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Accueil du site > Actualités > Environnement > Les moutons marocains mangent une montagne patrimoine de l’humanité

Les moutons marocains mangent une montagne patrimoine de l’humanité

Plus de 100 millions d’herbivores « comestibles » (moutons, chèvres, vaches, dromadaires…) ravagent les sols et les écosystèmes du Maroc, avec, semble-t-il, la bénédiction des autorités et des gestionnaires. L’entièreté du pays, par ailleurs plus fragile que d’autres puisque de nature semi-aride en majorité, est l’objet d’un véritable « dépeçage » de ses paysages et de son Vivant par la pression d’un surpâturage à nul autre pareil. On le sait, on le répète, mais c’est pire chaque saison.

Regain florifère le temps d'un répit (saison 1990)

Un exemple parmi d’autres est celui que vient de vivre le magnifique Djebel Ayachi qui culmine à 3757 m dans le Haut Atlas oriental. Au fil de ces dernières années, le massif a perdu la totalité de sa couverture végétale et ne montre plus qu’un sol dénudé, scalpé, squelettique. Effrayant, effarant, irréversible.

Les derniers lambeaux de la précieuse cédraie sont moribonds, les genévriers thurifères vétérans sont écimés jusqu’au trognon, la chênaie verte est ravagée, décapitée, abroutie, l’ancien cortège botanique si riche et varié n’est plus, c’est tout le paysage qui dépérit à force d’abus d’usage. Le sol désormais pulvérulent, où plus rien ne pousse et ne poussera plus jamais part en poussière au moindre vent ou se retrouve dramatiquement lessivé lors des pluies.

Le déclin du Jbel Ayachi (Haut Atlas marocain)

Voici ce qu’il reste d’un manteau forestier que le premier découvreur, le Marquis de Segonzac, décrivait comme luxuriant et infranchissable en 1905, soit à peine plus d’un siècle !

Quant à la faune climacique (lion, panthère, magot, mouflon, gazelle et même antilope bubale !!) et la faunule endémique (innombrables papillons à valeur biopatrimoniale), il ne reste rien. Toutes les espèces sauvages ont été décimées, victimes de la destruction de leur niche écologique, d’éviction, quand ce n’est pas de persécution imbécile et impitoyable.

Tous sont responsables, du berger au garde forestier, mais sont surtout coupables les propriétaires absents, ces impérieux bourgeois des grandes villes qui confient des effectifs surnuméraires de moutons (oviculture de rente) à des bergers locaux et dont ils profitent des droits séculiers d’usage normalement limités à la charge modeste de troupeaux familiaux. De tels droits devraient être caduques s’ils ne profitaient pas, et ce sans la moindre traçabilité, à des gens bien placés pour réaliser de gros bénéfices sur le dos de la misère et de l’ignorance, et au détriment de ressources légitimes.

Une montagne usée jusqu'à la corde et devenue bergerie intensive (2012)

Et les pseudo reboisements, les soi-disant périmètres en défens ne sont que des effets d’annonce. L’intitulé de l’administration en charge d’écosystèmes qui ne sont plus que des fabriques de moutons est à revoir : Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à... « la lutte contre la désertification » ne correspond absolument plus à l’objectif qui se révèle inverse à la promesse. Et ce n'est pas la faute de cette administration si le challenge est maintenant perdu d'avance puisqu'elle rencontre une adversité tous azimuts dans ses velléités d'inverser les tendances. Souvenons-nous qu'il n'y a pas si longtemps, le dit intitulé portait encore la formule prometteuse de « conservation des sols »... De quels sols parlent-on désormais ? Il fallut renoncer et se résigner, les sols ne seront pas conservés, ils sont biologiquement morts, on fera ce qu'on peut avec une désertification admise et qui ne semble inquiéter que quelques hurluberlus dans mon genre. Si tel est le désir d'une société qui découvre une démocratie... qui aurait pour finalité de ronger l'avenir, soit ! D'autres pays ont vécu cela, on ne s'inquiète même plus des biocénoses disparues depuis si longtemps dans nos vieilles démocraties européennes démagogues et sans vergogne...

C'est décevant, mais c'est ainsi.

Et pour parler de cette montagne de l’Ayachi, qui sont ces éleveurs de la tribu des Aït-Morrhad qui ont investi la contrée pour en détruire les espaces et les espèces ? Il s’agit de piètres dévastateurs, par ailleurs connus pour leur immense cruauté envers les animaux. De quel laxisme profitent-ils pour pouvoir ainsi se comporter en hors-la-loi ? Sont-ils, eux-aussi, de ces monothéistes qui font des enfants pour les déposséder, les déshériter, leur dérober tout avenir ? Ou s'agit-il tout prosaïquement de pauvres idiots munis d'un droit de vote comportant un blanc-seing porteur de néantisation ?

Ah ! la viande, la viande, la viande… ! Mangez-en donc tous les jours, encore et encore, jusqu’à en crever vous-même et déposséder les générations futures du moindre reste de Nature ! La Nature, quoi qu’en pensent les imbéciles, n’est pas une ressource renouvelable. Seuls les végétariens, voire les végétaliens peuvent désormais se regarder dans l'eau plus trop claire des derniers lacs en voie d’assèchement. Je tente d'en faire autant, mais le reflet me renvoie encore l'image d'un ex-viandard dont j'ai grande honte. Un peu d'efforts, Monsieur, vous n'êtes pas zoophage, il y a des fruits (pesticidés) dans la Vallée du Souss !

Protéger la Nature passe par la colère, par une « bienveillante » dictature (un peu comme le code de la route, non ?) et un certain végétarisme. Pour ne pas demander plus et respecter cette liberté de nuire, de détruire, si chère au vilain cœur de l’homme inhumain. Mais à l’heure d’un écologisme de pacotille parce qu’électoraliste, bonne conscience d’un système corrompu, on ne sait plus rien de l’écologie. Nous vivons dans inconscience. Pour le fric, le fric, le fric, le fric, LE FRIC !!

Il existe, sur les routes des Atlas, quelques auberges aux enseignes évocatrices d’un paradis perdu : « Auberge du dernier lion de l’Atlas », « …de la dernière panthère », « …du dernier singe magot ». Annoncera-t-on les prochaines ouvertures de gîtes ruraux (c’est tendance…) aux appellations probabilistes : « …du dernier cèdre », « …du dernier mouton », « …du dernier touriste », « …du dernier con », « …du dernier homme » !!


Ce texte, déjà désespéré, remonte à plus d’une dizaine d'années. Des derniers indices de vies végétales et animales rapportés, il ne reste maintenant plus rien. Pour être prophète, il suffit d'être pessimiste. Alors, je suis prophète en la matière et, grosso modo, tout doit disparaître, tout va disparaître, l'Ayachi et les autres. Vous voulez des parkings d'hypermarchés, vous aurez des parkings d'hypermarchés.

Addenda : Extrait de mes Carnets de voyages naturalistes au Maroc à propos de la montagne perdue

Le Djebel Ayachi : des neiges aux frontières de l’Aride

Sur la route de Sijilmassa

A l’extrémité nord-orientale des 800 km de la dorsale du Haut Atlas, se dresse la formation calcaire du Mont Ayachi (3747 m), appelé Ari-n-Ayachi (« la hauteur isolée »), dont la beauté des sites paysagers lui confère une indéniable valeur patrimoniale. Un peu plus à l’ouest, le Djebel Masker (3277) lui donne la réplique par une grande similitude géomorphologique et écosystémique, et une durée d’enneigement similaire. C’est durant de longs mois l’ultime barrière nivale du Grand Sud où les sommets immaculés de blanc resplendissent sous l’azur d’un ciel déjà saharien.

L’Ayachi est ainsi le dernier grand relief en proue au-dessus de l’aride vallée du Ziz, dernier havre de fraîcheur aux portes du Tafilalt, de ses palmeraies langoureuses et de la brûlante steppe désertique. Ces montagnes, visibles de loin, servirent longtemps de repère au trafic caravanier en provenance de Sijilmassa (port nord saharien du Tafilalt médiéval) et se dirigeant vers Fès. Les caravanes, chargées de richesses de la route de l’or transsaharienne provenant du Soudan (l’actuel Mali), en redoutaient l’approche car s’y réfugiaient des tribus rebelles. Midelt est la « capitale » du Pays Aït-Ayache, Boumia et Tounfite en sont les plus gros bourgs.

343.LE CIRQUE DE JAFAR.(PRES DE MIDELT)

La notoriété touristique de cette montagne est, de longue date, essentiellement due à son célèbre Cirque de Jaffar. Mais la région comporte un immense potentiel de sites d’intérêts dans les domaines des ressources tant naturelles que socio-culturelles. Une meilleure gestion écotouristique de ces valeurs encore dédaignées pourrait assurer le développement qui manque à cette zone, toujours traversée trop rapidement par un tourisme hâtif d’atteindre le « désert et la Mésopotamie » de la région d’Erfoud, promis par les stéréotypes des catalogues. Au lieu d’une intelligente promotion, les richesses de cet extrême du Haut Atlas oriental sont galvaudées.

Un patrimoine qui dort, méconnu, ou pire fossilisé et anéanti, n’est plus un patrimoine.

Ce secteur élevé du Haut Atlas nord-oriental s’avère être d’une forte promiscuité avec le Moyen Atlas, l’écotone se réduisant à quelques cinquante kilomètres entre le versant nord de l’Ayachi et le ressaut méridional du Moyen Atlas central, seulement séparés par le Plateau de l’Arid et la haute vallée de la Moulouya. Tout en conservant des espèces (notamment végétales et entomologiques) propres à l’ensemble de la chaîne du Haut Atlas, dont certaines transfuges du Djebel Toubkal et ici relictuelles en niches exiguës, l’essentiel de la biocénose tient manifestement compte du Moyen Atlas voisin. Les manifestations subspécifiques de l’Ayachi respectent ce modèle et les sous-espèces illustrées ici le sont le plus souvent en résonance avec celles de ce Moyen Atlas dont l’héritage est évident. Le Plateau de l’Arid et la dépression de la Moulouya n’apparaissent donc pas actuellement comme des obstacles susceptibles d’exclusion. Mais l’Ayachi est aussi un front géonémique radical pour un grand nombre d’entités paléarctiques, incapables d’affronter les âpres conditions subsahariennes. Et l’inverse. Passer du monde de la cédraie du versant nord à l’univers aride du versant sud, c’est pour le voyageur comme changer de continent. Cet écotone se caractérise ainsi par un peuplement prenant parfaitement en compte toutes les influences floristiques et faunistiques alentours, mais aussi par l’interface d’une limite commune à deux systèmes nord-sud qu’induit sa situation frontalière.

L’Ayachi aurait été connu des Romains... Durant le Ier siècle, au sud de leur empire, en Afrique occidentale, les armées romaines progressèrent de façon notable au cours d’une poursuite contre les Maures. C’est ainsi que sous Tibère, Cornelius Balbus mène une expédition contre les Garamantes, citée par Pline, et il parcourt à peu près 1300 km. Célèbres pour leur cavalerie, les Garamantes, peut-être les ancêtres des actuels Touareg, étaient un peuple nomade de la Libye intérieure et qui servirent déjà deux siècles av. J.-C dans l'armée d'Hannibal. Les textes mêlent à cette campagne celle suivante de Suétonius Paulinus, qui a décrit la flore de l’Atlas et son sommet enneigé qui, selon les historiens, devait être ceux du Djebel Ayachi. « Suétonius Paulinus a mis la dernière main aux connaissances sur ce sujet, lui qui, le premier et presque le seul, a porté au-delà de l’Atlas les étendards romains. » Plus près de nous, la relation d’un voyage du Marquis René de Segonzac en Haute Moulouya (1899-1901) donne une idée du pays idyllique que pouvait représenter ce massif présentement en processus de désertification.

Une montagne très contrastée

Fichier:Artemisia herba-alba 2.jpg

Le versant nord du Haut Atlas oriental s’associe au proche château d’eau du Moyen Atlas en donnant naissance aux grands affluents de l’Oum-er-Rbiâ et notamment aux oueds déversant dans la Moulouya pour ce qui concerne le massif de l’Ayachi. En rebord du Plateau de l’Arid, en appartenance avec l’étage mésoméditerranéen semi-aride, le piémont nord est largement habillé de cette steppe de buissons ligneux blancs argentés qui est celle de l’Armoise blanche (Artemisia herba-alba), mais surtout d’immenses nappes alfatières (Stipa tenacissima), très puissantes par places et infiltrées de planches de Sparte (Lygeum spartum). S’y mêlent des taxons particuliers aux pâturages argileux subdésertiques comme Peganum harmala (harmal), cette Zygophyllacée médicinale traditionnelle de réputation considérable, Hertia maroccana (ziliza), Asteracée endémique, des Résédacées comme Astrocarpus sesamoides (et/ou Randonia africana) et pas mal d’entités saharo-arabes qui se retrouvent ensuite dans toute la Vallée du Ziz. Retama sphaerocarpa y dresse ses buissons inermes en bordure des oueds temporaires, avec Farsetia aegyptiaca et F. hamiltoni, Crucifères spécialisées (chelyat, udl-byed).

Fichier:Stipa tenacissima.jpg

C’est le domaine des pasteurs semi-nomades et la nature en porte tous les habituels stigmates. Les crêts sont chétivement boisés de Chênes verts en taillis, de Genévriers et de Thuyas de Barbarie. Le Pin d’Alep se manifeste très localement. En accédant plus haut aux zones bioclimatiques subhumide et humide du supraméditerranéen et du montagnard méditerranéen, s’individualise la forêt à deux strates arborescentes, générée dans le Haut Atlas oriental par de suffisantes précipitations annuelles d’un minimum de 650 mm. Le faciès dominant est celui de la formation à Chêne vert. La chênaie verte fut ici certainement puissante mais, en proie à toutes les pressions usagères possibles, elle ne présente plus qu’une figure en taillis et son recul y est catastrophique. La seconde strate qui la surplombe est mixte Cèdre-Chêne vert. De la cédraie, il ne subsiste que quelques parcelles bénéficiant d’une mise en défends aléatoire et violée avec récidivité par les troupeaux des bergers semi-nomades. Elle offre pourtant et localement quelques bons indices de régénération spontanée. Sur un sol trop érodé, les vétérans s’éteignent les uns après les autres, comme c’est le cas dans tout cet écotone entre les montagnes de Timahdite et celles de Midelt, sous l’emprise d’une désertification galopante. La cédraie mixte de l’Ayachi et ses hauteurs rocheuses à plantes chasmophytiques, abrite encore un remarquable cortège floristique riche en endémiques. On peut prendre connaissance de certains composants de cette phytocénoce en se reportant au chapitre inhérent à cette formation essentielle qu’est la cédraie marocaine.

Citons encore entre chênaie verte et cédraie : Ilex aquifolium (Aquifoliaceae), Centaurea benoistii, Cirsium dyris, Ormenis africana, Phagnalon embergeri (Asteraceae), Berberis hispanica (Berberidaceae), Buxus balearica, B. sempervivens (Buxaceae), Campanula sp. (Campanulaceae), Lonicera arboreaSambucus nigra (Caprifoliaceae), Silene ayachica (Caryophyllaceae), Astragalus armatus numidicus , A. incanus, A. nemorosus, Coronilla juncea (aux limites du mésoméditerranéen), C. minima, Hedisarum humile, Lotononis tapetiformis (endémique locale), Ononis cristata, Vicia tenuifolia (Fabaceae), Globularia naini (Globulariaceae), Lavandula brevidens, Teucrium mideltense, Teucrium sp., Salvia barrelieri, S. lavandulifolia mesatlantica (Lamiaceae), Avena montana, Piptatherum paradoxum (Poaceae), Ribes alpinum (Saxifragaceae), Viola sp. (Violaceae). Dès le plancher supérieur du montagnard, puis au sein de l’oroméditerranéen extrêmement froid, on rencontre quelques parcelles très dégradées de thuriféraie aux spectres effrayants, puis près du niveau sommital, le plus souvent battu par les vents, se développe la végétation pérenne de la steppe froide et ligneuse à Alyssum spinosum. Quelques pelouses alpines, à base d’hémicryptophytes mésophiles, interviennent en discontinuités avec les éboulis mouvants ou sommitaux.

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De grande âpreté et bien contrasté, le versant sud se manifeste dans le bioclimat semi-aride de l’étage mésoméditerranéen. Il alimente l’Oued Ziz, fleuve saharien caractérisé par son cours instable, son débit intermittent, ses crues violentes et la diminution de ses eaux vers l’aval. La configuration est nettement squelettique, avec des façades déchiquetées, des falaises très érodées, au fil d’un continuum d’accès difficile. Aux alentours de 2000 m, quelques Genévriers thurifères, essence assez indifférente à l’exposition, ponctuent cet univers où de vieux Quercus rotundifolia stressés témoignent encore d’une ancienne chênaie verte aux probables futaies, comme très à l’est, sur les revers nord-est du Djebel Ali-ou-Rbeddou. L’essentiel de ces montagnes est l’empire de la steppe à Alfa, investissant des terrains très pentus pour une Graminée habituellement mésétienne. La grande herbe est çà et là relayée par des pans d’Armoise, de Romarin, de Thym et de Buis. Cette monotonie n’est qu’apparente et une discrète biodiversité doit ici beaucoup à l’effet protecteur des grands ravins où, à « l’ombre » tant du vent à l’effet desséchant que des ardeurs solaires, se développent une flore variée d’espèces fines et une faunule très riche et déjà fortement empreinte d’éléments xérophiles saharo-arabiques. Peu après la haute vallée du Ziz et la région de Rich, on pénètre alors dans les divers bioclimats arides des étages thermoméditerranéen et saharien tempéré.

Mammifères en peau de chagrin

La http://3.bp.blogspot.com/_N428UndvilA/TGzh-Ht0zDI/AAAAAAAAAV0/MkaLewgyuxo/s1600/caracal2.jpggrande faune est en deuil de la Panthère tachetée, ici fréquente jusqu’aux années 50, et dont un dernier représentant donnait encore signe de vie il y a quelques décades dans la région de Tounfite. De maigres indices de présence du Lynx caracal existent encore dans cette même région. Le Renard roux, le Chacal doré et la Genette y sont assez stables et la Loutre est sporadiquement contactée. Le Mouflon à manchettes n’est pas trop difficile à apercevoir tant dans l’Ayachi que plus à l’ouest (Masker, Iouigharacene, Aderdouz, etc.), tandis que la Gazelle de Cuvier, sur le déclin, ne s’y manifeste plus qu’en très petits groupes. Comme partout au Maroc, le Sanglier abonde. Quant au Magot, d’approche très facile dans les forêts du tout proche Moyen Atlas central, il n’est signalé que du bassin de l’Oued Agheddou, très au sud-ouest de l’Ayachi.

 

Dans les secteurs les plus arides, les anciens vallons d’oueds et les zones à Chénopodiacées des deux versants, les Rongeurs ont pour représentants le Mérione de Shaw (Meriones shawi), le Mérione à queue rouge (Meriones libycus), la Gerbille champêtre (Gerbillus campestris), le Rat de sable diurne (Psammomys obesus), la Grande Gerboise (Jaculus orientalis), et le Goundi d’Afrique du Nord (Ctenodactylus goundi), que viennent compléter chacun dans son type de biotope l’Écureuil de Barbarie (Atlantoxerus getulus), le Lérot (Eliomys quercinus), le Hérisson d’Algérie (Erinaceus algerus), le Rat à trompe (Elephantulus rozeti) et quelques Chiroptères.

Fichier:2012-05-04 Fuerteventura Atlantoxerus Getulus 01.jpg

Les oiseaux qui y laissent des plumes

Toutes les espèces suivantes de l’avifaune de l’Ayachi sont des nidificatrices résidentes (ou quelque peu erratiques, ou sujets à des mouvements altitudinaux en fonction des conditions hivernales et de l'enneigement éventuel) : Buse féroce (Buteo rufinus cirtensis)Buse féroce, Aigle royal (Aquila chrysaetos homeyeri), Aigle de Bonelli (Hieraeetus fasciatus fasciatus), Perdrix gambra (Alectoris barbara barbara), Pigeon colombin (Columba oenas oenas), Pigeon ramier (Columba palumbus palumbus), Chouette hulotte (Strix aluco mauritanica), Pic de Levaillant (Picus vaillantii), Pic épeiche (Dendrocopos major mauritanus), Cochevis de Thekla (Galerida theklae ruficolor), Alouette lulu (Lullula arborea pallida), Alouette hausse-col (Eremophila alpestris atlas), Hirondelle de rochers (Ptyonoprogne rupestris), Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea cinerea), Troglodyte mignon (Troglodytes troglodytesTroglodytes troglodytes kabylorum), Accenteur alpin (Prunella collaris collaris), Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula rubecula), Rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros gibraltariensis), Rouge-queue de Moussier (Phoenicurus moussieri), Traquet rieur (Oenanthe leucura syenitica), Monticole bleu (Monticola solitarius solitarius), Grive draine (Turdus viscivorus deichleri), Roitelet triple-bandeau (Regulus ignicapillus balearicus), Mésange noire (Parus ater atlas), Sittelle torchepot  (Sitta europaea hispaniensis), Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla mauritanica), Geai des  Chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus)Chênes (Garrulus glandarius minor), Pie bavarde (Pica pica mauritanica), Chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus graculus), Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax barbarus), Grand Corbeau (Corvus corax tingitanus), Moineau soulcie (Petronia petronia barbara), Bec-croisé des Sapins (Loxia curvirostra poliogyna), Roselin à ailes roses (Rhodopechys sanguinea aliena), Bruant zizi (Emberiza cirlus), Bruant fou (Emberiza cia cia), Bruant striolé (Emberiza striolata sahari).

Ces Oiseaux sont des espèces nidificatrices visiteuses d'été : Aigle botté (Hieraeetus pennatus), Engoulevent d'Europe (Caprimulgus europaeus meridionalis), Engoulevent à collier roux (Caprimulgus ruficollis ruficollis), Hirondelle rousseline (Hirundo daurica rufula), Pipit rousseline (Anthus campestris campestris), Rouge-queue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus phoenicurus), Traquet de Seebohm (Oenanthe oenanthe seebohmi), Monticole de roches (Monticola saxatilis), Fauvette passerinette (Sylvia cantillans inornata), Fauvette orphée (Sylvia hortensis hortensis), Pouillot de Bonelli (Phylloscopus bonelli bonelli), Gobe-mouches gris (Muscicapa striata striata).

 

Quant aux Merle à plastron (Turdus torquatus torquatus et Turdus torquatus alpestris), Grive musicienne (Turdus philomelos philomelos), Grive mauvis (Turdus iliacus iliacus), observés dans ce massif, il s’agit d’espèces migratrices et/ou hivernantes européennes strictes.

En septembre, quittant l'auberge de Timnay pour prendre la piste vers l'Ayachi, il m'est arrivé de surprendre une envolée de dizaines de sujets du magnifique Guêpier de Perse.

Qui les cherche les trouve...

 Amietophrynus mauritanicusConséquence de la diversité du terrain, la gamme herpétofaunique est très composite. Steppe alfatière, cédraie mixte, xérophytaie, versant humide, versant aride offrent autant de niches aux Reptiles et à quelques Amphibiens, dont on peut citer : Crapaud de Maurétanie (Bufo mauretanicus), Crapaud vert (B. viridis), Rainette méridionale (Hyla meridionalis), Grenouille verte d’Afrique du Nord (Rana saharica), Tortue grecque (ou Tortue mauresque)(Testudo graeca), Émyde lépreuse (Mauremys leprosa), Tarente commune (Tarentola mauritanica), Ptyodactyle d’Oudri (Ptyodactylus oudrii), Caméléon commun (Chamaeleo chamaeleon), Agame de Bibron (Agama impalearis), Émyde lépreuse Lézard ocellé d’Afrique du Nord (Lacerta pater), Lézard du Haut Atlas (Lacerta andreanszkyi), Lézard à lunettes (Scelarcis perspicillata), Lézard hispanique (Podarcis hispanica), Psammodrome algire (Psammodromus algirus), Érémias d’Olivier (Mesalina olivieri), Acanthodactyle commun (Acanthodactylus erythrurus), Acanthodactyle-panthère (A. maculatus), Acanthodactyle rugueux (A. boskianus), Trogonophis jaune (Trogonophis wiegmanni), Couleuvre fer à cheval (Coluber hippocrepis), Couleuvre girondine (Coronella girondica), Couleuvre à capuchon (Macroprotodon cucullatus), Couleuvre vipérine (Natrix maura), Couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus), Couleuvre de Schokar (Psammophis schokari), Vipère de Maurétanie (Macrovipera mauritanica).

Une nursery de Papillons entre steppe et montagne

Les Papillons diurnes, meilleurs bio-indicateurs du Djebel Ayachi, peuvent être catégorisés en trois groupes d’horizons distincts : les espèces à résonance du Moyen Atlas, qui illustrent parfaitement cet écotone intra-atlasique et qui, pour le Sud-Est marocain, ont cette dorsale comme limite d’expansion méridionale ; celles caractéristiques du Haut Atlas et qui en peuplent l’essentiel des reliefs ; celles enfin venues du sud et qui, sauf exception, ne débordent guère plus au nord.

Dans la gamme des refuges potentiels offerts, chaque espèce est tributaire de la présence de sa plante-hôte et occupe la niche propre aux préférences écologiques du groupe auquel elle appartient. Dans la première catégorie, il convient de ranger : Aporia crataegi, Anthocharis belia, Gonepteryx rhamni, Quercusia quercus, Cigaritis monticola, C. zohra guercifi, Satyrium esculi, Cupido lorquinii, Celastrina argiolus, Glaucopsyche melanops, Plebeius martini, Plebeius martini, Polyommatus atlanticus, Maurus vogelli, Argynnis pandora, A. auresiana, Issoria lathonia, Nymphalis polychloros, Polygonia c-album, Euphydryas desfontainii, Melitaea cinxia, Coenonympha lyllus, C. fettigii, Pyronia bathseba, Melanargia lucasi, M. ines, M. occitanica, Berberia abdelkader, Hipparchia alcyone, H. fidia, H. hansii, Chazara prieuri et quelques autres. Les représentants exclusifs au Haut Atlas ne sont illustrés que par un endémovicariant : Pieris segonzaci, voire aussi par Pseudochazara atlantis si l’on considère comme très partiel son peuplement du Nord marocain. Quant aux Papillons « transfuges du Sud » et ne fréquentant que les secteurs les plus aridifiés du massif, il s’agit de : Papilio saharae, Euchloe falloui, E. charlonia, Colotis evagore et Melitaea deserticola, tous d’origine saharo-arabique.

Quelques autres Rhopalocères, de moindre signification géographique, volent dans l’Ayachi.

On peut imaginer la considérable valeur de ces espèces quand elles s’intègrent à un tel puzzle biogéographique, véritable « gare de triage » de la paléogenèse des peuplements, tout comme la signification de leur présence dans ce laboratoire faunistique de l’axe des migrations nord-sud. Il convient d’être aux aguets de leur moindre recul qui traduirait alors la dégradation de leur habitat et l’extinction de leur plante nourricière. Certains de ces bio-indicateurs sont déjà dans une situation très critique.

(Carnets de voyages naturalistes au Maroc, Michel Tarrier, extrait, 1990-2000).


Michel Tarrier - Écologue, écosophe, essayiste

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Contact presse : micheltarrier@gmail.com

(Article paru initialement sur écopatrie )


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87 réactions à cet article    


    • foufouille foufouille 24 août 2012 18:57

      "mais sont surtout coupables les propriétaires absents, ces impérieux bourgeois des grandes villes qui confient des effectifs surnuméraires de moutons (oviculture de rente) à des bergers locaux et dont ils profitent des droits séculiers d’usage normalement limités à la charge modeste de troupeaux familiaux."

      c’est plus uniquement de la fautes des agriculteurs ?


      • foufouille foufouille 24 août 2012 18:58

        ca prend combien de temps, le voyage en velo ?


        • alinea Alinea 24 août 2012 18:59

          Dieu sait que je suis votre indignation ; Dieu sait que je la vis !
          Mais par pitié, il faut s’y prendre mieux ! Vous poussez votre cri, oh ! combien juste et vous vous mettez tout le monde à dos !
          Le problème des vegans, à mon sens, est qu’il leur conviendrait qu’on estourbisse tout animal domestique !
          Si seulement, on pouvait, seulement, manger, en moyenne dix fois moins de viande !
          Ce qui est très pénible dans vos articles, c’est que l’on commente dans le désert !
          Je ne dis pas ça pour moi ; je commente dans le désert !


          • Romain Desbois 24 août 2012 22:15

            « Le problème des vegans, à mon sens, est qu’il leur conviendrait qu’on estourbisse tout animal domestique ! »

            C’est un comble !

            Les milliards d’animaux que les mangeurs de cadavres estourbissent par an et tu as le culot de renverser l’accusation !

            Ho je sais , c’est jamais la bonne façon de vous parler les viandards, les spécistes.

            Quand on est gentils , on se fout de nos gueules. Quand on est conciliant, on nous écoute poliment pour mieux s’en foutre.

            Quand on est virulent, on nous dit que c’est pas comme ça que ça va convaincre les gens, qui faut pas les mettre le nez dans leur merde à l’image de ce monde pourri.

            Quand on agit , on nous fait passer pour des terroristes.

            Alors oui ya des fois ,j’ai pas envie de discuter, j’ai plus envie de tirer dans le tas.


          • alinea Alinea 24 août 2012 22:58

            Romain Desbois ! je ne sais pas ce qui vous prend !
            Pour ma part je suis végétarienne ; si je mange six oeufs par mois, c’est le bout du monde ; 250 grammes de beurre ! et encore !
            La réalité étant ce qu’elle est, n’est-ce pas, avec une quantité dingue d’animaux domestiques qui n’ont d’autre vocation qu’à être mangés : on rétablit un équilibre, plutôt que 120 kilos de viande par personne et par an, en France, 12 kilos ! On garde des élevages, extensifs et, même si mes calculs sont foireux, on ne prélève pour se nourrir que l’équivalent d’une « sélection naturelle ».( prédation naturelle)
            Ainsi, on garde nos animaux ( personnellement, je les aime beaucoup !), on ne pourrit pas la planète et on ne fait plus « d’abattage ».
            Je veux bien hurler avec vous qu’il ne faut plus rien manger d’animal ! mais j’ai juste un peu de réalisme !
            Si on regarde bien, le but ultime des vegans, c’est qu’il n’y ait plus sur terre aucune espèce qui depuis des millénaires, sont domestiquées !
            C’est ça que je veux dire.
            Hormis, peut-être quelques bêtes de ci de là, comme dans un musée !


          • foufouille foufouille 24 août 2012 23:21

            « Quand on est gentils , on se fout de nos gueules. Quand on est conciliant, on nous écoute poliment pour mieux s’en foutre. »
            tu manges ce que tu veut, c’est ton droit
            nous obliges pas a etre comme toi


          • foufouille foufouille 24 août 2012 23:28

            « Les milliards d’animaux que les mangeurs de cadavres estourbissent par an et tu as le culot de renverser l’accusation ! »
            et combien dans la « nature » ?


          • Romain Desbois 24 août 2012 23:28

            Je réagis au terme « estourbir » que tu prêtes aux végans.

            On n’a pas besoin de les manger pour les conserver !

            De plus les éleveurs sélectionnent déjà des espèces pour leur qualité ( telle race pour le lait , l’autre pour la viande) . Les premiers à faire disparaître les races d’animaux ne sont pas les végans mais bien les éleveurs. rien que pour les gallinacées se sont déjà des centaines de races qui ont disparues ou quasiment disparues.

            Manger de la viande ne me dérange pas, ce qui me dérange c’est de tuer pour en manger ;

            C’est le comble de nos sociétés égoïstes qui préfèrent ses envies à la vie de l’autre.


          • Romain Desbois 24 août 2012 23:34

            Foufouille

            Mais ca ne le dérange que tu manges de la viande , mais tu oublies un truc c’est que tu n’as pas demandé l’accord à l’animal. tu te comportes comme tous les dictateurs.

            Au sujet des légumes, on peut vivre sans viande, mais pas sans fruits ni légumes.

            L’on peut juste essayer de faire le moins de mal possible. Ca ne veut pas dire que les végétaliens ne font pas de mal du tout.

            Des milliards dans la nature meurent , alors pourquoi pas faire autant.

            Bel argument.

            Donc si ton voisin tabasse sa femme, pourquoi pas toi ?


          • alinea Alinea 24 août 2012 23:42

            Romain Desbois : OUI, tu as raison, je suis brutale !! Laisser mourir, ou ne pas vouloir voir, c’est un peu la même chose que tuer, pour moi ! pas tout à fait tout de même !
            Imagine, un coup de baguette magique : le 1e janvier 2013, plus personne ne consomme de produit animal ( même pas de miel).
            Je me fous du problème économique !
            Qu’est-ce qu’on fait ?
            Pour moi, un idéal doit pouvoir se réaliser ; il ne le fait pas parce que les circonstances et les volontés ne sont pas là, mais il devrait pouvoir se réaliser !
            Là, il n’y a pas de hiatus !
            Et puis l’auteur m’énerve à jeter son article en pâture ; je ne supporte pas ce rapport élitiste, hautain !


          • Romain Desbois 24 août 2012 23:57

            C’est idiot de réfléchir sur une hypothèse qui n’arrivera jamais !

            Et tu le sais , la plupart des animaux d’élevages sont inséminés . La plupart ne se reproduisent plus naturellement. Donc en une ou deux années, c’est 80% de naissances en moins.

            Et puis , la stérilisation se pratique déjà non ?

            D’ailleurs on ne mange quasiment plus les chevaux, ca ne les a pas fait disparaître non ?


          • foufouille foufouille 25 août 2012 10:51

            « Les premiers à faire disparaître les races d’animaux ne sont pas les végans mais bien les éleveurs. »
            faux, les eleveurs, meme amateurs conservent des races anciennes et ou bizarre
            dans la nature, un animal qui voit rien genre padoue est vite elimine
            la nature conserve le plus fort uniquement
            l’artiste ou ecrivain, ca creves vite
            un elephant ne peut peindre que dans un zoo

            et ca me deranges pas de tuer mais je pretends pas etre « mieux » ni superieur


          • foufouille foufouille 25 août 2012 10:52

            « D’ailleurs on ne mange quasiment plus les chevaux, ca ne les a pas fait disparaître non ? »

            sont eleves et dresses pour les courses, etc
            vieux, il finit en pate pour chien


          • alinea Alinea 25 août 2012 15:47

            Nous n’avons qu’à organiser un PMU de moutons, de cochons, de vaches laitières,etc. Comme ça, on continuera à les faire vivre !
            Comme on sait qu’à ce régime ils ne vivent pas longtemps, tout ira très bien !!
            Si l’homme n’a pas d’intérêts, il ne fait pas !!
            À partir de là, je suis dépassée.


          • Romain Desbois 25 août 2012 18:48

            Que la plupart des humains soient pourris je le sais aussi. Et la première raison de ’l’exploitation des animaux c’est le fric, les éleveurs professionnels ne sont que des capitalistes qui veulent faire croire qu’ils aiment les animaux.

            Ce qui est plus écœurant c’est ceux qui ne cessent de cracher sur les capitalistes et qui en sont en se croyant meilleurs.

            Et oui Foufouille, un animal ne sert à rien si il n’est pas utile pour l’homme, c’est du pur spécisme.

            « Le spécisme est à l’espèce ce que le racisme est à la race. » RomainLutèce


          • Croa Croa 30 août 2012 14:57

            Michel est un type bizarre en effet qui ne peut que se mettre tout le monde à dos.

            Qu’est-ce que c’est ce bonhomme avec une coleta (look toréador) qui se prétend végétarien ?


          • Constant danslayreur 24 août 2012 19:19

            C’est un scandalllle !

            Amis marocains, arrêtez le massacre !

            Voila ce que je vous propose, organisez un méchoui gigantesque une sorte d’aid anticipé et invitez tous nos frères écolos ou qui auraient la main verte à commencer évidemment par les végétariens-végétaliens ... prévoyez de la laitue aussi pour qu’ils puissent faire passer ... le reste smiley

            Ah oui au fait, ils sont 22 millions à en croire la FAO pas 100 millions ... mais qu’est-ce qu’on ne raconterait pas comme sornettes pour la bonne cause n’est-ce pas et puis multiplier par cinq c’est un peu comme si on ajoutait 5% quoi, les aléas climatiques selon les années... smiley

            http://tribus-de-souss.blogspot.com/2009/06/blog-post_5626.html
            ftp://ftp.fao.org/docrep/fao/010/a1250e/annexes/CountryReports/Morocco.pdf


            • Nums Nums 25 août 2012 17:38

              Il pense bouffer ce qu’ils veulent les moutons tant qu’ils ne touchent pas aux champs de cannabis...


            • totor totor 24 août 2012 20:49

              comment ils vivent, les moutons, s’il n’y a plus de végétation ???


              • foufouille foufouille 24 août 2012 20:55

                ils les mettent ailleurs
                ou c’est des moutons magique


              • totor totor 24 août 2012 21:48

                ah !!!!! magique ! comme tout ce post ...............


              • foufouille foufouille 24 août 2012 20:57

                les moutons ca mangent pas les arbres


                • Hermes Hermes 24 août 2012 23:25

                  Bonjour Foufouille, il vous ennerve le Tarrier on dirait !

                  Lire cette page d’expérience d’éleveurs : « Il ne faut pas oublier de protéger la fragile écorce des très jeunes arbres dont raffolent les moutons ». On trouve de nombreux sites d’éleveurs en témoignant sur internet.

                  En gros le mouton ne magera pas les grands arbres, mais empêchera leur reproduction et les affaibliront en mageant toutes les jeunes pousses et les ecorces des jeunes arbres (même des plus vieux). Les chèvres c’est encore pire car ça grimpe dans les arbres pour manger les feuilles. A terme cela signifie leur disparition si il a trop de moutons et de chèvres.

                  Renseignez-vos sur Internet. Il ne dit pas que des bétises le Tarrier.

                  Bon WE ! Une branche de réglisse à grignoter en consolation ?  smiley


                • Lemaïsjekiff Nestor 24 août 2012 23:47

                  Hermes ...

                  "En gros le mouton ne magera pas les grands arbres, mais empêchera leur reproduction et les affaibliront en mageant toutes les jeunes pousses et les ecorces des jeunes arbres (même des plus vieux). Les chèvres c’est encore pire car ça grimpe dans les arbres pour manger les feuilles. A terme cela signifie leur disparition si il a trop de moutons et de chèvres".

                  Que les moutons mangent les jeunes pousses je suis ok ... Toute façon tout les herbivores qu’ils soient domestiques ou pas aiment les jeunes pousses ...

                  Par contre de dire que les moutons mangent l’écorces des arbres surtout des vieux arbres, ça c’est pas vraiment vrai ... La chèvre oui elle elle mange tout, enfin presque elle ne mange pas le datura ... Ni les moutons d’ailleurs, par contre ils aiment les béliers se frotter au datura pendant des heures, mais ne le mange pas ...


                • Lemaïsjekiff Nestor 25 août 2012 00:22

                  Salut Foufouille ...

                  « les moutons ca mangent pas les arbres »

                  Ben sûr que si Foufouille que les moutons ça mangent les arbres ! J’ai un pote qui a une cinquentaines de brebis et il les nourrit avec du vieux chêne centenaire ... Il leur donne deux stères de chêne par jour et en deux heures t’as plus rien, elles ont tous bouffé ... Mais il y a un avantage dans tout ça, c’est qu’ensuite elles chient des buches de 40 prêtes à passer dans son poêles Déom turbo ...


                • foufouille foufouille 25 août 2012 10:56

                  @hermes
                  on voit une photo avec des arbres adultes et des moutons
                  les chevres, ca bouffe meme de la sciure de bois
                  pas les moutons


                • Hermes Hermes 31 août 2012 12:38

                  Les avis sont partagés... Ca dépend peut-être de ce qu’ils ont à se mettre sous la dent !

                  « Faute de grives on mange des merles ».  smiley


                • foufouille foufouille 24 août 2012 21:32

                  « Je tente d’en faire autant, mais le reflet me renvoie encore l’image d’un ex-viandard dont j’ai grande honte. »
                  il manges de la viande !!
                  mdr !!


                • Serpico Serpico 24 août 2012 22:30

                  Marocains ! faites plaisir à Michel Tarrier : importez de la viande et du lait et laissez-le profiter de la nature !

                  C’est leur montagne, ce sont leurs moutons, ils ont d’autres chats à fouetter que de s’occuper de vos émois.


                  • Dwaabala Dwaabala 25 août 2012 00:57

                    Les moutons marocains... pauvres bêtes (victimes d’un relent involontaire de racisme), et pauvres Marocains dont l’Atlas est le patrimoine avant d’être celui de l’humanité.

                    Quant à manger une montagne, ils doivent être particulièrement féroces, ces moutons marocains.

                    Ce titre serait plus adroit : Au Maroc, les moutons dévastent la végétation de l’Atlas.


                    • mohcin Bammou 25 août 2012 01:28

                      Antimoutontiste : attitude d’une personne qui croit que le mouton marocain est hostile au patrimoine humain. 

                      Je n’arrive pas à trouver le terme pertinent pour exprimer le ridicule qui caractérise cet article. C’est du n’importe quoi.


                      • ovni 25 août 2012 08:49

                        les moutons sont des racistes.
                        hihihihihi

                        ok je sors !!!


                      • Brennus Brennus 25 août 2012 09:25

                        Manger du cochon, tout est bon dans le cochon. smiley


                        • Brennus Brennus 25 août 2012 09:33

                          Il se fait surtout une bonne pub pour ses bouquins. 

                          Parler ici de ce problème c’est bien mais que pouvons nous. ? Rien ! Alors quel est le but de cet article ici ? 

                          • Marc Viot Marc Viot 25 août 2012 14:37

                            Le but cher monsieur, c’est que l’animal humain a un orgueil imbécile et que faire mauvais genre ailleurs, ça gène beaucoup l’égo boursoufflé d’orgueil ...


                          • Quentin le Mézec 25 août 2012 10:35

                            Cet article renvoit au sempiternel débat : l’homme ou la nature ?

                            Sachant que le mouton est une des principales ressources des habitants de l’atlas, faut-il l’éradiquer pour que les botanistes puissent continuer à s’émerveiller de la végétation spéacialisée des montagnes de l’atlas ? Malheureusement, nous sommes des hommes, et l’homme a besoin de vivre, comme les autres animaux.

                            Si on suit votre raisonnement, il faudrait qu’on tue les différentes parties de population qui tirent profit de la nature pour vivre. Il faudrait même exporter les populations, contrôler les naissances, pour protégér ce sacro-saint atlas et ces jolis rhopalocères.

                            C’est même plus de l’écologisme, ça devient du fascisme.


                            • Romain Desbois 25 août 2012 19:42

                              Qu’on ne vienne pas après pleurer sur l’exploitation des hommes par d’autres, sur les méchants capitalistes , sur le fait qu’une minorité rafle la mise pendant que les autres restent pauvres, etc....

                              Nous faisons la même chose avec la nature , animaux et végétaux. Nous nous comportons comme les pires des fascistes, voire nazis sous prétexte que nous avons décidé que la terre nous appartenait , que ce ne sont que des animaux, espèces inférieures à l’humain.

                              Que certains prennent ça à la rigolade et ca ne m’étonne plus que l’auteur soit autant extrémistes.

                              Plus le temps passe et plus je me sens devenir misanthrope, alors que j’ai toujours penché pour la philanthropie .

                              Parceque oui relisez vous , il n’y a pas de quoi être fier. C’est vraiment à désespérer de l’être humain.


                            • Croa Croa 30 août 2012 15:09

                              « Si on suit votre raisonnement, il faudrait qu’on tue les différentes parties de population qui... »

                              Pas con en fait, c’est une euthanasie pas un crime : On leur évite ainsi de crever de faim lorsque la montagne mangée, les moutons auront crevés !

                               smiley j’ai dit une connerie là ? smiley


                            • Loatse Loatse 25 août 2012 11:32

                              Quel titre ! smiley

                              J’imagine que le mouton quand il a faim, n’en a strictement rien à faire que son herbe soit considérée comme patrimoine de l’humanité !

                              je subodore que lorsque plus un brin d’herbe ne subsistera, les éleveurs emmeneront leurs troupeaux brouter ailleurs... Egalement que les vents apportant les graines d’herbacées et/ ou bien que ces prairies seront ensemencées ne serait ce qu’afin que le mouton marocain ne devienne pas une espèce en voie de disparition...

                              D’ailleurs rien n’empêche l’auteur de partir là bas avec ses p’tites graines et ses p’tits bras pour faire perdurer le paturage euh pardon le patrimoine de l’humanité... 

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