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Accueil du site > Actualités > Environnement > « Le renouvelable, cela ne marche pas à cause de l’intermittence (...)

« Le renouvelable, cela ne marche pas à cause de l’intermittence »

Dans les débats sur le Nucléaire, dans les médias, les dîners en ville ou au bureau, c'est l'argument qui vient clore la discussion, celui qui laisse sans voix l'écologiste de service : "le renouvelable n'est pas crédible car quand le vent ou le soleil s'arrête, il n'y a plus d'électricité." Et tout le monde imagine facilement l'alternateur qui s'arrête et l'ampoule qui s'éteint. Mais est-ce si simple ?

Cet argument est esquivé par la plupart des leaders écologistes incapables d'y répondre. Yannick Jadeau, par exemple, a éludé le problème dans plusieurs débats, ces derniers temps, renforçant les convictions des partenaires du Nucléaire.

1-L'"intermittence" des énergies renouvelables :

Reprenons l'argumentaire des anti-renouvelables :

"Sans parler de l'impact visuel, il faut aussi rappeler qu'un parc éolien, à l'échelle nationale ne peut se concevoir qu'appuyé sur un parc équivalent de centrales THERMIQUES ! Horresco referens ! En effet, pendant les moments où le vent est en berne, pendant de grands froids anticycloniques par exemple, on ne peut compter sur ces joujous pour élus locaux en mal de marquage écolo.

 Idem en cas de tempête : les éoliennes sont arrêtées pour cause de risque de casse !"

L'"intermittence" semble donc un double problème : le vent s'arrête puis on remplace sa puissance par des centrales polluantes. 

Cet argumentaire mérite d'être analysé et décortiqué :

-l'image de l'éolienne qui s'arrête est une représentation fausse, une simplification abusive. Les partisans des énergies renouvelables savent très bien que pour capter les énergies naturelles, il faut construire un mix, où l'éolien sera associé au solaire mais aussi à la géothermie profonde, à la biomasse, aux énergies marines, à l'hydraulique ... 

-Si on veut en rester à l'éolien, l'interconnexion des réseaux, au niveau européen, permet de construire une complémentarité qui fait que "le vent ne s'arrête jamais" en Europe. Même si l'éolienne devant chez moi est en berne aujourd'hui, d'autres régions répondent et compensent.

- l'intermittence n'est pas uniquement le problème de l'éolien, il est partagé par tous les réseaux électriques : quand un consommateur appuie sur un interrupteur, il créé de l'intermittence qui se répercute sur la production électrique. Aujourd'hui, le réseau électrique français doit déjà gérer cette intermittence et utilisent essentiellement pour cela l'hydraulique.

En conclusion, la notion d'intermittence n'est pas adaptée en réalité : elle signifie en effet que la production a des interruptions périodiques, catastrophiques pour le réseau. Il serait préférable de la remplacer par la notion de variabilité qui décrit, de manière plus exact, ce qui se passe.

Les partisans du nucléaire comparent leur grosse centrale à une petite éolienne. L'image à l'avantage de présenter l'éolienne comme plus archaïque que la centrale nucléaire.

Il faudrait plutôt confronter cette centrale atomique à un système complexe combinant des sources de production électrique variées, connectant des réseaux intelligents optimisant la production et la distribution sur un territoire donné, possédant ces propres moyens de régulations et de stockage. Alors, on comprend immédiatement que l'archaïsme se situe plutôt du côté de la centrale qui n'est, finalement, qu'une centrale, comparable à la centrale thermique mais d'un modèle plus élaboré.

2- "Tant que nous ne saurons pas stocker l'électricité"

"Que faire, les nuits sans vent ?", pour reprendre la belle expression d' Alain Leridon. Comment stocker l'électricité dans ce cas ?

Une représentation courante est celle qui consiste à croire que l'électricité produite doit être consommée immédiatement. A l'échelle nationale, cela n'est pas possible et le réseau français utilise la part hydraulique de son parc pour gérer ces variations. 

En réalité, nous savons donc parfaitement stocker l'électricité sous la forme d'eau en hauteur : tous les lacs de barrage ont cette capacité. 

Mais le lac de barrage a ses limites : il utilise l'eau accumulé en aval par les pluies saisonnières. Cela nécessite des capacités de stockage énormes car il faut accumuler des quantités gigantesques pour tenir sur l'année.

Une autre technologie se développe : celle du pompage-turbinage. Celle-ci consiste à faire remonter l'eau lors des périodes de sous-consommation (les nuits ventés par exemple) pour produire de l'électricité lors des périodes de sur-consommation. On a alors besoin de moyens de stockage plus limité car il suffit de quelques jours de stock et non d'une année entière !

Contrairement aux affirmations mensongères de JM Jancovici, il ne s'agit pas de quintupler ou sextupler les barrages dans les Alpes, mais de se donner les moyens de stocker quelques jours de consommation : Olivier Daniélo estime qu'il faudrait ajouter l'équivalent de 8 km2 de stockage au réseau de barrage français pour couvrir l'intermittence de l'éolien (Serre-Ponçon : 12 km2). On peut, bien entendu, répartir cette charge sur plusieurs lieux.

Un autre argument entendu l'autre jour par "un expert" : produire un watt nécessite 70 grammes de pétrole ou 4 tonnes d'eau installées à 100 mètres de hauteur. Dis de cette façon l'écart semble tellement énorme que la messe semble définitivement dite. Mais c'est comparer deux choses qui n'ont rien à voir : les 70 grammes de pétrole, une fois brûlés, seront définitivement perdues pour l'Humanité. Par contre, les 4 tonnes d'eau seront toujours là et ils ont bien d'autres fonctions : on peut l'utiliser comme eau potable, pour irriguer, faire des loisirs nautiques sur un plan d'eau, ...

3-les autres possibilités de stockage :

Mais le pompage-turbinage ne sera pas, à l'avenir, la seule possibilité de stockage, citons aussi :

-l'utilisation des batteries des voitures électriques au garage (pendant la nuit) avec restitution partielle dans la journée

-l'utilisation de pile à combustible et de réservoirs d'hydrogène

-l'utilisation de réservoirs souterrains de stockage de l'énergie sous forme d'air comprimé. 

Conclusion : Contrairement aux discours et aux représentations courantes, la gestion de "l'intermittence" et du stockage est donc possible. En réalité, cette gestion existe déjà et elle pourra, à l'avenir, répondre à nos besoins. Il suffit seulement de trouver la volonté politique pour la développer.


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113 réactions à cet article    


  • OuVaton OuVaton 28 mars 2011 10:06

    >>produire un watt nécessite 70 grammes de pétrole ou 4 tonnes d’eau installées à 100 mètres de hauteur.

    Et ça sort d’où ce ces chiffres bizarres ? C’est du n’importe quoi. Faudrait revoir la définition du watt entre autre.

    • JL JL 28 mars 2011 13:40

      Cassino et Ouvaton,

      vous avez raison, l’auteur s’est mélangé les pinceaux. Aubordufleuve ci-dessous a rectifié le tir. En plus 70 g de pétrole, ce n’est pas 70 g de carburant : ça nécéssite de l’énergie de transformation.



      Ceci dit : peu importe que le système de stockage par un moyen ou un autre soit d’un rendement relativement médiocre : 80% c’est incomparablement mieux que zéro ; c’est mieux que de perdre cette énergie dans une gabeie consumériste inutile.


    • Slaq 28 mars 2011 14:42

      à Par OuVaton

      Une formule assez simple donne l’énergie potentielle contenue dans une masse .

      E = mgh

      Elle signifie qu’une masse m ( en kg) en chutant d’une hauteur h (en mètre) libère (ou cède) cette énergie E .
      Le facteur g représentant l’accélération de la pesanteur ( en m / s x s) qui vaut environ 10 (un peu moins) .

      E est alors exprimé en joules ,c’est à dire watt x seconde .

        Le Joule est vraiment tout petit .
       Si vous laissez allumé une lampe de poche de 4,5 w pendant seulement 10 mn par
       exemple, vous consommerez 4,5x10x60= 2 700 joules .

      Pour revenir à la question :

       3 600 litres (donc 3600 kg) d’eau chutant de 100 m est susceptible de céder :

      E= 3600x10x100 = 3,6 millions de joules .

      Or dans une heure il y a 3600 secondes .
      Un watt-heure représente donc 3600 joules .
      Et mille watts-heure (soit 1kwh) 1000 x 3600 = 3,6 millions de Joules .
       Ce que consomme votre fer à repasser de 1000w en une heure .

      A quelque chose près 3,6 tonnes d’eau chutant de 100 m vous donne 1kwh .
       
      Cela laisse rêveur et répond à votre étonnement .


    • Croa Croa 28 mars 2011 20:22

      Effectivement...

      « A quelque chose près 3,6 tonnes d’eau chutant de 100 m vous donne 1kwh »

      Toutefois pour produire 1kW à partir d’un moteur il faut plus de 70 g de carburant ! (700g soit 3/4 d’un litre, c’est plus croyable et une erreur d’un facteur dix étant courante, nous pouvons accepter cette autre valeur d’une comparaison qui reste surprenante !)


    • Croa Croa 28 mars 2011 20:40

       smiley Va falloir qu’on retourne à l’école smiley


    • epapel epapel 28 mars 2011 21:10

      1kg de carburant (essence, fuel, gazole...), c’est environ 44.000 kj (http://fr.wikipedia.org/wiki/Carburant) soit 12,2 kwh soit 1 kwh pour 80g.


    • wesson wesson 28 mars 2011 22:46

      bonsoir epapel,

      « 1kg de carburant (essence, fuel, gazole...), c’est environ 44.000 kj (http://fr.wikipedia.org/wiki/Carburant) soit 12,2 kwh soit 1 kwh pour 80g. »

      vous confondez comme beaucoup énergie calorique avec énergie électrique. Dans tous les cas, il faut transformer cette énergie calorique en énergie mécanique, ce qui est fait par un cycle de beau de rochas pour le moteur à explosion, ou cycle de clausius-rankine avec une turbine (en gros toutes les centrales thermiques et nucléaires), pour ensuite la transformer en énergie électrique, à l’aide d’une « dynamo » (ou alternateur suivant ce que vous voulez comme type de courant). On a de la perte à tous les étages, au niveau des cycles thermo, de la transmission de la force mécanique, de la production et dans le transport de l’électricité. Au final, ce n’est en général que 20 à 30% maxi de l’énergie calorique que vous récupérez en énergie électrique !


    • Croa Croa 28 mars 2011 23:23

      Sorti depuis très (trop !) longtemps de l’école, reste l’expérience :

      Pour rouler à 90 une voiture a au moins besoin de demander 10kW à son moteur (à la louche.) Le moteur pour faire ça durant 1 heure brûlera plus de 5 ou 6 litres... T’es donc loin du compte !


    • auborddufleuve 28 mars 2011 10:24

      il manque une donnée attachée au volume d’eau.
      En hydraulique on parle en m3/seconde...


      • Croa Croa 28 mars 2011 20:37

        Au temps pour moi ,

        Slaq confond avec une voiture de 3,5 t descendant de 100 m : Celle-ci ne consomme que son énergie qu’elle mette 1 mn ou 1 h !

        Déroutant tout ça ! smiley


      • auborddufleuve 28 mars 2011 10:29

        Soit : 4 m3/seconde X 100 mètres de chute = 3320 kilowatts ou encore 3 320 000 watts.


        • Croa Croa 28 mars 2011 22:49

           smiley Va falloir qu’on retourne à l’école smiley

          Enfin surtout moi... et en plus je clique à un mauvais endroit smiley


        • Robert GIL ROBERT GIL 28 mars 2011 10:42

          Il faut faire décroître toutes les activités inutiles que le capitalisme, emporté dans sa logique de profit a réussi à imposer comme le seul modèle. Le but final n’est pas de créer des richesses ou des emplois, c’est simplement de satisfaire les besoins de la population, au détriment d’une minorité d’ultra-riches, qui pour une fois devra se plier à l’intérêt général.

          http://2ccr.unblog.fr/2011/01/03/de-quoi-avons-nous-besoin/


          • Ariane Walter Ariane Walter 28 mars 2011 12:01

            Vous êtes au courant , M. le pragmatique :
            C’est le parc d’éoliennes du japon qui assure l’électricité d’une grande partie du territoire.
            Il a résisté au tremblement de terre et au tsunami, lui.

            Belle victoire dont personne ne parle. je ne comprends pas pourquoi.

            Quant à votre nucléaire vous pouvez vous le mettre où vous voulez, il est mort dans les ventres des réacteurs de Fukushima !
            Oser encore proposer une saloperie pareille ,il faut le faire !
            Il faudra tout simplement utiliser moins d’électricité et sortir de la croissance et de la consommation.

            mais je crois que ça va être bcp plus facile quand la réalité de Fukushima sera connue de tous.


            • g.jacquin g.jacquin 28 mars 2011 12:27

              Pour le moment,
               
              1) vous ne justifiez pas de votre remarque !!! Montrez-nous les courbes de production de l’éolien et des autres sources de production (les vraies... pas les trafiquées !!!) !

              2) on a évité une catastrophe sans nom (pensez 3 reacteurs en fusion et un combustible en piscine également en fusion ! Tchernobyl à côté, c’est de la roupie de sansonnet) ... Et ce, uniquement avec une lance incendie !!!

              Même si j’exagere, il faudra des arguments un peu plus serieux pour sortir la France du nucleaire !!! Sauf bien sur, si nos hommes politiques pour ce faire réélire décident du contraire mais dans ce cas, l’energie electrique deviendra un produit que beaucoup de Français ne pourront s’acheter ! Pas grave... on fera du social !

              A ma connaissance, il n’y a pour le moment, aucun mort dû au nucléaire au japon !


            • Ariane Walter Ariane Walter 28 mars 2011 14:32

              Voici le lien sur les éoliennes

              http://www.smartplanet.fr/smart-technology/les-eoliennes-du-japon-ont-resiste-1557/

              mais , comme vous dites, il doit être trafiqué, car il est bien connu que dans le nucléaire ,ça ne trafique pas du tout !


            • g.jacquin g.jacquin 28 mars 2011 14:57

              @ariane

              Soyons clair !

              Au japon fin 2010, 2300 MWE d’éoliennes étaient installés.

              Les champs éoliens sont repartis sur la totalité du territoire !

              il est complètement évident que :

              1) peu d’éoliennes ont été touchées par le tremblement de terre puis par le tsunami2)

              2) La puissance installée en éoliennes ne permet pas de se substituer à la centrale de Fukushima !

              Donc, dire qu’une grande partie du territoire est alimentée par les éoliennes, est faux !

              Voilà pourquoi personne n’en parle !

               

              <http://www.thewindpower.net/fiche-pays-11-japon.php&gt ;

              Nota : the windpower est un site de valorisation de l’éolien. Peut-être les valeurs indiquées sont-elles quelques peu optimisées ?


            • epapel epapel 28 mars 2011 21:00

              La puissance éolienne installée au Japon est deux fois plus faible qu’en France : http://fr.wikipedia.org/wiki/énergie_éolienne


            • g.jacquin g.jacquin 28 mars 2011 12:06

              Bonjour, l’auteur

              Votre article qui se veut technique.... en réalité, est rempli d’erreurs de fond !

              L’intermittence est une réalité qui se gére aujourd’hui de façon très simple. J’ai donc du mal à comprendre ce que vous voulez nous dire !

              Les sources renouvelables principales sont :

              - Le photovoltaïque

              La particularité du photovoltaïque, c’est que cette source d’energie est toujours en adéquation avec notre mode de vie et donc notre façon de consommer.
               
              Ce qui veut dire :

              Lorsqu’il y a du soleil, il fait chaud et, donc, nous consommons d’avantage à cause de la climatisation.

              Qui pourrait ne pas se souvenir des 15 000 mort dus à la canicule de 2003 ! donc, on ne peut critiquer cette forme de consommation.

              En même temps, grâce à l’appoint du photovoltaïque, on limite fortement les crêtes de production que devraient assumer les « grosses centrales ».

              Dans ce cas, l’intermittence telle que décrite par l’auteur, ne pose pas de problème !

              Par contre... quid des tarifs !!!! EDF est obligé de racheter le MWh PV à 120€ pour les installations au sol et 464€ pour les installations en toiture de particulier !
              ET CE N’EST PAS NORMAL ! je rappelle que la CRE à chiffrée le MWh nucléaire à 31€ !
              Il y a donc un rapport de 4 à 15 entre ces 2 sources !

              Que fait ont ???? on augmente les tarifs du KWh pour tout le monde ????

              - L’éolien

              Effectivement, quand il n’y a pas de vent... pas d’énergies éolienne !

              Mais ce n’est pas un scoop ! Le problème est multiple...

              1) La gestion des transits de flux sur les câbles est toujours complexe ! on est bien d’accord que si une éolienne s’arrête à Lille, une éolienne implantée à perpignan ne peut directement se substituer à elle !

              Alors comment ça marche ???? pour répondre à ce problème, il faut au moins écrire un traité d’électrotechnique tant la complexité est importante, mais on peut dire que c’est l’ensemble des producteurs qui vont voir leurs conditions de fonctionnement changer et, donc, les flux sur les câbles vont se repartir différemment pour que la puissance perdue à Lille soit compensée !
              Mais en aucun cas on ne pourra dire que l’énergie éolienne perdue à Lille, est compensée par l’énergie d’une autre éolienne implantée dans une autre région !

              2) Le démarrage d’éoliennes génère donc une énergie proportionnelle à la pression du vent sur leurs pales ! Très bien ! Sauf que nos politiques, en magouilleurs ou en incompétents qu’ils sont, ont réussi à faire de cette energie éolienne, une energie prioritaire !

              Nota : l’energie est la puissance par le temps. Donc je parle bien en energie produite !

              Comment ? Tout simplement en pondant un décret qui spécifie :
              TOUTE l’energie éolienne produite sera revendue à EDF...Du coup, pour le réglage de l’adéquation production / consommation, On substitue l’energie éolienne à celle qui était présente et qui représentait les valeurs du mix énergétique Français, soit 80% de nuc, 10% d’hydro et 10% de THF...

              Pourquoi ??? Les éoliennes n’ont pas besoin de régulation en puissance/fréquence (ajustement) puisque la loi dit : on achète tout !.

              3) Pourquoi l’intermittence n’est pas encore un problème, mais va le devenir ?

              Le reseau tel qu’il a été conçu doit permettre à un groupe de 1500 MW de disparaître du reseau sans pour autant que les transits de flux résultants, atteignent des seuils de déclenchement (ouverture des disjoncteurs par maxi I). Il s’agit bien sur de sécurité du réseau.
               
              Or, tant que la puissance éolienne ne dépassera pas cette valeur à un point donné du réseau, l’intermittence utilise la capacité du réseau à absorber les démarrages et arrêt des éoliennes. À chaque fois, les flux sur le réseau sont changés sans conséquence.

              Par contre, si d’aventure, RTE autorisait des champs éoliens raccordés en un même point du reseau, à être supérieur à cette puissance disponible, c’est le black out local assuré !

              4) Dire à moulte reprise que la puissance éolienne nécessite de mettre en place des unités gaz en substitution (ou autres THF) est donc faux tant que le seuil de puissance de 1500 MW n’est pas dépassé en 1 point donné.

              5) Actuellement, à quoi ça sert ?

              A rien... L’éolien ne sert à rien !!!!

              - Puisqu’il se substitue à une Energie qui n’émet pas de CO² !
              - Puisqu’il se substitue à une energie globalement moins chère !
              - Puisque l’énergie non produite des grosses centrales par substitution de l’éolien ne peut-etre revendue !
              - Puisque la construction d’éolienne est bien plus chère que n’importe quels autres producteurs (sauf le PV) 

              Et dans le futur...

              Facile ! il suffit d’augmenter fortement les tarifs de l’électricité et tout rentre dans l’ordre ! disons... 100% d’augmentation soit un tarif au KWh de 22 Cts d’€ pour le particulier !

              Enfin pour finir, on dirait que l’auteur découvre les STEP .... Une note gouvernementale de 2004 indiquait que l’on pouvait reinstaller plus de 10 GW en hydro-electrique en France !
              D’autre part, si sur la fonctionnalité des STEP, on n’est d’accord, Attention... ce n’est le même cout qu’une production directe et qu’elle ne se justifie que dans le cas d’heures de pointe ou d’extreme pointe !


               


              • g.jacquin g.jacquin 28 mars 2011 15:29

                @parkway

                Australopytheque ascendant bourrin ?


              • foufouille foufouille 28 mars 2011 15:51

                « qui l’utilise en france et est-ce bien utile sous nos climats ??? »

                les bourgeois
                les autres ont des ventilos de 100w


              • Croa Croa 28 mars 2011 23:03

                J’ai contre ma maison un figuier au sud-est et une glycine au sud-ouest. Quelques amis ont dit que je plantais trop près à l’époque... Aujourd’hui il fait relativement frais dedans sans clim même en plein mois d’août !

                Aussi bien qu’avec la clim !  smiley


              • Croa Croa 28 mars 2011 23:06

                Et mieux qu’avec un ventilo de 100W : Courant d’air naturel des feuillages aux fenêtres grandes ouvertes... smiley


              • Loule 28 mars 2011 12:23

                A OuVaton et aubordeleau :

                Il ne manque rien, vous confondez puissance et énergie !! retournez à l’école...

                70 g de pétrole « contiennent » potentiellement environ 3900 K joules.
                4 m3 d’eau à 100 m de hauteur, représente une ENERGIE POTENTIELLE d’environ 3800 Kjoules.

                Cqfd. Sans rancune...


                • OuVaton OuVaton 28 mars 2011 13:57

                  On est d’accord... 3900 K joules fait 3900000 joules et donc même si l’auteur confond watt (1 joule par seconde) et joule... avec 1 watt on bien loin du compte.


                • Akwa Akwa 28 mars 2011 12:30

                  L’auteur maîtrise manifestement très mal son sujet.

                  D’abord les lac de barrage ne permettent pas tous le stockage d’énergie par pompage.

                  Certain le peuvent, mais peu, et ils sont déjà utilisés : ils n’ont pas la capacité de stocker toute l’énergie inutilisée qui serait produite par du « renouvelable » pour la restituer en cas de besoin. Ils permettent seulement de lisser les pics de consommation.

                  En plus de mettre des éoliennes à gogo, vous voudriez en plus mettre des barrages partout ? Eux-même entrainent d’importantes conséquences écologiques, et en plus sont sources de terribles catastrophes : souvenez vous de Vajont et de Malpasset.

                  N’oubliez pas que pour égaler UNE centrale nucléaire, il faut 5000 éoliennes, alignées sur 250 km !
                  Pour remplacer les 50 centrales, il faudrait 250.000 éoliennes, et à raison de 0.01km² par éolienne, 2500 km² (250.000 ha) de surface occupée.

                  Quand aux autres sources renouvelables (biomasse, patati patata), aucune n’est actuellement raisonnablement opérationnelle (pas même le solaire).


                  • Akwa Akwa 28 mars 2011 13:10

                    Disons qu’il ne faut pas être excessif, ni intégriste (dans un sens ou dans l’autre).

                    Les problèmes liés au nucléaire existent depuis le début, et n’ont pas de solution.

                    Mais il ne faut pas prendre non plus ses rêve pour des réalités !

                    Il y a des problèmes.
                    Mais il n’y a aucune solution (réaliste).

                    Et dire n’importe quoi n’est pas une solution.


                  • tchoo 28 mars 2011 12:49

                    Notons que notre production actuelle suppose aussi des centrales thermiques (pour assurer les pointes de consomation)
                    La construction de centrales thermqiues au gaz est en nette augmentation (très, très bonne rentabilité pour les investisseurs)
                    Notons, aussi qu’il est possible de combiner tout type d’éoliennes (celles à axe vertical peuvent fonctionner par tout petit vent)


                    • joletaxi 28 mars 2011 13:03

                      @Jaquin

                      ce qui m’étonne dans cet article,ce n’est pas la méconnaissance des problèmes techniques liés à l’irruption sur le réseau de ces énergies, mais le fait que ce problème a déjà été débattu ici à de multiples reprises,et que périodiquement reviennent des articles de propagande de ce genre.
                      Pour ce qui est du solaire, si cette filière peut avoir une utilité sous certaines latitudes,comme je le signalais l’autre jour à un intervenant sur un article,cela n’a aucun sens dans le Nord par exemple.
                      Ce dernier hiver,par exemple, situation certes inhabituelle,pour les mois de novembre, décembre,janvier,il y a eu au total 87 heures d’ensoleillement,et pas nécessairement au zénith.
                      Autre chiffre.En Angleterre,au mois de décembre dernier, les champs éoliens ont débité 2% de leur capacité installée.On voit tout de suite les limites de ce genre de filière.
                      Et l’argument de dire qu’une éolienne dans le Var, pourrait venir suppléer le manque de vent en belgique par exemple, outre que cela supposerait de tirer de centaines de kms de lignes HT,mais déjà localement, pour alimenter les populations le nombre d’éoliennes à installer est énorme, si en plus vous devez y ajouter assez d’éoliennes pour remplacer un autre champs éolien tout aussi énorme ,on arrive à des chiffres de fous.
                      L’auteur découvre le pompage turbinage, qui est en fonction sur tous les barrages belges depuis les années 60 !
                      La géothermie reste confinée à certaines zones propices.Le grand méchant capital US par exemple exploite ce procédé depuis des décennies,et en Californie par exemple, + de 20 % de l’électricité est ainsi produite.
                      L’hydro marin est décevant.Malgé une superbe réalisation française, l’usine de la Rance,les résultats sont maigres.La seule unité de production à vagues au Portugal a fini en fiasco total.
                      Contrairement à ce que certains affidés du renouvelable croient,je ne suis pas un détracteur obtu.En son temps, vous ne le croirez pas, j’ai tenté de mettre sur pied un projet de centrale éolienne,mais à cette époque nous étions dans une économie normale, pas dans une chasse à l’argent public.
                      Et je ne suis pas plus pronucléaire.Cela ne ferait ni chaud ni froid que l’on ferme les centrales qui énervent, et qu’on les remplace par des centrales à gaz par exemple,quitte à faire des petits trous dans votre jardin, cher ami Jaquin.
                      Le gestionnaire du réseau anglais a prévenu:il faudraz s’habituer à utiliser l’électricité quand elle sera disponible et accepter de la payer beaucoup plus cher.
                      La seule chose qui m’importe c’est que lorsque j’appuie sur l’interrupteur il y aie du courant, et que lorsque la facture arrive en fin de mois, je ne doive pas me gaver de prozac.Et peu importe que cette électricité provienne de « chaudrons du diable » ou de cabillauds qui pédalent.

                      • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 28 mars 2011 14:29

                        @ joletaxi :

                        J’aime bien cette image «  de cabillauds qui pédalent  »  smiley

                        Il manque une illustration !

                        Mais ces cabillauds qui pédalent, il faudrait aussi les nourrir, mais avec quoi ? Avec des croquettes pour chiens ? Donc cette énergie n’aurait en soi rien de renouvelable.

                        Par manque de temps je ne peux intervenir plus sérieusement sur cet article qui pose un problème très pertinent, dans un domaine que j’affectionne particulièrement.

                        Le problème complexe de la production d’électricité, de son transport, de sa distribution, de sa consommation obéit avant tout aux lois de la physique et l’on ne peut sans autre les balayer d’un revers de la main.

                        Il faut notamment rappeler une règle fondamentale : la production d’électricité doit en tout temps et à chaque instant être adaptée à la consommation, car l’énergie électrique ne peut être stockée en tant que telle, d’où la nécessité de disposer d’aménagements hydrauliques à hautes chutes (possible en montagne seulement), lesquels sont parfois équipés en pompage-turbinage. De tels ouvrages, ainsi que les centrales à gaz, répondent aux besoins du « réglage puissance-fréquence », des indisponibilités non-programmées de centrales de production (pannes), des pointes de consommation ....

                        Par ailleurs, les aspects économiques et politiques n’ont pas vraiment été abordés par l’auteur, ceci dans un environnement multinational. En effet en Europe, tous les réseaux électriques sont interconnectés et l’énergie est échangée en fonction des besoins, mais aussi en fonction de critères économiques et de la nature des parcs de production, car les centrales électriques, vu leurs natures, ne sont pas polyvalentes et ne peuvent toutes répondre à n’importe quels besoins ...

                        Les domaines suivants mériteraient d’être approfondis :

                        • Pompage-turbinage
                        • Interconnexion des réseaux électriques
                        • Gestion prévisionnelle des mouvements d’énergie
                        • Mix énergétique de la production en fonction des besoins de consommation
                        • Réglage en temps réel et adaptation de la production à la consommation (et non l’inverse)
                        • Disparités institutionnelles de nos pays européens dans un continent où tous les réseaux électriques sont interconnectés
                        • Nécessité d’harmoniser les règles des autorités de régulation nationales, également valable pour les règles d’exploitation ...
                        • etc.
                        Très vaste domaine au carrefour de la physique, de la technique, de l’économie et de la politique !

                        Merci à l’auteur !


                      • foufouille foufouille 28 mars 2011 15:54

                        « La géothermie reste confinée à certaines zones propices. »

                        suffit de creuser


                      • Eloi Eloi 28 mars 2011 20:03

                        « suffit de creuser »

                        avec une pelle ?


                      • kitamissa kitamissa 28 mars 2011 13:54

                        il reste l’utilisation de l’énergie potentielle dégagée par les millions de chômeurs en France ( 4 ou 5 millions environ) alors tablons sur 5 pour faire plus juste !


                        alors donc,construire un parc d’éoliennes à environ 2 mètres du sol et y adjoindre des souffleurs en groupes ! environ une centaine de personnes par éolienne,se relayant en 3x 8 heures les jours de vent nul ..

                        utiliser un parc de vélos montés sur bâtis fixes,afin de pédaler ensemble pour entraîner une génératrice capable de distribuer le courant nécessaire à une production régionale !

                        ça aurait un double effet,remettre les gens au travail,leur rendre la santé et la ligne,et les nourrir en fonction des calories dépensées !

                        avec un effectif de 5 millions de personnes,plus ceux qui ne sont pas inscrits mais qui glandouillent à longueur de journée dans les halls d’immeubles ou les galeries commerciales ,on devrait pouvoir subvenir à une bonne partie de nos besoins en énergie !

                        de plus ces braves gens seraient agents de l’EDF( ou Enfants De Feignants comme disent les mauvaises langues ! ) ,donc fonctionnaires avec une retraite avantageuse en fin de parcours !

                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 28 mars 2011 14:06

                          En voilà une idée qu’ elle est bonne Maxim , on mettrait Pat du 49 comme expert-comptable . Et pour faire du vent tournant JL serait adéquat . Faudrait ajouter quelques péteurs-pousseurs .... smiley

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