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Accueil du site > Actualités > Environnement > Les glaciers de l’Himalaya sauvés par le GIEC

Les glaciers de l’Himalaya sauvés par le GIEC

Nouvelle illustration de l’alarmisme excessif qui domine dans la climatologie et les sciences annexes, le GIEC doit faire machine arrière après avoir inclus des prévisions catastrophiques sur la fonte des glaciers himalayens, prévisions qui n’étaient fondées... sur rien ! Un nouveau scandale à prendre cependant avec des pincettes.

Après le Climategate ou les critiques du MET sur l’alarmisme excessif des prévisions de hausse du niveau des mers, de nouveaux éléments viennent confirmer les craintes de parti pris parmi une coterie de scientifiques du climat. En effet, il est aujourd’hui avéré que les prévisions les plus catastrophiques sur la fonte des glaciers, point majeur du rapport du GIEC de 2007, ne sont fondées sur rien de scientifique, ni quoi que ce soit de sérieux.

Les faits

Remarque préliminaire : cet article présente une version synthétique de l’affaire. Les lecteurs intéressés se référeront à des sites plus complets comme celui du météorologue Anthony Watts.

Le GIEC, par la bouche de Murari Lal, lead author des chapitres sur les glaciers, a reconnu hier que les prévisions catastrophistes du rapport de 2007 sur la fonte du glacier himalayen devaient être retirées du rapport. C’est la première reconnaissance officielle de l’absence totale de fondement scientifique de cette partie. En effet, il est aujourd’hui avéré que la partie du rapport qui prévoyait de manière effrayante la fonte quasi intégrale des glaciers de l’Himalaya avant 2035 n’était en fait que la reprise d’un mauvais article de presse alarmiste, qui reprenait les affirmations d’un scientifique marginal, en les radicalisant...

Détaillons cela : en 1999, Syed Hasnain, un scientifique indien inconnu, déclare dans un entretien téléphonique à Fred Pearce, un journaliste du New Scientist, que d’ici à 2035, une partie du massif himalayen pourrait fondre. Comme le souligne le journaliste, Hasnain n’a mené aucun travail scientifique sur la question ni rien publié dans une revue à comité de lecture et se contente de donner sa prévision de manière informelle. L’article reste oublié jusqu’en 2005. Et pour cause, la prévision semble farfelue et le New Scientist est un journal de vulgarisation, sans comité de lecture ni vocation académique, marqué par l’activisme écologique.

En 2005, l’article émerge quand une association écologiste, le WWF, reprend dans un rapport, « An Overview of Glaciers, Glacier Retreat, and Subsequent Impacts in Nepal, India and China », ces affirmations qui jusque là n’avaient intéressé personne. Le rapport du World Wildlife Fund est un papier militant, qui n’est revu par aucun scientifique mais utilisé pour faire avancer les vues de l’association dans le débat public. Rien d’académique, aucune revue par les pairs.

Pourtant, très rapidement le document du WWF, un organisme militant, se retrouve comme une source majeure du rapport du GIEC sur les glaciers. Apparemment, cherchant un document venant conforter leurs conclusions, certains scientifiques ont présenté ce document comme travail scientifique et l’ont intégré, au détriment d’autres travaux de qualité revus par des scientifiques. La manipulation ne s’arrête même pas là puisque, non content de reprendre les conclusions du document pour en faire la doxa officielle, le GIEC rend les prévisions encore plus catastrophiques. De moyenne, la probabilité d’une fonte intégrale du glacier himalayen devient « très haute » (very high), soit supérieure à 90% selon la terminologie officielle du GIEC. Sans l’ombre d’une hésitation, le rapport du GIEC de 2007 mentionne ainsi : « Glaciers in the Himalaya are receding faster than in any other part of the world and, if the present rate continues, the likelihood of them disappearing by the year 2035 and perhaps sooner is very high if the Earth keeps warming at the current rate ». Pire, alors que des scientifiques avaient alerté le GIEC avant que le rapport ne soit publié, ce dernier ne le modifie pas et reprennent volontairement des prédictions fausses. « Fin 2006 [...] j’ai pris connaissance de cette erreur et de quelques autres. C’était après la dernière revue, mais avant la publication, donc on avait encore une possibilité de modifier le texte », a déclaré le professeur Georg Kaser, de l’Institut de glaciologie d’Innsbrück, en Autriche selon une dépêche AFP d’aujourd’hui.

L’accumulation de couches successives d’alarmisme eéveillent cependant de plus en plus les doutes. De nombreux climatologues rappelent ainsi que les glaciers himalayens sont épais de plusieurs dizaines de mètres et qu’aucun glacier ne fond de plus de 50cm par an. Il est donc impossible que la fonte soit aussi rapide, même avec une augmentation catastrophique des températures, qui serait en décalage avec la baisse actuelle. Pourtant le GIEC fait bloc et Rajendra Pachauri de qualifier d’arrogants les scientifiques qui osent remettre en cause ce point du rapport du GIEC (ou tout autre...)

Cependant, comme pour la courbe en crosse de hockey dont la manipulation est désormais reconnue, la pression est telle que le GIEC doit envisager de renoncer. Fred Pearce, l’auteur de l’article du New Scientist, qualifie lui même d’incroyablement paresseuse la démarche du GIEC qui s’appuyait sur un communiqué d’une association écologiste pour faire un état des lieux de la science. De nombreuses réserves avait aussi été émises par des scientifiques, comme Graham Cogley. Mais c’est le tollé médiatique qui force finalement le GIEC à se rétracter progressivement. Murari Lal, lead author des chapitres sur les glaciers, a finalement reconnu hier que ces prévisions catastrophistes devaient être retirées du prochain rapport, car sans fondement... Mais, de même que pour l’affaire de la courbe en crosse de hockey, aucune excuse officielle pour l’instant, aucun correctif officiel...

Comment ça marche le GIEC ? : une synthèse

Reprenons la présentation schématique du processus qui nous a amené là, schéma adapté également presque parfaitement à la courbe en crosse de hockey ou aux prévisions apocalyptiques sur la hausse du niveau des mers de Stefan Rahmstorf :
- Etape 1 : un journaliste écrit un article alarmiste faux, sans vérifier les faits : faute professionnelle
- Etape 2 : une ONG alarmiste militante reprend ces faits sans les vérifier, suffisament convaincue d’avoir raison pour vérifier des prévisions apocalyptiques.
- Etape 3 : l’organisation sensée représenter les meilleurs scientifiques au monde sur la question reprend, dans un rapport qui se veut un résumé de l’état actuel de la science, le même fait avec comme source cette ONG militante (WWF), en empirant encore les faits, sans même les vérifier.
- Etape 4 : sur cette base, on manie l’alarmisme, en arguant de la caution des « meilleurs scientifiques du monde ».
- Etape 5 : un scientifique spécialiste des glaciers de l’Hymalaya signale que ce fait, vérifié par personne, est faux.
- Etape 6 : Rajendra Pachauri, président du GIEC (et nullement un scientifique), le traite d’arrogant et de parle de voodoo science, sans même vérifier les faits, convaincu d’avoir raison.
- Etape 7 : Devant le tollé dans la communauté scientifique ou dans les journaux, certains membres du GIEC commencent à demander à ce que l’on retire la partie concernée du rapport. Ira-t-on plus loin avec des excuses et un correctif officiel ? Espérons le... Au moins, les glaciers sont sauvés par le GIEC jusqu’en 2035...

Aux autres nombreuses erreurs majeures récentes du GIEC, on ajoutera aussi la citation très sérieuse d’une courbe réalisé par un internaute lambda pour.. Wikipédia, présentée comme un travail universitaire revu par les pairs.

Quelles conclusions en tirer ?

Je ne me prononcerai pas sur la qualité des travaux scientifiques du GIEC, je n’en ai ni les capacités ni l’envie. Cependant, on peut et on droit tirer de cette affaire plusieurs conclusions :

D’une part, nombre de scientifiques, de politiques ou d’écologistes s’estiment désormais en droit d’ignorer les principes fondamentaux du travail scientifique tant ils estiment avoir raison. C’est déjà ce qu’avait montré l’affaire fortement médiatisée (hors de France) du Climategate. Pour le climategate, certains scientifiques s’estimaient exonérés de la publication de leurs codes sources ou du respect du Freedom Of Information Act, des points pourtant majeurs, essentiels pour répliquer les travaux et s’assurer de leur validité. Dans le cas des glaciers himalayens, c’est toute une clique de scientifiques ou de militants qui, sans même vérifier les travaux qu’on leur soumet, les prennent en compte parce qu’ils rentrent dans la grille de leurs idées reçues.

D’autre part, ce qui transparait, c’est le blocage actuel du débat scientifique. Quand le président du GIEC déclare, sans même vérifier les affirmations du sceptiques, qu’ils sont arrogants et ne font que de la voodoo science, c’est parce que, par principe, le GIEC considère que les sceptiques ne valent même pas la peine d’être écoutés et que eux seuls ont raison. Les sceptiques sont eux aussi responsables de cet état de fait, il ne faut cependant pas l’oublier. On discerne clairement le blocage du débat scientifique, avec la guerre de tranchées menée dans les médias. L’analyse de Mike Hulme, un climatologue qui n’est passceptique, reste adaptée [1] :

« Il est possible que la science du climat soit devenue trop partisane, trop centralisée. Le tribalisme que montre certains des e-mails qui ont fuités est quelque chose qui est associé plus couramment à l’organisation sociale au sein de cultures primitives. [..] Le GIEC [a une] tendance structurelle à politiser la science du changement climatique ».

Enfin, cet événement, anecdotique mais révélateur, confirme ce que le Climategate ou le rapport Wegman avaient montré aux yeux de tous : le processus de peer review est corrompu par les deux phénomènes que je viens de mentionner. Il ne s’agit plus d’un débat scientifique mais d’une foire d’empoigne, d’un débat politique, où l’on se soutient non en raison de la justesse des travaux mais en raison de leurs conclusions. Au point d’aller prendre ses infos dans des rapports du WWF ou auprès d’obscurs scientifiques dont les pronostics sont tout simplement irréalistes.

Nuances

Il est tentant sur la base de ces erreurs répétées et surtout de cet aveuglement d’une organisation de plus en plus politique de tirer la conclusion que toute la science du climat n’est que junk science. N’allons pas trop vite en la matière. Le réel sceptiscisme est de garder cette méfiance tant vis-à-vis de la thèse de l’origine humaine du réchauffement climatique que vis-à-vis de la thèse de son origine naturelle (activité solaire en particulier). Les deux sont probablement responsables à des hauteurs variables et nombre de scientifiques du climat, quelques soient leurs convictions, font un travail de qualité, sans se laisser prendre par l’alarmisme ou les motivations purement politiques qui sont celles de personnes comme James Hansen ou Phil Jones.

A juste titre, les libéraux sont les plus sensibles aux menaces sur la liberté que représente l’alarmisme des militants d’un écologisme radical, qui a bien peu à voir avec une authentique volonté de préserver la nature. Mais cette méfiance justifiée ne doit pas nous amener à privilégier aveuglément une thèse ou à ne pas étudier les meilleures mesures capables, dans le cadre d’une économie de marché libre, de répondre aux éventuels défis que poseraient un réchauffement climatique important. Soyons sceptiques et prudents mais pas fermés.


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51 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 20 janvier 2010 10:35

    et depuis l’an passé déjà fort enneigé , cette année encore les chutes de neige sont abondantes en Chine et l’hiver rigoureux , ça devrait freiner le processus.....


    • chria chria 20 janvier 2010 11:10

      Hiver 2008/2009 : froid mais dans la norme => année 2009 l’une des plus chaudes depuis 150 ans.
      Hiver 2009/2010 : ça commence dans le froid (et c’est bien doux maintenant) => année prévue très chaude par le Metoffice.

      Cela s’appelle le relativisme climatique.


    • chria chria 20 janvier 2010 11:07

      Très bon article mesuré qui explique bien les rouages du Giec sans tomber dans les prises de position habituelles.
      Je rappelle que 2350 est devenu 2035.

      On voit bien de toute façon qu’il existe beaucoup de scientifiques militants dans le Giec. Les mails du climategate avaient bien mis en avant la collusion entre certains chercheurs.
      Il suffit de voir qui a fait ce rapport pour aussi s’en rendre compte :
      http://www.greenpeace.org/france/presse/dossiers-documents/impactsclimatiquesenfrance

      Bon, cela n’est pas si grave en fait.
      Ce qui est grave c’est la réaction de Pachauri. Ce mec doit démissionner et le Giec doit être dissous. Il faut tout repenser afin que la science climatique ne soit plus entaché de soupçons.

      Enfin je dois dire que je connais aussi quelques scientifiques militants. Et bien je vous assure, je l’ai vu de mes yeux vu, qu’ils n’hésitent pas à censurer certains résultats sous prétexte que ceux-ci pourraient « brouiller le message », ou qu’ils pourraient être interprétés de la « mauvaise » façon.
      Ces gars-là organisent une forme de propagande sans même s’en rendre compte, tellement ils sont sûr de leur bon droit. Ce qui fait peur, c’est qu’ils veulent éduquer les gens.


      • pecqror pecqror 20 janvier 2010 11:20

        A l’origine, un brahmane ( est un membre d’une des quatre castes regroupant notamment : les prêtres, les enseignants et les hommes de loi. Plus généralement, un brahmane est un homme de lettres disposant de connaissances importantes sur le Monde.Aux Indes, les Brahmanes combattaient les maladies qui étaient considérées comme des punitions divines : pour cela, ils interprétaient les pensées des Dieux.)

         avait lu la Bhagavagita, et voyait venir l’âge du Kali Yuga (déesse de la vengeance), qui dupe un journaliste scientifique en attribuant la prophétie à une revue scientifique, ce qui fait figurer celle-ci pour de bon dans une revue scientifique, recopiée par WWF et donc figurant dans le rapport du GIEC comme parole d’Evangile. 90% de certitude que les glaciers de l’himalaya fondra à cause de la colère de la déesse de la vengeance.
        Pachauri( président du GIEC) avait également qualifié (il me semble) l’étude Indienne sur la fonte des glaciers de science « Vaudou ».
        D’après l’auteur « Je ne me prononcerai pas sur la qualité des travaux scientifiques du GIEC » , moi je dirais que la qualité des travaux du GIEC se résume en 5 lettres commençant par un ’M’ 

        • sisyphe sisyphe 20 janvier 2010 13:13

          Je ne me prononcerai pas sur la qualité des travaux scientifiques du GIEC, je n’en ai ni les capacités ni l’envie.

          ... dit-il, en faisant un article là-dessus ! smiley

          Par ailleurs ;

          A juste titre, les libéraux sont les plus sensibles aux menaces sur la liberté que représente l’alarmisme des militants d’un écologisme radical, qui a bien peu à voir avec une authentique volonté de préserver la nature.

          Eh ben voilà !
          La liberté des gentils libéraux, qui ne veulent que le bien de l’humanité, contre les méchants militants radicaux et alarmistes, qui font rien qu’à vouloir empêcher la liberté libre de dépecer librement la planète et de privatiser librement le vivant !

          Ça éclaire tout : merci de l’aveu. smiley


          • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 20 janvier 2010 13:37

            @ sisyphe :

            « La liberté des gentils libéraux, qui ne veulent que le bien de l’humanité, contre les méchants militants radicaux et alarmistes, qui font rien qu’à vouloir empêcher la liberté libre de dépecer librement la planète et de privatiser librement le vivant ! »

            Au-delà de la boutade qui relève surtout du strawman, rappelons quand même que les 10 endroits les plus pollués au monde sont :
            - Tchernobyl, Ukraine
            - Dzerzhinsk, Russie
            - Haina, République dominicaine
            - Kabwe, Zambie
            - La Oroya, Pérou
            - Linfen, Chine
            - Maiuu Suu, Kirghizstan
            - Norilsk, Russie
            - Ranipet, Inde
            - Rudnaya Pristan/Dalnegorsk, Russie

            C’est-à-dire que c’est essentiellement le socialisme (soviétique, chinois ou à l’ancienne mode indienne) qui est le plus gros pollueur sur Terre. Du genre à presque faire disparaître une mer entière de la surface du globe (Aral).


          • chria chria 20 janvier 2010 13:47

            sisyphe et waldganger : vous venez parfaitement d’étayer les propos de l’auteur sur l’aspect politique et dogmatique de l’écologisme réchauffiste.
            Merci de nous donner des preuves en direct, c’est réconfortant...


          • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 20 janvier 2010 14:00

            @ Waldgänger :

            Il vous aura peut-être échappé que l’article ne porte pas sur l’exactitude ou non de la théorie de l’effet de serre, mais sur les pratiques frauduleuses ou, à tout le moins, particulièrement légères du GIEC quand à sa collecte de données et d’informations supposées démontrer une origine anthropique d’un hypothétique réchauffement global.


          • sisyphe sisyphe 20 janvier 2010 15:12

            Par José Lopez-Martinez (xxx.xxx.xxx.10) 20 janvier 13:37

            @ sisyphe :


            C’est-à-dire que c’est essentiellement le socialisme (soviétique, chinois ou à l’ancienne mode indienne) qui est le plus gros pollueur sur Terre

            Salauds de socialos !!

            Il est temps que les libéraux s’en occupent !! 

            ...comme aux USA, par exemple ! (1er pays pollueur de la planète ; vous êtes au courant ?)

             smiley


          • sisyphe sisyphe 20 janvier 2010 15:18

            Par chria (xxx.xxx.xxx.132) 20 janvier 13:47

            sisyphe et waldganger : vous venez parfaitement d’étayer les propos de l’auteur sur l’aspect politique et dogmatique de l’écologisme réchauffiste.
            Merci de nous donner des preuves en direct, c’est réconfortant...

            Vous avez des problèmes de lecture, mon vieux....

            C’est l’auteur lui-même qui énonce cette superbe phrase : 

            « A juste titre, les libéraux sont les plus sensibles aux menaces sur la liberté que représente l’alarmisme des militants d’un écologisme radical, qui a bien peu à voir avec une authentique volonté de préserver la nature. »

            ... nous donnant ainsi, en direct, comme vous dites, les preuves de « l’aspect politique et dogmatique » de sa pseudo-analyse (qu’il n’a pas le niveau pour faire, comme il l’avoue) des négationnistes libéraux.

            Ça vous réconforte ? 

            Allons, ça ne fait pas de mal, un peu de chaleur humaine... smiley



          • chria chria 20 janvier 2010 16:27

            Je ne suis pas libéral pourtant cette phrase ne m’a pas choqué.
            Il est évident que dans le débat blanc ou noir sur le RCA, d’un côté il y a les méchants, de l’autre les gentils. Sauf que c’est vous qui faites ce distinguo.


          • sisyphe sisyphe 20 janvier 2010 16:54

            Par chria (xxx.xxx.xxx.132) 20 janvier 16:27

            Je ne suis pas libéral pourtant cette phrase ne m’a pas choqué.

            Pas choqué par les « menaces sur la liberté » que feraient peser les militants écologistes, face aux gentils libéraux qui ne pensent qu’à les défendre, les libertés ? 

             smiley

            Et c’est moi qui suis dichotomique ! 

            Les « menaces sur la liberté », ce sont donc, pour vous, les préoccupations écologiques d’un monde plus sain, moins pollué, moins soumis au réchauffement planétaire, moins livré aux appétits des cartels petro-industriels, des semenciers de la mort, des OGM, de la privatisation du vivant, de l’éradication de la biodiversité ?

            Et les défenseurs des « libertés », les braves libéraux, lobbyistes des pétroliers, de Monsanto, du brevetage du vivant ?

            Et vous n’êtes pas libéral ?

            Ou vous ne savez pas lire ?


          • chria chria 20 janvier 2010 18:26

            Encore une fois ce genre de raisonnement binaire à fond politisé ne fait rien avancer. De plus, il est écrit « les écologistes radicaux » et non pas tout ceux qui veulent préserver l’environnement. Oui, les écolos radicaux ne sont pas des saints en matière de liberté. Les capitalistes sauvages non plus. Arrêtons de débattre pour rien sur des aspects politiques et concentrons nous à la fois sur la sauvegarde de la science climatique et des enjeux planétaires. Le Giec a volontairement récupéré toutes les études prospectives des impacts pour en faire une bible. Ayez au moins l’honnêteté de le reconnaître, au lieu d’attaquer quiconque oserait remettre en doute sa sainte parole.


          • PapyJako PapyJako 20 janvier 2010 19:19

            @Waldgänger

            qui dit

            « ...Si l’apprentissage des rétroactions positives ... »

            => Ah oui, cette hypothèse dont les réchauffistes avaient tellement besoin pour nourrir le catastophisme, qu’il n’ont même pas pensé à la vérifier ... et qui vient d’être démontrée fausse par les travaux du plus grand des climatologues du monde Richard Lindzen.

            Il faudrait suivre l’actualité, Monsieur Waldgänger


          • sisyphe sisyphe 21 janvier 2010 09:42

            Mais je m’en bats l’oeil du GIEC ; je n’ai pas de dieu, ni de bible ; je ne me base que sur des FAITS, réels, avérés, indiscutables.
            Et les faits, ce sont : un réchauffement planétaire indubitable, des milliards de tonnes de gaz pourris chaque jour rejetés dans l’atmosphère, la multiplication des bagnoles et leur pollution, la pollution de l’air, de l’eau, des sols, par des produits chimiques, l’éradication de la biodiversité.
            Et tous ceux qui cachent ces réalités derrière l’éventail du GIEC par ci, GIEC par là, climategate et autres fariboles pour enfumer la galerie, ne sont que les idiots utiles des pétrochimistes et autres industries polluantes.

            On parle du GIEC, et tout le reste passe à la trappe ; les pollueurs rigolent ; les petits télégraphistes du complot font le boulot de leur lobbying, et gratos.
            Les libéraux se frottent les mains, puisque tous les pollueurs continuent de se gaver au détriment de la santé des populations, sans que rien ne change.

            Militants écologistes radicaux, hein ?
            Il faudrait quoi ; des militants tièdes ? Ne jetez pas de papier dans la rue, faites le tri sélectif de vos ordures, éteignez vos postes de TV ?
            Franchement...

            Si, pour vous, la situation n’a rien d’inquiétant, si tout va bien, si le GIEC n’est qu’une bande de menteurs et de voyous, gavez vous de CO2, respirez vos gaz d’échappement, allez vous baigner à la Hague, allumez vous à l’huile de vidange, mettez vous une pompe à essence dans le fondement, gavez vous d’OGM si ça vous chante ; vous crèverez tous d’un cancer, et ce sera bien fait pour vos gueules, mais ne venez pas imposer aux autres vos empoisonnements.

            Plein le cul des abrutis nuisibles à cause de qui on nous bousille la planète et la vie.


          • PapyJako PapyJako 21 janvier 2010 09:48

            @Waldgänger

            Vous citez un morceau de mon article du post qui décrit comment le GIEC incorpore à ss modèles des hypothèses fausses, et vous concluez :

            « ... J’ai rarement lu un tel monceau de stupidités ... »

            => C’est la première fois que nous sommes d’accord : les travaux du GIEC sont effectivement un monceau de stupidités.

            Et vous ajoutez :

            « ... A peine croyable ... »

            => C(est aussi ce que je pensais.

            Bienvenue au club !

            Champagne pour Waldgänger !...


          • JL JL 21 janvier 2010 09:55

            @ Sisyphe, vous écrivez : « Et les faits, ce sont : un réchauffement planétaire indubitable, des milliards de tonnes de gaz pourris chaque jour rejetés dans l’atmosphère, la multiplication des bagnoles et leur pollution, la pollution de l’air, de l’eau, des sols, par des produits chimiques, l’éradication de la biodiversité ».

            Dans cette phrase il y a deux propositions, l’une que j’ai soulignée en gras, et la deuxième, le reste. Autant je suis d’accord avec la deuxième proposition, et je ne vois pas qui pourrait la contester, autant je m’interroge sur votre obstination à affirmer la première. C’est quoi selon vous un réchauffement planétaire ?

            Oui, le climat est détraqué : par la pollution, et peut-être aussi par des activités inavouables. Détraqué dis-je et non pas réchauffé !

            Ceux qui font le discours officiel avaient quatre possibilités d’interprétation populiste à servir au « bon peuple » :

            - circulez il n’y a rien à voir
            - le climat est détraqué
            - la terre se refroidit
            - la terre se réchauffe

            Laissez moi vous dire les quatre principaux « avantages » que je vois dans la quatrième option :

            - les peuples du Nord, ceux qui polluent, seront heueux de « savoir » que ça se réchauffe : là encore, vous savez pourquoi. Disons simplement qu’ils penseront que plus ils polluent, plus ça se réchauffe, et tant mieux ! A la limite, ce qu’on va dépenser dans le 4x4 sera économisé dans la chaudière ! Vive la pollution, et vivre la consommation !

            - le capitalisme fait flèche de tout bois : vous nous voyez en train d’essayer de réparer un climat détraqué ? Ou bien de réchauffer la terre avec nos petits bras et des ressources énergétiques déliquescentes ? Absurde, n’est-ce pas ! En revanche, les projets pour refroidir pullulent dans les cartons de ces messieurs !

            - pour nous faire payer des taxes carbone, seule l’hypothèse du réchauffement était crédible. Là encore, je n’ai pas besoin d’expliquer pourquoi, n’est-ce pas ?!

            - enfin, lbnl, il leur serait très difficile d’expliquer pourquoi la banquise se délite dans l’une des trois premières hypothèses.

            Bien entendu, je ne m’étendrai pas sur les inconvénients et les difficultés pour les dits maîtres de la pensée unique, de soutenir l’une des trois premières options, vous saurez faire vous-même, je n’en doute pas.

            Voilà pourquoi la terre se réchauffe : parce que c’est mieux ainsi !




             


          • sisyphe sisyphe 21 janvier 2010 10:38

            pipeau, JL  !

            L’atmosphère terrestre se réchauffe ; c’est une tendance lourde et indubitable, corrélée non seulement par les rapports du GIEC, mais par toutes les observations scientifiques, climatiques, géologiques.

            Désertification des zones tropicales, voire tempérées, fonte des glaces aux pôles, recul des glaciers, montée des océans, eau de plus en plus rare ; des centaines de millions de gens en font DEJA les frais.
            C’est une réalité ; point barre.

            Maintenant, sur les moyens d’y remédier, l’histoire de la taxe carbone bidon, les scandaleux droits à polluer, c’est une autre histoire.

            Mais on vient reprocher à certains de se faire (éventuellement) du fric sur des mesures contre le réchauffement ; et alors ?
            Personnellement, je préfère que certains se fassent du fric en sauvant la planète plutôt que, comme c’est le cas actuellement, tous ceux qui se gavent en la polluant définitivement.

            Agiter l’épouvantail du GIEC, comme le font tous les complotistes à courte vue, ou tous les lobbyistes des pétrochimistes, et les libéraux pour qui, surtout, rien ne doit bouger pour que les industriels pollueurs continuent d’avoir la « liberté » de pourrir la planète en encaissant des bénéfices pharamineux, c’est vraiment le summum de la connerie.

            Au lieu de supputer sur ; qui profiterait de mesures anti-réchauffement (science-fiction), interrogez vous plutôt sur ; à QUI profite le crime du status quo ; en posant les bonnes questions, on peut arriver à avoir de bonnes réponses.


          • JL JL 21 janvier 2010 10:59

            Désolé Sisyphe, je crois que vous ne m’avez pas bien compris : je dénonce cette gabegie consumériste, je devrais dire criminelle puisque que pour enrichir les déjà trop riches de 1 euro de marcahndise, on produit et gaspille des milliers d’euros de ressources et d’énergie.

            Ceci dit et pour prendre une image, pour moi le CO2 et autres GES inertes est aux gaz à effet de serre actif, à savoir H2O, ce que la masse graisseuse est à la masse musculaire. La planète régule, à sa façon. Personne ne peut dire si globalement ça va fondre ou geler !

            Je répète, les « démiurges » n’ont que faire de la vérité, puisque ce sont eux qui font ce qui advient. Cela veut dire qu’il leur suffit d’avoir une ligne de conduite, et cette ligne de conduite est l’affirmation une fois pour toutes que la terre se réchauffe. Relisez svp mon post ci-dessus maintenant, peut-être en comprendrez vous mieux le sens.


          • Romain Desbois 22 janvier 2010 19:11

            @sisyphe

            BRAVO !

            Juste un petit différend, le CO2 n’est pas toxique dans l’atmosphère, il serait même à l’origine d’une accélération constatée de la croissance des végétaux (arbres..).

            Et le meilleur moyen de capter excédent de CO2 qui dérèglerait le climat, c’est de reboiser plus que l’on déboise.

            Sinon pour le reste, vous avez gagnez à être nommé(e) à la candidature de ministre dans mon gvt smiley


          • Romain Desbois 22 janvier 2010 19:17

            @sisyphe

            BRAVO !

            A un peitt différend près. Le CO2 n’est pas toxique dans l’atmosphère et serait même à l’origine de l’augmentation constatée de la croissance des arbres.

            La meilleure façon de capturer le CO2 excédentaire qui serait la cause du dérèglement climatique, c’est de reboiser plus que l’on déboise !


          • Romain Desbois 22 janvier 2010 19:18

            Vraiment désolé pour ces doublons !!!! smiley


          • FritzTheCat FritzTheCat 20 janvier 2010 13:14

            Très bon article, qui montre bien que l’écologie s’est transformée doucement en écologisme avec son dogme, sa liturgie et ses grands prêtres.

            Reste une question, à qui profite le dogme ?


            • pecqror pecqror 20 janvier 2010 14:00

              A beaucoup de monde, il y a une scientifique australienne qui évalue le cout des recherche sur le climat au niveau mondial à 79 milliards de dollars par an.


              • raphaelc 20 janvier 2010 14:04

                n’oublions pas que la loi sur la taxe carbone est sur le point de passer de force, malgrès la censure du conseil constitutionnel.


                • freetogo 20 janvier 2010 14:07

                  Très bon article, équilibré et sans parti pris. La violence de certaines réactions suffit à montrer la justesse de l’analyse...


                  • Cogno2 20 janvier 2010 14:08

                    - A juste titre, les libéraux sont les plus sensibles aux menaces sur la liberté que représente l’alarmisme

                    Surtout la liberté de l’homme d’affaire.

                    - Très bon article, qui montre bien que l’écologie s’est transformée doucement en écologisme avec son dogme, sa liturgie et ses grands prêtres.

                    D’un autre coté, quand on averti des risques, on est ignoré, si on insiste un peu, on deviens gênant, alors on est raillé, caricaturé, trainé dans la boue.
                    Alors il n’y a aucune raison d’être étonné d’une certaine radicalisation, à moins d’être de mauvaise foi bien sur.

                    Je note une chose, l’écologie est une chose globale, or il n’est question ces dernier temps que de nier le réchauffement de façon hautaine, arrogante et vulgaire.
                    Focaliser l’attention sur ce détail, permet d’occulter les 95% dont on ne parle pas, comme la pollution par exemple, car plus difficile à nier, encore que ça s’est vu, mais il s’en trouve qui oseraient n’importe quoi.

                    J’accuse donc les naïf béats, adeptes du « tout va bien (Dieu est avec nous) » et de la liberté de l’homme d’affaire, de faire de la désinformation en concentrant l’attention des gens sur un point, et un seul.


                    • Cogno2 20 janvier 2010 14:14

                      Puis franchement, trois articles par jours qui nient le réchauffement global, vous trouvez pas que ça commence à faire beaucoup ?

                      L’effet de serre par certains gaz (CO2, et surtout CH4) est un fait chimique, il n’y a pas à tortiller du cul la dessus.
                      Sachant que les concentrations atmosphériques augmentent, je ne vois pas comment il est possible, avec un minimum d’honnêteté de nier le phénomène, sauf à réinventer le chimie.

                      Bien sur, le climat est une chose extrêmement complexe, au delà de nos possibilité d’analyse, et il est toujours possible qu’un effet inverse nous échappe.
                      Mais parier la dessus, miser l’avenir de l’espèce sur un hypothétique espoir, me parait une attitude irresponsable.... ou économique, ce qui reviens au même.

                      Je retourne donc la question « a qui profite le dogme », et je pose : « a qui profite le dogme du tout va bien » ?


                    • José Lopez-Martinez José Lopez-Martinez 20 janvier 2010 14:17

                      @ Cogno2 :

                      « D’un autre coté, quand on averti des risques, on est ignoré, si on insiste un peu, on deviens gênant, alors on est raillé, caricaturé, trainé dans la boue. »

                      C’est une plaisanterie, voyons. Jusqu’à aujourd’hui, ce sont précisément les personnes sceptiques quant à la doxa alarmiste des tenants de l’hypothèse de l’origine anthropique d’un réchauffement global qui sont raillés, caricaturés et traînés dans la boue par les médias mainstream et les politiciens.

                      Mais il est probable que l’affaire du Climategate va renverser la tendance et peut-être même que les membres de l’Église de Climatologie et autres escrologistes subiront un retour de flamme.

                       


                    • Jean Lasson 20 janvier 2010 19:38

                      Plus haut, Waldgänger nous déclare : "L’effet de serre, envisagé dès le milieu du XIXème siècle, démontré par A + B en 1896. Une croyance ? Non, l’avis de 99% des scientifiques qui travaillent sur le climat.« 

                      Eh bien oui, c’est une croyance. La théorie d’Arrhenius sur l’effet de serre atmosphérique est réfutée. D’abord, Wood a démontré dès 1909 qu’une vraie serre ne fonctionne pas sur le mode radiatif (par absorption et ré-émission d’infrarouges par le verre des vitres), mais sur le mode convectif.

                      Ensuite, concernant l’effet de serre atmosphérique, voici un article récent, dont le titre dit tout :

                      Falsification Of The Atmospheric CO2 Greenhouse Effects Within The Frame Of Physics. Gerlich G. and Tscheuschner R. D. International Journal of Modern Physics. B, Vol. 23, No. 3 (2009) 275-364 , DOI No : 10.1142/S021797920904984X,

                      Traduction du titre : »Réfutation de l’effet de serre du CO2 atmosphérique dans le cadre de la Physique.« (article complet ici).

                      Alors, quand Cogno2 affirme poétiquement :  »L’effet de serre par certains gaz (CO2, et surtout CH4) est un fait chimique, il n’y a pas à tortiller du cul la dessus.« , il devrait être plus prudent en méditant ce vers d’Aragon :  »Rien n’est jamais acquis à l’Homme«  ou encore cette maxime de Gide :  »Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent."

                      En Science, le doute est un devoir si important qu’on dit qu’il est méthodique.

                      A ce propos, les physico-climatologues russes décrivent très bien les températures atmosphériques par un modèle convectif...


                    • Jean Lasson 20 janvier 2010 21:53

                      Walgänger écrit : « Pourquoi ces brillants scientifiques ne sont-ils pas publiés s’ils parviennent à de tels bouleversements de la physique ? »

                      Euh, il me semble que j’ai bien cité un article scientifique publié dans une revue à comité de lecture, non ? Si je me trompe, merci d’éclairer ma pauvre lanterne ignorante... Et si je ne me trompe pas, veuillez vous servir un peu plus de vos yeux et un peu moins de votre plume de vipère, merci.

                      Quant à votre lien, il me semble qu’il pointe sur un blog et non pas sur un article scientifique. Si vous avez connaissance d’une réfutation de l’article de Gerlich et Tscheuschner, publiée dans une revue à comité de lecture, bien sûr, n’hésitez pas à nous en faire part. Ça m’intéresserait au plus haut point et je la lirais avec attention.

                      Mieux, si vous vous sentez de taille à écrire vous-même une telle réfutation, n’hésitez pas à la soumettre à une revue scientifique - il n’en manque pas - qui sera sûrement heureuse de publier la confirmation théorique de l’effet de serre.

                      Dans le cas contraire, évitez donc de vous ridiculiser par vos injures à l’encontre de scientifiques a priori plus respectables que vous et - j’ajoute - plus courageux.


                    • Jean Lasson 20 janvier 2010 23:30

                      Quand Walgänger fait de l’arithmétique, ça donne : 2010 - 1896 = « presque deux cent ans » smiley
                      Ça ressemble aux calculs du GIEC...

                      Quand Walgänger cite des revues scientifiques (à comité de lecture donc), il ne distingue pas la différence entre Nature et Sciences et Vie  smiley
                      Ca ressemble à la confusion du GIEC entre un rapport du WWF et un article scientifique...

                      Je comprend mieux maintenant pourquoi il croit au RCA. smiley


                    • chria chria 20 janvier 2010 14:55

                      Cogno2 vient rejoindre sisyphe et waldganger.
                      Un joli groupe de manipulateurs qui, quand on leur sort un fait sans apriori qui jette le doute sur un groupe d’expert qui sert leur cause, répondent par de la politique ou des arguments d’autorité ou de morale, alors que l’article lui-même dénonce ces méthodes.
                      Lexington a vu juste, la preuve en est.


                      • Geneste 20 janvier 2010 14:58

                        2 points.

                        1- Avaler et/ou oser dire qu’il n’y aura plus de glaciers en 2035 dans l’Himalaya, relève d’un état proche de la débilité ou d’une inculture scientifique crasse. En effet, les plus alarmistes n’ont jamais parlé que de 6°C max d’augmentation de température. Je rappelle ici que la température décroît environ de 0,5°C tous les 100m et que l’Himalaya culmine à 9000m. En conséquence, un élève de seconde, même très moyen, peut conclure à l’arnaque. Le GIEC n’a, en conséquence, même pas un niveau global de seconde !

                        2- GIEC est la mauvaise traduction de IPCC qui veut dire international panel in climate change. En anglais, il n’y a donc aucune notion d’experts ou de scientifiques dans cette organisation. C’est une instance purement politique ! D’ailleurs, je viens de vous montrer qu’ils n’ont même pas un niveau de classe de seconde. J’en profite pour dire que nos représentants au GIEC, Jouzel et Le Treut, se sont autoproclamés climatologues. Ce n’est absolument pas vrai : l’un est glaciologue et l’autre chimiste. Et en plus, malgré ces titres, ils n’ont même pas un niveau de seconde ! Pauvre France !


                        • PapyJako PapyJako 20 janvier 2010 19:27

                          @Geneste

                          Juste un petit point : le ’I’ de IPCC est pour Intergouvernemental, pas International.

                          Cela observation n’enlève rien à la valeur de l’argument. Bien au contraire !

                          Où, avant le GIEC, avait-on vu une organisation « scientifique » dont les résultats doivent être approuvés par les gouvernements ?

                          Sinon, je suis d’accord !


                        • PapyJako PapyJako 20 janvier 2010 20:04

                          @Geneste

                          J’oubliais ... Merci d’avoir rappelé implicitement - « back to basics » - ce fait élémentaire, et universel  : La glace ne fond qu’à une température supérieure à O°C.

                          Les « gens du GIEC » le savent très bien, bien sûr, mais ils ont tellement la certitude que les autres - les « pas du GIEC » - sont de crasseux ignorants, qu’ils n’ont aucune raison de se gêner.


                        • Eloi Eloi 20 janvier 2010 21:28

                          Merci d’avoir rappelé implicitement - « back to basics » - ce fait élémentaire, et universel : La glace ne fond qu’à une température supérieure à O°C.

                          Bon, c’est juste pour pinailler, mais ca dépend quand même de la pression. Une pression qui baisse un peu en haut de l’himalaya : 5000 m, la température de fusion s’élève à +0.004 °C. Mais bon, comme il faut au moins 30°C plus froid smiley


                        • robert 20 janvier 2010 17:51



                          Le problème c’est que cette erreur maloncontreuse et quelque part condamnable, n’empèche pas le déclin des glaciers himalayens. La vitalité d’un glacier ne dépend pas seulement des températures mais aussi et surtout des précipitations qu’il reçoit dans son bassin d’alimentation, le réchauffement climatique risque (ça se voit déja) d’altérer ce régime de précipitations.

                          Pour le reste, je vois que les négateurs du réchauffement n’ont pas grand-chose comme arguments scientifiques à opposer, ils se contente de ronger quelques os comme cette erreur.


                          • chria chria 20 janvier 2010 18:37

                            J’aimerais bien savoir où vous avez pêché que le réchauffement actuel est la cause d’une modification du régime des précipitations (en plus pour voir ça il faut des données sur le long terme en pluvio, ce qui est mal barré en Himalaya). Niveau arguments scientifiques, ça laisse à désirer. Les glaciers reculent certes, n’oubliez pas qu’on a retrouvé un village sous un glacier suisse, ce qui est un exemple que la dynamique des glaciers est très complexe d’autant plus si ceux-ci ont un effet mémoire de plusieurs centaines d’années. Les glaciers, comme la neige, réagissent forcément au réchauffement actuel qui a été fort depuis 30 ans, mais cela n’est pas une preuve que c’est les GES les responsables. Bien sûr qu’ils jouent sur l’effet de serre, encore faudrait-il établir des relations sérieuses entre tous ces paramètres, ce qui est encore loin d’être fait. De l’honnêteté intellectuelle, c’est si cher demandé ?
                            Certes l’erreur du Giec n’est pas si terrible en soi, mais il révèle une politique de l’information assez détestable, une volonté de sensibilisation qui se fiche pas mal des incertitudes scientifiques. Quand on aura un organisme dignement honnête, on pourra débattre dans une plus grande sérénité et faire avancer les choses de manière constructive.


                          • PapyJako PapyJako 20 janvier 2010 19:57

                            @robert

                            qui dit 

                            « ... cette erreur maloncontreuse (sic) et quelque part condamnable, n’empèche (sic) pas le déclin des glaciers himalayens ... »

                            1) Quand une organisation qui se prétend scientifique pêche ses informations, sans les vérifier, dans des déclarations du WWF, j’ai du mal à appeler cela une « erreur », même si cela est « malencontreux ». Manifestement, le GIEC ne vérifie que les infos qui vont contre la thèse qu’il est en charge de défendre. Il fait très bien le boulot pour lequel il est grassement payé ! 

                            2) Les scientifiques Indiens, ont l’outrecuidance de ne pas être de votre avis, ni de celui du GIEC, sur la fonte des glaciers Himalayens. Et cela est antérieur à la découverte de la « malencontreuse erreur », juste avant Copenhague. Le ministre de l’environnement Indien s’en était fait l’écho. Il est vrai que Monsieur Rajendra Pachauri, Ingénieur Ferroviaire, président du (bientôt défunt ?) GIEC et affairiste notoire, avait déclaré que la déclaration du ministre Indien était « arrogante ».

                            Vous n’êtes donc pas le seul à rater une bonne occasion de vous taire !

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