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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le pétrole d’algues : bientôt sur le marché ?

Le pétrole d’algues : bientôt sur le marché ?

Les problématiques énergétiques (pollution, dépendance, épuisement) imposent d’avancer vers la substitution des ressources habituelles par d’autres ressources plus durables et moins polluantes. C’est une question de société majeure pour laquelle les blogs jouent un rôle de relais de l’information et de lieux de débats contradictoires.

Les recherches concernant le remplacement du pétrole ne sont pas nouvelles. Les premiers moteurs diesel ont même fonctionné à l’huile végétale, et certaines voitures ont roulé à l’éthanol (alcool). L’abondance et le prix bas du pétrole en ont fait le produit de base. Mais les recherches sur les carburants non fossiles a continué et s’est accélérée ces 10 dernières années. La filière des biocarburants est très développée au Brésil, pays pionnier en la matière, ces carburants étant produits à partir d’huiles végétales ou de canne à sucre.

L’inconvénient de cette filière est l’importance des surfaces agricoles utilisées pour produire ce carburant. Ces surfaces sont détournées de la production alimentaire de base dont le prix augmente très rapidement. Elle demandent de grosses quantités d’eau, et les cultures intensives ont toujours ceci de gênant d’user les sols et leur humus de manière accélérée tout en réduisant la diversité et en diminuant les prédateurs naturels d’insectes, les oiseaux. Elle encouragent donc à l’utilisation de nombreux pesticides et engrais.

Une autre filière est à l’étude depuis quelques années et semble prête à passer à l’étape industrielle : les micro-algues. L’information revient au premier plan grâce à l’annonce faite par une société espagnole, BFS (Bio Fuel Systems), de l’étape industrielle d’une technologie capable de produire rapidement et à faible coût d’importantes quantités d’essence.

Les deux atouts majeurs de cette technologie sont la rapidité de production et le recyclage du dioxyde de carbone, le célèbre gaz carbonique ou CO2. En effet le phytoplancton, qui est à l’origine du pétrole, se nourrit d’eau et de ce gaz. L’usine pilote d’Alicante utilise le gaz produit par une usine voisine.
biopétrole1-Microalgues.jpg
La filière est prometteuse mais elle n’est évidemment pas sans inconvénients. D’abord, ce pétrole produit lui aussi du gaz carbonique quand il brûle dans un moteur. Mais comme il en consomme à la fabrication, la charge environnementale est moins forte qu’avec le pétrole. « Pour produire un baril, BFS annonce capter 2 168 kg de dioxyde de carbone et neutraliser définitivement 937 kg de ce même gaz à effet de serre après combustion, notent nos confrères de Francebtp.com. » Et les constructeurs automobiles continueront à étudier et à fabriquer des moteurs de moins en moins polluants, d’autant plus que c’est devenu un argument de vente.

Un autre inconvénient est la surface utilisée pour produire. 2500 km2 pourraient produire 1 million 250‘000 barils par jour. Pour produire l’équivalent des presque 90 millions de barils consommés quotidiennement il y aurait besoin de près de 200‘000 km2, soit environ 1/3 de la surface de la France métropolitaine. Cela peut être réparti de manière à ne pas sacrifier un pays pour cette production. D’ailleurs chaque pays, ou presque peut produire, à condition d’avoir du soleil pour la croissance du plancton. Les pays nordiques ne diminueraient donc par leur dépendance vis-à-vis de l‘étranger. Sauf à éclairer le plancton artificiellement. Ce qui diminue l’intérêt énergétique du biopétrole.

Enfin, selon les initiateurs du projet, ce pétrole pourrait être vendu l’équivalent de 30 dollars le baril, 3 à 4 fois moins que le Brent.

Bien sûr cela pourrait être combiné avec des transports en communs plus fréquents et efficaces de manière à diminuer l’usage de la voiture privée et donc la consommation. Mais la voiture ne cessera pas d’exister : elle est un moteur de la liberté de mouvement et d’une certaine autonomie individuelle. Son industrie fournit de très nombreux emplois. Toutefois les pressions sur le prix du pétrole seront peut-être moindres si la production est morcelées en plus petites unités donnant d’avantage d’autonomie à nombre de pays.

Un rapport en anglais synthétise les avantage du pétrole d’algues comparé aux autres biopétroles. La production d’huiles est particulièrement importante :


pour satisfaire en huile 50% de la consommation actuelle en pétrole des Etats-Unis il faut :

1540 millions d’hectares de maïs
595 millions d’hectares de soja
99 millions d’hectares de noix de coco
45 millions d’hectares de palmiers à huile
2 à 4,5 millions d’hectares de production de micro-algues, selon la variété utilisée.


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42 réactions à cet article    


  • claude 38 1er avril 2011 10:34

    Je trouvais ça génial aprés avoir vu un reportage, mais vu les surfaces à mettre en oeuvre, je suis devenu plus circonspect.
    A mettre dans le mix énergétique, suivant les surfaces disponibles en France mais sans empiéter sur les surfaces agricoles.
    Sinon oui, le concept est parfait , on aura toujours besoin de pétrole.


    • Talion Talion 1er avril 2011 10:58

      Si un hectare peut permettre de produire l’équivalent de 230000 barils de pétrole par an, je te rassure, les surfaces à consacrer pour subvenir aux besoins de l’hexagone seront dérisoires...


    • Talion Talion 1er avril 2011 11:04

      Pardon !... C’est 40 hectares pour 230 000 barils par an.

      Mais même avec ce ratio ma remarque reste valable : Il suffirait de consacrer 120 000 hectares (éventuellement également off-shore) à cette production pour atteindre l’autonomie énergétique.

      Ca reste dérisoire.


    • ecophonie ecophonie 1er avril 2011 11:10

      En ce qui concerne le offshore, il ne faut pas oublier que ces algues ont besoin de CO2 et autres truc plus polluants pour etre dopés. En mer elles pousseraient à un rythme de sénateur.


    • Kalki Kalki 1er avril 2011 11:23

      A mais le désert ca existe ...

      Et peut faut il sortir de ce putain de cycle de CO2

      ( pétrole méthane )

      Hydrogene : H , y a pas de C , pas de carbone

      génial ?

      Et puis la modification génétique ca existe aussi, pour ces memes algues, pour augmenter les taux de croissance

      c’est pas génial

      BUG : une mer totalement remplit d’algue en quelques années


    • ecophonie ecophonie 1er avril 2011 11:46

      Kalki, l’hydrogène rejette de l’eau, c’est magnifique seulement le pire gaz à effet de serre c’est la vapeur d’eau, bien plus rechauffant que le CO².
      Donc bon moi je suis pas contre, du CO² ou du H²O ça file pas le cancer.
      Le seul truc qui me chagrine dans les algues c’est qu’à la fin t’as du diesel et que le dernier filtre à particule pour le diesel, c’est nos poumons. Ca ferait un bon slogan contre le diesel ça.


    • foufouille foufouille 1er avril 2011 11:01

      les algue, il y en a aussi en mer
      et des grossse surface par endroit
       


      • ecophonie ecophonie 1er avril 2011 11:02

        C’est le sytème qui m’a semblé présenté le plus d’avantages.
        Avec ça tu valorises tout les dechets à bruler, puisque la pollution devient du pétrole en fin de compte. Fini le casse tête sur le plastique recyclable et le nom recyclable. Des déchets y en a partout, ça peut faire de l’emploi un peu partout.
        On peut imaginer couplé ça avec des usines très polluantes bien sur mais on peut créer un eldorado du « pétrole » où on veut en france, suffi de choisir une région qui n’a pas de richesse particulière, bien placé géographiquement et bien desservi : je pense à la picardie et sa gare TGV perdu au milieu des champs.
        Tu ramènes les déchets, tu brules, tu produits, tu redistribue mais bon entre Areva et le tout éléctrique et Total, c’est pas demain la veille par ici.


        • Kalki Kalki 1er avril 2011 11:19

          L’auteur, les industriels, les cons,

          et les imbéciles

          savent ce que c’est un désert ?

          Il y a de la place, ca n’impacterai pas le marché de la nourriture

          et levez la tete

          IL Y A DE LA PLACE


          • ecophonie ecophonie 1er avril 2011 11:34

            Il n’est pas question de conccurence avec la culture vivrière ici, les algues sont cultivé en bonbonnes couplés aux fumées d’usines, elles font office de filtre sur les fumées en somme. Si tu veux rouler au solaire ou si tu veux mettre des algues en culture dans le désert bon courage à toi.


          • hommelibre hommelibre 1er avril 2011 13:53

            @ Kalki : deux problèmes en ce qui concerne les déserts : il y a quand-même besoin d’eau pour ces algues, et la dépendance à l’égard d’un gouvernement étranger ne changerait pas.

            Le désert est préférable pour de grandes centrales solaires - mais avec quand-même la dépendance. Mais le Sahara pourrait grâce à cela donner du courant à une large portion de l’Afrique.


          • ecophonie ecophonie 1er avril 2011 11:29

            @ l’auteur :
            2500 km2 pourraient produire 1 million 250‘000 barils par jour. Pour produire l’équivalent des presque 90 millions de barils consommés quotidiennement il y aurait besoin de près de 200‘000 km2, soit environ 1/3 de la surface de la France métropolitaine

            Les 90 millions de baril consommés quotidiennement, c’est pour la france uniquement ?
            Sur ce site http://www.statistiques-mondiales.com/petrole.htm je vois plutot 1.800.000 baril/jour pour la france.


            • hommelibre hommelibre 1er avril 2011 13:56

              @ ecophonie : non les 90 millions c’est mondial. Le calcul que j’ai fait aboutissant à 1/3 de la France est le besoin au niveau mondial. Peut-être n’est-ce pas clair dans l’article. Si l’on compte les besoin uniquement français la surface est beaucoup plus petite, sûr, et serait gérable au point de vue paysage.


            • Cocasse cocasse 1er avril 2011 12:13

              Bonjour Hommelibre, merci pour cet article.

              Cela fait un temps que je trouvais dommage que personne ici n’écrive sur ce sujet plein de promesses. J’en avais parlé à une ou deux reprises au fil des commentaires en fournissant des liens documentaires.

              Ici :
              http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/peak-oil-bienvenue-a-bord-du-91182#forum2864129

              et là :
              http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/peak-oil-bienvenue-a-bord-du-91182#forum2864144


              • hommelibre hommelibre 1er avril 2011 14:03

                Bonjour cocasse, merci pour les liens.

                Je crois que l’époque est plus propice à parler de toutes les recherches et possibilités industrielles, depuis l’accident au Japon.

                Ces pétroles de synthèse montrent l’intérêt du système libéral : dans le soviétisme à la française qui est un faux libéralisme (c’est plutôt un centralisme dirigiste), seul le nucléaire a prévalu. Il fallait vraiment des indépendants qui se lancent sans l’aide de l’Etat pour faire avancer la recherche. Ce paragraphe n’a pas à voir avec le sujet, mais dans cette époque où l’on critique à tout va le libéralisme, il faut quand même de temps en temps remarquer qu’il a du bon.


              • foufouille foufouille 1er avril 2011 15:11

                sauf que le liberalisme reel est du copinage
                la libre concurrence ca existes pas


              • Kalevala 1er avril 2011 13:20

                Pour quoi pas utiliser les conséquences d’une pollutions par les nitrate pour en faire un carburant me parait plus sage que le bios carburant végétal.


                • hommelibre hommelibre 1er avril 2011 13:57

                  Ben pourquoi pas ? Je pense qu’il faut tout explorer. L’intérêt des algues est que c’est quasi prêt à l’usage. Mais cela n’exclut rien d’autre.


                • Domino Domino 1er avril 2011 15:00

                  Une des solutions serait la relocalisation de la production d’énérgie (types algues, méthanisation, éolien, solaire...) selon le situation géographique, ainsi que la relocalisation de la production-consomation qu’elles soit agricole ou industrielle cela aurait comme conséquence la relocalisation (je me repete) de l’emploi...mais le hic cela ne va vraiment pas du tout plaire aux grandes firmes internationales... !


                  • Cocasse cocasse 1er avril 2011 15:24

                    Domino, je suis d’accord avec ce point de vue.
                    Il y a un équilibre à trouver entre l’économie locale et l’industrie, une certaine décroissance n’allant cependant pas à l’entrave du progrès scientifique, qui comme on le voit est porteur de solutions d’avenir.
                    Dans cette idée, je me souviens avoir lu un article très intéressant sur la création de mini unités de production, nottament en composants électroniques, qui pourrait voir le jour.
                    Tout ce qui peut favoriser l’indépendance et l’autonomie va dans le bon sens.


                  • dogon dogon 1er avril 2011 15:23

                    Ce procédé a l’avantage d’être immédiatement utilisable pour les carburants. Donc, pas besoin d’adapter les moteurs des véhicules.
                    Il en existe d’autres qui ont aussi pas mal d’avantage (élimination des déchets, limitation des rejets polluants et valorisation du recyclage).
                    Si je prends le cas de la communauté urbaine Yerres-Sénart où est installée une usine de méthanisation, le recyclage de 91.000 tonnes/an de déchets pour un peu plus de 170.000 personnes procure 3.500Mwh d’électricité et plus de 20.000 tonnes de compost revendu aux agriculteurs du coin.

                    Quand on sait, en plus, que le méthane est 23x plus polluant que le CO2 dans les gaz à effet de serre, c’est autant qui n’est pas relaché dans l’atmosphère.

                    D’ailleurs, sur AV, Olivier CABANEL en a déjà parlé plusieurs fois.
                    Je le vis grandeur nature et c’est vrai que ces réalisations et ces résultats (avec une bonne com. évidemment) poussent naturellement à faire plus attention dans le tri de ses propres déchets.


                    • hommelibre hommelibre 1er avril 2011 15:31

                      Oui, bon exemple. Il faut des exemples de ce type avec de réels résultats pour donner envie aux industriels et espoir aux populations.


                    • hommelibre hommelibre 1er avril 2011 15:29

                      @ Domino : Pas sûr que cela ne plaise pas aux grandes firmes. Après tout elles sont déjà localisées selon la production ou la consommation. Mais là, les unités seraient certainement plus petites que par exemple les grandes raffineries. Donc c’est vrai qu’il y aurait plus de frais. En fait la concentration a pour but de diminuer les charges et faire baisser les coûts pour plus de rentabilisation. Ça, on ne peut pas leur en faire le reproche : une industrie doit gagner, pas perdre, sans quoi elle ne crée même plus d’emplois.

                      Il doit y avoir une taille optimale : trop petite, une installation coûte trop d’investissements pour être rentable. Trop grande elle crée des déséquilibres.

                      Un jour ces entreprises qui prennent des risques dans les énergies nouvelles - et que nous soutenons pour cela - vont grossir. Sauront-elles trouver la taille optimale ? Sauront-elles tenir compte d’une répartition des richesses, sans être pour autant des organismes sociaux ?


                      • Robert GIL ROBERT GIL 1er avril 2011 17:04

                        Au final, c’est le meme genre de bonnes idée que le petrole vert....
                        http://2ccr.unblog.fr/2010/11/08/manger-ou-conduire/


                        • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 1er avril 2011 17:59

                          Si on agglomère toutes les îles de la polynésie française on arrive à une surface d’à peu près la moitié de la France, hors la polynésie française est grande comme l’Europe, ça en fait de l’eau bien ensoleillée ...
                          et puis ça leur dirait bien, au polynésien, d’avoir une activité économique supplémentaire !!


                          • Le vénérable du sommet Le vénérable du sommet 1er avril 2011 18:50

                            Aux polynésiens.
                            Désolé


                          • Roberton 1er avril 2011 19:46

                            Dans le reportage l´entreprise annonce la production de 230.000b/an pour 40 ha, soit 15,75b/j/ha ou 2500 litres ou 2 tonnes par jour et par ha.

                            Sur http://www.bioenergie-promotion.fr/10428/bfs-convertit-le-co2-industriel-en-petrole-avec-des-microalgues/

                            L´information est de 35.000 tonnes/an sur 40 ha, soit 2,4 t/j/ha, comme la consommation mondiale par jour de pétrole est de 12.000.000,00 tonnes, nous aurions donc besoin de 5 à 6 millions de ha pour produire la même quantité avec des algues, soit de 50.000 à 60.000km2.

                            C´est nettement moins que votre calcul, où est l´erreur ?


                            • hommelibre hommelibre 2 avril 2011 11:34

                              Erreur quelque part, en effet. Dans l’info ou dans mon calcul ? bon, on semble en arriver au fait que les surfaces nécessaires sont envisageables, surtout réparties sur la planète, et votre calcul est encore plus intéressant.


                            • manusan 2 avril 2011 06:18

                              Il n’y a pas UNE solution, mais DES solutions combinées au problème du Peak Oil.

                              celle-ci semble en être une plutôt attrayante.


                              • slipenL’air 2 avril 2011 10:56

                                La production devrait prochainement démarrer à l’usine d’Alicante, en Espagne.
                                BFS estime la production à 230.000 barils par an,
                                soit près de 370 fois moins que la demande mondiale.

                                AVEC 370 USINES on couvrent donc les besoin mondiaux (étonnant)

                                Pour couronner le tout, ce carburant serait également moins cher à produire.
                                Bernard Stroïazzo Mougin estime le prix du baril entre 40 et 60 dollars,
                                alors qu’un baril de pétrole « classique » dépasse les 100 dollars.

                                Des taxe en moins pour l’état


                                • slipenL’air 2 avril 2011 10:59

                                  le phytoplancton est la vie des océans.

                                  a voir aussi quelle est cette algues ?


                                  • slipenL’air 2 avril 2011 11:05

                                    J’ai trouvé ça

                                    Certaines espèces ont une richesse en huile pouvant atteindre jusqu’à 50%
                                    de leur masse.Les 300 espèces sélectionnées par le NREL, et qui sont à
                                     la disposition des chercheurs du monde entier au
                                    Marine Bioproducts Engineering Center(MarBEC),
                                    Université d’Hawaï - Manoa, appartiennent à des
                                    groupes aussi variés que les diatomées (genres
                                    Amphora, Cymbella, Nitzschia etc…) ou que les

                                    algues vertes (chlorophycées du genreChlorella en particulier).
                                    Des espèces et des souches capables de vivre dans l’eau salée ou
                                    en eau douce et particulièrement riches en huiles
                                    ont été sélectionnées. Les techniques de la biologie moléculaire
                                    permettent d’optimiser la production de lipides algaux ainsi
                                    que le rendement photosynthétique des algues. D’autres espèces capables
                                     de synthétiser de l’hydrogène font également l’objet de recherches.


                                    • slipenL’air 2 avril 2011 11:07

                                      D’autres espèces capables
                                       de synthétiser de l’hydrogène font également l’objet de recherches.

                                      Hydrogène ça vous dit rien ?


                                      • slipenL’air 2 avril 2011 11:12

                                        DES SOLUTIONS EXISTENT (solaire,géothermie etc....)

                                        la non mise en oeuvre de toutes ces techniques ont une raison

                                        je vous laisse deviner


                                        • hommelibre hommelibre 2 avril 2011 11:33

                                          Merci slipenLair pour ces infos.


                                          • papi 2 avril 2011 15:33

                                            @ l’auteur

                                            I have a dream ///

                                            Imaginez, plus de pétrolier, plus de plate forme,plus de pollutions énormes , plus de boulettes sur les plages,plus de pollution , moins de co2,le prix du baril divisé par 4, à des prix stables dans le temps, la possibilité de suppléer au nucléaire par des centrales propres,des unités de production sur place,du pétrole bio dégradable, des oméga 3, de l’huile, du silicium,pour faire du solaire,des plastiques bio-dégradables, bref une révolution écologique !!
                                            plus de guerre pour le pétrole, plus de bombardement, plus de société pétrolières avec des immenses bénéfices, alors !!!!! vous croyez que mon rêve va se réaliser ?? vont-ils accepter cela ? alors que c’est possible .. Si vous leur demeander si ils peuvent l’empècher , ils
                                            vous répondront : YES WE CAN ......


                                            • papi 2 avril 2011 15:34

                                              faute de frappe : si vous leur demandez


                                              • eresse eresse 3 avril 2011 11:56

                                                Bonjour,

                                                Le rêve semble beau en effet, mais il y a un hic. la transformation de la matière première en pétrole s’effectue au terme d’un cycle haute pression, haute température. Le reportage en parle très brièvement sur la fin, mais c’est la que la transformation a lieu, et pas dans le cycle de croissance des algues dans le bocal, beaucoup plus esthétique pour vendre le projet.

                                                Question : Quelle est la part de la production utilisée à la transformation de la soupe en pétrole ? Une fois cela connu, on connaitra le rendement d’une unité de production et on pourra rêver ou déchanter...


                                                • hommelibre hommelibre 3 avril 2011 18:39

                                                  Eresse : en effet il y a ce bémol. Je ne trouve pas plus d’information à ce sujet. La question reste donc pendante. Une question appropriée, qui vaut son pesant d’or... noir. Comme quoi il faut toujours être à plusieurs pour décortiquer un thème et envisager tous les aspects.


                                                • amenis 3 avril 2011 20:59

                                                  Bonjour,

                                                  40 ha reçoivent une énergie solaire annuelle de l’ordre de 1300 x 40 x 10^4 =5.2 x 10^8 kWh/an
                                                  source : ademe

                                                  230 000 baril de pétrole bleu (en supposant son PCI équivalent à celui du fioul) équivalent à 230 000 x 159 x 10 =3,65 x 10^8 kWh

                                                  Ca donnerait un rendement de 70%.

                                                  Ce qui n’est pas pris en compte dans ce calcul :
                                                  - L’apport énergétique supplémentaire pour la transformation en pétrole.

                                                  Ca donne quand même un rendement énorme pour une photosynthèse 8)

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