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Le photovoltaïque en production industrielle, a-t-il un avenir ?

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Coopérative vinicole
2700 m2 de toiture recouverte par des panneaux voltaïques.

Depuis janvier 2010, le prix de rachat du Kw/h produit à partir de panneaux photovoltaïque, est passé de 50 centimes à 42 centimes. Même s’il y a une baisse, ce prix de rachat par EDF est encore plus de 4 fois supérieur à son prix de vente.

 
Cette mesure est avant tout destinée à encourager les particuliers à produire leur propre électricité d’origine solaire et de les dédommager (partiellement) de leur investissement, en achetant l’électricité non-consommée à un prix très élevé. Cette vente de "surplus de luxe" est donc très marginale et EDF ne risque pas de passer dans le rouge pour cela. Mais 1 Kw/h photovoltaïque, qu’il soit produit par des panneaux installés sur le toit d’une maison ou sur un champ de plusieurs hectares, est exactement le même. Avec un tel prix de rachat, il est donc possible de "faire" du photovoltaïque de façon industrielle. 
 
C’est ce qu’ont compris plusieurs sociétés, principalement installées dans le sud de la France. Elles louent un emplacement sur un grand toit (font même gratuitement les réparations nécessaires comme sur la photo de cette coopérative viticole) et revendent l’électricité produite à EDF. Sur 2700 m2 de la toiture de la coopérative, il est envisagée une production annuelle de 242 000 Kw/h soit un CA de 101 640 euros alors qu’au prix de revente d’EDF, il n’y en a que pour un peu plus de 20 000 euros. Cette recette ne s’accompagne d’aucune embauche, l’entretien est minime et un seul technicien de maintenance est suffisant pour plusieurs installations. Ce n’est donc pas dans le secteur du photovoltaïque industriel qu’on va créer des milliers d’emplois.
 
Ces installations permettent le non rejet de milliers de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, mais à quel prix ? Si à chaque installation, EDF se récolte une ardoise annuelle de 80 000 euros, il ne faut pas qu’il y en aient des milliers !
Le photovoltaïque reste et restera cher en raison du rapport investissements/production très défavorable. De plus la durée de vie des panneaux est limitée (20-25 ans) et le traitement des panneaux usagés n’est absolument pas résolu, même si le problème est minime par rapport aux déchets nucléaires.
 
Le photovoltaïque trouve vraiment sa place dans les régions sèches, à fort ensoleillement. Il permet la fourniture d’électricité locale, son utilisation pour le pompage permet l’irrigation ; d’autre part l’énergie solaire peut être utilisée dans les usines de dessalement de l’eau de mer. Le problème est que les pays qui auraient le plus besoin du photovoltaïque, sont aussi souvent les plus pauvres. On peut alors se poser la question de savoir si l’argent qu’utilise EDF pour subventionner le photovoltaïque ne serait pas plus utile en investissant dans ces pays qui en ont vraiment besoin.
par Cassino (son site) vendredi 22 octobre 2010 - 10 réactions
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  • Par Thierry LEITZ (xxx.xxx.xxx.58) 22 octobre 2010 11:08

    Ce coût de rachat exorbitant ne sert-il pas les marges indécentes des fabriquants et installateurs ? Plus de concurrence libre en ce cas : on endort le client avec des subventions...

    L’intérêt du photovoltaïque, dont la durée d’utilisation doit largement excéder la GARANTIE de 25 ans, en passant, se trouverait renforcé par des investissements publics dans la recherche appliquée et la production de masse. De l’argent public bien mieux utilisé que dans l’achat complaisant de Rafales couteux, inutiles et invendables à l’export...

    Plus de subventions, mais des prix "tirés" et une production locale de panneaux, bon pour l’emploi et les émissions de CO². De l’investissement certes lourd pour lequel le privé tant vanté pour son esprit d’entreprise n’a manifestement pas ni courage ni patience...

    Cela relancerait le PV avec une promesse simple : faites votre courant vous-même, plus de factures, moins de CO² et de nucléaire et décharge de réseau public en faveur des régions peu ensoleillées.
     
    Donc oui à une politique industrielle volontariste en ENR au lieu de gaspiller les fonds publics dans l’armement ou dans ITER ce miroir aux alouettes en or massif !

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