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Le projet de Grande Muraille verte pour l’Afrique : du mirage à la réalité

Onze pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel sont entrain de réaliser un grand projet pour stopper l'avancée du désert à travers "la Grande Muraille Verte" des opérations de reboisement sur 15 Km de large sur plus de 7.600 km qui traverse le continent d'Est à l'Ouest.
Le projet
Onze pays sont engagé dans le projet pharaonique que M Wade (Président du Sénégal) a baptise "la Grande Muraille verte". Elle traversera le continent d'Est à l'Ouest (de Dakar à Djibouti), à travers onze pays : Burkina Faso, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad.
Face à l'avancée inexorable du désert (2 millions d’hectares de zones boisées sont perdus chaque année) qui menace la sécurité alimentaire et l'équilibre démographique sur de vastes contrées, les chefs d'Etats et de gouvernements des onze pays ont décidé en juin 2010 de créer l'Agence Panafricaine de la Grande Muraille verte pour la réalisation de ce chantier.
Le cout du projet est estimé à 600Millions de dollars sur 10ans. Le Directeur du(FEN) Fonds pour l'environnement mondial Monique Barbut a promis une enveloppe de 119 millions de dollars.
Les onze pays ont aussi décidé de sensibiliser leurs voisins, en appelant les pays du bassin forestier du sud à se joindre à ce projet. Car au rythme actuel de l'avancée du désert au Sahel, « c'est bientôt le bassin forestier du Congo, deuxième poumon de la planète après l'Amazonie, qui sera menacé de disparition ».
 
Les espèces d’arbres retenus.
Une trentaine d'espèces, toutes locales, ont été identifiées par des scientifiques. Chaque pays doit choisir les « espèces à fort potentiel de résistance à la sécheresse tout en ayant un intérêt pour les populations afin de les faire adhérer au projet ». A cet effet, la Grande Muraille Verte intègre aussi des objectifs de développement local avec la satisfaction des besoins domestiques et la relance des activités agricoles et pastorales.
« Avec plusieurs systèmes nationaux de recherche agronomique, au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, ou au Niger, l'on a déjà fait des sélections d'espèces d'arbres en fonction de leur potentiel rémunérateur pour les populations. Le "baobab" et le "jujubier" aux fruits riches en vitamines et minéraux, le "karité" aux vertus médicales, ou encore le "tamarin" alimentaire ou l'acacia pourvoyeur de bois de chauffe, peupleront ainsi la vaste bande boisée le long de milliers de kilomètres ».
 
La contestation du projet.
Ce projet est contesté par Marc Bied-Charreton, président du Comité scientifique français de la désertification
« L’idée de créer une muraille contre le désert est totalement incongrue et la grande majorité des scientifiques s’y oppose. En vérité, il est faux de dire que le désert avance et qu’il faut l’arrêter. Ce qui progresse, c’est la dévégétalisation des sols. Il faut donc protéger l’ensemble des sols et non pas construire des barrières de ce type qui sont vouées à l’échec.
La menace est double : les périodes de grandes sécheresses sont conjuguées à de mauvaises pratiques agricoles. La solution est de mettre en place une agriculture durable pour protéger les sols, c’est à dire cesser de laisser les terres à nu pendant six mois de l’année, limiter les labours, mettre en place des rotations de culture, diminuer les recours à l’engrais… Pour les sols qui ont perdu leur fertilité, il faut engager des actions de reboisement.
Un projet d’une telle ampleur n’est pour moi pas réalisable. De plus, les grands barrages verts ont toujours échoué. L’Algérie s’y est essayée il y a trente ans et les populations n’ont pas adhéré. Cela ne peut pas fonctionner si l’on fait intervenir les administrations, voire même des militaires pour végéta riser de grands territoires. Au contraire, il est indispensable de faire participer les habitants".
 
Le précédent chinois.
Le contestataire du projet semble oublier le précédent chinois. A la fin des années 70, la Chine a commencé à bâtir une muraille verte pour lutter contre la progression des dunes de sable, alors à 200 km de Pékin. Celle-ci s’étend désormais de l’extrême Nord-est du pays à l’extrême Nord-Ouest, sur un parcours long de 4500 km environ."La réalisation de cette muraille verte a permis l'aménagement pour l'essentiel de plus de 20% des terres en désertification de ces trois régions et la diminution de plus de 40% de la surface de déperdition du sol et des eaux.
Cet ouvrage de protection forestière qui couvre la Chine du Nord-Est, du Nord et du Nord-Ouest commence à l'est à partir du district du Bingxian, dans la Province du Heilongjiang, pour finir à l'ouest au col du mont Wuzibieli, dans la Région autonome du Xinjiang. Au nord il côtoie les frontières. Sa longueur de l'Est vers l'Ouest est de 4.480 km, alors que sa largeur du Nord vers le Sud se situe entre 560 à 1.460 km. La superficie totale de construction atteint 4,069 millions de km², soit 42,4% de la surface totale du pays. »
 
Ou en est le projet ?
 Le Directeur de l'Agence nationale de la "grande muraille verte", Matar Cissé est chargé de  transformer cette utopie en réalité. "Nous allons réussir, nous nous sommes entourés des meilleurs scientifiques et nous avons aussi une certaine expérience", assure-t-il avec un grand sourire.
Depuis 2008, quelque 5 000 hectares sont reboisés tous les ans au Sénégal, une authentique prouesse dans cette région sahélienne. Il faut cependant reconnaître que le projet a été bien pensé : plutôt que de planter à tout-va, des espèces végétales ont été spécifiquement sélectionnées en fonction de leur capacité d'adaptation à la rudesse du climat mais aussi de ce qu'elles peuvent apporter aux populations. Il faut « planter des arbres que les populations n'aient pas intérêt à couper », a résume Aliou Guissé, professeur en écologie végétale à l'Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD).
Il est donc temps que l'Europe s'investisse vraiment dans ce projet.

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 Le projet de Grande Muraille verte pour l'Afrique : du mirage à la réalité

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26 réactions à cet article    


  • BABAYAYA BABAYAYA 8 juillet 2011 10:45

    bin en voilà une idée intéressante !


    enfin une nouvelle sympa qui permet d’espérer quant à l’avenir de l’homme...

    Ils pourraient pas venir nous donner des cours sur les choses importantes de la vie ?
    parce que chez nous ça apparement c’est devenu obsolete...

    • Mondex Mondex 8 juillet 2011 11:16

      Vu comment se présente la situation en Lybie, c’est pas gagné...


      • ak47 8 juillet 2011 12:13

        sa va être stopper comme tout projet permettant a l’Afrique de sortir la tète de l’eau, une specialité bien occidentale que de casser tout élans de développement sur le continent !! 


        • Amada 8 juillet 2011 13:20

          Bonjour,


          Merci pour ce bel article argumenté !
          Cordialement
          Amada

          •  Mohamed Takadoum. Bouliq 8 juillet 2011 13:32

            Bonjour ;

            Merci pour vos encouragements.


          •  Mohamed Takadoum. Bouliq 8 juillet 2011 13:28

            Ce  projet qui n’est pas seulement vital pour l’Afrique mais pour  notre planète terre puisqu’il permet de lutter contre le réchauffement climatique et servir d’exemple  pour d’autre projets de part le monde notamment pour lutter contre la désertification en Afrique du Nord ; doit être vulgarisé et pris à bras le corps par la communauté internationale.

            Merci de faire partager cet article et tous ceux qui traitent de ce projet et dont des liens sont mentionnés sur l’article.

            NB ; les chinois qui sont en force en Afrique intéressés surtout par l’exploitation des ressources minières du continent et qui ont une expérience dans ce domaine ne semblent pas vouloir s’investir dans ce projet.


            • Walid Haïdar 8 juillet 2011 13:47

              J’ai pas compris : vous comparez le projet chinois, qui fait entre 500 et 1500 km de large, avec le projet africain qui fait 15 km de large ?


              Donc moi je peux dire que puisque je suis protégé de la radioactivité derrière un mur de 5 à 15 mètres d’épaisseur, j’en suis aussi protégé derrière un mur de 15 cm d’épaisseur ?

              L’objection Marc Bied-Charenton ne tient pas compte de l’exemple Chinois, peut-être parce que cet exemple n’est absolument pas comparable justement...

              Par ailleurs la problématique des pratiques agricoles est absolument centrale. Le fait de ne pas laisser le sol à nu et de labourer le moins possible est capital pour reconstituer les sols et ainsi contrer durablement l’avancée du désert, voir gagner du terrain dessus.

              Mais bon, il est vrai que faire ce travail de révolution agricole fait moins vendre qu’une appellation glamour de grande muraille verte. Ca fait surtout vendre beaucoup moins de pesticides, d’engrais et de produits importés dans ces pays pour palier à l’insuffisance alimentaire. Et puis c’est beaucoup plus compliqué de faire changer les mentalités de millions de gens, et de leur apprendre des techniques salvatrices.

              Ca ne sert à rien de reboiser si les conditions qui ont créé la déforestation et l’appauvrissement des sols sont maintenus.

              • Roosevelt_vs_Keynes 8 juillet 2011 17:04

                "[...] l’acacia pourvoyeur de bois de chauffe, peupleront ainsi la vaste bande boisée le long de milliers de kilomètres ».« 

                 »[...] sélectionnées en fonction de leur capacité d’adaptation à la rudesse du climat [...]« 

                Ces deux phrases montrent bien les intentions sous-jacentes à ce projet :

                1) hors de question d’un véritable plan Marshall pour amener aux pays africains les meilleures technologies pour fabriquer de l’énergie : non, les africains n’ont droit qu’à brûler du bois pour se chauffer.

                2) aucun lien n’est visiblement établi par ces »scientifiques« entre planter des centaines d’arbres et l’augmentation des précipitations qui en résulte forcément, rendant le climat beaucoup moins »rude« .

                Ce projet me semble donc être pensé 1) comme une chose en soi, sans lien avec le continent dans son ensemble et 2) à lire les allusions du type »ils se chaufferont au bois", c’est une forme de néo-colonialisme (on donne un peu pour pas qu’ils meurent tous) qui se donne bonne conscience (hors de question, via un véritable plan Marshall pour l’Afrique, de développer des moyens de transports inter-continentaux, de produire en masse de l’eau désalinisée avec des centrales nucléaires de IVè génération... chose que ces mêmes pays du Sahel demandent eux-mêmes.


                • Walid Haïdar 8 juillet 2011 18:05

                  Je suis totalement en phase avec la nécessité de transferts technologique et de développement de moyens de transport efficace, et surtout de production massive d’énergie.


                  Cependant je pense que vous vous trompez lourdement sur le nucléaire, qui n’a aucun avenir. Et s’il en a un, c’est l’humanité qui n’en a plus.

                  Le nucléaire est cher, et dangereux. Ses risques sont incalculables, et tous ceux qui ont fait les calculs de risques se sont trompés. Les conséquences diffuses et atroces des accidents mais aussi et surtout de la gestion des déchets, sont de véritables crimes contre l’humanité, seulement les tenants de cette technologie et monsieur tout le monde, n’en ont pas conscience. Ils se persuadent que Tchernobyl, ce n’est que 5000 morts.

                  Quand on a autant de soleil qu’en Afrique, une gestion intelligente du parc énergétique et des centrales thermo-solaires géantes dans le Sahara, acheminement du courant en continu, assurerait la richesse de tout le Sahel, son émancipation radicale.

                  Le nucléaire Africain est un non sens, une folie, de même que le positivisme, puisque la science se trompe inéluctablement, le premier impératif est de rester sceptique et prudent : le nucléaire est monstrueux, les choix technologiques passés sont des impasses, des erreurs dictées par des intérêts militaires plutôt que des choix stratégiques rationnels.

                • Roosevelt_vs_Keynes 8 juillet 2011 18:30

                  Au cas où il y aurait un malentendu, quand je parle de la nécessité du nucléaire, je ne parle ni des centrales actuelles, ni des epr, ni d’areva, ni des nucléocrates, ni de stockage de déchets (qui est une stupidité).

                  Je parle de la fusion thermonuclaire par laser, telle que développée par Jean Robieux dès les années 60. Je parle de transmutation isotopique par des processus du type Myrra (belgique). Je parle d’HTR tel que développé par l’Afrique du Sud.

                  Le nucléaire est un processus de découverte, ça n’est pas une technologie figée à un moment donné.


                • Walid Haïdar 8 juillet 2011 20:47

                  ok, mais avant d’appliquer une technologie de cette nature, il faut éprouver par l’expérience et une analyse non bâclée dans une précipitation dictée par les circonstances.


                  En attendant il y a des technologies simples qui permettraient de lancer ce continent dans la bonne voie, pour pas cher. Comme vous le dites, les connaissances en terme de nucléaire ne sont pas figées, et peut-être qu’on trouvera un moyen efficace et sûr (et non polluant) d’exploiter l’énergie de fusion nucléaire.

                  Mais pour l’instant, même si on a des pistes, on ne sait pas faire.

                  Les technologies sont évolutives, mais elles ne sont pas exclusives les unes des autres non plus.

                • Roosevelt_vs_Keynes 9 juillet 2011 10:26
                  « Mais pour l’instant, même si on a des pistes, on ne sait pas faire. »

                  Détrompez-vous, on sait faire depuis bien longtemps.


                  « Les technologies sont évolutives, mais elles ne sont pas exclusives les unes des autres non plus. »

                  Bien entendu.


                • SamAgora95 SAMAGORA95 8 juillet 2011 20:05

                  C’est fou, nos financiers nous parlent en milliard d’euros à longueur de journée, alors qu’un petit milliard suffit à sauver la moitié d’un continent.


                  Nous touchons du doigt la folie de la société humaine.


                  • Roosevelt_vs_Keynes 9 juillet 2011 10:30

                    C’est dans cet amalgame entre la société humaine, et sa destruction économique et culturelle promue par l’empire financier de La City de Londres depuis la mort de Roosevelt, que réside le piège.

                    « La City de Londrse depuis la mort de Roosevelt ». Pour mieux comprendre en quoi c’est historiquement l’empire britannique qui a corrompu les Etats-Unis, j’ai écrit cet article.


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 8 juillet 2011 22:01

                    Et l’eau ?


                    Sans eau, ce projet ne peut qu’échouer. La Chine a les moyens de construire des barrages et de canaux, mais les 11 pays africains sont parmi les plus pauvres de la planète...

                    Sans parler de la population locale qui a abondemment défriché les forets pour cuire les aliments.

                    A quoi cela sert-il de replanter s’ils viennent trois jours après couper les nouvelles plantations ?

                    • Roosevelt_vs_Keynes 9 juillet 2011 10:32

                      Tout à fait.

                      C’est tout l’intérêt du projet que soutiennent tous les pays du Sahel depuis 1960 pour le développement de la totalité du continent : Transaqua.


                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 juillet 2011 13:42

                      Il faut faire attention avec les grands projets, et être certain que la réalisation du projet ne va pas empirer une situation plus que l’améliorer.


                      Les déserts sont naturels. Leur présence n’est pas une malédiction mais la conséquence des circuits de circulations océaniques et aériens qui répartissent et modifient les niveaux de précipitation. L’exemple du lac Tchad est emblématique. Ce lac a connu des périodes d’assèchement et de remplissage tout au long de son existence.

                      La désertification d’un territoire est toujours un drame, mais c’est un rappel continu de la règle numéro un de la Nature : s’adapter ou disparaître. Quand le Sahara est devenu un désert, ses premiers habitants ont changé de mode de vie, ou de lieu pour rester en vie.

                      Il ne faut jamais forcer la nature, sinon elle nous le fait toujours payer.

                      L’irrigation des déserts a, au fil du temps, provoqué la salinisation croissante des sols. La Libye en est un bel exemple. De larges portions de son territoires sont désormais incultes à cause du sel remonté en surface par l’évaporation des eaux d’irrigation. Le remède s’est avéré pire que le mal...

                    • Roosevelt_vs_Keynes 9 juillet 2011 14:27

                      @ Mmarvinbear

                      J’ai l’impression que pour vous, 1) les déserts sont tout à fait naturels et 2) l’homme est extérieur à l’univers...


                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 juillet 2011 22:56

                      « J’ai l’impression que pour vous, 1) les déserts sont tout à fait naturels et 2) l’homme est extérieur à l’univers... » : 


                      Il vous faudrait prendre des cours de géologie, je pense...

                      Le désert est un milieu naturel qui se forme quand une région se voit privée d’un approvisionnement constant et suffisant en eau, à la suite de mouvements des plaques tectoniques ou d’une modification de courants océaniques.

                      Le Sahara, par exemple, était une brousse jusqu’à il y a 4 000 ans avant JC. Les vents dominants, les alizés, repoussent les dépressions humides venues de l’atlantique et empêchent l’arrivée des pluies.


                      Si l’on veut vivre dans le désert, il faut s’adapter à ce milieu. Seul le nomadisme permet une exploitation raisonnée des ressources, en laissant à la nature le temps de refaire les réserves le temps de la transhumance.

                    • Roosevelt_vs_Keynes 10 juillet 2011 19:20
                      "Le désert est un milieu naturel qui se forme quand une région se voit privée d’un approvisionnement constant et suffisant en eau, à la suite de mouvements des plaques tectoniques ou d’une modification de courants océaniques."

                      Ben c’est là que je ne vous suit pas : si à la suite d’un mouvement de plaque tectonique, il y a manque d’eau, l’homme est tout à fait capable d’y remédier. On entre ainsi dans la sphère de la décision politico-économique, ce qui rend tout relatif le qualificatif « naturel » attribué aux déserts.

                      "Le Sahara, par exemple, était une brousse jusqu’à il y a 4 000 ans avant JC. Les vents dominants, les alizés, repoussent les dépressions humides venues de l’atlantique et empêchent l’arrivée des pluies."

                      En remettant en eau le lac Tchad et en développant forêts et agriculture, les précipiations augmentent et le Sahara peut être reverdi. Il n’y a rien de naturel dans ce processus... à moins encore une fois d’exclure l’homme de l’univers.

                      "Si l’on veut vivre dans le désert, il faut s’adapter à ce milieu. Seul le nomadisme permet une exploitation raisonnée des ressources, en laissant à la nature le temps de refaire les réserves le temps de la transhumance."

                      Les pays industrialisés peuvent opérer un plan Marshall pour sortir le continent africain de la misère. C’est ce que les dirigeants des pays du Sahel ont réclamé à la conférence de N’Djamena à l’automne 2010.

                      Considérer que les africains sont condamnés à s’adapter aux conditions de vie que la nature leur impose, alors que ces pays ne demandent qu’à sortir de ce cercle vicieux, cela revient à utiliser l’idéologie écologiste malthusienne, pour faire passer la pilule du néo-colonialisme.

                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 15 juillet 2011 17:41

                      « Ben c’est là que je ne vous suit pas : si à la suite d’un mouvement de plaque tectonique, il y a manque d’eau, l’homme est tout à fait capable d’y remédier. On entre ainsi dans la sphère de la décision politico-économique, ce qui rend tout relatif le qualificatif »naturel« attribué aux déserts. » : sauf que ce n’est pas de l’intervention humaine que provient la désertification...


                      Un désert a son rôle à jouer dans l’écosystème global de la planète. Intervenir contre, c’est jouer avec l’équilibre thermique et hydrologique d’autres régions, avec des conséquences que l’on ne peut pas imaginer.

                      Les populations de ces régions ont deux choix : s’adapter, ou partir. Ces choix seuls respectent la Nature.

                      « Les pays industrialisés peuvent opérer un plan Marshall pour sortir le continent africain de la misère. C’est ce que les dirigeants des pays du Sahel ont réclamé à la conférence de N’Djamena à l’automne 2010. » : Oui et bien pour être franc ils nous font chier !

                      Ils sont les premiers à hurler à l’ingérence politique dès que l’on vient leur parler Droits de l’Homme, droits des Femmes ou des Gays, et ils veulent nous faire culpabiliser parce que LEUR population a DETRUIT LEURS forêts pour LEURS exploitations agricoles toujours plus nombreuses parce que LEUR gouvernements refuse pour des raisons « religieuses » de réguler leur accroissement démographique.

                      Bordel ! Au sortir de la colonisation, beaucoup de ces pays avaient un avenir en or à cause de leurs ressources en minerais ! Ils se sont débrouillés pour avoir des satrapes qui s’en sont mis plein les poches et qu’ils vénéraient comme des Dieux vivants, un gros canon dans le dos, il est vrai !

                      Et une fois leur Dieu Vivant renversé, mort ou déchu, qu’ont fait leurs successeurs ? 

                      Ils ont ouvert un nouveau compte en banque dans le même établissement que l’ancien !

                      C’est pareil en amérique latine... Tous les « grands espoirs » portés par les nouveaux leaders de « gauche » sont en train de s’évaporer en fumée !

                      Le Vénézuela a un Caudillo qui place sa famille aux postes clés et qui se sert comme il veut dans l’argent du pétrole.

                      La Bolivie est en train de prendre le même chemin !


                      Pas d’ingérence dans les affaires intérieures d’un autre pays ? OK.

                      Mais qu’ils ne viennent pas nous emmerder avec leurs soucis. S’ils ont des problèmes, qu’ils les résolvent tout seuls comme des grands !

                      Au moins, tunisiens et égyptiens l’ont compris... Les syriens aussi mais pour eux, ce sera plus dur...

                    • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 8 juillet 2011 22:27


                      Les européens n’ont rien à faire en Afrique. Que du mal, avec des agressions militaires comme par exemple le crime d’agression en Libye.

                      Laissez-donc les africains prendre leur destin en main.


                      • Roosevelt_vs_Keynes 9 juillet 2011 10:36

                        Les européens ont des hautes technologies, auxquelles ils ont le devoir de former les populations africaines, afin que celles-ci prennent leur destin en main.

                        C’est ce qu’a récemment demandé publiquement la presse nigérienne.


                      • LE CHAT LE CHAT 8 juillet 2011 22:47

                        quand on pense à tout ce pognon pillé et gaspillé par les dictateurs et les « élites »de ces pays , on se dit qu’il aurait pu être judicieusement investi pour le bonheur des africains  !


                        • Ronny Ronny 8 juillet 2011 23:47

                          @ auteur

                          Non seulement les espèces sont adaptées aux lieux de plantation (espèces indigènes), mais elle ont été selectionnées pour résister au mieux à la sècheresse. De plus, il faut savoir que bon nombre de projets ont échoué parce que les jeunes plants et les jeunes arbres n’ont pas été respectés, ayant ’fini" en aliment pour les chevreaux et chèvres locales ou en bois de chauffage (pour la cuisson !). L’autre idée originale est que les arbres plantés l’ont été et sont surveillés par les femmes des éleveurs de chèvres, et sont protégés contre la voracité de ces bestioles...

                          Les arbres contribuent par leur métabolisme à enrichir le sol, et donc à les revigorer en y installant une vie microbienne, puis des amibes, puis des organismes qui mangent les amibes, etc. Il en va de même des feuilles qui tombent et sont remplacées immédiatement par d’autres (zone tropicale).

                          De toues façons qui n’essaye rien n’a rien, et je préfère 100 fois voir un projet comme celui là échouer (ce qui est pas du tout sur dans ce cas) plutôt de dobter pour al résigantion et le propos négativiste...


                          • Fanarchitecte 9 juillet 2011 09:47

                            Bonjour
                            Article très intéressant dans lequel on apprend des choses. Cela fait plaisir de lire ça sur Agoravox. Merci à l’auteur.

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