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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le « retour » du Cohn-Bendit ou l’écologie au pouvoir

Le « retour » du Cohn-Bendit ou l’écologie au pouvoir

On se souvient qu’au Parlement européen, où il siège,"Dany-le-rouge" avait, il y a un mois, interpellé le président en exercice, Nicolas Sarkozy, de façon provocante au sujet de sa démission humanitaire face à la Chine.

On sait depuis que la peur de voir la France et l’Europe se taire et refuser de voir les atteintes aux droits de l’homme en Chine n’a fait que se confirmer. L’interdiction faite par la Chine au président Sarkozy de recevoir le Dalaï-Lama vient d’être suivi d’effet. La France s’agenouille et obéit, toute honte bue.

Cohn-Bendit semble rebondir alors sur ce qui ne semblait être qu’un moment d’émotion et un rappel moral en lançant un appel solennel tendant par-delà les clivages politiques à rassembler sous sa houlette tout ce que la France compte non seulement d’écolos, mais aussi de déçus de Grenelle.

Il n’est pas inutile, en abandonnant la vision que nous pouvons avoir de l’écologie politique, de resituer la problématique.

La sensibilité écologique en France est née au tout début des années 70. Grâce en grande partie à Charlie Hebdo, à la rubrique de Fournier, aux dessins de Cabu. Certes il y avait eu des voix fortes telle celle de Dumont, mais elles parlaient dans le désert de notre entendement. Il fallut attendre 68. L’écologie en est l’héritière. Elle rejoignait alors, chez les jeunes, un sentiment diffus qui tendait pour la première fois à questionner le progrès et la modernité. Les « Trente Glorieuses » s’achevaient sur le désenchantement, les embouteillages urbains, la critique de la consommation. Van Illich, depuis le Mexique, pointait les incohérences et les errances d’un système que nous apprenions à nommer. L’installation, en France, du nucléaire, à la hussarde, levait mille autres craintes et armait maints combats. La sensibilité écologique se teintait alors de « retour à la nature », collective (« les communautés » comme Bambois) ou individuelle, de désir d’hygiène (nourriture végétarienne, bio, etc.) et de protection d’un environnement compris comme Nature (déforestation, rejets polluants, protection des espèces en voie de disparition, respect des systèmes naturels, bémols à la volonté démiurge de l’homme qui veut « domestiquer » la nature, etc.). C’est sur cette vague que surferont tous ceux qui, de Lalonde à Voynet, essaieront de construire politiquement un parti écologique qui rapidement à contre-courant, dépassé, s’enlisera dans des combats de coqs et de canards.

Car à partir des années 90 les données ne sont plus les mêmes.

Il ne s’agit plus de nuisances - dont on peut négocier l’arrêt -, mais du système qui les produit, qui, lui, demeure largement intouchable.

Qui peut s’opposer aux flux tendus (avions, camions) qui génèrent une pollution atmosphérique, sonore, esthétique, énorme et surconsomment des énergies non renouvelables ?

L’« arrivée » de la Chine allait alors éclairer le débat.

Théorème dit théorème de Pessiot :

Si la moitié du monde consommait la moitié de ce que consomme aujourd’hui un Américain, la vie deviendrait impossible sur Terre.

Conclusion : c’est à la fois le problème de la croissance exponentielle mondiale, et le système démocratique qu’il faut questionner. Que peuvent les citoyens pour enrayer un système de production qui nous conduit rapidement vers le néant ?

Car il s’agit de cela. Rien de moins. Aussi n’est-il pas, comme Joffrin dans Libération et sur France-info veut nous le faire accroire, « surprenant » que les gens soient à ce point mobilisés. Aussi n’est-il pas surprenant qu’ils s’étonnent que tant de réflexions et de temps de tant de têtes pensantes et de responsables écologiques aient abouti à ces « grenellettes » d’où toutes les questions qui fâchent sont évacuées. Comment peut-on comprendre que les OGM soient « interdits »… jusqu’en janvier ? Autant interdire aux gens de fumer pendant leur sommeil. Quid du nucléaire et de l’EPR ? Quid des déchets nucléaires ? Quid des pesticides et des nitrates ? Quid de la dépollution en particulier en Bretagne ? Quid de l’eau, de la gestion des espaces à l’heure où le TGV reprend de la couleur et surtout quid de la croissance ? ... Quand enfin posera-t-on la question de la croissance entre les partisans convaincus et médiatiquement muets de la décroissance et les artisans et partisans d’une croissance la plus élevée possible car elle est synonyme, pour eux et sans débat possible, d’emplois, de bénéfices, d’investissements, etc. ?

C’est sur cette peur, c’est sur cette confusion que chassent les manipulateurs de tout bord qui par exemple répondent au CO² par l’éthanol – qui est une catastrophe écologique comme ils répondent par l’éolien sous des formes et des propositions souvent irrecevables… quand ils ne répondent pas comme souvent par de nouvelles techniques. La technique au secours de la technique. Le médicament au secours des effets indésirables du médicament et le médicament au secours des effets indésirables des effets indésirables du premier médicament, etc. Seule la pédago peut lutter contre la démago toutes les démagogies.

Aussi
est-ce le projet de Dany Cohn-Bendit ? est-il de plus en plus urgent de lancer par-delà les affirmations d’une droite sans idée et sans complexe et d’une gauche paralysée par ses stratégies internes le débat et les bases de l’action qui prennent en compte les défis d’aujourd’hui. Car un autre monde n’est pas seulement possible il est indispensable.

Pour deux raisons.

La première, sociale, est liée au fait que le libéralisme, même bien tempéré, a produit depuis vingt ans qu’il fonctionne dans tous les pays, qu’ils soient riches ou pauvres du premier du deuxième ou du troisième monde, où il est le fondement de l’économie, avec une indéniable augmentation de la richesse globale une non moins indéniable masse sans cesse grandissante d’exclus de tout type, paysans sans terre, chômeurs industriels, migrants déracinés…

La croissance de cette masse à la démographie galopante va poser très rapidement au sein des villes où ils se regroupent des problèmes sanitaires (accès à l’eau potable, évacuation des eaux usées, épidémies…) et surtout de sécurité dont le coût sera tel qu’il ne pourra plus être pris en compte par les institutions ou les collectivités entrepreneuriales.

La deuxième raison est d’ordre écologique.

Si grâce à la croissance libérale la moitié du monde atteignait un niveau de consommation égal à la moitié de la consommation moyenne américaine (50, 60 ans ?)… il n’y aurait sur Terre plus de bois, plus d’eau potable, plus de pétrole, de charbon, de cuivre, de bauxite, de fer… plus rien.


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39 réactions à cet article    


  • ASINUS 8 août 2008 11:28

    tiens il cherche a se relancer le libertarien/liberal


    ce gus est mort politiquement pour moi le jour ou dans un docu sur c+
    je l ai entendu assimiler le vote non a la constitution au vote allemand
    d adhesion a Hitler en 1933
    yep july cohn-bendit que de reniement depuis 68 et sans honte ni vergogne !
    des rouge vert qui tourne doucettement au brun/vert


    • LE CHAT LE CHAT 8 août 2008 11:35

      c’est la lutte du pot de fer contre le pot de terre , entre les profits immédiat et le dévellopement durable !
      l’homme est le seul animal qui détruit son environnement .ça causera sa perte !

      mais faudra pas compter sur " Danny le rouge" pour booster le score des verts en France , il est en fin de parcours , non ? Son altercation avec Sarko est une attitude théatrale qui n’apporte rien à l’écologie .


      • Emile Red Emile Red 8 août 2008 12:28

        Tout pareil...

        Cohn n’est plus qu’un arriviste presque arrivé en pleine course médiatique, et il ne courre pas assez vite.
        Il confond écologie politique avec show médiatico pseudo-humaniste, c’est pas une liste de noms qui fera libérer quelques chinois, là bas ils s’en torchent le cul (avec raison sans doute).

        Par contre le monsieur brille par son absence quand ici, il y a de véritables causes à défendre, le terrain n’est pas son truc, la boue salit ses Burlington de député du sérail....


      • Philou017 Philou017 8 août 2008 12:22

        Cohn-Bendit, en soutenant l’Europe soutient une institution qui a fait plus pour le libéralisme que n’importe qui d’autre. Qui institue un monde anti-démocratique au bénéfice des financiers.
        Le libéralisme prone la croissance, la recherche effrénée du profit et de la sur-consommation. Donc va à l’exact opposé de la recherche d’une société respectueuse de la nature.

        Cohn Bendit est un imbécile.


        • JoëlP JoëlP 8 août 2008 12:39

          Pas grand chose de nouveau dans cet article mais ce n’est pas une raison pour démolir Cohn Bendit dans les commentaires. Cohn Bendit me semble avoir toujours été fidèle à ses convictions (seuls les imbéciles...) et capable de reconnaitre ses erreurs en toute modestie.

          Aujourd’hui, il appelle à une réunion des écologistes, je trouve que c’est mieux que de continuer les bagarres internes. On peut être pour l’union europèenne sans être forcément libéral et on peut aussi être contre l’UE en étant un nationaliste obtu.

          http://www.liberation.fr/actualite/politiques/343541.FR.php


          • Emile Red Emile Red 8 août 2008 13:02

            La question est de savoir où parle-t-il d’écologie dans ses interventions, le problème est qu’il ne se présente jamais au côté de ceux qui défendent les valeurs qu’il prétend soutenir.


          • Philou017 Philou017 8 août 2008 13:38

            Sur le theme du libéralisme, CB manipule la langue de bois :
            "Durant toute la campagne européenne de 1999, on a fait de moi un affreux libéral, parce que je me définissais comme « libéral libertaire ». Personne ne voulait comprendre ce que le libéralisme a apporté politiquement à la démocratie."
            liberauxdumodem.hautetfort.com/archive/2007/06/23/si-daniel-cohn-bendit-le-dit.html



            Je suis un réformiste", répond Daniel Cohn-Bendit, que ne choque pas le qualificatif de "social-libéral".
            www.humanite.fr/1998-12-03_Politique_Hue_Cohn-Bendit-le-liberalisme-en-plat-de-resistance

            Un réformiste libéral donc ? Ca a l’air d’être le cas :

            J’ai toujours défendu la notion de service public, c’est-à-dire l’engagement des pouvoirs publics dans un certain nombre de domaines économiques : énergie, communication, transports, santé, éducation, gestion de l’eau, etc. Que l’État impose dans ces domaines un cahier des charges rigoureux implique-t-il forcément la prise en charge par l’État de ces domaines ? Poser ces questions est-ce vraiment le signe d’un ultralibéralisme forcené ?
            www.homme-moderne.org/societe/socio/bourdieu/varia/Scohnbe.html


            La prise de position "spontanée" de Cohn Bendit sur les libertés en Chine, qui accompagne la campagne anti-chinoise des médias, ne le grandit pas. Ca ressemble drolement à de l’opportunisme. J’aurais beaucoup plus de respect pour lui si il se battait pour les droits de l’homme en Birmanie ou contre le flicage des citoyens par les USA que l’Europe prolonge de façon consternante.
            CB est devenu un opportuniste à la reflexion anémiée. 68 est bien fini pour lui.


          • kakadou n’diaye 8 août 2008 18:14

            Le sujet n est pas Dany C.B mais la nécessité - institutionnelle et parlementaire ?? - de "faire quelque chose". Il y a urgence. Que Dany surfe sur cette urgence si mal prise en compte par les politiques, les institionnels, les ministres les médias etc..malgré le catastrophisme ambiant relègue bien en retrait les jugements que l’on peut avoir sur le personnage. Mais c est lui qui aujourd’hui en appelle à une mobilisation transpartisane et pas NKM , notre si belle et talentueuse ministre ou sous-ministre de l’environnement et encore moins son Ministre de tutelle toujours aux abonnés absents et qui de super-ministre qu’il devait être, premier ministre-bis comme il se disait alors - sous Hulot ’ s houlette- est devenu une vague marionnette souriante et bien vêtue .


          • Philou017 Philou017 8 août 2008 18:51

            Le débat écologique ne peut être détaché du débat économique et politique. Il y est même profondément soumis. Le systeme économique et financier aujourd’hui est omniprésent et empêche toute remise en cause de son fonctionnement. Les accords de Kyoto, petite rustine mal appliquée, en sont l’exemple.
            Dans ce contexte, appeler à une mobilisation écologique n’a aucun sens.
            Ce qui peut prendre du sens, c’est des combats locaux et la dénonciation du systeme, pas une enieme campagne sur la nécéssité écologique.


          • tvargentine.com lerma 8 août 2008 12:57

            Un tres bon article sur un personnage démago et populiste ,qui n’apporte rien aux débats d’idées


            • pyralene 9 août 2008 00:33

              "un personnage démago et populiste ,qui n’apporte rien aux débats d’idées"...


              Là,pas de doute tu parles de Nicolas Sarkosy de Naguy-Bosca.......


            • Yannick Harrel Yannick Harrel 8 août 2008 14:51

              Bonjour,

              L’ami Cohn-Bendit mange à tous les rateliers. Si la problématique écologique est prégnante en France, elle le doit plus aux travaux des scientifiques et à l’activisme de certaines associations comme la WWF qu’aux gigotements politiques. Mais bon, Cohn-Bendit dispose dans les médias de relais puissants, fruits de mai 68 et d’obédience libérale-libertaire, ce qui fait que dès qu’il esquisse un retour lors d’échéances électorales, on en entend parler même s’il n’a rien à proposer.

              Cordialement


              • Cug Cug 8 août 2008 15:00

                Cohn-Bendit, c’est un peu comme Dati pour la justice vous l’agiter dans les médias, qui l’adoooorent, pour enfumer l’opinion publique et pendant ce temps là les décideurs travaillent !!!



                • Plum’ 8 août 2008 15:12

                  J’y vais moi aussi de ma petite démolition de Cohn Bendit, que je range aux côtés des Val et July qui ont renié leurs jeunes années pour manger à la soupe médiatique qui nous intoxique. Son soutien arrogant au Oui à la Constitution Européenne constitue un point de non retour. Il n’est plus que gesticulations qui derrière des airs rebelles ne font que préserver le système en place.

                  Mettre en équivallence dans un titre « Le »retour« du Cohn-Bendit » et « L’écologie au pouvoir » constitue un dangereux contresens.


                  • kakadou n’diaye 8 août 2008 18:29

                    Retour il y a puisque DCB - Dany Cohn-Bendit- en revient à ses amours et fonctions : il est député des verts allemands ( grünen), donc n’ayant pas autorité et référence spécifique pour intervenir sur le Traité européen. Cependant sa violence "ouiiste" - qui pose problème- doit, pour être comprise, être re-située dans un cadre plus allemand qu’européen.
                    Qu’il se serve de son aura, bien ébrechée il est vrai pour relancer un vrai débat écologique loin du cirque médiatique d’un Grenelle qui n ’accoucha que d’une souris - en dehors de la mise aux normes européennes de la France sous contrainte de fortes d amendes- est cependant , mest avis, une bonne nouvelle .


                  • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 8 août 2008 17:22

                    @ l’auteur

                    "La sensibilité écologique en France est née au tout début des années 70. Grâce en grande partie à Charlie Hebdo, à la rubrique de Fournier, aux dessins de Cabu." 

                    Pas complètement faux mais trop imprécis donc superficiel ! S’il ya un journal qui a personnalisé l’écologie politique (dont vous ne parlez pas d’ailleurs alors que c’est le vrai sujet en parlant de D Cohn-Bendit) c’était la "Gueule Ouverte" créé par Pierre Fournier « le journal qui annonce la fin du monde » et qui lance "le coup d’envoi de la révolution écologiste en Europe" avec un sit-in de six semaines dans l’Ain contre la construction de la centrale de Bugey en 1972.


                    • kakadou n’diaye 8 août 2008 18:21

                      Exact, je bats ma coulpe. C est vrai "la Gueule ouverte " fut le premier journal "écolo" Mais il est posterieur à "Charlie "d’une part et , d’autre part, il fut beaucoup moins lu que pouvait l ’être Charlie -hebdo dans les premiers mois de 70. donc il a moins contribué, je pense, à la prise de conscience écolo.
                      Par ailleurs je n’ai pas parlé effectivement des mouvements, lyonnais surtout ,qui constituèrent l écologie politique autour du professeur Mollo-mollo et de Lebreton entre autres afin de ne pas alourdir l historique. Merci quand même de vos précisions.


                    • franc 8 août 2008 17:47

                      bon article malheureusement gaché par l’accointance ou la complaisance avec l’ex-pseudo-maoïste-néo-capitaliste Cohn-Bendit

                      Cohn-Bendit est un capitaliste libertaire qui a un égo démesuré et un ventre insatiable

                      dans les années 60 il a surfé sur la vague et le vent du maoïsme qui était à la mode pour satisfaire son petit moi et jouait le rebelle pour accomplir ses désirs libertaires

                      à partir des années 80 quand le vent a tourné et où le maoïsme n’était plus en odeur de sainteté médiatique remplacé par l’écologie,bien sûr le malicieux mr Cohn-Bendit a tourné aussi dans le sens qu’indique la girouette de la mode et le parti de son égo qui fut rouge se couvre d’une couche de peinture verte,d’ailleurs très content au fond de cette tournure des choses car vraiment le communisme ce n’était pas vraiment sa tasse de thé,cet habit rouge et ce maquillage rouge était trop lourd à porter et allait plutôt à l’encontre de son fond léger anarchisant ,libertaire et individualiste de l’électron libre échappant au gros noyau central collectif

                      mais cependant pour ne pas mettre en apparence trop les ergots de son égo,il faut encore passer une fine couche de couleur rose pâle et qui pâlisse ou se fanne d’année en année avec l’âge jusqu’en ces derniers temps où on ne voit même plus la couleur rose


                      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 9 août 2008 11:04

                        Daniel Cohn-Bendit, Le Grand Bazar, Paris : P. Belfond, 1975. Dans le chapitre IX, « Little big men », on lit :

                        « [p. 198] J’ai travaillé pendant deux ans dans ce jardin. Il y avait des gosses entre deux et cinq ans. C’était une expérience fantastique. Si l’on est un peu ouvert, les enfants nous aident beaucoup à comprendre nos propres réactions. […] [199] Mon flirt permanent avec les gosses prenait vite des formes d’érotisme. Je sentais vraiment que les petites filles à cinq ans avaient déjà appris comment m’emmener en bateau, me draguer. C’est incroyable. La plupart du temps j’étais assez désarmé. […] [203] Les conflits avec des parents n’ont pas manqué. Certains enfants avaient souvent vu leurs parents faire l’amour. Un soir, une petite fille va voir sa copine chez elle, et lui demande : "Veux-tu faire l’amour avec moi ? " Et elle parlait de baisage, de bite, etc. Alors les parents de la copine, qui étaient des catholiques pratiquants, sont venus se plaindre, très, très choqués. Il m’est arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi vous m’avez choisi, moi, et pas les autres gosses ?" Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. Alors on m’accusait de "perversion". Il y a eu une demande au Parlement pour savoir si j’étais payé par la municipalité, toujours au nom de la loi qui interdit aux extrêmistes d’être fonctionnaires. J’avais heureusement un contact direct avec l’association des parents, sans quoi j’aurais été licencié. En tant qu’extrémiste, je n’avais pas le droit d’être avec des enfants. […] Pendant toute une période, je m’étais identifié aux gosses. Mais à partir d’un certain moment, les problèmes des enfants ont [204] commencé à ne plus m’intéresser. Ces gosses venaient d’un milieu social en fin de compte inintéressant. Ce n’était pas un jardin d’enfants normal, et l’expérience n’était pas assez radicale.[…] [209] Reich, c’est la lutte pour la sexualité, et surtout la sexualité des jeunes. Un des problèmes du jardin d’enfants, c’est que les libéraux admettent, à la rigueur, l’existence de la sexualité, alors que nous, on essayait de la développer, d’avoir un comportement qui permette aux enfants de réaliser leur sexualité. »

                        Le freudo-marxiste Wilhelm Reich considérait l’homosexualité comme une sorte de satisfaction parallèle à la satisfaction hétérosexuelle et souhaitait qu’elle soit dénuée de toute sanction pénale, sauf précisément dans le cas de séduction d’enfants (Die Sexualität in Kulturkampf, 1936). C’est donc à tort que Daniel Cohn-Bendit avait invoqué cet auteur pour justifier ses écrits de 1975 et ses propos à Apostrophes en 1982.


                      • Boscaca 8 août 2008 20:25

                        Ce n’est ni dany le rouge, ni dany le vert, c’est dany le JAUNE !

                        Sinon il y a URGENCE effectivement mais depuis + de vingt ans !

                        J’ai bien peur qu’il ne soit trop tard !

                        SVP arrétez de pondre, vos enfant vont connaître l’enfer ! (et nous aussi ça arrive trés trés vite !)


                        • Internaute Internaute 8 août 2008 21:45

                          @l’auteur,

                          Cohen Bendit ne roule que pour lui et ses amis israéliens. Il est monté dans le bateau écologique lorsqu’il a senti que le bateau maoïste prenait l’eau de toute part.

                          Ce type est un hypocrite sans nom. Faut-il vous rappeler qu’il a fait sa carrière politique sur le thème de l’internationale communiste et que son chef spirituel a été Mao pendant des années. Alors quand il vient maintenant attaquer Sarkozy (ou n’importe qui d’autre) sur les droits de l’homme en Chine, c’est tout simplement se foutre de la gueule des gens. Il a été le meilleur soutien qu’ont trouvé les tortionnaires chinois de l’époque maoïste en France et en Allemagne.

                          Il faudrait quand-même que vous ayez un peu plus de culture politique et en tout cas un peu plus d’esprit critique. Ces gens mentent comme ils respirent. Ce n’est pas une raison suffisante pour s’enrôler sous leurs drapeaux. Sa brusque conversion droit-de-l’hommiste ne doit pas nous faire oublier qu’avec ses correliginonaires Schultz et Fisher il fait tout pour que l’Europe perde son unité de peuplement et que la Turquie y trouve toute sa place. Nos droits de l’homme à nous, il s’en fiche mais il veut bien de nous pour crier avec les loups.


                          • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 10 août 2008 10:35

                            @internaute

                            Vous êtes une andouille doublée d’un raciste, et en plus d’un ignorant,donc gras triple (buse), DCB n’a jamais été maoïste ce qui ne veut pas dire non plus qu’il est sans défaut...


                          • Céline Ertalif Céline Ertalif 8 août 2008 23:35

                            Bonjour,

                            Je suis d’accord avec les conclusions de l’article. Mais je dois dire que je suis un peu surprise par la façon de les amener : hum, hum, l’auteur a un petit problème avec la tactique !

                            Pourquoi commencer par cette évocation de l’intervention de Daniel Cohn Bendit au parlement européen face à Sarkosy ? Je pense qu’on a mal compris les raisons de l’émotion de DCB : elle n’est pas du tout liée à une colère contre Sarkosy, l’importance du sujet a son rôle, mais surtout la présence de Bernard Kouchner en tant que ministre derrière Sarkosy qui provoque un vif émoi. Ce sont deux vieux compagnons, et Cohn Bendit ne peut accepter que son ami avale de telles couleuvres. La confrontation est faussement entre le Président Sarko et le député Cohn Bendit, elle est vraiment entre deux vieux amis dont l’un parle et l’autre se tait.

                            Après cela, Dany attire les foudres. Bon. Je rappelle simplement qu’il pèse parce que :

                            - au-delà des investives, on a pas grand chose à lui reprocher ;

                            - quand il a été tête de liste aux européennes en France, les Verts ont fait un excellent score ;

                            - il est dans la position stratégique et unique du seul parfait bi-culturel franco-allemand

                            Sur le fond de l’article, la césure entre les années 70 et les années 90 est juste. Elle est contenue dans l’exposé, mais elle n’est pas dite de manière assez explicite à mon goût : le débat écologique passe du cadre national (combat du Larzac ou anti-nucléaire en France) au cadre mondial avec les accords de Kyoto, la question climatique et la montée en puissance de l’Afrique du Sud, du Brésil, de l’Inde et de la Chine.

                            La maladie infantile de l’écologie, c’est le basisme démocratique. Un questionnement politique monte en dehors des groupes politiques établis, les leaders qui émergent sont systématiquement vilipendés. On le voit ici pour Cohn Bendit, cela a été pire pour A Lipietz, et J Bové est présenté systématiquement comme un imbécile inculte - sauf que le syndicaliste paysan a longuement étudié au début des années 70 à Bordeaux les questions de la technique dans la société auprès du meilleur connaisseur du sujet qu’on ait jamais eu en Europe, Jacques Ellul. Moi qui suis plus européïste, et donc plus du côté de DCB que de J Bové, je dis ça pour l’exemple et encourager à se calmer un peu. Au lieu de ressasser des sottises, nous devrions nous intéresser aux grandes politiques qui se mettent en place dans le monde par des régimes qui ne nous plaisent pas toujours, à commencer par la Chine qui n’est visiblement pas inerte dans les dossiers écologiques.


                            • kakadou n’diaye 9 août 2008 11:26

                              Merci pour les précisions que vous apportez .Mais je ne comprends pas très bien ce que vous appeler le basisme démocratique.
                              Malgré la montée assez incroyable de haine et de rejet que suscite DCB - je précise qu ’il na jamais été maoiste bien que certains commentaires l’en accable- comme vous le signalez ,il a une autorité réelle et un statut européen ce qui en fait donc un possible leader d’une part ,mais surtout ,il a eu le mérite, alors que tous les autres verts et pseudos verts se noient dans la grisaille ou comme je l ’ai écrit dans des querelle de coq et de canards ( date d ’ouverture de la chasse !!!!) de relancer le débat.
                              Quant à la démocratie : ne croyez vous pas que l’une des questions fondamentales est bien de savoir ce que chacun peut faire quand tout semble lui échapper, que de plus en plus il semble que ,citoyens et gouvernants, nous n’ayons plus aucune autorité ni maîtrise sur ce qui se passe, sur La vie, sur NOS vies. La ratification par le Congrés de la Constitution européenne , rejetée quelques mois avant par referendum, est un exemple du "hiatus" entre citoyens et gouvernents, entre information et volonté des uns et humeurs des autres, comme l ’est l’incapacité de ceux qui nous gouvernent - gauche , droite, centre- à agir sur le réel ( c est la faute à Bruxelles, c est la faute à la mondialisation..) ,sur le pouvoir financier international, sur les catastrophes en gestation .


                            • Céline Ertalif Céline Ertalif 10 août 2008 00:19

                              Sur ce que j’ai appelé le "basisme démocratique". C’est un phénomène récurrent qui veut que les nouveaux militants et les nouveaux convertis sont d’abord les supporters les plus enthousiastes, puis ils deviennent les zélateurs au sein du mouvement politique et c’est là que commence les vraies difficultés : leur adhésion est émotionnelle, ils maîtrisent mal la complexité du combat politique et ils sont inaptes à la négociation. Dès qu’il faut prendre une décision, c’est catastrophique, il reste dans l’émotionnel et l’intransigeance, alors que la négociation est incontournable, elle nécessite de la profondeur et ce n’est jamais un savoir-faire spontané. Bien des mouvements militants connaissent ça, et le spectacle de ce qui se passe au Modem depuis un an est une parfaite illustration.

                              Mon sentiment est au fond que la légitimité démocratique doit être relativisée. L’expertise et la place des experts doivent être mieux identifiées dans les démocraties modernes, il faut mettre un peu d’ordre dans cette relation. Le rôle des experts est de maîtriser la complexité, le rôle des politiques est de simplifier les alternatives pour les rendre compréhensibles parce qu’il revient aux citoyens de trancher les choix essentiels. Dans nos sociétés où la technique en général a pris une si grande place, c’est cette séparation des pouvoirs là qui est essentielle. Nous fonctionnons dans une démagogie où l’on fait croire à l’électeur qu’il a une légitimité absolue, tout seul comme un grand, et où les politiques tentent d’asservir les experts pour contrôler les électeurs, quand ce ne sont pas les experts qui tentent d’asservir les politiques pour des intérêts qui sont maîtrisés par divers lobbies, souvent à motivation financière, et en tous cas sans rapport direct avec les électeurs et l’intérêt général.

                              Ce que je vois, c’est l’excès émotionnel des militants dans les congrès des partis politiques. Les militants ont beaucoup de mal à accepter la modération dont l’intérêt est précisément de rééquilibrer l’émotion et l’intelligence. Moins l’implication du militant se trouve en mesure de s’exprimer, plus l’ego souffre et plus nous voilà confontrés à la vindicte contre les dirigeants. Chez les Verts, on connaît ça par coeur et le phénomène se démultiplie puisqu’on reproche fréquemment aux Verts de vouloir garder un monopole de l’écologie et que l’on traite plus bas que terre à peu près tous les dirigeants écolo dès qu’il dévie en quoi que ce soit de l’idéal dont on a rêvé tout seul sans aucun engagement réel. Plus on s’éloigne de l’engagement, moins on n’a de prise sur la construction collective d’une alternative, plus on dénie la légitimité de ceux qui ont réussi à faire émerger la question écologique dans la politique. Voilà ce qu’est le basisme démocratique, et c’est une belle porte ouverte à toutes les tentatives démagogiques.


                            • kakadou n’diaye 10 août 2008 11:01

                              merci pour cette réponse à mon commentaire.
                              Le "basisme démocratique" est effectivement un obstacle à la vie démocratique mais plutôt que d’en trouver- ou d’en chercher- les racines du coté de l émotionnel, c est du coté de l’information qu’il conviendrait, m ’est avis, de tourner les regards. Vous avez certainement entendu parlé voire participé à ce qu ’on appelle en France le "Débat public" . Il pose les bases d’un fonctionnement démocratique d’une assemblée une information complète et explicite c est à dire sans rétention ni domination des experts et autres spécialistes. Et ça marche ! D’autant que la voie du compromis n est toujours pas la meilleure et qu’il importe plus de savoir dans quelle direction nous allons que de négocier l’importance du pas dans cette direction.


                            • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 10 août 2008 20:22

                              @Céline Ertalif

                              Le problème avec les verts et apparentés, ce n’est pas qu’ils manquent de connaissances en matière de science politique, mais que souvent ils sont nuls en stratégie, ils préfèrent toujours avoir des strapontins avec le PS plutôt qu’oser jouer gagnant même au niveau local. D Voynet n’aurait pas dû se présenter aux présidentielles, Yves Cochet était un bien meilleur candidat. Les chamailleries pour finalement désigner Mme Voynet ont donné le résultat pitoyable que l’on connaît (1,57% de voix).

                               Au niveau local c’est pareil sinon pire pas mal d’élus verts ont dû avaler des couleuvres avec leur allié PS, au point même d’accepter de voir leurs principes écologistes foulés aux pieds. Ce que vous appelez "basisme démocratique" c’est le fossé entre les militants et les dirigeants qui se compromettent avec les sociaux démocrates. Le fonctionnement des verts n’est pas assez "démocratique", trop routinier, pas assez ouvert…
                               


                            • enzoM enzoM 9 août 2008 00:28

                              Mdr ce bon penseur !     Vous êtes tous en train de marcher dans son jeu à celui-là !     Pff   démerdez-vous.


                              • pyralene 9 août 2008 00:48

                                très simple........les lobbyes détiennent les monopoles (pétrole,finance,armement,labos.....)sont très riches ,très influents (possédant de surcroit 95 % des médias ) et corrompent la terre entière,le poids de la bête devenant tellement lourd à porter que la bête va s’écrouler sous son propre poids..................on sent actuellement le faiblissement des membres......


                              • enzoM enzoM 9 août 2008 00:35

                                Bon slt Kakadou,

                                Tu sais, la vie et le "personnage" n’intéresse pas trop personnellement.   Bon après tu feras ce que tu voudras (avec lui)................


                                • franc 9 août 2008 16:43

                                  Cohn -Bendit avait fait un bon score à la tête des verts mais seulement au début du parti écologiste qui était tout neuf tout beau quand les gens y croyaient mais maintenant les gens ne croient plus ils sont revenus de leurs illusions et ils ont vu que politiciens écologistes étaient pareils que les autres et même pires---------------------aujourd’huis Cohn-Bendit ne ferait pas 1%

                                  tout le monde sait maintenant quel genre de personnage il est

                                  et il est impossible d’être à la fois écologiste et capitaliste---------------------le capitalisme est la principale voire l’unique cause de la catastrophe écologique,car on pourrait ajouter aussi la surpopulation mais c’est le capitalisme qui empêche la limitation des naissance et laisse courrir l’augmention de la population humaine pour à la fois avoir et le désordre qui empêche le contrôle de l’Etatun grand nombre de clients et de consommateurs et


                                  • kakadou n’diaye 9 août 2008 18:53

                                    C’est aller un peu vite en besogne et en analyse de penser que DCB est un des derniers avatars du capitalisme...et partant , le capitalisme étant, je suis d accord avec vous, le grand responsable des catastrophes annoncées , un des acteurs responsables de cet état de choses.
                                    Il y a ,d abord et surtout, et depuis toujours, à l’intérieur du capitalisme, des contradictions qu’on ne saurait ignorer. Contradiction capitalisme / impérialisme dans un premier temps puis à l ’intérieur de celui-ci d’autres contradictions importantes et fondatrices comme par exemple la contradiction entre production et gestion, la contradiction impérialisme / libéralisme, entre pouvoir industriel et pouvoir financier ( celle qu actuellement nous connaissons) mais également à l’intérieur du pouvoir financier d ’autres contradictions plus ou moins évoquées dans l article à savoir celle qui prend en compte le coût des avancées "techniques", de ce qui est considéré comme le progrés, ( dégats collatéraux souvent assumés par l Etat) et ceux qui n ’en ont rien à faire, ceux qui prennent en compte la nation et ceux qui l’ignorent.
                                    Or le capitalisme est d ’abord, originellement , défini par Marx comme étant un système "révolutionnaire" c ’est à dire capable de surmonter ses propres contradictions. Ce qui est objectivement juste : le profit capitalisme a généré avec et grace aux luttes syndicales des avancées sociales conséquentes et la misère de la fin du XIX et du début du XXème est quand même, en Europe, largement derrière nous. Rien n ’interdit donc de penser qu’il faut s’appuyer sur les franges "révolutionnaires " de la bourgeoisie, non sabordées en tant que classe, mais d’un secteur qui entend prendre aussi à son compte et le climat et la rareté et les marginalisations sociales dangereuses.Et cela dans une alliance de classes qui fait grincer pas mal de dents comme ce fut le cas dans les années 30 où à la stratégie de classe contre classe s ’opposa celle d’une union antifasciste.
                                    On peut être d accord ou pas avec cette analyse, d accord ou pas avec l obligation d’un compromis historique - version social-démo- d ’accord ou pas avec l obligation d’ une alliance moins ancrée dans des shémas productifs dépassés ( quel rapport la social démo entretient elle avec la mondialisation et l avénement triomphant d’un capitalisme financier ??) il n en demeure pas moins qu’on ne saurait faire l impasse au nom de la lutte anticapitalisme sur ces contradictions là...et accuser DBC de tout et de n ’importe quoi.


                                  • franc 10 août 2008 17:27

                                    le mot capitalisme change de sens suivant l’auteur qui l’emploie

                                    l’auteur de cet article l’emploie dans le sens classique de libéralisme économique dans le commentaire précédent en le défendant quelque peu et c’est son droit,-----------------------d’autres dont j’en fais partie l’emploie dans un sens moins neutre et plus péjoratif dans le sens immoral de libéralisme débridé portant comme valeur suprême l’argent ou le profit sans considération aucune pour le reste en particulier le soucis du bonheur de l’humanité en général

                                    quand Marx emploie le mot capitalisme il le prend dans les deux sens ou plutôt tantôt l’un tantôt l’autre,tantôt au sens du libéralisme classique promu par la classe bourgeoise qui il est vrai a participé à la transforma tion et même à l’amélioration de la société,tantôt au sens de libéralisme sauvage et immoral qui exploite les hommes et détruit la nature environnante

                                    et Marx dit avec justesse que le capitalisme contient en son sein des contradictions avec une phase d’abord ascendante puis par ses contradictions internes provoquera lui-même un blocage et une phase de stagnation puis enfin de déclin

                                    je pense que le capitalisme a atteint son sommet en ce moment et commence sa phase de stagnation et de blocage en révélant ses contradictions surtout visible dans le domaine de l’environnement naturel mais aussi culturel--------------------------le capitalisme n’a jamais fait autant de dégâts et porté un coup aussi terrible contre la nature et contre la culture,--------l’espace écologique est complètement ravagé et les cultures des peuples détruits qui font le bonheur de l’humain ,détruits aussi les nations et les états qui peuvent mettre une limite à cette expansion destructrice par un contrôle et une régulation dans la répartition des richesses


                                    • kakadou n’diaye 10 août 2008 20:58

                                      Il y a, vous avez raison, quelques ambiguités dans l ’emploi du concept de capitaliste. Je l employais dans le sens marxien du terme tel qu ’il fut repris ensuite par Lenine qui parlait lui de la fin du capitalisme et de l avénement de l ’impérialisme. Depuis il y eut une dépréciation d’un mot devenu un peu ringuard et faisant plus penser aux luttes syndicales des années 30 qu’aux combats des années qui nous concernent. On préfére employer le mot de libéralisme dans le sens que vous indiquez à savoir d’un pouvoir qui pense que le marché est le seul régulateur possible et souhaitable de l’économie avec tout ce que cela embarque de "progrés" et aussi de destructurations. Ne croyez pas cependant que je sois indulgent vis à vis de ces forces. Je constate seulement ,comme je l’écris ,qu ’elles sont face à des contradictions EN LEUR SEIN face aux dégats sociaux et écologiques qu’elles génèrent. Beaucoup à l ’intérieur même du champ et du camp libéral semblent s’apercevoir que le capitalisme financier, que le libéralisme, est entré dans une zone de turbulence telle que les économies d ’échelle et les avantages qu’ il procure sont non seulement anéantis mais largement négatifs.Bref qu’il y a un point, une ligne jaune, au delà de laquelle il devient impossible de gèrer le système. A titre d ’exemple et d’illustration : Si les OGM génère, effectivement , des dangers à long terme pour la santé humaine notre système de santé deviendra rapidement ingérable. Ibidem pour l’emploi des nitrates. Le coût de la dénitratisation des rivières bretonnes est supérieur au gain de la nitratisation de l’agriculture. Les avantages, en terme de prix ,de l’arrivée du maïs americain au Mexique sont bouffés par les mesures de sécurité qu’il faut prendre pour faire face aux violences urbaines , là où se sont réfugiés les paysans dépossédés.etc.........Il n y a pas que "la gauche" révolutionnaire ou nantie qui s ’aperçoivent de ces dérives et de l’échec des pratiques productives, commerciales et des dangers que font courrir à la planète les fonds de pension ou autres fonds dont l’unique défi et objectif est d ’engranger encore plus. Ce fascisme financier, cet extrémisme du capital rencontre non seulement parmi les victimes une opposition farouche ( sous des formes diverses dont beaucoup empruntent à la délinquance et à la violence)mais au sein même du secteur capitaliste non par philanthropie mais par sagesse et bon sens. Les ghettos de riches demeurent des ghettos. La social démocratie n ’ a plus les capacités de gèrer , mest avis, ces contradictions. Elle ne croit et prospère que dans le cadre d’un Etat demeuré fort. Les organismes et institutions internationales ( FMI, Banque Mondiale, OMC, etc...)mises en place depuis deux decennies lui ont rogné les ailes


                                    • franc 10 août 2008 18:23

                                      le compromis social-démocrate a bien fonctionné jusqu’à la fin des années 70,mais à partir des années 80 ce compromis s’est décomposé au profit du capitalisme pur et dur et même la social-démocratie scandinave,le fameux modèle suédois s’est affadi et perd de sa saveur tandis que l’état gaulliste ou gaulien,protecteur et régulateur, s’est écroulé en France au profit du libéralisme giscardien qui a ouvert toutes les vannes et les frontières détruisant tout à son passage,et le service publique à la française ,et la morale laïque, et l’école publique,et la sécurité publique,et la culture française comme la culture tout court,,et toute la nature environnante

                                      d’autre part le libéralisme social-démocrate n’a pas su résister en général et même est complice de la vague déferlante du capitalisme financier qui a détruit même le capitalisme industriel bougeois au profit de système mafieux qui corromp les relations normales de la libre entreprise et de la libre concurrence et établit à la place des rapports de forces se traduisant par des actes de terrorisme et de guerres------------------------------------"le capitalisme amène la guerre comme les nuages amènent l’orage (Jaurès)

                                      la social-démocratie a fait son temps

                                      St-jean dit : " celui qui dit qu’il aime Dieu mais qui n’aime pas son prochain est un menteur"

                                      de même celui qui dit qu’il est écologiste mais qui défend en même temps le système capitaliste est un menteur


                                      • kakadou n’diaye 10 août 2008 20:59

                                        voir réponse au commentaire précédent.


                                      • Aurélien Bernier abernier 11 août 2008 10:13

                                        Bonjour,

                                        Il est très justement dit dans cet article que le refus d’interroger les conséquences des politiques libérales amène à proposer de fausses solutions, souvent plus dangereuses les unes que les autres.
                                        Le meilleur exemple en la matière est sans doute le marché des droits à polluer.
                                        Les personnes intéressées pourront trouver des articles à ce sujet sur mon blog, notamment celui-ci :
                                        http://abernier.vefblog.net/4.html#Fautil_bruler_le_Protocole_de_Kyoto

                                        Il faut maintenant faire le véritable bilan du néo-libéralisme, qui n’est jamais que la forme moderne d’un vieux capitalisme auquel on a ajouté deux nouvelles composantes : la mondialisation et la financiarisation.
                                        Ce système est objectivement destructeur du social et de l’environnement. Il faut donc le déconstruire.
                                        Pour celà, la priorité est de stopper le "libre échange", qui n’a de libre que le nom. Car c’est bien cette religion du libre-échange qui a permis, par une succession de décisions politiques, de construire une mondialisation qui ne profite qu’aux pouvoirs économiques.
                                        Depuis la fin des années 90, les émissions de CO2 ont augmenté de 35%. 20% des émissions mondiales proviennent de productions délocalisées, transportées sur des milliers de kilomètres, et le plus souvent réalisées dans des conditions sociales déplorables.
                                        Sur ces questions, vous pouvez lire également ce texte :
                                        http://abernier.vefblog.net/7.html#Les_ecologistes_de_pacotille_du_Groupe_des_huit

                                        Bien cordialement,

                                        Aurélien BERNIER


                                        • abersabil abersabil 12 août 2008 22:59

                                          Le train de l’économie libérale est en marche, rien ne peut l’arrêter, si ce n’est de lui-même par manque d’énergie.

                                           L’écologie n’aura véritablement droit de citer par les décideurs qu’une fois le petrole gaspillé. 

                                          Quant à Cohn Bendit, il n’est qu’un luron trouble fête qui cherche à se distinguer, et ce,depuis 68.

                                           

                                           

                                           


                                          • kakadou n’diaye 13 août 2008 18:08

                                             l’objet de l’article est justement de dire que le train de l’économie libérale- du capitalisme financier- est actuellement traversé par des contradictions. Des conducteurs souhaitent changer de direction car le train va dans le mur, d ’autres au contraire poussent les manettes et la vapeur à fond. L’écologie est une partie du problème. Le social en est l’autre partie car sous couvert de paix notre époque est en réalité agitée par des guerres qui portent d ’autres noms. Le terrorisme étant un de ceux là mais aussi cette violence urbaine et le fait que aujourd’hui plusieurs centaines de millions d ’individus sont hors contrôle de tout état dans les mégapoles urbaines de plus de 25 millions d’habitants

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