeler du pari que gagna Julian Simon.

Julian Simon est célèbre notamment à cause d’une gageure qu’il a prise avec Paul Ehrlich, auteur du best-seller The Population Bomb. Dans son livre, Ehrlich reprenait la thèse malthusienne (tout comme le WWF aujourd’hui) et prédisait que des millions de gens mourraient de faim aux États-Unis et ailleurs dans les années 1980 parce que nous aurions atteint les limites de la capacité de la terre à produire de la nourriture. Évidemment, cette terrible famine n’est jamais survenue. En 1980, Simon demanda donc à Ehrlich de prendre cinq métaux présumés « rares » de son choix et paria avec lui que dix ans plus tard, leurs prix auraient baissé. Ehrlich croyait évidemment que ces métaux deviendraient de plus en plus rares et que leurs prix allaient au contraire monter. Or, en 1990, il s’avéra que les prix des cinq métaux avaient effectivement baissé, dans des proportions allant de 3,5% à 72%, car de nouvelles découvertes avaient augmenté les réserves disponibles de ces métaux, des améliorations technologiques avaient fait en sorte qu’on en utilisait moins pour arriver à un même résultat et des substituts plus efficaces avaient été développés. Ehrlich dut payer.

Ce pari fut également à la base de la « conversion » d’un jeune statisticien danois qui enseignait à l’Université de Aarhus, Bjorn Lomborg. En 1997, s’affichant de gauche et militant de Greenpeace, ce dernier avait justement décidé de s’attaquer à ce qu’il considérait comme de la propagande de droite américaine en se lançant avec quelques-uns de ses étudiants dans un exercice de vérification des thèses de Julian Simon. Après seulement quelques mois, Lomborg se rendit compte que les données de Simon étaient bien véridiques et que c’est lui qui, sur la plupart des sujets, avait raison. Il se mit donc alors à réviser complètement les projections catastrophiques des écologistes tel que Ehrlich ou Lester Brown du Worldwatch Institute. Son enquête déboucha sur la publication d’un livre, The Skeptical Environmentalist (publié en français sous le titre L’écologiste sceptique), dont on peut rapidement résumer les principales conclusions :

- actuellement, les ressources naturelles ne sont pas près de disparaître ; la principale limite à leur disponibilité est le coût associé à leur découverte et leur extraction ; les réserves connues de pétrole et de gaz, ainsi que celles des principaux métaux industriels, sont plus importantes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient lorsque le Club de Rome faisaient ses prédictions alarmistes dans The Limits to Growth ; 
- l’« explosion de population » n’a jamais eu lieu et n’aura pas lieu ; la production agricole par tête s’est accrue de 52% dans les pays en voie de développement depuis 1961 et la proportion de ceux qui manquent de nourriture dans ces pays est passée de 45% en 1949 à 18% aujourd’hui ; le prix de la nourriture n’a pas cessé, depuis deux siècles, de baisser en termes réels ; la population humaine devrait de toute façon se stabiliser dans les prochaines décennies ; 
- le problème des espèces menacées et d’une réduction de la biodiversité a été grandement exagéré, tout comme celui de la disparition des forêts ; si certaines forêts tropicales continuent d’être décimées, la reforestation augmente ailleurs et la surface consacrée aux forêts dans le monde s’est accrue depuis un demi-siècle ; 
- la pollution est elle aussi un phénomène qui diminue constamment, en particulier dans les pays riches ; la qualité de l’air, de l’eau et de l’environnement en général est plus grande que jamais dans les grandes villes ; la pollution importante est un phénomène typique des périodes de début de croissance industrielle, alors que les populations sont prêtes à accepter un certain niveau de pollution en échange d’un enrichissement rapide ; plus un pays est riche, plus ses citoyens consacrent des ressources importantes à la qualité de l’environnement ; les innovations technologiques font également en sorte que les méthodes de production soient de moins en moins polluantes.

Le discours alarmiste des mouvements écologistes est devenu tellement habituel que la plupart des gens ont fini par s’y habituer et même l’adopter. Ces thèses apocalyptiques sont bien utiles pour les étatistes de droite comme de gauche. En effet, alors que la grogne contre le fardeau fiscal ne cesse d’augmenter, que la bureaucratisation et l’inefficacité des programmes sociaux sont dénoncées de toute part, que les désastreuses utopies de gauche ne recueillent plus l’appui actif que d’une minorité marginalisée, il faut bien trouver d’autres bonnes raisons pour justifier l’intervention de l’État. L’environnement s’avère être la dernière bouée de sauvetage du socialisme et, à l’échelle internationale, l’argument majeur autour duquel on prétend articuler la construction d’un État mondial. Quelle que soit la problématique, le même message est véhiculé : l’État et les institutions internationales doivent intervenir et planifier la gestion de l’environnement. C’est pourquoi il est bon de rappeler encore et toujours que ce discours est presque entièrement fondé sur des faussetés. Non seulement nous n’allons vers aucune catastrophe, mais l’environnement continue globalement de s’améliorer et aucune surpopulation ne viendra détruire la Terre.


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97 réactions à cet article    


  • floyd floyd 9 mars 2010 11:10

    Elle est pas mal celle-la ! Vous dénoncez le catastrophisme de la surpopulation pour tomber dans le catastrophisme de la sous-population : ’..qui peut impliquer une disparition rapide de l’humanité.. "


  • Romain Desbois 9 mars 2010 12:28

    Et oui il ya ceux qui alarment des dangers, en général ils crient dans le désert. Et puis il ya ceux qui pleurent une fois que c’est trop tard.

    C’est ce qu’on constate d’ailleurs au sujet des banques et de la crise.

    Pour le nucléaire on attendra la prochaine catastrophe.....


  • Krokodilo Krokodilo 9 mars 2010 10:34

    Je tiens à apporter deux preuves supplémentaires à cet article scientifique iconoclaste : le nombre de poissons dans l’océan augmente jusqu’à atteindre un seuil dangereux (les thons se cognent sans cesse les uns aux autres) et la forêt amazonienne s’agrandit tellement qu’on est obligé de tailler des branches au coupe-coupe dans la banlieue des grandes villes.Les monocultures Monsanto se feront demain dans les jardins publics et sur les balcons des immeubles.


    • le naif le naif 9 mars 2010 11:08

      + 1 Krokodilo

      Ici dans le nord on attaque la moisson on fait quatre récoltes par an, On ne laboure plus sinon, il y a plein de pépites d’or qui remontent à la surface. Hier il pleuvait un petit blanc sec délicieux. Bon je vous laisse je vais cueillir mes ananas.

      Merci Lucilio, vos articles sont toujours une bonne marade


    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 9 mars 2010 11:19

      @ Krokodilo :

      « ...forêt amazonienne s’agrandit tellement qu’on est obligé de tailler des branches au coupe-coupe dans la banlieue des grandes villes. »

      C’est sympa le strawman ironique. Mais les faits sont plus intéressants :

      les pays développés voient de manière générale leurs forêts se développer (et même en Chine et en Inde, les deux pays les plus peuplés au monde qui réunissent presque la moitié de la population mondiale) ;

      au niveau de la Terre entière, la déforestation a cessé et la tendance globale est à l’accroissement des forêts.


    • Ropi 9 mars 2010 11:41

      Les faits, dites-vous ??
      Remplacez 1 hectare de chênes par 2 hectares de sapins, et la forêt double, en effet !!!! Mais uniquement en surface...

      C’est ça, les faits.


    • fwed fwed 9 mars 2010 14:30

      D’accord avec ropi

      C’est plus compliqué qu’une histoire de surface occupée. Le bilan carbone des vegetaux n’est pas en lien direct avec la superficie occupé.
      D’autant plus qu’il faut différencier une forêt avec des arbres qui poussent d’une foret avec des arbres qui on finit leur croissance (le bilan carbone/oxygene n’est pas le même)
      Et puis si on se retrouve qu’avec des sapins transgéniques sélectionnés uniquement pour leur pousse rapide et bien non merci car c’est la biodiversité qui est la première des richesses à conserver.


    • Krokodilo Krokodilo 9 mars 2010 17:45

      Pour les forêts replantées en France, c’est vrai, mais ce sont les forêts primitives qui disparaissent (Amazonie, Malaisie, peut-être Roumanie, Madagascar) et ce sont elles qui ont le plus grand nopmbre d’espèces, la biodiversité, pour la plupart encore inconnues. Outre le fait que les dernières peuplades primitives sont menacées.


    • sisyphe sisyphe 9 mars 2010 23:59

       la pollution est elle aussi un phénomène qui diminue constamment, en particulier dans les pays riches ; la qualité de l’air, de l’eau et de l’environnement en général est plus grande que jamais dans les grandes villes ;

      C’est ben vrai ; d’ailleurs, on branche maintenant les pots d’échappement des véhicules directement sur les biberons des enfants ; ça produit des surdoués

      Par ailleurs, le nombre de cancers est en baisse constante  ; ça permet de supprimer du personnel dans les hôpitaux

      Toutes les grandes villes ont maintenant leur production de leur air en bouteilles, qui s’arrachent comme des petits pains, pour les gens à la campagne, quand ils veulent s’oxygéner un peu...

      Des instituts de cure thermale s’installent de plus en plus, le long de la Seine, pour faire profiter les scrofuleux des bienfaits de son eau..
      Certains prétendent même que, comme à Lourdes, elle produit des miracles, mais l’église reste prudente...

      Des malades, pollués par l’air des campagnes, de la montagne, de la mer, viennent, régulièrement, faire des petits séjours pour s’aérer et se ressourcer, installés au dessus du périphérique.

      Mais attention ; comme le précise l’auteur, cela ne fonctionne QUE pour les pays riches ; dans les grandes villes des -beurk- pays pauvres, ça pue, c’est dégueulasse, parce que c’est plein de pouilleux, et qu’ils ont pas l’argent.
      L’argent, c’est connu, contribue à rendre l’atmosphère pure et débarrassée de toute scorie.

      C’est beau l’argent, c’est beau la science, c’est beau le libéralisme ; merci, Lucilio ; c’est émouvant, j’en ai la larme à l’oeil..
       smiley


    • sobriquet 10 mars 2010 00:50

      Pour compléter les commentaires précédents sur les forêts : la surface forestière augmente, notamment en France, mais il faut y regarder de plus près : des forêts équiennes monospécifiques remplacent les forêts plus « sauvages ». Conséquence : la biodiversité en prend un coup, les animaux et végétaux sont plus vulnérables aux épidémies, et le moindre coup de tempête fauche une grande partie de ces forêts.

      On gagne donc en quantité, mais on perd en qualité. Pour savoir si on y gagne au change, il convient de se rappeler pourquoi les forêts, c’est « bien ».


    • Raymond SAMUEL paconform 9 mars 2010 10:45

      Bonjour,

      Et pour les stocks de fer, pas de problème, il suffit de creuser un trou à travers le magma pour atteindre le noyau central, c’est tout du fer !


      • JL JL 9 mars 2010 10:49

        « La planète compte suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun. » (Gandhi)

        10% du budget affecté aux désirs suffirait à satisfaire les besoins. Le libéralisme c’est priorité aux marchés du désir qui rapportent plus que le marché des besoins puisque les premiers sont sans limite. Les désirs sont sans limite, mais ni les ressources, ni la capacité de régénération de la planète ne sont prévues pour une telle gabegie.


        • douce france 9 mars 2010 10:55

          ..ca fait du bien un peu de vérité.. !!..,et donc d’optimisme.. !!!
          ..l’avenir c’est devant,et on a suffisament de ressource,pour la creation d’une nouvelle societé.
          ..allez au boulot.. !!!


          • douce france 9 mars 2010 11:28

            ..non les drogues c’est quand j’ai envie de faire un voyage intérieur..
            ..dans ce cas(verité=optimisme) la oui..,ca apporte un peu d’optimisme..,et y en a grand besoin.. !!!!


          • sobriquet 10 mars 2010 00:52

            L’avenir, c’est devant... ok, mais devant nous ou devant ceux qui sont en face ?


          • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 9 mars 2010 10:58

            @ JL :

            « 10% du budget affecté aux désirs suffirait à satisfaire les besoins. »

            Cet ambitieux programme politique a été pratiqué dans les pays socialistes avec les brillants résultats que l’on connaît : catastrophe économique, misère sociale et désastre écologique. Et, de leur côté, les Cubains sont très fiers de pouvoir prétendre vivre dans la première « économie durable » : ils produisent moins qu’il y a 100 ans et mangent moins qu’il y a 50. Quant au Nord-Coréens, pour les économies d’électricité, ce sont les champions toutes catégories confondues.


            • JL JL 9 mars 2010 11:06

              Lopez-Martinez, nous savons que vous êtes celui qui répond à la place de lucilio. Et nous savons que vous êtes des prosélytes des thèses impensées libérales. 


            • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 9 mars 2010 11:25

              @ Actias :

              « Quel est l’interet d’une terre avec des humains partout... »

              Partout, c’est beaucoup dire. Aux États-Unis, seulement 2% du sol cultivable sont nécessaires pour nourrir la population. Dans les faits, aujourd’hui les hommes vivent sur une infime partie de la Terre.


              « Le taux de disparition des especes sauvages augmente plus vite aujourd’hui que durant les dernières grandes extinction. »

              N’importe quoi. Sans parler du fait que l’on découvre chaque années des centaines de nouvelles espèces.


            • le naif le naif 9 mars 2010 12:14

              "Aux États-Unis, seulement 2% du sol cultivable sont nécessaires pour nourrir la population."

              Ouais et même que si les américains ne bouffaient pas comme des vaches et ne jetaient pas 40% de la nourriture produite 0.05% du sol cultivable serait nécessaire, ce qui laisserait de la place pour faire de beaux golfs 36 trous !!!!

              Et la marmotte......

              Vous nous faites un numéro de duettiste ou quoi ????


            • floyd floyd 9 mars 2010 11:23

              Bravo pour votre article politiquement incorrect.

              Vous parlez des raisons étatistes des alarmistes, et je suis d’accord avec vous, mais je pense aussi que le succès du catastrophisme est du au besoin des gens de croire en quelque chose. Comme notre société de consommation ne propose plus de valeurs, les gens ont besoin de croire qu’il faut sauver la planète. Cela donne un sens à leur existence. Vous pourrez donner toutes les statistiques que vous voulez, cela ne changera rien à leur croyance, puisque c’est devenu une religion pour pas mal de gens. Cela ne me poserait pas de problème si leur religion était anti-humaniste et basé sur la haine de l’être humain. Cette religion est basé sur la vision romantique et manichéenne ou l’homme moderne est vue comme le mal absolu et la nature le bien absolu.

              • Fabienm 9 mars 2010 11:30

                Trop bon l’article.
                Pour être sûr de raconter n’importe quoi en toute impunité, l’auteur ne met aucun lien qui corrobore ses dires, ce qui semblerait dans tous les cas assez complexe compte-tenu du niveau de n’importe quoi qu’ils atteignent.
                La pollution n’augmente pas ! Nous n’avons pas consommé en 100 ans le pétrole que la terre a mis 200 millions d’années à produire, mais non ! foutaises ! nous n’arrivons pas du tout aux limites de note écosystème ! tout ça c’est du mensonge ! la biodiversité n’est pas en régression ! etc, etc. Il suffit de prendre n’importe quelle vérité scientifique (ie qui a l’assentiment de la majorité des experts en la matière, chiffres à l’appui) et dire l’inverse. Trop facile d’écrire un article !

                hilarant

                un peu plus pathétique le fait que des illuminés pareils trouvent un endroit pour être publié


                • floyd floyd 9 mars 2010 11:36

                  AIRPARIF, qui analyse la pollution à Paris, a mis à disposition les archives statistiques des principaux indicateurs de la pollution depuis 1991 :


                  Or pratiquement tous ces indicateurs montrent que la pollution a fortement diminué depuis 20 ans.

                  Voici quelques exemples d’évolution représentées sur une courbe graphique :

                  Monoxyde d’Azote :
                  Benzène :
                  Dioxyde d’Azote (NO2) :
                  -Le Dioxyde de Soufre (SO²) :
                  Fumées noires :
                  Plomb :
                  etc,etc...

                  Alors on peut toujours dire qu’on peut faire mieux, mais on ne peut que constater que la qualité de l’air s’améliore et que la pollution est toujours en diminution constante.

                • sleeping-zombie 9 mars 2010 11:39

                  un peu plus pathétique le fait que des illuminés pareils trouvent un endroit pour être publié

                  Quand on laisse parler tout le monde, on laisse également parler n’importe qui.
                  Ce qui permet a Lucilio de publier est également ce qui te permet de commenter...


                • Fabienm 9 mars 2010 11:49

                  si je résume ta pensée, l’air de paris s’améliore, donc la pollution mondiale n’est pas en augmentation. Brillante démonstration !

                  Ca me fait penser aux gens qui adossés à un comptoir disent « les scientifiques disent que la terre se réchauffe et j’ai jamais eu aussi froid »

                   smiley

                  C’est bien, tu as le niveau pour écrire sur agoravox !


                • floyd floyd 9 mars 2010 11:53

                  Fabienm :

                  Cela montre juste que dans les pays qui ont atteint un certain niveau technologique, la pollution diminue, c’est tout. Or les écologistes, qui adorent faire dans le catastrophisme, nous disent que la technologie est la source de tous nos problèmes et que la pollution augmente partout.

                • Fabienm 9 mars 2010 13:08

                  Tu n’as pas compris le principe de base du capitalisme qui est de concentrer les richesses à un endroit et les maux engendrés (population pauvre & pollution par ex.) à un autre !

                  principe de base pourtant


                • TheMogwai 9 mars 2010 21:14

                  Juste comme ça en passant pour parler d’un domaine que je connais un peu à savoir l’imprimerie.

                  Pour éliminer le CO CO2 ainsi que les fumées noires sans exploser les taux de NOx on a monté dans les imprimeries de labeur des épurateurs. Ces épurateurs permettent effectivement de rendre un air propre en sortie de cheminée.

                  Les modèles que j’ai mis en route (entre 1990 et 2000) consommaient en régime établi entre 15 et 40m3/h de gaz. On ne parlera pas de préchauffage pour ne pas affoler les populations.

                  Alors effectivement l’air était propre ! mais il faut voir les couts en face pour arriver au résultat.

                  Ceci dit je ne doute pas qu’il y a d’autres moyens de dépolluer moins consommateurs en énergies fossiles mais c’était pour mettre le doigt sur les deux cotés de la médaille.


                • wperrad 3 mars 2013 05:34

                  « la pollution n’augmente pas ! Nous n’avons pas consommé en 100 ans le pétrole que la terre a mis 200 millions d’années à produire, »


                  Faudrait savoir, si le pétrole pollue vous devriez être content qu’il n’en reste bientôt plus. 

                • Daniel Roux Daniel Roux 9 mars 2010 11:31

                  Donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

                  Quelques précisions, un pétrole difficile à extraire est un pétrole cher et il en est de même pour toutes les matières premières. Seuls les plus riches auront les moyens de les acheter, les autres devront se contenter des restes, à l’image de l’Afrique d’aujourd’hui, exploitée et marginalisée par les pays riches.

                  à José.

                  Cuba subit un embargo illégal de la part des US. Ce petit pays montre une remarquable résistance à la guerre d’usure dont il est victime, démontrant la validité de la structure sociale imposée par la situation. Comment avons nous juger les collabos complices des nazis en 1944 ? Certainement pas comme de vaillants résistants à la dictature des « Alliés ».

                  à l’auteur et à ses soutiens

                  Prétendre qu’il n’y a pas de problèmes de santé causés par la pollution est irresponsable ou cynique.

                  C’est exactement ce que font les autorités contrôlées par les multinationales (socialistes ?) en affirmant qu’il n’existe pas de preuve scientifique démontrant la nocivité des fongicides, herbicides, insecticides, diluants, radiations électromagnétiques... pour l’être humain et que l’augmentation exponentielle des cancers n’est que pure coïncidence.

                  C’est ce qu’ils ont soutenu pendant près d’un siècle à propos de l’amiante sous couvert d’institutions noyautées par le lobby (socialiste ?) de ce matériaux cancérigène, maintenant interdit.


                  • sleeping-zombie 9 mars 2010 11:33

                    Salut,

                    Article intéressant, mais qui porte en lui ses propres contradictions...

                    Donc je résume ce que j’en ai compris :

                    la pollution importante est un phénomène typique des périodes de début de croissance industrielle, alors que les populations sont prêtes à accepter un certain niveau de pollution en échange d’un enrichissement rapide ;

                     phase 1, on pollue comme des malades

                    Or, à l’époque de Tertullien, la population mondiale n’atteignait pas les 200 millions d’habitants. Mais, déjà avant lui, Platon, Aristote ou Confucius avaient exprimé les mêmes terreurs.

                    phase 2, on s’inquiete de la dégradation de la qualité de vie

                    plus un pays est riche, plus ses citoyens consacrent des ressources importantes à la qualité de l’environnement

                    phase 3, on prend des mesures pour stopper cette dégradation

                    la qualité de l’air, de l’eau et de l’environnement en général est plus grande que jamais dans les grandes villes ;

                    et phase 4, on est satisfait du résultat.

                    Jusque là tout va bien, et on est a peu près d’accord, par contre ta conclusion... laisse échapper une sorte de « pet de l’esprit » qui n’a a priori rien a voir avec le sujet de l’article : ta haine de « l’étatisme, socialisme, bureaucratie » ou que ne sais-je encore.

                    Pourtant, tu admets a demi-mot dans ton article que l’écologie est nécessaire (c’est la phase 3), donc c’est pas l’écologie elle-même que tu condamnes. (1)
                    Tu admets également que l’écologie n’est pas rentable (voir ce que tu cites qui m’a inspiré la phase 1), donc faut pas vraiment compter sur l’investissement privé d’un régime capitaliste pour s’en s’occuper.

                    Alors que reste-t-il ?

                    (1) a moins que tu n’aies pas compris que compris que c’est justement le réflexe de préservation de son environnement qui a permis d’éviter les catastrophes. L’un de nous deux tiens un raisonnement fallacieux...


                    • floyd floyd 9 mars 2010 11:34

                      J’ai parlé de la vision romantique ou l’homme moderne est vue comme le mal absolu et la nature le bien absolu. Cette vision est bien sûr totalement simpliste, car l’être humain a toujours modifiée son environnement et pas toujours en positif. 


                      Torben Rick, un archéologue du Smithsonian Institute de Washington, à donné de nombre de nombreux examples de modification volontaire ou non de l’environnement par les populations de la préhistoire : les aborigènes d’Australie ont brûlé des quantités considérables de terres pour se rendre la chasse plus facile ; les indigènes, qui vivaient sur les côtes de Californie il y a des millions d’années, mangeaient des abalones et jetaient en masse les coquilles, ce qui a provoqué la création et l’immobilisation de dunes ; au nord-ouest du Pacifique, à la même époque, les populations locales construisaient des sortes de murs en eau peu profonde qui permettaient une prolifération des palourdes dont ils se nourrissaient.

                      Déjà, certaines de ces pratiques provoquaient des changements environnementaux qui étaient loin d’être anodins. Par exemple, la population des Channel Islands au large de la Californie a massacré les otaries qui étaient leurs concurrentes dans la pêche à l’oursin ; ceux-ci se sont alors multipliés en dévorant les varechs et en rendant le fond marin stérile.

                      Une autre étude, menée par J. Tyler Faith et Todd Surovell, attribue une part de l’extinction massive — plus de 50 % ! — des mammifères d’Amérique du Nord il y a environ 12.000 ans à leur surextermination par les êtres humains arrivés sur le continent à ce moment-là.

                      • hunter hunter 9 mars 2010 11:40

                        Oui, bravo, encore plus de monde, encore, encore !

                        Il suffit de suivre les conseils de certains auteurs de SF, et la vie sera MER-VEI-LLEUSE !!!

                        C’est le BTP qui va être content :des tours de 1 kilomètres de haut, vite achetez des actions Bouygues !

                        http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Monades_urbaines

                        MDR !!!!!!!

                         smiley

                        H/


                        • alberto alberto 9 mars 2010 11:55

                          Bonjour à tous :

                          Comme vous pouvez le constater, l’auteur de cet article se garde bien d’intervenir dans le débat. (notamment en réponse à l’excellent commentaire de Kroko)

                          Voilà un sujet qui pourrait intéresser les « modérateurs » : quel intérêt y a-t-il de proposer de publier sur un blog de débats tel AV , l’article d’un auteur qui ne participe pas au débat ?

                          Bien à vous.


                          • sleeping-zombie 9 mars 2010 12:07

                            Sur ce point, il est pas le seul...

                            Mais laisse lui un peu de temps, tout le monde n’est pas (en vacances-rentier-retraité), son article n’étant publié qu’aujourd’hui, l’auteur n’est peut-être même pas encore au courant qu’il est en ligne...


                          • JL JL 9 mars 2010 12:24

                            C’est une habitude : c’est José Lopez-Martinez qui répond à sa place. Peut-être deux pseudos pour une seule personne ?

                            Lucilio n’a pas posté de commentaire depuis le 26 février et a pourtant publié 4 articles.

                            En revanche, Lopez-martinez n’a rien publié et a commencé à poster le 19 janvier.


                          • Romain Desbois 9 mars 2010 12:35

                            Ne jugeons pas trop vite, on ne contrôle pas le jour de la publication et il est possible que l’auteur ne soit pas libre aujourd’hui.

                            Hélas pour être sur Avox 24H24 il faut être au chômage ou à la retraite, en arrêt maladie ou en congé.

                            Purée j’aurais fait un bon avocat smiley


                          • JL JL 9 mars 2010 13:05

                            Vous avez raison Romain Desbois, JLM poste aussi sous d’autres auteurs.


                          • voxagora voxagora 9 mars 2010 15:27

                            @ alberto,

                            Il me semble que l’intervention des uns et des autres sur AV
                            doit être libre, et ne pas obéir à un shéma o-bli-ga-toi-re :
                            des auteurs d’articles qui ne répondent ni ne commentent,
                            d’autres qui commentent tous les commentaires,
                            des commentateurs qui commentent sans écrire d’articles etc..

                            Y aurait-il un parfait agoravoxien ?

                            Personnellement, sur cet article en particulier,
                            mon commentaire est :

                            @ l’auteur : + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +

                            est-ce que ça le fait ?


                          • hunter hunter 9 mars 2010 12:11

                            @ Alberto,

                            Oui très bonne remarque, mais bon, c’est parce que l’auteur est tellement au dessus des petites merdes que nous sommes !

                            C’est vrai quoi, on est vraiment cons (et votre serviteur le premier bien entendu) : on constate qu’une grande partie de l’humanité :

                            - vit dans la pauvreté
                            - a du mal à se nourrir
                            - n’a pas accès à une eau potable de qualité
                            - n’a pas accès à l’électricité
                            - n’a pas accès à une éducation correcte

                            liste non exhaustive.......

                            Et on se dit alors, qu’il serait peut-être bien de faire une pause dans la croissance démographique, avant d’avoir résolu ces problèmes ?

                            Mais vraiment, on est stupides quand même !

                            Bien entendu qu’il faut continuer à augmenter la population humaine, c’est absolument indispensable !
                            comme ça il y aura encore un peu plus de malheur, de souffrance, c’est formidable non ?

                            Comme le disait Actias, on a l’impression qu’une toute petite partie de l’humanité, fait de l’élevage, car plus il y a de gens et de malheur, plus ils s’enrichissent !

                            « Isn’t it ironic ? » qu’elle disait la canadienne sexy......

                            Cet article avoisine le degré zéro de la réflexion ! il vaut mieux en rire...

                            H /


                            • alberto alberto 9 mars 2010 13:43

                              Hunter : je ne sais plus quel négociant d’esclaves (mais surtout pas jean Bodin) prétendait ;« qu’il n’est de richesse que d’hommes » ! Formule délicieusement reprise par le journal « Le Figaro » : est ce une profession de foi humaniste ou l’acceptation de la formule esclavagiste ? Issue d’un journal ouvertement libéral la question garde toute son ambiguïté...

                              Bien à toi.

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