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Accueil du site > Actualités > Environnement > Le Vert est aussi la couleur de la Charia énergétique

Le Vert est aussi la couleur de la Charia énergétique

Après la Fatwa récemment lancée sur les centrales nucléaires belges, nos voisins outre-quiévrains redoutent désormais le black-out hivernal, tandis que le péril se précise pour les centrales suisses et que les potentiels électro énergétiques espagnol et italien, à l’image d’économies transalpine et transpyrénéenne atones, s’obstinent à tourner le dos à l’atome. Partageant avec l’Allemagne le désir sacré de renouvelables, ces démocraties « exemplaires » n’ont d’yeux que pour ce parangon européen de la vertitude. Une posture que la nouvelle gouvernance française n’a d’ailleurs pas perdu de temps à adopter en affichant dare dare ses ambitieuses velléités programmatiques. Or, pour les uns comme pour les autres et jusqu’à une preuve du contraire qu’on attendra probablement encore longtemps, il ne s’agit là que de posture : la posture de l’incantation et d’une ruineuse gesticulation industrielle, traduction du pieux désir d’accéder sans délai à l’âge d’or du tout renouvelable.

Sans surprise, la vraisemblance d’un tel âge d’or ne fait pas l’ombre d’un doute chez les fidèles de cette religion inédite. Mais le formatage d’une opinion européenne tannée depuis des années par cette mystique est tel que, peu ou prou, il impacte désormais jusqu’au positionnement médiatique des défenseurs du nucléaire, sans que les intéressés en aient toujours conscience. En témoigne l’analyse critique ci-après.

« …Le secteur des transports est encore plus complexe, dans la mesure où il subsiste encore des inconnues technologiques majeures [à la mutation électrique] (batteries notamment)… » ; « L’électricité peut se substituer en partie au pétrole pour les véhicules, la limitation provenant encore des performances insuffisantes et du coût élevé des batteries... »

Ces deux expressions tirées de l’article de Claude Acket et de Pierre Bacher « Peut-on se passer du nucléaire ? » (SPS n° 298, octobre 2011) sonnent presque comme un aveu d’impuissance, comme la résignation à concéder aux adversaires de la mobilité « électro nucléaire » que la voiture électrique ne peut pas encore prétendre au statut d’automobile économiquement exploitable. De là à en déduire qu’il se passera longtemps avant que ce soit le cas et, par conséquent, qu’il convient d’attendre le temps qu’il faudra des performances et une rentabilité comparables à celles des véhicules à essence, le pas à franchir promet d’aller de soi pour plus d’un lecteur de cet article. Ainsi, prendre le parti d’évoquer le sujet, même lapidairement, sous l’angle d’inconvénients encore considérés comme rédhibitoire par la superficialité médiatique – inconnues technologiques « majeures », limitation des performance, coût  – paraît-il révélateur d’un certain renoncement au volontarisme seyant chez tout militant de la mobilité électrique. Il semble même révélateur de la tentative de se dédouaner du défaut de promotion par l’exemple, par la démonstration et la responsabilisation pratiques individuelles.

Une approche constructive eût plutôt consisté à aborder le thème de la mobilité électrique sous l’angle de sa réponse actuelle au cahier des charges d’un usager potentiel. Sous cet angle, il eût alors été facile de démontrer – même brièvement – que la voiture électrique satisfait déjà pleinement les besoins d’un plus grand nombre qu’on ne croit de compatriotes, moyennant un effort financier la plupart du temps insignifiant par rapport au prix de revient d’un diesel de même classe, avec en prime un confort et des sensations de conduite inédites.

Cela dit, le principal reproche pouvant être fait à cette évocation dissuasive de la mobilité électrique est de barrer l’accès à une réalité socio économique spécifique, méritant la plus grande médiatisation, eu égard aux enjeux marchands qu’elle sous-tend : une R et D sur les batteries en constante accélération et faisant l’objet d’une émulation des centres de recherche assez étonnante. Le plus regrettable dans cette occultation, même involontaire, est qu’elle porte en germe de tuer dans l’œuf la nécessaire stimulation des Français à adhérer matériellement à la dynamique d’un progrès technique et social inédit.

Dans leur article, Claude Acket et Pierre Bacher ne se livrent par ailleurs qu’à une critique comptable de ce désir d’éolien et de photovoltaïque allemand, largement répandu dans toute l’U.E. Ce faisant, ils admettent implicitement que, si nos voisins acceptaient d’y mettre le prix et ne regardaient pas au nombre de mats et à la surface des panneaux, ce désir n’aurait techniquement rien d’irréalisable, ni de non viable : 

« Dans un pays comme l’Allemagne, ces énergies renouvelables viendraient se substituer pour moitié au nucléaire et pour moitié aux énergies fossiles. Si, comme on peut le penser, le coût de ces dernières, incorporant le coût attribué au CO2, augmente fortement au cours des prochaines décennies, leur remplacement par des énergies renouvelables sera indolore. Mieux, il remplacera des dépenses d’importation par des dépenses domestiques, créatrices d’emplois. Autrement dit, dès lors qu’une décision politique a été prise d’abandonner le nucléaire, le choix se situe entre fossiles et renouvelables, avec des atouts économiques sérieux en faveur des renouvelables. Un tel choix implique des investissements très élevés, particulièrement difficiles à financer en période de crise, mais probablement à la portée de nos voisins. »

Or, méconnaître qu’un projet aussi délirant que la substitution évoquée ci-dessus souffre, dans tous les cas, d’une impossibilité technique rédhibitoire c’est se priver d’un argument décisif et peut-être salutaire pour notre pays. Cette impossibilité, sur laquelle les spécialistes de RTE jettent un silence coupable, tient à l’obligation, pour tout outil de production électrique couplé au réseau national, de disposer d’aptitudes de réglage de l’ensemble du système « production-consommation » dont sont quasiment dépourvus éolien et photovoltaïque, au moins à l’échelle requise.

Aussi, limiter la critique de l’intermittence éolienne et photovoltaïque au désastreux bilan énergétique en résultant ne suffit-il pas à rendre compte de la carence dont aurait à pâtir le réglage « fréquence-puissance » du réseau national. Car passer sous silence la permanence temporelle d’une exigence d’exploitation proprement vitale c’est occulter l’obligation dynamique, faite par le système électrique, de disposer 24h/24 de réserves de puissance primaires, secondaires et tertiaires, mobilisables en des temps allant de la minute à la demi-heure. Ce simple impératif met en évidence que, à défaut de pouvoir recourir à une invraisemblable capacité de stockage par pompage hydraulique, notre pays ne pourra pas plus que l’Allemagne se passer un jour d’un parc significatif de centrales thermiques classiques, quelle que soit la taille des parcs éolien et photovoltaïque.

Le réglage de la tension, quant à lui, disqualifie encore plus radicalement la prétention de ces parcs à se substituer aux outils de production nucléaires et classiques. En effet, la prévisible évolution de la nature et du volume de notre consommation électrique nationale et l’ahurissante multiplication des lignes à haute et à très haute tension – conséquence directe de l’explosion éolienne et photovoltaïque – constituent en elles-mêmes l’installation de handicaps prohibitifs, dans une fonction réglante déjà difficile à maîtriser… et à laquelle les myriades d’aéro et de photo générateurs seraient et sont déjà très largement inaptes !

Pour faire simple, le maintien de la tension à sa valeur nominale consiste à obliger tous les groupes électrogènes à produire, le jour, l’énergie réactive souvent considérable consommée par tous les appareils bobinés des usagers et, la nuit, à absorber une énergie réactive non moins considérable, fournie par des lignes HT et THT à vide, transformées en condensateurs. Or, il semble maintenant évident que les décennies à venir verront l’électricité hériter d’usages toujours plus nombreux, en provenance du fuel et du gaz, accroissant par conséquent un besoin d’énergie réactive diurne dans des proportions d’autant plus préoccupantes qu’une part possiblement plus importante qu’aujourd’hui du parc de production national sera incapable de la produire. Mais cette part sera plus encore incapable d’absorber la nuit les effluves d’une énergie réactive émanant du démentiel réseau HT et THT dont la présence d’innombrables mats et mètres carrés de panneaux électrogènes aura nécessité la construction.

Vue sous un tel angle, si la résolution de l’U.E évoquée dans ce commentaire « …cette Europe des électrons ne peut vraiment exister que si les interconnexions entre pays se développent fortement » ne relève pas de la dernière incompétence, elle relève sûrement d’une irresponsabilité ou d’un dogmatisme qui ont de quoi inquiéter les ressortissants de la communauté. Car cette incompétence et/ou cette irresponsabilité dogmatique atteignent des sommets lorsqu’elles vont jusqu’à produire une étude envisageant la vraisemblance de 80 % d’électricité intermittente ! À croire que les « spécialistes » de la Commission sont les seuls professionnels du monde à ignorer ce qui est désormais admis par tous les experts : savoir qu’un système électrique est proprement ingouvernable quand la part active de la production intermittente dépasse 30 % du total de la production…

Sous cet éclairage, les décisions gouvernementales d’ores et déjà arrêtées révèlent toute la cohérence et toute la pertinence d’un projet énergétique national longuement muri, censé garantir sur la durée l’approvisionnement du pays, la maîtrise des coûts et la défense de l’emploi. Jugez plutôt :

- Dans le contexte de pénurie électrique qui s’installe structurellement sur le continent, on ferme Fessenheim – 1800 MW à trouver sans délai, excusez du peu ! – et l’on amorce la sacro sainte transition énergétique consistant à tenter de substituer l’énergie du vent et celle du soleil à l’énergie nucléaire ; en somme, à préférer à cette dernière des énergies deux à huit fois plus chères qu’elle. Dans le même temps, on déclare vouloir sauver l’industrie automobile française par la promotion massive de la voiture électrique… et l’on se dispose à encadrer le prix de l’électricité par la création d’un tarif social destiné aux plus pauvres ! 

- Alors que l’on assiste, impuissant, à l’explosion généralisée des coûts mondiaux de l’énergie, ce gouvernement se dit déterminé à bloquer durablement un prix du gaz, dont il faut préciser que le cours marchand a augmenté de 50 % en moins de 5 ans, et interdit toute velléité de prospection et d’exploitation de nos gaz de Schistes !

- Enfin, tandis que nous ne savons plus à quel saint nous vouer pour enrayer l’implacable désindustrialisation du pays et le chômage qu’elle génère, on s’apprête sans état d’âme à dynamiter l’un des secteurs industriels phares de la France, faisant peu ou prou travailler un demi millions de personnes et probablement l’un des plus chargés de promesses à l’export et de stimulations des innovations scientifique, technique et technologique.

Chers compatriotes, une ère très difficile s’annonce pour votre confort et votre portefeuille. Inutile de compter sur le prochain synode énergético environnemental pour adoucir un régime appeler à durer, car, pour la plupart des membres du cénacle, la messe est dite depuis longtemps. Il est vrai que, parmi cet aréopage de prélats, rares sont les représentants de la rationalité profane.

André Pellen


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104 réactions à cet article    


  • Serviteur Serviteur 14 septembre 2012 10:39

    Si vous avez l’impression de prêcher dans le désert rassurez vous c’est tout à fait normal sur Agoravox.

    J’aurais pour ma part aimé en savoir plus sur "ce qui est désormais admis par tous les experts : savoir qu’un système électrique est proprement ingouvernable quand la part active de la production intermittente dépasse 30 % du total de la production".

    Cordialement,

    Serviteur.


    • Eric De Ruest Eric De Ruest 14 septembre 2012 16:09

      Coïncidence de calendrier ???

      Aujourd’hui, un article paru dans rue 89 http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/09/13/eolien-comment-les-pronucleaires-guident-le-gouvernement-235282 intitulé :« Comment les pronucléaires guident le gouvernement sur l’éolien », on découvre un peu mieux qui sont les écologistes pronucléaires (un réseau qui revendique 10.000 membres à l’international contre 2 millions pour les amis de la terre à l’international...).

      Quelques mises en garde sont exprimées par diverses personnes de références :

      « 

      « Il faut faire très attention à qui on confie les rapports car les nucléaristes verrouillent le système, et ces gens connaissent assez mal le contenu de la transition énergétique.

      Si on demande aux nucléaristes leur avis, il faudrait aussi demander aux experts non-institutionnels comme NégaWatt, Global Chance [l’association qu’il a fondée, ndlr], ou au Comité de liaison des énergies renouvelables (Cler)... Sinon, on obtient des rapports orientés comme “Energies 2050”, remis à Eric Besson et qui prônait la prolongation des centrales existantes. » »

      Le CGEDD a depuis juillet auditionné les acteurs des filières renouvelables, qui se plaignent d’entraves juridiques et des tergiversations de l’administration. Mais a-t-il entendu leurs demandes ? Rien n’est moins sûr, à entendre Henri Boyé :

      « L’important, si l’on veut relancer la filière éolienne, n’est pas le tarif d’achat [auquel EDF achète l’électricité], mais l’emploi et la balance commerciale. Si l’éolien crée de l’emploi, il sera mieux accepté. »

      Incroyable de malhonnêteté !

      Nicolas Wolff, le président de France énergie éoliennes, association représentant les intérêts de la filière, réclame lui l’instauration d’un nouveau tarif d’achat, « urgence absolue ». Il l’explique à Rue89 :

      « La France est la deuxième zone en Europe pour le potentiel de vent (après la Grande-Bretagne), et s’est engagée lors du Grenelle de l’Environnement à produire 1 300 MW par an à partir du vent d’ici 2020. Or, nous en produisons à peine la moitié aujourd’hui.

      Ce qu’il nous faut, c’est une stabilité de la réglementation, et la suppression des zones de développement éolien (ZDE), de la règle des cinq mâts [minimums par parc] et du classement ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement).

      En Allemagne, il faut deux ans et demi pour développer un projet ; en France, six ans. On pourrait pourtant créer 50 000 emplois d’ici 2020. »

      Les chiffres de prospective sur les emplois à créer dans les filières renouvelables avoisinent les 500.000 emplois pour l’EU dans les décennies à venir ? Le nucléaire, dix fois mois pour des coûts réels d’exploitation largement supérieurs, bien que n’incluant pas le prix du risque !

      Goebels n’aurait pas renié un tel travail de sappe ! 


    • Eric De Ruest Eric De Ruest 14 septembre 2012 16:50

      Une longue séries d’articles qui invalident la propagande de celui-ci :

      Le vent assez puissant pour fournir de l’électricité à toute la planète

      http://www.7sur7.be/7s7/fr/2665/Rechauffement-Climatique/article/detail/1500474/2012/09/13/Le-vent-assez-puissant-pour-fournir-de-l-electricite-a-toute-la-planete.dhtml

      Fukushima : le Japon prévoit de sortir du nucléaire d’ici aux années 2030

      http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Fukushima-le-Japon-prevoit-de-sortir-du-nucleaire-d-ici-aux-annees-2030

      Des bienfaits et des méfaits du thé vert … et de Fukushima pour Chine et Japon

      http://www.leblogfinance.com/2012/09/des-bienfaits-et-des-mefaits-du-the-vert-et-de-fukushima-pour-chine-et-japon.html

      Suisse : le village nucléaire dicte directement ses consignes aux autorités de contrôle

      http://www.scoop.it/t/environnement-par-la-cftc-hus/p/2662013911/suisse-le-village-nucleaire-dicte-directement-ses-consignes-aux-autorites-de-controle

      La plus vieille centrale nucléaire espagnole sera fermée au début de l’été 2013

      http://feedproxy.google.com/ r/zegreenweb/OkzL/ 3/iL2lyk76f5c/la-plus-vieille-centrale-nucleaire-espagnole-sera-fermee-au-debut-de-lete-2013,59025

      Une universitaire vient témoigner sur Fukushima

      http://www.scoop.it/t/environnement-par-la-cftc-hus/p/2645459776/une-universitaire-vient-temoigner-sur-fukushima

      Rétrospective : Incident nucléaire Japon

      http://www.scoop.it/t/environnement-par-la-cftc-hus/p/2645484604/retrospective-incident-nucleaire-japon

      Japon : le point sur la situation électronucléaire

      http://gen4.fr/2012/09/japon-situation-electronucleaire.html

      Quel « juste » prix pour l’électricité nucléaire (ARENH) ?

      http://feedproxy.google.com/ r/enerzine-lesdernieresbreves/ 3/XgT_ehv5UqA/story01.htm

      Et vous, où êtes-vous sur la carte du risque nucléaire ?

      http://www.terraeco.net/Et-vous-ou-etes-vous-sur-la-carte,45803.html

      Nucléaire : stop ou encore ? Les nations s’interrogent…

      http://www.terraeco.net/Nucleaire-stop-ou-encore-Les,45797.html

      Etc.


    • Jr.Bupp Jr.Bupp 14 septembre 2012 18:26

      Oui, Là je suis d’accord !!! il faut revoir le tarif de l’éolien mais pas seulement.

      1) il faut que l’éolien puisse réguler pour participer au réglage du réseau.

      2) Il faut que les tarifs d’achats éoliens soient compétitifs avec ceux des autres sources de production.

      3) Il faut que le Dispatch puisse à J-1 avoir la certitude du productible éolien.

      4) Il faut que chaque Français puisse gérer son energie consommée par des outils simples du type contrat Tempo. 3 diodes pour le type de jour et 2 autres pour HP et HC.

      4) Il faut ABSOLUMENT favoriser la R et D sur l’hydrolien

      ET LE PLUS IMPORTANT...

      L’ENERGIE ELECTRIQUE N’EST PAS UN PRODUIT MAIS UNE NECESSITE. ELLE NE DOIT PAS PARTICIPER A UN BUSINESS QUELCONQUE. LES TARIFS À LA REVENTE DOIVENT ÊTRE LES PLUS BAS POSSIBLES AFIN QUE CHACUN DES CITOYENS FRANÇAIS PUISSE EN AVOIR L’USAGE A MOINDRE COUT.


    • Jr.Bupp Jr.Bupp 14 septembre 2012 18:29

      Oups... j’ai oublié l’essentiel... le tarif de rachat par Edf de l’energie éolienne devrait donc se situer au alentour de 40€ du MWh (actuellement 82€ du MWh)

       

      Oui, je sais... ça calme !


    • Romain Desbois 14 septembre 2012 18:50

      dites nous à combien l’électricité nucléaire devrait être facturée si on payait le coût réel ?

      Hypocrite !


    • JMBerniolles 14 septembre 2012 21:02

      A nouveau une belle opération de manipulation médiatique à l’intention de gros naïfs qui prennent au premier degré tous les arguments contre l’électronucléaire :

      La nouvelle politique énergétique du Japon est exactement ceci :

      A) Il est vrai que l’objectif lointain qui ne concerne pas le gouvernement actuel qui n’a aucune chance de passer plusieurs années au pouvoir, est de n’avoir aucune part de nucléaire en 2030.

      B) mais ce qui compte c’est ce qui se passe aujourdh’ui. Or il a en même temps été décidé de relancer toutes les centrales nucléaires qui ne posent pas de problèmes de sûreté dans le cadre d’un examen plus strict.

      C) Un point très important est que le retraitement des combsutibles a été maintenu, jusqu’au stockage ultime des déchets

      D) Le réacteur prototype rapide de Monju va être utilisé (donc redemarré) pour des études d’élimination des déchets (transmutaion et combustion de radionucléides et d’actinides)

      E) les centrales nucléaires n’iront pas au-delà de 40 ans et ne seront pas remplacées

      F) Enfin, reconnaissance d’un point fondamental : la situation actuelle sans nucléaire avec des importations massives de gaz naturel et de fuel à un prix exorbitant est intenable pour le Japon.

      Ce sont des hommes politiques, on ne va tout de même pas s’attendre à ce qu’ils tiennent leurs promesses. En l’occurrence ’la sortie du nucléaire" du Japon.

      En fait, avec la forme politique convenable dans un pays majoritairement hostile au nucléaire, on ne saurait pas mieux dire que l’on ne peut aujourd’hui et pour un certain temps, long, se passer du nucléaire au Japon.

      JMB



    • Jr.Bupp Jr.Bupp 15 septembre 2012 09:19

      @romain des bois

      A quel prix moyen devrait etre fixé le MWh nucleaire ?

      Et bien disons 110 € le MWh soit 11 Cent le KWh...

       


    • Romain Desbois 15 septembre 2012 13:41

      L’éolien reste donc moins cher.

      Mais le vrai problème qui gène les compagnies de production énergétique, c’est que grâce aux renouvelables les citoyens peuvent devenir autonomes en énergie (au moins en partie).

      D’ailleurs ce qui est anormal c’est qu’un particulier producteur revend la totalité de sa production et achète la totalité de sa consommation électrique . c’est l’effet pervers du fait que l’électricité vendue est moins chère que celle achetée par EDF.


    • PELLEN PELLEN 15 septembre 2012 13:59

      Bonjour Serviteur, Ma réponse forcément synthétique s’adresse également àaberlainnard, à Jr Bupp et à quelques autres dont je sais qu’ils en feront un réel profit. En tout cas, ils méritent que je prenne la peine de m’efforcer de les éclairer. Il y a la raison structurelle que je développe plus loin et une raison empirique à la limitation de 30 %. Cette dernière raison n’est autre qu’une modélisation dont j’ai eu connaissance, exécutée in situ par des spécialistes sur l’ile de Crète… ou de Malte, je ne me souviens plus très bien. J’attire au passage votre attention sur le fait que le Japon annonce sa sortie totale du nucléaire pour 2030, en prévoyant un mix énergétique national, à cette échéance, dans lequel les renouvelables n’entreront, comme par hasard, que pour 30 % ; tout le reste étant naturellement assuré par le fossile. Par ailleurs, outre que je suis prêt à prendre les paris sur la non exécution intégrale de cette résolution… et donne RV à tout le monde en 2030 ( !), vous n’aurez pas manqué de noter que la deuxième puissance économique et technologique du monde ne sait pas programmer sa sortie totale du nucléaire en moins de 20 ans. Et Belges, Suisses, Français et autres Allemands prétendraient, eux, à une sortie quasi immédiate ? Présomptueux et grotesque ! Au demeurant, grotesques les Allemands le sont déjà dans les faits sous les yeux du monde. Mais, revenons aux différents volets de la raison structurelle à cette limitation.  Tout d’abord, la réserve primaire de puissance destinée à maîtriser la fréquence. Dans notre pays, elle doit être constamment d’au moins 3 à 4 % de la puissance totale en service. Par ailleurs, du fait que les forces électromagnétiques rendent physiquement solidaires tous les groupes débitant sur un même réseau, chacun apporte sa contribution permanente à ce réglage primaire, dans la limite d’une capacité dimensionnelle s’exprimant en MW/Hz. Celle d’un groupe nucléaire de 900 MW est par exemple de 450 MW/Hz et celle de l’ensemble du parc français peut dépasser 10000 à 15000 MW/Hz. Où l’on voit que la disparition de Fessenheim nous prive d’une participation au réglage primaire de 900 MW/Hz.

       

      Derrière ce réglage primaire, vient l’indispensable et stabilisateur réglage secondaire, fourni par les groupes thermiques (y compris nucléaires) à raison de 5 % à 10 % de leur puissance nominale unitaire et jusqu’à 25 % de cette même puissance pour les groupes hydrauliques. Lors de certaines pointes d’hiver, la demande nationale d’un tel réglage peut atteindre 3 à 4 GW. Il ne vous surprendra pas que la perte des 90 MW de réglage secondaire de Fessenheim sera intégralement compensée par de la production fossile.

       

      Enfin, dans des situations hivernales tendues, les deux réglages précédents peuvent ne pas parvenir à résorber totalement les écarts de transit de puissance d’interconnexion, ainsi que les écarts de fréquence : la réserve secondaire est épuisée, la réserve primaire devient dangereusement insuffisante. Pour reconstituer au mieux des réserves indispensables à la sécurité du système, une provision supplémentaire de puissance est alors mobilisée, apte à entrer en action en moins de 20 minutes, bien entendu, à moindre coût : c’est la réserve tertiaire ou réserve tournante. On y trouve les moyens de production thermiques classiques, notamment les turbines à combustion (TAC) et à gaz (TAG), ainsi que les groupes hydrauliques.

      On appelle marge d’exploitation la somme de cette réserve tertiaire et de la capacité secondaire totale. Actuellement, cette marge du parc de production français peut dépasser 7 GW.

       

      Je vous laisse donc imaginer comment il serait possible d’assurer sans défaillance trois fonctions aussi vitales pour le système, consistant à solliciter à discrétion, 24h/24, des réserves de puissance quelquefois significatives, avec un parc de production dans lequel la puissance éolienne occuperait en permanence et de façon erratique plus de 30 % de la puissance distribuée !

      Comme le dit si bien Jean-Marc Jancovici dans un article paru dans Les Échos du 12 octobre, dont je vous recommande vivement la lecture, « en matière d’énergie il est plus que temps de sortir de l’amateurisme ! »

       

      Cordialement,

       

      André Pellen

       

       

       


    • PELLEN PELLEN 15 septembre 2012 14:06

      Présentation améliorée Ma réponse forcément synthétique s’adresse également àaberlainnard, à Jr Bupp et à quelques autres dont je sais qu’ils en feront un réel profit. En tout cas, ils méritent que je prenne la peine de m’efforcer de les éclairer. Il y a la raison structurelle que je développe plus loin et une raison empirique à la limitation de 30 %. Cette dernière raison n’est autre qu’une modélisation dont j’ai eu connaissance, exécutée in situ par des spécialistes sur l’ile de Crète… ou de Malte, je ne me souviens plus très bien. J’attire au passage votre attention sur le fait que le Japon annonce sa sortie totale du nucléaire pour 2030, en prévoyant un mix énergétique national, à cette échéance, dans lequel les renouvelables n’entreront, comme par hasard, que pour 30 % ; tout le reste étant naturellement assuré par le fossile. Par ailleurs, outre que je suis prêt à prendre les paris sur la non exécution intégrale de cette résolution… et donne RV à tout le monde en 2030 ( !), vous n’aurez pas manqué de noter que la deuxième puissance économique et technologique du monde ne sait pas programmer sa sortie totale du nucléaire en moins de 20 ans. Et Belges, Suisses, Français et autres Allemands prétendraient, eux, à une sortie quasi immédiate ? Présomptueux et grotesque ! Au demeurant, grotesques les Allemands le sont déjà dans les faits sous les yeux du monde. Mais, revenons aux différents volets de la raison structurelle à cette limitation.  Tout d’abord, la réserve primaire de puissance destinée à maîtriser la fréquence. Dans notre pays, elle doit être constamment d’au moins 3 à 4 % de la puissance totale en service. Par ailleurs, du fait que les forces électromagnétiques rendent physiquement solidaires tous les groupes débitant sur un même réseau, chacun apporte sa contribution permanente à ce réglage primaire, dans la limite d’une capacité dimensionnelle s’exprimant en MW/Hz. Celle d’un groupe nucléaire de 900 MW est par exemple de 450 MW/Hz et celle de l’ensemble du parc français peut dépasser 10000 à 15000 MW/Hz. Où l’on voit que la disparition de Fessenheim nous prive d’une participation au réglage primaire de 900 MW/Hz.

       

      Derrière ce réglage primaire, vient l’indispensable et stabilisateur réglage secondaire, fourni par les groupes thermiques (y compris nucléaires) à raison de 5 % à 10 % de leur puissance nominale unitaire et jusqu’à 25 % de cette même puissance pour les groupes hydrauliques. Lors de certaines pointes d’hiver, la demande nationale d’un tel réglage peut atteindre 3 à 4 GW. Il ne vous surprendra pas que la perte des 90 MW de réglage secondaire de Fessenheim sera intégralement compensée par de la production fossile.

       

      Enfin, dans des situations hivernales tendues, les deux réglages précédents peuvent ne pas parvenir à résorber totalement les écarts de transit de puissance d’interconnexion, ainsi que les écarts de fréquence : la réserve secondaire est épuisée, la réserve primaire devient dangereusement insuffisante. Pour reconstituer au mieux des réserves indispensables à la sécurité du système, une provision supplémentaire de puissance est alors mobilisée, apte à entrer en action en moins de 20 minutes, bien entendu, à moindre coût : c’est la réserve tertiaire ou réserve tournante. On y trouve les moyens de production thermiques classiques, notamment les turbines à combustion (TAC) et à gaz (TAG), ainsi que les groupes hydrauliques.

      On appelle marge d’exploitation la somme de cette réserve tertiaire et de la capacité secondaire totale. Actuellement, cette marge du parc de production français peut dépasser 7 GW.

       

      Je vous laisse donc imaginer comment il serait possible d’assurer sans défaillance trois fonctions aussi vitales pour le système, consistant à solliciter à discrétion, 24h/24, des réserves de puissance quelquefois significatives, avec un parc de production dans lequel la puissance éolienne occuperait en permanence et de façon erratique plus de 30 % de la puissance distribuée !

      Comme le dit si bien Jean-Marc Jancovici dans un article paru dans Les Échos du 12 octobre, dont je vous recommande vivement la lecture, « en matière d’énergie il est plus que temps de sortir de l’amateurisme ! »

       

      Cordialement,

       

      André Pellen

       

       

       


    • PELLEN PELLEN 15 septembre 2012 14:11

      Dernier essai d’introduction des nécessaires alinéas !


      Ma réponse forcément synthétique s’adresse également àaberlainnard, à Jr Bupp et à quelques autres dont je sais qu’ils en feront un réel profit. En tout cas, ils méritent que je prenne la peine de m’efforcer de les éclairer.


      Il y a la raison structurelle que je développe plus loin et une raison empirique à la limitation de 30 %. Cette dernière raison n’est autre qu’une modélisation dont j’ai eu connaissance, exécutée in situ par des spécialistes sur l’ile de Crète… ou de Malte, je ne me souviens plus très bien. J’attire au passage votre attention sur le fait que le Japon annonce sa sortie totale du nucléaire pour 2030, en prévoyant un mix énergétique national, à cette échéance, dans lequel les renouvelables n’entreront, comme par hasard, que pour 30 % ; tout le reste étant naturellement assuré par le fossile. Par ailleurs, outre que je suis prêt à prendre les paris sur la non exécution intégrale de cette résolution… et donne RV à tout le monde en 2030 ( !), vous n’aurez pas manqué de noter que la deuxième puissance économique et technologique du monde ne sait pas programmer sa sortie totale du nucléaire en moins de 20 ans. Et Belges, Suisses, Français et autres Allemands prétendraient, eux, à une sortie quasi immédiate ? Présomptueux et grotesque ! Au demeurant, grotesques les Allemands le sont déjà dans les faits sous les yeux du monde.


      Mais, revenons aux différents volets de la raison structurelle à cette limitation. 

      Tout d’abord, la réserve primaire de puissance destinée à maîtriser la fréquence. Dans notre pays, elle doit être constamment d’au moins 3 à 4 % de la puissance totale en service. Par ailleurs, du fait que les forces électromagnétiques rendent physiquement solidaires tous les groupes débitant sur un même réseau, chacun apporte sa contribution permanente à ce réglage primaire, dans la limite d’une capacité dimensionnelle s’exprimant en MW/Hz. Celle d’un groupe nucléaire de 900 MW est par exemple de 450 MW/Hz et celle de l’ensemble du parc français peut dépasser 10000 à 15000 MW/Hz. Où l’on voit que la disparition de Fessenheim nous prive d’une participation au réglage primaire de 900 MW/Hz.

       

      Derrière ce réglage primaire, vient l’indispensable et stabilisateur réglage secondaire, fourni par les groupes thermiques (y compris nucléaires) à raison de 5 % à 10 % de leur puissance nominale unitaire et jusqu’à 25 % de cette même puissance pour les groupes hydrauliques. Lors de certaines pointes d’hiver, la demande nationale d’un tel réglage peut atteindre 3 à 4 GW. Il ne vous surprendra pas que la perte des 90 MW de réglage secondaire de Fessenheim sera intégralement compensée par de la production fossile.

       

      Enfin, dans des situations hivernales tendues, les deux réglages précédents peuvent ne pas parvenir à résorber totalement les écarts de transit de puissance d’interconnexion, ainsi que les écarts de fréquence : la réserve secondaire est épuisée, la réserve primaire devient dangereusement insuffisante. Pour reconstituer au mieux des réserves indispensables à la sécurité du système, une provision supplémentaire de puissance est alors mobilisée, apte à entrer en action en moins de 20 minutes, bien entendu, à moindre coût : c’est la réserve tertiaire ou réserve tournante. On y trouve les moyens de production thermiques classiques, notamment les turbines à combustion (TAC) et à gaz (TAG), ainsi que les groupes hydrauliques.

      On appelle marge d’exploitation la somme de cette réserve tertiaire et de la capacité secondaire totale. Actuellement, cette marge du parc de production français peut dépasser 7 GW.

       

      Je vous laisse donc imaginer comment il serait possible d’assurer sans défaillance trois fonctions aussi vitales pour le système, consistant à solliciter à discrétion, 24h/24, des réserves de puissance quelquefois significatives, avec un parc de production dans lequel la puissance éolienne occuperait en permanence et de façon erratique plus de 30 % de la puissance distribuée !

      Comme le dit si bien Jean-Marc Jancovici dans un article paru dans Les Échos du 12 octobre, dont je vous recommande vivement la lecture, « en matière d’énergie il est plus que temps de sortir de l’amateurisme ! »

       

      Cordialement,

       

      André Pellen

       

       

       


    • Jeuf 15 septembre 2012 16:30

      Avec Jean-Marc Jancovici, je suis d’accord (et beaucoup de personnes soucieuses de l’avenir de la planète) avant tout sur la nécessité de consommer moins d’énergie. C’est clair et net à la lecture de son site. Cependant j’ai l’impression que dans ses articles de presse, et surtout ces derniers temps, il insiste, disons même travaille dur pour défendre le nucléaire, et on pourrait même ne plus voir tout le travail qu’il a fait pour démontrer, de moult façons, que d’abord il faut consommer moins. J’eusse aimé que ce discours passe bien avant la défense du nucléaire, en l’occurrence ces plaidoyers dans ses articles semble occulter tout le reste et en particulier cette nécessité initiale.


    • Romain Desbois 15 septembre 2012 16:53

      A je me disais aussi, vous citez Jancovici. Tout est dit.

      Et Allègre aussi peut-être ?


    • Jr.Bupp Jr.Bupp 16 septembre 2012 00:42

      Mon pauvre Romain... vous devriez reflechir un peu avant d’ecrire n’importe quoi !


    • Roberton 18 septembre 2012 15:55

      Quant on parle de l´énergie, le mieux est de regarder les différentes solutions actuelles. Voyons le nucléaire, un patrimoine (centrales nucléaires) de 75 Milliards d´euros, Nous importons par an 8000 t de minerai d´uranium à un coût de 600 Millions d´euros (2 milliards après transformation en France pour être utilisable dans les centrales nucléaires). Le remplacement par de l´éolien + gaz ou charbon, augmenterait nos importations en 20 milliards d´euros en produits fossiles, sans parler de l´investissement initial. Regardez le surcoût (6 Milliards pour le gaz) en Espagne pour compenser les 20.000MW d´éoliens ainsi que le déficit de la balance commercial dû à l´importation de gaz au Japon après Fukushima. L´Allemagne remplace le nucléaire par du charbon et lignite (350 ans de réserve) en saccageant un territoire immense. Aujourd’hui en Europe, la Norvège comme la Russie n´augmenterons pas leurs fournitures de gaz dû à un déclin très proche de la production (Norvège) et une stagnation de la Russie.

      Sans chiffrer le coût du remplacement du nucléaire, tout est possible. Le charbon est le seul substitut au nucléaire par son abondance. Aux USA le charbon a une teneur de 1 à 4 ppm de produits fissiles (Oak Ridge National Laboratory) résultat en cent ans (1940-2040) 800.000t d´uranium et 2 millions de tonnes de thorium libérées dans l´atmosphère, pire que le nucléaire, et chez nous ? Les renouvelables (éolien et photovoltaïque) ne sont que des énergies d´appoints qui, en Europe, par grand froid produisent trois fois rien. Voir le lien sur le foisonnement et les gaz de schistes. La fusion, on sait toujours pas comprendre, ni simuler les disruptions d´un plasma qui comme les explosions solaires, s´attaquent aux parois avec des contraintes mécaniques énormes.

      Aujourd’hui plus personne ne parle franchement et on nous gratifie de la plus belle langue de bois. A commencer par le développement durable, où est la durabilité quand les experts disent que nous consommons 1,5 planète ce qui veut dire que nous attaquons le stock des matières premières renouvelables ainsi que la biodiversité. Même le développement soutenable ne l´est pas, avec une terre finie nous nous acheminons vers la raréfaction des matières premières non-renouvelables principalement des fossiles, sans elles le monde perd sa mobilité et la presque totalité de tout ce qui nous entoure. Grâce à elles, l´humanité c´est offert 200 ans d´un immense développement, mais retournera avant la fin du siècle vers un 1820 amélioré, c´est à dire avant la révolution industrielle. Nous devrions parler plutôt de la résilience de notre société et comment y faire face, programme beaucoup plus vaste et complexe que le discours actuel.

      http://www.sauvonsleclimat.org/production-denergie/energies-renouvelables/intermittence-et-foisonnement.html

      Gaz de schistes en Europe

      http://www.aspo2012.at/wp-content/uploads/2012/06/Zittel_aspo2012.pdf

      Gaz de schistes USA

      http://www.aspo2012.at/wp-content/uploads/2012/06/Berman_aspo2012.pdf

      L´Allemagne

      http://www.contrepoints.org/2012/09/09/96674-allemagne-de-nouvelles-centrales-a-charbon-pour-compenser-les-echecs-eolien-et-solaire


    • joletaxi 14 septembre 2012 11:17

      Bonjour Mr. Pellen

      je crains fort que votre exposé ,auquel je n’ai rien à redire ni à ajouter,ne soit pas accessible à Mme Michu, pour qui le slogan, le vent et le soleil sont gratuits et illimités est toujours porteur.

      Il y a quelques jours, dans un article en ligne sur la Libre belgique(je ne sais si on a un moyen de les retrouver) un promoteur de l’éolien, dans le contexte de la fermeture de Doel et Thiange, expliquait que l’on pouvait sans problèmes passer à 100 % de renouvelable.
      Cela ferait rire(ou pleurer) mais le plus ahurissant se trouve dans les commentaires, où un nombre non négligeable de lecteurs semble y croire.
      Le plus sidérant, c’est que l’on a juste à côté notre voisin qui se lance dans un vaste programme de centrales fossiles,alors qu’il a investi des sommes délirantes dans le renouvelable, et que cela ne fasse pas réfléchir.

      Il serait utile d’un jour élaborer un article, à diffuser largement expliquant en termes simples, les arcanes de la régulation d’un réseau.Autour de moi, quand je me lance dans une tentative d’explication, je vois très vite les gens « décrocher », vous écoutant poliment, mais en réalité n’ayant rien compris, et partant, prêts à entendre le matraquage continuel de la « mouvance »

      Hier encore, un reportage sur les shale gaz, où le reporter s’efforce de peindre un tableau apocalyptique de la situation, tant sur le plan de l’emploi que de l’environnement,mettant en sourdine la formidable renaissance économique ,le plein emploi,et ne citant aucun cas de pollution avérée, un parti pris qui démontre dans quel camps(car il s’agit d’une guerre) se trouvent les médias,dans la même configuration que l’adulation aveugle du communisme d’une certaine époque.

      PS : vous avez certainement une bonne filière pour acquérir un groupe électrogène ?


      • Eric De Ruest Eric De Ruest 14 septembre 2012 15:19

        "Les énergies renouvelables pourront assurer 99,5 % des besoins en électricité des pays de européenne en 2050 si le nucléaire perd l’accès prioritaire aux réseaux de distribution dont il bénéficie aujourd’hui"

        http://www.enerzine.com/2/11181•nucleaire-empeche-le-developpement-du-renouvelable+.html

        Et oui, vous qui critiquez les renouvelables et êtes pour l’électro-nucléaire radioactif, votre part de responsabilité dans l’empêchement des renouvelables est clair et hautement inconséquant.


      • PELLEN PELLEN 15 septembre 2012 10:01

        Bonjour Joletaxi,


        Une fois encore, c’est à vous que je choisis d’écrire l’un des innombrables commentaires que m’inspire la déferlante mystico naturaliste qui mène aujourd’hui le pays droit dans le mur et à laquelle je m’attendais. Vous êtes en effet l’un des rares observateurs à mériter que je prenne cette peine. Ce qui est loin d’être le cas des prophètes doués de la science infuse, éructant avec une virulence rarement égalée les habituelles excommunications des « frères malthusiens de la planète ».
        Cette fois, ce sont Romain des Bois et Éric de Ruest qui s’y sont collés, avec une prétention décomplexée à l’omniscience et à la détention de la vérité définitive qui prêterait à sourire si l’heure n’était pas aussi grave. En somme, à les entendre, eux et leurs pareils en sauraient plus sur la maîtrise du système « production consommation d’électricité » et sur l’exploitation et la transformation des énergies primaires que des professionnels aguerris eux-mêmes !
        À ceux, hélas nombreux, qui ont l’imprudence de se laisser séduire par les imprécations de ces mages, on pourrait tenir le discours suivant : Heu-reux ! un coup de pouce donné simultanément au chômage, au coût de la vie et à la fragilisation de notre approvisionnement électrique, sans que le climat et l’environnement y trouve leur compte... et le bon peuple semble malgré tout heu-reux ! Un stoïcisme aussi aveugle, aussi incompréhensible et, pour tout dire, aussi absurde n’a aujourd’hui qu’un équivalent : ces hordes musulmanes revendiquant à cor et à cri la prééminence du culte du prophète sur la démocratie.
        De toute évidence, notre nouveau prophète à nous est désormais Nicolas Hulot. Les Doux, les Peugeot, les Fralib et autre Sacilor peuvent assurément compter sur la lucidité de son diagnostic mondialiste, sur sa vision du devenir d’une communauté humaine irrémédiablement asservie à son biotope, pour leur venir en aide. Mais j’attends avec gourmandise sa réaction et celles de nos valeureux Romain des Bois et Éric de Ruest, lorsque leurs factures d’électricité exploseront et que viendra le jour où il faudra choisir entre se chauffer et se distraire. Le plus piquant dans tout ça c’est que les derniers cités feignent d’ignorer que ce jour n’arrivera jamais pour Nicolas Hulot.

        Bien cordialement et au plaisir de vous lire.

        André Pellen 
         

      • Romain Desbois 15 septembre 2012 13:51

        Veuillez accepter mes plus humbles excuses ho mon maître expert es-nucléaire !

        Votre diatribe n’est qu’un écran de fumée pour ne pas répondre aux arguments exposés.

        Surtout ne vous rabaissez pas , vous risqueriez de tomber de votre piedestal.

        Courez à Fukushima, ils ont besoin de vos lumières radioactives pour gérer leur cocotte minute.


      • frugeky 14 septembre 2012 11:28

        La production d’électricité nucléaire à cette échelle industrielle doit cesser.

        Les emplois, quasiment tous hautement qualifiés, seront nécessaires à l’industrie du démantèlement, et d’abord à son ingénierie, et devront même être complétés. Nécessaires également à la recherche et production avec des énergies renouvelables dont les faiblesses actuelles ne sont pas plus indépassables que celles de la faiblesse des batteries de voitures et certainement plus accessibles que celles comme la transmutation ou le stockage géologique profond pour la gestion des déchets hautement radioactifs.

        • Jeuf 14 septembre 2012 11:32

          Je suis pas sûr de tout comprendre cet article.
          Je saisi ceci : « Chers compatriotes, une ère très difficile s’annonce pour votre confort et votre portefeuille. »
          Ce n’est pas de la faute de telle ou tel dirigeant ou tendance politique, c’est qu’un jour à force de puiser de manière croissante dans des stocks, ça coince. et ça ne peut plus croître.Et donc il y en a de moins en moins chaque année. Faites-en le deuil, de l’énergie abondante à bas prix, et ne cherchez pas de responsable autre que dans la géophagie collective généralisée des dernières décennies.
          J’y ai cru aussi, étant plus jeune, j’en suis vite revenu...

          L’exploitation des hydrocarbures de schistes peut être un feu de paille offrant quelques années de plus de ce que vous nommez confort, au prix d’une pollution de l’eau claire des sous-sols des régions concernées. Pour continuer à maintenir ce confort (40m chauffé par peronne à 22°C, voitures pour parcourir 500 mètres, pour citer des aspect les plus critiquables), on prendrait le risque de sacrifier la production alimentaire, autrement plus utiles, pour des décennies sur ces régions.


          • Jeuf 14 septembre 2012 12:15

            Sur la limite atteinte par les extraction de ressources, voir par exemple la dernière partie de cet article : http://citron-vert.info/spip.php?article1103&lang=fr

            Sur le possibilité de passer à 100% renouvelable, c’est possible dans le cadre d’une « démarche négawatt », après avoir réduit la consommation. Le 100% renouvelable n’est pas possible pas au niveau actuelle de consommation, c’est pourtant la seule façon de s’organiser viable à long terme.
            Alors, d’abord réduire les besoins (sobriété), puis les assurer avec éfficacté énergétique, en enfin, utiliser les énergies renouvelable (qui assumerait une quantité d’énergie à peu près 3 fois moindre qu’aujourd’hui). Voir http://www.negawatt.org/


          • Romain Desbois 14 septembre 2012 12:51

            Cet ingénieur de pacotille ne sait pas comme beaucoup d’obscurantistes nucléaristes que la première source d’énergie utilisée sur terre est le solaire.

            Ils ne savent pas ces ignares que c’est le soleil qui chauffe la planète et qui nous éclaire le jour et la nuit (surtout en période de pleine lune). Il ne savent pas que tant que le soleil existera , il y aura de la vie sur terre.

            C’est une énergie inépuisable !


          • joletaxi 14 septembre 2012 14:50

            Mr. pellen

            ne le prenez pas mal, ici les scientifques et les ingénieurs sont des bouffons, vous êtes gratifié de pacotille, je vous envie


          • aberlainnard 14 septembre 2012 12:12

            Voilà un article qui me semble nécessaire et très utile pour éclairer le débat.

            En effet, prétendre se former un avis sur le choix des différentes sources de productions d’énergie électrique sans connaître les contraintes techniques qui gouvernent la gestion des réseaux de transport et de distribution est un exercice vain et non opérationnel.

            Mon souhait serait que l’auteur fasse paraître une série d’articles pédagogiques sur les caractéristiques de chaque type de production électrique en fonction de la source d’énergie primaire à laquelle il est fait appel et ensuite présenter en quoi consiste la conduite de réseaux électriques de transport et de distribution. Plus simple ; pourrait-il nous suggérer des liens traitant de ces questions ?




            • Romain Desbois 14 septembre 2012 12:54

              la centralisation de la production électrique, en plus de polluer et détruire le paysage par les saignées des lignes à haute tension, gaspille jusqu’à 75% de la production (déperdition en ligne)

              Mais là personne trouve ça moche, une ligne à haute tension.


            • aberlainnard 14 septembre 2012 14:11

              à Romain Desbois

               "… lignes à haute tension, gaspille jusqu’à 75% de la production (déperdition en ligne)"

               Désolé, ceci est parfaitement faux.

               

               


            • Romain Desbois 14 septembre 2012 14:39

              Désolé je l’ai lu d’une communication d’EDF.

              seriez vous en train de dire qu’EDF est incompétente ?


            • joletaxi 14 septembre 2012 14:48

              grand optical fait des promos pour le moment, il y a aussi optic 2000


            • Romain Desbois 14 septembre 2012 15:06

              Ca c’est de l’argument joletaxi.


            • aberlainnard 15 septembre 2012 09:33

              à Romain Desbois

               

              "… lignes à haute tension, gaspille jusqu’à 75% de la production (déperdition en ligne)"

               

              Je maintiens.

              Désolé, ceci est parfaitement faux.

               

              Il s’agit très certainement d’une interprétation erronée de ce que vous avez lu.

               


            • Romain Desbois 15 septembre 2012 17:29

              Il semble que vous ayez raison, les pertes sont moindres :

              http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_%C3%A9lectrique


            • olivier cabanel olivier cabanel 15 septembre 2012 17:43

              aber

              pour 275 mtep d’énergie produite, la consommation est en réalité de 145 mtep
              elle est passée ou l’énergie, à votre avis.
              sinon, vous devriez lire ça.
              et aussi ça.
              (pour 12 milliards de tonnes d’énergie produite, seulement 8,4 milliards sont consommées)
              ne pas oublier non plus que plus la distance est longue entre la production et la consommation, plus la perte énergétique est importante.
              ni que l’eau chaude qui pourrait etre utilisée (celle du système de refroidissement) est balancée dans le fleuve.
              ni que ces lignes tht produisent un gaz toxique, l’ozone atmosphérique.
              d’ou l’intéret de consommer sur place l’énergie produite

            • Jr.Bupp Jr.Bupp 16 septembre 2012 00:03

              Cabanel l’escrolo censeur est donc là....

              Alors, vous êtes venu pour apprendre, « l’architecte » !!!,

              Prenez des notes, mais, de toute façon, vous ne les comprendrez pas !

              Retournez donc à vos articles de merde dont les liens que vous proposez sont dignes de Spirou ! Articles, où vous pouvez censurer, repliez. à votre guise !

              Mais il n’en demeurera pas moins que vous êtes un incompétent notoire à qui on met à disposition un outil d’information que vous ne méritez vraiment pas !

              Quel dommage de trouver des énergumènes de votre acabit sur ce site qui ne le mérite vraiment pas.

              Au plaisir de ne plus jamais vous lire !

               


            • Jr.Bupp Jr.Bupp 14 septembre 2012 12:27

              @ M. PELLEN

              Comme d’habitude, très bon article. Je suis cependant surpris qu’à l’heure de mon commentaire, vous ne soyez pas à 100% de satisfaction (63% de non et 37% de oui sur 8 votes) ????

              Cela étant, Il y a des bases que tous les Français devraient connaître. Par exemple, il me semble indispensable de savoir naviguer dans le juridictionnel sans pour autant avoir une formation de juriste… tout comme on peut savoir conduire sans être un pilote de formule 1.

               Avoir un savoir minimum en électrotechnique me semble vraiment indispensable au moins pour nos hommes politiques. Nos écoles devraient savoir faire cela !!!

              Imaginez un Borloo, un Cochet ou une NKM qui comprennent la loi d’Ohm, qui percute sur la formule des pertes en ligne ou mieux... Qu’ils aient la moindre idée sur les transits de charges générés par les incessantes variations du renouvelable. Ou alors, nec plus ultra, qu’ils comprennent comment fonctionne une régulation en PID ou plus simplement, qu’ils se posent la question de ce que l’on fait de l’energie potentielle résultant de la substitution des ENR ?

              Style : je la vends avec le risque que si le vent tombe, d’être obligé de la racheter sur le marché spot 4 fois plus cher... ou au contraire je la garde sous le coude au cas ou, et dans ce cas quelle sont les économies générées sur le combustible....

              OUAAARFFFF Comment voulez vous qu’un pisseur ou une pisseuse de note (nom donné aux énarques) soit capable de comprendre cela ???

              Mais quand même, la question qu’il faut se poser :

              N’y a-t-il pas chez RTE, chez EDF, des ingénieurs capables de vulgariser les problèmes générés par les ENR pour que la plus grande partie de ceux que cela intéresse, comprennent ! Et là, je rejoins bien sur « Jo du Taxi » dans sa demande.

              Voyez-vous M. Pellen, ce qui serait génial, c’est que vous formiez une sorte de collectif avec vos collègues et que vous conceviez un site internet sur lequel chacun pourrait venir chercher les informations techniques qu il a besoin selon son niveau de compréhension ou de compétence.

              Ce site pourrait s’auto-compléter par les internautes un peu dans l’esprit de Wikipédia. Bien sur, c’est du boulot… Sauf que le prix de l’électricité sera vraisemblablement multiplié par 3 ou 4 dans peu de temps, que l’on rempli la France d’éoliennes massacrant des paysages emblématiques et que l’on va pouvoir commencer à dénombrer les morts suite aux nombreux délestages qui vont intervenir dans peu de temps.

              Ce qui sous entends qu’il y a des vrais questions à poser à nos elus ! 

              Oui... mais lesquelles ?????

               

               


              • Romain Desbois 14 septembre 2012 12:58

                C’est vrai qu’on a vu les compétences des experts au Japon. Eux mêmes reconnaissaient qu’ils faisaient de l’empirisme en arrosant le réacteur avec de l’eau de mer, en affirmant eux mêmes ne pas savoir quelles réaction ça allait entrainer.

                Ce ne sont pas des madame Michu qui ont dit ça non ?

                Et vous voulez qu’on leur fasse confiance ?

                Nous ne sommes pas des cobayes !!!!!


              • dhbasse dhbasse 14 septembre 2012 14:29

                Yves Cochet : enseignant-chercheur en mathématiques
                Nathalie Kosciusko-Morizet : polytechnicienne (X-1992)

                les deux connaissent surement la loi d’ohm...

                faut pas toujours prendre les politique QUE pour des cons...

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