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Accueil du site > Actualités > Environnement > Les impératifs écologiques pourraient-ils remettre en cause la démocratie (...)

Les impératifs écologiques pourraient-ils remettre en cause la démocratie ?

Compte-rendu du Café Citoyen de Caen du samedi 10 janvier 2009.

Dans le monde entier, et en Occident peut-être de manière plus marquée, il est indéniable que nous assistons à une « prise de conscience écologique ». Qui plus est, les contraintes écologiques (tris sélectifs, augmentation des prix...) sont de plus en plus comprises, et même admises. Mais ces exigences ne risquent-elles pas de mettre à mal le système démocratique ? Les citoyens se sont ainsi demandés tout au long du débat si les impératifs écologiques pouvaient fonder une autorité nécessaire à un gouvernement non-démocratique.

Cette interrogation du citoyen est d’autant plus justifiée que pendant des années, « le discours sur les préoccupations écologiques a été raillé, réduit au rang de peur imaginaire » et qu’aujourd’hui, « c’est comme si la planète s’était réveillée brutalement ». Un sentiment d’urgence s’est en effet vite emparé de la société civile. Ce qui pour certains correspond à une responsabilisation (nous admettrions enfin l’importance des problèmes écologiques), ressemble pour d’autres à une « culpabilisation systématique des gens ». Pourquoi faire supporter tout le poids des choix politiques aux seuls citoyens ? Quid de l’empreinte écologique des grands groupes industriels ? Quid du manque de prise de décision des politiques ?

L’assemblée se demande alors si les impératifs auxquels nous serions confrontés ne seraient finalement pas des dogmes. Quelqu’un dans la salle avance même que nous serions devant « un dogme extrêmement protéiforme qui peut être récupéré avec d’autant plus d’opportunisme et de gravité qu’il correspond à des préoccupations réelles ». Toutes les mouvances politiques tentent effectivement de s’approprier l’écologie. Et il semble très facile d’amalgamer mesures scientifiques environnementales et arguments idéologiques.

Il est difficile de discerner ce qui est de l’ordre du dogme et ce qui est de l’ordre du fait écologique. D’autant que tout argumentaire idéologique se drape généralement de mesures scientifiques qui se veulent incontestables. Mais qu’est-ce qui est vrai ? Et qu’est-ce qui est urgent ? En effet, le sentiment d’urgence écologique s’établit de manière indiscutable grâce à des argumentaires scientifiques que l’on n’ose pas remettre en cause. On ne se prive pas d’ailleurs d’illustrer ces « vérités scientifiques » par des mises en scène, notamment en ce qui concerne le réchauffement climatique (par exemple le spectacle du détachement d’un bloc de banquise). Lorsque l’on aborde l’écologie d’un point de vue global, on privilégie en réalité l’émotionnel à l’explication par le raisonnement. « Un certain nombre de scientifiques dénoncent [par ailleurs] des exagérations médiatiques, des raccourcis faux, notamment celui consistant à imputer le réchauffement climatique aux seules activités humaines. » lance un intervenant. Dans la salle, on ne minimise pas pour autant l’impact de l’activité humaine sur l’environnement : le danger qui pèse sur la biodiversité, le problème de la pénurie en ressources naturelles, tous ces dangers sont bien présents. D’ailleurs, les préoccupations écologiques sont également celles de toutes celles et de tous ceux qui veulent protéger la Nature parce que source d’émerveillement. On évoque la Loi Littoral, le covoiturage, les économies de papier... La protection de l’environnement passerait aussi et avant tout par le niveau local, dans la vie de tous les jours. « Chacun doit faire sa part » dit-on dans la salle.

Mais une suspicion s’éveille aujourd’hui car l’écologie devient de plus en plus « à la mode ». Le greenwashing (l’éco-blanchiment) permet aux entreprises « de transformer les slogans écologistes pour les utiliser en slogans publicitaires ». Sans parler d’« arnaque écologique », les citoyens s’interrogent tout de même sur l’existence d’éventuelles intoxications médiatiques jouant sur des peurs déjà établies. Alors qui croire lorsque le doute s’installe ? Se pose ainsi la question de l’urgence écologique et de qui va en payer le tribut.

Avec l’écologie, la frontière est mince entre la science (du grec « oïkos », et « logos » : science de la maison, de l’habitat) et la politique. L’écologie est rapidement devenue, en s’affranchissant du cadre traditionnel droite/gauche, une thématique transversale, trans-partisane, voire même au-dessus des partis politiques. On se hasarde même à parler de nouvelle religion tant les valeurs véhiculées par les concepts écologiques touchent des dimensions existentielles (survie de l’humanité) et ontologiques (place de l’homme sur la planète et dans l’univers).

Finalement, malgré l’éclatante vérité écologique qui semble apparaître au grand jour, il existe encore de nombreuses zones d’ombre, des préjugés et des imprécisions. On insiste à ce propos dans la salle pour dire que les plus gros pollueurs sont aujourd’hui les pays en phase de développement industriel (Chine, Inde...).

Cependant, il est des faits qui peuvent paraître indiscutables ; et le sentiment d’appartenance à une même planète aux ressources finies, même s’il est très récent (quelques décennies, ce qui historiquement parlant est très court), est peut-être l’un d’eux. Cette globalisation nous fait prendre conscience qu’un certain nombre de problèmes posent désormais question à l’humanité toute entière : l’augmentation démographique mondiale, l’épuisement des ressources naturelles (nourriture, énergie, etc.). L’épuisement des ressources comme le pétrole (pensons également à tous ses dérivés utilisés dans notre société : plastiques, paraben, bitume pour les routes, etc.) ou le gaz sont des données difficilement discutables. Et la panique peut s’emparer de nous à la perspective de voir disparaître ce règne de l’abondance illusoire auquel nous nous sommes habitués.

Les impératifs écologiques pourraient ainsi remettre en cause la « douceur démocratique » de notre époque. Remarquons que depuis quelques décennies, nous assistons déjà à une crise de la responsabilité. Essentiellement parce que chacun d’entre-nous ne sait plus de quoi il est responsable. Le concept d’écologie ne risque-t-il pas également de mettre à mal les principes de liberté (interdictions et rationnement), d’égalité (entre pays développés et pays en phase d’industrialisation), de fraternité (luttes pour des territoires, des ressources naturelles...) ?

D’autant que les problèmes d’ordre écologique ne sont qu’une partie des problèmes que l’humanité devra affronter dans les prochaines décennies : les déséquilibres entre les différentes population du monde, les problèmes économiques en tous genres, les migrations de masse, les possibles guerres pour les ressources, pourraient entraîner des réorganisations sociales importantes voire déstabiliser les régimes démocratiques. Dans le processus démocratique, le débat prévaut, les décisions sont lentes. Et l’urgence peut nécessiter la mise en place d’un cabinet exécutif plus restreint.

N’y a-t-il pas finalement chose plus importante que la démocratie à préserver ? Face à des dangers mettant en péril une civilisation voire l’humanité toute entière, on aurait tort de vouloir tenir à tout prix à un système finalement plus efficace en temps de paix qu’en période troublée.

Qui plus est, la démocratie telle qu’exercée aujourd’hui – avec la politique de l’opinion, de calculer et de ne pas prendre de réels engagements pour ne pas se couper d’une partie de l’électorat – cette démocratie, que certains citoyens considèrent d’ailleurs comme factice, n’est-elle pas non plus à l’origine de l’enlisement des problèmes écologiques depuis des décennies ? Les politiques successives ne nous ont-elles pas empêché sinon de prendre conscience du moins de réaliser progressivement (et donc sans empressement) les changement de notre mode de vie ? L’urgence actuelle ne se justifie-t-elle pas par l’attentisme et le manque de courage des politiques ?

Cette urgence risque donc d’accentuer les tensions régionales. A ce propos, on évoque notamment le conflit actuel concernant le barrage de retenue sur l’Euphrate. Certes, la prise de conscience écologique semble être partagée par de nombreux pays sur la Terre. Mais les pays développés devront certainement faire des concessions plus importantes pour contenir sinon abaisser leur niveau de vie. Et nous voyons qu’il n’est pas si facile de réduire notre propension à la croissance ? C’est là que l’« on va peut-être être amenés à prendre des mesures pour partager et donc à rogner un peu sur nos libertés individuelles ».

Restons cependant vigilants. Le danger inverse consisterait à croire que nous vivons dans le pire des mondes possibles et qu’ainsi le fatalisme gagne nos consciences. Nous serions alors vulnérables et prêt à accepter le joug d’un despote qui se voudra évidemment éclairé. On évoqua même dans la salle la possibilité de l’établissement d’un nouvel ordre mondial s’appuyant sur un certain nombre de peurs pour instaurer un régime aristocratique planétaire basé sur le contrôle des citoyens. Avec la surenchère médiatique des impératifs écologiques, le fait que le politique tarde à prendre des décisions, et la responsabilisation à outrance, voire la culpabilisation, du citoyen de base, n’assisterions-nous pas à une phase de légitimation de différents acteurs ? Le nouveau messie germe d’abord dans l’esprit de celles et ceux qui, à force d’attendre que se réalisent des promesses, applaudissent le sauveur qui saura convertir leur espérance en résultats concrets, même s’il faut pour cela ignorer les dures mesures qu’il aura été nécessaire d’adopter...

Finalement, nous constatons que l’Homme a toujours cherché à s’extraire de la Nature, à s’affranchir de ses lois. Et peut-être est-il désormais temps de ne plus chercher à vouloir la dominer mais à rechercher l’équilibre. Cette crise écologique ne peut-elle pas être perçue comme une aubaine ? N’est-elle pas un moyen de « remettre en cause notre mode de fonctionnement », de repenser totalement notre système ? La « crise environnementale » peut devenir un passage obligé pour permettre de « changer de paradigme social » et ainsi donner un nouvelle chance à la démocratie, en ravivant la flamme démocratique depuis trop longtemps engourdie par un individualisme effréné, en réactivant l’esprit populaire depuis trop longtemps englué dans le matérialisme de notre société de surproduction/surconsommation. Ne peut-elle pas conduire les hommes à renouer avec l’envie de vivre ensemble selon des valeurs qu’ils auront choisi et un projet commun qu’ils auront eu l’occasion de tracer ?

Nous avons aujourd’hui certainement passé le cap de la prise de conscience écologique. Et nous ne devons pas pour autant être dupes. Même ces questions fondamentales peuvent être le champ de bataille des idéologues de tous horizons ; quand bien même cela puisse paraître cynique. Gardons notre esprit critique et cherchons par l’échange et l’écoute notre propre opinion personnelle pour agir en notre âme et conscience.

http://www.cafes-citoyens.fr/comptes-rendus/478-les-imperatifs-ecologiques-pourraient-ils-remettre-en-cause-la-democratie-2


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32 réactions à cet article    


  • Bois-Guisbert 17 février 2009 12:56

    Les écologistes ne pourront être pris au sérieux que quand ils adopteront des positions claires contre une immigration allogène qui :

    premièrement, augmente dangereusement la pression démographique sur nos territoires

    deuxièmement, transforme ipso facto des petits pollueurs des pays foireux en moyens à gros pollueurs des pays efficients !


    • Neozenith 17 février 2009 13:19

      Je ne crois pas que ce soit la priorité en matière d’écologie... Ou tout du moins, il ne s’agit pas de diminuer l’immigration mais plutôt les importations (de produits venant tout droit de l’autre côté de la planète, mal fabriqués et consommant une énergie hautement polluante et pas du tout optimisée)...


    • Bois-Guisbert 17 février 2009 15:05
      Je ne crois pas que ce soit la priorité en matière d’écologie... Ou tout du moins, il ne s’agit pas de diminuer l’immigration mais plutôt les importations (de produits venant tout droit de l’autre côté de la planète, mal fabriqués et consommant une énergie hautement polluante et pas du tout optimisée)...

      Ah ouais, d’accord.

      Une France à cent vingt millions d’habitants, mais bouffant des melons de Cavaillon, des haricots d’Arpajon, des fraises de Plougastel, des lentilles vertes du Puy, des asperges de Tigy, du poulet de Bresse, de la truffe du Périgord, du Camembert normand, de la Tomme de Savoie, du Bleu des Causses, des moules de la baie du Mont Saint-Michel et de la côte de Charolais, serait donc "environnementalement" idéale ?!?!?!?!

    • Bois-Guisbert 17 février 2009 15:10

      Maintenant peut etre que des ecologistes s’expriment en faveur de régularisation massive et d’autres en faveur de reconduite à la frontière massives .... écologiquement, ca ne fera que deplacer un probleme.

      Sûrement pas. Par la force des choses, un habitant de pays développé induit, bien davantage de pollution, directe et indirecte, qu’un habitant de pays sous-développé. Et cela pèse sur le bilan environnemental global de la planète.


    • Romain Desbois 18 février 2009 09:17

      Les écologiste défendent l’immigration choisie. Mais pas choisie par les Etats, par les individus eux mêmes !
      Ils sont partisans du fait qu’il faut donner aux gens les moyens de pouvoir vivre où ils veulent, là où ils vivent !

      Tant que nous ne chercherons pas à comprendre les causes de l’immigration, on ne règlera rien !

      Quand des gens sont prêts à mourrir plutôt que de rester dans leur pays natal, rien ne les arrêtera !

      La vague d’Irakiens et d’Afghans qui cherchent à immigrer est due à quoi d’après vous ?

      Et l’on se trouve dans des situations absurdes où actuellement des gens qui veulent vivre en france sont refoulés alors que d’autres qui veulent quitter la france pour l’angleterre sont prisonniers içi !(Rassurez vous pas Duvallier qui coûle des jours heureux dans le sud de la france avec le fric de son peuple qui crève de faim et protégé à nos frais par une compagnie de gendarme)


    • Zawgyi 18 février 2009 09:28

      @ Bois-Guibert / Le Pen

      Vous oubliez une chose mon bon Monsieur : les immigrés que vous accusez de venir mettre en péril votre petite vie tranquille de riches (c’est vrai : bientôt on ne pourra plus manger notre Camembert AOC en paix !) ne polluent pas autant que vous le faites quand ils viennent vivre chez nous, tout simplement parce qu’ils n’ont pas la chance d’avoir le même niveau de vie que vous... Mais, c’est vrai, nous devrions leur refuser le droit d’espérer avoir une vie meilleure (même si c’est un mirage qui se produit rarement, vue la manière dont nous les accueillons) et les obliger à rester chez eux. Sinon, qui cultivera les bananes qui font 5000 Km par avion pour que nous puissions les acheter ? Qui cultivera "notre" coton bio alimentant le sweat shop des Philipines qui vous permettra d’acheter un polo à bas prix avec lequel vous pourrez frimer devant vos amis en disant : "regardez, c’est du bio. Je fais quelquechose pour la planète".

      Votre discours réactionnaire est daté Monsieur. C’est celui d’une personne égoïste qui veut rester tranquillement chez elle, en conservant son niveau de vie élevé, et en priant que la misère ait la descence de rester chez elle : c’est vrai, quoi de plus désagréable que ces images de populations affamées au 20h quand vous êtes en train de couper votre steak (soit dit en passant, l’élevage est responsable de 20 % des rejets de méthane dans le monde). Rappelez-vous que notre richesse n’est fondée que sur l’exploitation des ressources naturelles et humaines de pays pauvres. Je ne reviendrai pas sur la colonisation, car il suffit de voir les obligations que nous leurs imposons en matière de mono-cultures, de zones franches, d’absence de droits de douane, d’accès aux gisements, etc.

      Je suis d’accord pour dire que les premiers responsables sont avant tout les gouvernements corrompus de ces pays. Mais rappelons-nous également de la France-Afrique, du soutien américain au Chili, de l’absence de soutien à la Birmanie en 1988, etc. pour dire que nous maintenons ces gouvernements en place. Nous avons donc une double responsabilité.

      Enfin, et pour conclure, je finirai en vous disant que le mode de vie des immigrés en Europe est loin d’être aussi polluant que celui qu’ils sont contraints d’adopter chez eux. Savez-vous que la viande de brousse fournit 80 % de l’apport en protéine des populations pauvres d’Afrique ? Viande qui contribue à la disparition d’espèce. Dans les montagne de Birmanie, une peau de tigre s’échange contre quelques grammes de sel, denrée essentielle pour le bien-être de ces populations isolées. Et quelle énergie utilisent-ils dans les bidonvilles surpeuplés qui ne possèdent pas le courant ?Le bois. Celui de la forêt qui se trouve à proximité, ce qui contribue à la déforestation. Comment croyez-vous qu’ils cultivent lorsqu’ils n’ont pas accès aux engrais et aux engins motorisés ? Sur brulis. Et ainsi de suite.

      Alors, essayez de réfléchir un peu de manière globale et rationnelle avant de débiter vos âneries racistes, xénophobes, égoïstes, fondée sur une peur égocentrique de réactionnaire apeuré à l’idée de ne plus pouvoir utiliser sa voiture pour aller faire les courses à 500 m de chez lui. J’aurais tellement aimé que vous puissiez naître à Bombay, histoire de voir si votre discours serait le même.


    • Lord_Mahuf Lord_Mahuf 17 février 2009 18:15

      Je suis assez en accord avec ce que vous dites sauf un point : Il manque cruellement la notion de choix dans vos propositions...

      Par exemple :
      "Les groupes industriels sont dirigées par des citoyens et leurs produits sont plébiscités par les citoyens (sinon ils n’acheteraient pas ces produits)"
      Ne peut-on penser que le manque de choix ou le manque d’information (qui ramène aussi au manque de choix par ignorance) des citoyens conduit à acheter des produits qu’ils ne "plébisciteraient" pas en toute connaissance de cause ?


    • dapeacemaker911 17 février 2009 15:13

      Quand une minorité decide en s affranchissant de la majorité, ce n est deja plus une democratie.

      Les peuples ne sont plus souverains, les preuves sont accablantes et s accumulent quelque soit la nation "democratique" dont il est question.

      L ecologie est LA priorité ABSOLUE, non pour nous, mais pour nos enfants.

      Cessons d etre laches et de nous cacher derrieres des pseudos elus, pour eviter d affronter les problemes dont nous sommes responsables.

      Nous ne sommes pas des ENFANTS se cachant derriere leurs parents....

      Face a cette societe qui nous infantilise, redressons nous et agissons en ADULTES.

      Les prisons se remplissent de toute personne n arrivant pas a suivre la course elitiste que nous avons tracé, nous et nos anciens. La JEUNESSE en premier lieu.

      Hors les coupables ne sont pas les jeunes ou les opprimés, les coupables se sont nous, qui nous cachons derriere un vote factice afin de "ne rien voir, ne rien entendre".

      Prenons le temps de comprendre comment fonctionne ce monde, dans son ensemble, c est une necessité ABSOLUE : S INSTRUIRE.

      Qui parmis vous savent ce qu est le FMI ? le role de l OMC, des banques centrales ?
      Qui sait comment fonctionne la creation de la monnaie ?
      Qui sait comment s interconnecte les differents marchés de souffrance ? (media-politique-santé-armement-BTP-agroalimentaire-chimique...)

      Arretons de chcher des bouc emissaire, le coupable c est NOUS parce qu on ne prend pas le temps de comprendre, ni d assumer ce que l on sait.

      DPM


      • Croa Croa 18 février 2009 22:05

        Tout à fait et la « douceur démocratique » est un leurre !

        Mais je ne suis pas d’accord avec la fin de ton intervention, ou pas tout à fait car le coupable n’est pas NOUS mais ceux qui nous infantilisent quasi scientifiquement afin de diriger nos vies à leur profits essentiellement financiers vu que le régime est tout simplement ploutocratique.

        Mais patience, nous allons bien finir par nous réveiller... smiley Ce jour là reviendra la démocratie et aussi la possibilité de prendre des mesures contre ces périls aujourd’hui connus mais niés par nos actuels maîtres.


      • JL JL 17 février 2009 15:34

         ""Les impératifs écologiques pourraient-ils remettre en cause la démocratie ?"" !!!

        Novlangue, quand tu nous tiens. La liberté c’est l’esclavage, la paix c’est la guerre, etc.

        UPOV, brevets sur le vivant, droits à polluer, … et le principe de précaution sont antogonistes, tout comme le capitalisme et la démocratie. L’écologie est démocratique, le capitalisme et son corollaire, l’oligarchie, est par nature massacreur de la Nature.
        "Frédéric Bastiat, libéral conséquent qui ferraillait contre les protectionnistes de son temps avait pressenti le principe économique de notre modernité néo-libérale, la croissance illimitée, quelqu’en soit le coût : toute activité gratuite, parce qu’elle lèse le secteur marchand correspondant, devra être soit interdite soit taxée à son profit… Les êtres vivants commettent un crime impardonnable : ils se reproduisent et se multiplient gratuitement. Certains en éprouvent même du plaisir. Depuis plus de deux siècles, notre société livre à cette gratuité une guerre longtemps secrète dont la dernière bataille est en cours. (convention de l’" Union pour la protection des obtentions végétales (UPOV) signée En 1961par les six pays fondateurs du Marché commun. …En novembre 2004, l’Assemblée nationale unanime (sauf le groupe communiste) avait transposé la Directive européenne 98/44 de soi-disant " brevetabilité des inventions biotechnologiques ". Tout ce qui transgénique est brevetable (article 4), ce qui, comme le montre l’exemple nord-américain, mettra fin à la pratique fondatrice de l’agriculture : semer le grain récolté. Il est piquant que les communistes défendent maintenant les valeurs libérales – et significatif qu’ils soient seuls à le faire. La version 1991 du traité de l’UPOV confère à l’obtenteur le " droit exclusif de produire, reproduire, conditionner au fins de la reproduction ou de la multiplication, offrir à la vente sous toute autre forme, exporter, importer, détenir à une des fins ci-dessus mentionnées du matériel de reproduction et de multiplication de la variété protégée "…. " En somme, le gouvernement demande au législateur de créer un privilège sur la reproduction des êtres vivants. Contre l’intérêt public. Contre celui des agriculteurs Au profit de producteurs de poisons. Au nom du libéralisme !" …" Il s’agit d’euthanasier l’agriculture biologique – dont le seul tort est d’utiliser la gratuité de la nature plutôt que des pétro-intrants marchands ruineux pour les humains, les sols, l’eau, bref, notre milieu de vie –, au moment même où se ferme la parenthèse d’une pétro-agriculture industrielle obsolète fondée sur la thermodynamique du XIXe siècle !" Il n’y a pas pire protectionnistes que les ultras libéraux : protectionnistes de leurs intérêts financiers mais destructeurs de d’environnements. Lire Il y a protectionnistes et protectionnistes

         


        • ddacoudre ddacoudre 17 février 2009 16:26
          bonjour JL

          j’ai moisé le vote négatif, ton exposé est trop succin pour en comprendre toute la porté. il est vrai qu’une certaine vision du libéralisme, celui qui ne se préoccupe pas de savoir s’il lèse les droits d’autrui, parce qu’il croit disposer de la puissance d’agir librement, imagine que tout ce qu’il entreprend est bon parce qu’il en retire un avantage immédiat, pourtant la longue histoire de notre existence est parsemé d’erreurs de jugement, car nous croyant maitre de ce monde, nous ne prenons pas garde aux effets secondaires de notre activité.

          Je crois que cette crise comme l’explique l’auteur sera un élément déclencheur, peut-être d’une autre civilisation. Il y a toujours une conséquence à nos actes, et elle est perçu quand elle nous affecte, plus que par les discours, il en est ainsi de notre nature humaine, sauf à user du système pavlovien à bon escient.

          J’ai aujourd’hui écrit un article en ce sens, « il y a toujours une solution ».

          Cordialement.

        • JL JL 17 février 2009 18:28

          Bonjour ddacoudre. Ce n’est pas un exposé mais un copié collé partiel d’extrait d’un article dont j’indique le lien. Je n’ai pas voulu faire long, mais je voulais dire que si quelque chose doit sauver l’écologie ce sera la démocratie. Et poser la question comme le fait l’auteur c’est déjà s’égarer. L’oligarchie tuera la démocratie ET l’écologie, hélas. Et le titre de cet article est à lui seul un bel exemple de novlangue.

          Pour mémoire, TINA c’est évidemment celui de Tatcher (There is no alternative)


        • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 17 février 2009 18:41

          Votre intervention est intéressante, mais c’est dommage car vous n’explicitez pas assez votre pensée. "C’est un peu court jeune homme" aurait lancé un personnage pas si fantasque que l’on pourrait croire.

          La question posée comme telle : "Les impératifs écologiques pourraient-ils remettre en cause la démocratie" met en évidence la question suivante : qu’est-ce qui est le plus important ? L’esprit démocratique avec ses nécessaires apprentissages ou la préservation de l’humanité à en croire les écologistes les plus convaincus ?

          La question du choix et de la liberté est au coeur de cette question. Mais qui fera les choix demain et pour quel projet de société ?

          Bien cordialement,


        • JL JL 17 février 2009 22:16

          Mais bande de noix, c’est la dictature des marchés qui ruine la planète. L’appropriation du vivant, le pillage des ressources naturelles, la pollution par le mercure, les ondes électromagnétiques, les pesticides, la radioactivité, etc, etc, tout cela se fait aux nom du libéralisme et au mépris, que dis-je, par le viol permanent du principe de précaution ! Est-ce cela votre démocratie ?

          @ l’auteur, j’ai dis à ddacoudre comment il fallait lire mon post. C’est vous qui êtes un peu court, jeune homme.


        • Croa Croa 18 février 2009 22:14

          Bien JL là c’est plus clair ! (T’as voulu faire court mais il t’as fallu deux essais pour faire court et... compréhensible !)


        • Croa Croa 18 février 2009 22:18

          à l’auteur qui insiste : « "Les impératifs écologiques pourraient-ils remettre en cause la démocratie ?" »

          Je ne vois pas comment il serait possible de remettre en cause quelque chose qui n’existe pas !  smiley


        • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 18 février 2009 22:30

          Il est vrai que l’on peut toujours s’interroger sur l’état actuel de notre démocratie. Et il est souvent difficile de dire si nous sommes vraiment en démocratie, certainement parce que la démocratie est avant tout un idéal à atteindre et que nous avons tendance toujours à l’assimiler aux institutions républicaines.

          Je vous suis sur le fait que nous pouvons de plus en plus nous interroger sur le fait que nous soyons en démocratie. D’ailleurs, une démocratie est-elle applicable à l’échelle nationale ? A l’échelle européenne ? A l’échelle mondiale ? A en croire Jean-Jacques Rousseau, qui était loin d’être un idiot en la matière : non. Le développement des régions pourraient revaloriser l’esprit démocratique et recréer le lien indispensable pour faire émerger les vertus les plus nobles entre le corps social et le citoyen. 

          En fait, les imératifs écologiques pourraient remettre en cause ce qui nous semble être aujourd’hui un environnement démocratique, illusoirement pacifié.


        • ddacoudre ddacoudre 17 février 2009 16:38

          bonjour marc

          interessante analyse. il est juste que les réalité des problème d’une pollution par le rejet de nos déchets devient pour certain un sujet porteur de ressources lucrative, c’est comme cela, et ce n’est pas sur eux qu’il faut nourrir une espérence, car ils estimerons disposer d’asez de richesse pour acheter un espace dépolué où mourrir dans leur connerie, comme cela existe déjà pour ceux qui possède des abris nucléaires, où il attendron la mort à l’abri de leur cercueil. ce n’est donc pas à eux qu’il faut confier le destin de notre existence, et ce n’est pas toujours un discernement facile à avoir.

          je t’invite à lire mon article qui se rapproche du tien sur la page d’haujourd’hui "il y a toujours une solution à la crise".

          cordialement.


          • joelim joelim 17 février 2009 17:10

             Question intéressante (le titre de l’article). Je crains hélas qu’un scénario légèrement différent nous pend au nez dans le futur : que les problèmes écologiques deviennent le prétexte auto-justificateur d’un nouveau fascisme (par exemple, l’amicale des fabricants d’armes) qui voudrait s’étendre sur le monde...


            • Kalki Kalki 17 février 2009 17:59

              Article interressant. Merci.

              Mais il faut faire attention, la dialectique peut casser des briques !

              http://www.dailymotion.com/search/dialectique%252Bbrique/video/x19ufg_la-dialectique-rene-vienet-1973_fun

              Beaucoup de mots, encore peu d’action écologique en profondeur.
              On va peut etre y etre forcé avec le temps.


              • JONAS JONAS 17 février 2009 23:56

                @ L’Auteur et à TOUS :

                Je pense que l’Auteur a raison, beaucoup de commentaires passent à côté du sujet.

                L’écologie, c’est comme l’humanisme ou la charité, cela donne bonne conscience, mais, c’est toujours les autres qui doivent la pratiquer.

                L’échec du Grenelle de l’environnement, a donné naissance à cette prétendue crise, qui se substitue à une dictature écologique.

                Réfléchissez ! Pour ralentir ou stopper la croissance, car s’est bien de cela qu’il s’agit, il n’y avait pas d’autre méthode.

                L’imposer démocratiquement est impossible, aucuns Gouvernements ne résisteraient à des mesures de restrictions imposées.

                Quelle démocratie pourrait au nom de la pollution restreindre les déplacements en avions, en voitures, etc.

                La tentative a été faite par le biais de l’augmentation brutale du pétrole, mais abandonnée, car elle touchait tous les secteurs d’activités et en particulier, l’alimentaire, culture, élevage, pêche. L’industrie restait marginale dans ce cas-là.

                Pour ne pas étrangler brutalement certains secteurs d’activités, le tourisme et tous ses corollaires, hôtellerie, restaurations, transport, etc. il faut restreindre progressivement le pouvoir d’achat des plus riches ! Leur contre offensive, c’est l’augmentation des prix, si donc vous en donnez aux classes moyennes, c’est l’échec ! Les riches demeurent riches.

                Il s’agit en conséquence d’une manœuvre très délicate qui est entreprise au niveau Occidental et même au-delà.

                Sans ces mesures, nous allons vers une catastrophe globale qui va anéantir notre espèce et la ramener aux cavernes. C’est un choix !

                Personne parmi nos gouvernants, qui disposent d’informations précises sur cette Apocalypse, ne fera de déclarations officielles, car elles déclencheraient des mouvements de paniques, avec des conséquences économiques et migratoires colossales.

                C’est mon avis….j’espère me tromper, car j’ai des enfants.

                Bonne nuit….

                 

                 

                 

                 

                 


                • Romain Desbois 18 février 2009 09:29

                  Je ne crois pas qu’il faille une dictature pour que l’écologie triomphe. C’est encore une façon de nous déresponsabiliser.

                  Les industriels et autres commerçants, politiques compris ne nous vendent que ce que nous voulons bien acheter !

                  "Et dire que si les gens ne l’achetaient plus , ça ne se vendrait plus" Coluche

                  Je crois plus à la force de l’exemple, au pouvoir de notre petit porte-monnaie, à la consom’Action.

                  A la décroissance je préfère l’Altercroissance. D’autant que l’écologie est toujours plus économique, même si c’est pas toujours visible à l’oeil nu (il faut inclure les coûts sociaux , des soins , dépollution, etc...)


                • Croa Croa 18 février 2009 22:32

                  à Jonas :

                  Ta déesse croissance, n’as-tu pas l’impression que nous la subissons ?

                  « L’imposer démocratiquement » c’est quoi cet oxymore ?

                   smiley Bienheureux ceux qui ne veulent pas voir ! smiley 


                • Schweitzer 18 février 2009 00:49

                  C’est mon avis….j’espère me tromper, car j’ai des enfants.

                  Je ne vois pas bien pourquoi ils seraient plus à plaindre que ceux qui avaient dix ans en 1939, avec Hitler à Berlin, Mussolini à Rome, Staline à Moscou et Daladier à Paris.

                  Faut arrêter les délires : on peut tout prévoir absatraction faite de l’avenir. Alors, tes mômes, ils se démerderont comme ont fait leurs parents, leurs grands-parents, leurs arrière-grands-parents, leurs arrière-arrière-grands-parents, etc.

                  A moins bien sûr que d’ici là n’explose la chambre magmatique qui est sous le parc du Yellowstone, et à cela, les écoluchistes n’ont rien à opposer, que leur impuissante bêtise !


                  • Zawgyi 18 février 2009 10:23

                    Je crois qu’il faut avant tout se mettre d’accord par ce que nous entendons par démocratie. Après tout, on cite Athènes comme la genèse de ce régime, mais il convient de rappeler qu’ils s’agissait plus d’une oligarchie que d’une démocratie. De même, la république de Jules Ferry était-elle démocratique : les femmes n’avait pas le droit de vote à l’époque.

                    Aussi, le modèle de démocratie doit-il être la démocratie directe, participative, telle que nous l’entendons aujourd’hu ? C’est à dire, la démocratie du consensus, de l’immédiat et du sondage ? A mon avis, non. De mon point de vue, la démocratie est un régime pacifique et libertaire dont le système peut être décrit comme un conflit pacifié, en ce sens qu’il s’agit d’un conflit d’idée tranché par le vote. Le vainqueur du vote remporte la bataille, mais de manière pacifiste, grâce à des règles qui permettent à toutes les opinions de s’exprimer dans le respect de la diversité et des minorités. La démocratie, c’est la dictature de la majorité dans le respect des minorités.

                    Le consensus, en soi, est donc anti-démocratique en ce qu’il cherche à atteindre un niveau de satisfaction générale impossible : en essayant de plaire à tous, on ne fait plaisir à personne. Le consensus c’est une non-action, un processus circulaire empêchant d’avancer. Seul le vote, tranché et clair, permet de faire bouger les choses. Il est légitime, impossible à remettre en question. Il s’agit d’une règle claire acceptée par tous. Contrairement à la démocratie participative, à la recherche de consensus, qui édicte que l’on est censé s’entretenir avec tous, satisfaire tout le monde. Ce qui implique qu’il y aura forcément des minorités qui s’estimeront lésées : une source de conflit larvé qui peut déboucher sur de la violence.

                    Seul le vote est démocratique. Et si l’on n’est pas satisfait d’un vote (comme aujourd’hui avec l’élection de Sarkozy), il suffit de corriger cela lors d’un prochain vote, en élisant un politique sur la base d’un programme clair et net, qui peut être notamment de corriger tout ce qui a été fait par le précédent dirigeant. Le consensus, le mythe de la démocratie participative, c’est ce qui nous donne aujourd’hui des programmes fourre-tout, démagogiques, flous, impossibles à tenir.

                    De plus, la démocratie est rationnelle. En ce sens, elle ne peut être participative et fondée sur le sondage, l’immédiat. Nos politiques doivent pouvoir prendre le temps d’étudier un problème sur le long terme, en étant protégés des passions et de la foule. Rappelons que la majorité n’a pas forcément raison : souvenez-vous de 1933. La foule est dangereuse. Et une majorité d’opinion n’est pas représentative dans tous les cas de l’opinion de la majorité. Après tout, les sondages se fondent sur des quotats, sur des groupes soi-disant représentatifs de tous ceux qui sont mis dans le même sac. Tous les cadres de 35 ans travaillant dans la région parisienne ont-ils forcément la même opinion ? Voterez-ils forcément de la même manière ? Le sondage n’est pas un vote (où toutes le voix individuelles s’expriment) puisqu’il s’agit de l’extrapolation de l’opinion d’une minorité. Une manifestation n’est pas non plus un vote : les minorités ont toujours tendance à faire plus de bruit que la majorité silencieuse. Il suffit pour cela de voir l’accueil fait au Pape l’an dernier. On pourrait croire qu’une majorité de Français est catholique pratiquante, quand on sait en réalité qu’il s’agit simplement d’une minorité religieuse qui se sent au dos au mur et qui essait d’attirer de nouvelles brebis égarées à grand coup de campagnes de communication. Après tout, quand on est sûr de sa force, on n’a pas besoin de le faire savoir comme c’était le cas.

                    De plus, un sondage n’est qu’une photographie d’une opinion changeante à un moment donné. L’opinion est comme la mode : elle change avec les saisons. Comment dès lors gouverner dans ces conditions, sans tomber dans la démagogie et l’extrêmisme. L’élu, conforté dans sa légitimité par le vote, doit pouvoir diriger sur la durée, à l’abri des changements d’opinion, en prenant le temps de la réflexion, du débat, etc. Et la politique devra être sanctionnée par le vote des représentants du peuple. Et pour être tout à fait honnète, je ne crois pas que diriger un pays soit à la portée de tout le monde. C’est un métier qui exige certaines qualités (il est vrai de plus en plus absentes quand on regarde le panel d’élus qui nous dirigent) et qui ne pourrait pas être confié à une foule, s’exprimant dans un sondage, en dehors de tout cadre légitime, légal et encadré. Toutes les études sociologiques le diront : la foule est irrationnelle. Le vote, en revanche, permet à l’individu de s’isoler, de donner sa décision de manière anonyme, à l’abri des influences en ayant eu le temps (normalement) de réfléchir à sa décision.

                    Bref, pour reprendre une citation de Chateaubriand : " vous m’avez élu pour que j’applique ma volonté et non la vôtre ". C’est cela la démocratie. La séparation des pouvoirs (jusqu’à l’arrivée de Sarkozy c’était encore le cas) et des organes indépendants comme le Conseil Institutionnels sont alors là pour éviter les dérives. Mais toujours dans le respect de la rationnalité, de l’échange d’idées pacifié, de la durée.

                    Il est donc de la responsabilité du gouvernement légitime de définir les grandes orientations et les grandes stratégies d’un pays. C’est notamment le cas pour ce qui touche à l’idéologie, sujet qui touche à l’essence même de l’homme et donc à l’avenir et au bien-êrtre de nos sociétés, dont le gouvernement doit être le garant. C’est donc à lui de définir, sur la base de données rationnelles et solides, les lois, les règles et les orientations qui doivent aider notre pays et nos partenaires à vaincre ce défi.

                    Et je dois avouer que c’est plutôt le néant pour le moment. Nous avons eu le GIEC, mais le gouvernement préfère faire des effets d’annonce, comme un jongleur qui amuse les foules. Il laisse ainsi toute la marge aux grands groupes pour continuer leurs aberrations (privatisation du vivant, pollution, engrangement de profit pour les producteurs dénergie polluante sans qu’il leur soit demander d’investir dans l’environnement en retour, etc). Le gouvernement doit normalement être protégé des influences mercantiles de l’économie. On sait que ce n’est pas le cas et que le côté bling bling de Sarkozy, ainsi que ses alliances avec des grands patrons, ne garantissent pas sa neutralité en la matière. Pourtant, c’est avant tout au gouvernement de définir les règles sur les labels, qui permettront d’encadrer la publicité sur les produits, et ainsi d’éviter les dérives qui empêchent le consommateur de choisir rationnellement un produit vert. C’est également à lui de mettre en place des politiques favorisant une moindre pollution, un développement de l’économie locale, moins polluante, etc.

                    Après tout, pourquoi favoriser l’industrie aéronautique quand les mêmes fonds auraient pu être investis dans le développement d’une industrie des transports verts, pour aider à la mise en route des chaines de production des voitures pneumatiques, à hydrogène, etc... Pourquoi interdire toujours l’usage des huiles végétales comme carburant ? Pourquoi investir dans des grands travaux autoroutiers quand on aurait pu favoriser la construction de réseaux de transports en commun. C’est vrai il y a le TGV. Mais il n’empêche qu’une fois arrivé en gare, il est bien souvent impossible de rejoindre une station, un village, une ville moyenne. Bref, autant de projets en faveur de l’environnement qui auraient créé autant d’emploi. Bien entendu, cela n’aurait pas sauvé les copains du Président.

                    Les avis des spécialistes et des chercheurs ne manquent pas sur les politiques rationnelles, faisables, faciles à mettre en place qui permettraient d’inverser la tendance. Ce sont des personnes qui ont pris le temps de chercher pendant des années, de compiler des milliers de données, à l’abri du monde, pour décrire de manière scientifique la réalité du monde. Nous devrions donc les écouter. Mais on voit bien à la vue de la réforme de la recherche que c’est bien là le cadet des soucis de notre gouvernement. Pourtant en notre qualité de démocratie, nous pourrions ainsi donner l’exemple de la marche à suivre au reste du monde. A nous de prendre nos responsabilités de citoyens et de changer les choses lors de la prochaine élection.

                    Maintenant, certains pourront dire que ma vision de la démocratie ouvre la porte à un gouvernement qui pourrait prendre des mesures anti-démocratiques au nom de l’environnement et du bien-être de sa population. Dans une république aux pouvoirs réellement séparés, cela ne pourrait avoir lieu. Et les votes seront toujours là pour corriger cette tendance. Nous ne devrions donc pas craindre une dérive despotique au nom de l’écologie. A moins bien entendu que ce soit notre choix, la tendance vers laquelle nous nous dirigeons.

                    Et là, il en va de notre responsabilité de citoyens. Car, si la gouvernance appartient aux élus, le droit de vote implique nous ayons nous aussi des responsabilités en tant que citoyens. Tout d’abord de voter, et de manière rationnelle si possible. Je trouve que cela devrait être obligatoire. Libre ainsi de voter blanc en signe de protestation. Mais des millions de personnes sont mortes à travers le monde pour défendre la démocratie : nous devons respecter leur sacrifice en allant voter. C’est la moindre des choses.

                    Nous devons également nous comporter en citoyens adultes et responsables, et non en enfants qui se laissent gouvernés par facilité. C’est nous qui laissons ainsi la porte ouverte aux intrusions de l’Etat dans nos vies privées. Les parents ne veulent plus prendre la responsabilité de surveiller leurs enfants ? Bien, on va les obliger à mettre une barrière autour des piscines et en haut des escaliers, etc. Les Français ne sont même plus capables de savoir s’ils sont en état de conduire ? Bien, on va mettre un alcotest au démarrage du véhicule. Et ainsi de suite. Et ainsi nous nous laissons infantiliser, parce que, en bons Français que nous sommes, nous sommes incapables de nous auto-discipliner et de prendre des responsabilités. C’est toujours la faute des autres.

                    Faudra-t-il qu’une loi interdise de prendre son véhicule pour faire moins de 5 km, pour que les gens commencent à aller chercher leur pain à pied ? Faudra-t-il faire comme à Singapour et pénaliser le jet d’ordures par terre pour que les gens commencent à respecter leur cadre de vie au lieu de se comporter comme des porcs ? Etc.

                    Ma conclusion est que ce n’est pas l’écologie ou l’environnement qui menacent la démocratie, mais notre propre comportement. On ne récolte que ce qu’on l’on sème. Et tant que nous n’aurons pas compris qu’une liberté et un droit s’accompagnent toujours de responsabilité, nous mériterons chaque nouvelle loi qui vient empiété sur nos vies. Jefferson disait que "celui qui accepte de reduire sa liberté pour plus de sécurité, ne mérite ni l’une ni l’autre". Je suis d’accord. Il a également dit que "l’arbre de la liberté devait de temps en temps s’abreuver au sang des justes et des tyrans". Depuis quand n’avons-nous pas fait de sacrifice pour mériter notre démocratie ?

                    Finalement, la crise écologique sera le meilleure moyen pour voir si nous méritons le régime qui nous a été légué par nos aînés. Nous pouvons d’ores et déjà commencer à faire des sacrifices, en changeant notre mode de vie destructeur, pour devenir des citoyens à part entière et non plus seulement des consommateurs. Ainsi sauverons-nous notre démocratie, puisque aucun politique n’aura à nous y forcer.
                    Nous pouvons aussi continuer à consommer, accumuler et donc détruire, jusqu’à obtenir le régime que nous méritons : un Etat policier, un "Despote éclairé" pour reprendre l’expression de Voltaire, qui nous tyrannisera pour notre propre bien. C’est nous qui avons le choix et personne d’autre.




                    • dapeacemaker911 18 février 2009 10:33

                      .......... la folie gagne decidement du terrain....


                      quand on en vient a opposer les principes Democratiques et les principes ecologique, de preservation des ressources, c est que vraiment on touche le fond...

                      A croire que nous ne sommes qu une bande d imbecils.

                      Ils essayent de nous faire choisir entre liberté et securité ce qui n a deja pas de sens, mais si l on se met a croire qu il nous faut "choisir" entre democratie et conditions de survie, car l ecologie, sur le fond, conditionne la survie des especes terrestres... on est FOU.

                      Si je vous sert un moule fritte, vous choisissez les moules ou les frittes ?

                      La combat contre le VIH pourrait il remettre en cause l alphabetisation de nos enfants ?

                      on ne marche meme plus sur la tete....SANS QUEUE NI TETE.

                      Dam


                      • JONAS JONAS 18 février 2009 12:00

                        dapeacemaker911 :

                        Vous dites : " quand on en vient à opposer les principes Démocratiques et les principes écologiques de préservation des ressources, c’est que vraiment on touche le fond... ".

                        Ce n’est pas aussi simple que cela ! Une démocratie est un groupe global de prédateurs, qu’elle que soit le type de prédation. Elle ne saurait en conséquence s’auto censurer et se dicter des privations.

                        Les ressources et les pollutions ne sont pas assujetties à des droits internationaux.

                        Si chacun s’octroie un droit de prédation et de pollution aux mépris des autres, nous en arrivons à la situation actuelle.

                        La terre pouvant être considérée comme un vaisseau, nous ne pouvons consommer ou polluer au-delà de ce qu’elle peut supporter, sans prendre le risque de nous auto détruire. Cette limite nous l’avons atteinte depuis plus de trois décennies.

                        Une catastrophe globale se dessine et les plus hautes autorités scientifiques ne sont même pas sûres que nous n’ayons pas atteint le point de non-retour.

                        Crier au feu dans une salle de spectacle n’est jamais la solution, lorsqu’on n’a pas la certitude que le sinistre l’atteigne, car on risque de faire plus victimes et de se priver des solutions possibles.

                        Dans un bateau, lorsqu’il y a une voie d’eau, les premiers à en être informés ce sont ceux qui le gouvernent et ceux qui sont dans la salle des machines : les scientifiques, qui font remonter des informations précises aux officiers de quart.

                        C’est un point de vue, qui n’engage que moi…. !

                        L’iceberg est devant nous ! La barre à Droite ou à Gauche ? Machine arrière toutes ! Il semble que ce soit la première manœuvre adoptée ? !

                        Bonne journée.

                         


                      • dapeacemaker911 18 février 2009 13:44

                        Le probleme peut aussi etre vue sous un autre angle si vous me le permettez.
                        Pour moi il s agit plutot d une hypocrise volontaire (de plus) des oligarches de ce monde qui profitent du systeme d auto destruction qui est en place.

                        Quand dans un pays, on demande au derniers maillons de la chaine, les consomateurs de faire attention, de consommer moderement, de selectionner ses produits en fonction de leur impact ecologique, de trier ses dechet etc....
                        Et qu a coté, les industries vident leurs dechets en mer et sur terre a large echelle, que ces memes industries nous vendent legalement dequoi rendre n importe quel sol steril, nous vendent des produits SUR-emballés, qu on decouvre chaque jour de nouveaux scandales ecologique de grande ampleur dont sont responsables les plus puissantes industries de ce monde, ou encore qu on autorise la mise sur le marché de nouveau produits dont l impact sera DESASTREUX toujours a LARGE echelle....

                        Comment voulez vous que le probleme se regle ?
                        ce ne st pas un probleme de democratie, mais plutot de NON DEMOCRATIE.

                        La loi n est appliqué qu a ceux qui ne peuvent pas payer, vous peut etre, moi surement ; EUX, ceux qui detruisent pillent et ravagent, JAMAIS.

                        Chaque consommateur peut faire tous les efforts du monde, si l on nous vend que des produits pourrits, le monde sera chaque jour plus pourrit que la veille.

                        Qu en pensez vous ?

                        Dam


                      • dapeacemaker911 18 février 2009 13:47

                        PS. dans un bateau, les passagers sont soumis.

                        En democratie le Peuple decide, en aucun cas il ne doit se soumettre.

                        Voyez vous ou je veux en venir ? La democratie n est pas un bateau mais une galere, tout le monde rame, chaqun doit donc savoir dans quel sens ramer, sinon on tourne en rond... 

                        Dam


                      • HOUSSAYE Marc HOUSSAYE Marc 18 février 2009 15:38

                        J’aime assez l’image du bâteau pour exprimer le processus démocratique d’un peuple. La devise de la ville de Paris n’est-elle pas d’ailleurs "Fluctuat nec mergitur" ? L’association que je préside, La Nouvelle Arcadie, www.cafes-citoyens.fr, dont est issu ce compte-rendu que nous commentons, a également pris comme logotype le bâteau. Dans ce cas, il fait référence aux trois bâteaux sous le commandement de Christophe Colomb parti à la conquête du nouveau monde.


                      • JONAS JONAS 18 février 2009 16:23

                        @ dapeacemaker911 :

                        Je ne saurais contredire vos arguments, qui sont parfaitement légitimes et fondés.

                        C’est tout le système qui est à remettre en cause, il est vrai que les riches sont les plus gros pollueurs, mais, il ne faut pas sous-estimer la bombe démographique de la pauvreté.

                        Dans certains pays, qui ne bénéficient pas d’allocations diverses, d’assurances maladies et en particulier de retraites, il faut beaucoup d’enfants pour assurer la vieillesse des parents et c’est un cercle vicieux.

                        Leur pauvreté les oblige à une prédation aveugle, du bois pour se chauffer et faire cuire leurs nourritures, entre autres contraintes. Au point que dans certaines îles ou région, cette prédation entraîne des catastrophes naturelles, glissement de terrains, inondations, etc.

                        La pollution occidentale est certainement avec celle des pays émergeant, la plus importante, mais, comment mettre un terme à la croissance permanente qui est la première génératrice du déséquilibre climatique ?

                        Vous dites : " En démocratie le Peuple décide, en aucun cas il ne doit se soumettre ". C’est vrai ! Mais pour sauver, il faut parfois contraindre !

                        En tant qu’ancien Pompier retraité, je me crois autorisé à le dire… !

                        Tout le monde n’est pas apte à juger d’une situation critique ! C’est aux personnes qualifiées qu’il faut faire confiance, sans cela, c’est chacun pour soi.

                        Lors d’un incendie de forêts, combien de personnes ne veulent pas abandonner la maison qu’ils ont construite et les biens qui si trouvent ! Une majorité !

                        Nous faisons notre possible pour les convaincre d’évacuer, cela jusqu’au dernier moment où il n’est plus possible de garantir le salut, pour eux et pour nous.

                        Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’instruire des procès contre les responsables du passé, car nous le sommes tous à divers degrés, mais, de sauver ce qui peut l’être, en gagnant un peu de temps ! Il ne s’agit plus de décennies, mais, d’années.

                        Les mesures prisent, cette pseudo-crise, va faire beaucoup de victimes, les pauvres en premiers, ils se révolteront contre les " Riches ", nous en arriverons à des guerres communautaires, voire civile, d’une ampleur jamais connue, rien n’exclus des affrontements entre nations.

                        Nous sommes à un tournant historique de notre civilisation, et peut-être à celui de du monde et de notre espèce dominante.

                        Bonne fin de journée.

                         

                         

                         

                         


                      • MR MERLIN Perpleks 21 février 2009 00:02

                        Les impératifs écologiques sont apparus courant 1972.
                        Depuis on ne fait que discourir, palabrer, estimer, supposer, supputer......etc
                        En réalité, depuis cette époque, très peu de choses ont changés, contrairement à ce que l’on nous dit.
                        A titre d’exemple, dans les années 70 les voitures particulières (type pl24-panhard), consommaient en
                        moyenne 6 litres pour cent kilomètres, étonnant non ? 
                        Alors, appliquer les principes ecologiques avec démocratie..............................continuons d’en parler.

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