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Accueil du site > Actualités > Environnement > Les « anti réchauffistes » en naufrageurs de l’humanité

Les « anti réchauffistes » en naufrageurs de l’humanité

Les polémiques à propos du « réchauffement climatique » demeurent vives, on le constatera sur les plateaux de télévision comme sur Internet, elles opposent des personnes qui considèrent les rapports du GIEC et les travaux d’un grand nombre de scientifiques comme étant « le meilleur état de la science » à ce jour à des personnes qui refusent, à divers prétextes, les conclusions qu’ils présentent.

Ces rapports affirment que l’accroissement de l’effet de serre causé par notre consommation d’énergies fossiles provoquera un réchauffement global dangereux pour l’humanité et l’ensemble de la vie sur terre telle que nous la connaissons aujourd’hui : ils nous invitent donc à modifier nos sociétés et leurs méthodes de façon substantielle, profonde, afin de tenter de limiter à un strict minimum nos émissions de gaz à effet de serre.

Les opposants à ce point de vue peuvent être classés en deux catégories, celle où l’on trouve une négation formelle de ce réchauffement et celle où l’on reconnaît son existence mais où on l’attribue à diverses causes dans lesquelles les comportements humains ne sont pas impliqués.

Dans les deux cas ces opposants tenteront d’utiliser des données collectées et interprétées par des scientifiques spécialistes de leur discipline, personnes qui disposent des divers moyens et connaissances indispensables à des interprétations correctes, afin d’en déduire des conclusions différentes.

Ces opposants pourront dans certains cas être eux-mêmes des scientifiques, théoriquement correctement formés, mais qui dans un grand nombre de cas interviendront hors du champ de leur discipline d’origine.

Qu’il existe des controverses entre climatologues sur cette question du réchauffement est une bonne chose : ce sont le doute et la recherche constante de résultats plus fiables et plus probants qui feront avancer la science et notre connaissance des choses.

Mais que des non climatologues, et pire des non scientifiques, viennent critiquer avec en général un matériel restreint et des approches hâtives et puissent, éventuellement, tenir le premier rang de la scène et recueillir un large soutien populaire pourrait s’avérer finalement assez dangereux pour tous.

Pensez donc, nous avons même un courageux géologue intoxiqué par excès de mammouth quittant courageusement son monde souterrain pour venir expliquer le ciel aux ignorants que nous sommes... !

Il n’est aucunement question dans mon propos de songer à priver ces personnes de tribune ou de parole : je suis profondément favorable à toutes les libertés d’expression.

Mais face à toute expression libre que l’on juge erronée il faut savoir opposer une réponse susceptible de relever les erreurs et les corriger autant que possible.

Ma première critique à l’encontre des opposants à la théorie du réchauffement global par renforcement de l’effet de serre concernera la faiblesse de leur matériel scientifique et jusqu’au ridicule de leur argumentation, dans bien des cas, et si ces personnes détenaient, par le plus grand des hasards, les preuves que les travaux qui soutiennent cette théorie sont erronés il leur resterait à présenter une contre théorie correctement étayée et formulée.

Un tel travail serait probablement largement publié dans les meilleures revues scientifiques à comité de lecture mais j’avoue ne pas en avoir vu la trace dans « Nature » ou autres revues de haut niveau...

Je peux illustrer cette première critique en me basant sur la dernière « trouvaille » des « anti réchauffistes », en substance la déclaration faite récemment par M. Mojib Latif, éminent scientifique participant au GIEC rapportée notamment par le « Newscientist ».

« Latif predicted that in the next few years a natural cooling trend would dominate over warming caused by humans. The cooling would be down to cyclical changes to ocean currents and temperatures in the North Atlantic, a feature known as the North Atlantic Oscillation (NAO). »

En français : « Latif prévoit qu’une tendance naturelle au refroidissement devrait prendre le dessus sur le réchauffement causé par les humains dans les prochaines années. Ce refroidissement serait imputable au changement cyclique des courants et des températures dans l’Atlantique Nord, un phénomène connu sous le nom d’ Oscillation Atlantique Nord. ».

Faut-il en déduire que notre « bon vieux réchauffement » peut être mis aux oubliettes ?

Pas le moins du monde car M Latif ajoutait : « The oceans are key to decadal natural variability... » (les océans sont la clef des variabilités décennales naturelles), et il n’a jamais dit que ce réchauffement devenait de l’histoire ancienne, seulement que ses effets pourraient être pour un temps masqués par des phénomènes variables connus.

En image cela donne ceci, que n’importe quelle personne sachant plus ou moins lire un graphique sera capable de comprendre.

Représentation des interférences de deux courbes de fréquences différentes

J’ai tracé la courbe rouge, linéaire, qui représente une tendance globale (assimilable au réchauffement actuel).

J’ai appliqué à cette courbe des additions / soustractions qui m’ont permis d’obtenir la courbe verte et la courbe noire, aux périodicités et amplitudes différentes.

La courbe bleue est la moyenne de la verte et de la noire.

La courbe verte pourrait représenter l’ Oscillation Atlantique Nord, la noire étant par exemple une image de l’oscillation NiNo / Nina (ou inversement au choix de chacun, ceci étant sans importance dans cette démonstration), chacune de ces oscillations provoquant des variations de température.

On constate sur la courbe bleue que nous pourrions connaître une baisse temporaire des températures moyennes, du fait de la conjonction des effets des deux oscillations représentées, sans que cela remette en cause la tendance globale (rouge).

En conséquence les « anti réchauffistes » se trompent profondément en déduisant des propos de M Latif que le réchauffement global est remis en question ou n’est qu’une vieille histoire, et il n’est pas nécessaire d’avoir le certificat d’étude pour le comprendre !

Mais il y a pire que ces arguties du niveau de l’école primaire...

Ce que les « anti réchauffistes » prétendent apporter au débat, ce sont des preuves et ils vont parfois les chercher très loin, ou poussent très loin l’élucubration (à se demander si les mots « preuve » et « élucubration » n’ont pas le même sens à leurs oreilles)...

A en croire les accusations de certains on déduirait qu’il y a eu, dans les années 70 du siècle dernier, un complot échafaudé par Al Gore, Nicolas Hulot, Y Arthus Bertrand (pour la France et pas mal d’autre probablement si l’on fait le tour des pays du monde !) plus on ne sait combien d’étudiants rêvant de devenir climatologues afin d’initier la création du GIEC avec l’objectif très clair de drainer des capitaux publics et d’asseoir un confort personnel... la théorie du complot fonctionne à plein !

Ce que n’ont pas vu ces chercheurs d’aiguille dans un botte de foin c’est que la botte de foin est une chausse-trappe dans laquelle nous risquons fort de tomber tous ensemble, pour notre plus grand inconfort.

Le phénomène « effet de serre » existe, il est incontestable et conditionne les températures terrestres.

Son intensité dépend de divers facteurs, l’un d’entre eux est la présence de CO2, de méthane, d’oxyde d’azote et de bien d’autres gaz dans l’atmosphère, l’ensemble agissant avec plus ou moins d’efficacité selon la concentration, ou la teneur.

Le fait est avéré la concentration atmosphérique de ces gaz a augmenté et l’on peut en déduire que l’effet de serre s’en trouve accru, dès lors la température moyenne risque de s’accroître.

Les relevés de température moyenne montrent une élévation de la température en corrélation étroite avec cette augmentation en teneur.

Dans un état actuel des choses qui pourrait perdurer il nous est impossible de réaliser une étude expérimentale sur une autre planète afin d’obtenir une démonstration parfaitement incontestable que cette teneur a ou non un effet, lequel et dans quelles proportions.

Nous devons donc nous en tenir à ce qui représente « le meilleur état de la science à ce jour » et considérer que ces gaz à effet de serre pourraient ben être la source d’une élévation des températures moyennes plus ou moins grande, provoquant ce « réchauffement global » si contesté.

Il est probablement fort raisonnable de considérer que 2°C serait une valeur maximale au delà de laquelle nous, espèce vivante ayant besoin de ressources fournies par la planète ainsi que toutes les autres espèces vivantes répondant à ce critère, serions confrontés à des problèmes que, peut-être, nous aurions d’extrêmes difficultés à résoudre.

Quelle serait l’allure du monde, de nos agricultures, de nos sociétés avec une augmentation de 4°C, de 6°C ?

Pas celle que nous connaissons actuellement, et de nombreux équilibres étroitement sensibles au couple température / hygrométrie seraient profondément bouleversés ou détruits.

Ces même équilibres aujourd’hui garants des ressources qui nous sont indispensables.

Ce que la raison nous dit en fait est que nous avons le choix de tenter de nous mettre (nous, nos descendants) à l’écart de dangers graves ou bien de décider de continuer nos vies en acceptant d’être confrontés... à la mort pour un certain nombre d’entre nous, bien plus tôt que nous ne le souhaiterions.

Albatros mort d'avoir avalé nos déchets


Albatros à l’estomac débordant de plastique, photo de Chris Jordan

Car il ne faut pas mésestimer les diverses sortes de dangers qui apparaîtraient si des effets climatiques, évitables mais non évités, bouleversaient nos sociétés : conflits armés de toutes natures (les humains ont démontré qu’ils savaient se battre pour moins que cela), terrorisme, rupture d’approvisionnements, chaos sanitaire, énergétique, incertitudes sur les disponibilités en eau...

Le pari que nous pouvons faire sur l’aspect « réchauffement climatique » en agissant ou non sur nos émissions de gaz à effet de serre est lourd de conséquences mais un autre effet, pourtant d’une importance capitale, de l’augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 est systématiquement absent de ce débat.

Ma seconde critique portera sur le manque de clairvoyance de ces « anti réchauffistes » qui ne tiennent compte que de l’un des effets du CO2 sur l’environnement, comme si leur obsession du réchauffement les rendait aveugles à toute autre conséquence possible.

Le CO2 atmosphérique est en partie capté par les plantes mais aussi par les eaux : les océans absorbent une fraction importante de cet oxyde de carbone et leur pH, autrement dit leur acidité, dépend directement de la concentration atmosphérique.

Les océans s’acidifient (Projet Epoca), de façon plus intense aux hautes latitudes car les eaux froides absorbent mieux le CO2, et cette acidification se répercute très directement sur la vie océanique au travers de la capacité d’une eau plus acide à dissoudre les parties carbonatées des organismes vivants : coquilles, exosquelettes, coraux...

En d’autres termes un grand nombre d’espèces sont menacées de disparition du fait de cette acidification et ces espèces sont une des bases de la productivité des océans, la première brique de la chaîne alimentaire.

10% de l’océan Arctique sera corrosif pour la vie marine avant dix ans

On constatera sur certaines cartes la variation de pH océanique entre 1700 et 1990

Nous devons donc être bien conscients du fait que ne pas réduire nos émissions de C02 et les laisser augmenter (voir les prévisions de consommation énergétiques mondiales, à la hausse pour toutes les sources d’énergies, dont les ressources fossiles) revient à stériliser des océans déjà très gravement malmenés par la sur pêche et une grande variété de pollutions.

Nous allons donc droit vers des océans dépourvus de vie, essentiellement peuplés de déchets de toutes sortes et peut-être de méduses.

En fin de compte les contempteur de l’effet de serre ou de son origine anthropique sont en retard d’un constat et agissent comme de potentiels naufrageurs de l’humanité (ils le seraient s’ils faisaient largement école) car la mort océanique pourrait signer celle, à plus ou moins long terme, de l’humanité.

Pour finir demandons-nous ce qui pousse les "anti réchauffistes" à réfuter à tout prix ce réchauffement global.

"L’enquête du Pew Institute montre que les personnes de plus de 65 ans sont beaucoup plus susceptibles que le reste de la population de nier qu’il existe des preuves solides que la terre se réchauffe, que ceci est causé par l’homme ou qu’il s’agisse d’un problème grave." (Changement climatique et armure psychologique).

Les "anti réchauffistes" seraient-ils, quel que soit leur âge, "des vieux" ?
 

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135 réactions à cet article    


  • jcm jcm 6 novembre 2009 12:37

    @ Actias :

    « Le réchauffement n’est plus une variable, c’est une donnée et il va falloir faire avec » : entièrement d’accord mais il faudra également faire avec l’acidification des océans.

    Sur l’aspect « campagne marketing » je ne vois pas trop ce que vous voulez dire.

    Puisque nous ne sommes plus en économie planifiée depuis quelques temps déjà c’est une bonne choses que « les forces du marché » s’emparent de cette question du réchauffement, car nous aurons besoin de toutes les forces en présence pour le contrer.

    Mais lutter contre les « greenwashings » de toutes sortes est aussi une nécessité.

    L’urgence est autant dans ce que vous citez que dans la diminution de nos émissions de C02 et autres GES.


  • jcm jcm 6 novembre 2009 13:35

    @ Actias :

    « à moins de réduire considérablement les volumes de l’économie il n’y a pas de solution. »

    Vous avez peut-être lu le rapport « Les transports face aux défis de l’énergie et du climat » publié par Global Chance, c’est en quelque sorte le type de piste proposée en fin de section 4 (Changer de paradigme) dans un "Plaidoyer pour la relocalisation".


  • l ecolo 6 novembre 2009 18:49

    à Actias qui a écrit :
    « si on :
    [se prive de tout]
    On vivra tout aussi bien  »

    J’ai vécu dans des pays (Afrique, Urss) ou les gens vivent comme vous dites.

    Ils vivent très mal et ils n’aiment pas ça du tout – heureusement, vivre dans ces conditions donne une espérance de vie très très courte, ce qui fait qu’ils souffrent moins longtemps.

    Tout de même, il faut dire que certains, peu nombreux, ont la chance, ou l’art de la débrouille, de vivre comme nous. Curieusement, ce sont, le plus souvent, des politiciens ou des gens proches du pouvoir.

    Les autres, eh bien, ils essayent de venir chez nous...


  • Croa Croa 6 novembre 2009 23:26

    « Le réchauffement climatique c’est surtout une plateforme anxiogène d’une campagne marketing a l’échelle mondiale. »

    Que le commerce récupère tout, même les mauvaises nouvelles, n’est pas étonant ! Celà ne doit pas nous empêcher de prendre aussi pleinement conscience des dangers et d’exiger des mesures politiques d’exeption !


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 novembre 2009 02:50

    Toute solution au problème - en supposant que le problème soit là - qui repose sur une restriction de la consommation est farfelue, car l’augmentation démographique ramènera la courbe à sa position avant restriction... puis la dépassera. 



     Pierre JC Allard



  • l ecolo 8 novembre 2009 10:01

    à Actias, qui a dit : « si vous rajoutez malhonnetement [de tout] alors votre critique deviend recevable. Malheureusement la base reste malhonnete. »

    Pourquoi m’injurier ? Vous êtes si totalement dépourvu d’arguments ? Vous ne savez vraiment plus quoi dire ?

    Ça ne m’étonne pas.

    Seulement, votre proposition reste quand même des restrictions inacceptables pour des peuples civilisés. Si on se prive de tous les plaisirs de la vie, si chacun reste confiné dans son village comme au Moyen Âge, cela permet, en effet, de réaliser quelques économies d’énergies. Mais à quel prix ? Au prix de la vie.

    C’est trop cher pour moi – et pour vous aussi.


  • taktak 6 novembre 2009 11:30

    Aie Aie Aie... défendu par de tels propos, les théories du GIEC ont vraiment du souci à ce faire.

    1°) il n’est nul besoin en science de proposer une explication alternative pour réfuter une théorie. Dex expériences (mesures notamment) relativement simple de point caractéristique peuvent suffire à critiquer, voir réfuter une théorie.

    2°) interdire la critique scientifique sous pretexte de ne pas faire partie d’une autorité est pour le moins totalement anti scientifique, et totalitaire. D’où qu’elle vienne (géologue, botaniste, physicien, ...) la critique de la théorie du RC est recevable du moment qu’elle repose sur des arguments scientifiques.

    3°) Le fait d’apartenir à une autorité désigné par des pouvoirs politique, comme le GIEC, de même que le fait d’être soutenu par une majorité de la communauté scientifique, ne permet pas de valider une théorie scientifique.

    Bref, la théorie du RC anthropique pour convaincre doit donner des explications, des contre arguments et se battre sur le terrain scientifique.

    En répondant de la manière dont vous le faite, vous vous placez sur un terrain politique, tel le vatican refusant que la terre est ronde et clamant qu’elle est le centre du système solaire. Vous transformez la controverse scientifique en une controverse politique, alimentant par la même une théorie du complot, qui a déjà largement de quoi se nourrir vu l’orientation des politiques qui prenne leur justifications dans le RC, tout en poursuivant certainement d’autre but (la nouvelle bulle des technologie verte, barrière face aux pays en voie de dvlpt etc...)


    • jcm jcm 6 novembre 2009 12:47

      @taktak :

      « il n’est nul besoin en science de proposer une explication alternative pour réfuter une théorie. »

      Il est au minimum indispensable de présenter des preuves (quelle que soit leur forme) que la théorie visée est invalide, et si ces preuves existaient croyez bien qu’elle auraient été publiées dans des revues à comité de lecture (validées par des scientifiques des disciplines concernées).

      Ce n’a pas été le cas en ce qui concerne le réchauffement.

      « ...interdire la critique scientifique... » : vous m’avez très mal lu, j’ai au contraire écrit « ...je suis profondément favorable à toutes les libertés d’expression... ».

      « Vous transformez la controverse scientifique en une controverse politique... » : je ne le vois pas ainsi, j’apporte des arguments d’ordre logique et scientifique (relisez !) et regrette que les « anti réchauffistes » soient assez... borgnes, ce qui n’est déjà pas mal !


    • taktak 6 novembre 2009 16:53

      des contres arguments scientifiques, il en existe à la pelle.
      Allez voir sur ce site : http://www.pensee-unique.fr/ par exemple, il existe des critiques, notamment sur les courbes d’évolution des températures (la fameuse crosse de hockey, sur le fait que les hausses de taux de CO2 sont postérieures aux hausses de température, sur le choix des points d’observation des concentrations de CO2/mesure des températures, etc etc....)
      bref, il existe bel et bien des doutes sur le rechaufffement climatique, et sur son caractère anthropique. Doutes qui doivent nous faire parler de risque de réchauffement. CE qui est d’ailleurs largement suffisant pour nous faire agir.

      Sans compter que les « prévisions » de réchauffement sont le fait de modèles qui sont tout sauf fiables (on est incapable de prévoir avec fiabilité si les T° de la saison à venir seront ou non supérieures daux normales alors à 100 ans....)

      Je vous ai très bien lu et le sens de votre propos est bien de dire que toutes contestations des thèses du GIEC et des Cohn bendit Hulo & co relèvent de la théorie du complot.

      Par ailleurs, au fond qu’il y ai controverse scientifique sur le RC est très positifs car ca fait avancer la science. Vouloir étouffer la controverse sous des pretextes politiques (sinon, les gens ne voudront pas de nos mesure écolos....) est donc contre productifs.

      Il existe suffisament de raisons (vous parlez par exemple de l’accidification des océans..) pour que l’on se précocupe de l’environnement dans sa globalité (et non des seules GES).


    • jcm jcm 6 novembre 2009 18:39

      @ taktak :

      "Je vous ai très bien lu et le sens de votre propos est bien de dire que toutes contestations des thèses du GIEC et des Cohn bendit Hulo & co relèvent de la théorie du complot.« 

      J’ai très exactement écrit : »Mais que des non climatologues, et pire des non scientifiques, viennent critiquer avec en général un matériel restreint et des approches hâtives... Ce que les « anti réchauffistes » prétendent apporter au débat, ce sont des preuves et ils vont parfois les chercher très loin... A en croire les accusations de certains...« .

      Ce qui signifie que certaines critiques sont recevables pour autant qu’elles seront basées sur un matériel crédible, tant du point de vue de la qualité des données que de celle de leur interprétation, ce qui exclut d’aller »chercher trop loin« (c’est à dire des arguments hors du champ scientifique) et que les accusations ne sont pas d’actualité.

      Ce que j’entends ici par »accusations« concerne des allégations de cupidité, de stratégies de complot et plus généralement d’intentions plus ou moins malfaisantes de la part des participants au GIEC ou de ceux qui les soutiennent, ce qui est malheureusement assez courant et sent la théorie du »tous pourris« .

       »Sans compter que les « prévisions » de réchauffement sont le fait de modèles qui sont tout sauf fiables (on est incapable de prévoir avec fiabilité si les T° de la saison à venir seront ou non supérieures daux normales alors à 100 ans....)«   : là vous confondez météorologie et climatologie...

       »Il existe suffisament de raisons (vous parlez par exemple de l’accidification des océans..) pour que l’on se précocupe de l’environnement dans sa globalité (et non des seules GES)." : entièrement d’accord !


    • jps jps 6 novembre 2009 11:38

      @ auteur
      Vous pensiez à vous en écrivant : Mais que des non climatologues, et pire des non scientifiques, viennent critiquer avec en général un matériel restreint et des approches hâtives [...] pourrait s’avérer finalement assez dangereux pour tous. ?

      j’avais cru comprendre que certains ne réfutaient pas ce réchauffement global ni qu’une des raisons était la production de CO2 mais que cependant ce n’était peut être pas la raison principale, que ceci résultait d’un cycle climatique naturelle.

      Ceci étant toutes les considérations sont intéressantes


      • gnaume 6 novembre 2009 11:53

        Je vous invite tous à visionner cette conférence (50min) très intéressante !

        http://www.js.univ-nantes.fr/14918022/0/fiche___pagelibre/&RH=1246367987292

        On ne peut pas dire que ce soit « n’importe qui » en tout cas.

        En tout cas on ne peut pas nier que le RC apporte un argument marketing béton en ces temps de crise économique...
        Par contre je n’aurai pas d’aide « verte » de l’état si je change ma 205 contre une prius d’occase, étrange non ?


        • gnaume 6 novembre 2009 13:11

          On pourrait aussi se demander pourquoi nous n’avons pas de chiffre sur l’impact environnemental (GES, CO2, pollution...etc) de la production d’une voiture neuve (électrique, essence diesel, moteur à réaction peu importe) pour voir le nombre de km qu’il faut parcourir avec avant de « rentabiliser » le remplacement de la 205...

          Les voitures neuves consomment x % de moins ? cool ! Je cours changer de voiture ! Où est le gest écologique la dedans ? L’écologie, HELAS, est utilisée comme nouveau prétexte pour vendre et pas pour freiner cette société de (sur)consommation.


        • jcm jcm 6 novembre 2009 13:49

          @ Gnaume :

          Je me doutais bien qu’une référence à Courtillot surgirait tôt ou tard dans les commentaires.

          Mais aussi longtemps que les théories de ce monsieur n’auront pas été soumises à l’évaluation par des pairs et publiées (dans au moins une revue à comité de lecture) afin d’alimenter une controverse scientifique, qui dans ce cas ne manquerait pas de naître, au niveau mondial elles n’auront pas plus de valeur que si je prétendais démontrer dans mon coin l’invalidité de la théorie de la relativité, c’est à dire rien.


        • gnaume 6 novembre 2009 14:00

          Je ne me souviens plus trop de la video que j’ai vu il y a quelques temps mais Courtillot ne prétendait pas être seul ! Il parle aussi de publications me semble-t-il. Avez-vous vu la conférence ?

          Il y a aussi de nombreux scienfitiques qui ont été associés au GIEC sans leur consentement et qui ont demandé que leur nom n’apparaisse plus. voir « la grande arnaque du réchauffement climatique ».

          Ce n’est pas l’absence de publication qui prouve le mensonge... et vice versa !


        • jcm jcm 6 novembre 2009 14:16

          @ Gnaume :

          « Ce n’est pas l’absence de publication qui prouve le mensonge... »

          Non en effet mais l’existence d’une publication prouve que d’autres scientifiques mondialement reconnus dans la discipline ont estimé que la théorie proposée était digne d’être examinée par tous les autres scientifiques de la discipline.

          C’est ainsi que « se fait la science » depuis longtemps déjà : pour être qualifiée à juste titre de « scientifique » une proposition doit être reconnue comme telle par d’autres scientifiques de valeur.

          Lorsqu’elle l’est, elle est considérée comme « vraie » aussi longtemps qu’il n’est pas démontré qu’elle est « fausse ».



        • gnaume 6 novembre 2009 14:26

          Vous devriez regardez la vidéo au lieu de faire des amalgames. Courtillot est loin des considérations vrai/faux blanc/noir oui/non... Il dénonce notamment les amalgames, raccourcis, imprécisions, omissions du rapport du GIEC afin qu’on se pose les bonnes questions.

          D’ailleurs rien que dans le titre, l’article annonce la couleur ! Pour il faudrait forcément catégoriser les gens et créer des amalgames ?

          Bientôt vous allez me dire que Courtillot est un (rayez les mentions inutiles) :
          - anti réchauffiste
          - soucoupiste
          - conspirationniste
          - négationniste
          - truffier
          - alter mondialiste
          - antinuc
          - scientologue
          - catholique
          - alcoolique
          - sportif

          Tout est bon pour décridibiliser quelqu’un aujourd’hui (ça ferait l’objet d’un article).


        • herve33 6 novembre 2009 16:23

          @gnaume

          Effectivement , cette conférence est loin d’etre « n’importe quoi » et ce Monsieur Courtillot avance des thèses très interessantes , quoiqu’il en soit , Mr Courtillot ne dit pas qu’il ne faut pas prendre de mesures contre le Réchauffement climatique , bien au contraire , mais que les études scientifiques sont lesquelles se basent le GIEC sont un peu légères , et qu’il existe peut-etre des problèmes plus immédiats comme l’eau et les déchets

          Le débat qui suit la conférence est tout aussi interessante ( visible ici ) , et de toute manière , réchauffement climatique ou pas , on a tout intérêt , pour le bien etre de l’humanité à prendre des mesures drastiques contre la pollution en général .

          Contrairement à ce qu’on pourrait croire les scientifiques climat sceptiques font avancer la science , ils permettent de pointer du doigt des incohérences , et des insuffisances de certaines affirmations scientifiques , encore faut-il etre un véritable scientifique , ce qu’on peut douter de la part de Claude Allègre


        • gnaume 6 novembre 2009 16:45

          Je suis tout à fait d’accord ! Il va effectivement falloir prendre des mesures drastiques. Par contre dans le discours « officiel » on a l’impression que écologie = arrêter le dégagement de CO2. Par contre on continue de bouffer les ressources de la planète en produisant toujours plus de voiture « vertes ». C’est un peu comme les bio-carburants qui affament une partie du monde. Les politiques ont vraiment une vue simpliste des choses.

          Pour la comm’ on fait vendre la taxe carbone par un socialo ça passe mieux, la droite ne crée pas de taxe, non mais !


        • Croa Croa 6 novembre 2009 23:35

          « si je change ma 205 contre une prius d’occase, »

          Le fait que tu sois un pigeon potentiel justifie cette absence d’aide !


        • Axel de Saint Mauxe Nico 7 novembre 2009 00:34

          Claude Allègre est un scientifique !

          La science a toujours accepté la controverse, mais je vois hélas que ce mal qui ronge notre société atteint les plus hautes sphères intellectuelles...

          Apparemment, il vaut mieux écouter les grands scientifiques que sont Yann Arthus-Bertrand et Nicolas Hulot, plutôt que Claude Allègre (ou alors il ne faut pas le dire).


        • Croa Croa 7 novembre 2009 09:58

          « , il vaut mieux écouter les grands scientifiques que sont Yann Arthus-Bertrand et Nicolas Hulot, »

          Ce ne sont pas des scientifiques mais des documentaristes. Ce métier est complémentaire à l’autre car si les scientifiques savent communiquer entre eux et avec les professions adjacentes, documentalistes , enseignants, etc... Ils ne savent pas faire avec le grand public ! Là, inteviennent les journalistes et les documentaristes (producteurs de films documentaires.) Ces gens doivent avoir une éthique dans le choix de leur sources tout comme le scientifique a une éthique consistant à vérifier ses hypothèses.

          Donc, ce que disent les documentaristes peut avoir même valeur que ce que disent les scientifiques. 
          Par contre du coté des politiques, la méfiance est de rigueur !


        • herve33 7 novembre 2009 11:01

          @nico

          Claude Allègre est un scientifique !

          La carrière véritablement scientifique de ce monsieur s’arrête au années 1986 , ensuite , c’est plutôt une carrière économique puis politique .

          Claude Allègre est un personnage publique et politique , mais cela ne l’empêche de dire des conneries  : confondre l’imprévisibilité de la météorologie avec la détermination de l’évolution du climat , et cela n’est qu’un exemple .

          Mediapart a publié un excellent article sur les bourdes de ce Monsieur , c’est assez édifiant pour quelqu’un qui est soit-disant un scientifique .


        • jcm jcm 7 novembre 2009 11:21

          @ Hervé33 :

          Merci pour ce lien, effectivement de grands noms de la science donnent leur opinion sur Allègre : c’est aussi bien dit que... radical !

          Ce monsieur n’est vraiment pas fiable !


        • xavdr 14 novembre 2009 15:36

          Les travaux de COURTILLOT, géophysicien membre de l’académie des sciences, et de son équipe, sont tout à fait remarquables.

          Entre autre choses il a mené des audits sur les fondements des doctrines réchauffistes, qui ont abouti à l’observation que ces fondements étaient faux, et que les articles publis dans les revues scientifiques étaient en réalité non audités, et même non-auditables puisque leurs auteurs scientifiques se refusent à communiquer leurs données. 

          COUTILLOT soulève à la suite de la multitude des scientifiques non-réchauffistes dont les médias ne vous parlent jamais, une évidence : hélas aujoud’hui la science prétenduement relues par les pairs (« peer-reviewed ») est dévoyée. Les relectures par les pairs sont devenus un simple cache sexe totalement indécent.

          Au fondement de la méthode scientifique se trouve un principe fondamental : la vérificabilité. Toute assertion scientifique doit être vérifiable, c’est à dire reproductible dans des conditions comparables. Un théorème doit pourvoir être démontrable et redémontré, une expérience de physique observable et réobservée, etc. La méthode de la relecture par les pairs était à l’origine destinée à garantir la vérification. Or aujourd’hui la complexité des méthodologies mises en place et l’ahurissante multiplication des publications scientifiques (dont les 90% pourraient tout ausi bien être mises à la poubelle) font que les relectures se contentent de garantir la plausibilité des assertions, et non leur exactitude.

          Ce phénomène est devenu gravissime dans les sciences du climat, puisqu’on demande aux responsables politiques de se soumettre au diktat d’une sélection biaisée de travaux « scientifiques » « revus par leurs pairs » menés par des « scientifiques » qui sont souvent dans le même temps des militants écologistes extrémistes ayant choisi un domaine de la science par messianime misantropique, et on oubie de dire que la relecture n’est plus une relecture d’exactitude mais une simple relecture de plausibilité, les méthodologie incomplètement décrites, les données sources cachées et non vérifiables, et l’ensemble jamais audité, jamais vérifié, jamais reproduit.

          Le résultat est à la hauteur : des articles « scientifiques » bidons voire bidonnés, des ayatolahs de l’écologie dotés de milliards d’euros pour nuire à la société humaine, des modèles faux qui ne prévoient rien de façon fiable, des assertions en mondiovision reposant sur des courbes gravement fausses, non auditées et pour ainsi dire non auditables puisque leurs auteurs « désintéressés » refusent de dévoiler leurs données et leurs modèles.


        • dup 6 novembre 2009 12:54

          le GIEC , un ramassi d’idéologues mysanthropes . Arretez ces conneries , à part des nouvelles taxes pour les copains que croyez vous qu’il arriva ?

          http://www.dailymotion.com/video/x33184_marcel-leroux-climatologue-non-peop_tech


          • QuidNovi QuidNovi 6 novembre 2009 13:51

            "Mais que des non climatologues, et pire des non scientifiques, viennent critiquer avec en général un matériel restreint et des approches hâtives ... pourrait s’avérer finalement assez dangereux pour tous."
            Et vous même, êtes-vous vraiment un non journaliste ou bien un porte-parole des mensonges officiels.
            Vous voulez la parole d’un vrai scientifique, en voici un :
            http://www.pensee-unique.fr/


            • jcm jcm 6 novembre 2009 14:00

              @ QuidNovi :

              Aussi longtemps que les théories de ce monsieur n’auront pas été soumises à l’évaluation par des pairs et publiées (dans au moins une revue à comité de lecture) afin d’alimenter une controverse scientifique, qui dans ce cas ne manquerait pas de naître, au niveau mondial elles n’auront pas plus de valeur que si je prétendais démontrer dans mon coin l’invalidité de la théorie de la relativité.

              Ce que propose ce site n’est donc qu’un avis personnel sans aucune valeur scientifique reconnue, donc sans valeur scientifique tout court !


            • QuidNovi QuidNovi 6 novembre 2009 14:14

              Il n’est pas le seul, ils sont de plus en plus nombreux à remettre en cause les absurdités scientifiques émanant du GIEC.
              Bizarre, vous vous dites non scientifique mais vous distribuez les bons et les mauvais point à des scientifiques selon que leurs résultats sont concordants ou non avec vos préjugés.
              D’autres part, il est reconnu aujourd’hui que tout ce qu’a sorti Al Gore en 2006 étaient un tissu de mensonges destinés à effrayer et à culpabiliser les petites gens.


            • jcm jcm 6 novembre 2009 14:20

              @ QuidNovi :

              "...selon que leurs résultats sont concordants ou non avec vos préjugés."

              Vous avez mal lu ou mal compris : je me réfère uniquement à ce qui peut être considéré comme de la science, et qui est donc validé par des scientifique au sein des filières de validation universellement reconnues.


            • gnaume 6 novembre 2009 14:28

              Quand bien même toutes ces « validations universellement reconnues » seraient financées par les mêmes lobbies ?

              Ca ne prouve pas que ce soit faux, soyons clair, mais peut amener à se poser des questions.


            • QuidNovi QuidNovi 6 novembre 2009 14:33

              Ne faites pas le naif, vous savez fort bien que le milieu de la recherche est d’une inertie sans limite. Si un scientifique veut faire des recherches sur un phénoméne qui risque de désavouer la doxa officielle, il voit ses crédits supprimés l’année suivante.
              Si vous attendez que les résultats d’un scientifique soient reconnus par ses pairs pour être admis, vous pouvez attendre longtemps, nous vivrions même encore probablement au moye age et penserions que la terre est plate.
              Cela n’est pas seulement vrai dans le domaine du réchauffement climatique mais dans bien d’autres domaines scientifiques (médecine douce, énergie libre...).
              Les blocages sont à tous les niveaux, politiques, scientifiques et journalistique. Tout ce petit monde veut que rien ne bouge afin de conserver leurs petits avantages.


            • jcm jcm 6 novembre 2009 14:57

              @ Gnaume et QuidNovi :

              A propos des lobbies, vous n’êtes pas sans savoir que de fort puissants lobbies largement financés par des compagnies pétrolières ont fait tout leur possible pour discréditer le GIEC et balayer ses théories.

              Ils ont payé des groupes de véritables scientifiques, des laboratoires, pour y parvenir et n’ont pas réussi.

              Cela parce-que certains circuits sont incontournables pour qu’une proposition soit ou non reconnue comme scientifique : ils n’ont pu les contourner.

              Grâce à ces circuits et à cette procédure de validation, le jour où il faudra vous soigner vous devrez bénéficier du maximum de chances de recevoir des soins aussi adaptés que possible à votre pathologie et non quelque poudre de perlimpinpin...

              Mais qu’il puisse exister des imperfections dans ce système ne doit pas surprendre : connaissez-vous qui que ce soit d’humain qui serait parfait ?


            • gnaume 6 novembre 2009 15:07

              J’en ai jamais entendu parler, mais il ne faut pas s’inquiéter, une fois que le greenwashing ne marchera plus d’un seul coup « tout le monde » sera convaincu que le CO2 n’est pas important.

              Avec les lobbies c’est chacun son tours !


            • chria chria 6 novembre 2009 15:15

              @jcm
              Autant aucun article de démontre la théorie du CC, autant aucun ne le contredit. Il faut vous mettre dans la tête que le sujet est tellement vaste et complexe que votre système de jugement est complétement erroné. D’ailleurs, quand un article vient mettre du plomb dans l’aile de la théorie (ça existe, y’en a plein), hop, comme par magie, personne n’en parle. Sauf sur le site de Jean Martin. Le problème n’est donc pas de savoir qui a raison ou qui a tort. La science climatique est encore jeune.


            • Croa Croa 6 novembre 2009 23:40

              « Vous avez mal lu ou mal compris »

              N’insiste pas JCM,

               smiley il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ! smiley


            • jcm jcm 6 novembre 2009 23:48

              Merci du conseil, Croa, mais je tente de ne désespérer de personne...


            • joletaxi 6 novembre 2009 15:07

              @ à l’auteur


              je vous avoue que je n’ai même pas lu votre galimatias de redites et autres « études » dont la plupart sont reprises dans la grande presse.Je note dans les commentaires que vous n’acceptez pas de considérer les arguments de Courtillot.Ce ne serait pas,selon vous un scientifique autorisé à se préoccuper du climat,et ses publications ne sont pas peerrewied.
              Je vous signale à tout hasard, qu’une part importante de la recherche climatique concerne la paléoclimatologie,domaine dans lequel Mr.Courtillot a peut-être bien une expertise ?

              -concernant le peerrewied:le GIEC a dans ses 4 premières publications repris abondamment une courbe de T° de ces 2.000 dernières années, qui montrait une t* monotonique, qui brusquement,à partir de l’ère industrielle se mettait à grimper de façon dramatique avec l’augmentation du taux de CO2.Cette courbe,la crosse de hockey, et ses appendices ont eu l’aval de 3.500 scientifiques patentés par le GIEC climatologues incontestables,(alors que tout au plus une cinquantaine de ceux-ci peuvent se prévaloir de cette qualité.)
              Quatre rapports successifs ont pris argument de cette courbe.Finalement, après une bataille épique(belle mentalité scientifique) cette courbe s’est révélée fausse, et même, on peut suspecter qu’elle aie été « fabriquée » intentionnellement !
              Plus près de nous, les chronologies connues sous le nom de Yamal de l’équipe de Briffa(peerrewied) ont été infirmées,invalidant au passage les nombreux travaux(peerewied) qui en découlent.
              Alors votre sciences peerrewied a je crois quelques soucis non ?
              -Autre chose, toujours dans le domaine de votre sciences à 6 milliards $,qui publie des courbes de t* contemporaines,estampillées GIEC,et qui refuse l’accès a ses bases de données,empêchant du coup tout travail de contrôle des méthodes d’ajustement appliqués.Curieusement, et cela coûte tout de même 6 milliards $ par an, le Hadleycenter a « égaré » les historiques des relevés météo,ce qui fait que plus personne n’est capable de dire ce qu’a été, et est encore aujourd’hui,la physionomie de l’évolution des t* de ces 150 dernières années.
              -et ce n’est pas mieux au GISS américain, dont suivant un audit effectué par Anthony Watts,85 % des stations US ne sont pas conformes aux spécifications et enregistrent un biais positif pouvant aller jusqu’à 2 °Il a même montré qu’une station qui avait gardé les mêmes méthodes et le même environnement depuis 150 ans, figurait dans la base du GISS avec des valeurs complètement « trafiquées »
              -la plupart des « climatologues »(ce qualificatif finira par être aussi d« plaisant qu’architecte à Bruxelles),estime que le meilleur indice pour mesurer le réchauffement est de prendre en compte la valeur thermique des océans.Pas de chance ,les océans ne se réchauffent plus,la tendance se serait même inversée.Tolle chez les réchauffistes,mais malgré tous leurs efforts pour »corriger« ce qui ne peut être qu’une erreur de mesure,les chiffres sont là
              et les exemples d’assertions abondamment reprises dans la presse, de travaux »peerrewied" dans de nombreux domaines qui se révèlent faux,, ou tout simplement trafiqués pour la circonstance sont innombrables.
              Alors avant de nous concocter des règles contraignantes,de transférer dans des conditions laissées dans le vague, sous la houlette de l’ONU dont l’incapacité bureaucratique et les dérives de corruption ont fait les beaux jours de la presse à scandale,des sommes gigantesques vers des pays aux régimes on ne peut plus critiquables, ne pensez-vous pas qu’il est venu le moment d’un vrai débat,même avec ces milliers de scientifiques, dont de très eminents climatologues qui ont claqué la porte du GIEC,mais qui n’ayant pas l’imprimature de votre nouvelle religion, n’ont pas ,pour le moment accès aux médias ?
              Un petit lien amusant :
              pas à dire, nos t* sont tout à fait exceptionnelles.

              • chria chria 6 novembre 2009 15:08

                Jcm en sauveur de l’humanité...

                Tant d’incertitudes pour arriver à tant de certitudes, c’est bien de l’idéologie de jeune....
                Enfin bon votre remarque sur les vieux, c’est une belle provocation, mais je pourrais vous retourner la critique puisque les jeunes ont été très sensibilisés (voir même éduqués, ) au fait que le CO2 engendre les pires maux, via la propagande et la « pensée unique »...
                Dans tous les cas, éviter de séparer les gens en groupe en fonction d’un paramètre simpliste, et n’oubliez pas l’humilité dont il faut faire preuve face à la complexité du monde.

                Sinon vous parlez d’anti-réchauffistes, terme évidemment inapproprié, puisque la majorité des sceptiques ne nient pas que les températures se sont réchauffés, mais ils doutent sur le fait que les GES aient réellement autant participer à cette petite montée des températures que nous le dit le Giec. Ils doutent des fondements même de la théorie du changement climatique, parce qu’il existe plein de points essentiels scientifiques qui n’ont pas encore été résolu, et que les choses sont sûrement beaucoup plus complexes qu’on ne le pense. Le mouvement sceptique n’est pas arrivé parce que des gros cons veulent toujours continuer à utiliser de gros 4x4. Il vient des scientifiques qui ont trouvé, à juste titre, des erreurs, des trous, des manipulations (voir Mann), mais aussi des catastrophistes qui se sont remplis les poches ont jouant sur la peur alors qu’on ne comprend toujours pas bien le pourquoi du comment.
                En gros, l’augmentation des températures existe, ce sont des observations, l’impact de ce changement se voit aussi sur de multiples systèmes naturels (cela n’étant pas forcément catastrophique en soi, car il existe des moyens d’adaptation, et bien souvent les impacts sont souvent totalement exagérés et mal interprétés), (et d’ailleurs, si c’est la nature qui elle seule induirait ces changements, parleriez-vous encore de catastrophe, ou de destinée ?), mais la relation entre le CO2 et ce réchauffement, ce n’est qu’une hypothèse.
                Serge Planton, modélisateur à Météo-France, membre du Giec, le dit très bien dans ces présentations : l’ incertitude est le maître mot, qui existe à la fois dans les scénarios du Giec, dans la modélisation du climat, et dans les connaissances sur les variabilités naturelle. C’est d’ailleurs ce que veux exprimer Latif. Les catastrophes annoncés ne sont pas pour tout de suite, et cela fout votre raisonnement à l’eau, car il est basé sur un réchauffement catastrophique.
                Mais le problème c’est qu’il avoue implicitement que les modèles qui servent à prédire le climat sont encore très mauvais. Votre analyse est donc là encore très réductrice et fait croire que les sceptiques ne comprennent rien à la variabilité naturelle. C’est évidemment le contraire.

                Aujourd’hui le CC est incriminé dans presque tous les problèmes environnementaux alors qu’il ne fait que s’ajouter à une tendance naturelle déjà en place et parfois souvent causée par les aménagements humains. Ce qui horripile les scientifiques ou les auto-didactes sceptiques, c’est cette manière de jongler avec les genres, de récupérer un sujet complexe et de le simplifier pour qu’il colle avec les intérêts de machin ou bidule.
                Je remarque aussi que votre technique habituelle consiste à vous échapper des doutes qui existent et qui vous rongent dans la relation CO2-température en prenant d’autres conséquences de l’augmentation des concentrations, que personne ne doute non plus. En gros « de toute façon, que la théorie soit juste ou non, on s’en fout, parce que diminuer les émissions cela ne pourra être que bénéfique. » En science, ce raisonnement est tout simplement fallacieux. Mais l’honnêteté intellectuel est en ce moment sacrifiée sur l’autel de l’urgence et du principe de précaution.
                Vous vous trompez aussi et encore sur la sensibilité des sceptiques. Beaucoup on la fibre environnemental et si le CO2 est responsable, sans passer par le réchauffement, de nuisances sur la nature, alors arrêtons d’en produire. Mais d’abords attaquons-nous à plus importants polluants, qui ont déjà fait des ravages.
                Les sceptiques ont aussi du mal à croire aux prévisions des modèles. Comme finalement les modélisateurs eux-mêmes. Et cela est normal.

                Malgré une volonté de vulgariser un problème scientifique, et malgré votre apparent scepticisme sur le rôle du CO2, vous vous enfoncez dans des raisonnements limite police de la pensée, et votre analyse du mouvement sceptique est tellement réductrice qu’on se demande si vous savez vraiment de quoi vous parlez. Mais le déterminisme dans la complexité, cela n’a jamais fait bon ménage.
                Enfin, que dire de votre graphique fait à la maison qui démontre surtout votre volonté simplificatrice moralisante (au cas où y’aurait des gens qui ne comprennent pas bien et qui auraient pu être influcné par le Mammouth), ni de votre pauvre albatros, symbole de la dérive énergético-réchauffiste qui a oublié les vrais problèmes, ni de votre théorie du complot que vous inventez de toute pièce. La version officielle du 11/09 a engendré beaucoup de scepticisme. Quand on pond un truc bancal pour ensuite se donner les droits d’agir, il faut pas s’attendre à ce que tout le monde dise amen.

                En bref, entre responsabilité politique et incertitude scientifique, il n’y a pas qu’un pas, mais une longue route avant d’arriver à comprendre l’articulation entre les aspects économiques, environnementaux et scientifiques que soulève la théorie du changement climatique. Mais cela ne se fera pas à coup de rappel à l’ordre.
                Bien à vous.


                • jcm jcm 6 novembre 2009 16:34

                  @ Chria :

                  « ...malgré votre apparent scepticisme sur le rôle du CO2... » : mais je n’ai AUCUN scepticisme de ce côté là !

                  Et je ne suis pas dans le "de toute façon, que la théorie soit juste ou non, on s’en fout, parce que diminuer les émissions cela ne pourra être que bénéfique." car le phénomène d’acidification n’annule en rien les autres effets de la forte concentration en CO2 !

                  Mais en effet ceux que je désigne comme « anti réchauffistes » peuvent trouver un très bon motif de militer contre les émissions de CO2 avec l’acidification des océans.

                  « ...vous vous enfoncez dans des raisonnements limite police de la pensée... » : pas du tout car j’ai bel et bien écrit  : "Il n’est aucunement question dans mon propos de songer à priver ces personnes de tribune ou de parole : je suis profondément favorable à toutes les libertés d’expression.


                  Mais face à toute expression libre que l’on juge erronée il faut savoir opposer une réponse susceptible de relever les erreurs et les corriger autant que possible."

                  « Vous vous trompez aussi et encore sur la sensibilité des sceptiques... » mais... à quel article avez-vous fait votre réponse ???

                  Décidément vous lisez en diagonale pointillée !!!

                  Je ne reproche rien aux sceptiques mais aux opposants : « Ma première critique à l’encontre des opposants à la théorie du réchauffement global... » ce qui est très sensiblement différent !!!

                  « ... votre théorie du complot que vous inventez de toute pièce... » : faites-vous allusion aux élucubrations que j’évoque dans l’article, et qui ne sont pas de mon fait ?

                  Mais n’avez-vous pas lu notamment sur Avox ces dernières semaines quelques élucubrations de cet acabit ?

                  Dommage, c’était gratiné...

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