Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Le plus grand champ photovoltaïque du monde

Le plus grand champ photovoltaïque du monde

Les records dans les technologies propres se suivent et ne se ressemblent pas. Aujourd’hui, focus sur le plus grand champ d’énergie solaire photovoltaïque, c’est aux Etats-Unis


Est-ce le signe d’un nouvel affrontement entre les Etats-Unis et la Chine ? Alors que l’Empire du Milieu poursuit sa folle percée dans l’éolien (voir nos explications sur sa 4e place dans l’éolien mondial, son projet d’éolien sur le site du barrage des Trois Gorges, ou encore cet étonnant building éolien déjà bâti), les Etats-Unis semblent opter pour le développement de l’énergie solaire. Dans tous les cas, il s’agit de technologies propres, et nous en sortirons donc tous vainqueurs !

Cette fois-ci c’est dans l’Etat de Washington, sur la côte Ouest, qu’un projet géant est en train de voir le jour, avec l’installation prévue de pas moins de 75 MW d’énergie solaire d’origine photovoltaïque (soit 15 de plus que le plus grand champ actuel en Espagne, autre géant de l’énergie solaire avec ses tours incroyables). Le nom du projet pour les pus curieux : le Teanaway Solar Reserve (CleanTechnica). Soit de quoi alimenter presque 50 000 foyers. La durée de construction du site serait d’environ un an et demi.

L’autre intérêt (à part figurer dans la rubrique des champs record), est la conception de ce projet qui s’ancre résolument dans l’économie locale, avec à la clé quelques centaines d’emplois haut de gamme dans l’ingénierie et la fabrication solaire. L’Etat de Washington serait alors le second producteur américain de ce type d’énergie après la Californie voisine. Autre avantage de l’implantation dans l’Etat de Washington, la présence d’exploitations de silicium, bien que le prix du photovoltaïque par ce biais-là soit plus cher que la technologie dite des « films ».

Au final, l’Etat de Washington sera donc en mesure de connecter ces 75 MW d’énergie solaire dès 2011, pour un coût total estimé de 100 millions de dollars, partagé par un pool d’investisseurs privés.

TechnoPropres
 

Moyenne des avis sur cet article :  3.32/5   (19 votes)




Réagissez à l'article

10 réactions à cet article    


  • monpetitavis 17 août 2009 11:53

    L’article aurait pu être un peu plus intéressant s’il n’était pas que factuel. Vous parlez d’affrontements USA-Chine, vous parlez de financements privés : un développement légèrement écolo-politique aurait pu être intéressant.


    • Halman Halman 17 août 2009 12:28

      Ils s’y mettent enfin, cela fait 20 ans au moins qu’on attend cela.


      • chems eddine Chitour 17 août 2009 14:21

         Il faut saluer cet exploit qui va dans la bonne direction
        Cependant il faut relativiser. Quelques chiffres concernant les Etats Unis
        Puissance electrique : 6000 Twh
        Puissance installée : 110.000 MW soit 18 % de la puisance totale
        Parc photovoltaïque : 75 MW 
        On voit qu’il n’y a pas photo  ! Il ne faut pas pour autant se décourager. Le chemin est long en espérant que les phénomènes climatiques ne soient pas irreversibles
        Merci à l’auteur pour cette contribution

        Prof.Chems Eddine Chitour


        • Demesure 17 août 2009 16:28

          Pour l’instant, il s’agit juste d’un « plan », selon les propres mots des promoteurs.
          Les signes d’alertes sont nombreux :
          - on cherche encore les acheteurs pour l’électricité produite (!)
          - la phase de validation environnementale, qui est la plus difficile à cause du NIMBY, n’est pas passée
          - ce genre de projet, pour être rentable, dépend étroitement de la politique de rachat d’électricité imposé par les lois, qui peuvent changer arbitrairement à tout moment et transformer un projet initialement séduisant en perte nette. On a l’exemple récent de l’effondrement du marché en Espagne.
          - et enfin, le signe le plus inquiétant selon moi : l’implantation se fait dans l’Etat de Washington alors que ça devrait être en Californie qui dispose de plus d’espace, qui a un ensoleillement bien plus favorable et qui a besoin directement de cette électricité puisqu’elle en importe déjà maintenant des états voisins (dont Washington).

          Traduction, l’industrie du solaire se retrouve à (essayer de) implanter un de ses projets phares là où il peut, pas là où on en a besoin ni là où se trouve l’optimum économique et écologique. C’est tout sauf un signe encourageant pour l’industrie (en supposant qu’on n’est pas déjà au courant de la déconfiture en bourse de l’industrie du « Greentech »).


          • monbula 17 août 2009 19:52

            C’est tout sauf un signe encourageant pour l’industrie (en supposant qu’on n’est pas déjà au courant de la déconfiture en bourse de l’industrie du « Greentech »).

            C’est parti la bulle verte..... Dîtes- moi ?


          • Croa Croa 17 août 2009 20:42

            Le photovoltaïque se prète plutôt à de nombreuses petites installations qu’à quelques grosses même en amérique. Pour cela il existe de meilleures solutions même en ce qui concerne les énergies renouvelables.

            J’ai des doutes mais les américains ont le droit de faire des conneries ! ;o)


            • Radix Radix 17 août 2009 21:06

              Bonsoir

              Ca résiste aux ouragans ces machins ?

              Radix


              • herve herve 18 août 2009 06:53

                Je voudrais juste vous donner un éclairage sur le Photovoltaïque en milieu désertique :


                « Yves Fouquart :  »Petit détail non négligeable : la réflectivité des surfaces désertiques (l’albédo) est élevée (...) Changer l’albédo de surfaces aussi grandes ne sera pas sans conséquences, par exemple sur la nébulosité (...) Le problème est que cette énergie sera absorbée et non pas réfléchie et que, comme le rendement n’est pas égal à un , loin de là, il y aura un apport d’énergie supplémentaire dans la région.« 

                [Yves Fouquart est physicien de l’atmosphère, spécialiste des transferts d’énergie par rayonnement dans l’atmosphère terrestre, il a dirigé le laboratoire d’optique atmosphérique de l’Université de Lille. Membre du comité scientifique du Programme Mondial de Recherche sur le Climat de 1986 à 1992, il a participé à la rédaction du rapport 1995 du Groupement Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (IPPC / GIEC). Il est notamment l’auteur du livre Le climat de la Terre : fonctionnement de la machine climatique aux éditions Septentrion ]

                Les centrales thermosolaires agissent comme des pièges à énergie solaire et comme de gigantesques radiateurs. Une centrale thermosolaire est un gigantesque four qui fonctionne en permanence, 24H sur 24 et 365 jours sur 365.

                Les sables clairs (lègers et secs) du désert ont un albedo (= reflectance) relativement élevé (environ 0.25 à 0.45, retenons 0.35) : ils réfléchissent 35% de l’énergie solaire incidente vers l’espace. Si les sables sahariens étaient noirs, la température saharienne serait encore plus élevée.  »De nos jours, la température moyenne sur notre planète est de 15°C. Si la Terre était recouverte de forêts, la température serait de 24°C. Sur une Terre désertique, la température serait de 13°C. Si elle était entièrement recouverte par des océans, la température serait de 32°C, parce que les océans sont sombres, et ont un albédo faible, comme un objet noir. Notre planète, si elle était recouverte de glace, serait très froide (-52°C) !« 

                (...)

                Les centrales thermosolaires possèdent des miroirs qui concentrent l’énergie solaire vers un tube collecteur (ou vers une tour collectrice), piègeant ainsi l’énergie solaire. Un fluide chauffe, ce qui permet de faire évaporer de l’eau et faire tourner une turbine et de générer de l’électricité. Il faut pour cela une source froide (eau douce, eau de mer ou air relativement »froid« ) pour que cela marche d’un point de vue thermodynamique (Carnot). Compte-tenu des pertes sur toute la chaîne (tubes collecteurs, canalisations de transfert, turbine, alternateur...), seule environ 15% * de l’énergie solaire incidente reçue par les miroirs est finalement convertie en énergie électrique…Le reste, soit 85%, est perdu sous forme de rayonnement infra-rouge et de flux de chaleur…et réchauffe l’atmosphère. »

                la source : http://www.reporterre.net/spip.php?article488

                Milieu désertique ou pas, je comprends assez bien, avec mon simple bon sens, que l’énergie solaire captée par les panneaux solaires contribue à réchauffer encore un peu plus l’atmosphère. Je ne dis pas qu’il faille se détourner du photovoltaïque, je dis simplement prudence. Pas d’euphorie en la matière.


                • Ienien 18 août 2009 11:08

                  Bonjour. Attention, vous confondez les technologies : ici, c’est du photovoltaïque qui a été installé, et non une centrale thermosolaire. Aucun échange de chaleur n’intervient dans le photovoltaïque, uniquement un échange Électromagnétique. Un tour sur wiki ou autre vous éclairera.


                • herve herve 18 août 2009 19:47

                  Merci pour cette invitation à me renseigner plus avant. Je n’y manquerai pas. Mais avant même, quel est le rendement d’une cellule photovoltaïque ? 40% au maximum, non ? de fait, les 60% restants ne contribuent t’ils pas à chauffer l’atmosphère ?

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès