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Les Bonnes Raisons Admirent

Rien n’est plus beau que les raisons de la terre qui nous offre son sang pour vivre Le Panda

La richesse de la terre chacun la porte à sa naissance Le Panda

Cadeau à ma fille pour sa lutte de protection vis à vis de la nature et en son jour anniversaire, bon anniversaire et merci.

Voulant sortir un temps de tous ces plans politiques. Je propose ce passage de fraicheur, de découvertes. J’ai regardé dans mes archives. Ayant traité il y a quelques années la condition humaine et les aléas de la nature. J’ose croire que cela apportera quelques réflexions. Les animaux nous apportent tant de savoir que nous ne constatons conquérir le monde avec la peur au ventre. Nous avons fondés des civilisations, nous avons créés des variétés.

L’eau demeure indéniablement l’un des éléments le plus puissant de toutes formes de paix. Il faut savoir que la moitié de la population du monde travaille et vit de la terre. L’énergie dont nous avons besoin c’est à nous avec nos bras, nos convictions que nous pourrions aménager un Avre de tranquillités. J’ai pris comme exemple de base ce qui arriva en réalités à Philippe Verdier.

Alors qu’il devait retourner à l’antenne après avoir assuré la promotion de son livre Climat investigation, le M. Météo de France 2, Philippe Verdier, a annoncé avoir été mis à pied par sa direction. Il a ainsi expliqué sur RTL, avoir reçu « un courrier qui [lui] demand [ait] de ne pas venir ».

M. Verdier était allé présenter son livre, sur RMC, dénonçant le « scandale planétaire » qui plane sur le réchauffement climatique. Même s’il réfute le qualificatif de « climatosceptique », le présentateur météo a avancé plusieurs arguments mensongers pour battre en brèche l’idée d’un consensus scientifique sur le sujet.

Voir son interview sur le site de RMC

Faux

L’argumentation de Philippe Verdier concerne les incertitudes du réchauffement. Il affirme que sont « sciemment gommés » des rapports du GIEC (Groupe d’experts sur l’évolution du climat). Les lire pour voir que ça n’est pas vrai. Le dernier rapport d’évaluation du GIEC. De nombreux éléments du climat restent mal compris par les climatologues eux-mêmes, faute de données fiables ou parce que certains facteurs contribuant au climat échappent encore à la compréhension des scientifiques. Les incertitudes ne sont pas « gommées » puisqu’elles figurent sans exception dans les rapports.

Le réchauffement des terres émergées depuis 1880 ne fait aucun doute pour les multiples études indépendantes qui ont été menées sur le sujet. En revanche, il n’est pas encore prouvé que les précipitations aient augmenté sous les latitudes tropicales depuis 1951, alors qu’il est certain qu’elles se sont accrues sous les latitudes tempérées.

Les imprécisions, dont font part les experts , n’invalident pas pour autant le réchauffement mondial observé depuis plusieurs décennies.

Les scientifiques du GIEC, payés par les gouvernements ?

Faux

Cette affirmation est tout simplement fausse. En effet, les scientifiques qui participent à la rédaction des rapports d’évaluation du GIEC ne sont pas rémunérés du tout pour cette activité.

Le GIEC est composé d’une administration, l’activité financée à la fois par l’ONU pour l’environnement, le PNUE, et la Convention cadre sur le changement climatique, la CCNUCC. L’Organisation météorologique mondiale, et par des contributions volontaires des Etats. Depuis 1988 et la création du GIEC, l’ONU et l’OMM ont contribué à 14,3 % du financement total de l’organisation. Le reste provenant d’organisations partenaires et d’Etats membres.

Qui finance l'administration du GIEC ?

De 1988 à 2014

Source : IPCC Trust Fund Programme and Budget

Les financements servent à rémunérer l’administration, à financer les coûts de la production des rapports. Ainsi qu’à fournir une aide technique à de nombreux pays en développement. Le budget sert aussi à payer les frais associés à l’organisation des séances plénières et à payer les frais de voyage aux experts des pays émergents.

Le GIEC ne produit aucune recherche scientifique. Ce groupe d’experts, formé en 1988, réunit près de 2000 scientifiques aux spécialités diverses et produit des rapports d’évaluation (cinq depuis 1988, le dernier en 2014) qui synthétisent l’état des connaissances scientifiques.

Rapports corédigés par des centaines d’experts évalués par des pairs afin de garder un regard critique. Sur le rapport paru l’an dernier, on dénombre plus de 142 000 commentaires de pairs et de membres des gouvernements membres.

Les auteurs participant à la rédaction des rapports sont choisis par les bureaux des trois groupes de travail. Le choix se fait sur la base de la représentativité des différentes expertises, tout en essayant de garder une répartition géographique et de genre équitable.

En France, les hivers plus doux sont-ils une bonne chose ?

Quand vous n’avez pas d’hiver comme en 2014, vous avez 18 000 décès en moins parce qu’il n’y a pas eu d’épidémie de grippe. Il y a un effet sur le tourisme aussi, et il y a une baisse de la consommation d’énergie. 

Plutôt Faux

Il est vrai que la consommation d’électricité a baissé de 6 % en 2014 par rapport à 2013, les hivers plus chauds prédits par les modèles climatiques utilisés aujourd’hui ne sont certainement pas de bon augure.

L’hiver 2014-2015 a été légèrement plus doux que la moyenne, cela n’a pas empêché la France de connaître une épidémie de grippe virulente ayant provoqué, non pas une sous-mortalité, mais une surmortalité plus de 18 000 décès confirmés par l’Institut de veille sanitaire (IVS).

Le réchauffement des hivers à long terme affectera de manière durable plusieurs facteurs-clés. A commencer par la productivité des terres cultivables qui dépendent du niveau des nappes phréatiques et des températures moyennes. Les prévisions du projet Explore 2070, appuyé sur les scénarios du GIEC, les nappes pourrait baisser de 10 % à 25 % dans les 50 prochaines années. De quoi sérieusement diminuer la productivité agricole et provoquer des sécheresses.

Des températures plus clémentes en hiver bousculeront aussi les écosystèmes, car elles favoriseront le développement d’insectes vecteurs de maladies dans des latitudes qui n’étaient guère accueillantes auparavant. Ainsi, le paludisme a déjà gagné de nouveaux territoires sur le continent africain et pourrait s’étendre bien au-delà à long terme.

Selon une étude (en anglais) publiée en 1995, les changements majeurs pourraient intervenir sur les zones tempérées, là où les moustiques sont déjà présents où la variation saisonnière des températures empêche de proliférer. En 2100, l’Amérique du Nord ou l’Europe pourrait permettre la transmission de la maladie, même avec une population de moustiques restreinte.

Les modèles climatiques, pas fiables ?

Aucune prévision fiable ne permet de déterminer le climat de la France et de l’Europe entre 2016 et 2050. Il y a des prévisions des experts du GIEC. Pour la fin du siècle. Entre les deux, tout le monde le dit, on ne sait pas ce qui va se passer entre un mois et trente ans. 

Faux

Les modèles climatiques développés et affinés depuis plusieurs années se sont montrés plutôt précis pour prévoir l’évolution passée du climat terrestre, même s’ils ne sont pas parfaits.

Pour vérifier la précision des modèles climatiques, ceux-ci sont testés sur le climat passé. S’ils sont capables de prévoir correctement les évolutions passées, il n’y a aucune raison de penser qu’ils ne peuvent prévoir l’évolution du climat dans le futur. Les modèles utilisés pour prévoir l’augmentation moyenne des températures à la surface du globe se sont révélés plutôt fiables, l’écart entre les observations et les prédictions étant assez réduit.

Les climatologues ont pu vérifier la précision de leurs modèles de multiples fois, comme après l’éruption du mont Pinatubo (aux Philippines) en 1991, ou après chaque passage du courant chaud équatorial El Niño. Dans la majorité des cas, ces modèles ont été jugés fiables.

Les modèles existants n’ont, par contre, pas pour fonction de prédire la météo et ne peuvent prévoir les événements météorologiques. Ils ne dégagent que des tendances et des évolutions possibles des principales variables du climat sur des périodes longues. Et même s’ils conservent une part d’incertitude, liée aux événements imprévisibles comme l’activité volcanique ou l’activité solaire, l’évolution générale du climat en Europe et dans le monde pour les décennies à venir, ne fait, pour sa part, aucun doute.

Il ne suffit que de visionner le fameux film de La Vie sur Terre en français. Pour ceux qui n’ont pas la patience de le visionner tranquillement durée 134 Minutes. Une des rares merveilles qui nous démontrent combien de chemin nous avons à faire.

Le fabuleux héritage de plusieurs milliards d’années, alors prenons conscience que là, où se mêle la terre surgit la vie.

Le Panda

Patrick Juan


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1 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 9 juin 10:04

    Rien n’est plus beau que les raisons de la terre qui nous offre son sang pour vivre ..... et nous offrons le notre pendant les guerres comme engrais ....

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